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mercredi 23 juin 2010

Enfin une bonne nouvelle

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Enfin une bonne nouvelle. L'affreux GUILLON est licencié de France-Inter. On a mis du temps à remarquer que ce monsieur faisait son beurre sur le dos de personnalités qui n'avaient pas moyen de lui répondre, et de dénoncer ses calomnies. Il n'était même pas drôle, semble-t-il, simplement grossier. S'il avait eu l'humour léger, même féroce, il semble bien qu'on l'aurait gardé. Mais il n'était qu'injures, et insinuation, une sorte de Canard Enchaîné de la Radio publique..
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La décision a été prise par Jean-Luc HEES, le directeur de France-Inter. Il avait de bonnes raisons personnelles de le faire : monsieur GUILLON l'avait publiquement insulté, récemment, lors d'une de ces prestations qui ne font pas honneur à l'esprit français, pourtant réputé si fin ! Mais la France, monsieur GUILLON en a-t-il souci ? Ceux de son clan ou de son parti semblent avoir plus d'importance pour lui que tout autre considération de morale publique.
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Qu'on nous débarrasse une bonne fois pour toute de ces pseudo-emmerdeurs, de ces touilleurs d'excréments, de ces esprits qui se complaisent dans la méchanceté. Tout le monde n'est pas Henri ROCHEFORT, tout le monde n'écrit pas des pamphlets analogues à ceux du ci-devant marquis. Monsieur GUILLON va rentrer dans un anonymat dont on peut espérer que jamais il ne sorte plus.
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lundi 29 mars 2010

Selon que vous serez...

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Un proche qui m'est très cher et qui n'a pas voulu commenter directement sur le Blog le billet que j'ai consacré à Stéphane GUILLON et à KANT (l'homme mélancolique) me fait quelques reproches gentils auxquels je me fais un devoir de répondre ici.
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Il me dit notamment ne pas voir le rapport entre Stéphane GUILLON et la description que KANT donne de cet homme-là. Je lui ai déjà répondu, mais je le redis ici pour tout le monde. Si, il l'a vu, mais ne s'est pas formulé clairement le rapport. Je vais l'expliciter : Stéphane GUILLON est un pervers médiocre, au sens ou Cynthia FLEURY définit cette catégorie de citoyen (voir le billet portant ce titre) ; KANT est un homme qui pense, qui doute et qui respecte autrui. Stéphane GUILLON se complaît dans la bassesse, KANT dans le sublime. Stéphane GUILLON racole gratuitement la clientèle pour son spectacle au Théâtre DEJAZET, KANT sait qu'il passera pour un fantasque et un songe creux, mais persistera dans l'exigence qu'il a envers lui-même. On ne finirait pas de faire le parallèle entre l'histrion et le philosophe. Moi, je préfère le philosophe.
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Il me dit encore que je n'ai pas à parler de ce que je n'ai pas entendu. Mais j'ai lu les propos ignobles de "l'humoriste" sur le visage de fouine, le menton fuyant, et que sais-je encore de monsieur BESSON. Les journaux ont abondamment repris ces propos. Et quand je les compare à ceux que monsieur BESSON a tenu en réaction, je ne puis m'empêcher de penser qu'il a eu une attitude autrement plus digne que Stéphane GUILLON.
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Il me dit que la démocratie doit s'accommoder de la critique. J'en conviens bien sûr. Et je ris à entendre Anne ROUMANOFF qui n'est pas tendre avec le pouvoir. Elle en croque avec esprit les travers et les petites limites. Rien de cela chez monsieur GUILLON qui n'a que l'injure, l'invective, la fausse caricature, la méchanceté à la bouche. Je n'empêche personne de l'aimer. Mais on ne peut m'obliger à le faire. Mais bien sûr, il fait de l'audience. C'est bon pour la carrière des journalistes.
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J'ai vigoureusement condamné les propos de monsieur FRÊCHE sur la "tronche pas très catholique de Laurent FABIUS". Les socialistes et leurs relais médiatiques, Libération en tête, ont de leur côté dit tout le mal qu'ils pensaient de ces paroles indignes. Mais le même Libération se fend de trois pages d'apologie de monsieur GUILLON et accuse monsieur BESSON d'être mauvais joueur et de ne pas supporter la raillerie. On doit donc accepter de se voir traiter d'homme à visage de fouine, mais on ne peut accepter de se voir taxé de posséder une "tronche pas très catholique" ? Qui ne voit là la contradiction insupportable de ces moralistes à géométrie variable, dont les avis fluctuent au gré de leurs intérêts.
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J'accuse donc formellement les médias et certains politiciens de gauche de détruire l'esprit civique par de telles pratiques. Et je maintiens que je suis infiniment plus démocrate que ces tyrans de la pensée dominante, ces faux-prophètes de lendemains qui chantent, ces dialecticiens de pacotille. Je me sens le droit de les juger sévèrement, à due proportion de l'amour qu'ils prétendent avoir pour la démocratie. Ils devraient savoir que celle-ci exige de la tempérance et de la vertu, au premier rang de laquelle il faut placer le respect d'autrui.
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Je conclus en disant que la seule parole sensée que j'ai entendu cette semaine sort de la bouche de Pierre ARDITI. Il ne fait pas mystère de ses opinions. Mais il est, lui, dans le réel. Je l'ai entendu hier dire ceci qui me paraît d'une grande justesse : "il y a trente ans, le travail permettait de se loger, de se nourrir, de se vêtir, d'élever ses enfants. Cela n'est plus possible aujourd'hui. Il faut trouver là une solution à cette intolérable situation". Monseigneur Di FALCO qui était l'invité de l'émission Vivement dimanche a approuvé ce constat. Je l'approuve aussi. Et je reviendrai sur quelques solutions concrètes qui ne sont ni de gauche ni de droite, mais de bon sens.
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Bonne journée.

