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mardi 23 août 2016

23 août 2016. Nouvelles de la Résistance. Pépère devrait lire Arthur !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…]. Nulle part plus qu’en morale, la nécessité d’une explication métaphysique n’est pressante : car il est un seul point sur lequel s’accordent tous les systèmes philosophiques ou religieux : c’est que la signification morale des actions enveloppe une signification métaphysique, une signification qui dépasse la région du pur phénomène, qui va plus haut que toute expérience possible, et qui touche de plus près à la question de l’existence de l’univers, à celle de la destinée humaine ; car de degré en degré, quand l’esprit cherche la raison de toute existence, il s’élève à ce sommet suprême : le bien moral. […]."
In
Arthur SCHOPENHAUER.
Le fondement de la morale. Traduction d’Auguste BURDEAU. Introduction et notes d’Alain ROGER. ("Les Classiques de la Philosophie ")
Le livre de poche, N°4612,
Librairie Générale Française, Paris, Édition 08, 2014 (date du dépôt légal de la présente édition),  p. 222.
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2. COMMENTAIRES
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C’est à dessein que j’ai choisi la citation d’un philosophe qui ne passe pas pour être un fervent adepte du christianisme. Il admirait le bouddhisme, lui trouvait des analogies avec la théologie des mystiques rhénans, et, en quelque sorte, surplombait ces doctrines en les considérant du seul point de vue philosophique, sans jamais prendre en compte l’émergence historique des religions qui les portent et qui pourtant sont des éléments indispensables pour en estimer la valeur. (pour autant que je le sache, car je n’ai lu de cet auteur que l’ouvrage cité en référence et un autre petit livre gorgé de pessimisme : L’art de se connaître soi-même eis heautón. Traduction de l’allemand de Laurent FEREC. Préface et notes de Franco VOLPI. Rivages poche/Petite Bibliothèque. No 830. [Éditions] Payot et Rivages, Paris, 2015).
Ce qui me paraît important dans cette opinion, c’est que la raison permet d’accéder à une vérité qui est accessible à tous : la morale dépasse la région du pur phénomène, elle touche au plus près la question de l’existence de l’univers. Ce dernier point est pour moi capital. Il ne s'agit pas du salut du socialisme agonisant, de la République corrompue, d'une France exsangue à force d'être saignée, mais du salut de l'UNIVERS.
On ne saurait reprocher à pépère son manque de culture, ou son absence de réflexion philosophique. Mais il y a, dans son entourage, des gens qui pensent. Je me demande, notamment, comment les hauts responsables des Loges maçonniques reçoivent ou ont reçu le travail de SCHOPENHAUER sur les fondements OBJECTIFS de la morale.
En réalité, dans le relativisme total et gluant de la pensée contemporaine, la question de la morale est complètement évacuée. Elle est remplacée par celle de l’auto-construction des individus (je ne parle pas des personnes, mais bien des individus), par la légitimité absolue de toutes les opinions en matière de mœurs et de morale, tant qu’elles demeurent émises dans la sphère privée, mais par la contrainte la plus tyrannique du droit positif, quand un comportement a reçu la sanction de l’approbation d’une majorité : c’est ainsi que l’on marie des gens de même sexe, que l’on légitime la GPA ou d’autres pratiques technologiques, et que l’on interdit l’objection de conscience aux maires qui refuseraient de « marier » deux hommes ou deux femmes.
Mais pépère cherche des voix en vue d’une très improbable réélection. Il dit oui à toutes les opinions, ne tranche pas (en apparence), et, en catimini, s’arrange pour donner satisfaction à diverses minorités susceptibles de lui apporter leurs suffrages : appellerait-il cette quête, "recherche du bien commun " ?
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Voir cette vidéo publiée sur le site du Boulevard Voltaire :





jeudi 3 septembre 2015

03 septembre 2015. Reprise des Nouvelles de la Résistance. Le Temps, maître de Vérité.

Je reprends mes billets après une longue panne informatique qui m’a empêché de les produire. Que mes lecteurs habituels veuillent bien excuser cette désertion momentanée.
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté,

l’ignoble lâcheté de ceux qui préfèrent le pouvoir à tout autre forme de pensée.
J’ose dire que depuis le fondement de la République qui se prétend française, nous sommes gouvernés par des gens qui feignent de donner au peuple le pouvoir souverain, mais le méprisent au plus profond d’eux-mêmes. Pour eux nous sommes tous des
SANS DENTS ! Mais qu'ils prennent bien garde, parfois il nous arrive de mordre !

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1. Les citations du jour.
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Nous fêtions hier les bienheureux martyrs de la prison des Carmes, massacrés par des ignobles, le 2 septembre 1792. 
Nous sommes au petit matin du 3 septembre 1792. Voici ce que dit un historien bien placé (et pour cause) de la fin de ces égorgements, embrochements, et autres fariboles de la République Libre, Egalitaire et Fraternelle, dans son exemplaire manifestation de ces journées d'horreur.

(a) "Il était entre 6 et 7 heures du soir quand le massacre prit fin. Près de 120 confesseurs de la foi avaient succombé. Une trentaine de prêtres avaient pu s'échapper ou avaient été épargnés. Voyant leur épouvantable tâche finie, les assassins célébrèrent leur crime par une orgie dans l'église maintenant vide de ses prisonniers. Ils chantaient la Carmagnole lorsqu'ils entendirent le mouvement qu'un prêtre caché et étouffant entre deux matelas fit pour respirer. C'était l'abbé Dubray, prêtre de la communauté de la paroisse Saint-Sulpice. Les bourreaux le saisissent et l'entraînent jusqu'aux marches de l'autel où ils lui fendent le crâne. Ce fut la dernière victime. A la fin du massacre, on avait fait ouvrir les portes de l'église, pour faire entrer la populace et donner à cette horrible catastrophe une sorte de légalisation populaire. On vit de honteuses scènes de pillage : on fouillait, on dépouillait les cadavres. La nuit mit fin à cette triste suite du drame. La Section du Luxembourg prit rapidement des mesures pour faire inhumer les corps des victimes. Le plus grand nombre gisait autour du petit escalier où ils avaient été égorgés. Dès le lendemain on les dépouilla de leurs vêtements et on les amoncela au pied d'un if […]."
Eugène LEVESQUE, Supérieur du séminaire de Saint-Sulpice.
Sans mention d’éditeur, Paris, 1928.

J’en appelle maintenant et encore à Arthur SCHOPENHAUER, pour une ultime fois ! Oui le Temps est un maître de Vérité, et la Vérité est claire : c’est par la violence, le sang, les crimes et l’irréligion que s’est imposé ce régime qui n’a rien de démocratique et dont l’ultime et vénéneuse efflorescence a pour prénom Najat, la belle carnassière. Elle continue avec sa laïcité à la française l'oeuvre de sanglants prédécesseurs qui prétendaient régénérer l'humanité en tuant les âmes quand ce n'était pas les hommes !

