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mardi 24 avril 2018

Mardi 24 avril 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Patrie et politique !


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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1. DISCIPLES DE IESCHOUA ET POLITIQUE.
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"L’attitude de Ieschoua par rapport à l’État, à la nation, aux autorités politiques, manifeste constamment qu’il se situe lui-même dans un autre ordre et dans une autre perspective. Ieschoua ne condamne pas ces réalités naturelles. Il n’est pas un théoricien de l’anarchisme. Mais il s’intéresse à autre chose, et il est venu réaliser une œuvre qui dépasse de toutes les manières le cadre national. Il est venu apporter à l’humanité entière un enseignement vivificateur. Les tentatives ultérieures pour intégrer le christianisme et l’emprisonner dans le cadre d’une nation, seront toujours mortelles pour le christianisme qui, nous l’avons vu, ne peut pas plus satisfaire le théoricien du nationalisme intégral que le théoricien de la révolution. Le christianisme est une doctrine qui porte sur la création de l’humanité et qui s’efforce d’apporter à l’humanité la science nécessaire pour s’achever normalement, selon les vues du dessein créateur. Le cadre du nationalisme est trop petit pour pouvoir contenir cette perspective à la fois universelle et surnaturelle. […]."
In
Claude TRESMONTANT.
L’enseignement de Ieschoua de Nazareth.
Éditions du Seuil, Paris, 1970. (Page 118.)
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2. CONTREPOINT DE FRANCISCO SUAREZ (1548-1617).
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"Le genre humain, bien que partagé en peuples et en royaume divers n’en a pas moins une unité physique et, par ailleurs, une unité politique et morale. Cette unité est marquée par le précepte naturel de l’amour et de la charité, précepte qui s’étend à tous, même aux étrangers de quelque condition soient-ils.
C’est pourquoi tout état souverain quel qu’il soit, bien que fermement assis et comme se suffisant est cependant, d’une certaine manière, membre de cet univers en ce qu’il concerne le genre humain. Jamais aucun état ne peut se suffire au point de ne nécessiter aucun appui, alliance ou rapports mutuels, tantôt par sa sécurité et son bien-être, tantôt à cause d’autres nécessité ainsi qu’il ressort de l’expérience même.
Il faut donc aux États un droit qui les gouverne et les dirige dans ce genre de communauté et de société. Certes, à  et égard, la raison naturelle fait beaucoup mais ne suffit point en toutes circonstances et ainsi des droits spéciaux ont pu s’introduire par la coutume des mêmes nations. Ainsi que dans une province ou un État, la coutume introduit le droit, ainsi le droit des gens a pu s’introduire par les mœurs dans l’ensemble du genre humain."
In
Francisco SUAREZ.
Tractatus de legibus
Traduction de Gérard CHALIAND. Ouvrage cite. (Page 628.)
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3. QUELQUES COMMENTAIRES ET CONSEILS PRATIQUES.
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SUAREZ était théologien et jésuite. On considère qu’il est un pionnier (CHALIAND et MOUSSET) en matière de droit international.
Il m’a paru intéressant de rapprocher ce que dit Claude TRESMONTANT de l’enseignement de Jésus sur les rapports du disciple et de la nation, de l’application pratique (et résolument novatrice) que SUAREZ fait de cet enseignement en matière de relation du citoyen avec sa patrie (il utilise le mot « nation », ou du moins ses traducteurs utilisent ce mot ; mais je l’ai en horreur et je m’en suis expliqué ici même à plusieurs reprises).
Remarquons d’abord un élément très important du raisonnement : SUAREZ ne dit pas que les nations doivent disparaître ; il dit qu’elles s’inscrivent dans un ensemble de relations avec d’autres États, Royaumes, Patries. C’est un point capital. Il est légitime d’être attaché à sa patrie, à condition de ne point l’idolâtrer. TRESMONTANT explique que l’enseignement de Jésus transcende ce très légitime état de fait. Notons que Jésus a été la victime du nationalisme intégral des chefs juifs de son temps qui craignaient de voir leur nation détruite par les Romains s’ils laissaient faire le prophète. En somme, ils ont préféré la politique utilitaire à la justice et à la vérité.
Puisque nous avons fait le pari bénédictin, nous ne pouvons pas nous désintéresser de ce qui se passe dans l’ordre politique. C’est pourquoi je vous invite instamment à participer aux États généraux de la bioéthique.
Il me revient ce passage de passage de l’épître aux Romains que je vous livre à des fins de réflexion personnelle :
« Du haut du Ciel, Dieu manifeste sa colère contre les hommes qui ne l’honorent pas et ne respectent pas sa volonté. Ils étouffent ainsi malhonnêtement la vérité. » (Ro 1, 18)
Il me semble que pour honorer la vérité révélée visiblement par Dieu dans la Création, nous devons accepter d’être persécutés, moqués, ringardisés et même martyrisés, comme l’ont été les témoins fidèles des Églises d’Orient devant les fanatiques de l’État islamique.
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4. LIENS UTILES.
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De notre chère Elvire DEBORD. Un livre sur Dom LOUF.


C'est un curé, tout le monde s'en fout !


A voir, comme illustration du sort des disciples.


Heureuse initiative.






mercredi 19 avril 2017

19 avril 2017. Nouvelles de la Résistance. Le patriotisme n'est pas le nationalisme.

