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jeudi 14 mars 2019

Jeudi 14 mars 2019. Nouvelles du pari bénédictin : guetteurs sur les fortifications.


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée à travers le ciel.
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UN ETAT DES LIEUX PAR MARCEL LEGAUT.
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"À mesure que, suivant une évolution quasi ontologique, la société des hommes progresse en connaissances et en puissance, Dieu paraît moins présent, moins agissant, toujours plus absent et plus étranger au monde. La science et la technique effacent peu à peu les traces que l'ignorance et la candeur des siècles passés vénéraient comme des passages de Dieu. Le merveilleux recule sans cesse. Jusqu'où s'arrêtera-t-il ? Toutes les facilités religieuses qui s'appuyaient jadis sur lui disparaissent et sont remplacées par autant d'obstacles. La société humaine n'est peut-être pas encore athée en droit. En fait, elle pèse sur ses membres comme si elle l'était. Chacun en porte lourdement le poids sur son cœur. Les enfants sont rapidement atteints par la contagion de ce scepticisme collectif. Les adultes, même les plus évolués intellectuellement, sont la proie de l'agnosticisme, ils refusent de se passionner pour ce qu'ils ne peuvent pas atteindre par les techniques et les disciplines scientifiques. Il n'est pas jusqu'aux croyants qui parfois s'arrêtent, pris de vertige, devant l'étrangeté de leur recherche et de leur foi au milieu de l'indifférence ou de l'incompréhension générale."
Marcel LÉGAUT.
Travail de la Foi. Quelques approximations spirituelles.
Éditions du Seuil; Paris, 1962. (Page 151.)
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ET UNE RÉPONSE DE THOMAS MERTON.
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"[…]. Je crois que la vie spirituelle est celle de l’être vrai de l’homme, la vie de cet être intérieur dont la flamme est si souvent étouffée sous les cendres de l’anxiété et des soucis vains. Bien qu’elle soit orientée vers Dieu plutôt que vers la satisfaction des besoins matériels de l’existence, la vie spirituelle n’est pas faite d’illusions ou de rêves : sans elle notre existence tout entière devient irréelle et illusoire. En nous intégrant dans l’ordre établi par Dieu, la vie spirituelle nous place en plein centre du réel, non tel que nous l’imaginons, mais tel qu’il est. Elle arrive à ce résultat en nous faisant prendre conscience de ce que nous sommes vraiment, et en nous plaçant en la présence de Dieu."
Thomas MERTON.
Nul n’est une île. Traduit de l’américain par Marie TADIÉ. (Collection «Points», série Sagesses, N°Sa64.)
Éditions du Seuil, Paris, 1993 (date du dépôt légal). (Page5.)
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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LEGAUT et MERTON nous font part de leurs réflexions sur la place de Dieu et de la vie spirituelle dans nos sociétés qui se disent évoluées. Le premier se place d’un point de vue extérieur et jette sur l’état de la foi un constat alarmant. La technique, la science n’ont que faire de Dieu. C’est bien ce que nous renvoient les médias et le monde politique, sans parler du monde artistique moderne, qui n’a d’artistique que le qualificatif et achève le Beau à coup de transgressions, d’obscénités et de laideur (pensons au Plug anal de madame HIDALGO, heureusement vandalisé, comme jadis par Elie les autels dressés aux Baal sur le mont Carmel). Et puis, dans une lumière tout droit jaillie de l’intérieur, le second nous dit que le Royaume est au-dedans de nous, et qu’en acceptant de l’habiter, nous rencontrons ce que nous sommes, et nous entrevoyons notre visage de gloire, celui-là seul que Dieu connaît.
Je voudrais vous donner un exemple de ce que je considère comme une imposture intellectuelle, parée des atours de la plus parfaite objectivité mais très clairement destinée à accabler encore davantage l’Église. Je ne sais plus quelle chaîne de télévision a invité François OZON, l’auteur du film Grâce à Dieu ainsi qu’une victime du père PREYNAT. Deux figurants complètent le plateau animé par je ne sais quel journaliste, un de ces interchangeables intervenants qui confondent le bavardage et la réflexion. François OZON confesse qu’il a été élevé dans le catholicisme mais qu’il est athée. La victime, elle, affirme qu’elle s’est construite, depuis toujours, dans l’athéisme. Les deux autres pantins du plateau ne disent rien. Et le journaliste tartine, tartine, en remet une couche. Il m’apparaît qu’une information objective et honnête aurait exigé que l’on fasse venir un croyant. Il aurait pu en tout premier lieu affirmer sa condamnation sans appel des crimes de pédophilie et d’éphébophilie commis jusque dans les années 1991 par le prédateur dénoncé par OZON. Il aurait pu ensuite dire que ces scandales qui touchent l’Église le remue, le déstabilise, lui font poser des questions, des questions terribles, enfin il aurait pu ajouter que la justice des hommes doit certes passer, mais qu’au-dessus de la justice, il y a aussi la miséricorde, et que les légitimes et sévères sanctions ne doivent pas faire oublier une vérité anthropologique essentielle : il ne faut jamais enfermer un homme dans une phrase ou une action, car c’est affirmer alors qu’il n’y a pas de rédemption possible pour un criminel. Notre Dieu n’est pas de ceux qui condamnent sans appel : il nous invite à la conversion perpétuelle, c’est-à-dire à la sainteté.
Nous devons faire le pari bénédictin : assurer la garde nocturne sur les murailles de l’humanité plongée dans une trompeuse sérénité, attendre l’aurore avec constance, et être rempli de compassion pour ceux qui dorment à l’abri de ces fortifications. Si elles n’étaient pas surveillées par les guetteurs, nul ne peut dire ce qu’il adviendrait des dormeurs.