(b) "De tout temps, la pauvre Vérité a eu à rougir de n’être qu’un paradoxe : et pourtant ce n’est pas sa faute. Elle ne peut prendre la forme de l’erreur qui trône partout. Alors, gémissante, elle implore du regard son dieu protecteur, le Temps, qui du doigt lui montre le triomphe et la gloire futurs. Mais le Temps a un coup d’aile si ample, si lent, que, cependant, l’individu meurt. [….]."
Arthur SCHOPENHAUER.
Le fondement de la morale.
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2. Commentaires.
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On ne commente pas l’évidence. Je demande simplement à mes lecteurs de réfléchir à ce que signifie la laïcité, la morale, la République, quand toutes ces estimables valeurs (je les tiens en effet pour estimables, qu'on ne s'y trompe pas) reposent sur le mensonge et le silence complice avec les assassins.
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3. Informations diverses.
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Le système Taubira : une lien intéressant !

http://www.leparisien.fr/economie/cafe-­‐chocolat-­‐les-­‐prisons-­‐cassent-­‐les-­‐prix-­‐27-­‐
06-­‐2012-­‐2067470.php
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Dans le GARD, drôles de paroissiens !

La croix très ancienne de MONTFAUCON a été vandalisée.


Plus :

Saccage de l’oratoire de la Vierge de l’Eglise Jeanne d’Arc à Nîmes.
Vandalisme à répétition à l’Eglise Saint Dominique à Nîmes,
Inscriptions christianophobes sur l’Eglise de Sumène cette année
Iincendie et profanation de la chapelle Saint-Sébastien à Courry début août,
Vandalisme de l’Eglise de Saint-André-de-Valborgne.
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Petites annonces.

Je recherche un microscope pour mieux observer l'ampleur de la reprise et la baisse des impôts.


mercredi 19 août 2015

19 août 2015. Nouvelles estivales de la Résistance : Arthur, la loi naturelle et le droit positif

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Eh ! Eh ! Voilà du nouveau :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. Les citations du jour.
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Il y en a plusieurs, toutes de SCHOPENHAUER dont je ne me lasse pas de lire et relire ce livre décidément décapant dont je vous parle depuis quelques billets, Le Fondement de la morale.

"La compassion elle-même est un fait indéniable de la conscience humaine, elle lui est propre et essentielle ; elle ne dépend pas de certaines conditions telles que notions, religions, dogmes, mythes, éducation, instruction ; c'est un produit primitif et immédiat de la nature, elle fait partie de la constitution même de l'homme, elle peut résister à toute épreuve, elle apparaît en tous les pays, en tous les temps. [...]."

SCHOPENHAUER ne dit pas que tous les hommes exercent la vertu de compassion, il dit que cette vertu est universelle.

"La vertu est en nous l'oeuvre de la nature, non de la prédication."

Notre cher Arthur dira, avec une très grande justesse que trois grands principes font agir l'homme : l'égoïsme, la méchanceté, la pitié. Avant d'avoir affirmé ces principes, il aura dit, quelques pages avant, ceci qui est tout à fait fondamental pour comprendre, par exemple, les réactions des opposants à la loi dite TAUBIRA :

"La doctrine du droit et une partie de la morale : elle détermine les actes que nous devons ne pas faire, si nous ne voulons pas causer du dommage aux autres, ne pas leur faire injustice. La morale en cette affaire considère donc l'agent de l'action. Le législateur, lui, s'occupe aussi de ce chapitre de la morale, mais c'est en considérant le patient ; il prend donc les choses à rebours, et dans les mêmes actions, il voit des faits que nul ne doit avoir à souffrir puisque nul ne doit éprouver d'injustice. Puis l'Etat, contre ces agressions, élève comme un rempart les lois et crée le droit positif. Son but est de faire que nul ne souffre l'injustice : celui de la doctrine morale du droit, de faire que nul ne commette d'injustice."
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2. Commentaires.
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Cherchons donc les motifs qui ont poussé ce régime de rencontre à produire des lois sociétales iniques. Ce n'est certes pas la pitié, ni la méchanceté. C'est tout simplement l'égoïsme pur et simple qui consiste à s'attirer les voix et les faveurs de minorités puissantes, souvent très riches, minorités sans lesquelles, avec le mode d'élection de scrutin majoritaire à deux tours qui est le nôtre, il ne peut avoir de succès aux élections.
Cherchons maintenant, si en autorisant le "mariage" entre deux personnes du même sexe, le législateur a été juste. La justice, comme l'analyse si bien notre cher Arthur, consiste à reconnaître à chacun ce qui lui est dû. Reconnaître par le droit positif des "droits" nouveaux ne relève pas de la justice (qui est une vertu négative, car qu'est-ce que reconnaître son dû à son semblable, si ce n'est consentir à ses droits sans avoir à y ajouter ?) mais souvent de l'injustice. Le mariage est-il dû aux homosexuels ? Non, pense un très grand nombre de nos concitoyens et moi avec (ce n'est pas un scoop).
Cette loi lèse-t-elle des intérêts ? A l'évidence oui, si l'on admet qu'il est parfaitement possible de priver un bébé soit de son père soit de sa mère. Car la réalité biologique est là qui s'oppose et s'opposera longtemps encore aux fantasmes idéologiques. Oui, il y a une injustice, activement commise, et qui ne répond du côté du législateur comme de celui du lobby LGBT, qu'à un puissant motif, l'égoïsme paré des vertus de l'égalité des droits.
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3. Informations diverses.
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De Georges BENSOUSSAN dans FigaroVox.

Ce 17 août, Georges Bensoussan se livre dans ce très long entretien :

"Toute une partie de la jeunesse de notre pays se reconnaît de moins en moins dans notre culture. Elle lui devient un code culturel étranger, une langue morte et pas seulement pour des raisons sociales. Nous sommes en train d'assister en France à l'émergence de deux peuples au point que certains évoquent des germes de guerre civile.
Dans le cadre de la préparation d'un nouvel ouvrage, j'ai été frappé en écoutant plusieurs de mes interlocuteurs de voir que l'expression «guerre civile», qui aurait fait ricaner il y a dix ans ou surpris il y a cinq ans, est aujourd'hui dans les bouches d'un grand nombre, tant d'élus de terrain, de policiers, de médecins hospitaliers (service des urgences par exemple) ou de banlieue. Le sentiment que deux peuples sont en train de se former, côte à côte, et qui se regardent souvent avec hostilité, ce sentiment-là est aujourd'hui partagé par beaucoup".
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Sur le site du Boulevard Voltaire, cet extrait d'un article de Christian de MOLINER. 

