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mercredi 1 novembre 2017

01 novembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Les savants et les tout-petits.


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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité ! Le miracle c’est de la faire aimer !
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1. LES CITATIONS DU JOUR.
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Citées par André VALENTA ces paroles de RENAN.

"Ce serait bien mal comprendre ma pensée que de croire que, dans ce qui précède, j'aie eu l'intention d'engager la science à descendre de ses hauteurs pour se mettre au niveau du peuple. La science populaire m'est profondément antipathique, parce la science populaire ne saurait être la vraie science."

"La science perd toute sa dignité quand elle s'abaisse à ces cadres enfantins et à ce langage qui n'est pas le sien. Pour rendre intelligibles au vulgaire les hautes théories philosophiques, on est obligé de les dépouiller de leur forme véritable, de les assujettir à l'étroite mesure du bon sens, de les fausser."
In
André VALENTA.
Le scientisme ou l'incroyable séduction d'une doctrine erronée. Préface du cardinal POUPARD.
Mélodie, Cercle de réflexion sur la science, sans mention de lieu, 1995. (Page 50.)

Citées par Xavier MARTIN, des paroles "lumineuses".

De VOLTAIRE à FRÉDÉRIC II : "Des millions d’animaux sans plumes à deux pieds qui peuplent la terre sont à une distance immense de votre personne, par leur âme comme par leur état." (Lettre de VOLTAIRE à FRÉDÉRIC II de Prusse du 22 décembre 1741. Besterman, D 2573, tome 8, Genève, 1970, p. 151.)

De VOLTAIRE : "J’ai lu dans un philosophe que l’homme le plus grossier est au-dessus du plus ingénieux animal. Je n’en conviens point. On achèterait beaucoup plus cher un éléphant qu’une foule d’imbéciles." (Lettre de Memmius à Cicéron [1771]. In Œuvres complètes. 42 volumes [1818]. Lefèvre et Deterville, Paris, tome 20, pp 180-209, à la page 205.)

"…l’homme d’esprit est (…) aussi essentiellement différent que l’homme l’est de la bête." (In Lettre de DIDEROT à FALCONET, Juillet 1767. Correspondance. Tome 7, p 91.)

De VOLTAIRE : "La race des nègres est une espèce d’hommes différente de la nôtre, comme la race des épagneuls l’est des lévriers. […]. La forme de leurs yeux n’est point la nôtre ; leur laine noire ne ressemble point à nos cheveux, et on peut dire que si leur intelligence n’est pas d’une autre espèce que notre entendement, elle est fort inférieure : ils ne sont pas capables d’une grande attention ; ils combinent peu. […]." Ce sont là dit VOLTAIRE, des produits «  de l’Afrique, comme les éléphants et les singes »." (In Essai sur les Mœurs et l’Esprit des Nations. Œuvres complètes. Opus cité, tome 12, aux pp. 32 et 33.)

Citation de DIDEROT : "Faute de réflexion et de principes, rien ne pénètre jusqu’à une certaine profondeur de conviction dans l’entendement des femmes."
(Sur les femmes [écrit en 1772]. In Œuvres. Publié par L. VERSINI. Cinq volumes. Tome 1. ‘Philosophie’, Laffont, Paris, 1994, pp 945-961, à la p. 958.)

Citation de VOLTAIRE : "Les hommes en général ont des organes plus capables d’une attention suivie que les femmes. […]." Moyennant quoi, "la supériorité" masculine "est une chose entièrement naturelle." (In Dictionnaire philosophique, verbo Genèse ; diverses éditions.)

Citation de VOLTAIRE : "Le peuple est entre l’homme et la bête." (In Voltaire. Notebooks. Publié par Th. BESTERMAN. Deux volumes. Deuxième édition, University of Toronto Press, Toronto, 1968, tome 2, p. 534.)
In Xavier MARTIN.
Naissance du sous-homme au cœur des Lumières (les races, les femmes, le peuple).
Dominique Martin Morin, Poitiers, 2014. (Passim.)
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2. COMMENTAIRES.
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Ma foi, il sera court :

"En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance."
Évangile selon saint Matthieu11, 25
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE ET DIVERSES ANNONCES.
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Croix de PLOERMEL.

J’ai envoyé une lettre hier au maire de Ploermel pour lui faire part de mon intention d’acheter à la mairie le terrain et la statue de Jean-Paul II, dans les conditions décrites dans mes précédents billets, c’est-à-dire par le biais d’une association. Une très chère amie, sans le savoir ou le vouloir, m’a donné le nom de cette association : N’ayez pas peur.
Dès que j’ai reçu une réponse, et dans la mesure où la création de cette association n’aurait pas été déjà engagée par la mairie ou par des habitants de Ploermel, je déposerai les statuts à la Préfecture de Vannes, et je ferai un appel à souscription, après avoir constitué le bureau. Je vous tiens au courant. Mais il se peut que l’Association « Touche pas à mon pape » qui a défendu l’implantation de la statue ait pris de son côté une telle initiative.
Vous noterez que les citations du jour illustrent admirablement l’arrogance des deux citoyens qui ont saisi le Conseil d’État : c’est bien de ces esprits libres qu’ils se réclament. Peuvent-ils simplement comprendre l’attachement que des âmes simples et droites portent à la Croix ? Non ! Ils préfèrent VOLTAIRE dont on pourra admirer l’humilité grâce aux quelques extraits de lettres donnés dans la section 1 de ce billet, ou la hauteur de vue de RENAN, sans compter celle de DIDEROT. La grande gloire de ces monstres sacrés est leur anticléricalisme ou leur athéisme militant, offensif pour le premier, doucereux pour le second et virulent pour le troisième. Moyennant quoi, ces gens qui méprisent le peuple sont devenus des gloires nationales, les éponymes de lycées, d’institutions diverses. Ils ont droit à des statues, ils nomment des boulevards, des rues, et quelquefois des impasses ! C’est très exactement cela les principes de la République : passer par profits et pertes les côtés obscurs de ces « Lumières » pour ne retenir que scintillant diamant de leur mordante ironie et de leur haine militante de Dieu (et des petits !).
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Je répondrai à l’argumentaire pour le moins alambiqué et contestable de monsieur de CASTELNAU sur le bien-fondé juridique de la décision du Conseil d’État.

