jeudi 31 mars 2016

31 mars 2016. Nouvelles de la Résistance : à propos de ma chère Alsace, lettre ouverte d'un alsacien.

Cette lettre ouverte m'a été envoyée par un correspondant alsacien :


"Monsieur Richert,

La trufferie et la duperie n'ont décidément pas de limites.

Non content d'avoir directement contribué à supprimer l'Alsace de la carte, des manuels d'histoire, d'en avoir précipité la disparition, d'avoir privé les Alsaciens de toute représentation politique propre, voilà que vous voulez leur infliger un nom parmi Rhin-Champagne, Acalie et Nouvelle Austrasie !? Quelle honte !

Rhin-Champagne, association sans aucun charme, est un insulte faite aux Alsaciens, aux Lorrains et aux Ardennais, qui disparaissent, au seul bénéfice des Champenois. Drôle de conception de la démocratie et drôle de trait d'union d'Est en Ouest, qui biffe presque tout sur son passage, sauf la Champagne !

Austrasie signifie "Royaume de l'Est", ce qui sied assez bien à un petit roitelet, mais absolument pas à un territoire de la République, fut-il illégitime, comme l'est l'ACAL. Nouvelle Austrasie est à l'évidence une proposition "lorraine". Il en ira d'ailleurs du nom comme de toutes les décisions, les élus dits "alsaciens" devant systématiquement être mis en minorité dans votre assemblée, et vous le savez. Gageons que le gouvernement jacobin réfutera ce nom si peu... républicain.

Acalie, n'en parlons pas, un acronyme substantivé d'une laideur sans nom, qui est la négation-même de l'identité régionale.

L'ACAL est innommable, et ce qui ne se nomme pas n'existe pas, voilà tout ce qu'il faut retenir de cette pseudo consultation. Vous, vous ne juriez pourtant que par Grand Est, sans doute plongé dans un rêve mégalomaniaque. 

Si tant est que les populations de ces régions avaient volontairement décidé de s'associer, que ces régions avaient un minimum à partager - et l'Histoire, la vraie, par celle d'un coin de bureau de l'Elysée, leur aurait alors naturellement fait partager, mais ce n'est pas le cas, à part pour l'Alsace-Moselle - alors la région issue des précédentes aurait pu s'appeler "les Nouvelles Provinces-Unies", ce qui aurait été consensuel et aurait vraiment fait sens, en étant porteur de nouveauté et d'unité. Mais elles n'ont rien en commun, et le nom que vous aurez obtenu à vouloir jouer les apprentis-sorciers, pseudo démocrates avec votre consultation, pseudo démocratie participative, sera comme une tare de plus à porter pour votre "baronnie". Un grand échec pour vous donc, personnellement. Votre responsabilité est engagée.

Vous n'aviez pourtant que deux choses à faire, dont vous vous seriez honoré :

- la première, engager un recours devant le Conseil d'Etat, car la Région Alsace, en tant que personne morale, était fondée à le faire, avec toutes les chances de succès, mais vous n'avez rien fait car votre intérêt était ailleurs qu'en Alsace ;
- la seconde, accorder aux Alsaciens le référendum que près de 10 % d'entre eux demandaient légitimement par une pétition papier, car vous saviez qu'ils sont opposés à 85 % à la grande région, et que le Gouvernement français violait la Charte européenne de l'autonomie locale, comme cela va bientôt vous être rappelé, de façon cinglante, par le Conseil de l'Europe. Là encore vous n'avez rien fait, balayant d'un revers de la main 120 000 signataires de la pétition, avec un mépris sans nom ! Dire que le Président de la République a annoncé un référendum au sujet du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, sans qu'il ait été demandé par aucune des parties au différend ! Comment dans ces conditions encore tolérer que les Alsaciens n'aient pas été consultés, et ne le soient pas prochainement ?