vendredi 7 septembre 2018

Vendredi 07 septembre 2018. Nouvelles du pari bénédictin. La France apostate est triste


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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INTRODUCTION AU BILLET.
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Il est difficile d’imaginer deux écrivains plus différents que Philippe MURAY et Jean-Claude GUILLEBAUD. Le premier est un pessimiste débordant d’un humour froid et percutant, le second, un espérant qui (nous le reverrons) propose quelques solutions de vie propres à ravir le parieur bénédictin. Mais il est intéressant de remarquer la convergence de leurs constatations La preuve, la voici.
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QUAND JEAN-CLAUDEGUILLEBAUD RENTRE DE VOYAGE. 
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"Avec le temps, la tristesse étrange que je retrouvais à chaque retour en France s’est alourdie, assombrie. Elle est devenue une maladie de l’âme. Nous ne croyons plus en rien. Nous sommes sans convictions véritables, enclos dans une fade indifférence. Nous réinventons ce qu’on appelait jadis le « nihilisme » mais, étonnamment, le nôtre est plutôt gai, joyeux, il est content de lui-même.
J’emprunte cette idée à l’écrivain italien Augusto de NOCE (1916-1989). La périphrase « content de lui-même » est bien fidèle à ce que NOCE voulait dire, y compris dans sa connotation ironique. Elle est appropriée pour qualifier ce cocktail saugrenu : beaucoup de désespoir sur fond de rigolades. On ne croit plus en rien, mais on juge que cela n’a pas d’importance. L’époque se dit revenue de tout, mais elle s’en moque. Pour un peu, la désespérance affichée deviendrait à la mode dans les beaux quartiers et chez les bohèmes. À leurs yeux, le nihilisme n’a pas que des inconvénients. Il possède l’avantage d’autoriser à peu près tout : je fais ce que je veux, plus d’interdits, plus d’obligations. C’est mon choix."
In
Jean-Claude GUILLEBAUD.
La foi qui reste. Chapitre 6 Le nihilisme content de lui-même. (Page 134-135.
L’iconoclaste, Paris, 2017.
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ET QUAND PHILIPPE MURAY Y EST RESTÉ, IL DIT LA MÊME CHOSE!
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"La première chose remarquable chez l’athée résolu, c’est qu’il éprouve tout de suite le besoin maladif d’ajouter qu’il est joyeusement gai, gaiement réjoui, rempli d’enthousiasme allègre et de jubilation tourbillonnante, comme si on pouvait en douter. La seconde chose remarquable, chez l’athée gaiement résolu, c’est la gueule triste de sa prose bâclée, de ses phrases démoralisées, de sa langue grise, précipitée et dépressive, de son analphabétisme d’agrégé de banlieue. L’athée joyeusement gai voudrait bien imposer à tous sa gaieté joyeuse, mais il est déjà incapable de la communiquer à son propre style. Il devrait commencer par euphoriser devant sa porte, mais il n’y pense même pas. Il ne voit pas que le plat sanglot de son style ne trahit que le ressentiment et l’esprit de vengeance qui sont à l’œuvre derrière son enthousiasme païen et laborieusement incroyant."
In
Philippe MURAY.
Moderne contre moderne. Exorcismes spirituels IV. Essais. Quatrième tirage.
Chapitre Dieu Merci. (Page 61.)
Les Belles Lettres, Paris, 2010 (pour la présente édition).
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COMMENTAIRES.
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Le parieur bénédictin n’est pas désespéré. Il a de l’humour et sait rire de lui-même. Il voit le visage de gloire de tous les hommes, même des fripons. Et il s’efforce de mettre en pratique la parole de Jésus qui affirme : « Vous êtes mes amis si vous faites tout ce que je vous commande. » (Jean 15, v. 14)
Croyez bien que je ne cherche pas à moraliser, à donner des leçons ; je vois trop bien ma propre misère, mais je vois l’œuvre de Dieu dans les cœurs, y compris les cœurs les plus endurcis, dont le mien propre, et sur mes lèvres vient le pauvre murmure d’une bien maigre louange qui ne demande qu’à s’épanouir.

mercredi 1 novembre 2017

01 novembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Les savants et les tout-petits.


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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité ! Le miracle c’est de la faire aimer !
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1. LES CITATIONS DU JOUR.
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Citées par André VALENTA ces paroles de RENAN.

