Affichage des articles dont le libellé est Jeunes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Jeunes. Afficher tous les articles

jeudi 24 mai 2018

Jeudi 24 mai 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Beaucoup en en ont parlé. Il est temps de le faire.


-
Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
-
1. CREER DES CENTRES DE RÉSISTANCE.
-
"Tel est bien, en effet, le trait sans doute le plus paradoxal de notre époque. D’autres époques ont connu la servitude, mais la nôtre est la première qu’on ait vue marcher à la servitude sous le drapeau de la liberté. Peut-être vaut-il la peine de se demander le pourquoi de ce curieux privilège."

"Ainsi nous sommes tous entraînés dans un courant qui est devenu un torrent, dans un  torrent qui est devenu une cataracte, et contre lequel, tant que durera le règne des masses falsifiées, vulgarisées, barbarisées, il serait aussi insensé de lutter que de prétendre remonter le Niagara à la nage. Mais il n’est pas toujours [im]possible de s’en garer ou de s’en dégager, et alors de se retirer dans ce "lieu écarté" dont parle le Misanthrope pour y cultiver, dans la solitude ou une intimité choisie, loin des propagandes grossières et de leurs mensonges infâmes, la vérité, la pureté, l’authenticité. Que des sécessions de ce genre se multiplient, qu’elles se groupent, se fédèrent, elles ne tarderont pas à polariser un nombre immense d’esprits droits et de bonnes volontés sincères, qui ont pris le siècle en horreur, mais qui ne savent ni à qui ni à quoi se vouer. Ainsi pourraient se constituer des centres de résistance inviolables, des équipes de fabricants d’arches en vue du prochain Déluge, des groupes de reconstructeurs pour le lendemain de la catastrophe inéluctable. Qui veut faire partie de cette société de sauvetage d’un nouveau genre ? Elle débuterait petitement sans doute, mais c’est toujours petitement que débutent les grandes choses ; et il ne s’agit pas ici de quantité, mais de qualité."
In
René GILLOUIN.
L’homme moderne bourreau de lui-même.
Le portulan, [sans mention de lieu, Paris probablement], 1951. (Pages 44 et 68.)
-
2. CHESTERTON PARLE DES MONASTÈRES.
-
"[…]. Il se peut que vous n’aimiez pas les monastères ou la civilisation conservée par les monastères, mais il est absolument certain que c’était alors la seule civilisation qui fût. […]." (CHESTERTON fait allusion aux âges sombres.)
In
Gilbert Keith CHESTERTON.
Pourquoi je suis catholique. (Traduction collective.)
Via Romana, Versailles, 2017. (Page 172.)
-
3. COMMENTAIRES.
-
Il est tout de même très curieux, et très instructif, que des auteurs aussi différents que le peu connu (mais remarquable) GILLOUIN et le très connu CHESTERTON, rejoignent dans leur analyse et leur constat ce que Rod DREHER synthétise avec force dans son ouvrage sur le pari bénédictin.
Partout dans le monde, s’élèvent des tours de Babel. L’homme s’essaye avec elles de se faire plus haut que Dieu. La tour la plus haute à Dubai (1 km de hauteur), le barrage le plus audacieux sur le Yant zi jiang, les tunnels les plus longs en Suisse et au Japon en disent beaucoup sur la folie humaine, sur sa démesure, sur l’ubris qui aveugle les plus intelligents des êtres humains. On envoie des satellites, des fusées, vers Mars, vers la Lune, vers la comète Tchouri, que sais-je encore.
Quel profit l’humanité tire-t-elle de ces entreprises ? Que signifient-elles ? Je laisse à chacun le soin de donner sa réponse à ces questions. J’ai la mienne.
Quand la politique se résume à imposer au peuple, sous le fallacieux prétexte de démocratie, les solutions élaborées par des experts, des techniciens, des irresponsables, en fait, alors il arrive un moment où le peuple n’en peut plus et se révolte, souvent avec violence. 
Parlons maintenant concrètement de notre patrie.
Imposer aux Français, comme le fait le très intelligent Président de la République des solutions (qui créent plus de problèmes qu’elles n’en résolvent) de nature purement techniques et matériels à des organismes ou une société qui vit un malaise d’une autre origine que technique et matérielle, c’est manquer sa cible. Certes, la SNCF n’appartient pas aux syndicats, mais aux Français. Mais négliger le capital social, la psychologie sociale qui se vit dans la société des cheminots – une sorte de fraternité vivante, de complicité amicale – c’est une erreur de première grandeur. Ce n’est pas parce qu’un polytechnicien a pensé tout seul dans son burlingue à la manière d’introduire la concurrence dans le transport par chemin de fer, pour obéir à une Europe (enfin aux mondialistes américanophiles libéraux incarné par le très nul Jean-Claude JUNCKER) que SA solution est la bonne. Nous avons des exemples qui montrent combien cette solution peut présenter quelques avantages, mais surtout des inconvénients. Le polytechnicien s’en fout. Il prend l’avion ou il a une voiture de fonction avec chauffeur.
Alors il nous reste la solution de créer ces centres de résistance, ces petits monastères laïcs, tels que le préconise DREHER et GILLOUIN, et de donner au monde, par notre joie de vivre, notre tempérance, l’amour du beau, du vrai et du bien, un témoignage, LE témoignage de civilisation que donnèrent jadis saint BENOÎT de NURSIE, saint ANSELME et tant d’autres moines. C'est ce dit par exemple le cardinal SARAH.
-
4. LIENS UTILES.
-
Signe des temps ?


