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vendredi 1 février 2019

Samedi 02 février. Note pas brève du tout à l'intention des Lycéens (bis)


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Ma foi, je ne puis m'empêcher d'exulter quand je lis les analyses critiques de deux auteurs aussi talentueux que BLOY et MURAY font de l'oeuvre de ZOLA. Le pauvre ZOLA est mort asphyxié, sans que l'on sache vraiment si ce fut un accident ou un crime...
Bon, rentrons dans le vif du sujet.
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Nous vivons en un siècle sans mémoire, sans traditions, sans transmission. Le phénomène a commencé à se manifester au XIXe siècle, avec le triomphe de la pensée bourgeoise, conformiste, positiviste, scientiste, progressiste et par-dessus tout anticlérical. ZOLA est un excellent représentant de cette littérature de décadence, et c’est pourquoi il est, comme vous l’allez voir, passablement et humoristiquement étrillé par deux critiques littéraires dont il serait utile, chers lycéens, que vous vous inspirassiez.
Réglons d’abord un point important. Il faut créditer Emile ZOLA d’un grand courage et d’une singulière clairvoyance dans l’affaire DREYFUS. Très tôt, il a vu la machination que l’on ourdissait contre un innocent, et les mensonges de ses accusateurs. Mais, car il y a un mais, il était viscéralement, fondamentalement anticlérical, anticatholique, comme en témoigne la série des Trois Villes, Lourdes, Rome et Paris  ainsi que sa suite Les quatre évangiles qu’il n’eut pas le temps d’achever. J’ai rédigé, il y a plusieurs années, un billet que je n’arrive pas à retrouver, où l’on voit comment ZOLA offrit de l’argent à une miraculée de Lourdes, qu’il fait mourir dans son roman, (car elle lui faisait de l’ombre,) pour qu’elle parte en Belgique dont son mari était originaire. Elle s’appelait madame WUIPLIER, et ZOLA ne supportait pas qu’on lui fasse remarquer (elle se portait comme un charme et était vendeuse au Bon Marché) que la pauvrette était un démenti vivant à ses mensonges. Passons.
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Voici d’abord le jugement de mon cher Léon BLOY. Il n’est pas tendre comme vous l’allez voir !

"Qu’est-ce donc après tout que la littérature ? la littérature seule, sans enthousiasme ? C’est la plus ville des courtisaneries et la plus déshonorante des inventions qui abrutissent. C’est l’acrobatie de la pensée sans l’excuse du gagne-pain, car on y crève de misère à tous les niveaux, si l’on n’y ajoute pas le très lucratif négoce du maquignonnage politique ou du scandale irréligieux et pornographique, et l’on sait que la littérature moderne fait à peine autre chose. Athée, fille d’athées, mère d’athées, trois fois sacrilèges, soixante-dix-sept fois marquise de la luxure et de l’impiété, cette littérature est devenue quelque chose comme le vomissement des siècles sur le fumier définitif de la pensée et du langage. Je demande pardon pour ces affreuses expressions, mais si l’on veut bien se souvenir des récents travaux de M. ZOLA, par exemple, le chef reconnu et acclamé de toute la nouvelle école, qui donc osera les trouver injustes ou exagérées ?"

Léon BLOY.
Propos d’un entrepreneur de démolitions (Éd. 1884). Fac simile de l’édition originale.
Tresse, Éditeur, Paris, 1884/Hachette Livre/BnF, SD [2017 ?] (Page 4.)
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Mon non moins cher Philippe MURAY nous rappelle un épisode tout à fait incroyable, à propos de l’édification de la Basilique du Sacré Cœur (vous verrez que ZOLA a fait des émules)
"[…]. Il suffit d’entrer dans la basilique, au sommet de la colline de Montmartre. Là, au pourtour du chœur, dans l’ombre, brillent les lettres latines, Gallia, penitens et devota, la dédicace au monument de la France meurtri et fidèle… Immédiatement, toute une histoire sanglante remonte à la mémoire. Les prêtres abattus pendant la Commune, Mgr DARBOY fusillé, la répression versaillaise. Rien qu’un massacre parmi d’autres, quelques crimes qui en annoncent de pires. Et ce culte sublimé du Cœur de Jésus pour commémorer l’éternel retour du délire humain… C’est trop, c’est beaucoup trop pour ZOLA. « Une telle impudence, écrit-il, un tel soufflet donné à la raison, après tant de travail, tant de siècles de science et de lutte ! » Et à Paris en plus ! « À Lourdes, à Rome, cela s’explique. Mais à Paris, dans ce champ de l’intelligence, si profondément labouré, où pousse l’avenir ! » […]. Oui, tout cela est trop charnel. La preuve : « Il [le ‘il’ de ZOLA est celui d’un prêtre futur défroqué] souffrait de cette poitrine ouverte et saignante de Jésus, du cœur énorme que la sainte avait vu battre au fond de la plaie [il s’agit de sainte Marguerite-Marie ALACOQUE, promotrice de la dévotion au Sacré Cœur], dans lequel Jésus avait mis l’autre, le petit cœur de femme (sic), pour le rendre ensuite tout gonflé et brûlant d’amour. Quelle matérialité basse et répugnante, quel étal de boucherie, avec les viscères, les muscles, le sang ! Et il était outré surtout de la gravure qui représentait cette horreur. […] ». Voilà ZOLA surpris en pleine pudibonderie jansénisante, comme en plein puritanisme esthétique, l’un ne va jamais sans l’autre. D’ailleurs, deux plus tard, dans un ultime Salon, en 1896, il avait déjà renié une fois « ces femmes multicolores, ces paysages violets et ces chevaux orange » de la révolution impressionniste…
In
Rejet de greffe. Exorcismes spirituels I Essais. Quatrième tirage.
Les Belles Lettres, Paris, 2010. (Pages 189-190.)