Suite du cycle consacré à Henri HUDE.
Ce billet complète celui d’hier et me permet de répondre à Roland qui faisait de très pertinentes remarques sur le côté général des constats de l’auteur sur ma page Facebook. En fait, Henri HUDE précise qu’il va les expliquer ce que je n’ai pas fait pour ne pas alourdir le texte déjà assez long. Ce passage explique en partie le point N°1 du billet du 18 avril.
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[Le patriotisme] n’est ni le chauvinisme, ni le fanatisme d’une nation-Église, d’une nation-république (rationaliste). C’est un sentiment plus généreux, plus profond et plus raisonnable, qui a ses racines dans la vérité de notre nature. Il suffit de la dire, et chacun sent cela au plus profond de soi-même. N’est-ce pas un bonheur, que de retrouver cette sensibilité profonde et oubliée comme une source au milieu d’un bois ?
Il est très manifeste que plus une entité sociale est vaste, et moins chaque personne en peut représenter une fraction significative. Tandis que le sentiment d’appartenance religieuse n’est jamais si fort que quand la société religieuse est universelle de fait ou de droit, à l’inverse, le sentiment d’appartenance sociale tend à faiblir quand la société s’élargit excessivement.
Par conséquent, la fusion des patries dans d’immenses conglomérats indifférenciés aurait un effet certain de dépersonnalisation et de démoralisation, en ôtant à la conscience personnelle la condition politique de son épanouissement. Il n’y a pas de conscience politique libre sans participation à la souveraineté dans un ensemble indépendant qui se donne sa propre loi dans la continuité de sa propre histoire."
In
Henri HUDE.
Éthique et politique. Collection "Philosophie européenne".
Chapitre V. Europe et patrie. Section 4 : La patrie comme exigence spirituelle.
Éditions Universitaires, Mame, Paris, 1992, pp. 74-75.
           
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2. COMMENTAIRES.
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Il n’y a rien à rajouter à cette analyse d’une grande finesse. Il est évident que les citoyens n’ont aucun moyen d’exercer leur liberté politique, et de voir s’épanouir sa conscience dans le grand lupanar de l’Union Européenne. Continuer dans ce sens, c’est aller droit dans le mur. Et une très belle idée risque de se fracasser sur la réalité, la dure réalité de l’oligarchie irresponsable, arrogante et tyrannique qui règne depuis son trône en or massif, de BRUXELLES, de Wall Street, et des buildings de la banque pharisienne.
On demeure confondu de voir avec quelle obstination des « spécialistes » continuent de nier que l’homme ne se résume pas à être un consommateur, et par conséquent persistent à ne régler que les problèmes macroéconomiques, en négligeant le sort concret des citoyens et la microéconomie.
Les MACRON, MINC, ATTALI, DRAHI, chez nous, les ROTHSCHILD, SOROS, GOLDMAN-SACHS, LEHMAN et compagnie, ailleurs, se moquent éperdument des paysans qui, quotidiennement se suicident faute de pouvoir payer leurs dettes et faire vivre leur famille, ils se moquent éperdument de la désertification du grand jardin qu’est la France, de la mort de pans entiers de notre industrie. Ils ont fait de l’argent un objet de commerce, et de l’homme une variable parmi d’autres dans le calcul sordide de leurs profits. Qu’ils s’en aillent, qu’ils disparaissent et vite, de notre horizon, avant qu'on ne chasse allègrement à grands coups de pieds dans le cul.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Un très intéressant point de vue que celui du général DARY.

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Les champions de la morale vous parlent (sans rire) !

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De mon ami Fabrice, ces liens fort utiles à consulter.






mardi 6 décembre 2016

05 et 06 décembre 2016. Nouvelles de la Résistance. Que de bonnes nouvelles pour la véritable Europe !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Pour qui n’attend rien de bon, mais alors vraiment rien, de l’Europe divine, de son avenir radieux et de sa Constitution de sept cent cinquante pages en béton précontraint, les conséquences du oui des militants socialistes, consultés par référendum interne à propos du projet de traité constitutionnel, sont divertissantes. La droite, la gauche, le centre mou, le centre dur, BAYROU, COHN-BENDIT, tout le monde rayonne, pétille, jubile. CHIRAC se félicite, HOLLANDE exulte, les médias sont aux anges. Le oui l’a emporté. On n’en revient pas. Le bonheur est dans le pré carré. CHIRAC vote HOLLANDE et HOLLANDE, même s’il fait semblant du contraire votera CHIRAC au moment du vrai référendum. L’élite vote pour l’élite. Les cabris ne sautent plus sur leur chaise, comme du temps de De GAULLE, en criant « l’Europe, l’Europe ! ». Ils se sautent dessus. Ils s’étreignent furieusement en croyant étreindre l’Europe.
[…].
C’est pourtant bien simple : l’Europe, cet ensemble flou, a-conflictuel, a-social, a-national, a-dramatique (« laïque » et « démocratique » comme on dit en langage euromaniaque), c’est l’espace du oui et rien d’autre. Du oui à tout sauf au non. L’Europe, c’est là où on dit oui. La gauche comme la droite ne se reconnaît plus d’autre choix idéologique que de voter oui au oui : que de débattre entre oui et oui ; que de se coaliser pour le oui en toute occasion. Oui à quoi ? À l’Europe. Qui signifie oui. L’Europe dit oui à l’Europe, laquelle est le nom qu’emprunte en Europe le mot oui. […]."
In
Philippe MURAY
Causes (sic) toujours.
Éditions Descartes et Cie, Paris, 2013, pp. 82 et 83.
(Article publié dans le journal La Montagne le 12 décembre 2004 sous le titre « Le parti du oui »).
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2. COMMENTAIRES.
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La grande voix de Philippe MURAY s’est tue en 2006. Elle n’est plus là pour dire la joie que lui inspireraient le Brexit, le Non du peuple italien au référendum élaboré par RENZI, les résistances des peuples polonais et hongrois aux dictateurs du Oui. Ne parlons pas de TSIPRAS, qui finalement s’en est tiré par une pirouette.
Notez-le : MURAY souligne, avec une justesse confondante, que le Oui prôné pas nombre d’hommes politiques un peu avant le référendum sur le Traité Constitutionnel (heureusement couronné d’un Non éclatant) n’était que le Oui d’élites à d’autres élites. Mais ce Non du peuple français s’est vu ridiculisé par le vote ultérieur du Traité de Lisbonne, qui instaure comme une obligation, ce dont les Français avaient horreur et qu'ils avaient rejeté.
Je vous prie de noter aussi que l’Europe est par essence totalitaire et je parie que les grossiums de la finance britannique vont tout faire pour empêcher le Brexit ; c’est que l’Europe est un juteux marché ! Oui, elle est totalitaire, parce qu’elle ignore la subjectivité sociale des nations (j’en ai déjà parlé à propos du livre de Marc WEINSTEIN). Une vraie vie démocratique suppose ouverte les solutions apportées par le peuple aux problèmes de la société où il vit. Une démocratie ne consiste pas à laisser à quelques crânes d’œuf le soin de trouver LA bonne solution et de nous l’imposer par toutes sortes de manœuvres, de manipulations médiatiques, de menaces. Que tous ces gens fichent le camp, et qu’ils nous laissent choisir ce que nous pensons bon pour nous.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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À propos de l’école et de l’échec patent et monstrueux de la Belle Carnassière.

