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vendredi 16 août 2019

Jeudi 15 août 2019. L'Eglise en marche, mieux que la République


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Il n’y a pas que la République qui est en marche ! Il y a aussi l’Église. J’en ai été le témoin émerveillé hier lors de la messe de l’Assomption célébrée au sanctuaire Notre-Dame de grâce à Cotignac dans le Var. Liturgie à la fois solennelle et simple ! Deux évêques, Mgr Dominique REY, évêque de Fréjus-Toulon et Mgr Xavier MALLE, évêque de Gap et archevêque d’Embrun (car embrun était un archevêché, on ne l’oublie que trop !), deux diacres en dalmatique, plus de douze prêtres, un cérémoniaire, et deux jeunes clercs portant chacun un voile huméral sur les épaules, destinés à tenir les mitres épiscopales, des servants de messe portant des cierges et, sur un coussin blanc, les couronnes et diadèmes somptueux qui sont dédiés à Marie, dans ce sanctuaire. Une homélie exceptionnelle qui rappela à l’assistance le vœu de Louis XIII et la consécration solennelle de la France à Marie, la vision du Père Fiacre à N-D des Victoires qui demanda à la Reine Anne d’Autriche de faire trois neuvaines dont une à Cotignac, pour qu’elle puisse donner à la France un fils, alors que depuis 22 ans elle avait fait plusieurs fausses-couches et qu’elle n’avait pas d’enfants, et la naissance célébrée avec joie par tous les Français de Louis-Dieudonné qui sera le futur Louis XIV. Puis, partant de cette consécration, du caractère très spécifique de la France qui a été le seul pays d’Europe à contester les funestes lois sociétales, (passées comme une lettre à la poste partout ailleurs où elles ont été adoptées sur notre continent) et qui va contester celles que s’apprêtent à prendre un gouvernement de rencontre en faveur des lesbiennes, de la PMA, et de la promotion de l’euthanasie, il y a une description très saisissante de la position de l'Eglise dans ces questions. Ce qui était intéressant dans cette partie de l’homélie, c’est l’argumentation parfaitement rationnelle employée et l’allusion très claire à l’influence du capitalisme marchand dans la vente de gamètes (il serait, selon Mgr MALLE de l’ordre de plusieurs milliards d’euros, ou d'euthanasie clé en main, cercueil ou incinération compris, TTC .
Il y avait une nombreuse assistance, sans doute plus de trois mille personnes, et parmi elle, des jeunes couples et leur bébé, des familles plus nombreuses avec trois, quatre ou cinq enfants, des jeunes gens et des jeunes filles à genoux dans la poussière hérissée de pierres aux tranchantes arêtes, plongés dans la prière, des adolescents et des adolescentes engagés, avec les précédents, dans le service de la cérémonie, priant, magnifiques. Ils étaient des dizaines. Ils étaient RESPLENDISSANTS.
Ah, ils peuvent se gausser  ceux qui croient qu’ils sont en marche. La vraie marche, la marche pérégrine, la traversée de cette vallée de larmes mais aussi de joie qu’est la vie promise à l’éternité, elle est cette marche silencieuse et de cette foule de témoins, contre quoi Satan, les médias, les cupides, les financiers, les marchands, sans compter les imbéciles (au sens où l’entendait BERNANOS), ne peuvent rien.
Je pense en particulier au témoignage de ce couple et à sa famille. Quatre beaux enfants, un garçon, l’aîné et trois filles. J’ai engagé avec le papa et la maman une conversation inoubliable, dans un autre sanctuaire, roche de Cotignac, le monastère Saint-Joseph, non loin de la source miraculeuse à laquelle de nombreux fidèles viennent s’abreuver avec cette foi vive, ardente et populaire. Je tiendrai secret le contenu de notre conversation, mais ils m’ont promis de prier pour moi comme j’ai promis de prier pour eux. Je n’ai jamais entendu un homme proche de 35 ou 36 ans tout au plus, parler de la foi comme il l’a fait, tout comme sa femme.
Je pense aussi à cette famille de quatre garçons qui portent chacun de magnifiques prénoms bibliques ou célèbres dans l’Église. Quelle joie dans cette famille, rencontrée au sortir de la messe à Saint-Maximin, quel amour mutuel dans les yeux du mari et de la femme.

Allez ! Riez donc les gens du monde ! Traitez-moi de ringard, de tout ce que vous voudrez ! Je sais, existentiellement, que la parole de Jésus est véridique : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ». Et pour dire ce que je pense vraiment, je suis triste pour ceux qui n’ont pas eu ce bonheur, offert pourtant à chacun, de rencontrer le Fils de l’Homme dans leur esprit et dans leur âme, quand ce n'est pas dans leur corps.

lundi 12 novembre 2018

Lundi 12 novembre 2018. Nouvelles du pari bénédictin : appel aux jeunes chrétiens !


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée à travers le ciel.