La main dans le sac ou le bidonnage révélé.


Témoignage bénédictin.


Témoignage africain.

A lire IMPÉRATIVEMENT, surtout vous, les jeunes.
Voici un extrait de cette homélie. "Cher peuple de France, ce sont les monastères qui ont fait la civilisation de ton pays. Ce sont les personnes, les hommes et les femmes, qui ont accepté de suivre Jésus jusqu’au bout, radicalement, qui ont construit l’Europe chrétienne. Parce qu’ils ont cherché Dieu seul, ils ont construit une civilisation belle et paisible comme cette cathédrale."
Puisse le cardinal devenir un jour pape.




Et quand ils auront tué tous les prêtres, il ne restera que des voyants et des satanistes


Soutenir les écoles du pari bénédictin.


Petits blancs ou mâles blancs de monsieur MACRON.

Belle élégance de la pensée macronienne !



dimanche 3 décembre 2017

03 décembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Commencement n'est pas origine !

-
Lisez cela, les jeunes, et souvenez-vous-en quand vous ferez un devoir de philosophie !
-
Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
-
1. LA CITATION DU JOUR.
-
"Il faut distinguer soigneusement la question du commencement ― commencement de l’homme, commencement de la vie, commencement de la terre et du système solaire, commencement de notre Galaxie, commencement de l’ensemble des galaxies, c’est-à-dire de l’Univers ― et la question de l’origine.
"Distinguons ces deux notions de la manière suivante. La question du commencement relève de l’histoire naturelle. Par exemple, la question du commencement de l’Homme sur la terre relève de la paléontologie. La question du commencement de telle espèce vivante relève de la paléontologie, de la zoologie. La question du commencement de notre système solaire relève de la physique cosmique. La question du commencement de l’Univers relève aussi de la physique cosmique, de l’astrophysique.
"La question de l’origine est toute différente. C’est une question philosophique, et même proprement métaphysique, que nous allons aborder maintenant, et qui requiert une technique spéciale d’analyse, comme nous allons le voir."
In
Claude TRESMONTANT.
Sciences de l’univers et problèmes métaphysiques.
Éditions du Seuil, Paris, 1976. (Pages 22 et 23)
-
2. COMMENTAIRES.
-
La lecture de ce livre est roborative, stimulante et entraîne la conviction. Je ne saurais  trop la recommander à ceux de nos jeunes qui s’intéressent à la question des origines. Comme le note TRESMONTANT, il faut bien distinguer la question du commencement, sur laquelle les avancées des sciences de la nature et de l’univers jettent quelques lumières, sans toutefois éclairer ce coin prodigieux, ce coin incroyable que l’on appelle la "singularité" et qui désigne ce qui était avant le big bang.
Et puis il y a la question des origines. Du néant, il ne peut sortir de l’être. Il y a deux réponses possibles à cette question. (a) L’univers est tout l’être, il est éternel, n’a pas eu de commencement et n’aura pas de fin. C’est la solution adoptée par certains philosophes grecs (comme PARMÉNIDE). Il s’agit d’une fausse solution. Nous savons de science sûre que l’univers a une fin, comme il a eu un commencement. (b) La seconde solution celle qui s’accorde le mieux avec les données de la connaissance scientifique, c’est qu’il y a eu une création dont la cause ne peut être déterminée par la science, mais dont le déroulement dans le temps a été exploré avec méthode et un grand degré de certitude.
Il en résulte que le matérialisme qui fait de la matière le tout de l’être est une doctrine erronée. Il n’en résulte pas cependant, hormis l’événement certain de l’explosion initiale, que nous devrions croire à un Dieu personnel. On ne peut arriver à cette conclusion que par deux voies : l’une, d’ordre scientifique, indique qu’il semble exister dans le dessein de l’évolution ce que les anglo-saxons appellent un intelligent design, une conception intelligente ; la seconde, une fois que nous sommes arrivés au bord de l’insondable précipice, est d’ordre spirituel, et nous plonge dans le mystère de Dieu. Je ne vois pas d’alternative, sauf à imaginer des scénarios tous plus improbables les uns que les autres, que l’expérience, du reste, ne peut vérifier, et qui pour cette raison ne sont pas d’ordre scientifique. Il s’agit tout au plus d’hypothèses hasardeuses.
Suite au prochain billet.
-
3. REVUE DE PRESSE CURIEUSE, NOURRISSANTE OU BAROQUE.
-
De notre chère Elvire DEBORD, l’analyse d’un livre sur la prière avec le corps.