Confortée par 46 des 47 Etats membres (hors la France) du Conseil de l'Europe, la cause alsacienne est pourtant autrement plus légitime que la cause catalane, par exemple, dont le processus d'indépendance est impossible aux termes de la Constitution espagnole. Les Alsaciens opposés à la réforme, qui étaient traités à l'envi de populistes, ne sont-ils pas finalement les vrais démocrates ? Cela doit vous faire réfléchir.

Il faut que les députés et sénateurs qui se disent Alsaciens arrêtent ce massacre identitaire de l'Alsace et des Alsaciens, et exigent unanimement de la part du Gouvernement français, comme l'a récemment fait Monsieur le Député Furst (merci à lui), un référendum, seul salut face à l'infamie que vous préparez aux Alsaciens. D'ailleurs, forts du rapport du Conseil de l'Europe, les Alsaciens seront fondés, fin mars, à ne pas reconnaître votre autorité ni votre droit à changer la dénomination de la Région Alsace. Votre mandat deviendra automatiquement indu, rendu illégitime par le droit international, un traité international régulièrement ratifié par la France, et d'autorité supérieure à la loi, et vous devrez en tirer les conséquences en démissionnant, car comment pourriez-vous encore vous regarder dans une glace ? D'ailleurs, le pouvez-vous encore ?

Tout Alsacien qui manifestera, état d'urgence ou pas, et qui sera inquiété pour cela pourra porter plainte devant la Cour européenne des droits de l'Homme, car son opposition à la fusion est déjà et sera on ne peut plus légitime.

[...]"


J'ai volontairement supprimé le dernier paragraphe en raison de son caractère agressif. J'ajoute d'ailleurs que les Alsaciens sont (un peu) responsables de leur malheur. Si les élus du Haut-Rhin avaient plaidé pour la fusion des deux départements en une région unique, à la suite de l'initiative de l'exécutif régional, la naissance de ce monstre à trois têtes aurait été impossible. 

samedi 26 mars 2016

26 mars 2016. Nouvelles de la Résistance : quand on se bouche les oreilles....

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Superbe office que celui des Ténèbres du samedi saint. A qui veut écouter, il révèle bien des choses sur la dignité humaine, sur le salut et sur la vie. Et nous sommes amenés à réfléchir sur la manière dont l'élimination du Dieu de Jésus Christ de la sphère publique, dans notre malheureuse patrie, a conduit celle-ci au bord du gouffre, au désespoir et à l'idolâtrie. 
Il convient donc de se pencher sur quelques extraits ce cet office matinal :
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1. Les citations du jour.
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De l'Epitre aux Hébreux 4, vv12-13 :

"Elle est vivante, la Parole de Dieu, énergique et plus coupante qu'une épée à deux tranchants; elle va jusqu'au point de partage de l'âme et de l'esprit, des jointures et des moelles ; elle juge des intentions et des pensées du coeur. Pas une créature n'échappe à ses yeux, tout est nu devant elle, soumis à szon regard ; nous aurons à lui rendre des comptes."

Du Psaume 4, v3 :

"Fils des hommes, jusqu'où irez-vous dans l'insulte à ma gloire,
L'amour du néant et la course au mensonge ?"

Du Psaume 63, v2 à 7 :

"Ecoute, ô mon Dieu, le cri de ma plainte ;
Face à l'ennemi redoutable, protège ma vie.

GArde-moi du complot des méchants,
A l'abri de cette meute criminelle.

Ils affutent leur langue comme une épée,
Ils ajustent leur flèche, parole empoisonnée,

Pour tirer en cachette sur l'innocent;
Ils tirent soudain, sans rien craindre.

Ils se forgent des formules maléfiques,
Ils dissimulent avec soin leurs pièges ; ils disent ""Qui les verra ?""

Ils machinent leur crime : ""Notre machination est parfaite ; 
Le coeur de chacun demeure impénétrable !""