"Ce serait bien mal comprendre ma pensée que de croire que, dans ce qui précède, j'aie eu l'intention d'engager la science à descendre de ses hauteurs pour se mettre au niveau du peuple. La science populaire m'est profondément antipathique, parce la science populaire ne saurait être la vraie science."

"La science perd toute sa dignité quand elle s'abaisse à ces cadres enfantins et à ce langage qui n'est pas le sien. Pour rendre intelligibles au vulgaire les hautes théories philosophiques, on est obligé de les dépouiller de leur forme véritable, de les assujettir à l'étroite mesure du bon sens, de les fausser."
In
André VALENTA.
Le scientisme ou l'incroyable séduction d'une doctrine erronée. Préface du cardinal POUPARD.
Mélodie, Cercle de réflexion sur la science, sans mention de lieu, 1995. (Page 50.)

Citées par Xavier MARTIN, des paroles "lumineuses".

De VOLTAIRE à FRÉDÉRIC II : "Des millions d’animaux sans plumes à deux pieds qui peuplent la terre sont à une distance immense de votre personne, par leur âme comme par leur état." (Lettre de VOLTAIRE à FRÉDÉRIC II de Prusse du 22 décembre 1741. Besterman, D 2573, tome 8, Genève, 1970, p. 151.)

De VOLTAIRE : "J’ai lu dans un philosophe que l’homme le plus grossier est au-dessus du plus ingénieux animal. Je n’en conviens point. On achèterait beaucoup plus cher un éléphant qu’une foule d’imbéciles." (Lettre de Memmius à Cicéron [1771]. In Œuvres complètes. 42 volumes [1818]. Lefèvre et Deterville, Paris, tome 20, pp 180-209, à la page 205.)

"…l’homme d’esprit est (…) aussi essentiellement différent que l’homme l’est de la bête." (In Lettre de DIDEROT à FALCONET, Juillet 1767. Correspondance. Tome 7, p 91.)

De VOLTAIRE : "La race des nègres est une espèce d’hommes différente de la nôtre, comme la race des épagneuls l’est des lévriers. […]. La forme de leurs yeux n’est point la nôtre ; leur laine noire ne ressemble point à nos cheveux, et on peut dire que si leur intelligence n’est pas d’une autre espèce que notre entendement, elle est fort inférieure : ils ne sont pas capables d’une grande attention ; ils combinent peu. […]." Ce sont là dit VOLTAIRE, des produits «  de l’Afrique, comme les éléphants et les singes »." (In Essai sur les Mœurs et l’Esprit des Nations. Œuvres complètes. Opus cité, tome 12, aux pp. 32 et 33.)

Citation de DIDEROT : "Faute de réflexion et de principes, rien ne pénètre jusqu’à une certaine profondeur de conviction dans l’entendement des femmes."
(Sur les femmes [écrit en 1772]. In Œuvres. Publié par L. VERSINI. Cinq volumes. Tome 1. ‘Philosophie’, Laffont, Paris, 1994, pp 945-961, à la p. 958.)

Citation de VOLTAIRE : "Les hommes en général ont des organes plus capables d’une attention suivie que les femmes. […]." Moyennant quoi, "la supériorité" masculine "est une chose entièrement naturelle." (In Dictionnaire philosophique, verbo Genèse ; diverses éditions.)

Citation de VOLTAIRE : "Le peuple est entre l’homme et la bête." (In Voltaire. Notebooks. Publié par Th. BESTERMAN. Deux volumes. Deuxième édition, University of Toronto Press, Toronto, 1968, tome 2, p. 534.)
In Xavier MARTIN.
Naissance du sous-homme au cœur des Lumières (les races, les femmes, le peuple).
Dominique Martin Morin, Poitiers, 2014. (Passim.)
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2. COMMENTAIRES.
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Ma foi, il sera court :

"En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance."
Évangile selon saint Matthieu11, 25
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE ET DIVERSES ANNONCES.
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Croix de PLOERMEL.

J’ai envoyé une lettre hier au maire de Ploermel pour lui faire part de mon intention d’acheter à la mairie le terrain et la statue de Jean-Paul II, dans les conditions décrites dans mes précédents billets, c’est-à-dire par le biais d’une association. Une très chère amie, sans le savoir ou le vouloir, m’a donné le nom de cette association : N’ayez pas peur.
Dès que j’ai reçu une réponse, et dans la mesure où la création de cette association n’aurait pas été déjà engagée par la mairie ou par des habitants de Ploermel, je déposerai les statuts à la Préfecture de Vannes, et je ferai un appel à souscription, après avoir constitué le bureau. Je vous tiens au courant. Mais il se peut que l’Association « Touche pas à mon pape » qui a défendu l’implantation de la statue ait pris de son côté une telle initiative.
Vous noterez que les citations du jour illustrent admirablement l’arrogance des deux citoyens qui ont saisi le Conseil d’État : c’est bien de ces esprits libres qu’ils se réclament. Peuvent-ils simplement comprendre l’attachement que des âmes simples et droites portent à la Croix ? Non ! Ils préfèrent VOLTAIRE dont on pourra admirer l’humilité grâce aux quelques extraits de lettres donnés dans la section 1 de ce billet, ou la hauteur de vue de RENAN, sans compter celle de DIDEROT. La grande gloire de ces monstres sacrés est leur anticléricalisme ou leur athéisme militant, offensif pour le premier, doucereux pour le second et virulent pour le troisième. Moyennant quoi, ces gens qui méprisent le peuple sont devenus des gloires nationales, les éponymes de lycées, d’institutions diverses. Ils ont droit à des statues, ils nomment des boulevards, des rues, et quelquefois des impasses ! C’est très exactement cela les principes de la République : passer par profits et pertes les côtés obscurs de ces « Lumières » pour ne retenir que scintillant diamant de leur mordante ironie et de leur haine militante de Dieu (et des petits !).
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Je répondrai à l’argumentaire pour le moins alambiqué et contestable de monsieur de CASTELNAU sur le bien-fondé juridique de la décision du Conseil d’État.