Figurez-vous que monsieur Ian BROSSAT, maire adjoint communiste de madame HIDALGO, dépourvu du moindre talent littéraire, lui, se proposait de transformer le sacré Cœur en espace de Solidarité !
ZOLA a fait des émules…

lundi 18 décembre 2017

18 décembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Du grain à moudre pour Jean-Luc !

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Nous commençons un cycle ébouriffant avec le livre de CHESTERTON intitulé L’homme éternel. Comme vous le savez sans doute, CHESTERTON converti au catholicisme, s’en fit un défenseur redoutable et redouté, en raison de son humour et de la pertinence de ses vues, apparemment paradoxales mais toujours justifiées. Comme le dit en page de dos l’éditeur français de ce chef d’œuvre, "« L’homme éternel » est sans doute l’un des plus profonds et des plus poétiques parmi les livres qui peuvent amener les incroyants à considérer avec attention et sympathie ce que l’Église enseigne sur l’homme et sur Dieu."  CHESTERTON se place du point de vue de l’historien, et non du théologien ou du philosophe. Il est essentiel de souligner ce point. Il n’a aucune intention apologétique, contrairement à ce que pourrait donner à penser la citation du jour ; il se contente de démolir allègrement les préjugés et les idées toutes faites. Et il frappe juste.
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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle, c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Les censeurs professionnels du christianisme ne l’attaquent pas de l’extérieur. Au nom même de leurs doutes, ils demeurent en terrain disputé. Leurs critiques ont quelque chose des exclamations intempestives d’un analphabète. Ils récitent volontiers les litanies de l’anticléricalisme le plus éculé et déplorent que les prêtres portent la soutane. Pour autant, ils ne réclament pas que les filatures et les arrestations soient opérées par des argousins en civil. Ils se plaignent que l’on ne puisse pas interrompre un sermon et proclament que la chaire est un repaire de lâches. Il ne leur vient pas à l’esprit qu’il serait moins injuste d’adresser ce reproche aux journalistes : à la sortie de l’église, le prédicateur est là en chair et en os, tandis que le plumitif cache souvent jusqu’à son nom, et personne ne sait où le trouver. Ils ironisent sur le fait que les églises sont vides, sans même vérifier si elles le sont, ni signaler que certaines sont pleines. Dans un autre registre, ils reprochent à l’Église de n’avoir pas empêché la guerre. Chose si simple, en effet, que l’on se demande pourquoi personne ne prétend l’empêcher, hormis quelques-uns de ces sceptiques cosmopolites, maniaques de l’anticléricalisme, prophètes jamais las d’annoncer l’avènement de la paix universelle, qui sont les pires ennemis de Rome. Le déclenchement de la première guerre mondiale a disqualifié l’Église, osent affirmer ceux-là même qu’il aurait dû faire mourir de honte. Diraient-ils que l’arche de Noé fut disqualifiée par le Déluge ? Quand le monde va mal, cela prouve plutôt que l’Église voit juste : ce qui justifie son existence, c’est que ses enfants soient des pécheurs et non qu’ils soient sans péché. Quel triste état d’esprit que celui de ces réactionnaires militants de l’irréligion !"
In
G[ilbert] K[eith] CHESTERTON.
L’homme éternel. 2e édition, 2e tirage (nouvelle traduction).
Dominique Martin, Bouère, 2012. (Page 9.)
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2. COMMENTAIRES.
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Je dis, maintiens et affirme que les ridicules critiques de Jean-Luc MÉLENCHON à propos des obsèques de Johnny HALLIDAY à la Madeleine sont celles d’un homme élevé dans un milieu chrétien, un homme qui n’aurait certainement pas eu cette réaction si Johnny, au lieu de s’appeler Johnny, s’était appelé Mohamed ou Nathan et que sa dépouille eût été religieusement honorée dans une mosquée ou dans une synagogue. Après tout, monsieur MELENCHON pouvait apostropher non seulement le Père de SINETY qui a fait une homélie remarquable et remarquée, mais encore tous les hommes et femmes du monde politique, médiatique ou artistique qui assistaient à la cérémonie. Qui l'eût empêcher de se planter sur le parvis de l'Eglise dont il déplore qu'elle soit dédiée à une prostituée quand toutes ces personnalités ont quitté le sanctuaire, oui qui l'eût empêcher de dire avec courage son opposition ?
CHESTERTON reviendra à plusieurs reprises dans son livre sur ce paradoxe ; ces critiques ne peuvent être impartiaux pour cette raison qu’ils ont le nez sur le guidon ; ils ne peuvent l’être comme le serait un bonze ou un prêtre taoïste qui regarderait de l’extérieur, depuis le lointain et mystérieux Orient, le message, les rites et les cérémonies chrétiens en général et catholiques en particulier.
Au lieu de s’intéresser au fait, de tenter d’en voir la portée et la signification, Jean-Luc s’accroche à une loi de circonstance, dont son inspirateur, le franc-maçon VIVIANI dira explicitement, quelques temps après sa promulgation, qu’elle a pour but, non seulement « d’éteindre dans le ciel des lumières qui ne s’allumeront plus » mais surtout de continuer contre l’Eglise catholique une lutte qui ne ferait que commencer. Et encore, cette loi est-elle de nulle portée dans le cas d’espèce qui a motivé la fureur de Jean-Luc. Donner CLÉMENCEAU en exemple, un homme qui refusa de rentrer à Notre-Dame pour participer au Te Deum de la victoire du 11 novembre, en dit long sur la largeur de cœur, la tolérance, l’ouverture d’esprit de celui qui entend prôner la fraternité entre tous les hommes, enfin entre tous ceux qui pensent comme lui.
Insupportable contradiction, bien entendu, et que les hommes et les femmes de coeur jugeront à l’aune qui convient, celle de la miséricorde étonnée.
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3. REVUE DE PRESSE CURIEUSE, BAROQUE, INSOLENTE ET TOUT ET TOUT.
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De notre très chère Elvire, une analyse tout en nuance d’un livre de Dominique ROLIN, Les Marais.

