mercredi 17 octobre 2007

Grèves (tract de l'association "Liberté chérie")

Voici le tract que j'ai reçu de l'Association Liberté chérie. Lumineux, et ne nécessitant aucun commentaire.

"Non au chantage des syndicats !
Oui aux réformes !
Le droit de circuler des usagers des transports est bafoué : Chaque jour de grève à
la SNCF ou à la RATP, ce sont des dizaines de milliers de personnes qui sont
bloquées sur les quais. Ceux qui n'ont que le train ou le métro pour se déplacer sont
les premiers pénalisés. En 2005, il y a eu 460 mouvements de grève à la SNCF. La
France est un des pays les plus régulièrement bloqués dans le monde. Alors que les
syndicats prétendent « défendre le service public », ils le dégradent à longueur
d'année.
Ces grèves à répétition sont immorales, et nous, les usagers, les travailleurs, nous
ne pouvons plus accepter ces prises d’otages permanentes pour des motifs
fallacieux !
Quelques faits :
► Selon le Conseil d’Orientation des Retraites(1), l'âge moyen de départ en retraite
à la SNCF, la RATP, GDF et EDF est de 55 ans (voire 50 ans pour les conducteurs de
train), contre 61 ans dans le privé ! De plus, le salaire de référence est calculé sur
les 25 meilleures années dans le régime général, alors qu’il est calculé sur les 6
derniers mois pour les agents RATP et SNCF, et sur le dernier mois pour les agents EDF
et GDF !
► Selon le rapport 2007 à la Commission des Comptes de la Sécurité Sociale(2), les
cotisations des régimes spéciaux de retraite de la SNCF, de la RATP, d’EDF et GDF
ne couvrent pas leurs dépenses : 40% des recettes du régime d’EDF/GDF proviennent
d’une ponction sur le régime général, 60% des recettes du régime SNCF proviennent
d’une subvention inscrite au budget de l’Etat.
(1) http://www.cor-retraites.fr/article302.html p. 154
(2) http://www.securite-sociale.fr/chiffres/ccss/2007/ccss2007.htm p. 64, 74 du tome 2
Envoyez-nous un mail à liberte@liberte-cherie.com
ou appelez-nous au 06 29 62 06 79
Ne pas jeter sur la voie publique S.V.P
Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site Internet :
Une organisation libérale unique en son genre !
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Liberté Chérie est une association indépendante de tout parti politique qui a
pour objectif de dénoncer les archaïsmes de notre pays et de promouvoir
une société plus libre et plus responsable. Nous possédons un site internet
étoffé (www.liberte-cherie.com) et nous vous invitons à vous inscrire à notre
lettre d'information pour mieux nous connaître.
LA RÉFORME DES RÉGIMES SPÉCIAUX EST UNE QUESTION DE
JUSTICE SOCIALE
► Les régimes spéciaux sont tous en déficit. Ils sont renfloués, soit par le régime
général, qui lui est excédentaire, soit par une subvention publique. C'est ainsi que,
nous, les salariés du privé, nous devons travailler pour financer les retraites en or de
ceux qui nous bloquent aujourd'hui !
► Les régimes spéciaux (SNCF, RATP, EDF, GDF,...) sont des privilèges auxquels il
convient de mettre fin. Le gouvernement souhaite les aligner sur le régime de la
fonction publique, mais il aurait été plus juste de les aligner sur le régime du privé.
IL EST URGENT DE RÉFORMER LE SYNDICALISME FRANÇAIS
► Aucune réforme importante ne pourra être pleinement menée à bien si les syndicats
conservent les pouvoirs incroyables qu'ils ont aujourd'hui, alors qu'ils ne représentent
quasiment personne ! Seuls 8% des salariés français sont syndiqués, soit
seulement 4% de la population totale.
► Les syndicats ne doivent plus être financés par l'impôt, mais uniquement par leurs
membres. Et tant qu'ils touchent de l'argent public, ils doivent avoir l'obligation de
publier leurs comptes pour permettre une meilleure transparence.
► Le monopole de présentation au premier tour des élections professionnelles doit
être aboli."