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Merci à nos cousins italiens. Ils sont moins bêtes que nous !

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Heureusement que pour les croix, il reste quelques marques de yaourts grecs !

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Eh oui ! Même au Maroc on persécute.

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Voir ABSOLUMENT cette vidéo !


et lire absolument cet article : la loi de 1905 est une loi de persécution !

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Messeigneurs, vous désespérez les fidèles ! Vos fidèles, vos brebis !



Préféreriez-vous le pouvoir à la vérité ?
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Photo reprise du site https://hozana.org/publication/2809-vous-avez-recu-gratuitement-donnez-gratuitement. 

" Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits."

mercredi 14 septembre 2016

14 septembre 2016. Nouvelles de la Résistance. Des grands et des esprits forts, des promesses et de la vertu

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LES CITATIONS DU JOUR.
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DES ESPRITS FORTS

(a) "Les esprits forts savent-ils qu’on les appelle ainsi par ironie ? Quelle plus grande faiblesse que d’être incertains, quel est le principe de son être, de sa vie, de ses sens, de ses connaissances, et quelle doit en être la fin ? Quel découragement plus grand que de douter si son âme n’est point matière comme la pierre et le reptile, et si elle n’est point corruptible comme ces viles créatures ? N’y a-t-il pas plus de force et de grandeur à recevoir dans notre esprit l’idée d’un être supérieur à tous les êtres, qui les a tous faits, et à qui tous se doivent rapporter ; d’un être souverainement parfait, qui est pur, qui n’a point commencé, dont notre âme est l’image, et si j’ose dire, une portion, comme esprit et comme immortelle ?"

(b) "Je voudrais voir un homme sobre, modéré, chaste, équitable, prononcer qu’il n’y a point de Dieu : il parlerait du moins sans intérêt ; mais cet homme ne se trouve point."

DES GRANDS

(c) "Il coûte si peu aux grands à ne donner que des paroles, et leur condition les dispense si fort de tenir les belles promesses qu’ils vous ont faites, que c’est modestie à eux de ne promettre pas encore plus largement."
In
[Jean de] La BRUYÈRE.
Les caractères. Présenté par Marcel JOUHANDEAU.
Le Livre de Poche, Classique, N°1478-1479.
Éditions Gallimard et Librairie Générale Française (pour le copyright), Paris, 1965.
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2. COMMENTAIRES.
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(a) Je pense à tous ces grands esprits qui portent le drapeau qu’ils disent être celui de la laïcité alors qu’il est simplement celui de l’athéisme militant. En compagnie de leurs amis les philosophes de la déconstruction, ils proclament la mort du sujet, la mort de la personne (en tout cas de tous ceux qui ne sont pas EUX, car ils ne se privent pas dans leurs discours d’utiliser le JE, le MOI, et les possessifs MON, MA, MES, ce qui dans la foule des hommes en fait une exception respectable et qui, selon leurs critères personnels, doit être respectée). Leurs raisonnements, leur argumentation ne sont qu’une accumulation de mots qui dément l’expérience humaine concrète. Je préfère obéir à Dieu qu’à ces hommes-là !
(b) Faut-il commenter l’évidence ? Avez-vous vu jamais un athée ou un agnostique qui soit paré de toutes les vertus énumérées par LA BRUYERE ? Est-ce monsieur HOLLANDE ? Serait-ce monsieur SARKOZY ou monsieur VALLS ou encore monsieur JUPPE, sans parler des autres ? Chaque jour qui passe nous apporte le démenti le plus formel au portrait d'impartialité et de grandeur que ces gens voudraient donner d’eux-mêmes. Je dis, j’avance et j’affirme qu’il est déjà très difficile d’être vertueux, et qu’il est impossible de l’être sans le secours de l’esprit d’amour qu’est l’Esprit Saint.
(c) Avez-vous remarqué que depuis que la démocratie à la française existe, nos gouvernants nous abreuvent de promesses jamais tenues (et c’est du reste une des raisons profondes du rejet massif de monsieur HOLLANDE par nos concitoyens). Que ces promesses fussent démagogiques, qu’elles eussent été impossibles à tenir, c’est possible, mais alors il ne fallait pas les faire. Je crois plutôt à l’homme politique qui nous dira : Français, Françaises, l’état de notre patrie exige que TOUS, vous fassiez des efforts à due proportion de vos capacités contributives. Mais TOUS, vous aurez à les faire. Nous ne pouvons pas vivre au-dessus de nos moyens, entretenir des pans entiers de corporations parfaitement parasites et protégées, et laisser des milliers de personnes dans la rue, sans toit et sans revenus. Nous aurons à faire un immense effort d’éducation au partage et au civisme, à punir sévèrement ceux qui ne respectent pas les règles de vie commune dans l’espace public. Nous devrons accueillir dignement les étrangers que nous ACCEPTERONS sur notre sol. Nous aurons à tenir tête à la bureaucratie inhumaine qui en France ou à Bruxelles s’ingénie à empêcher nos concitoyens de faire. Incapable d’aider, elle ne sait que s’opposer, contrôler, édicter des normes toutes plus invraisemblables les unes que les autres. Et je confonds pas cette bureaucratie avec les forces de l’ordre ou la police qui remplissent courageusement leurs missions et voient les résultats de leurs efforts mis en pièce par des juges irresponsables.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Du site Nouvelles de France, l’analyse des propos de Marie-Noëlle LIENAMANN.