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Merci à nos cousins italiens. Ils sont moins bêtes que nous !

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Heureusement que pour les croix, il reste quelques marques de yaourts grecs !

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Eh oui ! Même au Maroc on persécute.

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Voir ABSOLUMENT cette vidéo !


et lire absolument cet article : la loi de 1905 est une loi de persécution !

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Messeigneurs, vous désespérez les fidèles ! Vos fidèles, vos brebis !



Préféreriez-vous le pouvoir à la vérité ?
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Photo reprise du site https://hozana.org/publication/2809-vous-avez-recu-gratuitement-donnez-gratuitement. 

" Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits."

jeudi 4 mai 2017

04 mai 2017. Qui est mon prochain ?

J’ai promis à mes lecteurs de consacrer un billet aux réponses que l’on peut apporter à la question que pose à Jésus, pour se justifier, un pharisien : Qui est mon prochain ? Il n’est nul besoin d’être chrétien pour adhérer sans réserve à ce que dit aux hommes le Fils de l’Homme.

Premier élément de réponse : la parole du bon Samaritain (Luc 10, vv 29-37).

Qu’on se la remémore un instant. Un pauvre homme est laissé en sang, pantelant et couvert de blessures, au bord du chemin, après avoir été dépouillé par une bande brigands. Il descendait de Jérusalem à Jéricho. Descendant lui aussi, un prêtre « prend l’autre côté de la route » et passe son chemin ; de même un lévite. Un Samaritain, en revanche, un hérétique aux yeux des juifs, prend pitié du pauvre homme, le mène à une auberge pour qu’il y soit pris en charge et promet à l’aubergiste de lui payer ce qu’il aurait dépensé en plus, lors de son retour. Et Jésus de poser au pharisien la question (que la plupart d’entre nous mésinterprétons) : « Lequel de ces trois, à ton avis, s’est montré le prochain de cet homme ? » Et non pas « De qui cet homme a-t-il été le prochain ? ».
C’est donc à chacun d’entre nous qu’il convient de devenir le prochain de ceux qui souffrent. En d’autres termes, il nous est demandé d’en devenir proches : voilà qui exclut l’indifférence, l’ignorance, ou le mépris pour les blessés de la vie. Il convient aussi d’ajouter une remarque : ce n’est pas par manque de charité que le prêtre et le lévite traverse la route. Après tout, ils pouvaient côtoyer le blessé sans le regarder. S’ils le font, c’est pour ne pas contracter d’impureté rituelle au contact du sang, ce qui les aurait rendus inapte à officier dans le Temple. Notons aussi qu’ils ne montent pas à Jérusalem, mais en descendent, ce qui leur aurait donné largement le temps, avant d’y remonter pour le culte, de procéder aux rites de purification.

Deuxième élément de réponse : ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait (Matthieu 25, 35-40).

« Venez, les bénis de mon Père », dit le Fils de l’Homme revenu dans la Gloire pour le jugement dernier, et s’adressant aux hommes, ses brebis, qu’il a placé à sa droite « recevez en héritage le Royaume qui vous a été préparé ». […]. « Ce que vous avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères c’est à moi que vous l’avez fait. »
C’est donc bien le souci concret que nous devons avoir pour les plus petits qui nous fait élus, amis et frères de Jésus. Au moment même où j’écris ce billet, je mesure le gouffre qui sépare mes paroles de mon agir. Et je me sens rempli de honte, de regrets et de contrition. Mais je suis en tout cas certain que c’est le service des plus pauvres qui fait l’honneur du politique pour chacun d’entre nous. Allons mon âme ! Ressaisis-toi et fais ce que l’Esprit Saint te commande de faire.

Troisième élément de réponse : ce que tu as caché aux sages et aux savants, Père, c’est aux petits que tu l’as révélé (Matthieu 11, 25-30).

Et Jésus de compléter : « Oui, père, car tel a été ton bon plaisir. » Le Fils de l’Homme nous dit clairement que l’intelligence, le grand savoir, la sagesse philosophique, placés au-dessus de la charité, et idolâtrés, rendent aveugles à la vérité qui nous est rendue opaque par ce fol orgueil, et empêchent d’accéder à notre filiation et à la vie éternelle. Ainsi la charité exclut tout calcul, toute prévision et toute anticipation intellectuelle.

Voilà me semble-t-il des éléments de réflexion importants. Il n’est pas question d’instrumentaliser la Parole, d’enchaîner le Verbe à nos petits commerces, et notamment aux querelles politiques. Ce serait blasphémer. Mais il nous est demandé de réfléchir à ce que ces paroles signifient.