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JEAN-CLAUDE GUILLEBAUD PARLE DE LA PERSÉCUTION MOLLE DES CROYANTS.
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"Passant sans transition du statut de victimes à celui de coupables, les croyants de toute obédience deviennent ainsi les principaux adversaires de la République. On les invite à se faire les plus discrets possible. On leur demande de ne pas encombrer l’espace public avec leurs signes religieux. Une croix chrétienne, une kipa juive et un voile porté dans la rue ou, pire, à la télévision, seront perçus comme autant de menaces pour la république laïque. Des polémiques naissent. Les réseaux sociaux s’enflamment. On en oublie la teneur exacte des articles 1 et 2 de la loi de 1905. Le premier « garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public ». Le second affirme la neutralité de l’État."
In
Jean-Claude GUILLEBAUD.
La foi qui reste. (Page 51.)
L’iconoclaste, Paris, 2017.
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MAURIAC, LUI, AVAIT FAIT CONTREPOINT, IL Y A BIEN LONGTEMPS.
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Il est cité par GUILLEBAUD, page 54 de son livre.
"[…]. Dans son bloc-notes du 26 mars 1954, François MAURIAC ironisait déjà à son sujet [il s’agit de l’imbécillité des croyants] : « Que de fois l’ai-je rappelé : que Dieu préfère les imbéciles, c’est un bruit que depuis dix-neuf siècles les imbéciles font courir. »"
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ET VOILA L’ILLUSTRATION CONTEM-PORAINE DE CE CONSTAT.
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L’intervention d’un professeur finalement annulée dans une université de Toulouse, en raison de ses idées et de ses positions en matière de morale sociétale.
Qu'un universitaire ose annuler l'intervention d'un de ses collègues qui ne pense pas comme  Le Monde ou Libération en dit long sur l'état de pourrissement des libertés académiques en général et de la liberté en particulier. En réalité, il suffit que les "antifas", vous savez, les fascistes les plus violents, les plus intolérants qui se puissent imaginer, invitent à manifester, pour que le fameux ordre public et sa perturbation, soient invoqués afin de clore le bec aux mal-pensants ! C'est lamentable, et je plains le président de l'université de Toulouse ! 
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Je suis au soir de ma vie. J’ai rencontré bien des savants, des chercheurs, des prix Nobel, et quelques hommes politiques importants. Les seuls qui m’aient profondément marqué – je ne les citerai pas pour ne pas offenser leur modestie, et du reste certains ne sont plus de ce monde – sont ces hommes courageux qui, à l’acuité de leur intelligence, joignait celle du cœur et de la foi. Les Yann Moix, Yann Barthès, Cyril Hanouna, Laurent Ruquier, Marc-Olivier Fogiel ne tiendraient pas une minute devant la profondeur et la fulgurance intérieure de ces personnalités. Aussi curieux qu’il puisse paraître, je pense que seules des femmes comme Florence Foresti ou Anne Roumanoff soutiendraient avec ces personnalités une conversation à la fois profonde et légère, car à la différence des précédemment nommés, qui se parent du titre d’animateurs et/ou d’humoristes, elles ne sont pas méchantes.
Plus que jamais, il revient au parieur bénédictin de lire, de réfléchir, de se cultiver, d’approfondir les sujets survolés par les manipulateurs médiatiques, et de prendre l’initiative d’annoncer la Bonne Nouvelle, sans jamais mentir, de dénoncer les caricatures, les approximations concernant la foi, d’accepter les justes critiques faites en ce moment contre l’Église institution dans son côté humain, à propos des affaires d’homosexualité et de pédophilie, de prier, et de faire pénitence. Car la Vérité nous rend libre.
Chers jeunes gens et jeunes filles qui m’avez été confiés pour que je vous parle de Jésus, je vous supplie de faire aujourd’hui le serment qu’en son temps BERNANOS demandait aux jeunes chrétiens de prononcer, dans son Scandale de la vérité :
"J’attends que de jeunes chrétiens français fassent, entre eux, une fois pour toutes, le serment de ne jamais mentir."



lundi 19 mars 2018

Lundi 19 mars 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Explications et nouveautés


Je dois à mes lecteurs une petite explication. Comme certains ont pu le lire sur ma page Facebook, j’ai volontairement et momentanément interrompu la publication de mes billets quotidiens le 20 février 2018. L’Ecclésiaste que je citais alors, affirme qu’il y a un temps pour se taire et un temps pour parler. Le temps de se taire coïncidait sensiblement, il vous en souvient peut-être, avec le début du carême.

Nous rentrons dans l’ère d’une nouvelle et douce barbarie. Toute tentative de modifier quoi que ce soit aux effets de la pression sociale (qui n’est qu’un aveugle rouleau compresseur), en faisant mine de composer avec le monde, me semble vouer à l’échec. Je m’adresserai donc désormais à tous ceux qui refusent la déshumanisation galopante de notre humanité. De manière privilégiée, je m’adresserai bien sûr aux chrétiens, en commençant par les catholiques certes, mais aussi à tous ceux des autres Églises qui confessent la messianité de Jésus et sa qualité de Fils de Dieu, et enfin à tous les hommes et les femmes qui préfèrent la civilisation du partage et de l’amour à celle du pouvoir, de l’argent, du chacun pour soi et de l’hédonisme.

Il est vain de chercher à influencer un monde politique qui est en voie de décomposition (nous en reparlerons) mais il est utile de rappeler quelques vérités essentielles, puisées non seulement aux sagesses humaines, telles qu’elles se sont affirmées au cours des temps, mais aussi à la Parole par excellence qui est la Parole de Dieu.

J’ai choisi définitivement de faire le pari bénédictin et nous commencerons un nouveau cycle de billets consacrés à la signification de ce pari. Il ne nous mettra pas à l’abri des persécutions, peut-être même des poursuites judiciaires ou médiatiques, mais de ce choix raisonné, j’en ai la certitude, dépend l’avenir de l’humanité, pour autant que des centaines, des milliers en acceptent le risque. J’ajoute que je croise chaque semaine des jeunes hommes et des jeunes femmes, des adolescents et des adolescentes qui ont fait consciemment ce pari. Je crois qu’il est en train de mûrir dans l’ombre une moisson superbe dont les blonds épis nourriront bientôt les peuples affamés de vérité.

Il résultera quelques conséquences de ce changement de perspectives. Il y aura toujours une citation, souvent un commentaire, et infiniment plus rarement des informations d’ordre politique : il faut en effet laisser les choses basses mourir de leur propre poison. Mais je ne m’interdirai pas d’évoquer quelques réflexions qui souligneront à l’envi le point de décomposition morale auquel le monde des apparences qui, hélas ! a le pouvoir, est parvenu.

