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mardi 27 mars 2018

Mardi 27 mars 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Pour une juste conception de l'homme !


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C’est le moment de sortir du sommeil !

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1. ROD DREHER, PATRICK DENEEN ET

L’ERREUR ANTHROPOLOGIQUE MODERNE.
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"Patrick J. DENEEN, professeur en science politique à l’université Notre-Dame-du-Lac, a publié en 2016 Conserving America ? Essays on Present Discontents. [Conserver l’Amérique ? Essais sur les mécontentements actuels.]. Il y écrit que le libéralisme issu des Lumières, d’où sont nés nos deux grands partis américains, est fondé sur la conviction que les hommes sont « naturellement libres et indépendants », et que le but d’un gouvernement est de libérer les individus autonomes. Pour progresser dans cette voie, il faut nier les limites naturelles, ce que font aussi bien [les] partis qui promeuvent l’ouverture des marchés que, à gauche, les partis égalitaristes et étatistes.
"Cette idée entre directement en contradiction avec ce que l’Écriture sainte et l’expérience nous donnent à voir de la nature humaine. Pour DENEEN, l’objet de la civilisation «  a toujours été de maintenir et de soutenir les pratiques et structures familiales, sociales et culturelles qui perpétuent et approfondissent toutes les formes d’obligation, de gratitude, de devoir et redevabilité, qu’elles soient personnelles ou intergénérationnelles ».
"En d’autres termes, la civilisation n’est pas là pour permettre aux individus de faire ce qu’ils veulent. Cette conception est une erreur anthropologique. Une civilisation dans laquelle personne ne sentirait la moindre obligation vis-à-vis du passé, de l’avenir, de l’autre ou de ce qui ne se rapporte pas à l’autosatisfaction serait bien fragile. Dans les dernières années de l’Empire romain d’Occident en plein déclin, saint AUGUSTIN décrivait une société préoccupée seulement par la recherche du plaisir, par l’égoïsme et la tentation de vivre dans l’instant."
In Rod DREHER. Ouvrage cité, page 139.
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2. CONTREPOINT DE G.K. CHESTERTON.
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"Tantôt dieu, tantôt démon, seul maître de la flamme irremplaçable, l’homme regarde à sa lumière le monde visible auquel son regard solitaire donne un sens. Il voit un monde organisé d’une certaine façon, qui semble obéir à certaines lois ou, du moins, procéder par répétitions. Il voit une architecture végétale qui se construit elle-même sans ouvriers visibles, qui semble suivre un modèle tracé dans les airs par un doigt invisible, et n’est pas ce que l’insinue, une poussée au hasard, une croissance aveugle, un développement à tâtons. Chaque plante poursuit sa fin propre — radieuse et admirable, même si elle n’est que celle d’une pâquerette — et procède d’autre chose que de la vertu de verdir. Toute fleur a sa propre finalité. Elle appartient à un monde couronné. Cette vision, qu’elle soit ou non trompeuse, a fortement impressionné la race qui pense et domine le monde matériel. Dans son immense majorité, cette race a pensé, à tort ou à raison, que l’univers, comme l’arbre, obéissait à un plan, qu’il poursuivait sa fin et cherchait sa couronne, comme la fleur. Mais, dans la mesure même où ils pensaient, ces penseurs ne purent éviter de passer de la notion de plan à une autre, plus angoissante, presque effrayante. S’il y avait un plan, quelqu’un devait l’avoir conçu. Invisible, différent, cet étranger, qui était avant tous les hommes, était aussi leur ami, leur mystérieux bienfaiteur. Il avait fait pour eux toutes choses. Pour eux, il avait creusé les vallées et planté les bois. Sur leur lever, il avait allumé les feux du soleil, comme le serviteur allume le feu du matin. Bien entendu, l’idée qu’un Esprit gouverne le monde s’affirma dans l’esprit des hommes par des voies plus subtiles et des méditations plus pénétrantes que l’argument de l’horlogerie universelle. Mais, puisque je désire conserver à  cet exposé un tour aussi simple que possible, je me contenterai de dire que la majeure partie de l’humanité, dont la plus sage, conclut que le monde a bien une fin ultime et donc une cause première. Cependant, lorsqu’ils en vinrent à développer cette conclusion, la plupart des hommes se séparèrent des plus sages d’entre eux. Deux manière de l’envisager se développèrent alors [CHESTERTON fait allusion à la mythologie et à la philosophie], qui constituent, pour l’essentiel, l’histoire religieuse de l’humanité."
G[ilbert] K[eith] CHESTERTON.
L’homme éternel. 2e édition, 2e tirage (nouvelle traduction).
Dominique Martin, Bouère, 2012. (Page 286.)
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3. COMMENTAIRE PERSONNEL.
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Si l’homme est susceptible, en utilisant sa raison, d’arriver aux conclusions que résume si bien CHESTERTON, alors on peut comprendre pourquoi Arnaud BELTRAME a donné sa vie pour sauver Justine, une femme prise en otage par le djihadiste. Il se trouve, là, que personne ne s’est avisé de deux choses : la première, c’est qu’Arnaud a pris en compte la fragilité féminine et la terreur qu’a dû éprouver Justine, la seconde c’est qu’il a volontairement pris un risque mortel parce qu’il avait la foi. Il s’en est remis aux mains d’un Sauveur qu’il avait rencontré intimement quelques années auparavant. Arnaud n’a point voulu se sauver lui-même, Arnaud a pleinement vécu le risque associé au pari bénédictin, celui de ne pas se conformer aux valeurs d’un monde en perdition. Il ne fait aucun doute qu’il est dans la pleine lumière et que son exemple va susciter bien des conversions.
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4. LIENS UTILES.
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Honneur à la Sainte Russie.






mercredi 21 juin 2017

21 juin 2017. Nouvelles de la Dissidence. Loi Travail ! Ne pas se tromper sur l'homme

