samedi 25 novembre 2017

25 novembre. Nouvelles de la Dissidence. Se sentir séparé pour communier avec l'autre.

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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle, c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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Poursuivons sans crainte la lecture de Louis LAVELLE. Cette citation enrichit et complète celle de mob billet d’hier.

"La communion entre les êtres n’est possible qu’à condition qu’ils se sentent d’abord séparés. Et même elle ne commence qu’à partir du moment où ils sont assurés tous deux d’être enfermés l’un et l’autre dans l’intimité de leur propre solitude. Jusque-là, aucune communication ne saurait être valable. Ils ne peuvent agir vraiment l’un sur l’autre que dans la partie la plus inviolable d’eux-mêmes, où tout ce que l’on offre, tout ce que l’on accepte semble rompre également la pudeur. L’individualité des différents êtres est d’abord un effet de la matière : et l’on sait que pour les plus délicats, être touché, c’est déjà se sentir blessé. Que faudra-t-il dire du contact qui peut se produire entre deux volontés ? Nous ne pouvons pas penser à notre solitude où un autre va pénétrer, à la solitude d’un autre qui pour nous va s’ouvrir, sans éprouver une sorte de tremblement, une immense espérance accompagnée d’une douloureuse anxiété. Dans les formes les plus hautes de la communion entre deux êtres humains, où règnent une confiance et une joie presque continues, il faut que cette anxiété demeure, qui est encore la marque du caractère sacré de la solitude et du miracle qui la dépasse. […]."
In
Louis LAVELLE.
Le mal et la souffrance. ["Présences" ; sous la direction de DANIEL-ROPS.]
Librairie Plon, les petits-fils de Plon et Nourrit, Imprimeurs-Éditeurs, Paris 1940. (Page 199.)
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2. COMMENTAIRES.
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C’est en pensant à ces jeunes qui désirent s’engage dans le mariage que j’ai choisi ce passage. Rien ne me hérisse plus que d’entendre des homélies de mariage où le célébrant vante auprès des époux l’idée du « n’être plus qu’un ». Cette idée est philosophiquement et anthropologiquement fausse. Pour rentrer en relation dans un couple, il faut être deux. Et LAVELLE indique avec une force extrême que la rentrée en relation, c’est le contact entre deux solitudes et deux volontés, où ceux qui aiment vraiment ouvrent à l’autre cette partie d’eux-mêmes qui est le cœur profond ou encore l’esprit, le temple où réside en nous Dieu immanent. 
Vous allez me dire que l’on est loin de ce qui normalement fait l’objet de ce Blog et qui est essentiellement consacré à la politique au sens noble du terme, c’est-à-dire à la vie commune dans l’espace public. C’est au nom d’une vraie relation à l’autre que la courtoisie et les bonnes manières sont requises par la vie en commun et le vivre ensemble. Et nous savons bien que dans l’espace public, nous rencontrons surtout des gens que nous ne connaissons pas. Les ignorer parce que nous ne les connaissons pas, c’est fermer son cœur à la relation. Et c'est vouloir échapper au risque et à l'anxiété de la rencontre !
Il est très clair que l’on est loin du compte pour ce qui est du respect des bonnes manières. Quand un délinquant tabasse un conducteur de bus et se voit infliger un simple rappel à la loi, comme cela s’est vu récemment en Bretagne, on peut s’interroger sur ce que signifie le vivre ensemble. Le lien social exige cette ouverture de l’esprit ou du cœur, laquelle requiert en effet le respect de l’autre dans sa singularité et son inaliénable mystère.
Le simple rappel à la loi à ce délinquant violent, sans aucune autre sanction, ne fait que renforcer celui-ci dans une solitude, un enfermement proprement calamiteux… Mais les juges appliquent paraît-il la loi. Si c’est le cas, alors il faut la changer.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE, BAROQUE OU CURIEUSE.
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Tout finit par se savoir.


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Une évidence que les laïcards ne veulent point admettre.

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A tout péché, miséricorde. ENTHOVEN fait son mea culpa.

Il fallait le signaler et reconnaître du panache à Raphaël.

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Qu’ils ne viennent pas nous faire la morale.