Mais c'est Dieu qui leur tire une flèche ;
Soudain, ils en ressentent la blessure, ils sont les victimes de leur langue."
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2. Commentaires.
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Ce serait un grand blasphème que de se servir de la Parole de Dieu à des fins politiques ou idéologiques. Il n'empêche qu'à son écoute attentive, on sait que cette Parole engage nos comportements. Dieu, trinitaire, est relation pure. Nous sommes faits à son image. Nous sommes des êtres de relation. C'est bien dans nos relations à l'autre que nous avons à incarner la puissance de salut du Verbe.
Je vois venir les tenants de la laïcité à la française, qui n'est qu'une idéologie fondamentalement antichrétienne. Ils ne croient pas en Dieu disent-ils. Dieu n'existe pas. Soit. Ils nous racontent que KANT a définitivement prouvé l'impuissance de la raison à démontrer l'existence de Dieu. S'ils étaient simplement cohérents, ils devraient aller plus loin et dire, comme corollaire, que la raison est impuissante à démontrer l'inexistence de Dieu. Il en résulte que croire en Dieu ou n'y pas croire est une croyance, l'une valant l'autre.
Mais les disciples de Jésus ne sont pas dans la croyance ; ils vivent de la foi, laquelle est d'un tout autre ordre et est fondée sur la vie ininterrompue de communautés chrétiennes depuis deux millénaires, des communautés en butte aux persécutions, à l'esclavage, aux meurtres, aux tortures, aux assassinats. "Je crois aux témoins qui se font égorger" disait Pascal, et la sanglante actualité nous montre que nous pouvons croire aux témoignages des chrétiens égorgés et crucifiés, au Proche-Orient.
Le torchon qui s'appelle Marianne a osé faire une première page sur les Scandales de l'Eglise, son obscurantisme et son conservatisme.
Il faut croire que les rédacteurs de ce journal ont peu de culture ; voici quelques exemples : Copernic était prêtre qui a découvert que la terre tournait autour du soleil et a mis fin au géocentrisme ; l'abbé Spallanzani a découvert le rôle des spermatozoïdes dans la fécondation ; le grand philosophe Malebranche était oratorien, et sa philosophie est de toute première importance ; Gregor Mendel, le père de la génétique moderne, était moine ; l'expansion de l'univers est faussement attribuée à Hubble, en réalité, c'est un chanoine astrophysicien de Louvain qui l'a découvert, le Père Georges Lemaître (il était tellement obscurantiste qu'il a fait ses études à l'Université de Cambridge puis au Massachussets Institute of Technology) ; finissons par le Père Teilhard de Chardin, célèbre paléontologue et visionnaire scientifique. Bien entendu, je ne parle pas des jésuites qui, en Chine, on traduit en latin nombre d'oeuvres de philosophes chinois (dont CONFUCIUS) et traduit en chinois, comme l'a fait Matteo RICCI, des ouvrages mathématiques occidentaux.
Ne parlons pas de l'obscurantisme de Blaise Pascal, de celui de Péguy, de Bernanos, de Bloy, et de tant d'autres écrivains, savants, chercheurs qui fidèles à leur vocation de disciples et à leur vocation propre ont été les bons et fidèles serviteurs du Royaume.
Marianne  a commis une mauvaise action. Il n'y a rien à attendre de ce journal. C'est lui qui est ignorant, et infâme (au sens étymologique : peu digne de réputation). J'ajoute que lorsque que Madame la belle carnassière qui nous tient lieu de ministre de la déséducation nationale aura demandé pardon aux victimes des 25 pédophiles radiés l'an passé de l'éducation nationale, comme l'a fait avec courage et dignité le cardinal Barbarin pour les victimes de deux prêtres de son archidiocèse, on pourra enfin parler de justice au sens noble du terme. 

jeudi 24 mars 2016

25 mars 2016. Nouvelles de la Résistance. Les contradictions de l'islam ou l'impossible umma