Le Conseil constitutionnel vient de passer au crible la loi sur la transition énergétique. Celle-ci fixe désormais une limite maximum au nombre de kilowatts pouvant être produits par le parc nucléaire. Le but de ce moratoire est de ramener la part de l’électricité d’origine nucléaire de 75 % à 50 %. Le jour où l’EPR de Flamanville entrera en fonction, il faudra impérativement fermer une puissance équivalente, donc trois réacteurs plus anciens. Or, le Conseil constitutionnel qui a validé ce maximum a pris en parallèle une décision lourde de conséquences.
En effet, Mme Royal (par naïveté ?) avait ajouté à cette loi sur la transition énergétique une disposition dispensant l’État de dédommager EDF pour le manque à gagner. Celle ci a, bien entendu, été retoquée par le Conseil constitutionnel. Il n’y avait aucune chance qu’elle passe, tellement elle était contraire à la Constitution qui protège le droit de propriété ! L’État français pourrait donc être amené à verser de colossales indemnités à EDF du fait de la fermeture prématurée de ses centrales ! Or, le plus vieux réacteur de Fessenheim pouvait encore durer 20 ans ! On parle de 10 milliards d’euros de dédommagements à verser en une année ! Presque 0,5 % de déficit supplémentaire du PIB en 2016 ! M. Hollande va sans doute dire que ce n’est pas cher puisque c’est l’État qui paye ! Cette dépense est absolument révoltante tant elle est absurde !



lundi 17 août 2015

17 août 2015. Nouvelles estivales de la Résistance. Reprise...

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Ne perdons pas nos bonnes habitudes et redisons-nous que

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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Notule introductive.
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Je dois présenter à mes lecteurs réguliers (il y en a, ce qui m'étonne) mes excuses. J'avais promis de reprendre mes billets pour le début de la semaine dernière. L'écrasant soleil de Provence et la douceur profonde de l'azur méditerranéen m'ont plongé dans une étrange et peu coutumière paresse. Mais il est temps de se reprendre en reprenant de bonnes habitudes. Je vous avouais prendre un grand intérêt à lire Le Fondement de la morale d'Arthur SCHOPENHAUER. Et bien que notre philosophe se fut proclamé athée, je n'ai jamais lu sous aucune plume, hormis celle de saint PAUL, une analyse aussi exacte et juste de la charité. Mais là n'est pas le point, même si j'aurai l'occasion de revenir sur la pitié qui pour lui est le fondement de la morale, tandis que la justice et la charité en sont les principes.
Voici donc la citation du jour faite par SCHOPENHAUER lui-même dans son très puissant ouvrage.
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1. La citation du jour.
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De SHAKESPEARE, dans son Hamlet ce triste constat :

"A la façon dont va le monde, être honnête, c'est être un homme marqué entre dix-mille." [Sans doute traduction d'Auguste BURDEAU.

SCHOPENHAUER  la cite en anglais  :

"To be honnest, as this world goes, is to be one man pick'd out of ten thousand."
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2. Commentaires.
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Il sera court mon commentaire et commencera par une question : Comprenez-vous pourquoi nous nous sommes détournés de ce monde corrompu de la politique et des politiciens ?
Que ce soient les mensonges de celui qui prétend présider, de ses ministres (où ne foisonnent pas les compétences), que ce soient encore ceux des hommes qui se prétendent d'opposition (mais en réalité pensent comme ceux qu'ils combattent à quelques nuances près), la liste est longue de ces élus qui ne méritent guère notre considération : MM CAHUZAC, THEVENOUD, KUCHEIDA, GUERINI,, DALONGEVILLE pour la "majorité" (ou encore madame ANDRIEU), MM BALKANY ou COPPE pour "l'opposition", et j'en oublie sans doute, on ne voit guère briller au firmament des vertus civiques ces pâles étoiles d'un moment.
En vérité, c'est bien notre système qui se prétend démocratique, qui est tout à revoir, à commencer par les sanctions impitoyables pour ceux dont il serait PROUVE (je dis bien prouvé, car en matière de soupçons souvent démentis par les juges, madame TAUBIRA est experte) qu'ils sont corrompus. Mais ils se tiennent par la barbichette, et nous aurons peu d'occasion de mettre à jour les combines qui depuis maintenant une quarantaine d'années servent de politique à une bande d'incapables.
Le dernier mensonge en date, et celui-là me semble impardonnable, est celui du sinistre Bernard BOUCAULT qui a donné des ordres à ses subordonnés pour que l'on minimise le nombre de participants aux diverses manifestations contre la loi scélérate de madame TAUBIRA.
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3. Informations diverses.
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Extrait d'un article de Yannick CHAUVIN sur le site du Boulevard Voltaire.

"Nous avons Michel Sapin, le champion de la forfanterie, l’aveugle qui voit tout, le ravi de la dèche. Lui, il est content ! Et, en plus, il rigole. Pour cet extraterrestre, ce zéro « conforte nos objectifs de 1 % de croissance pour l’année 2015 ». Ben voyons ! Et il continue : « L’accélération des exportations et le redressement de l’investissement sont bien la preuve que notre politique économique porte ses fruits. »
Oui ! Vous avez bien lu : « notre politique économique porte ses fruits. » C’est la seule vérité dans cet océan d’autosatisfaction idiotement béate. Quels fruits ? Davantage de chômage, de pauvreté, de souffrances et pas la plus petite lueur d’espoir à un horizon prévisible. Il y a trois mois, l’INSEE anticipait les chiffres flatteurs des trois prochains trimestres : +1,4 %, +1,5 %, +1,5 %, pour aboutir à une année 2015 à 1,4 % de moyenne. Tout faux !"

Monsieur SAPIN fait partie de la masse de 9 999 (voir la citation plus haut). Je précise qu'il s'agit de malhonnêteté intellectuelle.
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Opération Christian's bells en vidéo.


J'ai eu le coeur serré mais aussi plein d'espérance, en entendant sonner le 15 août à midi, pendant 5 minutes, les cloches de l'Eglise de CHATEAURENARD. A la demande de son archevêque, toutes les cloches de l'archidiocèse ont sonné pour soutenir les chrétiens d'Orient et la paroisse, exemplaire je dois le dire, en la personne de ses prêtres et de ses fidèles se sont joints avec ferveur à cette initiative. Et pendant ce temps, madame HIDALGO, une grande championne de la laïcité, après avoir fêté la fin du Ramadan avec les fidèles musulmans, organisait un TEL-AVIV sur SEINE. Des chrétiens syriens, irakiens, égyptiens tués, assassinés, décapités, chassés de leur terre, il n'en était pas question, laïcité oblige. Et pourtant, c'eût été une belle preuve de courage que de ne pas rester dans l'ignorance officielle de cette tragédie.

Si l'on excepte monsieur SAPIN, déjà compté au nombre de 9999, distinguons au nombre de 9 998 restants la championne du slalom laïc. Il en reste dont 9 999 moins 2 = 9 997 ! (Même remarque que pour monsieur SAPIN.)












mardi 4 août 2015

04 août 2015. Nouvelles estivales de la Résistance : principes et fondement de la République dite française

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Pas de phrase, mais la devise !

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !

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1. La citation du jour.
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Je dois dire que je ne m'attendais pas à trouver dans cet ouvrage d'Arthur SCHOPENHAUER des analyses aussi fines et serrées, et, il faut le souligner, une démolition en règle de l'impératif catégorique de papa KANT (ce qui ne vas pas faire plaisir à Pierre-Henri), dont le philosophe démontre qu'il est absolument commandé par l'égoïsme. Vacances studieuses, vacances heureuses, mes amis !
Cependant, ce qu'il convient de vous dire aujourd'hui porte sur la très utile différence que SCHOPENHAUER introduit entre les principes de la morale, et le fondement sur lequel ils reposent.