samedi 13 octobre 2007

L'hôtal se moque de l'infirmerie

S'il est avéré, (ce qui semble bien être le cas hélas !), que des actionnaires d'EADS ont utilisé des informations confidentielles pour vendre à des prix très élevés des stocks options, avant l'effondrement des cours de l'action, en raison des retards de livraison de l'airbus A380, alors la justice doit être impitoyable. L'amende infligée aux indélicats doit être au moins égale aux bénéfices illégalement réalisés, et l'on doit priver définitivement ces voleurs en col blanc de leurs droits civiques. J'ai déjà eu l'occasion dans un petit billet appelé "Déjà Philon", de donner mon opinion sur ces comportements. On peut d'ailleurs s'interroger. A quoi peut bien servir d'accumuler des millions quand on a déjà des millions ? On ne prend que trois repas par jour, et l'on ne dort que dans un lit à la fois. J'ai beaucoup de mal à comprendre la jouissance que l'on peut avoir à palper, fût-ce virtuellement, des billets de banque qui ne serviront jamais à rien si ce n'est à donner un sentiment de toute puissance, ersatz d'immortalité (cf. l'Evangile !).
L'opposition socialiste, aux dires du Monde, "utilise l'affaire EADS comme angle d'attaque". C'est l'infirmerie qui se moque de l'hôpital. Souvenez-vous du Crédit Lyonnais. La banque était nationalisée de par la volonté d'un Président de la République surnommé Dieu. La banque était censé appartenir à la nation. L'Etat et ses représentants avaient le strict contrôle des décisions que prenait son responsable, nommé en Conseil des Ministres. Elle a été tellement bien gérée, cette banque nationalisée, que nous n'avons pas fini, nous les contribuables, de payer l'énorme trou creusé par ses dirigeants. Par dizaine de millions d'euros, le trou. Il est d'une telle profondeur, qu'aujourd'hui encore on ne sait pas avec précision le montant du déficit. Nous n'avons pas de leçons à recevoir ni de monsieur HOLLANDE ni de son parti qui a couvert cette calamiteuse gestion. Il est vrai que ce n'était que l'argent du contribuable.
Quant à la possible implication de la Caisse des Dépôts, sous la pression de l'Etat, elle n'est pas si avérée que cela. Il y a bien un moyen d'empêcher ces dérives putatives, c'est de supprimer cette institution qui sert de paravent aux Pouvoirs Publics pour boucher les trous, maquiller le budget et les comptes de la nation, et confisquer à leur profit politique l'argent des citoyens. Travailler sans filet rend prudent. Savoir que l'on a un matelas relativement confortable ouvre la porte à toutes les fantaisie. Supprimons la CDC, invention étatique, napoléonienne, lourde, coûteuse et finalement pas si utile que cela.

mardi 9 octobre 2007

Icône de l'ignoble

Les journaux font grand cas d'une information d'importance capitale. C'est aujourd'hui le quarantième anniversaire de la mort de Che Ernesto GUEVARA. Le journal gratuit Metro donne deux interviews des plus intéressantes sur cet anniversaire : une d'Olivier BESANCENOT qui porte aux nues un héros passablement mythique, l'autre de Jacobo MACHOVER, écrivain et universitaire cubain. Et c'est dans ces interviews que l'on voit la différence entre l'idéologie, fille perverse de l'idéalisme, et l'expérience concrète, soeur du réalisme.
Monsieur BESANCENOT l'admet : "C'est vrai, dit-il, il a tué. Il a mené une guérilla sanglante contre la dictature de BATTISTA. Mais les exécutions reflètent le dilemne de toute quête de liberté : des innocents meurent dans la lutte." C'est stupéfiant, non ? de passer par pertes et profits la mort d'innocents, au nom de la défense ou de la quête de liberté. Monsieur BESANCENOT, qui vitupère les "tests" ADN, qui n'ont jamais tué personnes eux, sanctifient les meurtres politiques et les exonèrent de toute indignité. Périssent les hommes pourvu que mes idées demeurent ! Le reste de l'interview est strictement dépourvu de tout intérêt. Si, quand même ceci. "Question du journaliste : "L'utilisation [du Che] à des fins mercantiles, ça vous irrite ? ". Réponse de monsieur BESANCENOT : " C'est une des curiosité de l'histoire. Mais les révolutionnaires ne sont pas mal à l'aise. Ce sont plutôt les capitalistes qui devraient l'être. Et cela peut donner envie aux jeunes de découvrir qui il était." J'avoue ne pas bien comprendre pourquoi un révolutionnaire n'est pas mal à l'aise que l'on exploite commercialement l'image du Che, alors que les capitalistes devraient rentrer dans un trou de souris. J'y vois une explication : c'est que les droits attachés à l'image du Che sont reversés à l'Etat cubain. Un bon conseil jeunes gens. Si vous voulez savoir qui était GUEVARA, ne lisez pas le livre de monsieur BESANCENOT, intitulé "Che GUEVARA, une braise qui brûle encore." Vous ne saisirez qu'une ombre.
Monsieur MACHOVER a sur monsieur BESANCENOT un grand avantage. Il est cubain. Il a vécu de près la dictature de Fidel CASTRO, et il connaît par coeur Che GUEVARA. Que dit-il, Jacobo MACHOVER ? Ceci. "On veut présenter [Che GUEVARA] comme un rebelle romantique alors que c'était un stalinien fanatique. Il a ordonné et pratiqué de nombreuses exécutions. Il a fait condamner mort 180 personnes, dont des innocents, à la Cabana, la principale prison de Cuba. Il a assisté aux fusillades, car sa présence donnait du courage aux soldats. L'image du Che est le résultat d'une manipulation mondiale de la part du régime castriste, d'une complaisance sans limites des intellectuels et de la méconnaissance totale du public. [Che GUEVARA] inspirait de la terreur, était extrêmement arrogant, d'une froideur absolue vis-à-vis de ses victimes." Jeunes gens, si vous voulez savoir qui était Che GUEVARA, lisez le livre de Jacobo MACHOVER, "La face cachée du Che". Vous y découvrirez qui il était réellement : non pas une icône de la rebellion de l'adolescent contre l'injustice, mais une icône de la terreur et de l'utopie sanguinaire, une icône de l'ignoble. Vous pourrez toujours acheter des produits dérivés : T-shirt, casquette, draps de lit, poster pop-art, sac en toile, boxer, mug, horloge, le tout timbré à l'effigie de ce monstre. Mais vous ne devez craindre ni le ridicule, ni les cauchemars, ni la voix de votre conscience.