dimanche 28 mars 2010

Sagesse des nations

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Fabuleux Musée du Louvre. J'y vais très régulièrement et je copie minitieusement les notes et notices de tous les objets qui jalonnent la remarquable section consacrée à l'Egypte pharaonique, dans son aspect thématique.
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J'y suis encore allé vendredi soir, "en nocturne", comme l'on dit pour désigner les vendredis où le musée est ouvert jusqu'à 22 heures. Après la visite, un passage obligé à la librairie du Musée, absolument unique dans le domaine des arts couverts par le Louvre, me permet de prendre connaissance des nouveautés. Il m'arrive (souvent) de me laisser tenter par des petits livres. Et justement, vendredi, j'en ai trouvé un que je trouve bien instructif : Sagesses de Mésopotamie. Il y a dans cet opuscule plusieurs sections consacrées aux Proverbes que les Sumériens, les Babyloniens, les Assyriens et même... les Egyptiens (ce qui nous éloigne de la Mésopotamie) ont ciselé au long de leur longue histoire. A les lire, on se rend compte que l'homme n'a guère changé depuis ces temps anciens. Echantillon de ces Proverbes dont on dit qu'ils sont la sagesse des nations.
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Collection sumérienne I.
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8. "Que mon bien demeure intact ; c'est ton bien que je veux consommer !"
Voilà qui fera estimer quelqu'un dans la maison de son camarade !
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11. Tu ne me dis pas ce que tu as trouvé.
Tu me dis seulement ce que tu as perdu.
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55. La pauvre n'a qu'à mourir ; qu'il ne reste pas en vie !
Quand il a du pain, il n'a pas de sel ;
Quand il a du gazi (il s'agit d'une sorte d'aromate ; note du transcripteur), il n'a pas de viande ;
Quand il a de la viande, il n'a pas de gazi. [Ce proverbe vise tous les contemporains du sage qui se plaignent de n'en avoir jamais assez.]
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86. Celui qui fait voile avec le vent dans la loyauté,
le dieu [du soleil et de la justice] UTU cherche toujours pour lui un havre sûr.
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87. Celui qui fait voile avec le vent à des fins de méchanceté,
toujours, loin des côtes, il le mène au naufrage.
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L'enseignement de SHURUPPAK.
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Le calomniateur embrouille les yeux comme avec un fuseau ;
ne le regarde pas devant les yeux :
Il entame toujours le jugement du coeur.
Celui qui toujours profère des injures,
martèle seulement la peau, mais il tue [...].
Proférer des injures ramène toujours les délibérations sur une mauvaise cause ;
l'esbroufe est comme un abcès, comme une herbe qui donne mal au ventre. [Entrez, Stéphane GUILLON, on parlait de vous justement.]
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Celui qui cesse le travail laisse la maison aller à la ruine. [Bonjour les syndicats, on parlait de vous justement.]
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Je vous quitte en vous laissant deviner lequel de nos contemporains pourrait être la cible de ces proverbes. Je me suis amusé à en dévoiler deux... Mais cherchez bien, vous en trouverez d'autres.
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Bon dimanche.

jeudi 25 mars 2010

Au fil des jours ou l'homme mélancolique

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J'avais prévu de commettre un billet sur divers petits événements qui ont marqué, ces derniers jours, l'espace public. Mais consacrer à Stéphane GUILLON un billet, c'est perdre son temps. Cet homme a un humour d'éléphant ; mal rasé, d'aspect malpropre sur lui, les yeux plein de ruse et le menton pointu, il se pourrait bien qu'il fût, avec cette mine, un espion chargé par AL QAIDA d'infiltrer l'audiovisuel public pour instaurer avec la complicité de BEN LADEN une république islamique... Mektoub ! Inch Allah ! Donc rien sur Stéphane GUILLON. Il faut laisser les choses basses mourir de leur propre poison.
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Je préfère vous donner ici la description qu'Emmanuel KANT fait de l'homme mélancolique. Plût au Ciel que la France fût peuplée de tels hommes !
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Donc, selon KANT, l'homme au tempérament mélancolique "se soucie peu du jugement des autres, de ce qu'ils tiennent pour bon ou pour vrai. [...] Il considère la véracité comme sublime et ne hait rien tant que la dissimulation et le mensonge. Il nourrit un sentiment élevé de la dignité de la nature humaine, s'estime soi-même et tient tout homme pour digne de respect. Toute basse sujétion lui répugne, son noble coeur respire la liberté. Il ne souffre ni les chaînes dorées qu'on porte à la cour, ni les fers pesants des galériens. Il se juge sévèrement, comme il juge autrui. Il lui arrive d'être fatigué de lui-même et du monde. [...] Il risque de devenir un fantasque ou un songe creux". (In Observations sur le sentiment du beau et du sublime.)
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J'ai rencontré KANT à KOENIGSBERG alors qu'il y dispensait ses cours de Géographie. Humour décalé ou déjanté, bien sûr. Remarque d'un fantasque et d'un songe creux.
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