Nous continuons notre parcours dans l'ouvrage collectif, appelé Transmettre l’essentiel, actes d’un colloque organisé par L’Académie d’éducation et d’études sociales. Artège-Lethielleux, Paris, 2016. Encore une réflexion de Pierre-Yves GOMEZ dans son excellent article Le sens du travail.
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Je trouve frappant que, dans les débats ou les réflexions politiques, le thème du travail comme fondation ne vient jamais. On parle volontiers de « valeurs » de la République, de la laïcité, de l’Histoire de la France parfois, du progrès de la France « mère des arts, des armes et des lois », etc. Mais pas du travail comme ciment national. On parle abondamment du chômage (par la négative donc), mais pas du travail, de la philosophie du travail, du sens du travail, de l’utilité du travail pour qu’existe une société. Pourtant le contenu du travail, les projets et la manière de travailler fixent une communauté nationale ou locale, nous l’avons dit. Cela me paraît suffisamment évident pour que je me demande pourquoi la question du vivre ensemble n’est jamais abordée sous cet angle.
Les sciences humaines et sociales ont montré depuis fort longtemps qu’il n’y a pas de communautés qui tiennent sans des représentations partagées du travail. C’est ce que j’appelle la condition du travailleur clairement établie. On forme un peuple parce qu’on a défriché ensemble des terres, parce qu’on a bâti des routes et des cathédrales, parce qu’on a jeté des ponts, etc. C’est cela aussi qui participe à la transmission d’une culture. Une culture qui intègre une représentation, une philosophie du travail et des manières multiples de réaliser le travail ‘bien fait’" (Page 202.)
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2. COMMENTAIRES.
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Cette page n’a l’air de rien et pourtant il me semble qu’elle est décisive pour notre avenir. Il convient très clairement de dire que si la loi réformant le code du travail se borne à n'en voir que l'aspect économique, elle court à un échec certain.
En faisant croire aux Français, essentiellement aux salariés, que le travail était une malédiction, ou encore un poids dans la vie humaine, l’idéologie socialiste et marxiste en général et madame AUBRY en particulier ont réduit le travail à seule dimension économique et encore, à son seul rôle de moyen, celui de gagner suffisamment d’argent pour assurer non seulement sa vie ordinaire, mais encore ses loisirs et ses plaisirs, placés dans l’imaginaire social comme le but de l’existence.
En faisant croire au salarié qu’il ne faisait que vendre sa force de production à un patron avide (tout comme le salarié) de faire de l’argent pour ses loisirs et ses plaisirs, on a négligé la dimension sociale de l’agir ensemble, dans une équipe, un groupe, une organisation. La chose s’est évidemment aggravée avec l’augmentation de la taille des entreprises et la spécialisation des tâches. Voilà qui a accru le sentiment de n’être qu’un rouage dans un ensemble mécanique complexe. Or, même dans une entreprise de grande taille (je pense à EADS et Airbus) il est possible de créer des conditions de travail qui rendent les salariés fiers de participer à une œuvre collective. C'est ce ces entreprises qu'il faut tirer des leçons.
Cette idée de la lutte des classes a rendu inévitable la codification des droits (mais pas des devoirs) des salariés en face de l’employeur, l’empilement de mesures, de réglementations souvent idiotes, le compte pénibilité étant l’illustration la plus éclatante de l’imbécillité hollando-socialiste en la matière. Bien sûr qu’il y a des tâches pénibles ; certaines sont d’ordre physique et il est normal, juste et légitime d’en tenir compte ; mais qui mesurera le stress lié aux exigences de rendements (pour ne citer que cet exemple) ou à  des conditions subjectives parfaitement impossibles à évaluer ? Si la vie n'était qu'un chemin couvert de pétales de roses, cela sa saurait.
Tout est à repenser.

Il y a une autre conséquence importante. Il est impossible d’absorber une masse croissance d’immigrés sans assurer à ceux-ci le moyen de s’intégrer par le travail dans la communauté nationale. S’il s’agit de profiter d’une main d’œuvre à bon marché, c’est inacceptable. Il nous faut avoir de l’imagination, du discernement, et rejeter systématiquement ceux d’entre les étrangers qui veulent profiter des avantages de leur pays d’accueil sans lui payer en retour, par une contribution, si minime soit-elle le tribut de reconnaissance qui lui est dû, ne serait-ce qu’en en apprenant la langue et l’histoire.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Merci et honneur à vous monsieur !

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À soutenir et à faire connaître. Vive Natacha !

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Une passionnante enquête !

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L’Europe ! C’est beau l’Europe !


L’espagnol qui est une des langues les plus parlées dans le monde n’est donc pas éligible comme langue de rédaction des brevets européens ? Et on voudrait nous faire aimer ce grand bidule ? Je soutiens nos amis espagnols dans légitime revendication.
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Liberté, liberté, liberté !

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Excellent article à lire attentivement :


L'auteur fait notamment allusion à KELSEN, dont j'ai parlé à plusieurs reprises lors du vote de la loi dite TAUBIRA. 
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Un grand homme politique et un grand saint : Thomas MORE.


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Quand BFMTV prend ses désirs pour des réalités, je me marre !

bfm fiabilite

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Oui L'Eglise catholique aime les femmes !



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samedi 18 février 2017

18 février 2017. Nouvelles de la Résistance. Isidore au secours des hésitants ! Il parle de Dieu.

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Sacrebleu, ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Ne reniez pas l’immortalité de l’âme, la sagesse de Dieu, la grandeur de la vie, l’ordre qui se manifeste dans l’univers, la beauté corporelle, l’amour de la famille, le mariage, les institutions sociales. […].
[…].
[…].
[…]. Ceux qui veulent faire de l’anarchie en littérature, sous prétexte de nouveau, tombe dans le contre-sens. On n’ose pas attaquer Dieu ; on attaque l’immortalité de l’âme. Mais, l’immortalité de l’âme, elle aussi, est vieille comme les assises du monde. Quelle autre croyance la remplacera, si elle doit être remplacée ? Ce ne sera pas toujours une négation.
Si l’on se rappelle la vérité d’où découlent toutes les autres, la bonté absolue de Dieu et son ignorance absolue du mal, les sophismes s’effondreront d’eux-mêmes. […]."
In
Isidore DUCASSE, improprement appelé Comte de LAUTRÉAMONT, patronyme qu’il n’utilisa que pour signer Les Chants de Maldoror.
Œuvres complètes d’Isidore DUCASSE.
Poésies I.
Le Livre de poche, N°1117-1118, pp. 382-383.
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2. COMMENTAIRES.
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Je m’efforçais, avec un succès limité, il faut le dire, de mettre un peu d’ordre dans ma bibliothèque, quand j’ai retrouvé l’ouvrage et que, l’ouvrant au hasard (mais le hasard existe-t-il ?) je suis tombé sur cette page. J’avais lu, en ma prime jeunesse Les chants de Maldoror et j’avais été stupéfié de voir la hargne que le héros déployait contre le Créateur, avec force blasphèmes. Je n’avais pas poursuivi la lecture de Poésies I et Poésies II d’où mon étonnement hier soir en parcourant le présent texte. LAUTRÉAMONT ne pense pas comme DUCASSE.
Est-il nécessaire vraiment de souligner la justesse de diamant du constat que porta sur le monde de son temps un jeune poète, trop tôt disparu ?
Je dis, soutiens, affirme et prétends que le monde entier est en train de crever de son oubli de Dieu, de son matérialisme et de son amoralité (souvenez-vous que les esprits forts nous disent que la science est « axiologiquement neutre », qu’elle ne se préoccupe pas de morale et qu’elle n’a pas à s’en préoccuper). J’affirme en outre que les attaques dont François FILLON fait l’objet n’ont d’autres buts que d’éliminer un candidat qui a le courage de dire qu’il est chrétien. Supposer qu’un chrétien doit être un saint fait beaucoup d’honneur aux disciples de Jésus, mais assez peu à la théologie du salut : nous sommes tous pécheurs, lui, comme moi, comme les journaleux du Canard qui n’en ont rien à cirer, certes, mais n’en demeurent pas moins soumis à l’humaine condition.
Le relativisme moral de monsieur MACRON, le chouchou des médias aux mains de la grande finance, est reflété par ses opinions contradictoires à propos du mariage pour tous (voir Infos diverses).
Mon siège est fait et je ne changerai plus d’avis.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Une belle analyse de François-Xavier BELLAMY.