vendredi 5 octobre 2007

Ethique et juridique

Saisi par un sénateur de l'opposition, le Comité Consultatif National d'Ethique [CCNE] a rendu un avis de la plus haute importance sur les "tests" ADN. Il constate d'abord que la notion de famille ne saurait se limiter à la filiation biologique. C'est une remarque juste mais d'application difficile. Au nom du regroupement familial, on ne peut pas faire venir tous ses proches, surtout s'ils n'ont aucun lien de parenté. Le législateur ne peut prendre en compte cet aspect de la relation familiale, adoption légale exceptée.
Mais là n'est pas le point essentiel. En estimant que "l'inscription dans la loi d'une identification biologique réservée aux seuls étrangers est en contradiction avec l'esprit de la loi française", le CCNE a admis qu'il existe une étroite intrication de l'éthique et du juridique. Il a fort habilement joué du reste, car en rendant cet avis il n'a pas explicitement dit que le recours au test ADN était contraire à l'éthique, mais "en contradiction avec l'esprit de la loi française". Il s'est ainsi donné le droit de juger de la conformité d'une disposition légale nouvelle aux règles juridiques générales de notre pays, en conférant à ceux-ci la valeur d'une norme éthique. Ce faisant, il donne aux citoyens le droit de s'opposer par tous les moyens à toutes dispositions légales ou juridiques violant les droits de sa conscience. Comme nous ne saurions être à nous-mêmes la mesure du moral et du non moral, il en résulte qu'il doit exister des normes transhistoriques et transpatiales qui s'imposent au législateur, aux dirigeants, aux juges et aux citoyens, et qui ne dépendent pas de l'humeur du temps, de l'influence des médias, des plus fortes gueules, des peoples, mais de la conscience éclairée. On ne mesurera jamais assez l'importance de cet avis qui marque, à mon point de vue, une époque nouvelle : non, il ne sera plus possible de faire n'importe quoi en matière de loi. Merci au CCNE de nous avoir rappelé que la loi est au service de l'homme et non l'homme au service de la loi. Nous saurons, le moment venu, rappeler à nos élus cette vérité première.