C’est vous madame, qui êtes une honte nationale, et ressemblez à ces inquisiteurs qui jadis séparaient les boucs des brebis, mais avec infiniment moins de vulgarité et de violence que vous ne le faites. Vous n'aimez que ceux qui vous ressemblent ; en d'autres termes, vous n'aimez que vous.
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Du site Poing-de-vue, l’analyse du discours dit de WAGRAM, illustration admirable des propos de notre cher LA BRUYERE.

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Communiqué de Jacques MYARD, député-maire de Maisons-Laffitte, via le site Minurne résistance.



mercredi 28 janvier 2015

28 janvier 2015. Nouvelles de la Résistance. Liberté versus irresponsabilité...

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Il faudrait me bâillonner pour que je cessasse de clamer notre devise :

Non, mille fois non nom, dix mille fois non ! Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche 
de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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Deux choses avant de vous délivrer la citation du jour :
Je voudrais rappeler à mes lecteurs que le point de départ de notre très bel échange avec Pascal HUTTEN et Pierre-Henri THOREUX est la constatation faite par les libraires : les ventes du Traité de la Tolérance ont bondi de 40 % consécutivement aux attentats qui ont frappé notre pays. Je m'étais étonné qu'on attribue à VOLTAIRE un esprit infini de tolérance, alors que nombre de ses écrits témoignent d'un mépris profond pour les juifs et leur religion. Pascal HUTTEN, à juste titre, a apporté quelques nuances au côté abrupt de cette affirmation et indiqué qu'il était nécessaire de pratiquer une lecture totale des oeuvres du "philosophe" pour comprendre ce qu'il voulait dire vraiment. Cela est vrai. Mais il faut bien reconnaître qu'en sélectionnant dans l'Ancien Testament ce qui allait à l'appui de sa démonstration, VOLTAIRE a délibérément oublié de pratiquer cette intertextualité sans laquelle il est impossible de comprendre ce dernier. Je rappelais aussi que les philosophes des Lumières ont préparé par leurs écrits et leurs réseaux de relation la Révolution et je vous résumais la prophétie de CAZOTTE qui, en 1788, dans un élégant salon parisien, a vu LA HARPE prophétiser la mort violente ou le suicide des grands noms qui formaient la compagnie de cette célèbre soirée. Je vous disais que cet aspect préparatoire à la Révolution des sociétés de pensée et des philosophes a été admirablement analysé par Augustin COCHIN (lequel a pu démontrer - il était archiviste-paléographe -  que ce crétin d'AULARD avait manipulé les données des archives relatives au Bureau dit des Exécutions [des lois]). Enfin, je vous disais aussi que l'on chantait en choeur, ce soir-là, le fameuse chanson que j'ai attribué à tort à DIDEROT, où il était question de pendre le dernier prêtre avec les tripes du dernier roi ; cette chanson a été écrite par l'abbé MESLIER, un prêtre athée, très bon au demeurant avec ses paroissiens, défenseur des pauvres, dénonciateur des injustices sociales. On ne découvrit son athéisme qu'après lecture de son Testament. Il semble que VOLTAIRE ait connu ce document assez longtemps après qu'il eut été divulgué.  Il faut à ce propos signaler ceci : (a) l'abbé MESLIER dénonça en chaire les injustices des grands à l'égard des petits et il eut maille à partir avec son évêque. (b) Il est encensé aujourd'hui, et publié, étudié, analysé par des philosophes ou des sociétés matérialistes voir communistes. On peut avancer que la qualité de prêtre de l'Abbé MESLIER est, outre sa pensée athée, matérialiste et communiste avant la lettre, un argument de poids pour le mettre en avant et faire rentrer dans la pensée des lecteurs le doute quant à la bonne foi des prêtres d'hier, d'aujourd'hui et de demain. Voici un portrait de l'abbé MESLIER.