Mais d'abord la citation :

"On appelle principe ou proposition première d'une morale, l'expression la plus brève et la plus précise pour signifier la conduite qu'elle prescrit, ou, si elle n'a pas de forme impérative, la conduite qu'elle regarde comme ayant par elle-même une valeur morale. C'est donc une proposition qui renferme la formule de la vertu en générale, le ό̀,τι de la vertu. - Quand au fondement d'une morale, c'est le διότι de la vertu, la raison de l'obligation, du commandement, de la louange : d'ailleurs, qu'on ailler chercher cette raison dans la nature de l'homme, ou dans des relations extérieures, ou ailleurs, il n'importe. En éthique comme en tout autre science, on devrait distinguer nettement le ό̀,τι du διότι. Mais la plupart des moralistes effacent tout exprès cette distinction : c'est qu'il est si aisé d'expliquer le ό̀,τι et si prodigieusement difficile d'expliquer le διότι ! Sans doute voilà ce qui les pousse. Ils espèrent dissimuler le côté par où ils sont pauvres à l'aide de leur richesse partielle : ils uniront en une même proposition richesse et pauvreté [...]. [...]."
In
Arthur SCHOPENHAUER.
Le fondement de la morale. Traduction d’Auguste BURDEAU. Introduction et notes d’Alain ROGER. ("Les Classiques de la Philosophie ")
Le livre de poche, N°4612, Paris, Édition 08, 2014 (date du dépôt légal de la présente édition).
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2. Commentaires.
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Je destine ce commentaire, pour des raisons qu'elle comprendra, à mon amie Geneviève.

Nos ministres successifs de la soi-disant Education (!) nationale ne cessent de nous rebattre les oreilles de l'incantatoire morale républicaine, laquelle reposerait ou repose sur les principes résumés par la devise Liberté, Egalité, Fraternité. Il conviendrait de l'infuser, cette morale, par tous les moyens, y compris le mensonge et la manipulation, dans les têtes de nos chers enfants, adolescents, fonctionnaires, enseignants de tous ordres.
C'est au nom de ces principes républicains, et surtout au nom de l'Egalité, que les fiscalistes, les juges du Conseil constitutionnel, les hommes politiques prennent les lois ou les arrêts. C'est au nom d'une Egalité frelatée, par exemple, qu'on déclare que les homosexuel(le)s ont les mêmes droits au "mariage" qu'un homme et une femme, c'est au nom de l'Egalité que l'on écrase d'impôts ceux qui, par leurs talents ou leur travail ont des revenus supérieurs à la moyenne (on se garde toutefois de toucher aux grosses fortunes, exilées ou fiscalement optimisées). Au nom de la Liberté, on permettra à des torchons de se moquer des chrétiens et il y a peu encore des musulmans, mais on déniera à des blogs d'opposition (Minurne en a fait les frais, ou Fdesouches et d'autres sites encore) le droit d'exprimer un point de vue qui n'est pas celui des loges ou du socialisme, ou de la bienpensance politique. Je ne parle pas de Fraternité, car il n'en est jamais question dans les discours des politiciens qui préfèrent parler de Solidarité. Il s'agit là de principes, nul n'en disconviendra, et de principes qui imposent, souvent de par la loi, des comportements précis et normatifs.
Mais quel est le fondement de ces principes ? Sur quoi reposent-t-ils ? SCHOPENHAUER indique bien que ce fondement est extérieur aux principes (nature de l'homme qui est un donné, relations extérieures sur lesquelles le philosophe est muet, ou ailleurs [parole de Dieu, livres sacrés ? là encore, mutité de mon cher Arthur]).
Nous devons donc chercher le fondement en d'autres lieux. On nous répondra : la Constitution ou la Déclaration des droits de l'homme. Je crois que c'est là un mensonge. Ces textes sont des collections de principes découlant d'un fondement inexprimé. Le fondement des principes de la République dite française se trouve dans la Révolution. Du reste, ce point a été très bien affirmé par monsieur Vincent PEILLON. Allons plus loin, et suivons Augustin COCHIN, jamais démenti. La Révolution a été voulue, pensée et exécutée par les membres des Sociétés de pensée. Le fondement des principes républicains se trouve donc dans le pouvoir de fait que possède une catégorie restreinte de nos concitoyens. Ils s'arrogent ce pouvoir de fondation. Ainsi, le fondement de ces principes reposent sur la réflexion de quelques hommes (je dis "quelques", car leur nombre, relativement à la population est faible) qui se transforment en petits dieux. Je leur reconnais le droit, bien sûr, de penser ainsi, mais par celui de nous imposer par la ruse, le secret et le pouvoir occulte leur système de valeurs. 
(voir http://www.aleteia.org/fr/politique/article/les-revelations-fracassantes-dun-ancien-franc-macon-5906091841945600 ou un extrait de la charte maçonnique de la Loge à laquelle appartient monsieur VALLS : "L'homme sans dieux ne reconnaît pour valeurs que celles forgées par l'Homme pour l'Homme. Mais il sait aussi que, si rien n'est éternel ni sacré, le besoin de sacralisation et l'interrogation métaphysique sont deux composantes de l'aventure humaine. Il proclame que tout pas nouveau franchi vers l'explication de l'ensemble des phénomènes humains ne peut être que le fait d'hommes libres, acceptant d'inclure leurs propres croyances et leurs valeurs dans le champ de la connaissance)". Ce texte est bien le fondement de principes moraux : le fondement ? L'homme sans Dieu. Les principes ? Il n'y a rien de sacré ni d'éternel. On accommode la devise républicaine à cette sauce-là.
Faut-il vous faire un dessin ?

Je reviendrai sur le livre de SCHOPENHAUER qui est absolument essentiel (indépendamment du fait qu'il a osé traiter HEGEL "d'épais, de grossier charlatan" [page 79, §1 dans l'ouvrage cité en référence], ce qui est assez réjouissant quand on oppose Arthur aux amis de Menton Pointu, hégéliens pur sucre).

Le fondement de la République dite française et qui n'a de République que le nom, puisqu'elle vise à établir la suprématie de pensée d'une petite collection d'hommes qui se prennent pour Dieu, c'est bien cette idée que rien n'est éternel ni sacré, que tout change avec le temps et que messieurs les francs-maçons sont chargés de nous le faire accroire.
Eh bien, en accord avec mon cher Arthur, je crois qu'un acte fondamentalement moral est un acte purement gratuit, qui n'attend aucune récompense du bien qu'il a fait. A ma connaissance, un seul homme a été capable, sa vie durant, de cette gratuité pour le bien de chacun de nous : JESUS. Mais il était aussi le fils de Dieu. Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l'on aime ! a-t-il dit et il l'a prouvé en donnant sa vie. Il a eu des émules, par exemple Mère TERESA ou le Père Maximilien KOLBE, ou encore ces dizaines de martyrs chrétiens qui ont arrosé et continuent d'arroser la terre des hommes.

mardi 9 juin 2015

09 juin 2016. Nouvelles de la Résistance. Sans pitié, pas de morale ; ils n'en ont pas.