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CAMERON, RENZI, HOLLANDE… plus là !

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Commission d’enquête sur les attentats de Nice : EDIFIANT.

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Quand le monarque défend ses clients… et ne fait pas baisser le chômage, la pauvreté monte.





lundi 15 décembre 2014

15 décembre 2014. Nouvelles de la Résistance. Nous aimons notre patrie, ils défendent une nation abstraite...

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La laïcité sectaire jette ses derniers feux sur la scène du ridicule théâtre qu'est devenue notre vie politique. Nul ne sait vers quoi nous allons, certes, mais c'est bien le moment de dire tous ensemble :

Non, ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. La citation du jour.
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Que mes amis du salon beige me pardonne si, pour aujourd'hui je les pille. Ils publient aujourd'hui une partie du discours (réel ou imaginaire) du Chevalier de CHARETTE à ses troupes. Voici ce passage :

"François-Athanase de Charrette de la Contrie, ancien officier de marine, fut arraché à sa retraite par ses paysans et remporta, à leur tête, de nombreux succès contre les "Bleus". Nommé général en chef de l'Armée catholique et royale du Bas-Poitou, il fut fait prisonnier et fusillé peu après à Nantes, le 29 mars 1796, par les troupes républicaines du général Duthil.
« Notre Patrie à nous, c'est nos villages, nos autels, nos tombeaux, tout ce que nos pères ont aimé avant nous.
Notre Patrie, c'est notre Foi, notre Terre, notre Roi. Mais leur Patrie à eux, qu'est-ce que c'est ? Vous le comprenez, vous ? Ils veulent détruire les coutumes, l'ordre, la tradition. Alors, qu'est-ce que cette Patrie narguante du passé, sans fidélité, sans amour ? Cette Patrie de billebaude et d'irréligion ? Pour eux, la Patrie semble n'être qu'une idée, pour nous, elle est une terre. Ils l'ont dans le cerveau ; nous, nous l'avons sous les pieds, c'est plus solide ! Et il est vieux comme le diab' leur monde qu'ils disent nouveau et qu'ils veulent fonder dans l'absence de Dieu... On nous dit que nous sommes les suppôts des vieilles superstitions... Faut rire ! Mais en face de ces démons qui renaissent de siècle en siècle, sommes une jeunesse, Messieurs ! Sommes la jeunesse de Dieu. La jeunesse de fidélité ! »
Chevalier de CHARETTE
Discours à ses officiers", extrait de la préface de "Charrette, chevalier du Roi.
Michel de Saint-Pierre. - Éd. Folio Poche."
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2. Commentaires.
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Il est assez symptomatique que ces paroles résonnent en nous avec force aujourd'hui, comme si découvrions d'un seul coup d'où nous venons. Jules FERRY, l'abominable raciste qui voulait éduquer les races inférieures, Ferdinand BUISSON qui voulait créer une religion laïque, monsieur PEILLON leur successeur qui voulait arracher les enfants à toutes les déterminations, surtout religieuses pour les en libérer (en fait pour établir dans la violence le règne occulte de ses amis et "frères") sont en train de perdre le combat. Du reste, ce n'est pas pour rien que les "socialistes", de grands amoureux de l'humanité, rappellent à monsieur HOLLANDE sa promesse de faire voter les étrangers non communautaires aux élections locales. Comme des moules à leur rocher, ils s'accrochent à leur pouvoir et ils ont besoin pour ce faire du concours des étrangers qui parfois crachent leur venin sur leur pays d'accueil. Entendons-nous bien ! Les étrangers installés régulièrement dans notre patrie ont droit au respect et au même traitement que nos compatriotes à l'exception des droits politiques qui sont attachés à la nationalité. Je ne dirai pas comme monsieur Jules FERRY que c'est le devoir des races supérieures d'éduquer les races inférieures (discours à la Chambre du 28 juillet 1885). Je dirai que notre devoir de Français est très certainement de traiter tous les hommes comme des frères en humanité. C'est la vocation de la France, et elle la tient de son enracinement multiséculaire dans le Christ.

Il est assez symptomatique que ces paroles soient celles d'un homme qui a combattu pour des réalités tangibles contre un système d'idées pourvoyeur de violence, d'inexpiables divisions et de guerres civiles larvées. La République à la sauce française a-t-elle apporté la paix à notre pays ? Deux guerres mondiales dont notre patrie a été le noyau, un état de guerre perpétuelle en 1927 (la guerre du Rif) et 1962 (fin de la guerre d'Algérie), voilà un indéniable bilan. Je ne parle même pas des morts de la Commune ; leur sang a inauguré la naissance de la République. Les pauvres habitants de la Vendée eux aussi ont payé de leur vie (souvent après avoir été abominablement torturés), par le feu, la mitraille, les noyades, les fusillades, les décapitations, leur attachement à la VRAIE PATRIE, et non point à une idée abstraite de nation.

Les mêmes raisons qui ont poussé à la création d'une soi-disant République une et indivisible ont poussé monsieur HOLLANDE à marier entre elles des régions qui n'ont rien de commun. Et si certains de ces mariages paraissent légitimes, il en est d'autres (je pense à l'Alsace, la Lorraine et la Champagne) qui ont pour but d'éteindre toute différence, toute particularité et notamment celui de l'Alsace et de son statut spécial. Le Grand Orient veut supprimer le régime des Cultes alsacien-lorrain. Il va sans aucun doute avancer que dans une unique région, il n'y a aucune légitimité à circonscrire une portion de territoire doté d'un régime particulier.