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Quand je vous dis que Manu le Petit se fout du monde.

Il croit que sa combine va marcher alors qu’il est en faveur de la PMA ?



Soyons clair. Je n'ai rien contre Emmanuel MACRON comme  homme. J'en  ai contre Emmanuel MACRON, candidat opportuniste et dépourvu de tous scrupules, qui se sert de ses réseaux notamment financiers pour perpétuer une politique en faveur des riches et en défaveur de la France périphérique.

samedi 17 septembre 2016

17 septembre 2016. Nouvelles de la Résistance. L'homme ne vit pas que de pain !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"« L’homme ne vit pas seulement de pain. »
Affirmation fondamentale, fondatrice. L’homme n’est pas seulement un animal évolué, qui cherche sa pitance dans une terre sauvage. Il y a là une révolution anthropologique, en ce sens que l’on touche à la conception même que l’on peut avoir de l’humain. Cela, assurément, la civilisation gréco-romaine (et d’autres sans doute) l’avait déjà senti et pensé. Mais qui l’a dit avec une telle simplicité et une telle force ? Là, ce n’est plus de lui [Jésus] qu’il parle, c’est de nous tous. Et il nous dit quelque chose que nous savions bien, au fond, mais que nous ne parvenions peut-être pas à formuler. L’homme ne vit pas seulement de pain. Tout homme, fût-il incroyant ou le plus indifférent, peut se sentir concerné par ces mots, dès lors qu’une seule fois, disposant de tous les biens matériels utiles ou agréables, l’argent, les plaisirs, le pouvoir, l’approbation générale, il a éprouvé que son cœur et son âme n’en étaient point apaisés, et qu’il ne se sentait vraiment vivant qu’à travers une pensée, un amour, un idéal, une espérance. Nous pouvons négliger ou dédaigner une telle parole, mais celui qui l’a entendue une seule fois dans sa vie ne saura, ne pourra jamais l’oublier."
In
François TAILLANDIER.
Jésus.
Perrin, Paris, 2016.
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2. COMMENTAIRES.
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(a) Je recommande absolument la lecture du livre de François TAILLANDIER à mes lecteurs, qu’ils soient ou non chrétiens. Il aborde la personne de JESUS avec distance, esprit critique et respect, à travers le seul témoignage scripturaire. Décapant, innovant, décoiffant !
(b) Si j’ai choisi cet extrait, qui commente la réponse que Jésus fait à Satan, lors de l’épisode de la tentation au désert, c’est qu’il me semble parfaitement expliquer l’impasse dans laquelle se sont précipités les hommes politiques en refusant de prendre en compte dans leurs perspectives et programmes, cet aspect essentiel de l’homme. Ils le réduisent à un consommateur, à un jouisseur, à un animal hédoniste et ils ne voient pas que l’homme a besoin d’amour, d’idéal, d’espérance. Qui a jamais fait une génuflexion devant un taux de croissance ? Qui a jamais contemplé, comme horizon de sa vie, Paris-plage, les nuits blanches, les journées du patrimoine ? Il y a toujours dans la pensée de l’homme un au-delà du matériel, du quantifiable, du palpable, de l’immédiat et toujours la petite flamme de l’esprit de Dieu brille dans son cœur.
La grande erreur des socialistes auxquels, malheureusement, la prétendue opposition républicaine emboîte le pas, c’est justement de borner la vie humaine à l’horizon terrestre, et de borner de même ledit horizon. Le succès des partis extrêmes (qu’ils soient de « droite » ou de « gauche ») est précisément d’avoir fait appel à des perspectives que j’ose appeler « spirituelles ».
(c) La grandeur de notre patrie, la signification symbolique de son existence dans le chœur des nations, le message spécifique qu’elle a à proclamer au monde entier (bien des pays ne se privent pas de proclamer leur message à eux : Chine, Russie, États-Unis, Iran, etc.), qui s’en occupe, qui en a souci ? Ils ne pensent qu’à leur réélection. Ils ne pensent pas à la France. Faudrait-il se résoudre à ce que la France n’ait plus rien à dire au monde ?
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Il s’agit de punir Monsieur BRILLAULT, initiateur de la pétition dont le sinistre DELEVOYE a refusé la prise en compte : du site du Boulevard Voltaire :


Je vais dire très clairement ce que je pense de la présence de clandestins sur notre sol. S’ils ne peuvent prouver que leur vie et leurs biens sont menacés dans leur pays d’origine, il convient de les y renvoyer sans attendre et d’imputer au pays de retour les frais engagés par le transport (en rognant, par exemple, sur les aides officielles octroyées au dit pays). La dilution des migrants clandestins dans l’espace national est une hérésie, elle est inacceptable. Sans doute faudrait-t-il aussi dénoncer l’accord léonin qui instaure à CALAIS la frontière avec le Royaume-Uni, et laisser à ce pays le soin de traiter le problème.
Cette opinion n’offense pas la charité. Nous n’avons pas à accepter le mensonge et l’exploitation de notre naïveté par nombre de gens (attention, là encore pas de généralisation) qui, justement, ne veulent vivre chez nous que de pain, au lieu de s’occuper de leur patrie d’origine, et qui cherchent leur pitance sur la terre sauvage de la jungle de CALAIS. Mais il est vrai que les Occidentaux leur ont donné l'exemple du matérialisme le plus plat, le plus obscène. Sauf que certains de ces migrants ont gardé le sens de la transcendance et que certains l'ont exalté de matière satanique au point de faire le projet ou de le réaliser : s'attaquer à nos concitoyens, les mitrailler, les décapiter, ou les égorger.




lundi 14 septembre 2015

14 septembre 2015. Nouvelles de la Résistance. Qu'est-ce que l'homme ? Ou l'erreur anthropologique socialiste. Premier billet de ce jour

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Bien que je ne me sente aucune parenté avec le fils de Diafoirus, je me pose quand même la question : commenterai-je ou ne commenterai-je pas notre devise ? Finalement, je crois que non.

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !

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1. La citation du jour.
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"Qui es-tu, homme jeté dans l'existence sans l'avoir su ou voulu ? Être connaissant et conscient de sa conscience. Être voué à la mort et capable de le savoir : aussi impuissant à concevoir son propre anéantissement qu'à penser son commencement, le commencement de sa conscience ; aussi incapable de concevoir son éternité que de penser, autrement que dans l'abstrait, qu'il aurait pu ne pas être ?
Qui es-tu, homme solitaire, pressé, bousculé de toutes parts et même du dedans par tant d'autres qui ne sont pas moins que toi des séparés, inaccessibles ; homme voué par toutes ses fibres à la communication, à la communion, et qui ne peut le faire que pour et par des vétilles, sans jamais atteindre le niveau propre de ton humanité ?
Qui es-tu, homme unique, impossible sans la multitude des foules humaines répandues dans l'espace et le temps, tellement unique qu'aucun autre que toi, même s'il savait le vouloir, ne pourrait être ce que tu es ; homme dont l'histoire est si singulière au milieu de la multitude des histoires humaines qu'elle se perpétuera, ou périra, avec toi à jamais ?

L'amour, avec ses impossibilités et ses retournements sans appel, ses promesses infinies et ses limites définitives… La paternité : être dans les siens comme le tronc dans les branches, et cependant rester étranger à sa propre chair, impuissant devant elle et livré à elle pour toujours. [...]."
Marcel LEGAUT, 
Travail de la Foi (47-48)
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2. Commentaires.
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Le magnifique questionnement de Marcel LEGAUT entraîne, pour qui veut bien se donner la peine et le temps de penser, une autre question : Quel est le but du politique ? Si l'on considère l'évolution de l'humanité depuis l'irruption de la philosophie dite des Lumières, on voit que des ténèbres de plus en plus épaisses recouvrent  la terre. On devrait se demander pourquoi. Mais non, on persiste dans les mêmes erreurs. Et ces erreurs sont fondamentalement de nature anthropologique. Que ce soit sur la personne et les communautés humaines, sur la paternité, sur l'humain, sur la politique, sur les communautés humaines (dont la famille est la première cellule) tout est faux.
Pour répondre à monsieur Bruno Roger PETIT, je vais poser une série de questions à mon tour. Il paraît donc que ce sont les catholiques qui depuis 700 ans massacrent tout ce qui ne pense pas comme le voudrait l'Eglise.
Sont-ce en effet les catholiques qui au nom de la liberté ont massacré dans des conditions épouvantables 140 000 habitants de notre chère Vendée ? (Consulter Reynald SEYCHER, Vendée vengé)
Sont-ce les catholiques qui ont guillotiné, pendu, noyé, éventré, mitraillé les 70 000 français qui avaient le malheur de ne pas trouver la République à leur goût lorsque la Convention et la Terreur régnait sans partage ? (Innombrables ouvrages ; on peut lire La Révolution ou les prodiges du sacrilège de DUMONT)
Sont-ce les catholiques qui ont fusillé 20 000 communards quand les Versaillais ont repris PARIS ?
Sont-ce les catholiques qui ont déclenché la guerre de 14-18, une boucherie épouvantable, inutile et qui a durablement affaibli notre patrie ? (1 300 000 jeunes français et parmi eux des Alain FOURNIER, Guillaume APOLLINAIRE, Charles PEGUY, Augustin COCHIN, et tant d'autres.) (Consulter Achever Clausewitz  de René GIRARD)
Sont-ce les catholiques qui ont affamé les koulaks russes (40 millions de morts) pour  permettre aux communistes de s'implanter dans un pays rebelle ?
Sont-ce les catholiques qui ont euthanasié 20 000 enfants allemands anormaux, tué dans les camps de concentration 3 millions de juifs et d'autres millions qui ne l'étaient pas (au total, sans doute 6 millions dont, ne l'oublions pas, 800 000 allemands) ?
Sont-ce les catholiques qui ont anéanti plus de 2 millions de khmères ?
Sont-ce les catholiques qui, par la Révolution culturelle, ont fait en Chine, entre 20 et 40 millions de morts ?
Sont-ce les catholiques qui bombardent, gazent, décapitent, crucifient les habitants des zones conquises par l'Etat islamique ou par les troupes syriennes  (entre 200 000 et 300 000 morts) ?
Sont-ce les catholiques qui brûlent vifs, tuent ou réduisent en esclavage les chrétiens du Nord du Nigéria (des dizaines de milliers de morts) ?
Monsieur Bruno Roger PETIT ferait bien de mettre à jour ses statistiques... s'il ne veut pas sombrer définitivement dans le ridicule.
S'il avait la moindre once de saine anthropologie, il comprendrait ce que veut dire Marcel LEGAUT.
Le but du politique est de conduire les hommes à la fin qui leur est due. Le but du politique est donc d'abord la justice. Et la justice ne se confond aucunement avec l'égalité, ni même l'équité. Elle est d'un autre ordre, et il est des athées comme SCHOPENHAUER (décidément, il m'a vraiment marqué) qui le démontre avec une vigueur qui ne laisse pas de me surprendre.
Aucun de ceux qui prétendent au pouvoir suprême ne nous dit cela. Ils confondent égalité avec satisfaction des désirs envieux, justice avec invention de droits imaginaires, vérité avec credo idéologique. Et ceci, hélas, est vrai aussi bien à "drouate" qu'à "gôôôôche". Ces gens ont la tête creuse et (comme le disait MAURRAS)  la poitrine sonore sur quoi ils frappent humblement pour rendre le bruit d'une pitié verbale aussi ignoble qu'inefficace.
Faut-il désespérer ?Non certes. Et je vois fleurir une jeunesse généreuse, ouverte, talentueuse, dont, précisément Eugénie BASTIE si honteusement mise en cause par Bernadette SAUVAGET me semble être le prototype.
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3. Informations diverses.
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Eugénie BASTIE sera à la Procure ce jeudi 17 septembre à partir de 19 h pour le lancement de Limite. 

Je suppose qu'il s'agit de la Procure de la rue de Mézière. Je vais le lui demander et vous tiens au courant. Elle a eu la gentillesse de m'envoyer un courriel de remerciement pour les billets dans lesquels je parlais d'elle.
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Jolie photo, sans date ni lieu, hélas (Tweet de La Manif Pour Tous 31).


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Sentinelles/Veilleurs debout à BORDEAUX, le 1er septembre.

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L'intervention de Julien Sanchez.