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Pour une fois, je changerai quelque peu la formule introductive de mes billets  quotidiens :

Il y a des cas où l'ignorance nous voile la vérité !
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1. La citation du jour.
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Il y a quelque temps, je vous faisais part d'une opinion de SCHOPENHAUER, cité par J. RIFKIN, et relative à l'empathie. L'opinion était tirée d'un ouvrage du philosophe intitulé Le Fondement de la morale. Je n'aime point trop me rapporter à des sources de sources, et je préfère aller à la source même. Voici, résumé par Alain ROGER qui a préfacé l'édition en ma possession, ce que SCHOPENHAUER dit du fondement de la morale dans ce livre que nos princes devraient tous avoir lu, ainsi que d'autres responsables ou pseudo-responsables politiques de par le monde.

"1. Le propre de l'action, positive ou négative, moralement bonne est d'être dirigée en vue de l'avantage ou du profit d'un autre.
2. Or, pour que mon action soit faite uniquement en vue d'un autre, il faut que le bien de cet autre soit pour moi, et directement, un motif, au même titre où mon bien à moi l'est d'ordinaire.
3. Or, c'est supposer que par un moyen quelconque je suis identifié avec lui, que toute différence entre moi et autrui est détruite, au moins jusqu'à un certain point, car c'est sur cette différence que repose justement mon égoïsme.
4. Or c'est là le phénomène quotidien de la pitié.
5. Cette pitié, voilà [par conséquent] le seul principe réel de toute justice spontanée et de toute vraie charité"


Afin que la citation soit bien comprise de tous, il s'agit d'un résumé de l'argumentation de SCHOPENHAUER par Alain ROGER. Mais j'ai consulté, bien sûr, la section 16. Je vous livre ici les axiomes N°4 et N°8  de SCHOPENHAUER lui-même, pour vous montrer que son argumentation n'a pas été trahi dans le résumé d'Alain ROGER :

"4. En conséquence, toute action se rapporte, comme à sa fin dernière, à quelque être susceptible d'éprouver le bien ou le mal.

"[...], égoïsme et valeur morale en fait d'actions, sont termes qui s'excluent. Un acte a-t-il pour motif un but égoïste ? il ne peut avoir aucune valeur morale. Veut-on qu'un acte ait une valeur morale ? qu'il n'ait pour motif, direct ou indirect, prochain ou éloigné, aucune fin égoïste."
In
Arthur SCHOPENHAUER.
Le fondement de la morale. Traduction d'Auguste BURDEAU, Introduction et notes d'Alain ROGER.
Le Livre de Poche N°4612, Classiques de la philosophie, Paris, 2014 (date du dépôt légal de cette édition dite 08).
La traduction d'Auguste BURDEAU date de 1879. Elle semble n'avoir jamais été égalée et des éditeurs comme Aubier  l'ont reprise en 1978.
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2. Commentaires.
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Nous sommes, avec cette argumentation serrée et, de mon point de vue, inattaquable, devant le problème majeur de la politique. Celle-ci ne peut être morale dans un système où des candidats sont en quête des suffrages de leur concitoyens, en vue leur intérêt personnel. Et quand bien-même, ils déclareraient vouloir le bien de tous, ils excluent du "tous", ceux qui ne pensent pas comme eux. Un pouvoir, dans cette optique, ne saurait être exercé moralement qu'à une première condition, nécessaire mais non suffisante : celui qui le détient ne doit pas l'avoir recherché. Il est clair qu'une telle situation ne se retrouve que dans deux conditions : (a) le tirage au sort (ce qui se pratiquait à ATHENES où l'on tirait au sort les magistrats au sein de la population des citoyens, les "métèques" en étant exclus) ; (b) la transmission héréditaire du pouvoir dans un  régime monarchique (dont Joseph de MAISTRE dit, avec des arguments intéressants, qu'il ne saurait être constitutionnel).
Le système politique que nous subissons est, par définition, un système d'expulsion et d'exclusion. Il consiste à créer de fausses différences (droite contre gauche, par exemple) dans un corps social fait d'êtres humains auxquels la pitié devrait nous identifier. SCHOPENHAUER, en faisant un long développement sur la notion de justice, voit bien le danger d'une totale indifférenciation et c'est justement ce qu'il appelle la "pitié" qui introduit à la justice. Ceux que la fortune a favorisé devraient avoir le coeur serré devant la pauvreté et de ce fait agiraient pour la combattre.
Ce n'est donc pas la loi, les impôts, l'assistance, la bureaucratie qui doivent nous inciter à la justice, c'est le choix moral fondamental de ne pas agir dans notre intérêt ou de nous abstenir d'agir afin de préserver les intérêts d'autrui.
Je dis et maintiens que les hommes qui nous gouvernent illustrent jusqu'à l'incandescence l'immoralité politique car il désigne un dedans et un dehors. Certains sont des frères ; d'autres des ennemis. Ils promouvent des lois sociétales en faveur d'une minorité de nos concitoyens (minorité dont la majeure partie ne demandait rien !) de façons à s'assurer l'appui financier de tel ou tel (Pierre BERGE) ou l'appui médiatique de tel autre (LGBT, médias inféodés à des mouvements de pensée que je ne me fatiguerai plus à nommer), exclusivement dans l'intérêt égoïste de leurs cibles électorales, et non pas dans l'intérêt de la patrie.
Ils n'ont aucune pitié pour l'enfant qui peut être privé de père ou de mère. Ils n'ont aucun respect pour les centaines de milliers de leurs concitoyens qui désapprouvent ces initiatives (en voyant bien leurs motivations et leur nocivité) ; en privilégiant à outrance l'individualisme, ils instaurent l'immoralité comme principe de vie. Leur responsabilité est immense dans le désastre qui s'annonce.
Pour être honnête, même si l'immoralité des responsables de l'opposition est moins vive, elle n'en est pas moins réelle. Et de ce point de vue, ils ne m'inspirent guère confiance !
Bref, ces gens n'ont pas de pitié, et par conséquent, ils n'ont pas de morale !
Dans un prochain billet, je m'efforcerai de vous montrer la cohérence des analyses combinés de René GIRARD, de Simone WEIL, de Gustave THIBON, de Paul RICOEUR et d'autres dont je fais mon miel (et j'espère le vôtre) depuis l'ouverture de ce Blog.
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3. Informations diverses.
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Les enfants des TERREAUX à LYON contre la GPA (via le salon beige).

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Hier à LYON, contre la GPA.

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Une chronique de Michel ONFRAY sur sur son site (Université populaire de CAEN, via le salon beige).