Vous aurez une primeur de cette nouvelle manière de faire lors de mon prochain billet. J'ajoute que je continuerai de donner des liens utiles, comme celui des billets d'Elvire DEBORD qui, elle, a résolument fait le choix du pari bénédictin.



jeudi 4 janvier 2018

04 janvier 2018. Nouvelles de la Dissidence. Renouveau de l'Eglise.

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En vous annonçant la fin de la lecture du L’homme éternel, j’ai été un peu vite. Il me reste en effet une dernière citation, la véritable dernière cette fois-ci, que je livre à votre réflexion pour exciter votre enthousiasme devant la merveilleuse vendange qui se profile dans l’Église.
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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Le monde demeure surpris par ce renouveau vivace. J’ai parlé ailleurs des reproches incohérents que certains lui font encore et de leurs conséquences absurdes. Je me contenterai de dire ici que plus on l’attaque moins on l’explique. À défaut de l’expliquer, je veux indiquer au moins la voie à prendre pour trouver son explication et souligner surtout une de ses particularités. Tout étrange qu’il puisse paraître, ce renouveau n’est pas nouveau. Il s’est même produit plusieurs fois.
"Résumons-nous. Dans la mesure où les derniers siècles ont vu un affaiblissement de la doctrine chrétienne, ils n’ont fait que revoir ce que des siècles plus lointains avaient déjà vu. La dernière fois, cela s’est terminé comme cela s’était terminé au Moyen Âge et aux premiers siècles. Il est maintenant clair, mais ne cesse de le devenir plus encore, que le refroidissement de la foi n’est jamais suivi de sa disparition. Ce qui suit, c’est la renaissance de ce que la tiédeur avait fait disparaître. Qu’il s’agisse du compromis arien ou des essais de compromis avec le nominalisme ou même avec les cathares, la fin est toujours la même. Que ce soit autrefois ou récemment, la renaissance de la théologie n’implique jamais, voyons-le bien, la simplification ou la purification que le monde attend. Ce qui renaît, c’est, tout simplement, la théologie de toujours. L’enthousiasme pour les études théologiques marque constamment les moments de renouveau doctrinal. Si le vieux répétiteur de théologie rasait son monde, c’est parce que sa propre théologie le rasait et non parce qu’elle le passionnait. De son propre aveu, il préférait l’étude du latin de PLAUTE à celle du latin d’AUGUSTIN, l’étude du grec de XÉNOPHON à celle du grec de CHRYSOSTOME. À la vérité, il s’intéressait davantage à une tradition morte qu’à une tradition vivante. Bref, il barbait ses auditeurs parce qu’il était lui-même le digne représentant d’une époque de foi tiède. Mais, s’ils l’avaient pu, ses disciples l’auraient volontiers salué du titre presque effrayant, mais merveilleux, de Docteur en théologie."
In
G[ilbert] K[eith] CHESTERTON.
L’homme éternel. 2e édition, 2e tirage (nouvelle traduction).
Dominique Martin, Bouère, 2012. (Page 277.)
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2. COMMENTAIRES.
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Je l’ai dit à de multiples reprises. Je suis le témoin émerveillé de la renaissance d’une foi vive, existentielle, incarnée, vécue chez de nombreux catholiques. Telle amie suit des cours d’hébreu biblique à la catho et fait une licence de théologie, tel autre ami en suit aux Bernardins et s’occupe des catéchumènes de la paroisse dont le nombre augmente chaque année. Je suis bouleversé de la foi des catholiques africains, de leur manière d’accéder à la sainte communion, du respect qu’il manifeste pour le sacrement de l’eucharistie. Et que dire de ces adolescents et adolescentes, de ces jeunes gens et jeunes filles qui viennent régulièrement à la messe du soir en semaine : lycéens ou étudiants, il leur paraît plus important de servir d’abord Messire Dieu que les idoles rutilantes du monde.
Bien entendu, je ne parle même pas des écrivains, de Rémi BRAGUE à Henri HUDE, de Fabrice HADJADJ à François-XAVIER BELLAMY, de Michel ONFRAY (mais oui !) à Michel HOUELLEBECQ (mais oui encore), des mouvements charismatiques qui accueillent des foules ferventes dans leurs assemblées de prière (de Bethabara à Ain Karem – pour l’évangélisation de rue, sans parler d’Annuncio) aux messes des jeunes, bondées.
Il faudrait encore mentionner ces étudiants et étudiantes qui donnent de leur temps pour encadrer les jeunes des quartiers dans les patronages en plein essor et renouveau (je prendrai pour exemple L’Oasis de sainte-Jeanne de Chantal, ou le Color’Ado de Sainte-Claire, Porte de Pantin).
Et je pourrais encore témoigner des bouleversements et des conversions que j’ai vus, de mes yeux vus, lors des retraites que des lycéens de terminale ont fait dans telle ou telle abbaye. J’en ai accompagnés sur trois ans plus d’une quarantaine, et nous restons en contact régulier.
Faits comme tous les jeunes de leur âge, les jeunes hommes ont les mêmes tentations. Seulement ils ont pris au sérieux l’enseignement de saint Jean-Paul II sur la théologie du corps et ils prennent les moyens adéquats pour se garder du vagabondage sexuel ou du flirt. Idem pour les jeunes filles.
J’ai eu aussi l’immense joie de voir rentrer au couvent l’une de celles que j’avais suivie de la cinquième à la terminale en catéchèse. Elle a évangélisé nombre de ses condisciples, garçons et filles, par sa foi sans faille, sa charité, son sourire.
J’ai le coeur rempli de joie devant ces merveilles de conversion, de foi, d’engagement. À côté de ces invisibles mouvements de fond, les agitations ridicules et stériles de la « Libre pensée » ou de monsieur MÉLENCHON  paraissent dérisoires ; elles sont simplement des symptômes d’une agonie prévisible et l’on ne peut que souhaiter la mort de ces courants de pensée (non pas des hommes qui les animent bien sûr) qui ne font que détruire, sans jamais ouvrir le moindre chemin de lumière à leurs adeptes.
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3. INFORMATIONS DIVERSES, BAROQUES, CURIEUSES, PEU CONNUES.
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Voilà longtemps que j’aurais dû vous donner ce lien.