Discours de monsieur Julien SANCHEZ posté sur tweeter. Monsieur SANCHEZ a été conspué et hué, mais a tenu bon, bien qu'un imbécile de service, le Préfet de Région du Languedoc-Roussillon (je crois) ait voulu lui arracher le texte de son discours (voir la vidéo, lien donné hier).
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"L'intervention du Maire de Beaucaire ayant été confisquée par les hurlements très démocratiques des maires favorables à l'invasion organisée de notre pays, préfet en tête, on trouvera ci-dessous le texte de son allocution, postée sur Twitter par Julien Sanchez :

Sanchez 1

Sanchez 2
Sanchez 3

Si je vous fais part de ce texte, c'est dans un souci d'information, et non d'approbation ou d'improbation. Je trouve normal de présenter à mes lecteurs des opinions divergentes quand elles sont argumentées et courtoises. Ce qui est très exactement le cas. Que les imbéciles, qu'ils soient bernanosiens ou imbéciles tout court, se taisent ou discutent.

mardi 30 décembre 2014

30 décembre 2014. Nouvelles de la Résistance : chercher l'Homme pour trouver Dieu !

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Ni vous ni moi n'y pouvons quoi que ce soit :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.

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1. La citation du jour.
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"Croyons-nous vraiment qu'il y ait en nous cette possibilité d'un monde intérieur, d'un univers plus précieux que l'univers visible ? Croyons-nous que chacun de ces petits hommes qui s'agitent à la surface de notre planète est indispensable ? Qu'il apporte avec lui une révélation qu'il est seul capable de communiquer ?

Qui croira cela ? Qui, parmi les hommes politiques ? Qui, parmi les chefs d'Etat ? Qui, parmi les diplomates qui prennent part aux conférences internationales ? Qui, parmi les chefs de guerre qui ne cessent de répandre le sang ? ? Qui croit qu'il y a dans l'homme un Trésor (notez la majuscule) infini ?"
In
Maurice ZUNDEL.
Ton visage ma lumière. 90 sermons inédits.
Desclée, Paris, 2000.
(Homélie donnée à LAUSANNE en 1962 sous le titre : Je crois en Dieu, parce que je crois en l'homme.).
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2. Commentaires.
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Mes lecteurs habituels (si, si, il y en a) savent que depuis l'ouverture de ce Blog, je ne cesse de dénoncer les erreurs anthropologiques des hommes politiques. Se trompant sur l'homme, il ne peuvent rencontrer l'Homme et donc ne peuvent rencontrer Dieu.
L'homme n'est pas un animal. Il a sur celui-ci, n'en déplaise à certains philosophes modernes, un avantage décisif : il pense, il parle et il a une conscience, ce qui suffit à creuser un abîme infranchissable entre l'animalité et l'humanité. Dans l'homélie en tout point remarquable de ZUNDEL, il y a une citation de saint THEOPHILE d'ANTIOCHE. Cet évêque de l'antiquité exprime en quelques mots plus que ne sauraient le faire mes pauvres commentaires. Je vous rapporte ici ses paroles : "Si tu me demandes, si tu me dis : montre-moi ton Dieu ! Je te dirai d'abord : montre-moi d'abord quel homme tu es ! montre-moi si les yeux de ton âme voient clairs, si les oreilles de ton coeur savent entendre, et je te montrerai mon Dieu".
Le très pieux évêque ne pouvait imaginer que près de 1700 ans après qu'il avait écrit cette prophétie, un pauvre bonhomme du XXème siècle le ferait connaître à quelques chercheurs de vérité.
C'est bien parce que je crois que les initiatives sociétales de nos gouvernants sont des errements intellectuels et moraux, des dérives vers l'animalité et une certaine forme de barbarie, que je n'ai cessé de les combattre. Toutes ces lois, tous ces décrets, sur le mariage, sur la filiation, sur le "gender", sur la PMA, sur la GPA, sur l'euthanasie ne font que renforcer une inéluctable marche vers le malheur en ce monde. Je ne doute pas que ces hommes politiques croient qu'ils agissent pour le bien de (certains) de leurs concitoyens ; mais je leur dénie la moindre connaissance de la nature humaine. Ils ne peuvent trouver Dieu, car ils ne connaissent pas l'Homme. Leur culture est une culture de mort et non de vie. Une culture du moi, et non une culture pour l'autre et pour l'Autre.
Si je trouve dérisoires les nuits blanches ou Paris-Plage, c'est que je pense à ces sans-abri, à ces familles qui se demandent comment nourrir les enfants, comment les vêtir, comment les protéger du froid. Avant d'aller à l'accessoire, il faudrait aller à l'essentiel et satisfaire les exigences de la nature humaine ! Avant de caresser les ego des bien nourris dans le sens de leurs poils, il faudrait donner à manger, loger, vêtir et chauffer ceux qui n'ont rien. Ils ne cessent de parler d'égalité ? Mais que font-ils concrètement ? Ils créent des comités, des structures, des bureaux devant lesquels des files interminables "d'ayant droit" attendent qu'on veuille bien les recevoir. Où est le respect de l'Homme ? Où est la prosternation qui est due aux pauvres devant le Trésor dont ils sont les précieux vases ?
Donnez ! Donnez ! Resto coeur, conférence de saint Vincent de Paul, Caritas, Cimade, il ne manque pas d'institutions et d'association qui suppléent à la carence insupportable des pouvoirs publics. Et que votre main droite ignore ce que fait la main gauche. J'ose dire que, sans faire encore tout ce que mon coeur me dicte, j'essaye de faire ce que je peux. C'est insuffisant, hélas. Et j'en ai honte. Mais je me sens aspiré de plus en plus par le service des oubliés de ce monde. Je ne sais pas encore comment cela se traduire concrètement. Mais je sais que ça viendra. Et j'attends.
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3. Quelques informations.
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Portrait de François-Normal Ier dit l'anaphorète ! (Sans méchanceté et par humour politique !).


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Marche pour la vie.
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Un sans-abri meurt de froid à DOUAI (site du Figaro).

Un homme sans domicile fixe de 29 ans retrouvé samedi inanimé à Douai (Nord) et décédé dans les heures qui ont suivi est vraisemblablement mort d'hypothermie. Il avait été découvert dans l'entrée d'un établissement scolaire de la ville. Dimanche, plusieurs villes de France comme Paris, Lyon, Calais ou Poitiers ont augmenté leurs capacités d'hébergement des sans domicile fixe, les plus exposés à la vague de froid qui s'est abattue sur le pays.
(Saluons les initiatives des autorités municipales de Paris, Lyon, Calais et Poitiers.)
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Informations données par le site du Figaro sur les sans-abri.