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Plusieurs amis m'ont encouragé à produire quelques billets, quand il paraîtra utile de faire connaître une opinion susceptible de faire réfléchir. C'est le cas de cette citation du jour :
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1. La Citation du jour.
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En voici une que l'on doit au Père Pierre-Marie SOUBEYRAND (Comprendre l'Islam, risque ou défi ? Editions des Béatitudes, sans mention de lieu, 2010). Il a été Père Blanc au Maghreb et au Proche-Orient et en Afrique de l'Ouest. Il a été au contact des croyants de l'islam pendant 40 ans, après avoir été formé à ROME à l'Institut Pontifical d' Etudes arabes et islamiques. Il parle arable couramment.

"L'Umma [communauté des croyants de l'Islam formant une nouvelle réalité sociale et religieuse], malgré sa prétention à l'universalité, n'ouvre pas à un au-delà de l'expérience humaine ni à un dévoilement de l'invisible, mais établit une emprise sur les peuples, les cultures et les nations, en les rassemblant en une seule matrie, celle des soumis à Allah (muslimûn). Le califat y réussira partiellement pour une longue période de plus d'un millénaire. Mais sa chute en 1924 ouvre l'ère d'éclatement des nationalismes, sans parvenir jusqu'ici à réaliser concrètement ce rêve d'une humanité islamisée. Le but de l'Umma est terrestre et non eschatologique. ""La Umma elle-même, écrit A[ntoine ] MOUSSALI, que l'on traduit volontiers par communion est plutôt le rassemblement fusionnel des croyants dans le giron de l'unicité matricielle."" Aussi, aujourd'hui, il ne lui est plus possible de se réaliser dans tomber dans des formes extrémistes, voire du pouvoir au nom d'Allah. Ou bien elle risque de s'évader dans un islam virtuel ou dans un prêt-à-porter spiritualisé du Nouvel Âge, mais étranger aux masses musulmanes. L'islamisation n'est qu'une pseudo-communion, comportant le risque constant d'éclatements et de conflits, habituel dans toutes les formes de pouvoirs forts et arbitraires."
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2. Commentaires.
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Il convient de noter plusieurs choses. Pour autant que j'ai pu le savoir, il a été demandé au Père SOUBEYRAND de retarder la publication de son livre après les élections présidentielles de 2007. Il n'aurait pas fallu contrister les potentiels électeurs de monsieur X ou de monsieur Y. En second lieu, le livre est très équilibré, et il prône un dialogue authentique et respectueux avec les théologiens musulmans. Enfin, il souligne, de manière prophétique, et avant la création du pseudo-califat islamique et de l'Etat islamique, les conflits et les violences qui naîtraient au cas où l'on voudrait le faire renaître, et l'inévitable défaite d'une impossible restauration.
Si nos homme politiques avaient voulu simplement essayer de comprendre l'Islam en profondeur, ils en auraient vu et sa valeur religieuse et surtout ses limites, qui le rend incompatibles, s'il doit être vécu intégralement par les croyants, avec notre manière de vivre, de penser et de faire de la politique. Le Père SOUBEYRAND voit très bien que pour qu'il soit vivable par ses adeptes dans nos démocraties occidentales, il doit se dissoudre dans un islam virtuel à l'allure de New Age. C'est très précisément ce à quoi se refuse un nombre croissant de fidèles, et c'est ce qui rend la situation présente si instable et si dangereuse.

vendredi 18 mars 2016

18 mars 2016. Nouvelles de la Résistance : Souviens-toi, Libération ! Et ferme-là !