Deuxièmement, Pascal HUTTEN me reproche de parler de ce prêtre comme d'un imposteur (BERNANOS a très bien décrit dans son roman L'imposteur, un ecclésiastique que l'on pourrait comparer à l'abbé MESLIER). Il me semble en effet qu'il y a une certaine contradiction entre l'état de vie que l'on a choisi, dont on se réclame et dont on vit, et des pensées secrètes qui voient le jour longtemps après la mort de celui qui les a formées. Mais la situation n'est pas nouvelle, et des imposteurs pullulent dans notre monde : en somme la distorsion entre les pensées réelles (les sans dents) et l'action claironnée (je défends les pauvres) est un phénomène courant, surtout dans le monde politique.
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1. La citation du jour.
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Voici une citation tirée du très célèbre discours qu'Alexandre SOLJENITISYNE prononça à l'Université d'HARVARD : Le déclin du courage, Discours de Harvard le 8 juin 1978. Ce passage a été lu à une veillée organisée par les Veilleurs après les attentats. Je remercie AXEL qui a eu la gentillesse de me communiquer ces textes. Absent de PARIS je n'ai pu participer à cette magnifique soirée.

La faillite politique et spirituelle d’une liberté irresponsable.

«  A elle seule, la liberté dénudée ne saurait en aucune façon résoudre tous les problèmes de l’existence humaine et elle en pose une foule de nouveaux. Mais, tout de même, dans les premières démocraties, y compris l’américaine à sa naissance, tous les droits n’étaient reconnus à la personne humaine qu’en tant qu’oeuvre de Dieu ; autrement dit, la liberté n’était confiée à la personne que sous condition, en supposant une permanente responsabilité religieuse : tel était l’héritage du millénaire précédent. Il y a encore deux cents ans, en Amérique, il y a même cinquante ans de cela, il eût semblé impossible d’accorder à l’homme une liberté sans freins, comme ça, pour l’assouvissement de ses passions. Depuis lors, toutefois, dans tous les pays occidentaux, cette liberté s’est érodée, on s’est définitivement libéré de l’héritage des siècles chrétiens avec leurs immenses réserves de pitié et de sacrifice, et les systèmes étatiques n’ont cessé de prendre l’aspect d’un matérialisme de plus en plus achevé. En fin de compte, l’Occident a défendu avec succès, et même surabondamment, les droits de l’homme, mais l’homme a vu complètement s’étioler la conscience de sa responsabilité devant Dieu et la société. Durant ces dernières décennies, cet égoïsme juridique de la philosophie occidentale a été définitivement réalisé, et le monde se retrouve dans une cruelle crise spirituelle et dans une impasse politique. Et tous les succès techniques, Cosmos compris, du Progrès tant célébré n’ont pas réussi à racheter la misère morale dans laquelle est tombé le XXe siècle et qu’il eût été impossible d’imaginer, fût-ce à partir du XIXe. »

Le déclin du courage, Discours de Harvard le 8 juin 1978.
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2. Commentaires.
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JE NE SUIS PAS CHARLIE, si CHARLIE c'est se faire le porte-drapeau d'une liberté dénudée. Je n'ai rien d'autre à rajouter, tant je trouve lamentable la récupération politique, financière (nos impôts vont servir à pérenniser l'existence de ce torchon), psychologique et idéologique de l'assassinat monstrueux de nos compatriotes. Tout cela est misérable.
JE NE SUIS PAS CHARLIE, si CHARLIE c'est se faire le porte-drapeau officiel de l'injure faite aux croyants, si CHARLIE c'est être le champion de la dérision orientée (qui, curieusement, n'a jamais portée sur les juifs, les homosexuels ou sur les Africains, mais sur les musulmans, et surtout sur les chrétiens).
JE NE SUIS PAS CHARLIE, si CHARLIE élève la vulgarité et la bassesse à la hauteur d'un art admiré par des imbéciles (ah ! il fallait les voir les ministres quitter l'Elysée, un exemplaire du journal à la main, couverture tournée vers l'extérieur, et, pour tous, orientée dans le même sens, ce qui suggère une certaine mise en scène pour ne pas dire une mise en scène certaine).
Rien d'autre à dire, tant tout cela me dégoûte !
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3. Informations diverses.
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Merci à Yann qui me transmet ce lien au contenu très édifiant.

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Ci-dessous, des infos prises sur le site du Salon beige.

RIP.

Ayons une pensée pour les neuf aviateurs tués en Espagne à ALBACETE. En voici les noms.
  • Adjudant François Combourieu, 37 ans, mécanicien. Marié et père de deux enfants.
  • Adjudant Thierry Galoux, 41 ans, mécanicien. Marié et avait deux enfants.
  • Capitaine Gildas Tison, 35 ans, pilote. Marié et avait deux enfants.
  • Capitaine Mathieu Bigand, 30 ans, pilote.  Marié et père d’un enfant.
  • Lieutenant Arnaud Poignant, 26 ans, mécanicien.
  • Lieutenant Marjorie Kocher, 29 ans, navigatrice
  • Sergent Nicolas Dhez, 25 ans, mécanicien.
  • Sergent Régis Lefeuvre, 25 ans, mécanicien.
  • Sergent-chef Gilles Meyer, 27 ans, mécanicien. Marié, il allait être père.
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Et ça continue ! Lisez bien cela !