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Y’en a des qui ont du temps à perdre…

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Vilain oiseau que celui qui salit son nid !

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Il serait temps !

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Ils ont bien raison.

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Et toujours Thierry et Jean-Jacques !

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Il faut croire que l’Occident a des vertus que l’Orient ne veut pas ou ne peut pas faire vivre dans son espace.

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Soutien à Alain FINKIELKRAUT.

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On résiste à PARAY-LE-MONIAL.


mercredi 1 novembre 2017

01 novembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Les savants et les tout-petits.


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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité ! Le miracle c’est de la faire aimer !
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1. LES CITATIONS DU JOUR.
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Citées par André VALENTA ces paroles de RENAN.

"Ce serait bien mal comprendre ma pensée que de croire que, dans ce qui précède, j'aie eu l'intention d'engager la science à descendre de ses hauteurs pour se mettre au niveau du peuple. La science populaire m'est profondément antipathique, parce la science populaire ne saurait être la vraie science."

"La science perd toute sa dignité quand elle s'abaisse à ces cadres enfantins et à ce langage qui n'est pas le sien. Pour rendre intelligibles au vulgaire les hautes théories philosophiques, on est obligé de les dépouiller de leur forme véritable, de les assujettir à l'étroite mesure du bon sens, de les fausser."
In
André VALENTA.
Le scientisme ou l'incroyable séduction d'une doctrine erronée. Préface du cardinal POUPARD.
Mélodie, Cercle de réflexion sur la science, sans mention de lieu, 1995. (Page 50.)

Citées par Xavier MARTIN, des paroles "lumineuses".

De VOLTAIRE à FRÉDÉRIC II : "Des millions d’animaux sans plumes à deux pieds qui peuplent la terre sont à une distance immense de votre personne, par leur âme comme par leur état." (Lettre de VOLTAIRE à FRÉDÉRIC II de Prusse du 22 décembre 1741. Besterman, D 2573, tome 8, Genève, 1970, p. 151.)

De VOLTAIRE : "J’ai lu dans un philosophe que l’homme le plus grossier est au-dessus du plus ingénieux animal. Je n’en conviens point. On achèterait beaucoup plus cher un éléphant qu’une foule d’imbéciles." (Lettre de Memmius à Cicéron [1771]. In Œuvres complètes. 42 volumes [1818]. Lefèvre et Deterville, Paris, tome 20, pp 180-209, à la page 205.)

"…l’homme d’esprit est (…) aussi essentiellement différent que l’homme l’est de la bête." (In Lettre de DIDEROT à FALCONET, Juillet 1767. Correspondance. Tome 7, p 91.)

De VOLTAIRE : "La race des nègres est une espèce d’hommes différente de la nôtre, comme la race des épagneuls l’est des lévriers. […]. La forme de leurs yeux n’est point la nôtre ; leur laine noire ne ressemble point à nos cheveux, et on peut dire que si leur intelligence n’est pas d’une autre espèce que notre entendement, elle est fort inférieure : ils ne sont pas capables d’une grande attention ; ils combinent peu. […]." Ce sont là dit VOLTAIRE, des produits «  de l’Afrique, comme les éléphants et les singes »." (In Essai sur les Mœurs et l’Esprit des Nations. Œuvres complètes. Opus cité, tome 12, aux pp. 32 et 33.)

