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samedi 26 mars 2016

26 mars 2016. Nouvelles de la Résistance : quand on se bouche les oreilles....

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Superbe office que celui des Ténèbres du samedi saint. A qui veut écouter, il révèle bien des choses sur la dignité humaine, sur le salut et sur la vie. Et nous sommes amenés à réfléchir sur la manière dont l'élimination du Dieu de Jésus Christ de la sphère publique, dans notre malheureuse patrie, a conduit celle-ci au bord du gouffre, au désespoir et à l'idolâtrie. 
Il convient donc de se pencher sur quelques extraits ce cet office matinal :
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1. Les citations du jour.
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De l'Epitre aux Hébreux 4, vv12-13 :

"Elle est vivante, la Parole de Dieu, énergique et plus coupante qu'une épée à deux tranchants; elle va jusqu'au point de partage de l'âme et de l'esprit, des jointures et des moelles ; elle juge des intentions et des pensées du coeur. Pas une créature n'échappe à ses yeux, tout est nu devant elle, soumis à szon regard ; nous aurons à lui rendre des comptes."

Du Psaume 4, v3 :

"Fils des hommes, jusqu'où irez-vous dans l'insulte à ma gloire,
L'amour du néant et la course au mensonge ?"

Du Psaume 63, v2 à 7 :

"Ecoute, ô mon Dieu, le cri de ma plainte ;
Face à l'ennemi redoutable, protège ma vie.

GArde-moi du complot des méchants,
A l'abri de cette meute criminelle.

Ils affutent leur langue comme une épée,
Ils ajustent leur flèche, parole empoisonnée,

Pour tirer en cachette sur l'innocent;
Ils tirent soudain, sans rien craindre.

Ils se forgent des formules maléfiques,
Ils dissimulent avec soin leurs pièges ; ils disent ""Qui les verra ?""

Ils machinent leur crime : ""Notre machination est parfaite ; 
Le coeur de chacun demeure impénétrable !""

Mais c'est Dieu qui leur tire une flèche ;
Soudain, ils en ressentent la blessure, ils sont les victimes de leur langue."
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2. Commentaires.
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Ce serait un grand blasphème que de se servir de la Parole de Dieu à des fins politiques ou idéologiques. Il n'empêche qu'à son écoute attentive, on sait que cette Parole engage nos comportements. Dieu, trinitaire, est relation pure. Nous sommes faits à son image. Nous sommes des êtres de relation. C'est bien dans nos relations à l'autre que nous avons à incarner la puissance de salut du Verbe.
Je vois venir les tenants de la laïcité à la française, qui n'est qu'une idéologie fondamentalement antichrétienne. Ils ne croient pas en Dieu disent-ils. Dieu n'existe pas. Soit. Ils nous racontent que KANT a définitivement prouvé l'impuissance de la raison à démontrer l'existence de Dieu. S'ils étaient simplement cohérents, ils devraient aller plus loin et dire, comme corollaire, que la raison est impuissante à démontrer l'inexistence de Dieu. Il en résulte que croire en Dieu ou n'y pas croire est une croyance, l'une valant l'autre.
Mais les disciples de Jésus ne sont pas dans la croyance ; ils vivent de la foi, laquelle est d'un tout autre ordre et est fondée sur la vie ininterrompue de communautés chrétiennes depuis deux millénaires, des communautés en butte aux persécutions, à l'esclavage, aux meurtres, aux tortures, aux assassinats. "Je crois aux témoins qui se font égorger" disait Pascal, et la sanglante actualité nous montre que nous pouvons croire aux témoignages des chrétiens égorgés et crucifiés, au Proche-Orient.
Le torchon qui s'appelle Marianne a osé faire une première page sur les Scandales de l'Eglise, son obscurantisme et son conservatisme.
Il faut croire que les rédacteurs de ce journal ont peu de culture ; voici quelques exemples : Copernic était prêtre qui a découvert que la terre tournait autour du soleil et a mis fin au géocentrisme ; l'abbé Spallanzani a découvert le rôle des spermatozoïdes dans la fécondation ; le grand philosophe Malebranche était oratorien, et sa philosophie est de toute première importance ; Gregor Mendel, le père de la génétique moderne, était moine ; l'expansion de l'univers est faussement attribuée à Hubble, en réalité, c'est un chanoine astrophysicien de Louvain qui l'a découvert, le Père Georges Lemaître (il était tellement obscurantiste qu'il a fait ses études à l'Université de Cambridge puis au Massachussets Institute of Technology) ; finissons par le Père Teilhard de Chardin, célèbre paléontologue et visionnaire scientifique. Bien entendu, je ne parle pas des jésuites qui, en Chine, on traduit en latin nombre d'oeuvres de philosophes chinois (dont CONFUCIUS) et traduit en chinois, comme l'a fait Matteo RICCI, des ouvrages mathématiques occidentaux.
Ne parlons pas de l'obscurantisme de Blaise Pascal, de celui de Péguy, de Bernanos, de Bloy, et de tant d'autres écrivains, savants, chercheurs qui fidèles à leur vocation de disciples et à leur vocation propre ont été les bons et fidèles serviteurs du Royaume.
Marianne  a commis une mauvaise action. Il n'y a rien à attendre de ce journal. C'est lui qui est ignorant, et infâme (au sens étymologique : peu digne de réputation). J'ajoute que lorsque que Madame la belle carnassière qui nous tient lieu de ministre de la déséducation nationale aura demandé pardon aux victimes des 25 pédophiles radiés l'an passé de l'éducation nationale, comme l'a fait avec courage et dignité le cardinal Barbarin pour les victimes de deux prêtres de son archidiocèse, on pourra enfin parler de justice au sens noble du terme. 