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J'avais décidé de ne plus rien écrire sur ce Blog. Mais la campagne menée par les média de gôôôôche contre le cardinal BARBARIN est d'une telle obscénité, d'une telle haine, et d'un tel mensonge que je ne puis m'empêcher de dire à monsieur MOUCHARD, alias Laurent JOFFRIN, grande "plume" de Libération, journal à la pointe du combat contre le Primat des Gaules : Ferme là espèce d'hypocrite, ou plus exactement, que ton journal la ferme ! Va voir dans les archives de ton torchon ce qu'il promouvait, oh ! certes il y a longtemps, en matière de pédopornographie ! 
En vérité, la campagne menée contre Mgr BARBARIN n'a qu'un seul but : dégommer un des rares évêques qui s'est opposé avec courage et publiquement au mariage homosexuel.





Rappelle toi Libération ce que tu publiais le 7 mai 1977. Et ferme-là ! Ferme ta gueule immonde et pleine de saloperies, Libération. (je prie mes lecteurs d'excuser l'indécence abominable de cette image ; elle montre à quel point d'abjection peuvent tomber les donneurs de leçons quand il s'agit des autres !)




Pour être tout à fait honnête intellectuellement, j'ajoute que j'ai cherché à vérifier que cette saloperie avait bien été publiée dans Libération. En commençant par chercher "Libération, 17 mais 1977", je suis tombé sur un article de Wikipedia, intitulé Discussion, ou l'auteur donne quelques références de la propagande faite par Libération en faveur des pédophiles. Il indique aussi qu'il a été amené à supprimer ou plutôt à modifier le paragraphe concernant cet aspect de la ligne éditorial du torchon. Mais il laisse les liens qui permettraient de retrouver les articles litigieux : voici ce que dit l'auteur du premier article de Wikipédia, mis en discussion et qu'il a été amené à "modifier" :

Il y a quelques jours j'ai enlevé la section suivante :
"En mai 1977, Libération publie un article faisant explicitement l'apologie de la pédophilie. "Naissance du "front de libération des pédophiles"" est un véritable acte de foi en faveur des pédophiles, qui constituaient une partie des lecteurs de Libération. L'article sera à nouveau publié le 1er mars 19791.
Pendant dix-neuf mois, Libération va publier des articles, dessins et photographies à caractère pédophile (entre autre dans l'édition du 5 novembre 19782). Le caractère choquant de ces publications entraînera des poursuites judiciaires !
Cependant, le 1er mars 1979, Libération publie fièrement "Les outrages de Libération"3, article qui relate ses démêlés avec la justice française. Une justice sclérosée et "bourgeoise", qui s'attaque injustement à un journal "novateur". Pour l'occasion, Libération republie une grande partie des articles et autres dessins qui ont défrayé la chronique !
En 1981, Libération publie un témoignage, "câlins enfantins", dans son édition du 20 juin. Un homme rapporte ses relations pédophiles avec une enfant, sur une durée de près de trois ans.
En 1982, Libération persiste et signe le 20 octobre. Hocquenghem écrit ceci : « La pédophilie n’a jamais été en tant que telle un délit dans le code pénal »4 ; la pédophilie ne serait donc pas répréhensible ?
L'histoire ne s'arrête pas là, car le 1er mars 2001, vingt ans après ces prises de position plus que controversées, le journal publie une apologie d'une éducation pédophile5, en soutien à Daniel Cohn-Bendit, pédophile notoire6."
On se demande pourquoi l'auteur a cru bon de supprimer cet alinéa, et sous quelle pression. Néanmoins il laisse les liens qui permettraient d'accéder aux articles qu'il mentionne. Or, curieusement, quand on essaye de les retrouver, il apparaît sur l'écran que l'accès aux archives est forbidden ! interdit.
La recherche de la source de cette ignominie sur Google conduit à deux revues qui semblent avoir repris à leur compte le dessin de Libération : Regards, d'une part, et Bazooka, de l'autre. On est donc amené à croire que Libération a tenté d'effacer les traces de son action en faveur de la pédophilie. 

dimanche 21 février 2016

21 février 2016. Poème sur Evangile de la Transfiguration

Transfiguration





Le soleil éclatant au-dessus du Thabor
Dardait dru ses rayons sur la cime éventée.
La Méditerranée, aux mouvants reflets d’or
Loin, battait le rivage à l’antique beauté.

