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jeudi 24 février 2011

De toutes les nations...

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"De toutes les nations, faites des disciples..."
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Saïd MUSA est afghan. Il est a l'heure actuelle en prison, et il risque la peine de mort. Son crime ? Il était musulman et il a rencontré Jésus. Le site Actu-chretienne.net est l'un des rares médias à parler de Saïd. Il nous apprend que le prisonnier a pu envoyer une lettre à l'ONG Open doors dans laquelle il raconte ceci :
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"Ils m'ont demandé si j'étais réellement chrétien. Je leur ai répondu : 'je suis chrétien à cent pour cent. Je crois au Fils du Dieu Tout Puissant, il est mon Sauveur et mon Seigneur. Je leur ai dit que le seul chemin pour venir à Dieu est d'avoir la foi en Jésus-Christ. Il est le chemin, la vie éternelle, la vérité, l'amour, il est réellement Dieu.
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Il a expliqué pourquoi il a quitté l'islam et pour quelles raisons il a choisi le christianisme : "Pour la vie éternelle, l'amour, l'honnêteté et la sincérité. La fraternité entre frères et entre soeurs, la douceur, l'humilité, et chose la plus importante, le fait d'aimer nos ennemis comme nous-mêmes."
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Saïd s'est dit prêt à mourir. Il le dit très sereinement. "Mon sauveur a donné sa vie pour moi. Je n'ai pas peur des hommes. Ils peuvent seulement tuer mon corps, mais ne peuvent pas blesser mon âme. Je ne trahirai jamais ma foi. Sans Jésus, que signifie la vie dans ce monde ou après cette vie ? Rien !"
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A ceux de mes lecteurs qui confessent le nom de Jésus, il est demandé de prier pour Saïd MUSA, de méditer la profondeur de son sa profession de foi. Il nous encourage à persévérer dans notre condition de disciple.
A ceux de mes lecteurs qui ne partagent pas cette foi, il est demandé d'avoir une pensée pour Saïd MUSA, et, le cas échéant, de réclamer des responsables politiques français qu'ils fassent pression sur les autorités afghanes qui le détiennent, ce à quoi les disciples de Jésus doivent aussi s'appliquer.
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Dans le cadre des quelques derniers billets de ce Blog, je ne puis que rappeler la parole de l'Agneau de l'Apocalypse, de l'Agneau "comme immolé" dit le texte : "C'est fait". La puissance, l'honneur et la gloire lui appartiennent pour l'éternité !
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vendredi 15 octobre 2010

Si j'étais socialiste...

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Si j'étais socialiste, voilà ce que je dirais :
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"Nous croyons à la destination universelle des biens terrestres. Nous pensons qu'il est injuste qu'un petit nombre d'êtres humains accumulent des richesses dont ils ne peuvent avoir l'usage, tandis que des millions d'autres vivent dans la misère.
Nous n'entendons pas porter de jugement moral sur les riches, mais attirer leur attention sur cette situation d'injustice que nous combattons et continuerons de combattre.
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"Nous croyons que tout être humain doit pouvoir se nourrir, se vêtir, se loger, qu'il doit pouvoir fonder une famille et élever les enfants qui lui viendront, se cultiver, recevoir ses amis, prendre un repos bienfaisant, avoir de sains loisirs.
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"Nous savons que l'égalité absolue de toutes les conditions humaines est une utopie ; qu'il y a de légitimes différences dans les revenus et que ces différences sont des moteurs de progrès. Nous affirmons que la principale source de revenus doit être le fruit du travail et non de la spéculation. Nous croyons que l'épargne jointe à la solidarité intergénérationnelle est nécessaire aussi bien pour l'emploi que pour le financement des retraites.
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"Nous condamnons la marchandisation de l'argent et les manipulations financières, mais nous reconnaissons la nécessité qu'il y a de rétribuer les capitaux risqués par ceux qui le peuvent dans des entreprises créatrices d'emplois et de biens. Nous affirmons que les salariés d'une entreprise sont des acteurs essentiels de la valorisation de cette dernière et qu'il est juste de les voir bénéficier de cette valorisation comme il est juste que les chefs d'entreprise aient pour souci principal de pérenniser leur affaire, en modernisant grâce à leurs investissements l'outil de production (dont ils ne sont pas les propriétaires exclusifs en raison de l'apport des salariés à la valorisation de leur entreprise).
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"Nous croyons que chaque peuple a le droit et le devoir de suivre les voies de développement qui conviennent à son histoire et à sa culture. Nous désirons entretenir des relations fraternelles avec tous les peuples du monde. Nous les respectons mais nous exigeons qu'en retour ils nous respectent de la même manière.
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"Nous croyons que la Patrie mérite d'être aimée et défendue par des moyens qui exigent le concours de tous les citoyens et le respect des lois. Nous affirmons que l'intérêt général est supérieur aux intérêts particuliers, mais que ces intérêts particuliers doivent être reconnus quand ils n'offensent pas le bien commun. Nous croyons que les divergences des opinions politiques sont respectables et nous respectons ceux qui ne partagent pas nos convictions. Nous nous interdisons de les injurier, de porter contre eux l'anathème.
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"Nous condamnons tous les avantages et désirons les voir disparaître. Nous affirmons enfin que les services publics ne sont pas la propriété de ceux qui y travaillent, mais celle de la collectivité nationale, et que, par conséquent, le recours à la grève doit être exceptionnel, encadré par la loi, et ne survenir qu'après épuisement de toutes les médiations, discussions et conciliations.
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Enfin nous réaffirmons que nul n'est au-dessus des lois et que la qualité d'étranger en séjour sur notre sol n'est pas un motif suffisant pour les violer constamment."
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Si les socialistes disaient cela, je voterais pour eux.

lundi 18 mai 2009

Ce que je crois...