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Sur la théologie du corps, l’incarnation et l’importance de la chair.

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Un jugement parmi d’autres.


Plus prudent, je dirai que j’attends de voir.
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Et dire que ça s’est passé dans une école qui se réclame du Bx Odoric de PORDENONE.


Odoric de PORDENONE, franciscain, a été missionnaire en Chine (au quatorzième siècle), après avoir voyagé dans de nombreux pays d’Orient dont l’Inde. Je me demande comment les responsables italiens de cette école peuvent ne pas se sentir honteux devant une telle lâcheté. Odoric, lui, n’a pas eu peur de prononcer le nom de JESUS devant les peuples de l'Orient lointain et mystérieux.
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Ex oriente lux ! Les évêques du KAZAKSTAN parlent du mariage ! A lire absolument.

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Enfin, et pour terminer, le témoignage de ce confrère.


vendredi 8 décembre 2017

08 décembre 2017. Note brève, en l'honneur de Marie, pour la Gloire de son Fils !

Chers lecteurs, en cette fête de l’Immaculée Conception, il y a peu de choses à dire. En voici quelques-unes, dans cette note brève.

(a) Merci à mon très cher ami Dominique qui m’envoie ce lien. Je vous invite à écouter cet Ave Maria, absolument bouleversant, joué à la flute de Pan par une musicienne péruvienne.


(b) Je bénis du fond de mon cœur ces quelques cinq-cents jeunes gens et jeunes filles qui ont assisté ce matin à l’Eglise ND de Passy à la messe solennelle en l’honneur de l’Immaculée Conception. J’ai rarement vu autant de ferveur, ce beauté, de recueillement. Et sur le soir de ma vie, je rends grâce à mon créateur qui m’a donné à voir un peu du Royaume.

(c) J’ai une pensée émue, aimante et particulière pour cette maman marocaine qui travaille au Lycée saint Jean de Passy, et qui me disait sa joie de voir que l’on y fêtait Maria (ce sont ses propres mots), que l’on s’apprêtait à fêter Noël et que cette atmosphère d’attente festive la comblait. Je la bénis abondamment pour sa gentillesse, son sourire et sa véritable charité.

(d) Je remercie (non le mot est trop faible, mais je ne sais lequel utiliser) Théobald qui, avec une maturité incroyable, a eu l’audace de me dire des choses très importantes, qui me concernent personnellement et profondément. Il était inspiré, sans aucun doute par l’Esprit Saint. Et il m’a poussé à prendre une décision qui apportera la paix et la joie à mon entourage proche.

(e) Et que dire aussi de François, de César, d'Adrien, d'Alexandre (qui se sont précipités ce matin, pour me donner l'accolade) ou des treize jeunes filles (que j'ai rencontré pour la première fois ce matin, lors de la première catéchèse), de Pierre qui servait à l'autel ce matin, et de tous les autres que j'oublie : joie, joie et joie, de les voir pleins de vie, de projets, de générosité et, figurez-vous, d'attention.

Je vais vous dire, chers lecteurs, en ces temps difficiles, et plus que jamais, j’ai la certitude que de grandes choses sont en train de mûrir dans l’ombre, sans faire de bruit et que l’Agneau est vraiment vainqueur.




jeudi 23 novembre 2017

23 novembre. Note brève sur la moisson qui lève.

Je n’ai jamais caché à mes (relativement rares) lecteurs, que j’avais reçu, tardivement, la grâce de la foi en Jésus, Fils de Dieu, Messie glorieux, Sauveur du monde.
Ce brutal changement dans ma vie a, comme on peut bien l’imaginer, des conséquences, dont l’une est que, peu à peu, j’ai été engagé dans la catéchèse des adolescents et adolescentes (de la troisième à la terminale) dans un établissement privé et une aumônerie de l’enseignement public.
Eh bien je vais vous dire que ces jeunes gens et jeunes filles font mon admiration.

Dimanche dernier, Gabriel, (qui est engagé dans le scoutisme ― il est CP ― , et dans le service de l’autel comme servant de messe) à la sortie de la messe des jeunes, m’indique que dans l’établissement qu’il fréquente, les lycéens et lycéennes sont invités à dire le chapelet tous les mardis à 17 h 15. Et, derrière son incidente remarque, je devine que je suis invité à y participer (c’est dans cet établissement privé que j’officie pour des groupes de troisièmes et de secondes).
J’y vais donc à la date prévue. Je pensais voir trois pelés et un tondu. STUPEFACTION ABSOLUE. Je vois arriver plus de cinquante jeunes. Pendant plus d’une demi-heure, ils resteront à genoux sur un sol qui, croyez-moi, était bien dur ! (Mes genoux n’ont pu en supporter le contact, et je me suis assis pendant les trois dizaines médianes). La première dizaine du rosaire, l’agonie de Jésus, est commentée et animé par un des préfets des lycéens. Puis, un jeune prend le relais, et une jeune et un jeune jusqu’à l’épuisement des mystères douloureux. Recueillement, densité de silence entre chaque méditation des mystères. Je dois dire que je n’ai jamais vu ça. Merveille des merveille que cette jeunesse qui à l’audace de la jeunesse joint l’audace de la foi.