jeudi 4 octobre 2007

Famille

On fait beaucoup de bruit autour des "tests" d'ADN qui pourraient être demandés par un sujet étranger, sur autorisation d'un juge, et pour les femmes seulement, afin de vérifier le bien-fondé d'une demande de regroupement familial.
Un petit rappel d'abord. Celui de l'imam de Vénissieux, à la tête de deux épouses et de 16 enfants, qui touchait le plus régulièrement du monde les allocations familiales, et prêchait en arabe la guerre sainte dans les mosquées plus ou moins clandestines de la banlieue lyonnaise. Ces sortes d'abus sont tout simplement inadmissibles. Cette remarque vaut pour un regroupement familial qui ressemblait fort à un regroupement clanique, contraire à nos lois qui ne reconnaissent pas la polygamie. Pour combien de temps encore, je ne le sais pas. Mais pour l'instant c'est ainsi.
Cependant je suis pour ce regroupement familial. Tout être humain a un droit naturel et imprescriptible à fonder une famille, et à vivre en son sein, à éduquer les enfants qui lui viennent. Tout étranger travaillant régulièrement en France, qui est marié et a des enfants doit se voir reconnaître le droit de faire venir les siens dans notre patrie. Mais ce constat suppose un travail régulier (et non pas clandestin), des ressources suffisantes (afin de ne pas gréver un budget social déjà fort mal en point), une maîtrise du français (par le passage obligatoire en des centres d'apprentissage accéléré du français langue étrangère, pour les nouveaux arrivants). Il est parfaitement anormal que dans certaines communautés, des femmes présentes sur notre sol depuis 10-15 ans, voire plus, ne parle pas un mot de notre langue, parce que leurs maris les cloîtrent. Je ne rentrerai pas dans des détails, mais j'affirme qu'il en est ainsi plus souvent qu'on ne le pense, parce que je l'ai constaté dans des circonstances très précises que je n'ai pas à dévoiler ici.
Toute la question du regroupement familial porte sur ce que l'on entend par famille. Si les êtres humains étaient naturellement portés à la vérité, il suffirait d'une simple déclaration donnant la composition de celle-ci (père, mère, enfants) pour que l'affaire soit réglée. Elle l'est du reste assez souvent quand le demandeur peut produire des documents administratifs en règle. Là où les choses se corsent, c'est quand la famille inclut les cousins, les oncles, les tantes, les voisins, ou tout simplement des maffieux qui sous la menace veulent bénéficier de la manne si généreusement distribuée par la France. Il est légitime que les pouvoirs publics, garants de nos libertés, de la pérénnité de notre patrie, et de l'équilibre du budget national, exigent des preuves quand il y a de forts doutes de fraudes. Les protestations chattemittiques de la gôôôche caviar, des généreux avec l'argent des autres, des idéologues de tout poil, ne changent rien à l'affaire : il n'y a aucune raison d'accepter des soupçons de fraude chez des étrangers, alors qu'ils déclenchent systématiquement des enquêtes quand il s'agit de nationaux. Alors oui, quand il faut prouver une filiation, le recours au test ADN est légitime. Il n'y a rien de racial, de génétique, de que sais-je là-dedans.
Du reste, souvenez-vous de ce crime abominable qui a vu une jeune anglaise violée et tuée dans une auberge de jeunesse bretonne : tous les habitants mâles du pays ont été soumis à l'épreuve du test ADN et les empreintes comparées à celle du violeur que l'on fini par retrouver outre océan grâce précisément cette empreinte. Un juge, de même, lors d'une recherche en paternité, peut demander que l'on détermine l'empreinte génétique du père putatif. Il me semble que les fichiers informatiques, et leur croisement, sont beaucoup plus pernicieux que l'usage du test ADN.
Ce qu'il y avait de choquant dans la première mouture du texte (amendement MARIANI) c'était le côté systématique, et le soupçon venimeux pesant sur toute demande de regroupement. Le texte du Sénat est équilibré. Monsieur de VILLEPIN peut signer la pétition de Charlie Hebdo, avec d'autres comparses ejusdem farinae. Ce sont des protestations vaines, idéologiques (ou bilieuses pour monsieur de VILLEPIN), déconnectées du réel, des protestations de riches : bref, un luxe. Je doute que le peuple approuve ces manifestations médiatiques dépourvues de toute prise sur le quotidien.