J’invite les jeunes qui me font l’honneur de lire parfois ces billets, à lire totalement celui d’Elvire. Il leur souviendra que je leur ai parlé du soma, du psuchè et du pneuma, et que je les ai invités à mobiliser toutes les strates de leur être quand nous disons ensemble le Notre-Père.
-
Un beau, un vrai, un excellent tweet de Gérard DEPARDIEU.


Et quand il parle de journalistes, je le trouve très courtois !
-
Voilà une initiative qui confirme en tout point mon émerveillement devant cette jeunesse inventive et aimante.

-
De quoi se mêlent-ils ? Vive la Hongrie, monsieur !


Il est bon de souligner que le chargé d’affaires américains en Hongrie a été nommé par OBAMA.
-
Vive Natacha POLONY ! Merdre à Libé, et aux autres

-
Ces gens se moquent de nous !

-
Et enfin, des remarques sur la justice internationale à deux vitesses.


vendredi 24 novembre 2017

24 novembre 2017. Nouvelles de la Dissidence :ô bienheureuse solitude sans quoi on ne peut rencontrer l'autre

-
Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle, c’est de la faire aimer.
-
1. LA CITATION DU JOUR.
-
"[…]. Il faut que la solitude nous apparaisse d’abord comme un abandon, qu’elle nous prive de tous les soutiens, qu’elle ne nous laisse aucun recours, qu’elle ne nous permette de rien attendre d’un monde indifférent et hostile, pour qu’elle nous oblige à découvrir en nous-même une force et une lumière que nous avons vainement demandé au monde et qu’il est incapable de nous donner. Dans la solitude, nous apprenons que toute réalité est intérieure et que tout ce que nous regardons avec les yeux du corps n’est qu’une expression qui la manifeste, une occasion qui lui permet de se faire jour ou une épreuve qui la juge. Là où nous n’avons plus affaire qu’à nos pensées, qu’à nos sentiments, qu’à nos souvenirs, les choses qui nous étaient les plus familières acquièrent pour nous un relief, une signification, une valeur qu’elles n’avaient point quand nous disposions de leur présence sensible. Il semble qu’elle commence seulement à être. Peut-être pourrait-on dire que celui qui n’a jamais eu l’expérience de la solitude n’a jamais connu du monde qu’un décor de théâtre où lui-même n’était qu’un acteur au milieu des autres. Dans la solitude, le décor tombe et la comédie cesse. Il ne subsiste plus du réel que cette vérité qu’il nous dissimulait souvent, au lieu de nous la montrer : il est réduit pour nous à son essence spirituelle."
Louis LAVELLE.
Le mal et la souffrance. ["Présences" ; sous la direction de DANIEL-ROPS.]
Librairie Plon, les petits-fils de Plon et Nourrit, Imprimeurs-Éditeurs, Paris 1940. (Page 19.)
-
2. COMMENTAIRES.
-
Il me semble qu’avec cette réflexion, LAVELLE nous plonge dans le mystère de la conscience et dans celui de la présence du monde en nous (et, j'ajoute, de nous au monde). L’expérience de la solitude est certainement fondatrice. Et j’ai la conviction que celui qui ne sait pas ou ne peut pas ou ne veut pas vivre seul, ne saura jamais vivre en société et encore moins s’engager dans une relation conjugale authentique et durable.
Je suis absolument stupéfié de l’attirance qu’ont nombre de nos contemporains pour le bruit ou pour les réunions en foule (matchs de foot ou de rugby, concert de pop ou de rap, par exemple). Notre société est ainsi faite qu’elle empêche les consommateurs potentiels que nous sommes tous de rentrer en nous-même.
Et puis je vois, avec une joie que je ne puis dissimuler, ces fiancés qui avant de se marier vont faire une retraite dans une abbaye ou ces jeunes de terminales qui vont réviser leur bac dans une de ces abbayes où ils alternent la participation aux offices et le travail intellectuel, partagent la vie des moines dans le silence et l’intériorité, ou encore ces scouts qui vont en pèlerinage à Vézelay ou ces étudiants qui marchent vers Chartres : dans ce cas ils y vont en groupe, mais d'une manière qui est intérieure et d'une certaine façon, silencieuse.
Tout cela va évidemment à l’encontre du monde (au sens où l’entend Paul de Tarse) et pourtant – j’en ai été le témoin émerveillé – ces moments de solitude, de réflexion, de silence et de prière que le monde veut ignorer répand sur les visages de ceux qui en ont fait l’expérience, l’éblouissante lumière de la rencontre. Oh ! Je n’en dirai pas plus. Mais je vous demande de croire à mon témoignage.
-
3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
-
Les imbéciles ont du temps à perdre…