Citation de DIDEROT : "Faute de réflexion et de principes, rien ne pénètre jusqu’à une certaine profondeur de conviction dans l’entendement des femmes."
(Sur les femmes [écrit en 1772]. In Œuvres. Publié par L. VERSINI. Cinq volumes. Tome 1. ‘Philosophie’, Laffont, Paris, 1994, pp 945-961, à la p. 958.)

Citation de VOLTAIRE : "Les hommes en général ont des organes plus capables d’une attention suivie que les femmes. […]." Moyennant quoi, "la supériorité" masculine "est une chose entièrement naturelle." (In Dictionnaire philosophique, verbo Genèse ; diverses éditions.)

Citation de VOLTAIRE : "Le peuple est entre l’homme et la bête." (In Voltaire. Notebooks. Publié par Th. BESTERMAN. Deux volumes. Deuxième édition, University of Toronto Press, Toronto, 1968, tome 2, p. 534.)
In Xavier MARTIN.
Naissance du sous-homme au cœur des Lumières (les races, les femmes, le peuple).
Dominique Martin Morin, Poitiers, 2014. (Passim.)
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2. COMMENTAIRES.
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Ma foi, il sera court :

"En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance."
Évangile selon saint Matthieu11, 25
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE ET DIVERSES ANNONCES.
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Croix de PLOERMEL.

J’ai envoyé une lettre hier au maire de Ploermel pour lui faire part de mon intention d’acheter à la mairie le terrain et la statue de Jean-Paul II, dans les conditions décrites dans mes précédents billets, c’est-à-dire par le biais d’une association. Une très chère amie, sans le savoir ou le vouloir, m’a donné le nom de cette association : N’ayez pas peur.
Dès que j’ai reçu une réponse, et dans la mesure où la création de cette association n’aurait pas été déjà engagée par la mairie ou par des habitants de Ploermel, je déposerai les statuts à la Préfecture de Vannes, et je ferai un appel à souscription, après avoir constitué le bureau. Je vous tiens au courant. Mais il se peut que l’Association « Touche pas à mon pape » qui a défendu l’implantation de la statue ait pris de son côté une telle initiative.
Vous noterez que les citations du jour illustrent admirablement l’arrogance des deux citoyens qui ont saisi le Conseil d’État : c’est bien de ces esprits libres qu’ils se réclament. Peuvent-ils simplement comprendre l’attachement que des âmes simples et droites portent à la Croix ? Non ! Ils préfèrent VOLTAIRE dont on pourra admirer l’humilité grâce aux quelques extraits de lettres donnés dans la section 1 de ce billet, ou la hauteur de vue de RENAN, sans compter celle de DIDEROT. La grande gloire de ces monstres sacrés est leur anticléricalisme ou leur athéisme militant, offensif pour le premier, doucereux pour le second et virulent pour le troisième. Moyennant quoi, ces gens qui méprisent le peuple sont devenus des gloires nationales, les éponymes de lycées, d’institutions diverses. Ils ont droit à des statues, ils nomment des boulevards, des rues, et quelquefois des impasses ! C’est très exactement cela les principes de la République : passer par profits et pertes les côtés obscurs de ces « Lumières » pour ne retenir que scintillant diamant de leur mordante ironie et de leur haine militante de Dieu (et des petits !).
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Je répondrai à l’argumentaire pour le moins alambiqué et contestable de monsieur de CASTELNAU sur le bien-fondé juridique de la décision du Conseil d’État.

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Merci à nos cousins italiens. Ils sont moins bêtes que nous !

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Heureusement que pour les croix, il reste quelques marques de yaourts grecs !

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Eh oui ! Même au Maroc on persécute.

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Voir ABSOLUMENT cette vidéo !


et lire absolument cet article : la loi de 1905 est une loi de persécution !

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Messeigneurs, vous désespérez les fidèles ! Vos fidèles, vos brebis !



Préféreriez-vous le pouvoir à la vérité ?
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Photo reprise du site https://hozana.org/publication/2809-vous-avez-recu-gratuitement-donnez-gratuitement. 

" Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits."

jeudi 8 août 2013

Nouvelles de la Résistance : Vincent Peillon ou l'avenir dans un rétroviseur... deuxième billet du 8 août 2013