Il avait demandé aux trois qui le suivaient
De monter vers l’azur par un étroit sentier.
Perdus dans leurs pensées, avec lui ils allaient
Silencieusement au flanc du mont altier.

Jacques, Pierre et Jean, les disciples aimés
Peinaient sur le chemin qui menait à la Gloire
Point de layons moussus, de vallons embaumés,
Pour, sur ce chemin-là, emporter la victoire.

Ils étaient arrivés. Splendide fut le ciel
Quand son dôme soudain se vêtit de lumière,
Qu’une nuée moirée à la couleur du miel
Recouvrit de son dais la terre tout entière.

À côté de Jésus, deux hommes se tenaient.
L’un portait une barbe et poignait un bâton
Il était majestueux et ses yeux flamboyaient.
De très profonds sillons barraient son vaste front.

L’autre serrait sur lui une table de marbre
Sur quoi étaient inscrits les dix commandements.
Était aussi gravé du pieux Jessé l’arbre
Et l’astre du Messie brillant au firmament.

Alors, ses vêtements furent plus blancs que neige,
Une lumière ardente éclaira Son Visage ;
Des anges le grand chœur qui se presse à ton siège
En adorant ton Fils, s’inclina en hommage.

Un nuage subtil enveloppa la terre
Et revêtit les trois d’une ombre parfumée.
L’encens des Chérubins remplit lors le parterre
De l’Assemblée des Saints, ô Père très aimé.

« Comme on est bien ici, comme l’endroit est calme !
Veux-tu que nous dressions trois tentes de lin fin
Pour toi et tes amis, là-bas sous cette palme ?
Vous pourrez discuter sous l’œil des Séraphins. »

Pierre était hors de lui et ne savait que dire.
Où aurait-il trouvé ces abris de fortune
En ce lieu désert, où le rocher se mire
Dans le saphir du ciel et l’ambre de la lune ?

Des anges dans le ciel, enfin, on entendit
Le chœur puissant chanter la gloire de l’Agneau.
Une colombe d’or sur Jésus descendit :
« Il vous baptisera dans l’esprit et dans l’eau.

C’est mon Fils bien-aimé, en Lui est mon amour,
Toute ma complaisance et ma dilection.
Sans cesse écoutez-le ; au jour de son retour,
Vous l’accompagnerez pour juger les nations ».

Puis ils ne virent plus que le Maître tout seul
Qui leur donna pour ordre de ne rien révéler
Jusqu’à ce que voyant le signe du linceul
Ils comprennent enfin qu’il leur faudrait parler.

Stupeur, tremblements, joie, minutes suspendues !
Ils voyaient dans le Fils le reflet éternel
De la bonté de Dieu pour les âmes perdues,
Et n’oublieraient jamais ce moment solennel

jeudi 18 février 2016

18 février 2016. Les pauvres, seuls, savent aimer !

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Samedi dernier ! Je dois aller à la poste du boulevard Murat. Sur le terre-plein qui donne sur l’église Sainte-Jeanne de Chantal, Porte de Saint-Cloud, assis un banc, un vieil homme, voûté, comme ratatiné sur lui-même, vêtu d’habits râpés, presque en lambeaux, attend, use le temps, espère sans doute. Un maigre baluchon à ses pieds contient toute sa fortune. C’est un SDF.
J’ai un grand regret de ne pas lui avoir adressé la parole et, comme mu par le remord je me retourne, lorsque je vois venir vers lui une femme d’un certain âge, pauvrement vêtue. Elle est d’origine africaine. Je la vois tirer de son sac une poche en plastique ; c’est un sandwich qu’elle va donner à son frère en pauvreté. Je ne sais pas si elle connaissait ou non. Mais ce geste me bouleverse et me ramène à mon indifférence, à mon égoïsme. Quelle leçon vient de me donner cette femme ! Seuls les pauvres savent ce qu’est la pauvreté ! Seuls les affamés savent ce que veut dire avoir faim ! Que Dieu me pardonne mon indifférence.