mercredi 16 juin 2010

Techniciens de l'opinion

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Parmi les nombreux défauts qui sont les miens, il en est un que je me dois de confesser publiquement : je suis têtu. Il vous souvient que j'ai souvent cité le livre admirable et roboratif de Marcel De CORTE. Dans le droit fil du billet d'hier, je voudrais donc rajouter une remarque de cet auteur. Et tant pis si je radote. Je demande pourtant à mes lecteurs de bien peser l'importance de ce que dit ce philosophe.
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"Le rôle du technicien du conditionnement de l'opinion des esprits est de substituer le règne de l'opinion dite souveraine à l'exercice de l'intelligence, laquelle ne joue aucun rôle, sauf accidentel, dans les régimes démocratiques à vaste rayon d'action dont sont nantis les États modernes, faute de l'expérience qui la mettrait en branle. Or, le propre de l'opinion est d'être essentiellement malléable : les rapports ténus qu'elle entretient avec la réalité font d'elle une entité ductile, fluide, façonnable à l'extrême, à laquelle la volonté de puissance la plus forte impose sa forme. Au sens le plus rigoureux du terme, on se fait une opinion et on fait l'opinion. L'opinion est le produit d'une activité poétique et fabricatrice où l'imagination du producteur exerce une fonction capitale. Avec les moyens matériels dont les techniciens disposent aujourd'hui, la presse, la radio, la télévision, etc., il n'est pas exagéré de dire que l'opinion est fabriquée à la chaîne avec un art consommé de la manipulation, du tripotage et du trucage, dans les officines d'information qui abondent sur la planète. Notre siècle est celui de l'information déformante. Selon toute vraisemblance, il sera impossible à l'historien de connaître la vérité historique sur les événements qui se déroulent sous nos yeux depuis un demi-siècle." (In L'intelligence en péril de mort. Éditions du Club de la Culture français, Paris, 1969.) [Sur ce dernier point, par exemple, on pourra toujours citer l'assassinat du Président KENNEDY, ou les mystères du 13 mai 1958 qui a vu le retour du Général de GAULLE au pouvoir. Je ne crois pas que l'on connaisse jamais la vérité sur ces événements.]
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Le livre est épuisé, rare à trouver. Mais si vous avez l'occasion de le voir à l'étalage d'un bouquiniste, n'hésitez pas à en faire l'achat. D'une lecture facile, d'un contenu profond, fruit d'une pensée longuement mûrie, l'ouvrage est un des plus intéressants que j'ai jamais lu sur les ravages de la prétendue modernité.
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Nous voudrions des journalistes qui aient une culture philosophique approfondie, et qui sachent faire la différence entre le réel et l'imaginaire, entre le fait et l'opinion. Hélas, on ne nous propose que les ignobles du Canard enchaîné. Oh ! Des faits, ils en racontent et il est vrai que le journal est assez rarement attaqué, mais ses "informations" sont sélectionnées, tronquées, présentées de manière telle que derrière le fait se love la serpentineuse insinuation qui détruit les réputations, ternit les honneurs, et ne fait le profit qu'à quelques serviteurs de courants de pensée bien identifiables et que je vous laisse deviner. Ne parlons pas du Monde. C'est un cloaque, un concentré d'hypocrisie cauteleuse, qui se vautre dans les scoops ruineux pour notre patrie (ah ! monsieur PLESNEL !) et ne sert que la bien-pensance de gauche, de cette gauche qui fréquente les belles brasseries de Saint-Germain des Près, accueille en son sein de brillantes têtes d'oeuf dont je doute fort qu'elles connaissent le prix d'un ticket de métro. Je ne parle pas de Libération, tout de même de meilleure tenue. Marianne est piquée par le virus de l'antisarkozysme primaire. Quant au Figaro, il me semble que ses meilleures pages se concentrent dans le Carnet du jour.
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A demain.
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vendredi 24 octobre 2008

La crise : de l'homme ou du système ?

