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mercredi 31 octobre 2018

Mercredi 31 octobre 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Hypocrisie post-moderne !


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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PHILIPPE MURAY DÉNONCE LA FOLIE DES PROGRESSISTES MÉDIATIQUES
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Philippe MURAY répond à une question sur le qualificatif de « nouveau réactionnaire » dont il est affublé, et le journaliste lui avoue ne pas bien comprendre ce que la conjonction de ces deux mots pouvait signifier.

"Qu’ils ont perdu la partie, qu’ils le savent et qu’ils vont tenter diverses manœuvres désespérées d’arrière-garde. S’il n’y avait que le lamentable livre de LINDENBERG, cette manifestation pas drôle d’art naïf, cette espèce d’enluminure sans talent, nul ne s’en serait soucié tant il sue la misère ; mais il y a derrière lui, l’approuvant puisqu’elle n’a que ça à se mettre sous ses fausses dents, toute une cohorte d’orphelins de l’irréel, de demi-soldes du monde confuso-onirique qui voudraient continuer à imposer l’assimilation de leur crétinisme à la vérité progressiste révélée. Mais ils ont trop fait de dégâts, ils ont trop étalé leurs impostures innovantes et approuvé trop de malfaisance de divers ordres pour que leur ordre, justement, tienne encore longtemps. C’est en pensant à eux, et bien avant que la campagne dite des « néo-réacs » ne se déclenche, que j’avais choisi comme exergue de mes Exorcismes spirituels III une phrase de saint Paul tirée de la Deuxième Épître à Timothée : « Mais ils ne continueront pas toujours, car leur folie devient évidente à tous. ». Leur folie, en effet, devient évidente à tous. Et tous, peu à peu, en deviennent allergiques. Ils le savent, ou, en tout cas, le sentent : ce qu’ils disent, ce qu’ils écrivent, ne décrit plus rien. Je les ai appelés nouveaux actionnaires ; nouveaux actionnaires de la firme Nouveau Monde qui est leur œuvre et à laquelle ils ne comprennent absolument plus rien. Pire : plus personne ne désire savoir ce qu’ils en pensent. De sorte que le conflit n’est plus aucunement, comme ils voudraient encore le faire croire, entre « progressistes » et « réactionnaires » : mais entre ceux qui, ayant massacré (modernisé) jour après jour le monde, dénoncent la moindre critique de ce massacre modernifiant comme une ignominie sans nom, et quelques personnes qui viennent d’entreprendre de le regarder, ce monde concret, les yeux bien ouverts, et en parlent. Une fois encore, ce n’est qu’un début, continuons leur débâcle."
In
Philippe MURAY.
Moderne contre moderne. Exorcismes spirituels IV. Essais. Quatrième tirage.
Chapitre Ce n’est qu’un début, continuons leur débâcle.
Les Belles Lettres, Paris, 2010 (pour la présente édition). (Page 276.)
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CONTREPOINT DE RICHARD MILLET.
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"Ce qu’on appelle littérature, aujourd’hui, et, plus largement la culture, n’est que la face hédoniste d’un nihilisme dont l’antiracisme est la branche terroriste. Il n’y a pas plus de racisme en France qu’il n’y a de fruits d’or aux branches des arbres, et l’idéologie a besoin d’en inventer pour justifier la terreur permanente qu’elle exerce sur tout le monde, à commencer par les écrivains, lesquels n’ont le choix qu’entre la collaboration (à quoi consentent la plupart, surtout les indignés) et le refus de cette terreur. S’opposer à cette idéologie dominante revient à endosser un habit d’infamie ou de gloire quand bien même on aurait toute sa vie dans les racistes, les antisémites, les anticléricaux, les rigoristes et les athées la même bêtise, le même refus de penser, la même haine. Il faut leur adjoindre aujourd’hui les antiracistes, dans un monde aux valeurs entièrement inversées et où le mot interdit de « race » devient l’obsessionnelle métaphore de la femme, de l’homosexuel, de l’obèse du « jeune », de l’animal, etc., les antiracistes se livrant, au nom du Droit, à ce à quoi se sont illustrés les plus violents racistes : lynchage médiatique, condamnation judiciaire, destruction de l’homme livre, ce qui me conduit à soutenir que l’antiracisme contemporain n’est qu’une manifestation tout à la fois hystérique et froide de la haine d’autrui."