Je souhaite bien du plaisir à tous ces imbéciles. Ils ne connaissent pas les Alsaciens !
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3. Informations diverses.
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Il pleut des crèches partout (via le salon beige).

A LYON (59).

A LA GACILLY (56).
A AVE chez un médecin (56)
Dans le désert du NEGEV.
A CALAIS dans la vitrine d'un magasin (62).
A SAINT-PIERRE D'ENTREMONT (61, Rue centrale).
A NARBONNE (cloître de la Cathédrale) (66).
A ORGEVAL (78).
A SAINT-CLOUD dans la vitrine d'une pharmacie (92 ; merci à ce confrère).
A FLAVIGNY SUR OZERAIN derrière toutes les vitres des maisons (21).
Au Super U du LION D'ANGERS (49).
A LIGNOL (56).
A GUISCRIFT (56). 
A VIVEROLS (63)
A SEGUR-LE-CHÂTEAU (19 ; tiens tiens !).
Dans la région de CATUS (46), le groupement paroissial.
A NEUILLY (92) dans la vitrine d'un coiffeur.
A MARSEILLE (13) dans le quartier de MAZARGUES.
A NANTES dans les vitrines de nombreux magasins.
Sans compter la crèche en Playmobil !

Nombre de ces crèches ne sont pas installées dans l'espace effectivement public, mais elles sont visibles (vitrines de magasins, hall de grandes surfaces, salles d'attente de médecins ou de notaires, fenêtres des rez-de-chaussée) de tout un chacun. C'est que les Français sont plein de ressources quand il s'agit de combattre l'imbécillité. Je serais membre de la Libre-Pensée, j'aurais mal à la tête, je m'achèterai une vessie à glace que placerais sur mon crâne, et j'attendrais que passe cette salutaire bourrasque de salubrité spirituelle, avant de me mettre à réfléchir sur la pertinence de mes idées.
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Election législative.

Le candidat de l'UMP a été élu à TROYES avec un peu plus de 63 % des voix des votants. Le candidat du FN en a recueilli près de 36 %. Ce me fut une grande joie de voir que le candidat socialiste avait été éliminé dès le premier tour de scrutin. Entendons-nous bien là encore. La joie ne vient de la honte ou du dépit que pourrait concevoir ce candidat. Je la comprend. Mais je me réjouis de voir que les idées, la politique, les initiatives des actuels gouvernants sont massivement rejetées par les Français. Puissent-ils persévérer dans ces bonnes intentions, ce qui du reste ne nous donne pas encore de perspectives réelles de redressement.


vendredi 12 septembre 2014

12 septembre 2014. Nouvelles de la Résistance : relire Staline pour comprendre le socialisme

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Non, ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. La citation du jour.
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On doit à STALINE l'une des meilleures définitions de ce qu'est une patrie qu'il appelle nation par pure idéologie. Elle est fort intéressante dans la mesure où elle décrit les principales caractéristiques de ce que le marxisme voulait détruire, et continue de vouloir détruire, comme le montre à l'envi les positions de l'actuel gouvernement sur l'immigration, la religion, la culture, les traditions et l'histoire.

La nation, disait le petit père des peuples, "est une communauté stable, historiquement constituée, de langue, de territoire, de vie économique, de formation psychique, qui se traduit dans la communauté de culture."
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2. Commentaires.
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Plusieurs commentateurs (dont Claude ROY) ont souligné que la nation naît dans l'accord provisoire de la bourgeoisie et du prolétariat qui ont le même intérêt à l'épanouissement national. L'emploi du mot "nation" et non pas de "patrie" est volontaire. Ces deux notions ne se recouvrent pas. La première tire son origine de la Révolution française ; la seconde plonge ses racines dans l'Antiquité la plus ancienne (la terre des pères). La première est abstraite, la seconde est charnelle. Cette confusion entre les deux permet à nos gouvernants de détruire la patrie en la confondant sciemment avec la nation. Les dirigeants d'une nation ont le droit de mobiliser les citoyens pour faire la guerre et l'exemple de 1914 est l'illustration sanglante et imbécile de cette prétention. Dans une patrie, il n'en est pas ainsi : une armée de métier et, le cas échéant, de volontaires, a pour mission de défendre ce que les membres du pays ont de plus cher.

Voici ce que disait hier un article du Salon beige :

"Ne pouvant introduire le droit de vote des étrangers, puisqu'il faut une révision constitutionnelle, ce qui nécessite l'accord de 3/5e des parlementaires, le PS a décidé de biaiser, via la naturalisation des étrangers.
Selon un amendement au projet de loi sur le vieillissement, déposé par le rapporteur du texte, le député PS de Charente, Martine Pinville, les personnes âgées de 65 ans au moins, résidant régulièrement et habituellement en France depuis au moins 25 ans et qui sont les ascendants directs d'un ressortissant français, pourront demander leur naturalisation. Cela concerne au moins plusieurs milliers de personnes, mais comme il n'y a eu aucune étude d'impact, cela pourrait concerner beaucoup plus de monde.
Concrètement, les étrangers concernés n'auraient plus qu'à déposer un dossier au préfet de leur département attestant qu'ils réunissent les conditions fixées par la future loi. Et l'administration entérinerait. Et le PS espère retrouver ces naturalisés parmi ses électeurs, aujourd'hui défaillants.
On a compté 70 000 naturalisations l'an dernier. Cet amendement a été adopté hier à l'unanimité."
Voilà ce que des parlementaires, censés défendre leurs concitoyens, sont capables de faire. Ils sont contaminés jusqu'à leur dernière cellule par le marxisme, obsédé par la mondialisation, et une pseudo unification du genre humain. Des traditions, de l'histoire, de la culture, ils s'en moquent tous,  comme de leur première chemise. Et après, il vont commémorer, les larmes au bord des cils, les morts des deux guerres mondiales qui sont morts, justement, pour assurer la survie de nos patries. Nous aurons donc, incorporés aux maigres bataillons socialistes, quelques centaines de milliers d'étrangers, devenus Français, qui ne connaissent souvent ni l'histoire, ni la langue de notre pays, mais en revanche connaissent assez bien les règles qui régissent la dispensation des prestations sociales (pas tous bien sûr ; pas de généralisation hâtive ; il se peut même que certains nouveaux Français aiment profondément leur nouvelle patrie)
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3. Infos menues mais intéressantes.
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Sur l'affaire Thomas THEVENOUD, une vidéo.

http://news360x.fr/affaire-thevenoud-lenvers-du-decors/

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Déclaration de phobie administrative à  joindre au paiement de votre troisième tiers.