Peu de jours après, le site de l’Evangile au quotidien donne à méditer ce texte de saint Césaire d’ARLES. Il n’y a pas de coïncidence, rien que l’action d’une providence miséricordieuse !

"Saint Césaire d'Arles (470-543), moine et évêque 
Sermon 26,5 (trad SC 243, p. 89s rev) 

« Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume »

« Le Christ, c'est-à-dire la miséricorde céleste, vient chaque jour à la porte de ta maison : non seulement spirituellement à la porte de ton âme, mais aussi matériellement à la porte de ta maison. Car chaque fois qu'un pauvre s'approche de ta maison, c'est sans aucun doute le Christ qui vient, lui qui a dit : « Chaque fois que vous l'avez fait à un de ces petits, c'est à moi que vous l'avez fait. » N'endurcis donc pas ton cœur ; donne un peu d'argent au Christ, dont tu désires recevoir le Royaume ; donne un morceau de pain à celui dont tu espères recevoir la vie ; accueille-le dans ton logement, afin qu'il te reçoive dans son paradis ; donne-lui l'aumône pour qu'il te donne en retour la vie éternelle. 
Quelle audace de vouloir régner dans le ciel avec celui auquel tu refuses ton aumône en ce monde ! Si tu le reçois pendant ce voyage terrestre, il t'accueillera dans son bonheur céleste ; si tu le méprises ici dans ta patrie, il détournera son regard de toi dans sa gloire. Un psaume dit : « Dans ta cité, Seigneur, tu méprises leur image » (Ps 72,20 Vulg) ; si dans notre cité, c'est-à-dire dans cette vie, nous méprisons ceux qui sont faits à l'image de Dieu (Gn 1,26), nous devons craindre d'être rejetés dans sa cité éternelle. Faites donc miséricorde ici-bas ;...grâce à votre générosité vous vous entendrez dire cette heureuse parole : « Venez, bénis, recevez en héritage le Royaume. »"

vendredi 12 février 2016

12 février 2016. Nouvelles de la Résistance. Un article de Vinvin.

Vinvin est le pseudonyme de Cyrille de Lasteyrie, auteur, producteur et comédien. Au Point Virgule à partir du 14 mars pour "Et il est où le bonheur ?"
Les articles de Vinvin