mercredi 3 octobre 2007

J'y perds mon latin

Peut-être vous souvient-il que monsieur HOLLANDE recevait il y quelques jours monsieur BAYROU pour discuter avec lui des moyens d'empêcher la ratification par le congrès des modifications institutionnelles voulues par le Président de la République. En effet, la somme des voix du MoDem et du PS est telle au Sénat et à l'Assemblée, qu'il suffit à ces partis de les unir pour bloquer la réforme. Les journaux faisaient grand cas de cette rencontre ; on glosait ; on supputait les chances d'un rapprochement en vue des élections municipales ; on se réjouissait de voir qu'enfin il y avait des petits cailloux dans les chaussures de la majorité.
Voilà pourquoi je me frotte les yeux en lisant cette déclaration du Premier Secrétaire (elle date d'hier) ; j'y perds mon latin : "Il faut laisser BAYROU là où il est, nulle part !" J'avoue ne pas bien comprendre l'attitude de monsieur HOLLANDE qui tantôt flatte, tantôt rebute celui dont il aura besoin nécessairement s'il veut reprendre le pouvoir quitte à le partager. Sa pensée est fluctuante, ses opininions changeantes, ses alliances plastiques, sa vision fragmentaire et déconcertante. Mais peut-être joue-t-il sur deux registres : celui de la tactique et celui de la stratégie, à moins que ce ne soit celui de la stractique et de la tactégie.
Dans le fond, je m'en réjouis. En vérité celui qui est nulle part, ni social-démocrate, ni social-marxiste, ni socialiste, c'est bien monsieur HOLLANDE. Je le qualifierais volontiers de social-opportuniste. J'invite ses électeurs à le quitter et à rejoindre le MoDem qui a des choses à dire, dont la pensée est assez ferme et structurée, et dont le chef sait où il veut aller.

mardi 2 octobre 2007

Droit à la nation

Chers hommes politiques qui, la main sur le coeur, pleurez sur le sort des clandestins, des immigrés et des sans papiers, et vouez aux gémonies ceux de vos compatriotes qui votent pour le Front National, je vous prie de lire les lignes qui suivent et que nous devons à un très grand philosophe politique, Henri HUDE, dont j'ai déjà cité quelques travaux.
"Ceux qui se se réclament volontiers des droits de l'homme, ne devraient pas oublier qu'il existe aussi un droit de chaque homme à sa propre nation et que l'immigration fait problème quand elle implique un viol de ce droit. L'immigration juste est celle qui respecte le droit des citoyens à leur nation.
Ceux qui souffrent le plus d'une violation de ce droit, ce sont les pauvres. Qui en effet sont les électeurs du parti du non radical ? Les riches, surtout s'ils se doublent d'intellectuels rationalistes, ne peuvent pas comprendre le peuple, ni ses réactions dans ce domaine. Ils ont d'autres solidarité, plus reserrées, plus valorisantes, plus oligarchiques. Les pauvres eux, n'ont presque rien en propre, et leur seule propriété est collective : c'est leur pays et c'est leur titre de citoyen. Si l'on fait de leur citoyenneté, de leur pays une sorte de bien libre, comme l'air qui n'est à personne, ils n'ont vraiment plus rien à eux sur la terre, ou on dévalue tout ce qu'ils croyaient avoir.
Ajoutez à cela les progrès de l'oligarchie dans ce monde, par exemple dans la construction européenne pseudo-libérale, et la menace toujours plus pesante du chômage, et l'on comprend que les citoyens pauvres ont pleinement raison de se sentir dépouillé de tout : de leurs biens matériels, de leur démocratie, de leurs droits civiques et de leur patrie. La classe populaire est en train de subir plus qu'une prolétarisation. Elle réagit comme elle peut, et, dans le désarroi qui est le sien, on ne peut pas vraiment lui jeter la pierre." (Henri HUDE. Ethique et politique. Editions Universitaires, Paris, 1992)
Hommes politiques, avez-vous donc enfin compris que nous avons droit à une nation ? Que ce droit est naturel et inviolable ? Que le Front National recrute dans la classe populaire, parce que les belles consciences (de gôôôôche, surtout, mais pas seulement ; j'y ajoute quelques catholiques généreux, mais irresponsables) dénient aux "plus démunis" le droit de se sentir chez eux dans leur patrie ? Avez-vous compris enfin que vous ne pouvez reconnaître aux Kurdes (madame MITTERAND), aux Palestiniens (liste trop longue, mais j'y mets volontiers mon nom), aux Kosovars, aux Tchetchène, le droit d'avoir une nation, et ne pas reconnaître qu'une immigration incontrôlée dans notre pays modifie d'une manière inacceptable le paysage national ? Avez-vous enfin compris que le concept d'indifférenciation rationaliste dont vous vous réclamez au nom de droits de l'homme, tronqués et arrangés à votre sauce, engendre la violence et la guerre ? Vous le savez, imbéciles, auraient dit BERNANOS, vous le savez, mais feignez d'ignorer ce principe fondamental et humanisant, pour servir les intérêts de votre partie, de votre idéologie, de votre inaltérable propension au penser faux, en vérité de votre égo boursoufflé. Nous ne pouvons, nous ne voulons pas nous reconnaître dans votre discours. Vous n'aurez jamais nos voix. Non possumus.
C'est tout pour aujourd'hui.