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La CAMIF a raison ! Elle est cohérente avec les valeurs qui ont été à la racine de sa fondation.

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Il n’y avait pas que les Vendéens à être persécutés sous la Terreur.

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Et enfin :



vendredi 24 novembre 2017

24 novembre 2017. Nouvelles de la Dissidence :ô bienheureuse solitude sans quoi on ne peut rencontrer l'autre

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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle, c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…]. Il faut que la solitude nous apparaisse d’abord comme un abandon, qu’elle nous prive de tous les soutiens, qu’elle ne nous laisse aucun recours, qu’elle ne nous permette de rien attendre d’un monde indifférent et hostile, pour qu’elle nous oblige à découvrir en nous-même une force et une lumière que nous avons vainement demandé au monde et qu’il est incapable de nous donner. Dans la solitude, nous apprenons que toute réalité est intérieure et que tout ce que nous regardons avec les yeux du corps n’est qu’une expression qui la manifeste, une occasion qui lui permet de se faire jour ou une épreuve qui la juge. Là où nous n’avons plus affaire qu’à nos pensées, qu’à nos sentiments, qu’à nos souvenirs, les choses qui nous étaient les plus familières acquièrent pour nous un relief, une signification, une valeur qu’elles n’avaient point quand nous disposions de leur présence sensible. Il semble qu’elle commence seulement à être. Peut-être pourrait-on dire que celui qui n’a jamais eu l’expérience de la solitude n’a jamais connu du monde qu’un décor de théâtre où lui-même n’était qu’un acteur au milieu des autres. Dans la solitude, le décor tombe et la comédie cesse. Il ne subsiste plus du réel que cette vérité qu’il nous dissimulait souvent, au lieu de nous la montrer : il est réduit pour nous à son essence spirituelle."
Louis LAVELLE.
Le mal et la souffrance. ["Présences" ; sous la direction de DANIEL-ROPS.]
Librairie Plon, les petits-fils de Plon et Nourrit, Imprimeurs-Éditeurs, Paris 1940. (Page 19.)
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2. COMMENTAIRES.
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Il me semble qu’avec cette réflexion, LAVELLE nous plonge dans le mystère de la conscience et dans celui de la présence du monde en nous (et, j'ajoute, de nous au monde). L’expérience de la solitude est certainement fondatrice. Et j’ai la conviction que celui qui ne sait pas ou ne peut pas ou ne veut pas vivre seul, ne saura jamais vivre en société et encore moins s’engager dans une relation conjugale authentique et durable.
Je suis absolument stupéfié de l’attirance qu’ont nombre de nos contemporains pour le bruit ou pour les réunions en foule (matchs de foot ou de rugby, concert de pop ou de rap, par exemple). Notre société est ainsi faite qu’elle empêche les consommateurs potentiels que nous sommes tous de rentrer en nous-même.
Et puis je vois, avec une joie que je ne puis dissimuler, ces fiancés qui avant de se marier vont faire une retraite dans une abbaye ou ces jeunes de terminales qui vont réviser leur bac dans une de ces abbayes où ils alternent la participation aux offices et le travail intellectuel, partagent la vie des moines dans le silence et l’intériorité, ou encore ces scouts qui vont en pèlerinage à Vézelay ou ces étudiants qui marchent vers Chartres : dans ce cas ils y vont en groupe, mais d'une manière qui est intérieure et d'une certaine façon, silencieuse.
Tout cela va évidemment à l’encontre du monde (au sens où l’entend Paul de Tarse) et pourtant – j’en ai été le témoin émerveillé – ces moments de solitude, de réflexion, de silence et de prière que le monde veut ignorer répand sur les visages de ceux qui en ont fait l’expérience, l’éblouissante lumière de la rencontre. Oh ! Je n’en dirai pas plus. Mais je vous demande de croire à mon témoignage.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Les imbéciles ont du temps à perdre…

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Oui, il y a un réel problème.

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Vîtes-vous du côté de l’État central quelques efforts d’économie, sauf ceux qui portent sur les crédits de l’armée ?

Que nenni ! Ce sont les collectivités territoriales qui font les frais du macronisme.