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Mon neveu Nicolas va dire que je suis trop long ! Tant pis, je me lance.
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Monsieur PEILLON pense être un grand innovateur en matière de pédagogie républicaine. Ainsi que je l'ai annoncé dans le premier billet de ce jour, il regarde l'avenir dans un rétroviseur, et il calque très exactement son discours sur celui du très antique René VIVIANI, discours que je vais vous livrer maintenant. C'est pourquoi je propose qu'on surnomme VIVIANETTI, le petit VIVIANI, l'actuel ministre de l'Education nationale.
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Donc, en pleine préparation de la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat (loi qui a sauvé l'Eglise du désastre, certes au prix d'injustices considérables et, notamment, de l'offense faite à la mémoire des morts, et à leurs dernières volontés, mais qui l'a placé là où elle doit être : le Royaume n'est pas de ce monde ; il est à l'intérieur de nous), monsieur VIVIANI monte à la tribune, le 8 novembre 1906, et, avec un style flamboyant, à la hauteur duquel monsieur PEILLON, malgré son agrégation et son doctorat, n'arrive point, dit ceci :
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"[...]. La Révolution française a déchaîné dans l'homme toutes les audaces de la conscience et toutes les ambitions de la pensée  [on voit déjà comment fonctionne un idéologue : toujours regarder dans son cerveau, jamais autour de soi le monde, les hommes, le grand large et l'univers : en fait de conscience, il s'agit de l'activité d'idéation ; en fait de pensée, il s'agit d'idée. Pour monsieur PEILLON, il faut oublier tout ce qui vient avant la Révolution ! C'est inepte, mais ça lui plaît]. Cela n'a pas suffi. La Révolution de 1848 a doté l'homme du suffrage universel, elle a relevé le travailleur courbé sur sa tâche [fieffé mensonge : la loi LE CHAPELIER a privé les ouvriers du droit de syndiquer, et c'est bien plus tard, au tout début de la troisième république, que ce droit leur a été enfin reconnu ; je vais rechercher les détails précis ; mais j'ai dû faire un billet là dessus il y a très longtemps]  et elle a fait du plus humble l'égal politique du plus puissant [mon oeil ! le statut dérogatoire de pseudo-première dame de France accordée à madame TRIERWEILER nous administre la preuve éclatante du contraire ; c'est anecdotique, mais ça parle]. Cela n'a pas suffi. La troisième République a appelé autour d'elle les enfants des paysans, les enfants des ouvriers et DANS CES CERVEAUX OBSCURS, DANS CES CONSCIENCES ENTÉNÉBRÉES, elle a versé peu à peu le germe révolutionnaire de l'instruction. [Quel mensonge : il y avait en France, en 1789, 18 000 "petites écoles" où l'on apprenait aux enfants à lire et à compter. Les protestants ont été, du reste des pionniers dans ce domaine. Quel mépris dans ces paroles, quel orgueil ! Lui, monsieur VIVIANI, et ses amis tirent de l'obscurité des consciences enténébrées, celles des paysans et des ouvriers ? Lui, le représentant de l'élite républicaine, bourgeoise, et radicale (tendance cassoulet), il sait. La République telle qu'il l'entend porte la lumière aux petits qui, bien que dotée de l'égalité politique avec les plus grands, a besoin que l'on guide sa main vers les bons bulletins de vote.  Monsieur PEILLON a la même ambition. Il a le secret du bonheur et de la liberté, et il entend bien l'entonner de gré ou de force dans les cervelles enténébrées puisque selon lui, tant que la France sera catholique, il ne pourra y avoir de liberté ! J'ai l'impression de rêver. Poursuivons la citation.]  Cela n'a pas suffi. Tous ensemble, par nos pères, par nos aînés, par nous-mêmes, nous nous sommes attachés dans le passé à une œuvre d'anticléricalisme, à l'œuvre d'irréligion. Nous avons arraché les consciences humaines à la croyance. [Notez ici que monsieur VIVIANI emploie le même verbe violent : "arracher", que monsieur PEILLON a utiliser quand il entend "arracher les enfants aux déterminismes, ethniques, religieux, etc." Ces gens ne savent rien faire d'autre que d'imposer leur vue par la violence, précisément parce que leur idéologie est une CROYANCE.] Lorsqu'un misérable, fatigué du poids du jour, ployait les genoux, nous l'avons relevé, nous lui avons dit que derrière les nuages, il n'y avait que des chimères. Ensemble, et d'un geste magnifique, nous avons éteint dans le ciel des lumières qu'on ne rallumera plus..." [Trois millions de jeunes à RIO aux JMJ..., merci qui ? ]
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Oui le style est flamboyant, un peu daté quand même, mais il trahit bien la démesure du projet et la fausseté de l'analyse. Je persisterai donc à appeler monsieur PEILLON : monsieur VIVIANETTI ; s'il a les mêmes ambitions que son prédécesseur dans ses projets antichrétiens, il n'en a pas le souffle .
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Revenons sur l'essentiel : ces gens qui nous gouvernent depuis plus d'un siècle en prétendant faire notre bonheur contre nous ont conduit deux guerres mondiales, dont la première, désastreuse pour notre patrie, a vue des vieux birbes envoyer des milliers de jeunes gens, des paysans justement, et des ouvriers, menés souvent au combat par des aristocrates [regardez les noms des monuments aux morts !], pour satisfaire cette bande de fous ; oui des vieux birbes que l'on a promu maréchaux, que l'on encense, que l'on élit à l'Académie, qui ont droit à des noms de Lycées, de Boulevards, de Rues. Où est l'égalité politique des humbles avec les puissants tant vantée par VIVIANI ? En plus des guerres mondiales, ils ont rajouté des guerres coloniales (Maroc, Indochine, Algérie), et ils vont nous parler de liberté, de civilisation, de grandeur, alors que par leur désastreuse politique ils nous conduit et continue de nous conduire à la décadence. Non, tout cela est faux, insupportable, déconnecté de la réalité. Il y a eu de grands Français qui ont exercé avec talent une œuvre immense dans ce que ces messieurs (Jules FERRY en tête) appelaient "colonies", pays auxquels il fallait apporter les lumières de la civilisation puisque censés être peuplés par des races inférieures (Jules FERRY). On voit le résultat ! Il n'est pas très reluisant.
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Réveiller les conscience non pas en assénant des idées puisées dans un système, mais en suscitant la réflexion critique, l'analyse, l'observation concrète, le goût de la culture, voilà la tâche urgente, à quoi, je le souligne, s'attache le mouvement des Veilleurs : il ne vise ni à évangéliser, ni à endoctriner, mais à réveiller la pensée, d'où son nom.
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Tous à Paris le 31 août, 17 h 30, Esplanade de la Défense ; marche vers l'Arc de triomphe, puis vers la Concorde. Apporter de quoi dormir dehors.