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10152655349660138&set=gm.1456803721268271&type=1 (la copie est peu lisible mais sur le site, elle est parfaitement exploitable.















jeudi 2 juin 2011

Citoyen du monde

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Reprise il y a quelques jours de la discussion avec mon ami sur sa revendication d'être ou de se sentir (ce qui n'est pas la même chose) "citoyen du monde". Il me disait que cette notion est "un concept philosophique". Je lui accorde que cela est vrai. Mais il s'agit de savoir si le concept a un contenu réel, ou a jamais rencontré une quelconque possibilité de concrétisation. Mes objections, disait-il, sont de nature politique et non pas philosophique. Il faut donc que je lui réponde sur ce point.
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Que veut-dire "citoyen du monde" ? Là est la première question. Est-ce qu'il faut entendre par cette expression que l'homme est partout chez lui, où qu'il se trouve, et qu'il est effectivement "citoyen", membre de la cité, du pays, où il réside quels que soient cette cité ou ce lieu ? Ce serait là ÊTRE ou se SENTIR citoyen du monde, en effet. Mais ÊTRE n'est pas possible pour les raisons que j'ai déjà dites, et se SENTIR n'a aucun contenu concret puisque politiquement ce sentiment ne repose sur aucune autre réalité que celle de son affirmation (pour l'instant parfaitement gratuite).
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Cette revendication correspond-elle à une orientation profonde  de la nature humaine ? C'est une deuxième question. Il faut interroger l'histoire passée et présente pour tenter d'y répondre. Elle nous apprend qu'en ses débuts l'humanité voyait les êtres humains se regrouper en hameaux, puis en villages puis en cités plus ou moins grandes revendiquant leur souveraineté sur un territoire plus ou moins étendu, sans qu'apparaisse encore l'idée de nation, au sens biblique de peuple, d'origine plus tardive. Puis naît, avec la division du travail, l'institution royale puis impériale. Ce qui est frappant dans cette histoire antique, c'est l'importance que les rois ou les chefs des nations accordent à la terre. Que ce soit chez les Amorites du XVIIIe S. avant J.-C. ou chez les Chinois de la dynastie ZHOU, le souverain investit ses vassaux "per glebam" en donnant à chacun d'eux avec un territoire, une motte de terre prise en sa capitale (Chinois) ou dans la ville conquise (Amorites), signe de rentrée en possession (Chinois) ou de prise de possession (Amorites). L'histoire nous apprend ensuite que les guerres se terminent toujours par des échanges de territoires, des annexions ; toujours de la terre. Quand ces annexions sont forcées, les peuples assujettis se révoltent et peu à peu, naît le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, puis les guerres d'indépendance. Je ne crois pas utile de donner la liste de ces guerres souvent atroces, interminables, et dont certaines n'offrent pas d'issue. Il me suffit de rappeler la guerre de TCHETCHENIE ou encore le conflit israélo-palestinien. Il faut de puissants motifs psychiques pour accepter de perdre la vie à cause de sa terre. Il paraît raisonnable d'admettre que le désir d'avoir une patrie, un lieu ou se poser, ou planter sa tente et son feu, est ancré profondément dans la nature humaine. Et je n'excepte même pas de ce désir les peuples nomades qui revendiquaient pour leur usage des espaces bien précis au-delà desquels ils savaient n'avoir aucun droit de pâture.
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Je crois même que le ressentiment de nombreux peuples européens contre "BRUXELLES" repose sur l'idée que leur personnalité, leur culture sont piétinées par des fonctionnaires devenus apatrides (pour des raisons politiques), exemptés d'impôts, exilés loin de leur pays natal. Je crois également que la mondialisation est remise en cause pour les mêmes raisons. La volonté violente de transformer le monde en un immense et unique marché - ce serait là la cité du monde - rencontre une résistance croissante. Elle est d'ailleurs porteuse d'une très forte contradiction interne, car ceux-là même qui la répudient, sont souvent des internationalistes convaincus et qui souvent proclament "prolétaires de tous les pays, unissez-vous".
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Pour terminer ce billet qui, me dira un autre ami, manque de sobriété, voici deux déclarations de Jean-Paul II sur la patrie.
"(...) la patrie est un patrimoine qui comprend non seulement une certaine réserve de biens matériels dans un territoire donné, mais est avant tout un trésor, l’unique en son genre, de valeurs et de contenus spirituels, c’est-à-dire de tout ce qui compose la culture d’une nation (...)".
Jean-Paul II, Audience aux membres de l’université Jagellone de Cracovie, 11 septembre 2000.

La patrie, notre famille

"Le développement du concept de "patrie" est étroitement lié à celui du concept de "famille" et, en un sens, chacun en fonction de la nature de l’autre. Et vous, peu à peu, en faisant l’expérience de ces liens sociaux plus larges que les liens familiaux, vous commencez aussi à participer à la responsabilité du bien commun de cette famille plus vaste qu’est la "patrie" terrestre de chacun et de chacune d’entre vous. Les grandes figures de l’histoire, passée ou contemporaine, d’une nation sont aussi les guides de votre jeunesse et elles favorisent le développement de cet amour social qu’on appelle le plus souvent "amour de la patrie"".
Jean-Paul II, Lettre apostolique à l’occasion de l’année internationale de la jeunesse, 31 mai 1985.
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Je conclus : l'amour de la patrie est précisément ce qui permet d'incarner le lien social qui unit tous les hommes physiquement proches  les uns des autres. Il est le ciment du civisme sur quoi repose le bien-vivre ensemble. Et si je crois que tous les hommes sont ontologiquement frères, il me paraît assuré que cette croyance passe d'abord par l'amour de ceux que je côtoie.

mercredi 25 mai 2011

Je préfère la justice à ma patrie...