In
Richard MILLET.
De l’antiracisme comme terreur littéraire.
Pierre-Guillaume de Roux, Paris, 2012.
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COMMENTAIRES.
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Nous aurons à revenir sur cet essai qui, de mon point de vue, est fondamental pour comprendre et juger sainement du phénomène de l’immigration, clandestine ou non. Contentons-nous pour l’instant de remarquer que MURAY comme MILLET sont classés par les bien-pensants de gauche dans la catégorie des « nouveaux réactionnaires », car, comme HOUELLEBECQ, et d’autres, ils décrivent le réel. Mais les censeurs de la littérature officielle ne l’entendent pas de cette oreille. Le mot race est effacé de la constitution, donc les races n’existent pas. Qui de sensés ne voit pas que cette suppression est une négation de la réalité, une fuite devant le réel ? L’existence de races n’entraînent point, figurez-vous, qu’il existe entre elle une hiérarchie (comme le prétendait honteusement, pourtant, le franc-maçon Jules FERRY) ; c’est une donnée du réel, et il est normal que la littérature la prenne en compte.
Ces gens, en vérité, sentent que les trônes sur lesquels ils posent leurs augustes fesses (que MILLET appelle "fondements" et qu’il qualifie de "sales") est en train de vaciller, et que les hommes et femmes ordinaires en ont assez de se voir traités de beauf…, de demeurés, de non-éduqués, par des paltoquets de pacotille qui n’ont jamais produit une ligne géniale ou drôle, et qui distribuent du haut de leur siège les bons et les mauvais points. MURAY en cite un, LINDENBERG. MILLET préfère rester discret. Mais il les connaît, et il les ignore. J'en reparlerai, car les ignobles du Monde ont réussi à briser sa carrière littéraire et à lui faire perdre l'emploi qu'il avait au comité de lecture de Gallimard.
Dans les prochains billets, je m’efforcerai de rapprocher les théories de René GIRARD sur l'indifférenciation, source de violence, et l’antiracisme qui en est le principal carburant. D'ores et déjà, je dirai à l'intention du parieur bénédictin que s'il n'y avait pas eu dans notre patrie des saints et des saintes pour s'opposer aux exactions des hordes barbares venues de l'Est, nous n'existerions tous simplement plus. S'il n'y avait pas eu des abbés et des abbesses des monastères bénédictins pour recueillir pieusement les manuscrits des écritures et les ouvrages des grands auteurs antiques, nous ne saurions pas d'où nous venons. J'ai mis du temps, au nom de la charité mal comprise, à accepter l'idée que nous n'avons pas le droit pour notre patrie, pour nos enfants d'accepter indéfiniment sur notre sol et sans discernement des étrangers inassimilables, conquérants, pleins de ressentiment. violents souvent, souvent honteusement exploités par des employeurs sans scrupules quand ils ne sont pas violents mais réduits à la misère, et que notre devoir était d'aider les peuples africains, maghrébins, ou proches-orientaux dans leur pays même. Bref les "antiracistes" sont les porte-bannières de l'hypocrisie post-moderne qui justifie tout au nom de l'économie et de l'argent trompeur.

mardi 7 août 2018

Mardi 7 août 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Supprimer les mots pour ne pas voir le réel.