-
Oui, il y a un réel problème.

-
Vîtes-vous du côté de l’État central quelques efforts d’économie, sauf ceux qui portent sur les crédits de l’armée ?

Que nenni ! Ce sont les collectivités territoriales qui font les frais du macronisme.

-
En Bretagne comme en banlieue parisienne !


dimanche 25 juin 2017

25 juin 2017. Nouvelles de la Dissidence. Il y a "progrès" et progrès !

Dans la mesure où un certain nombre de jeunes ont accepté mon invitation à devenir « ami » sur Facebook, un lieu où je transmets le lien de ces billets, je leur précise que ce Blog a pour objet de faire réfléchir à partir de réflexions de penseurs originaux, anciens ou contemporains, qui ne sont pas dans la ligne de la bienpensance médiatique et/ou culturelle, mais réfléchissent et fournissent une contribution à la pensée libre, la seule qui puisse s’opposer à la progression de la dissociété (pour reprendre un terme évoqué par exemple par Marc WEINSTEIN) laquelle est le produit d’une contre-civilisation, inhumaine, matérialiste et suicidaire. Il s’agit d’un très salubre exercice de résistance et de dissidence qui nous conduit à la liberté.

Nous achevons cette semaine notre parcours dans ouvrage collectif, appelé Transmettre l’essentiel, actes d’un colloque organisé par L’Académie d’éducation et d’études sociales. Artège-Lethielleux, Paris, 2016. Cette fois-ci, nous voyageons dans la contribution de Guillaume de PRÉMARE, intitulée Faire vivre des communautés de destin pour construire le bien commun. Pour la gouverne de mes lecteurs, je précise que Guillaume der PRÉMARE a publié en juin 2015 un livre intitulé Résistance au meilleur des mondes ! Tout un programme.
-
Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
-
1. LA CITATION DU JOUR.
-
"Prenons l’exemple de l’idéologie progressiste. Longtemps j’ai cherché une définition de ce qu’était le progressisme. Le père Nicolas BUTTET en a donné une définition qui m’a paru à la foi probante et simple : le progressisme, c’est l’idée que, par un déterminisme historique, le monde va de manière continue du bien vers le mieux. Dans cette perspective, toute nouveauté est un progrès, qu’il s’agisse de progrès matériel, technique, ou de progrès immatériel de l’esprit humain.
Or les promesses du progressisme sont invalidées, non pas par des théories, mais par l’Histoire elle-même. Par exemple, il était annoncé et promis que chaque génération vivrait mieux que la précédente. Si je fais cette proposition à un jeune de seize à dix-huit ans, aujourd’hui, croira-t-il que cette promesse soit encore valide ? J’en doute. Les jeunes de cette génération sont finalement peu nombreux à s’affirmer progressistes parce qu’ils voient bien que ces promesses sont de fausses promesses.
Nous assistons donc à une déstabilisation profonde des certitudes de l’homme occidental des Lumières et des droits de l’homme." (Page 228-229.)
-
2. COMMENTAIRES.
-
Il me semble que ce constat est vérifiable par toute personne de bonne foi, désireuse de se faire une idée juste de ce qu’est le progrès. On peut déjà faire une première remarque, et je l’ai faite à plusieurs reprises : dans un monde fini et limité, avec des ressources elles-mêmes limitées, il apparaît évident que tout ce qui est nouveau en matière de progrès matériel ne peut avoir une expansion indéfinie an raison du prévisible tarissement des ressources terrestres. On peut penser que des progrès dans le domaine immatériel