Dans un article au vitriol, Maurice SZAFRAN (Trois leçons parmi tant d'autres, Marianne, N° 398, semaine du 4 au 10 octobre) fustige les responsables de la crise financière. Il le fait avec talent, quoiqu'en forçant un peu le ton. Il stigmatise ces banquiers véreux, ces traders pourris, ces financiers corrompus qui savaient pertinemment que, tôt ou tard, un jour ou l'autre, le système néolibéral, cette construction dépourvue de toute base solide s'effondrerait.
Il y a là un amalgame entre vice et système économique qui mérite d'être examiné de plus près.
Ce que le journaliste dénonce, ce sont des dérives morales : les adjectifs "véreux, pourris, corrompus", indiquent bien, selon l'auteur, que les responsables de la catastrophe sont des hommes dépourvus de toute moralité. Il s'agit donc d'examiner si le système d'économie de marché est le porteur intrinsèque de cette immoralité ou bien si la dérive est due à une crise de l'anthropologie, et si d'autres systèmes auraient évité ces abus.
Quand on considère ce qui se passe en Chine où la corruption règne comme une maîtresse, ou dans les dictatures africaines, ou dans certains pays sud-américains, on est tenté de pensé que les hommes s'y comportent comme dans cet Occident qualifié de néolibéral par Maurice SZAFRAN. Il faut donc remonter plus haut et se demander ce que ces pays si divers ont en commun dans leur système économique.
Dans le même numéro de Marianne, Jacques GENEREUX (La gauche sans boîte à outil intellectuelle) donne un semblant de réponse à cette lancinante question : En refondant le discours politique sur une anthropologie rigoureuse, on peut désormais concilier les deux grandes traditions du socialisme etc. (Le reste de la phrase importe peu). L'auteur met le doigt sur la plaie : c'est l'anthropologie sous-jacente à tous les systèmes économiques actuels qui est fausse et qui peut se résumer en un mot, idolâtrie du productivisme. Il affirme, et je l'approuve, que toutes les sciences de l'homme [...] attestent la nature sociale de l'être humain et le fait que sa liberté se construit par les liens, et non dans la rivalité pour les biens.
Depuis que j'ai ouvert ce Blog, je ne cesse de clamer (a) que l'homme est un sujet social ; (b) qu'il ne vit pas que de pain ; (c) que la rivalité - qui est nécessairement mimétique - conduit à la violence ; (d) que le but du politique est de conduire l'homme à la fin qui lui est due.
Pour avoir oublié ces vérités premières, le capitalisme industriel, qui consiste on le rappelle à faire appel à des capitaux privés pour faire tourner l'économie, en rendant propriétaire d'une fraction de la société l'actionnaire, a dérivé vers le capitalisme financier, réserve inépuisables d'opportunités pour les cupides, les mafieux, les menteurs. C'est pour avoir dissocié le politique de la morale et la morale, de l'économie que nous en sommes là.
Il faut faire rendre gorge à tous ces banquiers qui se sont enrichis sur le dos des pauvres. Il y a aux USA vingt-cinq grosses légumes qui ont accumulé, ces cinq dernières années, 3,1 milliards de dollars dans leurs poches, par le biais de la spéculation (Marianne, toujours). Il faut tout simplement confisquer leur fortune si mal acquise au lieu de demander à leurs victimes de réparer les dégâts dont ces avides se sont rendus responsables.
Mais je reste perplexe. Car je me suis laissé dire (mais je n'ai pas vérifié la nouvelle) que le numéro 2 de la Caisse d'Epargne, ce responsable qui a si spectaculairement démissionné du Directoire, vient d'être nommé le numéro 1 du Crédit Foncier. Si cela est vrai, c'est tout simplement scandaleux. Ce monsieur a été très bien payé pour faire tourner au mieux son établissement, pour en surveiller le fonctionnement. On ne peut pas vraiment dire qu'il y a réussi. Les hommes politiques qui couvrent ces pratiques ont-ils le droit de demander des sacrifices à leurs concitoyens ? Poser la question, c'est je crois donner la réponse.