Ils étaient 111.700 en 2012 dans les moyennes et grandes agglomérations, dont 31.000 enfants selon une étude de l'INSEE. Depuis 2001, le nombre de sans-abri a augmenté de 44%. Près de la moitié d'entre eux vivent dans l'agglomération parisienne, qui concentre à elle seule autant de SDF que l'ensemble des agglomérations de plus de 200.000 habitants.





dimanche 15 septembre 2013

Les raisons de la Résistance

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Les bien-pensants des médias n'ont jamais cherché à comprendre les raisons d'une résistance chaque jour plus forte aux initiatives du pouvoir, et d'une répulsion invincible de nombre de Français à l'égard du personnel politique socialiste. Beaucoup de journalistes sont dans l'immédiateté, dans le sentiment exaltant de participer à l'inauguration d'une ère nouvelle pour l'humanité, dans l'exultation d'un succès de leur moi, bref dans la posture d'une très fragile baudruche.
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Il me semble en réalité que les hommes se partagent entre deux opinions (avec toutes sortes de nuances, bien sûr) quant au statut de l'Homme dans la nature et l'univers et que ce "départ" est précisément la raison de la résistance.
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Pour l'idéologie socialiste contemporaine, nourrie des philosophies de la déconstruction qui, je l'ai déjà dit, ont ouvert la porte au constructivisme, l'homme se construit lui-même. D'où la farouche volonté de Vincent PEILLON, d'où sa rage à vouloir arracher l'enfant à toutes déterminations, sociales, religieuses, ethniques, familiales etc. Mais si cette manière de voir est exacte et fonde selon lui la liberté, une fois arraché à toute ces déterminations, à partir de quels matériaux l'enfant va-t-il se construire ? Et c'est là  qu'intervient la substitution des anciennes déterminations qu'il convient d'anéantir, par de nouvelles déterminations purement idéologiques : le gender, l'équivalence de l'homosexualité et de l'hétérosexualité, l'euthanasie, etc. En vérité, il y a dans cette démarche une manipulation insupportable. Et ce qu'avec justesse, des historiens, des philosophes, des anthropologues ont reproché aux clercs de l'Ancien Régime, à savoir leur volonté d'imposer à la société des hommes, des manières de penser et de vivre, de l'extérieur de la personne, sans faire appel à la conscience et à la liberté, monsieur PEILLON et ses frères maçons veulent le reproduire en utilisant l'école. Il s'agit d'une imposture, d'une manipulation et d'un mensonge, en raison du secret qui entoure ces initiatives.
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Pour d'autres courants de pensée, l'homme ne se construit pas lui-même. Quoi qu'il fasse, il n'échappe pas à ses limites physiques, psychiques, intellectuelles ; l'homme se sait limité ; il ne se croit ni omniscient, ni omnipotent en tant que personne, et il n'attribue pas ces qualités à l'espèce humaine prise dans son ensemble : ces limites sont propres à la personne et à l'espèce. Dès lors, il fait référence à autre chose qui le dépasse : la raison (KANT), la nature, ou un Dieu qui s'est révélé d'une manière ou d'une autre, ou à des dieux. Il croit à la transmission, à la culture (qui n'est jamais que la mise en paroles et en actes d'acquits artistiques, techniques, culturels, scientifiques, moraux, historiques, etc. une mise en paroles destinée à lui éviter d'avoir à faire pour lui-même tous les efforts accumulés par l'humanité au long des siècles et des siècles). Il croit qu'il est inséré dans un temps historique, qu'il a reçu d'un passé qui n'est plus et qu'il actualise, qu'il doit à son tour transmettre pour un futur à la construction duquel il apporte une petite pierre. Cette manière de voir est celle du bon sens (référence à Dieu ou à des dieux mise à part ; il s'agit d'une autre démarche). Un enfant de petite taille qui est fou de basket sait qu'il ne sera jamais un professionnel de ce sport ; un dyskinésique moyen ne sera jamais miniaturiste ; un homme au QI normal ne comprendra pas les équations d'EINSTEIN, etc.). Bien entendu, il ne serait pas juste d'attribuer aux tenants de la première manière de voir l'idée qu'il croit l'homme capable de tout. Mais ces derniers pensent que la "morale" ne peut servir de fondement au droit qu'ils ne conçoivent que sous la forme de droit positif, lui-même reposant sur le fumeux concept de "progrès" allègrement confondu avec toutes nouveautés.
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Personnellement, ma raison me dit qu'il y a des limites à fixer à mes désirs et à mes comportements (ce que ne connaît pas le pervers) ce que la loi ne peut pas faire, que la nature elle-même ne cesse de me les rappeler (je suis mortel, je puis être malade), et par-dessus tout, qu'un jour, dans l'histoire des hommes, un homme nommé JESUS s'est manifesté, et qu'il ne peut avoir été autre chose que ce qu'il a dit qu'il était : le Fils de Dieu. Dès lors, je me réfère à son ultime commandement, celui qu'il appelle le "commandement nouveau" : s'aimer les uns les autres comme lui nous a aimé. Hélas, mes limites de créature ne cessent de me rappeler que je suis loin de mettre en œuvre ce commandement à chaque instant de ma vie : c'est cela le péché. Et pourtant, il m'aime !
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Si cette analyse est exacte, il faut conclure que la civilisation que veulent nous imposer les MM et MMes PEILLON, TAUBIRA et autres HOLLANDE est une civilisation de perversité, qui ne connaît d'autres limites que celles du désir de ses promoteurs, et de leur ardeur à vouloir nous l'imposer. Ces messieurs auraient-ils un petit côté de pervers narcissiques ? Tout bien réfléchi, je ne le crois pas. Je suis convaincu qu'ils pensent qu'ils veulent notre bien, mais de ce bien-là, beaucoup d'entre nous ne veulent pas. 