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Sentinelles/Veilleurs debout à TOULOUSE.


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Un ancien franc-maçon témoigne.


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Dachau, le plus grand cimetière de prêtre catholique au monde :



Je vous invite à regarder le billet où je raconte un témoignage que j'ai personnellement vécu : le jour des obsèques de mon grand-oncle, déporté à DACHAU pour fait de résistance, nous avons appris du prêtre qui célébrait la messe de funérailles qu'il avait reçu de son ami, lui et d'autres prêtres venus de SOISSONS et arrivant tout juste au camp, le pauvre morceau de pain de son que l'on donnait chaque jour aux déportés.
A mettre sans doute en relation avec ce que monsieur VALLS dit à propos de l'éventuel départ des juifs français pour ISRAEL.
Mais dans quel univers mental vivons-nous ? Comment peut-on dire des bêtises pareilles à celle que monsieur VALLS a proférée sur ce sujet ?

jeudi 15 septembre 2011

Et une autre d'Alexandra David-Néel

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Roparz Hémon a raison. Les billets les plus courts sont souvent les meilleurs. Voici, livrée à la méditation de mes lecteurs, une pensée d'Alexandra DAVID-NEEL.
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"Des athées organisés comme des salutistes, des incrédules parlant de sorcelleries, des gens sans foi parlant un langage de fanatiques ! Cela vaut, je crois, la peine d'être vu de près.
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Rien d'autre à dire qui puisse éclairer davantage l'étrange atmosphère laïcarde de notre pauvre République.
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jeudi 31 mars 2011

S'asseoir sur le couvercle de la marmite ?

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Faut-il s'asseoir sur le couvercle de la marmite ? Mettre la poussière sous le tapis ? pour reprendre une expression du Président de la République pour lequel mon estime croit à la mesure des attaques ignobles et basses dont ils est l'objet, depuis les caricatures de Charlie Hebdo, aux titres venimeux de Libération ou de Marianne. J'y ajouterai aussi les attaques du Front National. La haine des médias est telle que je me demande quelle en est la raison profonde. Je crois avoir trouvé un début de réponse : le Président SARKOZY est un empirique et non point un idéologue. Il a devant lui des gens qui passent leur temps à mettre en doute sa bonne foi, son courage, ou son intelligence. Ils n'ont pas la moindre solution à nos problèmes, ces gens-là ; ils n'ont que des idées, et, par violence intellectuelle, ils entendent nous les imposer. Je ne marche pas dans cette combine.

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Revenons au débat sur la laïcité. D'un côté, on voit les adversaires les plus acharnés des religions en général, et du catholicisme en particulier, [de ces grandes âmes qui s'indignent que l'on puisse fêter la saint Nicolas dans les Écoles Maternelles publiques du Nord, font enlever d'un tribunal (en Lorraine, pour autant qu'il m'en souvienne) un crucifix qui y figurait depuis des décennies, ont réussi à faire supprimer la mention "saint" des éphémérides du Journal Télévisé des chaînes publiques, se moquent à longueur d'antenne des prises de position d'un Benoit XVI sur le préservatif (je me suis expliqué longuement dans un billet sur la pertinence scientifique de ce propos, et j'ai donné la référence des publications de l'OMS sur l'absence de protection totale du dit ainsi que l'avis du responsable du programme de recherche sur le SIDA à l'Université de HARVARD, et je rappelle que j'enseignais la virologie ce qui me donne un petit avantage sur tous ces critiqueurs), ou vilipendent son discours de RATISBONE (j'y reviendrai, car vraiment, ça vaut le coup ; l'ignorance de ces censeurs est abyssale)], s'opposer formellement à une discussion sur ce sujet. De l'autre, on voit les responsables des six "grandes" religions mettre en doute l'opportunité du débat (ils ne semblent pas en nier la pertinence, mais s'interrogent sur le moment choisi, si j'ai bien compris). En somme on voit les adversaires acharnés des religions, et les responsables suprêmes des religions tomber d'accord. Curieux accord.

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Les adversaires des religions craignent que le débat mettent en lumière leur collusion POLITIQUE avec les fidèles du culte musulman. A cet égard madame AUBRY n'a pas de leçon à donner. Son époux - c'est bien entendu tout à fait son droit - défend certains extrémistes musulmans devant les tribunaux du Nord - et l'on peut légitimement se demander s'il n'influence pas les opinions de sa moitié. En vérité, les socialistes ont besoin des voix de nos compatriotes musulmans pour prendre le pouvoir. Ils les flattent, sans les aider vraiment ni leur donner une juste place dans l'espace public. Et c'est bien monsieur SARKOZY qui a créé le Conseil Représentatif des Musulmans de France, ce n'est pas monsieur JOSPIN ni madame AUBRY. Comment peut-on en toute probité l'accuser de vouloir brimer l'islam (i minuscule) ?