Dans l’assistance, je remarque la présence d’un autre Gabriel. Il est en première, mais je l’avais eu l’an dernier dans un des groupes qui m’avaient été confiés. Mon Dieu ! Nous en avons eu des discussions, des remarques, des doutes. Et voilà que la Toute pure a fait des merveilles dans l’esprit (le pneuma devrais-je dire) de ce jeune qui contestait, notamment, certaines positions morales de l’Église. Je n’ai pu m’empêcher de lui dire que je le bénissais.

Ensuite, comme il convient à des rassemblements de jeune, il y a eu un after : jus de fruit et madeleines, brouhaha joyeux, retrouvailles avec des anciens des années passées… Mémorable soirée. La première, mais certes pas la dernière.

Et que dire encore de ces deux jeunes gens et de cette jeune fille qui viennent tous les mercredis soirs à la messe, soit pour servir, soit pour y assister. Que dire de l’un d’eux qui, à 16 ans, forme le projet de créer une communauté missionnaire avec d’autres jeunes.

Non, Vincent, je ne suis ni triste ni funèbre. Je vois des choses superbes murir, germer dans l’ombre de la générosité, de la foi et de l’enthousiasme. En vérité, ce qui m’attriste, c’est l’apostasie de cette génération de 68 à laquelle j’appartiens et qui par son immoralité, sa volonté de jouissance, et la démolition de toutes contraintes qui viendrait entraver la boursoufflure de son ego, a conduit notre malheureuse patrie là où elle est.


Merci à Jules, à Matthieu, à Céleste, aux Gabriel, à Théobald, à Albert, à Annette, à Andéol, merci à vous chers jeunes qui êtes comme des enfants pour moi et qui donnez un sens au soir de ma vie, le seul dans lequel je trouve de la joie, de la force et… de l’humour. Soyez bénis ! Soyez amplement bénis !

dimanche 12 novembre 2017

12 novembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Un portrait au vitriol d'Ernest par Léon !

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Rions à gorge déployée avec Léon BLOY !
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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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Un portrait au vitriol d’Ernest RENAN, l’homme qui ne voulait point s’abaisser à faire connaître la science au vulgaire. Vous allez vous tenir les côtes !

"[…]
J’eus, un jour, la fantaisie d’entendre le cours de M. Renan, titulaire de la chaire d’hébreu au collège de France. Je ne l’avais jamais aperçu dans l’espace et je voulais que mes yeux me donnassent une idée de plus sur ce sophiste mellifluent qui déconcerte et surmène l’imagination en sens inverse de la splendeur morale et de toute vraie grandeur.
Je vis un homme de taille médiocre, à l’embonpoint élastique, agile et fermement planté sur de petites jambes de montagne, évidemment calculées pour porter leur homme aussi bien sur les rocs de l’explorateur phénicien que sur les tréteaux basculants du conférencier. L’impression première et immédiate est celle d’un vieux frère de la doctrine chrétienne, frère Potamien ou Junipère, qui aurait distribué les fruits de l’arbre de la science à trois ou quatre générations. Face glabre, au nez vitellien, légèrement empourpré et picoté de petites engrêlures qui tiennent le milieu entre le bourgeon de la fleur de pêcher et les bubelettes vermillonnes d’un pleurnichage chronique, assez noblement posé, d’ailleurs, au-dessus d’une fine bouche d’aruspice narquois et dubitatif, ― comme un simulacre romain de la Victoire ailée, au bord d’une route tumultueuse de la haute Asie, encombrée du trafic suspect de Babel et de Chanaan.
Le double menton gras et savoureux est d’un ecclésiastique, depuis longtemps accommodé aux délicatesses de ce monde charnel et généralement facile aux convenances et aux absolutions. Ce menton s’étale sans recherche ni vergogne, par le repli habituel d’une méditation antique, sur un cou raisonnablement court, et pas plus apoplectique que le teint, assez semblable à celui d’une citrouille entrevue à travers une vitre de corne.
[…]."
In
Propos d’un entrepreneur de démolitions.
Chapitre : Configuration du savantasse. À propos des souvenirs d’enfance et de jeunesse de monsieur Renan. (Pages 47 et 48.)
Tresse, éditeur, Paris, 1884.
Reproduction en fac simile sur papier, Hachette livre/BNF, Paris, sans date.
On peut se procurer cette reproduction à la Librairie Téqui, 8 rue de Mézières, Paris.
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2. COMMENTAIRES.
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Ce passage est du plus pur style, flamboyant, inimitable tant par la syntaxe que par le vocabulaire, de notre cher Léon BLOY.
Les ans, les mois et les jours ont passé sur la tombe de RENAN. Et il n’est pas inconvenant, maintenant, de rappeler qu’il tenta par ses écrits de décrédibiliser les Évangiles et le Christ. Cela n’enlève rien à son érudition en matière de langues sémitiques anciennes. Mais il est bon de rappeler que tout ce tintamarre antichrétien, aujourd’hui parfaitement déconsidéré par l’archéologie, la philologie, la paléographie, bref par la science dont notre RENAN se voulait le champion, aboutit à la conversion de son petit-fils (Ernest PSICHARI ; la mère de PSICHARI, Noémie, était la fille de RENAN) qui connut PEGUY, Maurice RECLUS, Henri MASSIS, Jacques MARITAIN (BLOY était le parrain de Raïssa MARITAIN). PSICHARI était devenu tertiaire franciscain et se destinait à la prêtrise, après sa conversion, mais il fut tué le 22 août 1914 après un combat héroïque contre les allemands, ce qui nous conduit à admirer encore davantage ces poilus pour qui la France n’était pas un mot, mais une personne.
Comme je le disais à un ami, BLOY fut stigmatisé car il avait eu le tort de prendre au sérieux la Parole de Jésus. Pas bon ça, pas bon du tout.
Me voici rendu au soir de ma vie. Je rencontre dans les catéchèses dont on m’a demandé d’être responsable, des jeunes admirables, qui me tirent vers le haut, et qui m’obligent si je ne veux pas leur mentir à tenter d’être saint. Je vous jure que ce n’est pas facile. Mais ces efforts, pas toujours couronnés de succès, me procurent une indicible joie. BLOY avait pour vocation d’être prophète. Je comprends aujourd’hui que la mienne était d’enseigner Jésus.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Encore un effort Marlène, et peut-être serez-vous présentable.