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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LES IMPUISSANTS SE VENGENT SUR LES MOTS.
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"Plus la réalité échappe, et plus on se venge sur les mots. Plus le monde concret s’évanouit, devient insaisissable, immaitrisable, noyé dans le flot clinquant des images, ou désagrégé sous l’action de la science et de la technique, et plus on exerce des représailles sur le langage, la pensée et les arrière-pensées. Ainsi rétablit-on son emprise sur la réalité, mais seulement par le biais de la toute-puissance infantile, c’est-à-dire de l’illusion. Le résultat de l’entreprise se révélant nul, comme de juste, il convient sans cesse de la recommencer ; et sans cesse de façon plus féroce.
C’est d’abord cela, le « politiquement correct » : une rage impuissante qui se transforme pour ainsi dire de manière magique, en revanche contre la parole, supposée opérer directement sur la réalité. Il faut bien qu’il nous reste un souffre-douleur, à nous qui avons tout perdu. Ce sera l’homme parlant, l’homme en tant qu’il parle. On ne cessera plus de le redresser. Comme un tort. On n’en finira plus de le surveiller, de le traquer, de le persécuter. Le « politiquement correct », ce sont les Euménides d’ESCHYLE redevenant Érynies. L’antique essaim des furies de la justice vengeresse, converties à la bienveillance vers la fin de l’Orestie, reprend son vol mais en tant que furies. Toute la puissance du XXIe siècle résonne du bruit de colère de ces frelons moraux."
In
Philippe MURAY.
Moderne contre moderne. Exorcismes spirituels IV. Essais. Quatrième tirage.
Chapitre Du politiquement correct au politiquement abject e passant par le politiquement abstrait : un voyage contemporain (page 208).
Les Belles Lettres, Paris, 2010 (pour la présente édition).
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SULFUREUX CONTREPOINT DE VOLTAIRE ET DE QUELQUES AUTRES, SAUVES PAR CHATEAUBRIAND.
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Il est entendu, aujourd’hui, que le sexisme, le racisme, l’arrogance des élites sont des choses abominables qu’il convient de combattre par la loi, comme si le simple bon sens et la charité, la vraie, celle qui nous est infusée par l’Esprit Saint, ne suffisaient pas à nous prémunir contre ces maladies honteuses. Et bien voici un florilège puisé à la correspondance de VOLTAIRE, qui nous est présenté comme un modèle de vertu, de tolérance, d’ouverture, au point qu’il n’est pratiquement pas de métropoles françaises qui ne le célèbrent pas par un boulevard ou un lycée.

"[N]ous n’avons de compatriotes que les philosophes. Le reste n’existe pas." (Lettre de VOLTAIRE aux CLAVEL de BRENLES du 31 décembre 1754. Best., D 6057 ; tome 15, Genève, 1971, p. 366).

"Le sot n’est pas notre prochain." (Lettre de VOLTAIRE à madame d’ÉPINAY, vers le 1er juin 1759. Best., D 8338, tome 20, Banbury, 1971, p. 194).

"Ne comptez pour votre prochain que les gens qui pensent." (Lettre de VOLTAIRE à HELVETIUS du 16 juillet 1760. Best. D 9069, tome 21, Banbury, 1971, p. 472.)

"Des millions d’animaux sans plumes à deux pieds qui peuplent la terre sont à une distance immense de votre personne, par leur âme comme par leur état." (Lettre de VOLTAIRE à FRÉDÉRIC II de Prusse du 22 décembre 1741. Best., D 2573, tome 8, Genève, 1970, p. 151.)

"J’ai lu dans un philosophe que l’homme le plus grossier est au-dessus du plus ingénieux animal. Je n’en conviens point. On achèterait beaucoup plus cher un éléphant qu’une foule d’imbéciles." (VOLTAIRE. Lettre de Memmius à Cicéron [1771]. In Œuvres complètes. 42 volumes [1818]. Lefèvre et Deterville, Paris, tome 20, pp 180-209, à la page 205.)

"Les blancs et les nègres et les rouges et les lapons (…) ne viennent certainement pas du même sol », et l’« on ne devrait pas être plus surpris de trouver en Amérique des hommes que des mouches." (VOLTAIRE. In Essai sur les Mœurs et l’Esprit des Nations [écrit entre 1740-1756]. Œuvres complètes. Op. cité, tome 10, p. 31.).