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Les responsables religieux ergotent sur l'opportunité du débat. Cette opinion frileuse me semble justifiée par le furieux désir de ne pas remettre en cause, non pas l'équilibre, mais les quelques avantages acquis par les différentes religions depuis les lois de 1905. Les musulmans s'insurgent ? Mais que craignent-ils ? Ils ne sont pas persécutés que je sache. Il leur est demandé de ne pas importer dans leur nouvelle patrie, les valeurs de l'Islam (I majuscule), c'est-à-dire un amalgame entre la religion et la politique. J'avance donc l'hypothèse qu'ils veulent pouvoir continuer de prier dans les rues, illégalement, de recevoir de l'argent de l'étranger pour construire leurs mosquées, d'entretenir des imams extrémistes, arabophones, ne parlant pas français, venus de divers pays musulmans connus pour leur rigorisme et leur mélange des genres. Je suis désolé, mais personnellement je n'accepte pas.

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Les socialistes s'assoient sur le couvercle de la marmite : elle leur explosera au visage. Les responsables religieux mettent la poussière sous le tapis. La vérité ni la charité ne sortent grandies de leur initiative.

mercredi 9 mars 2011

A messieurs les indignés

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Ils sont vos enfants naturels, ces électeurs que vous traînez dans la boue. Depuis plus de deux siècles, les penseurs qui vous soutiennent et une partie de vos responsables n'ont cessé de pratiquer en paroles et en actes une politique violemment antichrétienne. Et cela continue. Il y deux ou trois ans, des enseignants de l'école publique de la région du Nord ont protesté car on fêtait la saint Nicolas avec les enfants des écoles maternelles. Votre fanatisme est tel que vous avez fait supprimer des éphémérides de la télévision publique la mention saint qui précède le prénom que l'on célèbre. Un présentatrice décontractée vous dira, sourire guimauveux aux lèvres, que "demain on fête les Félicités". Vous ignorez ou voulez que le peuple ignore qui était cette jeune femme martyrisée avec sa coreligionnaire Perpétue, par exemple, tout comme ces hommes et ces femmes donnés aux malades, aux pauvres, à tous les laissés pour compte, aux orphelins.
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Depuis plus de trente ans, vous ne cessez de prôner des valeurs matérialistes, pouvoir d'achat, confort, loisirs, plaisirs. Et votre idéologie s'est répandue dans les médias avec une vitesse confondante. Vous ne parlez que de droit, jamais de devoirs. Vous faites parler ceux à qui vous vous adressez à la première personne du singulier : J'ai droit à... Vous avez critiqué l'éventualité d'un retour au cours de morale à l'école primaire. Vous avez supprimé l'obligation de porter un prénom tiré du martyrologe au point que l'on peut s'appeler Prune, Cerise, Frigidaire, Mahmadou ou Mohammed. Or le prénom est un élément fondamental de l'identification de la personne, dans une culture donnée. Vous ne connaissez que les individus, pas les personnes. Vous parlez de solidarité, jamais de générosité, et bien entendu de charité, cette vertu théologale qui plonge ses racines dans l'amour que le Créateur a pour ses créatures.
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Vous avez contribué en grande partie à effacer de l'esprit de nos concitoyens la conscience morale, de celle qui nous fait discerner et peser nos choix avant que les actualiser. Vous êtes une église, avec des croyances, mais vous êtes une église sans foi. Et s'il faut parfaitement admettre que le poids de l'Eglise catholique institution dans la vie politique et personnelle était devenu intolérable, en France, à un moment donné de l'histoire des hommes, à ce moment crucial où le choix de la charité et du don aurait contribué au véritable progrès humain, vous avez choisi la haine et la violence, le mépris et l'insulte, la destruction et la dérision. Et vous n'avez cessé d'intervenir dans la vie personnelle de vos concitoyens. Les électeurs que vous méprisez sont vos enfants naturels. Vous n'avez que ce que vous méritez. Vous êtes des fauteurs de guerre civile, car vous prétendez imposer au peuple ce que vous jugez bon pour lui, mais vous vous gardez bien de lui demander s'il est d'accord. Et ce que vous voulez imposer n'est jamais clairement exprimé.
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Si vraiment vous croyez à ce que vous dites, annoncez dans votre programme politique que vous augmenterez les impôts pour transformer les banlieues dites sensibles (suppression des ghettos "ethniques", destruction des barres d'immeubles inhumaines, création de commerces de proximité et de services, parcours scolaires adaptés, poste de police, équipements collectifs), que vous mettrez sur pied des programmes obligatoires d'alphabétisation pour les immigrés clandestins, que vous leur procurerez un toit et un travail décent. Mais de grâce, ne versez pas des larmes de crocodiles devant les misères du monde. Il y a longtemps que vous avez anesthésié le sens de la compassion et du partage dans le peuple. Il est votre enfant. Et vous le rejetez. Savez-vous qu'il existe des tests de recherche en paternité ?
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