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Discussion passionnante avec un ami. Je lui disais l'amour profond et viscéral que je porte à ma patrie. Lui se disait "citoyen du monde". Je lui rétorquais : "Je  ne crois pas que cela soit effectivement possible de revendiquer factuellement ce type de citoyenneté. Il y aura pour longtemps encore des passeports, des papiers d'identité, des contrôles aux portes d'embarquement des aéroports, des visas, qui viendront nous rappeler l'existence des NATIONS, et pour nous rappeler, heureusement, nos différences". Je me demande en effet si mon ami ne confond pas NATION, dont l'expression dans le moment présent est l'ETAT régnant sur un espace, et PATRIE, la terre dont l'expression est l'HISTOIRE et qui règne sur nos mémoires, nos familles, notre langue et notre culture.
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Mais il me disait quelque chose à quoi j'adhère totalement : moi aussi je préfère la justice à tout autre considération. Mais je formulerais ma préférence d'une manière un peu différente : je préfère la justice à ma nation. L'Etat qui prétend l'incarner n'a qu'une existence éphémère ; il est fragile ; il est tyrannique, souvent injuste. Voilà pourquoi je ne saurais accepter ce que disent et font les Anglais : Right or wrong, my country is my country ; qu'il ait tort ou qu'il ait raison, mon pays est mon pays. Ils ont une curieuse manière de procéder, les Anglais, et qui va à l'encontre de ce que notre tempérament batailleur de Français nous fait dire et faire : Never explain, never complain ; ne jamais expliquer, ne jamais se plaindre, disent-ils. Nous, nous passons notre temps à nous flageller nous-même, à décortiquer, à analyser, à insinuer, à supputer, à jouer avec les mots, au point, par exemple, que la candidature de madame LAGARDE comme Directeur du FMI risque d'être compromise par ces acharnés de la transparence qui lui font un mauvais procès dans l'affaire de l'arbitrage Crédit Lyonnais-Bernard TAPIE. C'est que leur transparence est très opaque. Dans quelle lumière baigne-t-elle ?
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La qualité de Français ne saurait nous valoir aucun avantage sur les autres peuples. Mais aucun désavantage non plus. Ayons une juste estime de nous-même, ni trop, ni trop peu.
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PS : vous trouverez juste avant le petit billet "Ils ont du culot" que, sans l'avoir voulu, j'ai collé ici

mercredi 2 mars 2011

Trois propos éclairants

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PREMIER PROPOS.
L'obédience maçonnique du Grand Orient de France a fait paraître récemment un communiqué dont voici un extrait :
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[Le Grand Orient de France] "ne peut accepter que soit remis en cause deux principes fondamentaux de la République : le 'droit du sol' et le refus de toute distinction entre 'Français dits de souche' et ceux ayant acquis récemment la nationalité française, qui le seraient un peu moins."
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Questions.
(a) Quel rapport y a-t-il entre le droit du sol et la moindre qualité supposée de Français pour ceux de nos compatriotes qui auraient récemment choisi la France comme nouvelle patrie ? Est-il intellectuellement honnête de lier les deux notions ? Dans un cas la nationalité est imposée, quelquefois contre le gré de la personne ; dans l'autre elle est choisie. Il me semble qu'il y a là une différence notable.
(b) Et puisque nous sommes en République (heureusement) et dans un pays démocratique (heureusement encore), pourquoi ne pas demander leur avis aux Français sur ce chapitre ?
(c) De quel magistère le Grand Orient se réclame-t-il pour affirmer aussi péremptoirement qu'il est impensable de toucher au droit du sol ? [C'est une question, pas une insinuation, ni une ironie.] A quels principes moraux fait-il référence ?
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SECOND PROPOS.
"Une patrie, ce sont des champs, des murs, des tours et des maisons ; ce sont des autels et des tombeaux ; ce sont des hommes vivants, père, mère et frères, des enfants qui jouent aux jardins, des paysans qui font du blé, des jardiniers qui font des roses, des marchands, des artisans, des ouvriers, des soldats. Il n'y a rien au monde de plus concret." [Charles MAURRAS.]
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Questions.
(a) Quelle différence y a-t-il entre les deux citations ?
(b) En se rappelant que "l'idéologie ne se soucie pas de l'homme concret", laquelle des deux relève le plus de l'idéologie ?
(c) Est-il vraiment indispensable d'être 'Français de souche' pour comprendre ainsi la Patrie ? Il me semble que Charles AZNAVOUR ou Jean RENO (que j'ai entendus l'un et l'autre à la télévision proclamer l'amour qu'ils ont pour leur Patrie d'adoption, et LE CHOIX qu'ils en avaient fait) sont la preuve du contraire.
(d) N'est-ce pas sur ce point qu'il faut éduquer les jeunes Français, indépendamment de leurs origines présentées comme ethniques ?
(e) Cette éducation est-elle possible ? Si oui, à quel prix ?
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TROISIEME PROPOS.
Pour lutter contre le racisme, "il faut que les hommes puissent s'identifier à ce qu'ils sont. Ce qu'ils sont est à la fois objectif et subjectif : c'est ce qu'ils veulent être, il leur faut un projet ; c'est ce d'où ils viennent dans leur être et dans leur signification, c'est leur patrie et leur culture. La nation, c'est l'union de la patrie et de la culture. Pour lutter contre le racisme, qui n'en est aujourd'hui qu'au début de son expansion, il n'y a qu'un seul moyen : rendre au peuple sa nation, et lui donner un projet.
Le projet en question ne peut donc pas être un projet contre la nation. Pas davantage la nation en question ne peut-elle être une république rationaliste intemporelle, qui est de droit universelle. La France, dans sa conception rationaliste, ne peut plus être aujourd'hui qu'un département de la république rationaliste universelle, c'est-à-dire qu'elle ne peut pas être une patrie. La France, dans cette même conception, ne peut pas adhérer à une autre culture qu'à celle du pseudo-progressisme, et du n'importe quoi, c'est-à-dire qu'elle ne peut pas être une culture. C'est dire que la France ne peut pas être une nation. C'est-à-dire qu'aucune nation ne peut avoir d'autre identité qu'une expression géographique et un numéro d'ordre sur la sphère de l'homogène. Tel est le totalitarisme qui nous enfonce dans le racisme EN VIOLANT sauvagement le besoin des hommes à l'identité et à l'intimité du sens. C'est pourquoi, si on veut s'enfoncer dans la violence, il suffit de continuer à déculturer les citoyens par l'économisme et l'anticulture du n'importe quoi." [Henri HUDE. Ethique et politique.]
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Questions.
(a) Au plus profond de nous-même, ne sentons-nous pas que les paroles d'Henri HUDE sont justes, humaines, profondément humaines, qu'elles n'excluent pas ?
(b) Est-il possible de penser une République vivante qui ne soit pas rationaliste, et ne vise point à l'universalité, prétention arrogante que nous reprochent tous ceux de nos amis étrangers qui nous connaissent, nous aiment mais restent lucides sur nos défauts ?
(c) Est-il raisonnable de continuer à faire fonctionner l'Europe comme elle le fait à l'heure actuelle ? Loin des peuples qui la composent, loin des préoccupations des hommes concrets, purement axée sur l'économie et la technique ?
(d) Savons-nous aujourd'hui qui nous sommes ?
(e) Finalement, n'est-il pas dommage que le débat sur l'identité nationale ait avorté, avec la bienveillante complicité de ceux qui croient plus à une république rationaliste - effectivement universelle, DE DROIT, mais utopique - qu'à une république concrète, vivante, capable de laisser leur part de mystère, de désirs, de rêveries à ses concitoyens.
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Ce sont là des questions. On peut en poser d'autres. On peut préférer telle ou telle réponse parmi toutes celles qu'esquissent ces citations. Mais il serait bon d'en débattre sans préjugés, en écoutant les protagonistes avec bienveillance et en leur faisant crédit de leur bonne foi. Un dialogue apaisé, en quelque sorte...
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lundi 3 mai 2010