J'écris aujourd'hui le 495e billet de ce Blog, ouvert en avril 2007. Je ne sais pourquoi, mais le temps me semble venu de donner à mes quelques lecteurs une sorte de profession de foi. Je remercie les fidèles : Adèle, Fourmi, Eugénie, Hiver, Olibrius, Roparzh, Dominique et Françoise, Dominique et Michèle, qui me font l'honneur de leurs commentaires. Et c'est d'abord à eux que je m'adresse.
1-Je désire hautement affirmer que je me situe comme "disciple" de Jésus, pas simplement "croyant", mais "disciple". Exigeante et inconfortable situation, qui m'expose - et je l'assume - à la critique de ne pas mettre en oeuvre les commandements d'amour de Celui à qui je veux remettre ma vie. Il m'arrive donc de regretter les mots un peu durs que j'ai contre tel ou tel homme ou femme politique. Je m'en explique dans le point 3.
2-En tant que scientifique, je ne peux adhérer à aucune idéologie, ni socialiste, ni libérale, ni quoi que ce soit. Il me paraît nécessaire de partir des faits et d'eux seulement, première approche du réel. Ces faits nous pouvons les connaître par l'observation directe, par la lecture d'ouvrages scientifiques ou techniques, par les rapports qu'en font les journaux ou les revues. Dans ce cas, il est bon d'avoir les récits de plusieurs témoins, non parce qu'on soupçonne l'un d'eux de travestir la réalité, mais parce qu'un témoignage unique est insuffisant (testi unus, testis nullus) et que plusieurs témoignages en rendent compte sous différents aspects et qu'ils se complètent donc.
3-En tant qu'être pensant, je ne puis concevoir l'histoire comme lieu de conflits perpétuels à travers lesquels l'Esprit (selon HEGEL) agit ou se révèle, ou la Matière (selon MARX), pétrie par l'homme, affranchit peu à peu celui-ci des exigences de la nature et des contingences de la production de biens. Mon opposition au socialisme ne vient pas du désir affiché de cette idéologie de partager - car le partage est tout-à-fait indispensable - il vient de ce qu'elle est encore informée par la dialectique marxiste, et que son anthropologie est fausse. L'homme est un être de désir et non de nécessité a remarqué BACHELARD dans la Psychanalyse du feu. Cela est vrai. Mais, au plan strictement matérialiste auquel se situe le socialisme, le désir humain ne peut naître que dans la convoitise de ce que possède l'autre, ou même dans la convoitise de ce qu'il désire, alors que le seul désir authentiquement humanisant est celui que Dieu a pour nous : la vie, déjà sur cette terre, bien sûr, et la vie éternelle. Jésus nous dit qu'il est "le chemin, la vérité et la vie", et que "sa vérité nous rendra libre". Est libre celui qui ne convoite rien. C'est du reste ce que dit le 10e commandement, si bien commenté par René GIRARD. Il ne s'ensuit pas que l'on doit laisser les pauvres dans le besoin, car les exigences de la nature doivent être satisfaites et les richesses terrestres ont une destination universelle.
4-Je crois que toute parole exprime une certaine vérité. Olibrius me traite avec gentillesse de naïf. J'assume là encore ce qualificatif. Si être naïf consiste a faire crédit de la bonne foi à son interlocuteur, y compris quand il ment sciemment, alors je le suis. Mon expérience de vie m'a montré que tout propos d'autrui pris avec sérieux contraint l'esprit mensonger à se déclarer tel. Mensonge n'est pas erreur. Et le mensonge est à la sincérité, ce que l'erreur est à la vérité.
5-La vérité, pour moi, est une adéquation de la pensée avec les choses. J'affirme donc qu'il est possible de tendre vers la vérité (jamais de la posséder), car la vérité est un chemin. Et c'est un chemin qui se construit par l'échange, la parole, et la prière, non point dans l'émotion, la sensation, la réaction. C'est encore pourquoi, à de nombreuses reprises, j'ai fustigé plusieurs journaux pour leur légèreté. Non qu'ils n'expriment pas une certaine vérité ; il existe des faits de conscience, et je l'admets bien volontiers. Mais pour les présenter sans recul, sans réflexion, sans mise en perspective.
Voilà ce que voulais dire à mes lecteurs aujourd'hui. Tout ceci est sans doute faible, mais c'est ce qui me construit.
Permettez que je termine ce billet par ce que dit Marcel LEGAUT dans m'avant-propos du livre que Thérèse De SCOTT a consacré à son oeuvre spirituelle :
Toute existence d'homme suffisamment adulte et digne de l'humanité qui lui est propre a sa secrète unité et une singularité inaliénable. C'est seulement grâce à cette unité et à cette originalité, sous-jacentes à ses comportements, qu'à travers eux il peut, même sans en avoir conscience, se communiquer à autrui au niveau de l'essentiel. Aussi, plus l'homme s'atteint dans son autonomie mieux il peut aider les autres, par la simple présence qu'il crée en eux, à être debout, du moins si ceux-ci s'efforcent de l'accueillir dans sa vérité et arrivent à entrevoir ce qui est au centre de sa vie, ce qui donne sens à ses jours. Les livres qu'un homme a écrits en se disant, s'attachant à être lucide devant soi et sincère envers envers autrui peuvent donner naissance à une telle présence chez qui les lit dans un climat spirituel proche de celui qui a présidé à leur gestation.
Voyez-vous, c'est après avoir lu ce texte, que je me suis décidé à vous faire une profession de foi plus explicite. Il n'y a aucune raison, je n'ai aucune raison, de cacher le lieu d'où je parle.