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Que fait le Conseil d’État, mon bon monsieur ? RIEN DU TOUT.



Et les médias accusent les élus !

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Tout le monde s’en fout ! Ce sont des chrétiens.

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Bien entendu les imbéciles de Golias traitent cet évêque de « dangereux ».

Que voulez-vous en effet ! Son séminaire et plein, il accueille tous ceux qui veulent annoncer Jésus messie et sauveur. C’est IMPARDONNABLE !

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A lire les scénarii possibles sur les conséquences de la disparition prévisibles de l’UE.

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Allez les jeunes, cet appel vous est adressé.

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Et comme toujours un très beau commentaire d’Elvire DEBORD.

Le livre qui est commenté porte sur l’institution des béguinages.



samedi 28 octobre 2017

28 octobre 2017. Lettre du Pérou (1).

Chers lecteurs, souventes fois j’ai vanté cette jeunesse française magnifique, profondément ancrée dans l’amour de Jésus-Christ et généreuse. Voici un exemple parmi d’autres, celui de Marie. J’ai reçu de Marie l’autorisation explicite de diffuser ses lettres. J’en extrairai  régulièrement les passages les plus saillants qui illustrent le sens de son engagement auprès des pauvres d’Amérique du Sud. 

J’ajoute, en contrepoint de ces témoignages, que j’ai appris ceci hier soir : les grandes entreprises agricoles du pays d’Arles (légumes, primeurs et fruits) font venir de plus en plus des travailleurs saisonniers du lointain pays sud-américain qu’est l’Équateur. Ainsi, pendant que des jeunes audacieux s’efforcent d’améliorer sur place le sort des pauvres de ces pays, il y a des exploitants agricoles qui embauchent temporairement des journaliers des nations andines et circonvoisines, les logent dans des caravanes et ne les payent même pas au SMIC. Décidément, ils méritent bien leur nom d’exploitants.

Voici donc deux extraits de ces Lettres du Pérou. Il en viendra d’autres.

"Je prends le temps de vous écrire quelques mots pour vous partager mes premiers pas dans la capitale péruvienne. Je suis partie le samedi 16 septembre – après des au-revoir émouvants et un peu irréalistes – avec George, autre volontaire d’INIGO (association jésuite avec laquelle je  suis partie). Les 12 heures de vol passées ensemble ont été assez troublantes car nous car nous avons alors vraiment pris conscience de notre départ. Et notre sentiment d’être déracinés ne faisait que commencer. Personnellement, je me demande parfois si partir comme ça relève du courage ou de la folie ! Enfin, c’est ce qui en fait le charme, je l’espère en tout cas…[…]."

Après être restée quelques jours à LIMA, Marie est partie à TACNA pour s’occuper d’un centre d’accueil pour des enfants de familles pauvres. Voici un extrait de sa troisième lettre.

"[…].
Ma mission a évolué depuis mon arrivée. Si le Temps de l’observation n’est pas terminé,  mon champ d’action est désormais moins restreint. Pour l’instant, j’ai encore du temps pour moi le matin je suis en train d’apprendre – quand Milagros a du temps pour moi – à effectuer son travail car elle finit son stage ici début décembre. Globalement, je dois faire de l’administratif (un peu comme un CPE dans les lycées français), recevoir les parents et comprendre les problèmes qu’ils peuvent rencontrer puisque tous les enfants qui viennent au centre connaissent de grandes difficultés familiales et financières. Je dois également effectuer des visites domiciliaires quand les familles n’ont pas les moyens de se rendre au centre qui peut être loin de leur résidence. Même si les premiers jours, j’ai été heureuse d’avoir du temps pour moi, le désir de se sentir utile et efficace (besoin très européen, by the way) a fini par rejaillir. Ma tête était pleine de nouvelles idées et de nouveaux projets pour les enfants…Jusqu’à vendredi dernier, je n’avais pas encore fait de visites domiciliaires. Comme Milagros n’était pas disponible, j’ai demandé à Kelly si je pouvais l’accompagner. Nous nous sommes donc rendues à l’Hôpital de Tacna pour rencontrer une maman adolescente de 16 ans dont le bébé de 3 mois est atteint d’une grave maladie. Kelly a alors posé des questions à la maman pour savoir comment elle allait car l’enfant venait de subir une opération Je suis restée silencieuse pendant deux heures et ai tenté de comprendre leur échange. Même si je n’ai pas saisi tous les détails, toutes les nuances, j’ai compris l’essentiel et ai capté toutes ses émotions. Cette jeune maman doit faire face quasiment seule à la maladie de son enfant alors qu’elle se trouve elle-même dans une situation de grande précarité. Par ailleurs, elle n’a pas le soutien de son copain et de sa « belle-mère » qui souhaitent qu’elle fasse adopter l’enfant. J’ai donc assisté à des échanges téléphoniques très durs entre la jeune maman et la belle-mère. Je me suis sentie démunie car je n’étais  pas assez à l’aise dans sa langue pour pouvoir la réconforter (grâce à la prépa, j’ai le vocabulaire pour décrire des problèmes sociétaux ou pour donner mon opinion mais je n’ai pas le vocabulaire du quotidien). Moi qui ai l’habitude de mettre des mots sur mes émotions pour que celles-ci ne me submergent pas, ici c’est difficile car je ne peux pas encore recourir à ma plus grande ressource : la parole. Je dois également apprendre à trouver la bonne distance intérieure par rapport au « patient ». Mais je suis entourée de travailleurs sociaux, donc c’est l’occasion d’apprendre à leurs côtés. Je choisis de vous raconter cet épisode car il est à la fois découverte et annonce. Découverte car ce fut une expérience nouvelle et annonce car je compte bien y retourner pour apprendre et comprendre.