"(...) La gestation pour autrui, dont Pierre Bergé est le « penseur », se trouve définie par lui comme une location d’utérus dans l’esprit même où la caissière d’un supermarché louerait sa force de travail moyennant salaire ! On ne peut mieux transformer en marchandise et  le corps de la femme et la vie d’un enfant – sans parler du sperme ou de l’ovule des parents assimilés aux boulons, aux vis, aux pistons, aux rouages, aux ressorts d’une machine sans être.
Or, nous avons affaire à du vivant et le vivant n’est pas une marchandise, un produit monnayable. Car les pauvres, dont on ne veut même plus de la force de travail puisqu’elle est désormais assurée par des machines moins coûteuses, n’ont plus pour issue que de devenir eux-mêmes des machines en louant ou en vendant leurs corps ou leurs produits dérivés en pièces détachées. Dès lors : la prostitution devient location d’orifices ; les dons de sang, de sperme, d’organes, marché du sang, du sperme et des organes.  Que la droite libérale, qui veut que tout se vende, veuille aussi cela, n’est pas étonnant. Mais que ce qui se présente comme la « gauche » le veuille aussi est purement et simplement abject.
Le « droit à l’enfant » si souvent invoqué est susceptible d’être entendu, mais seulement s’il s’accompagne d’un « devoir à l’endroit de l’enfant ». Quelle idée se fait-on de l’enfant quand on croit qu’il pourra vivre une vie sereine, équilibrée, harmonieuse, mentalement satisfaisante pour lui, les autres, son entourage, sa descendance, quand il apprendra qu’il a été acheté, vendu, porté par une inconnue qui l’a abandonné après avoir reçu son chèque ? Il faut vouloir ignorer tous les problèmes existentiels, ontologiques et identitaires afférents à l’abandon après un accouchement sous X ou au fait d’avoir connu un simple divorce suivi d’une famille dite recomposée (il faut éviter de dire une famille décomposée même si la décomposition est certaine et la recomposition pas sûre…), pour imaginer qu’un enfant est une chose facile à faire, à produire, à construire, à édifier, à élever au sens spirituel du terme.
Le désir d’enfant procède bien souvent d’une envie d’adultes qui sont eux-mêmes restés des enfants et croient devenirs adultes, comme par magie, en devenant parents. L’infantilisation des adultes qui fait désormais la loi a généré des parents qui veulent des enfants comme on a des poupées. Devenues vivantes, ces poupées ont tout pour se transformer en monstres."

 Ah ! Merci, Michel ONFRAY. (J'ai lu la totalité de la chronique sur votre site Université Populaire de CAEN ; le texte cité ici ampute les premiers paragraphes, ce qui est dommage car vous y dites que vous seriez d'accord avec la GPA si elle était de pure gratuité et compassionnelle. Il m'apparaissait utile de préciser ce point pour éviter toute annexion, manipulation ou désinformation de vos propos.






jeudi 28 mai 2015

28 mai 2015. Nouvelles de la Résistance. Quand des médiocres deviennent puissants...

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Une fois encore, il faut dire ceci :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. La citation du jour.
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Je mentirais si je vous taisais le malaise dans lequel m'a plongé la lecture d'un très court ouvrage posthume de SHOPENHAUER. Il est intitulé L'art de se connaître soi-même. A longueur de pages, transparaissent la misanthropie et le mépris que notre Arthur professe pour ses semblables, par lui surnommés les bipèdes. Il a conscience de son génie, et il estime qu'il ne doit point le gâter en embrassant la vie des gens ordinaires, celle du mariage, des enfants, d'un emploi. Et il se satisfait de pouvoir jouir de temps libre, grâce aux modestes rentes que lui a laissé l'héritage paternel, pour déployer son génie dans les sphères éthérées de la pensée et de la vie intellectuelle.
Bref, cette misanthropie et ce mépris pour tous ceux qui ne sont pas à la hauteur de ses propres dons (et il en voit peu ; il cite GOETHE notamment) me paraissent marquer l'amertume d'un homme qui prétend détester le monde, mais assume ainsi l'échec de sa candidature à un poste de professeur. Et elle me semble aller à l'encontre de ce qu'il dit par ailleurs de la naissance de la vie morale, et dont j'ai parlé ici même il y a quelques semaines à propos de l'empathie.
Ces précautions oratoires étant prises, et de façon à ce que vous ne fassiez point le mauvais procès de partager ces vues pessimistes, je puis vous délivrer la citation du jour :

"[...]. L'envie inhérente à la nature humaine fait nécessairement que ceux qui sont dépourvus d'esprit, les abrutis, nourrissent une aversion secrète à l'encontre de ceux qui habitent les sommets de l'esprit, et qu'un même sentiment anime les individus vils et de peu de valeur à l'encontre des hommes droits et nobles, même s'il arrive parfois que, parce qu'ils tirent quelque avantage et quelque agrément des objets mêmes de leur hargne secrète, ils en recherchent temporairement la compagnie. De même, ceux qui n'ont de cesse de chercher en vain chez les autres la noblesse des pensées ou le degré de clarté intellectuelle qu'ils possèdent eux-mêmes finiront forcement par les mépriser en silence. [...]."
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2. Commentaires.
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Quand  la belle et carnassière Najat prétend que sa réforme des collèges va dans le sens de l'égalité, et qu'il faut détruire tous les systèmes de formation prétendus élitistes, elle illustre le propos de SCHOPENHAUER avec une actualité saisissante. Quand elle déclare que ce sont des pseudo-intellectuels qui s'opposent à sa réforme, elle manifeste - non pas secrètement, mais ouvertement - sa hargne contre des penseurs aussi divers qu'Alain FINKIELKRAUT ou Luc FERRY ou d'autres tout aussi célèbres, comme monsieur CHEVENEMENT, et qui ont fait leurs preuves, eux, dans le domaine de l'excellence de la pensée. Il ne faut donc point s'étonner de constater que ces penseurs désertent en silence le camp des imbéciles (je n'ose dire celui des abrutis, car je tomberais dans l'injure) à l'exception de quelques attardés qui pour des raisons d'opportunité de carrière se complaisent à appeler "référentiel bondissant" un vulgaire ballon de foot, qualifié superfétatoirement d' "aléatoire" quand il s'agit d'un ballon de rugby.
J'aime mes semblables, leur fragilité et leur vulnérabilité ; j'ai les miennes, je les reconnais, sans me sentir obligé de les confesser urbi et orbi. Je constate qu'il y a des inégalités naturelles dans les aptitudes, et qu'aucune de ces inégalités ne suffit à fonder une discrimination dans la dignité. Tel ébéniste a des doigts de fée qui sait à peine écrire ; tel laboureur peut prédire infailliblement le temps qu'il fera dans les trois jours qui viennent et saura au jour près quand il faut moissonner, tel jeune homme fera preuve d'une exceptionnelle souplesse qui lui permet d'envisager une belle carrière dans la vie sportive internationale, et tel autre jeune, gringalet, trop vite monté en graines, fera preuve de dons exceptionnels en mathématiques. J'affirme que le rôle d'un enseignant est de détecter très tôt ces aptitudes et de permettre à ses enseignés de les développer à leur maximum... Nous en sommes loin. Apprendre la charte de la laïcité semble plus urgent pour nos imbéciles bernanosiens de la rue de Grenelle que d'apprendre à se connaître et à connaître les autres dans leur singularité pour mieux se développer.
Pour l'instant, il semble que ce soit surtout les tendances les plus communes, celles des pulsions sexuelles, celles de l'envie, celles de l'égalitarisme, qui semblent former le socle commun sur lequel s'appuie la déséducation nationale. Quand les médiocres deviennent puissants, il n'y a rien à attendre de bon pour la patrie.
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3. Informations diverses.
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Hausse des dépenses et baisse des recettes : la mauvaise gestion de l'Etat (publié par le Salon beige).