dimanche 27 mai 2012

Jaurès me déçoit

Le Président de la République avait l'intention de faire inscrire dans la Constitution une mesure qui aurait abouti à supprimer en Alsace-Lorraine le droit local, et notamment le régime des cultes reconnus. Jean-Philippe MAURER, député alsacien, avait envoyé à monsieur HOLLANDE alors candidat, une lettre ouverte dont j'ai donné ici même copie. Il semble que l'on ne parle plus trop de cette proposition imbécile.

J'ai quand même cherché les raisons d'un tel acharnement. Et je me demande si l'ombre de JAURES ne plane pas au-dessus des responsables socialistes contemporains. Dans un livre excellent, Histoire de l'anticléricalisme français, Alec MELLOR (Éditions Henri Veyrier, Paris, 1979), je trouve - et j'en suis atterré - les paroles d'un JAURES que je croyais plus ouvert et qui révèlent le fondement même de la pensée socialiste :

"Que l'on ne m'objecte pas que tous les socialistes militants font profession d'irréligion absolue, qu'ils combattent non seulement le Christianisme, non seulement le spiritualisme mais l'idéalisme lui-même. Je le sais bien, mais il y a un immense malentendu que l'on peut résumer d'un mot : le socialisme est à l'état de combat, et toutes ses doctrines, même philosophiques sont des doctrines de combat... Ce que le socialisme combat, surtout dans le Christianisme dogmatique et le spiritualisme officiel, c'est la force donnée par eux aux partis rétrogrades et conservateurs. Il n'a pas le loisir de démêler dans le Christianisme ce qui est principe de tyrannie et de mort, ce qui est principe de liberté et de vie... Le Christianisme de la société actuelle n'est qu'une organisation théocratique au service de l'iniquité sociale, et il s'agit avant tout de le renverser.
Quant au christianisme flottant des dilettantes mystiques, des Renan et des Vogüe, il est aussi dangereux que l'âpre Catholicisme, car il énerve les esprits et il détrempe (sic) les courages dans une sorte de brouillard de religiosité." 'Ecrits posthumes et inédits de JAURES, publiés par Michel LAUNAY, dans son Histoire socialiste de la Révolution française.
 Pourtant, JAURES, du moins je le croyais, avait écrit des choses admirables sur Jésus. C'était pour mieux enfariner les âmes soucieuses de s'occuper des pauvres. Le fond de sa pensée, c'est bien ce texte qu'il produisit au plus fort des querelles sur la séparation de l'Église et de l'État.
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Je ferai ici deux remarques :
(a) Le jour où je verrai monsieur Pierre BERGE visiter nos amis de TIBERIADE, monsieur FABIUS héberger chez lui des étrangers, monsieur SAPIN donner régulièrement sa dîme aux oeuvres qui s'occupent des "plus démunis" comme le disent pudiquement les tenants du "politiquement corrects", le jour où le ministre de la santé ira visiter tous les soirs des malades à l'hôpital, celui de la solidarité déménager les cartons des banques alimentaires et distribuer de la nourriture à ceux qui ont faim (que ce soit au Resto du coeur ou aux cercles de saint Vincent de Paul), ce jour-là je croirai à la bonne foi des prédicateurs de gauche. Je constate que la charité active et discrète est le fait SURTOUT (pas exclusivement ; je n'aurai garde d'omettre, par exemple, le Secours Populaire, qui me semble bien isolé dans ses initiatives) de chrétiens discrets (catholiques et protestants), issus de tous les horizons sociaux de la population, pour qui l'agir est la marque du croire.
(b) Je rappelerai aussi ce que le pape Léon XIII disait dans son Encyclique Rerum novarum en 1891 : "Que le riche et le patron se souviennent qu'exploiter la pauvreté et la misère et spéculer sur l'indigence sont choses que réprouvent également les lois divines et humaines." Comme quoi on n'avait pas attendu JAURES pour condamner l'iniquité sociale.