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En Bretagne comme en banlieue parisienne !


jeudi 23 novembre 2017

23 novembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. On ne possède pas le bien, on le découvre.

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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle, c'est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…]. Quand le bien est présent, il ne faut pas cherche à le connaître pour le posséder et en jouir : trop de lumière l’anéantit, comme on le voit dans l’aventure de PANDORE et de PSYCHÉ. Mais dans l’une comme dans l’autre, on trouve un secret très profond de la vie spirituelle ; c’est que le bien est invisible, qu’il ne peut pas être saisi comme un objet, et qu’il se découvre mystérieusement à celui qui le veut, mais non point à celui qui le regarde. […]."
In
Louis LAVELLE.
Le mal et la souffrance. ["Présences" ; sous la direction de DANIEL-ROPS.]
Librairie Plon, les petits-fils de Plon et Nourrit, Imprimeurs-Éditeurs, Paris 1940. (Page 73.)
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2. COMMENTAIRES.
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J’aime tout à fait l’idée (mais est-ce une idée ? N’est-ce pas une évidence qui jaillit dans le cœur des chercheurs de vérité ?) que le bien ne doit pas être recherché pour être possédé, mais pour être accompli et découvert. Dans la note brève que j’ai consacré aujourd’hui à cette mémorable prière du chapelet avec plus de cinquante jeunes gens et jeunes filles, mardi dernier, j’ai, sans le savoir, illustré ce que LAVELLE dit si bien et ce que je dis si mal. Ce que j’ai vu a comblé mes yeux et mon cœur ; j’ai découvert cette assemblée ; il ne m’est pas venu à l’esprit que je devais demander à ces jeunes les raisons de leur participation.
Si je l’avais fait je les aurais réduits à l’état d’objets, et le miracle de leur présence à Dieu se serait transformé en une pièce de théâtre, belle certes, mais dépourvue de ce mystère, de ce secret, qui est le propre de la vie de l’esprit…
Ainsi me revient la parole de Jésus : « quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père, qui est là dans le secret, et ton père qui voit dans le secret, te le rendra (Matthieu 6, 6) ».
Mes lecteurs habituels doivent bien se rendre compte qu’avec le temps, la teneur de mes billets change quelque peu. Je me sens plus appelé à créer des liens avec ceux qui sont proches, épouse, enfants, petits-enfants, passants, voyageurs du métro, correspondants sur Facebook. Il me semble que c’est en cercles concentriques et centrifuges que se propagera la Bonne Nouvelle. Les grands, les grossiums, les élites, les chefs, peuvent nous accabler d’impôts, de règlements, de contraintes, d’injonctions; ils peuvent nous accabler de leur grandeur ; ils peuvent dire tout et n’importe quoi (et ils ne s’en privent pas) : le mot chien n’a jamais mordu personne et la répétition incantatoire des mots "les plus démunis" (nom émasculé des « pauvres ») n’en a jamais sorti un de la misère, des mots "ouverture au monde" n'a jamais aidé un pays émergent à émerger davantage, mais a permis d'importer de la main d'oeuvre bon marché pour faire un travail que nous ne voulons plus faire, moi le premier ce qui me désole et me remets à ma place. C'est que le bien relève de la volonté !
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE (LE PLUS SOUVENT) ET CURIEUSE.
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La bobote s’en fout !

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Une vision de Jean-Paul II.

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Les imbéciles continuent de surnager dans les marigots de l’audioviosuel.



Pauvre, pauvre ENTHOVEN !
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Guerres de Vendée.

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L’Église clandestine en URSS


23 novembre. Note brève sur la moisson qui lève.

Je n’ai jamais caché à mes (relativement rares) lecteurs, que j’avais reçu, tardivement, la grâce de la foi en Jésus, Fils de Dieu, Messie glorieux, Sauveur du monde.
Ce brutal changement dans ma vie a, comme on peut bien l’imaginer, des conséquences, dont l’une est que, peu à peu, j’ai été engagé dans la catéchèse des adolescents et adolescentes (de la troisième à la terminale) dans un établissement privé et une aumônerie de l’enseignement public.
Eh bien je vais vous dire que ces jeunes gens et jeunes filles font mon admiration.