[…]."

Que Dieu bénisse ces jeunes et fasse que leur action porte du fruit.

lundi 16 octobre 2017

16 octobre 2017. Note brève : dans le monde, pas du monde. L'inauguration de l'Oasis

Il y avait foule, hier soir, dans la salle Sainte-Jeanne pour la bénédiction solennelle des locaux de l’Oasis. La messe inaugurale était concélébrée par le vicaire épiscopal en charge de l’enfance et de l’adolescence pour l’archidiocèse de PARIS, par le père curé de Sainte-Jeanne et par l’aumônier de l’Oasis. Les célébrants étaient assistés d’un diacre, un ami en compagnie de qui je fis jadis mes études de pharmacie. Une impressionnante cohorte de servants de messe aidait au déroulement des actes liturgiques : Axel, Matthieu, Jules, Étienne, Louis, et d’autres dont je ne connais pas le prénom : une petite dizaine en tout. Ils ne sont pas des enfants mais de grands jeunes voire de jeunes adultes et il est beau de voir qu’ils ne renient pas la foi de leur baptême quand ils revêtent l’aube blanche des serviteurs.
La chorale, magnifiquement dirigée par Victor, qui joue aussi de la guitare, accompagnée au piano, la flûte traversière et un violoncelle aux sonorités déchirantes étaient constituée de jeunes hommes et de jeunes femmes, les premiers étant essentiellement des chefs scouts, Charles en tête. (Tout le monde ou presque ignore que Charles a sauvé la vie d’un homme qui se noyait dans la Seine, en se jetant dans l’eau glacée dans une nuit ténébreuse de la saint  Sylvestre.) Les fidèles ? Des enfants, des adolescents, des jeunes gens, des jeunes couples avec leur bébé, et puis des parents, ou des vieux comme votre serviteur. Comme je n’entends plus très bien, je suis toujours au premier rang. Et à chaque messe des jeunes, Maxence, entre 13 et 14 ans vient s’asseoir à côté de moi, et se voit rejoindre par une toute petite fille qui s’assied sans façon sur ses genoux. Maxence a fait la première lecture, il lit remarquablement bien, lentement, en y mettant le ton. Il chante d’une très belle voix. A ma gauche, une maman, visiblement d’origine indienne ou sri-lankaise (ce que j’avais deviné et que je lui ai dit du reste) et ses deux petits garçons, sages et concentrés. Le papa est au deuxième rang car il n’y avait plus de place au premier. Des scouts, des jeunes du catéchisme, des anciens de l’aumônerie, les enfants adorateurs, les enfants du patronage, une mosaïque recueillie écoutent l’homélie du vicaire épiscopal : le choix par Dieu d’un petit peuple misérable (pour lui éviter de prendre la grosse tête), la volonté de Dieu de faire de tous les hommes des amis, des fils, l’urgence de la mission des jeunes par les jeunes. De temps à autre, le Père pose des questions : j’aide un peu Maxence à répondre certes, et le vicaire épiscopal s’en est rendu compte qui me le dira après la bénédiction solennelle des locaux.
Je vois Irène, Marie, Céleste, (qui aide au service du cocktail de clôture). Marie aide à l’encadrement des enfants de CM1 et CM2 à l’Oasis, bien qu’elle soit engagée dans un Master 1 de biologie intégrative. Je vois aussi Gabriel et Andéol : je les avais eus dans les groupes de secondes que l’on m’avait confié à Saint-Jean de Passy pour la catéchèse. Ils sont CP, et Andéol se réjouit d’avoir accueilli comme second dans sa patrouille, Jean-Roch, aspiré par le scoutisme à la suite du témoignage qu’Antoine avait donné l’an dernier à l’aumônerie de l’enseignement public. Et puis il y a Eudes, qui maintenant m’assiste pour la catéchèse des premières et terminales de l’enseignement public, il y a Louis-Gabriel. Je ne puis tous les nommer, et si j’en ai oubliés, qu’ils me pardonnent.
Yann, le Président de l’oasis, un trentenaire enjoué explique lumineusement les buts de l’Association et nous apprend dans une incise que l’Oasis va ouvrir un service d’aide aux jeunes entrepreneurs. Il y a aussi Guillaume, le vice-président, un ingénieur brillant et discret…
Ce que je décris ici est l’exacte réalité. Ce que je dis là est la vérité : il y a une jeunesse chrétienne admirable, active, généreuse. Et la foule qui se pressait hier ne s’y trompe pas.

Oui, ces jeunes sont dans le monde, mais ils ne sont pas du monde et répondent ainsi à l’appel de Jésus qui les y envoie en leur enjoignant de n’en point partager les fausses valeurs !

Note du 24 octobre : je prie mes lecteurs d'excuser les fautes d'accord que j'ai laissées jusqu'à ce jour et que je viens de corriger.

lundi 26 juin 2017

26 juin 2017. Nouvelles de la Dissidence. L'Ancien monde s'en est allé !