"La maladie des systèmes peut-elle troubler l’esprit au point de faire dire qu’un Suédois et un Nubien sont de la même espèce." (VOLTAIRE. In Des singularités de la Nature, par un Académicien de Londres, de Bologne, de Petersbourg, de Berlin, etc. [1768]. Œuvres complètes. Op. cité, tome 19, pp. 339-421, à la page 414.)

"La race des nègres est une espèce d’homes différente de la nôtre, comme la race des épagneuls l’est des lévriers. […]. La forme de leurs yeux n’est point la nôtre ; leur laine noire ne ressemble point à nos cheveux, et on peut dire que si leur intelligence n’est pas d’une autre espèce que notre entendement, elle est fort inférieure : ils ne sont pas capables d’une grande attention ; ils combinent peu. […]." Ce sont là dit VOLTAIRE, des produits « de l’Afrique, comme les éléphants et les singes." (In Essai sur les Mœurs et l’Esprit des Nations. Œuvres complètes. Opus cité, tome 12, aux pp. 32 et 33.)

"Si l’on me demande quel est dans la chaîne des êtres l’anneau qui unit le singe à l’homme, je répondrai que c’est la Bas-Poitevin [le Vendéen] ». (Jean-Baptiste LECLERC  In Essai sur la Propagation de la Musique en France, sa conservation et ses rapports avec le gouvernement. Hansen, Paris, an VI (1797 ou 1798), pp. 66-67.) (Les sinistres TUREAU et WESTERMANN avaient décimés la Vendée. Il fallait bien justifier ces crimes.)

Et pour l’honneur de Dieu et de son Christ, voici ce que dit le grand CHATEAUBRIAND qui s’indigne de la vogue des cabinets d’histoire naturelle "où le néant a rassemblé des merveilles, et où la dépouille de l’orang-outang insulte à la dépouille de l’homme" (In Fragments du Génie du christianisme primitif. Génie du christianisme [1838]. Collection Pléiade. Publié par M. REGARD. Gallimard, Paris, pp. 1293-1367, aux pp. 1303-1304.)

Merci à Xavier MARTIN qui a colligé des centaines de citations de philosophes, toutes plus offensantes les unes que les autres pour l’humanité dans son immense ouvrage intitulé :Naissance du sous-homme au cœur des Lumières (les races, les femmes, le  peuple).
Dominique Martin Morin, Poitiers, 2014. C’est dans son livre que j’ai puisé cet échantillon.
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Imbécillité suprême, le mot race a disparu de la constitution, comme si a suppression allait d’un seul coup balayer l’un des vices les plus honteux de l’humanité : le racisme. Mais les loges ne semblent pas disposées à expurger de la correspondance de leur défunt frère ces propos voltairiens qui déshonorent la pensée. Le racisme, hélas existe, et c’est, je le redis une chose ignoble ; il ne s’ensuit pas que les races n’existent pas. La négation de leur existence est une insulte au bon sens. Mais, à la différence du hideux VOLTAIRE, il ne s’ensuit pas que l’existence des races entraîne leur hiérarchisation. Je suis le témoin quotidiennement émerveillé de la qualité de prière et de la piété de nombreux Africains, Sri Lankais, Philippins, Vietnamiens, sans compter la profondeur de leur charité et la qualité de leur pensée. Et lorsque l’on me fait l’honneur d’être le ministre extraordinaire de la communion, je vois dans ces visages une réalité qui transcende toute différence : celui d’un fils ou d’une fille de Dieu qui m'enseigne par la lumière de son visage. Je m’en remets à Dieu qui sait que je ne mens pas.
Les "correctistes", comme les appelle Philippe MURAY, les "correctistes" du Monde ou de Libération ne sont sans doute pas disposés à voir que les grands ancêtres dont ils se réclament iraient aujourd'hui tout droit devant les tribunaux pour leurs honteux propos.
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LIENS UTILES ET QUELQUEFOIS ILLUSTRATIFS.
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Bagarres interethniques entre clandestins.





Et au Japon


Aïn Karem à Biarritz ; évangélisation de rue !


Sainte Russie, merci !


Une vidéo pour restaurer l’église de Marie dans les Alpes-Maritimes.