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jeudi 1 septembre 2022

BILLET DU 31 AOÛT 2022. L'ANTIRACISME COMME HAINE D'AUTRUI.

 Les déchaînements médiatiques contre les supposés racistes font qu'il est pratiquement impossible de réfléchir aujourd'hui aux réels problèmes que posent une immigration incontrôlée, la création de zones entières soustraites à nos lois, la propagande des LGBT et j'en passe.

Voici un petit extrait d'un livre dont je vous conseille l'achat et la lecture. (Et ne m'en veuillez pas si mon billet du 31 paraît le premier septembre. J'étais en voyage...)

"Ce qu'on appelle littérature, aujourd'hui, et plus largement la culture, n'est que la face hédoniste d'un nihilisme dont l'antiracisme est la branche terroriste. Il n'y a pas plus de racisme en France qu'il n'y a de fruits d'or aux branches des arbres, et l'idéologie a besoin d'en inventer pour justifier la terreur permanente qu'elle exerce sur tout le monde, à commencer par les écrivains, lesquels n'ont le choix qu'entre la collaboration (à quoi consentent la plupart, surtout les indignés) et le refus de cette terreur. S'opposer à cette idéologie dominante revient à endosser un habit d'infamie ou de gloire quand bien même on aurait toute sa vie dans les racistes, les antisémites, les anticléricaux, les rigoristes et les athées la même bêtise, le même refus de penser, la même haine. Il faut leur adjoindre aujourd'hui les antiracistes, dans un monde aux valeurs entièrement inversées et où le mot interdit de "race" devient l'obsessionnelle métaphore de la femme, de l'homosexuel, de l'obèse, du "jeune" de l'animal, etc., les antiracistes se livrant au nom du Droit, à ce à quoi se sont illustrés les plus violents racistes : lynchage médiatique, condamnation judiciaire, destruction de l'homme libre, ce qui me conduit à soutenir que l'antiracisme contemporain n'est qu'une manifestation tout à la fois hystérique et froide de la haine d'autrui." 

Richard MILLET.

De l'antiracisme comme terreur littéraire.

Pierre-Guillaume de Roux, Paris, 2012.

On ne saurait mieux dire. Il suffit d'écouter la haine du mâle qu'exprime madame Sandrine ROUSSEAU, la haine qui suinte de tous côtés chez les membres du groupement NUPES, la haine de la normalité sexuelle chez les membres du mouvements LGBT, la haine du RN proclamée par une partie des hommes politiques, des journalistes, ou du bobo bien pensant. Ce parti a tout de même 89 députés, élus au suffrage universel direct à deux tours, à la majorité absolue. De cela tous ces gens n'en ont cure : ils défendent leur place dans les comités de rédaction, les commissions parlementaires (on a ainsi élu monsieur COQUEREL comme président de la commission des Finances, avec la complicité éhontée des LR). Tout cela, le Peuple le sent, le sait, et un jour le fera savoir d'une manière qui pourrait bien être inattendue.






lundi 5 novembre 2018

Lundi 05 novembre 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Mondialisation et capitalisme libéral ont partie liée !