Oui, ils croient qu'ils ont le monopole du coeur, et il exerce la charité avec l'argent des autres. Voilà qui est dépouvu de toute valeur morale.

lundi 27 juin 2011

Petites et grandes scènes qui révoltent

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Claire est baptisée depuis trois ans. Sa rencontre avec Jésus glorifié en Christ a été décisive. Sa vie est transformée. Elle a trois enfants, Diane, Ariane et Achille. A la suite de sa conversion, son mari est devenu littéralement fou furieux. Elle a décidé de divorcer. Il a plaidé, pour avoir la garde de ses enfants, que sa femme faisait partie d'une secte. Il a perdu. Mais, comme il est de règle, il a la garde périodique des trois petits et, quand il les a avec lui, il passe son temps à démolir par ses remarques ce qui est pour lui des bondieuseries, et la mère de ses enfants. Il semble qu'il soit écouté d'une oreille attentive par Achille, qui doit avoir une dizaine d'années, et qui ne prive plus pour ricaner quand sa maman parle de ce à quoi elle croit. Claire avait l'intention d'emmener ses enfants à Parys-le-Monial pendant les vacances. C'est un lieu de pélerinage et un centre de prières pris en charge par la communauté de l'Emmanuel. Référé du père auprès du juge des affaires familiales. Le juge donne raison au père. Claire ne pourra pas emmener ses enfants à Paray-le-Monial : "Vous comprenez, dit cet imbécile (au sens de BERNANOS), il y a du religieux à Paray-le-Monial. Vous risquez d'influencer les enfants". Ainsi, un père a parfaitement le droit de démolir dans l'esprit de ses enfants tout sentiment religieux, toute aspiration à la transcendance, mais une mère n'a pas le droit de leur faire une autre proposition que celle de la République laïque, antichrétienne, anticléricale. Nombre de Magistrats font partie de ces sociétés de pensée discrètes ou secrètes, aux mains desquelles notre patrie a été livrée dès l'avènement de la 3ème République. Ceci explique cela (voir la lutte de monsieur Eric de MONTGOLFIER à Nice). Permettez-moi de vous rappeler ici une parole de cet autre imbécile, je veux dire le petit père COMBES, un ancien séminariste : "J'entends aussi me prévaloir des lois de la Révolution et faire triompher en matière de politique religieuse l'esprit de la Révolution" (cité par Defendente GENOLINI dans le numéro du journal gratuit Direct Matin daté de ce jour). Ils n'ont pas lâché prise ; ils n'entendent pas lâcher prise, ces penseurs de l'ombre. Un jour viendra où les chrétiens devront payer pour louer des Églises qu'ils ont construites au fil des siècles, des Églises qui serviront aussi de salle de cinéma, de salle de bal, de salle des ventes voire de lupanar. Monsieur le juge, vous n'avez pas été juste avec Claire. Vous n'êtes pas un honnête homme. Vous êtes un sectaire. Votre fonction mérite certes le respect ; votre personne, c'est une autre affaire.
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C'est avec stupeur que je lie dans le journal Valeurs actuelles la lettre ouverte que le père Julien de POMMEROL, aumônier militaire du 2e Régiment étranger de parachutistes a été obligé d'envoyer au Ministre des Armées Gérard LONGUET. Je résume : le père de POMMEROL fait poser par monsieur BOUCHET, député, une question audit ministre (Question écrite 100.539 publiée au Journal Officiel du 22 février 2011). Celui-ci répond à cette question écrite dans le Journal Officiel du 17 mai 2011. On admirera au passage la promptitude avec laquelle le Ministre répond à un homme qui tout de même risque sa vie pour notre pays, puisque, sans prendre part aux combats, il accompagne nos soldats en opération. Monsieur le Ministre LONGUET met en cause l'exactitude des faits narrés par l'aumônier dans son rapport de mission, sans que celui-ci ait jamais été entendu. Voici trois paragraphes de la réponse pleine de dignité du père de POMMEROL.
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"J'aurais pourtant pu vous préciser le sens de ma démarche [si j'avais été entendu]. Je le fais donc ici, et publiquement, puisque mon honnêteté est maintenant mise en cause publiquement. Ce que je dénonce dans le rapport n'est en fait que le prolongement de ce qui se passait il y a vingt ans lors de la guerre du Golfe. Déjà, la soumission à l'islam est flagrante.
Cela commence à l'arrivée au port de YANBU (Arabie Saoudite), lorsque les soldats français débarquent des bâtiments de la Marine nationale. La police religieuse saoudienne les attend au bas de la passerelle, vérifiant en écartant les cols des treillis, que les militaires ne portent pas de croix autour du cou ; et si c'est le cas, la croix est retirée, mise dans une enveloppe et retournée en France.
Avant même d'arriver, des consignes incroyables ont été données : ne pas transporter de porc ou d'alcool dans ses bagages ; ne pas s'en faire envoyer dans les colis (la prévôté a même la mission sur place de le vérifier en ouvrant des colis au hasard, confisquant et détruisant les victuailles interdites par l'islam) ; ne pas arborer de croix rouges sur les véhicules sanitaires... Tout cela en dit long sur l'état d'esprit de la mission et ceci jusqu'au bout..."
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Cher monsieur le Ministre, feriez-vous partie, vous aussi de la cohorte des imbéciles (au sens de BERNANOS), et d'une sous-cohorte plus terrible encore, celle des imbéciles lâches ? Faudrait-il que nous acceptassions les mosquées dans nos villes et les prières publiques dans nos rues sans exiger la réciprocité de mesures de même nature vis-à-vis des chrétiens dans les pays musulmans ? Vous combattez, dites-vous, la xénophobie et le racisme du FN, mais vous encouragez celui des musulmans les plus fanatiques. Pour dire le vrai, si nous avons le sentiment que l'islam envahit notre patrie, c'est parce que nous avons renié la foi de nos pères et que nous ne sommes plus capables d'évangéliser, ni par la parole, ni par l'exemple, et ce avec la bienveillante complicité des plus sectaires de nos "élites".
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Le cas de Claire est celui d'une petite scène, d'une scène minuscule sans doute, qui révolte au plus profond d'elles-mêmes, les âmes droites. Le cas de nos soldats est celui d'une grande scène, d'une scène majuscule qui révolte silencieusement un nombre croissant de nos compatriotes ; ils pensent que le prix de la dignité vaut bien que l'on se prive de pétrole. Et si les musulmans veulent s'étriper entre eux, finalement, je suis en train de me demander s'il n'est pas plus productif de les laisser faire. Plus un soldat français ne doit mourir en Afghanistan après avoir transité par des pays aussi "tolérants" que l'Arabie saoudite. Nous n'avons rien de bon à retirer de ces combats. Le gaz du TURKMENISTAN et de l'OUZBEKISTAN, et les richesses du sous-sol centre-asiatique, qu'ils restent là où ils sont. Les multinationales attendront des jours meilleurs pour agrandir leur pré-carré.
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C'est tout pour ce soir.