Ubi bene, ibi patria

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A plusieurs reprises, dans mes billets, j'ai pris soin de faire la distinction entre patrie (la terre des pères) et nation (du mot latin natio : la portée d'une femelle animale). La nation est un concept né pendant la Révolution française. Et il a nourri le nationalisme avec toutes les conséquences que nous lui connaissons. Ce n'est pas pour rien que l'étymologie de ce mot en signale l'animalité et son corollaire qu'à l'homme d'une nation, il n'est pas possible de choisir son appartenance (cf. Rémi BRAGUE.)
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Qui n'a jamais fait la poignante expérience de l'émotion surgie des profondeurs du coeur qui l'étreint quand il rentre dans sa patrie après une longue absence à l'étranger ? Ibi bene, ubi patria : La patrie est là où l'on se sent bien. Voilà pourquoi le débat sur l'identité, malencontreusement nommée nationale, n'est pas vain. Il s'agit en réalité de l'identité patriotique. Elle n'est pas une affaire de race, mais de coeur.
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Peut-on dire que des jeunes d'origine africaine ou maghrébine se sentent bien dans leur prétendue patrie, quand ils caillassent des bus, vivent de rapines et de trafics, brûlent des voitures, ou dégradent les biens publics ? Notez bien que je dis "des" (et non pas "les", car il y a de jeunes d'origine africaine ou maghrébine qui se sentent bien dans leur patrie ; j'en ai connus des dizaines parmi mes étudiants). La réponse est non, bien évidemment. Il est important d'essayer de comprendre pourquoi.
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Je me demande si, précisément, la raison de ce malaise n'est pas la confusion que le monde politique entretient entre nation et patrie. Le concept de nation suscite le nationalisme, et par voie de conséquence, l'exclusion de tout ce qui ne fait pas partie de "la portée", c'est-à-dire le racisme. Celui de patrie se nourrit du sentiment d'appartenance d'abord à une culture et à un mode de vie qui contribuent au bonheur de vivre. Langue, moeurs, coutumes et croyances, foi, nous ont été transmis par nos aïeux. Ils ont par leur travail modelé le paysage de notre pays. C'est là un fait qui ne se discute pas. Ceux de nos frères humains venus de lointains pays qui goûtent cet héritage, s'en reconnaissent comme les héritiers adoptifs sont littéralement nos compatriotes. Ceux qui entendent importer dans notre pays des coutumes, des moeurs, des croyances, un régime politique étrangers à cet héritage ne sont pas des compatriotes, mais des colonisateurs. Et nous n'avons aucune raison d'accepter que se développent sur notre sol ces cancers communautaristes et violents.
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Notre histoire donne de nombreux exemples d'hommes venus d'horizons lointains et qui ont servi leur nouvelle patrie avec un zèle admirable : MAZARIN, Maurice de SAXE, le maréchal de SCHÖNBERG, le prince PONIATOWSKY et bien d'autres. Preuve que l'origine géographique ne fait rien à l'affaire, et que le sentiment patriotique se nourrit plus de sentiments venus du coeur que de pseudo-évidences juridiques, comme le droit du sol ou le droit du sang. Oui, décidément, Ubi bene, ibi patria.
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mercredi 26 mars 2008