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée à travers le ciel.
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MONDIALISATION ET CAPITALISME ONT PARTIE LIÉE DIT JEAN-CLAUDE MICHÉA
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"On a ainsi pu voir, au lendemain des terribles attentats du 13 novembre 2015, l’ensemble des médias officiels imposer l’idée en continu l’idée que la meilleure façon de résister au terrorisme islamiste (lequel entend effectivement détruire « notre mode de vie ») était de continuer à vivre comme avant. Mais, comme toute réflexion critique sur cette manière de vivre spécifique avait été, au préalable, soigneusement désactivée par ces mêmes médias officiels, la leçon la plus claire de cet appel à entrer en « résistance » (appel qui contient par ailleurs, une évidente part de vérité morale et psychologique), c’est que la ruée quotidienne sur tous les hauts lieux du consumérisme et de l’aliénation touristique pouvaient désormais être vécue (selon une formule médiatique répétée en boucle) comme un authentique acte de courage et de « rébellion ». Façon détournée, en somme, de suggérer que l’œuvre d’Herbert MARCUSE, d’Henri LEFEBVRE, d’Ivan ILLICH ou de Guy DEBORD pourrait bien constituer l’une des sources privilégiées de la barbarie islamique."
In
Jean-Claude MICHÉA.
Le loup dans la bergerie. (Scolies N°25, L’intelligentsia de gauche contemporaine, page 121.)
Climats. Un département des Éditions Flammarion, Paris 2018.
(Je recommande vivement la lecture de ce livre décapant qui prouve, rationnellement, philosophiquement, que la prétendue gôôôôche contemporaine a partie liée avec le capitalisme libéral qui, lui-même, a besoin de la mondialisation pour se développer, sans freins, sans limites, indéfiniment, au point de détruire tote humanité en l’homme.)
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CONTREPOINT DE RICHARD MILLET.
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"Jamais je n’aurais pensé me retrouver un jour minoritaire, sur le plan racial, religieux, ni, parce que placé devant une figure (celle de l’immigré) devenue esthétiquement et politiquement majoritaire, faire figure de perdant historique et sommé d’être, sous l’effet d’un mimétisme culpabilisant, un « immigré comme un autre », et, le refusant, devenir quasi maudit : un exilé de l’intérieur, un singe de l’immigré, sommé de renoncer à ma culture afin de mieux « accueillir l’autre » par un tour de passe-passe, une supercherie, une substitution maléfique obéissant à la logique de l’indifférenciation qui est la négation de toute littérature et contre quoi je propose mon nom, dans toute sa nudité, dans la fermeté de ses syllabes comme dans l’éclat qu’il suscite et qui n’aveugle que les imbéciles"
"Ainsi tout le monde serait-il respectable, sauf moi, car prétendu raciste. Un « raciste » aujourd’hui, je veux le rappeler pour bien montrer l’inanité de l’accusation, n’est rien d’autre que celui qui s’oppose au parti dévot avec le souci de rendre chacun à sa singularité, sans jugement ni échelle de valeurs, mais avec, parfois des préférences ethniques, c’est-à-dire culturelles, et le scrupule de ne pas mélanger les torchons et les serviettes, et aussi de maintenir chacun à sa place naturelle, contrairement aux prêches de l’idéologie mondialiste. Ceux qui me prétendent racistes font en outre preuve d’une telle haine qu’on peut se demander s’ils n’obéissent pas au mécanisme girardien de l’unanimité violente, moteur de la recomposition de l’ordre social ― violence par ailleurs révélatrice d’archaïsmes psychiques chez les haineux, lesquels trouvent dans cette dévotion (avec le sens ambigu que peut prendre ce mot, en français, dans un contexte violent) de quoi accorder la haine avec l’insignifiance ; d’où l’hypocrisie comme fondement de la pensée antiraciste."
Richard MILLET.
De l’antiracisme comme terreur littéraire. (Pages 21 et 22)
Pierre-Guillaume de Roux, Paris, 2012.
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Il ne vous échappe pas que Richard MILLET est présenté comme un nouveau réac de droite, qu’il a été vilipendé par la nullissime Annie ERNAUX, parce qu’il défend un mode de vie qui s’oppose sur tous les plans à ce mode de vie (détesté des islamistes comme de dit MICHÉA), et qu’il a des préférences culturelles (que nos ennemis de l’intérieur comme de l’extérieur ne se gênent pas d’utiliser pour justifier leurs violences, en utilisant leurs propres préférences culturelles, quand ce n’est pas leurs crimes).
Il ne vous échappe pas que MILLET fait une judicieuse allusion aux travaux du très regretté René GIRARD sur l’unanimité violente qui s’est déchaînée contre lui (comme, du reste, elle se déchaîne contre ZEMMOUR, et d’une manière plus subtile contre Christophe GUILLUY et Stephen SMITH) et qui, effectivement, accompagne les recompositions sociales.
Il ne vous échappe pas davantage que Jean-Claude MICHÉA est un philosophe présenté comme « de gauche », et que, pourtant, sa réflexion rejoint cette d’un MILLET, d’un MURAY, d’un GIRARD).
Tous analysent rationnellement la relation étroite qu’il y a entre la mondialisation sans frein, le culte de l’immigré (appelé pudiquement et par une supercherie sémantique « migrant »), et la haine de sa propre identité, mise au service d’une économie devenue folle, ne trouvant de justification que dans son développement illimité.
Si les moines du Vie et VIIe siècle n’avaient pas préservé un mode de vie hérité des grecs et des latins, il n’y aurait pas eu d’Europe chrétienne. C’est pour avoir oublié cette vérité historique, culturelle et psychosociologique que les eurolâtres sont en train de perdre la partie.
Le parieur bénédictin aime sa patrie, il ne la met pas au-dessus des autres qu’il respecte et admire. Simplement il aime boire dans son verre, même si son verre est petit, et il ne vautre pas dans une consommation devenue folle qui ne sert que les intérêts des grossiums de la finance. Tempérance, transmission, ouverture, discernement sont des vertus qu’il s’efforce de vivre. Il ne repousse pas l'autre. Il s'efforce de l'aider et même de l'aimer, dans des conditions qui respectent sa singularité et ses origines, et son maintien dans son lieu de vie habituel.