vendredi 10 juin 2011

La samba des enragés

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C'est donc dans le livre d'entretiens de Bernard LECOMTE avec Marc LEBOUCHER que j'ai trouvé quelques perles dignes de figurer dans le colliers des imbécillités qui, comme chacun sait, est porté à tour de rôle par les  imbéciles du monde de la politique, du monde des médias et de celui de la culture.
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Nous en sommes en 1996. Jean-Paul II fait un voyage en France. Dans L'Evénement du Jeudi, un imbécile très connu se déchaîne : voyage touristico-propagandiste à tonalité ouvertement monarchiste, c'est une clownesque entreprise, une ridicule arnaque obscurantiste et un véritable complot contre-révolutionnaire dit-il de ce voyage.
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Les Polonais auraient été sans doute heureux d'apprendre que Jean-Paul II représentait tout ça. L'imbécile de service est-il un nostalgique du soviétisme ? Quand on connaît le rôle de Jean-Paul II dans la chute du communisme, on est tout de même étonné de lire ces opinions lapidaires. Mais il est vrai que pour ce monsieur, le viol présumé de la femme du chambre du Sofitel n'est qu'un "troussage de domestique". On m'a dit que Jean-François KAHN abandonnait la carrière de journaliste. Il aurait mieux fait de ne l'avoir jamais l'embrassée.
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Toujours dans ce livre, on lit les noms de deux autres figures de proue de l'anticléricalisme : Michel CHARASSE (mais enfin on le savait), et Pierre BERGE. Ainsi se trouvent réunis dans la même haine, des personnalités  des trois mondes que je vous ai cités en tête de ce billet. Il n'est pas étonnant du reste de constater que ces trois personnalités ne font pas mystère de leurs opinions. Ils sont bien les dignes héritiers de ce Maurice ALLARD qui, lors du débat sur la Loi de Séparation disait à la Tribune de l'Assemblée :

"Il faut le dire très haut : il y a incompatibilité entre l'Église, le catholicisme ou même le christianisme et tout régime républicain. Le christianisme est un outrage à la raison, un outrage à la nature. Aussi je déclare très nettement que je veux poursuivre l'idée de la Convention et achever l'oeuvre de déchristianisation de la France."
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Il faut dire que le succès dépasse toutes les espérances de monsieur ALLARD qui exprimait tout haut ce qu'une grande partie de ses collègues favorables à cette séparation pensaient tout bas, et que TAINE a si bien analysé. La France n'est plus chrétienne. C'est ainsi. Voilà pourquoi, au nom de la solidarité, on voit des files d'ayant droit faire le pied de grue devant les divers bureaux d'aide sociale, écoutés plus ou moins par des fonctionnaires qui gagnent leur pitance sans trop de risque en faisant remplir des papiers qui finiront dans les corbeilles, tandis que des dizaines de disciples de Jésus, silencieux et efficaces, réconfortent, écoutent, appellent par leur nom les pauvres qu'ils croisent sur leur chemin. Qu'on leur interdise l'exercice de la miséricorde et l'on verra. Il serait injuste d'oublier de citer tous nos compatriotes qui, bien que non croyants, reconnaissent un frère en celui qui souffre (membres du Resto du Coeur ou Secours Populaire, par exemple).
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Les puissants dansent frénétiquement la samba des enragés dans les palais de la République. Les modestes, les humbles, se faufilent comme ils peuvent dans les couloirs de la misère et ne cherchent point le tintamarre ni la reconnaissance. Ils font ce qu'ils ont à faire, et c'est là leur récompense.
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