Dimanche dernier, Gabriel, (qui est engagé dans le scoutisme ― il est CP ― , et dans le service de l’autel comme servant de messe) à la sortie de la messe des jeunes, m’indique que dans l’établissement qu’il fréquente, les lycéens et lycéennes sont invités à dire le chapelet tous les mardis à 17 h 15. Et, derrière son incidente remarque, je devine que je suis invité à y participer (c’est dans cet établissement privé que j’officie pour des groupes de troisièmes et de secondes).
J’y vais donc à la date prévue. Je pensais voir trois pelés et un tondu. STUPEFACTION ABSOLUE. Je vois arriver plus de cinquante jeunes. Pendant plus d’une demi-heure, ils resteront à genoux sur un sol qui, croyez-moi, était bien dur ! (Mes genoux n’ont pu en supporter le contact, et je me suis assis pendant les trois dizaines médianes). La première dizaine du rosaire, l’agonie de Jésus, est commentée et animé par un des préfets des lycéens. Puis, un jeune prend le relais, et une jeune et un jeune jusqu’à l’épuisement des mystères douloureux. Recueillement, densité de silence entre chaque méditation des mystères. Je dois dire que je n’ai jamais vu ça. Merveille des merveille que cette jeunesse qui à l’audace de la jeunesse joint l’audace de la foi.

Dans l’assistance, je remarque la présence d’un autre Gabriel. Il est en première, mais je l’avais eu l’an dernier dans un des groupes qui m’avaient été confiés. Mon Dieu ! Nous en avons eu des discussions, des remarques, des doutes. Et voilà que la Toute pure a fait des merveilles dans l’esprit (le pneuma devrais-je dire) de ce jeune qui contestait, notamment, certaines positions morales de l’Église. Je n’ai pu m’empêcher de lui dire que je le bénissais.

Ensuite, comme il convient à des rassemblements de jeune, il y a eu un after : jus de fruit et madeleines, brouhaha joyeux, retrouvailles avec des anciens des années passées… Mémorable soirée. La première, mais certes pas la dernière.

Et que dire encore de ces deux jeunes gens et de cette jeune fille qui viennent tous les mercredis soirs à la messe, soit pour servir, soit pour y assister. Que dire de l’un d’eux qui, à 16 ans, forme le projet de créer une communauté missionnaire avec d’autres jeunes.

Non, Vincent, je ne suis ni triste ni funèbre. Je vois des choses superbes murir, germer dans l’ombre de la générosité, de la foi et de l’enthousiasme. En vérité, ce qui m’attriste, c’est l’apostasie de cette génération de 68 à laquelle j’appartiens et qui par son immoralité, sa volonté de jouissance, et la démolition de toutes contraintes qui viendrait entraver la boursoufflure de son ego, a conduit notre malheureuse patrie là où elle est.


Merci à Jules, à Matthieu, à Céleste, aux Gabriel, à Théobald, à Albert, à Annette, à Andéol, merci à vous chers jeunes qui êtes comme des enfants pour moi et qui donnez un sens au soir de ma vie, le seul dans lequel je trouve de la joie, de la force et… de l’humour. Soyez bénis ! Soyez amplement bénis !

mercredi 22 novembre 2017

22 novembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Volonté, mal et souffrance.