jeudi 1 novembre 2018

Jeudi 01er novembre 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Résistance et collaboration, lors des invasions barbares


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En un moment où quelques lucides prennent conscience du danger que représente l'islam intégriste pour notre patrie, je vous propose une petite réflexion historique.

Lisez d’abord cet article sur les invasions barbares du Ve siècle. J’en donnerai quelques extraits.



En voici déjà la conclusion :

"C’est le suprême message de Sidoine Apollinaire. C’est aussi le point final de notre enquête. Nous l’avons poussée sur près de trois quarts de siècle, à une époque formidable, où se joue le sort d’un monde et d’une civilisation. Nous avons constaté le désarroi des hommes, riches ou pauvres, clercs ou laïcs, qui ont vécu cette époque. Peu d’entre eux ont compris les causes profondes du mal. Un esprit passionné mais clairvoyant, Salvien, a tenté de les analyser et les historiens modernes n’ont en somme pas ajouté grand-chose à son analyse : baisse du civisme qui a fait déserter le service militaire ; crise économique, provoquée notamment par l’inflation et le faible rendement du travail humain ; lutte des classes qui n’étaient que l’image d’un malaise social. La plupart des témoins de cette époque n’ont pas cherché si loin, mais ils ont eu presque tous cependant le sentiment qu’ils vivaient la fin d’un régime, parfois même la fin du monde. Le régime effectivement s’est trouvé aboli, mais la civilisation qu’on avait pu croire mortelle, parce qu’effectivement elle était moribonde, a pu, nous le savons, renaître. Elle a pu renaître parce que des lettrés, des clercs, des moines ont sans relâche, durant des siècles, en Italie, en Espagne, en Gaule, en Irlande surtout, recopié des manuscrits et rendu possible la Renaissance carolingienne. Mais tout ce bel effort eût été sans objet si au moment décisif, au moment où le chaos semblait devoir tout submerger, il ne s’était trouvé des hommes comme Sidoine Apollinaire, pour maintenir le flambeau, proclamer le prestige de la culture et écrire la belle phrase que nous méditions tout à l’heure : « Le seul indice de noblesse sera désormais la connaissance des lettres »."
In
André LOYEN.
Résistants et collaborateurs en Gaule à l’époque des grandes invasions.
Bulletin de l’Association Guillaume Budé. Lettres d’humanité, 22, 437-450, 1963.
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QUELQUES MOTS SUR SIDOINE APOLLINAIRE.
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L’article donne de nombreux éléments de la biographie de Sidoine Apollinaire. Il fut évêque de Clermont-Ferrand, à une époque où l’Auvergne était encore libre (elle perdra sa liberté comme dernier bastion romain en Gaule, en 475). Je passe sur les péripéties de sa vie, fort bien décrites dans l’article. Il fut marié et sa femme Papianilla lui donna un enfant (ce que ne signale pas l’article). À sa mort à Clermont, en 486, l’Auvergne avait été rattachée au royaume des Burgondes. Il passe pour réactionnaire et barbarophobe (tiens ! tiens, voilà qu’apparaît de une nouvelle phobie) en raison de son aversion pour les barbares (qu’ils soient « chrétiens » mais ariens, ou païens) et de son attachement à la culture latine.
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COMMENTAIRES.