dimanche 9 juin 2013

La sainte avait raison... , deuxième billet du 9 juin 2013

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Qui ne se souvient de la blague que nous racontaient nos professeurs de littérature ? Ils nous parlaient de l'art de la critique littéraire, et parfois nous citait SAINTE-BEUVE. Pour détendre l'atmosphère, ils évoquaient  la dissertation d'un cancre sur une opinion du critique, un cancre qui avait conclu son poulet squelettique par cette mention laconique, en quoi tenait tout son discours :  "Conclusion, la sainte avait raison".
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Voilà un petit passage qui doit faire réfléchir et que l'on doit à celui que PROUST a condamné sans appel, à cet homme que des étudiants ont contraint à la démission de sa chaire du Collège de France au motif qu'il s'était rallié à l'Empire. (L'intrusion de la gauche politique dans la vie de l'esprit a de lointaines racines... )
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"DESCARTES a tué la philosophie de l'école, mais il a établi la philosophie de cabinet, non celle de la vie... L'homme qu'il décrit est l'homme de cabinet, celui qu'on trouve et qu'on se forme (fingere) en réfléchissant tout un hiver enfermé dans un poêle (je suppose que SAINTE-BEUVE fait ici référence à un passage des Essais dans lequel MONTAIGNE dit en effet "Un jour, alors que je cogitais en mon poêle", c'est à dire "dans ma chambre") et qu'aussi les moderne néo-cartésiens ont cru trouver plus ou moins du fond de leur fauteuil psychologique. Dans l'étude de l'anatomie, quand on en est aux fibres déliées du cerveau, il faut prendre garde de créer avec l'instrument de dissection l'apparence de l'organe qu'on donne ensuite comme réelle et comme trouvée. Ainsi, dans l'anatomie psychologique, on crée souvent avec la pointe de l'esprit, la division qu'on s'imagine au même moment observer. L'esprit humain, a-t-on dit, a la merveilleuse faculté de tourner sa lunette partout où il lui plaît, et de s'y créer des mondes. Mais que cela est plus facile quand la lunette se tourne uniquement du dedans."
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Je dois dire que ce passage est particulièrement pertinent pour le biologiste que j'ai été dans une vie passée. C'est précisément en refusant de considérer que le motoneurone avait une existence isolée, déconnectée de sa cible, le muscle, que nous avons démontré, dans le laboratoire que j'ai eu l'honneur de diriger, l'origine musculaire de l'amyotrophie spinale infantile. Voilà qui nous a valu bien des railleries lorsque nous avons avancé cette conclusion, publiée en 1996 dans le prestigieux journal Lancet, mais elle est aujourd'hui universellement admise et confirmée par des voies expérimentales différentes de celles que nous avions utilisées. On peut toujours avancer que l'homme peut choisir son genre, s'auto-construire, échapper à ses déterminations, voire être arraché à elles par les vertus incantatoires et quelque peu totalitaires de ce bon monsieur PEILLON. C'est tout simplement faux. Et tout ce qui est faux dans l'ordre de l'esprit déconnecté du réel est condamné à périr. L'homme a un père, une mère, une langue, habite un pays donné ; il ne peut en être séparé sauf à être réduit à une idée de cabinet... La perspective idéaliste des socialistes les conduit à ne pas comprendre l'homme ; en revanche, elle leur permet de s'emparer du pouvoir avec facilité. Le réel, en effet, est ce qui nous résiste. L'imaginé, l'idéalisé ne nous résiste guère, et même, il nous enchante.
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Je conclus donc : la sainte a vraiment raison.

jeudi 11 octobre 2012

Ultimes retranchements ? Vraiment ?

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Yves est incorrigible ; il  m'a gentiment fait remarquer qu'Elisa m'avait, dit-il, poussé dans mes derniers retranchements à propos du mariage homosexuel. Je tiens à faire ici litière de cette remarque.
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J'ai fait allusion, pour attaquer l'inepte disposition d'imbéciles arrivés par hasard au pouvoir et incapables de régler les énormes problèmes qui se posent à notre patrie, à des arguments anthropologiques. J'ai notamment avancé que dans toutes les civilisations, toutes les cultures et toutes les époques, il existait des rituels sociaux destinés à marquer l'union stablesocialement reconnue d'un (ou plusieurs) hommes avec une (ou plusieurs femmes). La polygamie se déployait en Chine dans des raffinement inouïs de hiérarchie entre l'épouse principale, les épouses secondaires et les concubines. Il y avait pour désigner ces différentes sortes d'épouses et compagnes des mots spécifiques. CONFUCIUS considérait qu'il était très grave moralement pour un mari de traiter différemment ces diverses catégories de femmes. Une telle disposition sociale répondait d'une part à la nécessité d'avoir une descendance mâle pour assurer le culte des ancêtres ; l'homme s'essayait à procréer jusqu'à engendrer enfin celui qui l'honorerait après sa mort, et d'autre part au principe de plaisir ; le même CONFUCIUS n'hésite pas à dire : "Je n'ai jamais rencontré d'homme qui aimât la vertu autant que le sexe".
Disposition contraire chez les Tibétains, où l'on pratiquait la polyandrie ; une femme tibétaine pouvait avoir plusieurs maris, ceci pour des raisons économiques. Chez les Grecs, on se mariait pour avoir des enfants, et les relations homosexuelles étaient souvent pratiquées pour la seule satisfaction de la libido. On en finirait pas de broder sur les diverses formes de mariage à travers l'histoire et les pays.
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A ma connaissance, le seul peuple chez qui il n'existe pas d'institution rituelle socialisée du mariage, encore aujourd'hui est celui des NA (cf. CAI HUA. Une société sans père ni mari, les NA de Chine. Presses Universitaires de France, collection Ethnologies [pluriel sic ], Paris, 2000 (pour la 4e édition, celle que je possède). Peut-être y en avait-il d'autres. CAI HUA évoque les NAYAR. Je n'ai pas pu retrouver les coutumes de ce peuple. 
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Je dois vous dire tout de suite que le titre du livre de CAI HUA est trompeur. Car s'il est vrai qu'il n'y a pas de cérémonie rituelle de mariage, il est faux de dire qu'il n'y a pas pour l'enfant de représentant symbolique du père, et qu'il n'y a pas pour la femme de représentant symbolique de mari. Du reste, dès l'Introduction de ce livre, page 17, l'auteur cite un ethnologue américain. Que dit celui-ci ? :"Le mot père est inconnu, et c'est presque insultant de demander à un enfant [...] où se trouve son père. Ils disent tous qu'ils n'ont pas de père. Ils ont tous un A-gv ; il est soit le frère de leur mère, soit leur père biologique, sans qu'ils sachent avec certitude qui est leur véritable père. De plus les coutumes matrimoniales qui ont cours parmi la population laïque sont l'inverse de celles des Chinois. A YONGNING, c'est la fille qui reste à la maison, et elle choisit elle-même pour mari un garçon qu'elle gardera aussi longtemps qu'il travaillera et aussi longtemps que sa présence lui plaira. Elle peut le renvoyer à tout moment, et choisir pour elle-même un autre mari. Son  frère, si elle en a un, peut rester avec elle, et il occupe la place du 'père', c'est lui qui est appelé A-gv. [...]." L'observation de ce J.-F. ROCK manque de rigueur surtout dans son vocabulaire. Il importe seulement de noter que chez les NA, la lignée est matrilinéaire, qu'il y a bien une figure masculine, appelé A-gv à qui peuvent se référer les enfants, et qu'il existe une certaine fidélité sexuelle laquelle ne trouve ses limites que dans celle de la satisfaction ou du plaisir, mais dans le fond ne diffère guère de ce qui se passe chez nous avec le divorce. Si je cite ce livre et parle de ce peuple, c'est qu'on a brandi son exemple comme preuve de la non-universalité du mariage. Hors certains rites (comme celui d'indiquer que la maison de la femme reçoit la visite d'un homme), l'existence de l'A-gv révèle bien la structure sous-jacente à tout développement humain : une figure maternelle féminine, une figure masculine comme représentant la fonction paternelle, le plaisir sexuel et la procréation. Ce qu'il y manque pour être l'exact équivalent d'un mariage à l'occidental, c'est le sceau juridique de l'engagement mutuel. Mais, et ROCK le souligne, la relation d'une femme et d'un homme de l'ethnie NA peut être durable. La liberté des moeurs est très grande chez elle, mais il n'est pas fait mention de pratiques homosexuelles.
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Alors permettez-moi de citer ici René GIRARD. Dans une conférence consacrée à l'origine des religions, des mythes et des rituels, René GIRARD discute avec d'autres très grands chercheurs, comme Walter BURKERT ou Jonathan SMITH et d'autres encore de ces questions d'anthropologie religieuse. Au cours de la discussion générale, où il se trouve en opposition sévère avec SMITH, René GIRARD s'exclame : "Le respect des singularités culturelles est certes essentiels, mais il n'est pas correctement conçu s'il paralyse la réflexion théorique. Si toutes les notions universelles doivent être condamnées au motif qu'elles sont 'monolithiques', l'anthropologie ne deviendra jamais une science, et l'intérêt qu'elle présente sera du coup très limité. La recherche d'une flexibilité maximale et de définitions 'larges' est légitime dans le cadre d'un travail purement descriptif, mais l'anthropologie ne peut se résumer à des descriptions. si la recherche d'un RESSERREMENT DES DÉFINITIONS et d'outils intellectuels applicables à plus d'une seule culture se trouve a priori découragée, la pratique actuelle ne peut déboucher que sur la stérilité intellectuelle. Même dans le champ des études littéraires, la quête d'universaux n'a jamais cessé." (In Sanglantes Origines, Flammarion, Paris, 2011.)
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CONCLUSION : le recours à l'anthropologie pour dénoncer les imbécillités et ceux qui les élaborent est parfaitement légitime ; le cas des NA qui privilégient le sentiments, les qualités, la valeur, indique, et ce n'est pas le moindre des paradoxes, qu'il n'est pas besoin de rituel social de mariage pour reconnaître de la légitimité de ces motifs à l'union sexuelle et à la procréation. Cela veut tout simplement dire que le mariage remplit une autre fonction qui dépasse le simple cadre des personnes singulières. Et c'est cela qu'il faut trouver. A quoi sert le mariage ? Voilà la vraie question.
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Par ailleurs, Yves s'étant montré choqué de mon recours à la terrible malédiction que Paul de TARSE fait peser sur les homosexuels, je vais non pas me justifier de l'avoir fait, mais situer la condamnation dans le contexte de l'époque, d'une part, et dans le corpus paulinien, de l'autre.