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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Lorsque nous distinguons le mal et la douleur, c’est pour marquer que la douleur n’est qu’une affection de la sensibilité, par conséquent un fait que nous subissons, au lieu que le mal qui dépend de la volonté est un acte que nous accomplissons. Mais cela seul suffit à témoigner de l’étroite liaison qui subsiste toujours entre la douleur et le mal : car si la douleur, en tant que telle est subie, n’est qu’un mal dans la mesure où elle exprime en nous une limitation, le mal lui-même est une douleur que nous faisons subir à autrui, c’est-à-dire une limitation que nous lui imposons. La douleur est toujours la marque d’une limitation ou d’une destruction qui peuvent être le moyen d’une purification ou d’une croissance : et la distance entre la douleur et le mal est celle qui sépare une limitation ou une destruction involontaires d’une limitation ou d’une destruction volontaire."
In
Louis LAVELLE.
Le mal et la souffrance. ["Présences" ; sous la direction de DANIEL-ROPS.]
Librairie Plon, les petits-fils de Plon et Nourrit, Imprimeurs-Éditeurs, Paris 1940. (Page 48.)
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2. COMMENTAIRES.
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Je reconnais que le texte est difficile d’abord. Mais il me semble qu’il éclaire de manière forte le lien qui existe entre le mal et la souffrance.
Oui, le mal est une limitation que, de par notre volonté, nous imposons à autrui. L’absence de civisme dans l’espace public est sans doute une forme mineure du mal. Mais quand un supporter jette une bouteille de bière vide sur une pelouse qui vient d’être amoureusement tondue et débarrassée de ses feuilles par les jardiniers, il commet le mal : le jardinier souffre de voir que son travail n’est pas respecté ni même honoré ; il souffre aussi dans son corps puisqu’il est obligé de ramasser la (en fait des dizaines) bouteille vide, sans compter les papier gras, les canettes d’aluminium, les boîtes vides de « burger » du MacDo et j’en passe, ceci par tous les temps. Et bien cela je le vois pratiquement toutes les semaines, les lendemains de match qui oppose le PSG à d’autres clubs.
Alors que dire du mal que l’on impose à un embryon ou à un fœtus qui ne peut se défendre et qu’on supprime de sa propre volonté, en utilisant « un droit fondamental » devenu quasi constitutionnel.
Je proteste hautement contre le procès qui m’est fait par des amis d’être entré dans une dérive triste et funèbre. Je n’ai aucune envie de moraliser. Je donne mon opinion. Et, s’il est possible, je m’efforce de faire réfléchir. Je maintiens que le mal (au moins dans une de ses formes) est une souffrance infligée volontairement à l'autre
Demain matin, dans une note brève, je vous parlerai d’une fin de journée exceptionnelle passée en compagnie d’une cinquantaine de jeunes gens et jeunes filles. Vous verrez que je ne suis ni triste, ni funèbre, mais plein d'espérance.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Ils se plaignent, mais ils avaient voté pour lui.

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Bravo, monsieur le maire !

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Avec Karim OUCHIKH, défendre nos croix !

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Les enseignements d’un tsunami.

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Rétablir la vérité en matière de nombre de mosquées.

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Vont-ils enfin se décider à voir le réel en face ?

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Les territoires perdus de la République.

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Et de notre chère Elvire Debord, ce joli reportage sur le papier dominoté :

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21 novembre. Nouvelles de la Dissidence. Voir le mal en face et le nommer pour le combattre

Billet daté du 21, publié le 22 novembre.
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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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Nous commençons un cycle consacré à Louis LAVELLE et à son livre Le mal et la souffrance.

"[…]. Méconnaître le mal pour donner à notre activité le bien comme unique point d’application, c’est s’aveugler volontairement, c’est s’exposer au désarmement quand le mal s’offre à nous, c’est manque de ce courage de l’esprit qui doit regarder le réel face à face, et l’embrasser dans sa totalité afin de le pénétrer et de le redresser."
Louis LAVELLE.
Le mal et la souffrance. ["Présences" ; sous la direction de DANIEL-ROPS.]
Librairie Plon, les petits-fils de Plon et Nourrit, Imprimeurs-Éditeurs, Paris 1940. (Page 30.)
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2. COMMENTAIRES.
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Avez-vous besoin que l’on commente les multiples aveuglements de nos gouvernants : sur les méfaits de la mondialisation (pauvreté, précarité, mobilité forcée, destruction des liens sociaux), des migrations incontrôlées (criminalité, violence), de l’islamisme radical (des pans entiers de nos banlieues abandonnés aux salafistes), de l’immoralité élevée à la hauteur d’un sport ?
Je vous laisse le soin de réfléchir. J'ai trouvé tout seul la réponse.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Elles n’ont qu’à ne pas avoir peur, na !

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Virginie TELLENNE appelle à l’unité des opposants au mariage pour tous.


Sa position sur la PMA me paraît contestable, mais elle a le mérite de maintenir un élément fondamental de l’identité, celui de la filiation biologique.
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Point de vue nuancé et juste, car prudent et réaliste.