La Cour des comptes a publié un rapport montrant que le déficit de l’Etat est évalué à 85,56 milliards d’euros, soit 3,9% du PIB, alors que la France s’était engagée à ne pas dépasser les 3,6%. 
Le budget de l’État en 2014 est en hausse de 10,69 Md€ par rapport à 2013. Le déficit de 2014 est supérieur de 2,99 Md€ à celui fixé en loi de finances initiale (LFI). La dette de l’État est passée de 1 457 Md€ fin 2013 à 1 528 Md€ fin 2014.

En 2014, les recettes de l’État se sont élevées à 291,9 Md€, en diminution de 9,3 Md€ par rapport à 2013, sous l’effet d’une baisse des recettes fiscales, la première depuis 2009, à hauteur de 9,7 Md€. Des hypothèses de croissance économique exagérément optimistes et des hypothèses d’élasticité des recettes également trop élevées sont à l’origine d’un niveau de recettes inférieur de 10 Md€ aux prévisions initiales.
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La Manif Pour Tous, le 6 juin à BORDEAUX (via le Salon Beige ; et zut à monsieur JUPPE).


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Intervention de François BILLOT de LOCHNER aux Veilleurs.

https://youtu.be/8X4DDK8kShY 
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Philippe ARINO à VESOUL.


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"Devant nos grands hommes, un peu d’humilité, François Hollande !"
Anne-Sophie Désir, ce matin sur le site du Boulevard Voltaire (lire l'article en allant sur le site).

(Pour Jean ZAY, il convient de mettre des guillemets devant grands. Je m'en suis expliqué dans un récent billet.)
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"Un panthéon de Vanités.

De Nicolas BEYTOUT, ce matin, cet article sur le site de L'Opinion.

"Avant le discours, il y avait eu le discours sur le discours : on nous annonçait celui de François Hollande comme devant être le plus important de son quinquennat. Il y travaillait seul, concentré comme jamais, rassemblant par bribes ces mots qu’il avait en tête depuis si longtemps, certain d’écrire pour la postérité.
Avant le discours, il y avait eu aussi le discours sur le décor : on nous racontait les préparatifs, la logistique, l’événementiel, les caméras-ci, les micros là, les quatre cercueils – les vides et les pleins – et, dans la rue qui conduit au temple païen, les feux de circulation éteints pour ne pas distraire le regard de ceux qui chercheraient, devant l’immense colonnade, le petit homme qui déclame.
Mais sont-ils devenus fous, ceux qui imaginent nous faire avaler toutes ces histoires au nom de l’Histoire ? Ont-ils perdu le sens de la mesure ? Ont-ils conscience de ce que représente réellement ce moment d’autosatisfaction panthéonnisée d’un président dont le bilan reste si pauvre ? Le discours le plus important, disent-ils. Ce fut en effet un beau discours, de belles images solennelles. Et puis ? Ces quatre cercueils, que pèsent-ils au regard des défis que doit affronter le pays ? Certes, l’invocation de son histoire est nécessaire à une Nation, mais lorsqu’elle sert d’artifice pour décrire le présent, elle n’est plus qu’une allégorie creuse.
Au lendemain des tragiques attentats de janvier, le chef de l’Etat avait rêvé d’une forme de trêve républicaine qui, au nom d’un « esprit du 11 janvier », devrait faire taire les différences et faire naître l’union nationale. En vain. L’émotion n’avait pas longtemps camouflé les fractures et les doutes qui traversent le pays. La leçon de cet échec n’a pas servi. On nous refait le coup des mots alors qu’on attend toujours les actes les plus importants du quinquennat."














dimanche 3 mai 2015

03 mai 2015. Nouvelles de la Résistance. Cette vérité : tu es cela...

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Comme je l'ai promis dans mon dernier billet, et après une longue absence, je reprends comme je peux mon babil quotidien, non sans vous rappeler ceci qui est essentiel :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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Les citations du jour.
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(a) "Le réel n’est pas rationnel mais religieux, c’est ce que nous disent les Évangiles : il réside au cœur des contradictions de l’histoire, dans les interactions que les hommes tissent entre eux, dans leurs relations toujours menacées par la réciprocité. Cette prise de conscience est plus que jamais requise, aujourd’hui que les institutions ne nous aident plus, que c’est à chacun de se transformer seul. En cela, nous en sommes revenus à la conversion de Paul, à cette parole qui vient soudain le transir : « Pourquoi me persécutes-tu ? » La radicalité paulinienne convient très bien à notre temps. C’est moins le héros qui « monte » vers la sainteté, que le persécuteur qui se retourne et tombe à terre."
In
René GIRARD,
Achever Clausewitz. Entretiens avec Benoît Chantre.
Carnets nord, Paris, 2007.

(b) "Cette vérité : tu es cela ! C'est elle en fin de compte que nous invoquons quand nous faisons appel à la douceur, à la charité, quand nous demandons grâce plutôt que justice : car alors nous ramenons notre auditeur à ce point de vue, d'où tous les êtres apparaissent fondus en un seul." 
In
A. SCHOPENHAUER.
Le fondement de la morale. Traduction française d'Auguste BURDEAU.
Le Livre de Poche, Paris, 1991. (Cité par Jeremy RIFKIN. Une nouvelle conscience pour un monde en crise. Vers une civilisation de l'empathie. Editions Les liens qui libèrent, sans mention de lieu, 2011.)
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2. Commentaires.
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(a) Si nous avions, dans notre république moribonde, des hommes politiques capables de regarder le réel bien en face, plutôt que de consulter leur cerveau et les fiches idéologiques qui inspirent leurs décisions, nous n'aurions pas une telle exacerbation d'un laïcisme laïcardo-socialo-maçonnique, qui fait exclure d'un collège une jeune fille au motif qu'elle porte une jupe trop longue, (signe religieux manifeste d'une adhésion publique à l'islam d'après le Principal), nous n'aurions pas ces imbéciles décisions d'un Tribunal administratif de RENNES qui, saisi par la Libre (!!!) Pensée du MORBIHAN ordonne le démontage de la statue de Jean-Paul II (sauf à éliminer la croix qui orne cette magnifique statue de bronze de 9 m de haut) érigée à PLOERMEL, et nous n'aurions pas davantage une affirmation identitaire de plus en plus forte qui fait virer au radicalisme un nombre croissant de musulmans, offensés par la négation politique de la dimension sociétale de leur religion. C'est que le réel, ce qui fait que l'homme est ce qu'il est, est le désir d'infinitude et de transcendance  qui habite son coeur. Vous noterez, du reste, que plus on est placé en haut de l'échelle sociale, et plus on a tendance à nier le caractère "réel" de la religion. Ivres du pouvoir qu'ils détiennent pourtant du peuple, nos hommes politiques, nos journalistes vedettes, nos hauts fonctionnaires ont construit un système parfaitement imaginaire, utopique, irréel, qui ignore délibérément les aspirations profondes de leurs concitoyens. Il ne faut pas s'étonner, dès lors, que le Dieu de vérité soit chassé par des idoles qui ont nom argent, sexe, drogue, jeux de toutes sortes, partis politiques, ou, plus anodines mais tout aussi idolâtres les addictions aux sports, aux jeux vidéos, à l'alcool, pauvres substituts au vrai Dieu.