jeudi 4 octobre 2012

A mon ami Yves

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Cher Yves,

Nous avons eu une discussion assez vive hier à propos du mariage homosexuel que tu défends au nom de l'égalité des droits. Avant toute chose, je désire te dire que j'admire ta finesse et ton intelligence, et par-dessus tout ta droiture d'esprit.

Commençons donc par le commencement. Nous regardions ensemble un exemplaire du magazine La Vie, et je t'avais fait remarquer que nombre des intervenants (lecteurs écrivant au courrier, ou intervenants dans les articles) faisaient référence (au moins 5 fois pour ce que j'ai pu lire) à l'anthropologie pour justifier leur refus du mariage homosexuel. Avant d'aller plus loin, il me semble important de définir ici l'anthropologie : "C'est, dit l'encyclopédie Wikipedia la branche des sciences qui étudie l'être humain sous tous ses aspects, à la fois physiques (anatomiques, morphologiques, physiologiques, évolutifs) et culturels (socio-religieux, psychologiques, géographiques). Elle tend à définir l'humanité en faisant une synthèse des différentes sciences humaines et naturelles".

Ainsi, dans l'anthropologie, la variable indépendante est l'homme en tant que membre de l'humanité. Les variables dépendantes sont tous les aspects sous lesquels l'être humain est examiné et étudié. Il est très important de faire cette distinction. Si le propre d'une science est de découvrir sous la multiplicité des apparences les lois qui les gouvernent, alors on peut dire que le but de toute science est la recherche des invariants (transhistoriques et transgéographiques) qui gouvernent la variable indépendante, ici l'homme. Toute la question est donc la suivante : le mariage est-il un invariant de toute société humaine ? A cette question, il semble bien que l'on puisse répondre oui.

Dès lors tout le problème consiste à définir ce qu'est le mariage. Est-ce un contrat ? Est-ce une institution sociale purement inscrite dans l'histoire ? Est-ce une institution qui caractérise la nature humaine et elle-seule, par opposition aux couples souvent transitoires, folâtres, parfois incestueux, qui se forment chez les animaux (les cygnes semblent faire exception à cette règle de la frivolité) ? Est-ce une institution à la fois sociale, inscrite et dans l'histoire et dans la nature humaine, et dans ce cas, n'est-elle pas destinée à inscrire tout être humain dans un lignage de façon à le rassurer quant à ses origines ? N'est-il pas destiné à donner au petit d'homme, le seul de tous les êtres vivants à naître parfaitement démuni, la sécurité durable ? Toute ces questions méritent d'être posées. Il ne suffit pas de prononcer un mot pour désigner une réalité dans sa vérité factuelle.

Comme le dit une lectrice qui commentait mon billet d'hier, pour nombre de nos contemporains, le mariage est la reconnaissance sociale de l'amour que deux êtres se portent l'un à l'autre. Mais c'est une définition restrictive et qui néglige l'un des aspects du mariage qui est la perpétuation de l'espèce humaine dans des conditions qui assurent la plus grande dispersion des gènes et minimise (par la monogamie, forme très fréquente mais non exclusive du mariage) - aux mutations spontanées aléatoires près -, la propagation des maladies génétiques héréditaires.

Pour toi, Yves, le mariage est soumis aux aléas de l'histoire, et il se réduit à cet aspect que je viens de signaler. Pour moi, il est un invariant indispensable au maintien de l'équilibre psychique et génétique de l'espèce humaine. Et cet équilibre est maintenu par les deux composantes qui font qu'un homme et une femme décident de se marier : l'amour de don et le désir sexuel.

En toutes choses, je cherche la vérité factuelle. La fréquentation que je fais comme bénévole à  l'Association Tibériade - elle accueille des personnes séropositives - m'indique à l'évidence que deux êtres de même sexe peuvent éprouver l'un pour l'autre un amour authentique. Il me paraît nécessaire de le reconnaître, de le constater, et je dirai même de le bénir. Faut-il pour autant déclarer que ces personnes sont aptes au mariage ? Je ne le pense pas pour les raisons que je viens de dire. Tu remarqueras que dans la présente analyse je m'appuie autant sur des réalités biologiques (la procréation et la perpétuation de l'espèce) que psycho-sociale, (le droit de l'enfant qui vient de naître à être protégé, sécurisé sur ses origines, qui, quoi que l'on fasse, incluent toujours un homme ET une femme). En somme, le mariage est une structure, ou ensemble de relations non quelconques entre des objets quelonques, et dans ces objets quelconques, il y a un objet mâle et un objet femelle. C'est même une des structures les plus nettes, les plus tranchées qui se puissent rencontrer en ce bas monde.

La suite demain.