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Il me semble que cet article et sa conclusion décrivent la situation dramatique dans laquelle se trouvent notre pays en particulier et l’Europe en général, et qu'il pose la question de gond aux parieurs bénédictins. Nous sommes progressivement submergés par des populations difficilement assimilables en raison de leur religion. Et bientôt, comme Euric, le rois des Wisigoths ; une partie de notre patrie échappera au contrôle des pouvoirs publics. Ce n’est pas être raciste que de constater ce fait. Je ne disconviens pas que parmi ces immigrés, il en est – et j’en connais qui me sont très chers – qui aiment leur pays d’adoption sans renier leurs racines, et en adoptant des modes de vie et de raisonnement en accord avec les valeurs de l’Occident. Mais c’est une situation d’exception. Et cela, nous ne pouvons le tolérer ni l’accepter. Quand Éric ZEMMOUR répond à madame SY que son prénom est une insulte à la France, il a raison, parfaitement raison, d’autant que madame SY a auparavant traité ZEMMOUR d’insulte à la France et que ZEMMOUR lui a renvoyé le compliment. N’oubliez pas que madame SY a accueilli dans son pays d'origine, un homme politique français de premier plan par ces mots : « Bienvenue dans mon pays, le Sénégal ! ».
Revenons sur le cas de Richard MILLET qui le 10 juillet 2012, sur France Culture déclare que « quelqu’un qui à la troisième génération continue à s’appeler Mohammed quelque chose, pour moi, ne peut pas être français ».
Il a raison, mille fois raison. Et j’ai déjà et l’occasion de parler de ce brillant chercheur d’origine syrienne, qui devenu français a changé son prénom et francisé son patronyme, comme la loi le lui permettait. Il ne renie pas sa foi pas plus que ses origines et il aime la France.
A la suite de la publication par MILLET de son livre Éloge LITTÉRAIRE d’Anders Breivik, le tueur norvégien qui a assassiné près de 90 jeunes gens et alors qu'il impute ce crime à un multiculturalisme inacceptable, une certaine Annie ERNAUX publie un pamphlet haineux dans le Monde ce qui vaut à MILLET d’être banni de la scène littéraire, et elle demande même qu’il n’ait plus le droit d’éditer qui que ce soit, suivi en cela par une centaine « d’écrivains (!) ». Le poulet dégoulinant de ressentiment est intitulé, excusez du peu : « Le pamphlet fasciste de Richard Millet déshonore la littérature ». Je dis, moi, que celle qui déshonore la littérature est madame Annie ERNAUX. En somme, elle est à MILLET ce que LINDENBERG est à MURAY. Des chiens de garde, des Cerbères de l'impériale forteresse du Bien, dont ils détiennent les clés et qu’ils n’ouvrent qu’à ceux qui pensent comme eux.
Je puis ne pas être entièrement d’accord avec MILLET. Je considère qu’il est intéressant et instructif de le lire, d’autant que sa plume et son style sont d’une autre tenue que celle de madame ERNAUX, laquelle se vante d’avoir un style neutre, plat, descriptif, bref, sociologique. Madame ERNAUX est une militante de la gauche la plus obtuse, et elle passe son temps à poursuivre de sa hargne ses ennemis politiques. Un bon conseil, ne pas lire madame ERNAUX, qui se présente comme professeure (!) de lettre. Je dirai plutôt que c’est un professeur d’idéologie.
Oui madame ERNAUX, désormais, « Le seul indice de noblesse sera la connaissance des lettres », et une lecture intellectuellement honnête des livres qui ne vous plaisent pas, car il semble que vous n’ayez lu qu’en partie le titre de l’ouvrage dont vous réclamez l’autodafé symbolique : il s’agit d’un éloge LITTÉRAIRE, madame, LITTÉRAIRE. Vous comprenez ce que ce mot veut dire ? Sans doute pas, car vous ne faites pas de littérature, mais de la propagande.