L'exemple des Romains, ou comment en prendre de la graine

Quand les Romains eurent été battus à trois reprises par Hannibal qui s'était rendu maître de presque toute l'Italie, ils n'avaient plus d'armée, les caisses de l'état étaient vides, les consuls chargés de conduire les troupes avaient été tués. La situation était désespérée.
La France, toute proportion gardée, est dans cet état là. Du reste, le Journal Marianne titre : Un Président impuissant, et sous-titre (notamment) sur la crise économique mondiale, et le lâchage des media pour expliquer la chute de popularité du chef de l'Etat.
Or voici ce que dit un auteur du XVIIIe S. (qui n'était pas un Philosophe) à propos des moyens mis en oeuvre par Rome pour redresser une situation désespérée. "Le Consul représenta que les Magistrats devaient donner l'exemple au Sénat, & le Sénat au Peuple, d'aider la République dans l'extrémité où elle se trouvait : Que le moyen d'engager les inférieurs à contribuer de leurs biens au soutien de l'Etat était de commencer par le faire soi-même : Qu'ainsi, ils devaient tous porter au trésor public leur or & leur argent. Cela fut exécuté sur le champ, & avec un tel zêle (sic), qu'à peine les Receveurs et les Greffiers pouvaient-ils suffire à l'empressement public, chacun ambitionnant l'honneur de se faire incrire des premiers. L'Ordre des Chevaliers, & ensuite le Peuple, en firent autant, sans qu'il fût besoin pour cela d'aucun Edit public".
In
De la manière d'enseigner et d'étudier les Belles Lettres, par rapport à l'esprit et au coeur. Tome quatrième. Nouvelle édition.
par M. ROLLIN.
A Paris, chez les Frères Estienne, Rue saint Jacques, A la vertu (re-sic).
1755.(Je possède les quatre tomes de cet ouvrage dans ma bibliothèque)


Et monsieur ROLLIN dit un peu avant ceci, commentant le point de vue de CICERON :
"On ne peut bien gouverner un état sans garder en tout une exacte justice".

Voilà pourquoi le paquet fiscal dans certaines de ses dispositions ne peut être reçu par l'esprit public.
Voilà pourquoi les mesures que les députés de l'ancienne législature ont prises à l'unanimité, concernant leur retraite et les indemnités qu'ils recevraient pendant des années au cas où ils seraient battus, sont tout simplement scandaleuses.
Voilà pourquoi les traitements, parachutes dorés et autres indemnités des grands patrons d'industrie ne peuvent être comprises.
Quand la nation va mal, tous et surtout les élites, doivent contribuer à son redressement. On en est hélas très loin, car "la souveraineté du Libre Arbitre", et l'individualisme lié à l'absence de références morales objectives ont triomphé de tous les scrupules. Nous n'avons pas pris exemple sur les Romains, hélas !
On a beaucoup glosé sur l'augmentation du traitement du Président de la République, alors même qu'il est avéré que cette augmentation ne coûte rien au Trésor Public, puisqu'il s'agit simplement d'un transfert dans l'affectation des fonds attribués au fonctionnement de l'Elysée. Il est clair toutefois que cette mesure était inopportune, quand bien même elle permet une plus grande transparence. Mais on a assez peu commenté les augmentations que messieurs les deputés se sont octroyées avant de partir en campagne électorale.

mardi 2 octobre 2007

Droit à la nation

Chers hommes politiques qui, la main sur le coeur, pleurez sur le sort des clandestins, des immigrés et des sans papiers, et vouez aux gémonies ceux de vos compatriotes qui votent pour le Front National, je vous prie de lire les lignes qui suivent et que nous devons à un très grand philosophe politique, Henri HUDE, dont j'ai déjà cité quelques travaux.
"Ceux qui se se réclament volontiers des droits de l'homme, ne devraient pas oublier qu'il existe aussi un droit de chaque homme à sa propre nation et que l'immigration fait problème quand elle implique un viol de ce droit. L'immigration juste est celle qui respecte le droit des citoyens à leur nation.
Ceux qui souffrent le plus d'une violation de ce droit, ce sont les pauvres. Qui en effet sont les électeurs du parti du non radical ? Les riches, surtout s'ils se doublent d'intellectuels rationalistes, ne peuvent pas comprendre le peuple, ni ses réactions dans ce domaine. Ils ont d'autres solidarité, plus reserrées, plus valorisantes, plus oligarchiques. Les pauvres eux, n'ont presque rien en propre, et leur seule propriété est collective : c'est leur pays et c'est leur titre de citoyen. Si l'on fait de leur citoyenneté, de leur pays une sorte de bien libre, comme l'air qui n'est à personne, ils n'ont vraiment plus rien à eux sur la terre, ou on dévalue tout ce qu'ils croyaient avoir.
Ajoutez à cela les progrès de l'oligarchie dans ce monde, par exemple dans la construction européenne pseudo-libérale, et la menace toujours plus pesante du chômage, et l'on comprend que les citoyens pauvres ont pleinement raison de se sentir dépouillé de tout : de leurs biens matériels, de leur démocratie, de leurs droits civiques et de leur patrie. La classe populaire est en train de subir plus qu'une prolétarisation. Elle réagit comme elle peut, et, dans le désarroi qui est le sien, on ne peut pas vraiment lui jeter la pierre." (Henri HUDE. Ethique et politique. Editions Universitaires, Paris, 1992)
Hommes politiques, avez-vous donc enfin compris que nous avons droit à une nation ? Que ce droit est naturel et inviolable ? Que le Front National recrute dans la classe populaire, parce que les belles consciences (de gôôôôche, surtout, mais pas seulement ; j'y ajoute quelques catholiques généreux, mais irresponsables) dénient aux "plus démunis" le droit de se sentir chez eux dans leur patrie ? Avez-vous compris enfin que vous ne pouvez reconnaître aux Kurdes (madame MITTERAND), aux Palestiniens (liste trop longue, mais j'y mets volontiers mon nom), aux Kosovars, aux Tchetchène, le droit d'avoir une nation, et ne pas reconnaître qu'une immigration incontrôlée dans notre pays modifie d'une manière inacceptable le paysage national ? Avez-vous enfin compris que le concept d'indifférenciation rationaliste dont vous vous réclamez au nom de droits de l'homme, tronqués et arrangés à votre sauce, engendre la violence et la guerre ? Vous le savez, imbéciles, auraient dit BERNANOS, vous le savez, mais feignez d'ignorer ce principe fondamental et humanisant, pour servir les intérêts de votre partie, de votre idéologie, de votre inaltérable propension au penser faux, en vérité de votre égo boursoufflé. Nous ne pouvons, nous ne voulons pas nous reconnaître dans votre discours. Vous n'aurez jamais nos voix. Non possumus.
C'est tout pour aujourd'hui.