(b) La citation de SCHOPENHAUER vient utilement compléter celle de René GIRARD. C'est bien parce que l'autre est l'autre et que telle est la vérité, que nous pouvons comprendre la règle d'or solennellement annoncée par JESUS. "Fais à autrui ce que tu voudrais qu'il te fasse". Je n'ai pas le temps de développer l'argumentation imparable de SCHOPENAUER qui démontre que le fondement de la morale n'est ni la raison, ni le psychisme, mais le processus empathique, et par voie de conséquence (sans que le philosophe l'ait clairement exprimé), nous pouvons comprendre qu'en acceptant librement de mourir ignominieusement sur la croix, l'Innocent, le Saint, le Juste par excellence ait pris sur lui la totalité de la douleur des hommes, de leurs péchés, de leurs limites, de leur nature mortelle.
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3. Informations diverses.
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16 mai, marche pour la famille à ANVERS.


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Souvenons-nous des douceurs policières qui relativisent les violences du service d'ordre du FN vis-à-vis des Femen (merci au Salon beige).



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dimanche 30 novembre 2014

30 novembre 2014. Nouvelles de la Résistance : la Raison contre la Morale

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Je vous invite à faire de plus en plus vôtre cette maxime dont je vous rabats les oreilles depuis des mois :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. Les citations du jour.
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Dans notre république, tout est placé sous le règne de la Raison. On nous parle de la philosophie des Lumières ; et KANT, avec sa "démonstration" qu'il est impossible de prouver par la Raison l'existence de Dieu, fait les choux gras des libres-penseurs et des esprits maçonniques. Afin d'être clair, et d'éviter de tomber dans le piège que les médias sont en train de tendre à ceux d'entre nous qui contestons le magistère moral, législatif et politique de la Franc-Maçonnerie, je dis simplement que les positions des loges sont des positions parmi d'autres, et qu'au nom même du relativisme dont elles se réclament, j'affirme mon droit à dire mon opinion en avançant qu'elle vaut bien la leur.

Dans un billet intitulé "Il est temps d'éteindre les Lumières", je contestais le règne qu'exerçaient les soi-disant philosophes du XVIIIe siècle (français notamment) sur les esprits. Je voudrais vous citer ici une parole de KANT qui fait froid dans le dos et que rapporte Jeremy RIFKIN (dans un livre dont j'ai déjà parlé) et qui, selon moi, suffit à ruiner la validité de leurs arguments :

"Le sentiment même de la pitié et de la compassion tendre est à charge à l'homme bien intentionné parce qu'il vient troubler l'action de ses sereines maximes ; aussi lui fait-il souhaiter d'y échapper, pour n'être plus soumis qu'à cette législatrice : la Raison." (Emmanuel KANT. Critique de la raison pratique.)

Quelques années plus tard, SCHOPENHAUER démontait l'argument kantien, en avançant que, contrairement à ce que KANT prétend, le principe moral n'existe pas a priori, tout simplement parce qu'il n'a aucun fondement empirique. Prenant le contre-pied de son compatriote, il disait :

"la participation, toute immédiate, sans aucune arrière-pensée, d'abord aux douleurs d'autrui, puis et ensuite à la cessation, ou à la suppression de ces maux, [...] est le dernier fond de tout bien être et de tout bonheur." (Arthur SCHOPENHAUER. Le fondement de la morale.)
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2. Commentaires.
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L'évidence saute aux yeux. C'est l'exacerbation de la prétendue rationalité qui est en train de parachever la ruine de notre patrie. Elle explique l'arrogance des Enarques, la tyrannie d'une prétendue volonté générale (exprimée, paraît-il, par les élections), la prépondérance des analyses économiques sur les analyses sociales et psychologiques qui font ignorer les sensibilités bretonnes, alsaciennes, écologiques, paysannes, etc. Il n'y a pas la moindre dose d'empathie, de sensibilité, de coeur dans les décisions de nos princes.
Ils devraient regarder ce film qui montre le cri silencieux d'un foetus que l'on est en train se tuer dans le sein de sa mère avant de proclamer un droit de la femme à l'avortement, comme si le père n'avait pas son mot à dire. Je vous donne l'URL de ce film :

http://www.youtube.com/watch?v=toF8v8Cxd3E

Un site suisse critique d'une manière éhontée et scientifiquement fausse cette production. Il est en fait une émanation des partisans de l'avortement : la multiplicité des arguments utilisés et, pour certains, leur absence de pertinence, indiquent assez la gène de ces promoteurs qui cachent leurs noms. Voici l'adresse de ce site qui crie à la manipulation et au mensonge. En fait, ce qui, à leurs yeux devient illégitime à 18 semaines de grossesse, l'est parfaitement à quelques jours ou à 12 semaines. J'aimerais savoir à quelle date exacte, autre que celle fixée par la loi, ils estiment qu'on rentre dans l'inacceptable (je connais leur réponse ; je puis vous dire, n tant que scientifique, qu'elle est éminemment contestable).

www.svss-uspda.ch/fr/suisse/opposants/cri_silencieux.htm

Je vous donne cette référence pour que vous puissiez vous-même vous faire une idée.
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3. Informations pédagogiques, philosophiques et politiques.
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Du site associationcollectifripeurs.eklablog.com/ 
cette image pleine d'humour et d'autodérision. 



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Il n'y a pas que le RPR, l'UMP, et autres : voir cet article (merci à Brigitte) :

http://www.capital.fr/enquetes/derapages/l-incroyable-derive-financiere-de-la-mairie-de-paris-549730  
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Une vidéo époustouflante : Dieu à notre porte !

http://www.youtube.com/watch?v=YmAMijn00w0
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L'amour et la vie.

Citation tirée d’Amyntas, un poème de GOETHE : "Celui qui a confiance dans l’amour, délibère-t-il au sujet de la vie ?" (Cité par Fabrice HADHADJ dans La profondeur des sexes. Pour une mystique de la chair.)

Pensez-vous vraiment que les promoteurs des lois sur l'euthanasie ou sur l'avortement aient confiance dans l'amour ? Il serait intéressant de leur faire connaître l'opinion de GOETHE.