J'ai atteint un tel niveau d'exaspération politique que j'ai l'impression d'être au bord du burn out. Chaque jour je prends directement dans le ventre la honteuse réalité. Je vis dans un pays malade de partout, avec à sa tête des petits Français, élus par la magie de tous nos renoncements, assis sur leurs privilèges, vidant les caisses à tour de rôle et à tours de bras sous nos yeux ébahis, se moquant allègrement de nos conversations et de nos avis, s'octroyant des primes, des salaires, des taux, des toits et des avantages généreux, inventant des lois scélérates sous la panique, chantant la Marseillaise au Congrès de Versailles, la larme à l'oeil entre deux mises en examen, désertant leur poste à l'Assemblée, démissionnant de leurs ministères pour retrouver leur mairie, profitant de leur poste, les yeux dans les yeux, pour placer l'oseille au frais, écrivant des livres de promesses malodorantes, courant de plateaux en plateaux pour déverser leurs éléments de langage, vidant le langage de tous ses éléments, bafouant la vérité au profit du profit, mentant le mardi pour se repentir le jeudi et se représenter le dimanche, la gueule enfarinée, rasant gratis et sans état d'âme, bénis par leurs camarades de promotion, coudes à coudes, soudés, calés dans les dorures, au son de la trompette républicaine lustrée par notre impôt massif et notre dette souveraine.
J'ai la nausée, elle est là et elle ne me quitte plus, elle s'intensifie
Je cherche des traces de l'intérêt général, je ne le trouve pas. Il a été noyé sous les partis, les syndicats, les associations, les lobbies, les groupes, les intérêts particuliers, les privilèges des uns qui font les bénéfices des autres. Le blocage est total, les verrous sont rouillés et les flambeurs continuent de parader devant six millions de chômeurs, une école qui se délite, une santé attardée, un indice de bonheur qui s'écroule au 29ème rang derrière le Qatar et une consommation d'anti dépresseurs qui fait le délice de nos laboratoires, eux aussi bien placés dans la course aux bien placés. Je dégueule ma peine et je pisse dans un violon. Comme vous.
Français impuissant à qui l'on fait croire tous les cinq ans qu'ils ont leur destin en main, comme des veaux qu'on mène à l'abattoir en leur caressant le flanc sous une musique douce pour faciliter l'anesthésie. Cinq ans à nous déchirer pendant qu'une petite bande de petits français joue avec nos vies, nos économies, nos rêves de bonheur simple et de paix sociale. De temps en temps ils nous filent un os à ronger, qui d'un mariage pour tous, qui d'une loi de renseignement, qui d'une déchéance ou d'une indignité, et nous sautons dessus comme prévu, en bons petits soldats.
Ils nous divisent à l'intérieur de nos familles, à l'heure où nous devrions plus que jamais nous aimer. Je suis écoeuré et perdu, silencieux, tétanisé par le sentiment d'impuissance. Les gens comme moi n'appartiennent à aucun intérêt particulier, hors celui de vivre bien ensemble, sans se déchirer, sans se méfier les uns des autres, tranquillement vivants sans faire de vague. Mais ça ne se passe plus comme ça... Cet hiver, l'un des nôtres est mort à trois cents mètres de l'Elysée. Je dis bien l'un des nôtres. Un membre du village, un cousin de cousin, certainement. On l'a laissé crever comme un rat aux pieds du Palais. Sans domicile. Pendant ce temps-là l'Élu assistait à des matchs de rugby et commémorait les chrysanthèmes, s'asseyait sur l'Histoire pour laisser une trace, de frein. Je n'en veux plus, de ces simulacres d'un temps passé et révolu.
Je ne veux plus d'un homme qui dit "moi je", il est temps que nous disions Nous. Aucune raison morale, technique et même de bon sens, qu'un seul homme du haut de ses petits arrangements entre amis, puisse décider d'envoyer le pays dans la guerre, et même de nommer la guerre, sans que nous, NOUS, ayons dit qu'il le pouvait. Aucune raison de modifier notre constitution sur l'autel de la peur. Aucune raison de prendre seul des responsabilités plus grande que lui. Sommes-nous donc fous d'oublier sans cesse, de fermer les yeux, comme ces femmes battues qui voudraient fuir mais ne le peuvent pas, prisonnières d'une peur qui les paralyse? Si peu de choix entre l'incompétence, la malhonnêteté et la résignation ? Nous irons bientôt, en 2017, comme des moutons sous morphine, choisir entre trois personnages, glissant dans l'urne le nom d'un comédien, maquillé, média-traîné, porté par des intérêts qui nous sont étrangers. Le goût des jeux, même sans le pain, nous donnera quelques temps notre dose d'adrénaline et comblera notre sens du débat. Le lendemain, les trois quarts de la population auront la gueule de bois et retourneront tête baissée, vaquer à leurs espoirs corrompus, jusqu'en 2022.
J'ai perdu le goût de ce cirque. Le pays est au bord du burn-out et à la fin de cet article, je ne sais toujours pas ce que je peux faire. Cercle vicieux et vertigineux. Ce qui me fait peur, c'est ma propre résignation et cette colère stérile qui ne fait qu'engendrer de la colère stérile. À quel moment la somme de ces colères pourra-t-elle produire un son commun, un premier pas vers une remise au goût du jour de notre dignité ?