mercredi 31 octobre 2018

Mercredi 31 octobre 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Hypocrisie post-moderne !


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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PHILIPPE MURAY DÉNONCE LA FOLIE DES PROGRESSISTES MÉDIATIQUES
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Philippe MURAY répond à une question sur le qualificatif de « nouveau réactionnaire » dont il est affublé, et le journaliste lui avoue ne pas bien comprendre ce que la conjonction de ces deux mots pouvait signifier.

"Qu’ils ont perdu la partie, qu’ils le savent et qu’ils vont tenter diverses manœuvres désespérées d’arrière-garde. S’il n’y avait que le lamentable livre de LINDENBERG, cette manifestation pas drôle d’art naïf, cette espèce d’enluminure sans talent, nul ne s’en serait soucié tant il sue la misère ; mais il y a derrière lui, l’approuvant puisqu’elle n’a que ça à se mettre sous ses fausses dents, toute une cohorte d’orphelins de l’irréel, de demi-soldes du monde confuso-onirique qui voudraient continuer à imposer l’assimilation de leur crétinisme à la vérité progressiste révélée. Mais ils ont trop fait de dégâts, ils ont trop étalé leurs impostures innovantes et approuvé trop de malfaisance de divers ordres pour que leur ordre, justement, tienne encore longtemps. C’est en pensant à eux, et bien avant que la campagne dite des « néo-réacs » ne se déclenche, que j’avais choisi comme exergue de mes Exorcismes spirituels III une phrase de saint Paul tirée de la Deuxième Épître à Timothée : « Mais ils ne continueront pas toujours, car leur folie devient évidente à tous. ». Leur folie, en effet, devient évidente à tous. Et tous, peu à peu, en deviennent allergiques. Ils le savent, ou, en tout cas, le sentent : ce qu’ils disent, ce qu’ils écrivent, ne décrit plus rien. Je les ai appelés nouveaux actionnaires ; nouveaux actionnaires de la firme Nouveau Monde qui est leur œuvre et à laquelle ils ne comprennent absolument plus rien. Pire : plus personne ne désire savoir ce qu’ils en pensent. De sorte que le conflit n’est plus aucunement, comme ils voudraient encore le faire croire, entre « progressistes » et « réactionnaires » : mais entre ceux qui, ayant massacré (modernisé) jour après jour le monde, dénoncent la moindre critique de ce massacre modernifiant comme une ignominie sans nom, et quelques personnes qui viennent d’entreprendre de le regarder, ce monde concret, les yeux bien ouverts, et en parlent. Une fois encore, ce n’est qu’un début, continuons leur débâcle."
In
Philippe MURAY.
Moderne contre moderne. Exorcismes spirituels IV. Essais. Quatrième tirage.
Chapitre Ce n’est qu’un début, continuons leur débâcle.
Les Belles Lettres, Paris, 2010 (pour la présente édition). (Page 276.)
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CONTREPOINT DE RICHARD MILLET.
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"Ce qu’on appelle littérature, aujourd’hui, et, plus largement la culture, n’est que la face hédoniste d’un nihilisme dont l’antiracisme est la branche terroriste. Il n’y a pas plus de racisme en France qu’il n’y a de fruits d’or aux branches des arbres, et l’idéologie a besoin d’en inventer pour justifier la terreur permanente qu’elle exerce sur tout le monde, à commencer par les écrivains, lesquels n’ont le choix qu’entre la collaboration (à quoi consentent la plupart, surtout les indignés) et le refus de cette terreur. S’opposer à cette idéologie dominante revient à endosser un habit d’infamie ou de gloire quand bien même on aurait toute sa vie dans les racistes, les antisémites, les anticléricaux, les rigoristes et les athées la même bêtise, le même refus de penser, la même haine. Il faut leur adjoindre aujourd’hui les antiracistes, dans un monde aux valeurs entièrement inversées et où le mot interdit de « race » devient l’obsessionnelle métaphore de la femme, de l’homosexuel, de l’obèse du « jeune », de l’animal, etc., les antiracistes se livrant, au nom du Droit, à ce à quoi se sont illustrés les plus violents racistes : lynchage médiatique, condamnation judiciaire, destruction de l’homme livre, ce qui me conduit à soutenir que l’antiracisme contemporain n’est qu’une manifestation tout à la fois hystérique et froide de la haine d’autrui."