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Endormissement des consciences et sédation terminale.

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Les dégâts de la bobote !



mardi 21 novembre 2017

21 novembre 2017. Note brève. Ni triste, ni funèbre Vincent ! Lucide !

Petit récit ancien (28 avril 2013) à l’intention de Vincent, un ami alsacien qui dans un commentaire de mon billet d’hier trouve que je dérive vers le triste et le funèbre. (Ceux qui me connaissent, et il me connaît d’où la notion de dérive, diraient plutôt que je suis un joyeux drille. Un bon médecin n’est pas celui qui prescrit des médicaments, mais pose un bon diagnostic ; je reconnais volontiers que j’ai un regard critique sur la société dans laquelle nous vivons. J'appelle cela la lucidité. Mais bientôt, dans la lecture que nous ferons du livre de Jean-Claude MICHÉA, Notre ennemi, le capital, il vous sera loisible de conclure, comme il le fait, que la gôôôôche est tout entière complice d’une société libérale, mondialisée, qui fait fi des hommes concrets). Voici donc le récit, déjà publié sur ce blog et qui prouvera à Vincent qu'il m'arrive TRES SOUVENT de rire, à commencer de rire de moi-même.

"Un jour que j'étais de bonne humeur, j'ai écrit la véritable histoire de Ninon de L'ENCLOS. Je vous la diffuse, en souhaitant que vous ayez à la lire, autant de plaisir que j'ai eu à l'écrire. Vous avez le droit de dire que ça vous a fait rire, en cette période où l'on aurait tant de motifs d'être tristes ! Et à lundi prochain.
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LA VÉRITABLE HISTOIRE DE NINON DE LENCLOS.
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Contrairement aux folliculaires et aux plumitifs de tous poils qui rapportent sur Ninon de LENCLOS des propos diffamatoires ou constellés d'erreurs, la pauvre enfant entretient d'étroits rapports avec le malheur et l'Asie.

Ninon de LENCLOS, en réalité, était une jeune princesse persane, fille de SHAH BOH TEH, lui-même fils de SHAH MEH TEGHAL (dont la mère était légèrement auvergnate). Le père de la jeune princesse avait eu la délicieuse idée de lui faire prendre les eaux à SAMARCANDE, qui, à l'époque dont auquelle que j'vous parle, faisait partie de l'Empire de Perse. Elle s'en alla donc, accompagnée d'une suite somptueuse de suivantes, de soldats encuirassés jusqu'aux dents, de chameaux de Bactriane, et de bouteille thermos remplies de thé à la menthe, car la chétive enfant ne pouvait se passer de cette roborative boisson lorsqu'elle avait soif, notamment dans l'affreux désert de KOUP'LAH CHICK qu'il lui fallait traverser avant d'aborder aux eaux bouillonnantes et sulfureuses de SAMARCANDE.

Las ! c'était sans compter avec les hordes mongoles dont les chefs, TAH MAL ODÖ et son frère GEHMAL OBADUDÖ, fondirent en moins de temps qu'il ne faut à une motte de beurre pour se transformer en huile au soleil de l'Asie Centrale, sur SAMARCANDE, se saisirent de la princesse et l'emmenèrent par-delà les Monts du PAMIR, et les Montagnes Célestes dans leur affreux pays. Ils s'en mordirent quelque peu les doigts, car la charmante princesse passa le temps du voyage à leur griffer le visage et leur tirer les cheveux, de sorte qu'ils arrivèrent déplumés et dépiautés des joues dans leur village-capitale, un admirable assemblage de yourtes, un village nommé SAKOLBIEN LAGLÜ. [On aura reconnu là, par la terminaison GLÜ, la nature tout à fait mongole de ce village.]