Nous achevons cette semaine notre parcours dans ouvrage collectif, appelé Transmettre l’essentiel, actes d’un colloque organisé par L’Académie d’éducation et d’études sociales. Artège-Lethielleux, Paris, 2016. Cette fois-ci, nous voyageons dans la contribution de Guillaume de PRÉMARE, intitulée Faire vivre des communautés de destin pour construire le bien commun. Pour la gouverne de mes lecteurs, je précise que Guillaume de PRÉMARE a publié en juin 2015 un livre intitulé Résistance au meilleur des mondes ! Tout un programme.
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Voici ce que dit Michel HOUELLEBECQ dans un poème intitulé « La Déchirure », publié dans un recueil en 1991, intitulé La Poursuite du bonheur : « Nous sommes des acteurs fatigués ». En effet, l’homme moderne occidental est fatigué. Il vieillit ; et il vieillit mal. Il souffre dans son âme, perdu dans ce qu’Emmanuel TODD appelle « un vide métaphysique abyssal » (là encore, c’est un agnostique qui s’exprime).
Alors quel est l’état de l’âme de l’homme moderne occidental dans un tel contexte ?
Il se trouve que les grands écrivains ont cette capacité à décrire ce qu’est l’état d’âme d’une époque. Parmi eux, Michel HOULLEBECQ est un des écrivains majeurs de notre époque. Je vais poursuivre avec l’un de ses poèmes qui, dans le même recueil, décrit à mon avis assez bien cet état de l’âme moderne. Ce poème est intitulé « il est vrai que ce monde ». En voici quelques strophes assez saisissantes, qui sonnent comme une anticipation :

Il est vrai que ce monde où nous respirons mal
N’inspire plus en nous qu’un dégoût manifeste,
Une envie de s’enfuir sans demander son reste,
Et nous ne lisons plus les titres du journal.
Nous voulons retourner dans l’ancienne demeure
Où nos pères ont vécu sous l’aile d’un archange,
Nous voulons retrouver cette morale étrange
Qui sanctifiait la vie jusqu’à la dernière heure.
Nous voulons quelque chose comme une fidélité,
Comme un enlacement de douces dépendances,
Quelque chose qui dépasse et contienne l’existence ;
Nous ne pouvons plus vivre loin de l’éternité.
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2. COMMENTAIRES.
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Ne chipotons pas sur l’existence d’une césure dite « épique » dans l’un des vers (« quelque chose comme une fidélité », où l’on fait tomber l’e  muet de chose ; elle est légitime dans la poésie romantique) et pas davantage la licence de l’avant-dernier vers qui ne tient pas compte davantage de deux e lesquels, muets dans le langage courant, comptent pour un pied dans un alexandrin (quelque chosE qui dépasse et contiennE etc.) Le poème est superbe, et Guillaume de PRÉMARE le cite avec un à propos confondant.
Eh bien je crois que le moment est venu de relever la tête, que l’heure du sursaut a sonné et que des dizaines de jeunes gens et de jeunes filles se lèvent, non pas pour retourner dans l’aimable cocon d’un très hypothétique âge d’or, mais pour se lancer résolument dans la vie, avec le ferme désir de lui donner du sens, de le diffuser à leur entourage et de mettre en œuvre cette prophétique parole de l’Ancien Testament : Lève-toi, Ô toi qui dors !
Non ces jeunes ne regardent pas l’avenir dans un rétroviseur ; ils regardent droit devant eux, ils marchent sur ce chemin que j’évoquais dans mon billet du 24 juin, « les yeux fixés sur le but », avec la ferme intention d’y parvenir sans faire la moindre concession à l’esprit d’un monde en train de faire naufrage, un monde qui ne voit pas ce nouveau monde en gésine, un monde qui croît sans la bénédiction des économistes, des banquiers, des médias et des politiciens. C’est très exactement cela la dissidence : et je ne peux m’empêcher de crier avec l’Ange de l’Apocalypse (21, 4) ces paroles prophétiques qui annoncent le changement inouï qui vient :

"Voici la demeure de Dieu avec les hommes. Il aura sa demeure avec eux ; ils seront son peuple, et lui, Dieu-avec-eux, sera leur Dieu. Il essuiera toute larme de leurs yeux : de mort, il n’y en aura plus ; de peur, de cri et de peine, il n’y en aura plus, car l’ancien monde s’en est allé !"

Oui, très chers jeunes qui m’avez accordé votre confiance de laquelle je m’efforce d’être digne, je sais de source sûre, pour l’avoir expérimenté avec vous, que ce monde ancien, auquel nous n'appartenons pas, mais dans lequel nous sommes, est destiné à périr et que le monde nouveau, en train de s’édifier petit à petit, avec vous, finira par triompher des ténèbres. Oui, vous avez trempé votre tunique dans le sang de l’Agneau. Et vous pourrez disposer de l’arbre de vie.
Oui, chers amis moins jeunes, il nous revient aussi de ne pas décevoir ces jeunes par notre indifférence à leur demande d’amour, quand ce n’est pas à leur détresse ; il nous revient de les aider, de partager, de leur donner le meilleur de nous-même sans jamais leur laisser croire que nous sommes des saints. Nous sommes dans la même barque. Et nous croyons qu’en souquant en cadence et de manière harmonieuse nous arriverons au port, si ce n’est en ce monde, du moins dans la vie éternelle.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Écoutez cette belle mélodie sur le thème de la disparition du monde ancien.

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Merci à notre nouveau premier ministre. Il défend ce qui est juste.

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La sainte Russie est toujours bien vivante.


Un million de Russes vénèrent les reliques de saint Nicolas, évêque de MYRE.



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