In
Richard MILLET.
De l’antiracisme comme terreur littéraire.
Pierre-Guillaume de Roux, Paris, 2012.
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COMMENTAIRES.
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Nous aurons à revenir sur cet essai qui, de mon point de vue, est fondamental pour comprendre et juger sainement du phénomène de l’immigration, clandestine ou non. Contentons-nous pour l’instant de remarquer que MURAY comme MILLET sont classés par les bien-pensants de gauche dans la catégorie des « nouveaux réactionnaires », car, comme HOUELLEBECQ, et d’autres, ils décrivent le réel. Mais les censeurs de la littérature officielle ne l’entendent pas de cette oreille. Le mot race est effacé de la constitution, donc les races n’existent pas. Qui de sensés ne voit pas que cette suppression est une négation de la réalité, une fuite devant le réel ? L’existence de races n’entraînent point, figurez-vous, qu’il existe entre elle une hiérarchie (comme le prétendait honteusement, pourtant, le franc-maçon Jules FERRY) ; c’est une donnée du réel, et il est normal que la littérature la prenne en compte.
Ces gens, en vérité, sentent que les trônes sur lesquels ils posent leurs augustes fesses (que MILLET appelle "fondements" et qu’il qualifie de "sales") est en train de vaciller, et que les hommes et femmes ordinaires en ont assez de se voir traités de beauf…, de demeurés, de non-éduqués, par des paltoquets de pacotille qui n’ont jamais produit une ligne géniale ou drôle, et qui distribuent du haut de leur siège les bons et les mauvais points. MURAY en cite un, LINDENBERG. MILLET préfère rester discret. Mais il les connaît, et il les ignore. J'en reparlerai, car les ignobles du Monde ont réussi à briser sa carrière littéraire et à lui faire perdre l'emploi qu'il avait au comité de lecture de Gallimard.
Dans les prochains billets, je m’efforcerai de rapprocher les théories de René GIRARD sur l'indifférenciation, source de violence, et l’antiracisme qui en est le principal carburant. D'ores et déjà, je dirai à l'intention du parieur bénédictin que s'il n'y avait pas eu dans notre patrie des saints et des saintes pour s'opposer aux exactions des hordes barbares venues de l'Est, nous n'existerions tous simplement plus. S'il n'y avait pas eu des abbés et des abbesses des monastères bénédictins pour recueillir pieusement les manuscrits des écritures et les ouvrages des grands auteurs antiques, nous ne saurions pas d'où nous venons. J'ai mis du temps, au nom de la charité mal comprise, à accepter l'idée que nous n'avons pas le droit pour notre patrie, pour nos enfants d'accepter indéfiniment sur notre sol et sans discernement des étrangers inassimilables, conquérants, pleins de ressentiment. violents souvent, souvent honteusement exploités par des employeurs sans scrupules quand ils ne sont pas violents mais réduits à la misère, et que notre devoir était d'aider les peuples africains, maghrébins, ou proches-orientaux dans leur pays même. Bref les "antiracistes" sont les porte-bannières de l'hypocrisie post-moderne qui justifie tout au nom de l'économie et de l'argent trompeur.