Las encore et toujours ! c'était sans compter avec les troupes du général CHA MA LO, qui, au service de l'Empereur de Chine KIA LONGWU, avait pour mission de pourchasser ces hordes barbares. Un jour qu'il prenait l'apéritif local, il entendit dans le lointain des cris déchirants, une plainte longue, lugubre et quelque peu stridulante. Son sang ne fit qu'un tour et son cheval aussi. S'écriant HARO, HARO (qui se prononce un peu comme "HALO, HALO"), il galopa – bien qu'il eût une jambe de bois – en direction de la plainte. Et, après une chevauchée fantastique, il parvint au lieu où s'épanchait la princesse qui prenait en même temps son bain dans un lac d'eau salée. Révolté par le spectacle de cette beauté réduite en esclavage, désireux aussi de savoir ce qu'étaient ces mystérieux récipients au goulot desquels goulûment la princesse buvait (du koumys, hélas, car de thé à la menthe point il n'y avait), il fondit (lui aussi) sur l'une et les autres, et, plaçant la princesse entre l'encolure de son cheval et sa jambe de bois, et les thermos dans son sac à dos, aussi rapide que la flèche, il repartit d'où il venait. La princesse s'efforça sans succès de griffer la jambe de son ravisseur ; ça ne lui faisait rien [de là l'expression "un cautère sur une jambe de bois", car brûlant de hargne et de rage, la princesse avait de la fièvre]. Bref, je passe. On arriva à la Cour. L'Empereur, charmé par la beauté de la princesse eut la bonté de l'intégrer dans son harem, et commença d'apprendre le persan. Il lui paraissait inconvenant d'entreprendre quoi que ce fût auprès de la jeune beauté, sans pouvoir comprendre ce qu'elle désirait lui signifier. Tout de même l'Empereur lui donna un nom chinois : ce fut FA SIDO

Las et las de plus en plus ! c'était sans compter avec les jésuites, arrivés secrètement et depuis fort longtemps dans le Céleste Empire. Brûlant d'un zèle missionnaire en tous points digne d'éloge, désireux de protéger la vertu de la princesse qui n'en demandait pas tant, ils parvinrent nuitamment à l'extraire du harem, et la firent secrètement embarquer sur un navire portugais en partance pour l'Europe, et dont les armateurs avaient fait de riches affaires en vendant des épices venues des MOLLE UQUES (et non point MOLUQUES comme on le dit bêtement, faute de s'être renseigné auprès de qui de droit). Bref, ils partirent. La délicieuse princesse prenait le frais sur le pont du navire. Les marins, et les matelots, dont certains étaient français, la regardaient avec des yeux grands comme des soucoupes, mais n'osaient s'en approcher, car elle s'était laissé pousser les ongles qu'elle avait maintenant fort longs (au moins quinze centimètres) et qu'elle affûtait régulièrement avec de la toile émeri, de sorte qu'ils étaient devenus des rasoirs. Et on leur avait raconté les joues des Mongols. Le bateau arriva à LISBONNE.

Las, las, las ! c'était sans compter avec les matelots français. À peine débarqués, ils dépêchèrent un courrier à FONTAINEBLEAU, résidence ordinaire du Long Nez, en vantant les mérites de la princesse, et cherchant par là à monnayer leurs informations. Subjugué par le portrait (les chinois avait inventé le polaroid ; ça personne ne le dit. Les astucieux français en avaient dérobé un et tiré un cliché de FA SIDO), François Ier dépêcha alors quelques spadassins, sur le retour certes, mais encore vaillants, en les priant de ramener la princesse vive ou vive (morte ou vive ne faisait pas bien l'affaire). Arrivés au port (partis à 50 ils y arrivèrent à 22 ; les chroniques du temps sont formelles), ils se saisirent de la princesse avec délicatesse. Celle-ci avait quelques rudiments de français, depuis qu'un matelot de notre patrie, assez bien tourné ma fois, avait pu s'approcher d'elle pendant la traversée (j'ai dit "approcher"). Aussi criait-elle NI OUI ! NI NON ! La langue persane ne connaît point le phonème OUI. Le ni oui était faiblement articulé, tandis que le ni non l'était avec clarté, force et persuasion (persuasion surtout). Le Roi n'y tint plus et quand il la vit, il lui coupa les ongles et lui fit son affaire. Comme la pauvre enfant avait été captive d'abord dans un enclos mongol où l'on parquait les chevaux, lui est resté le nom de NINON (voir plus haut) de L'ENCLOS (voir plus haut aussi). Telle est l'histoire véridique, malheureuse et asiatique de l'héroïne."