peuvent suppléer à ces limites naturelles : il en est de deux sortes. (a) Les uns sont des « progrès » parce qu’ils correspondent à une pensée, une idéologie, une philosophie en rupture complète avec les données de l’expérience ; on a l’illustration de ce type de progrès dans la définition de « nouveaux droits », comme s’il était possible d’en définir de nouveaux, alors que la définition même du mot implique que le droit consiste à reconnaître à chacun ce qui lui est dû. Non, le mariage dans sa définition institutionnelle immémoriale n’est pas dû à deux personnes de même sexe ; non, l’enfant n’est pas un dû, c’est un don (Jean-Paul II) et le recours à la GPA (pour les couples masculins) ou à la PMA (pour les couples féminins) n’est pas un progrès immatériel (songez que récemment deux femmes mariées ont revendiquée le droit d’être déclarées toutes les deux mère d’un enfant porté par l’une avec un embryon fabriqué in vitro avec un ovocyte de sa compagne, fécondé par le sperme d’un donneur anonyme). Il me semble que le bon sens, la raison, et la nature concourent à proscrire ce genre de « progrès ». (b) Mais il y a des progrès immatériels qui sont de vrais progrès. Il est indubitable que, malgré ses limites, la Déclaration des droits de l’homme est un vrai progrès de civilisation. Ces droits risquent d’être fortement mis à mal par la négation de ce qu’est la nature de l’homme. Si l’on ne sait pas ce qu’il est (la Déclaration sous-entend que tout le monde sait ce qu’est un homme), alors la Déclaration devient inapplicable et obsolète. Par exemple, le droit à la vie est un droit inaliénable de tout être humain. Pour créer un « droit » à l’avortement, il suffit d’énoncer deux contre-vérités : (a) « mon corps m’appartient », comme si un embryon pouvait être assimilé au corps de la mère et (b) un embryon n’est pas un être humain. C’est une « personne potentielle » disent, un peu gênés aux entournures, les spécialistes de l’éthique à la sauce contemporaine. Mais quand l’embryon devient-il une personne ?
On pourrait multiplier les exemples et démontrer que toute innovation n’est un réel progrès pour l’humanité que si elle concourt à l’améliorer dans son ensemble. Nous y reviendrons. Mais on peut penser que la science qui se déclare pourtant axiologiquement neutre ne l'est pas !
-
3. INFORMATIONS DIVERSES.
-
Il me semble que cette nouvelle doit être diffusée et connue.


Par la mère de Jésus, bien des choses peuvent survenir : la paix, le rapprochement entre les hommes, le dialogue. Saluons le courage des religieux musulmans de ce pays qui n’ont pas hésité à donner ce nom béni à l’un de leurs édifices religieux. Voilà un bel exemple de progrès immatériel.
-
Les médias n’ont plus le droit d’injurier ceux qui ne pensent pas comme eux ou comme leurs plumitifs stipendiés !


C’est un progrès immatériel !
-
Analyser les causes de l’abstention.

-
Il était temps de le reconnaître !


On peut le déplorer, mais c’est la réalité. Le constat est donc excellent et propice à la restauration de l’image très dégradée de la France de monsieur HOLLANDE dans l’esprit des Syriens (j’ai fait un billet là-dessus !).
-
Voilà un progrès matériel qui n’en est pas un.

(via le site du Salon beige)

Un pas de plus vers le meilleur des mondes !
-
Voilà des faits d’ordre psychique dont on ne parle guère, et pourtant…

-
Et pourquoi faut-il appeler conservatrice une révolution de bon sens ?

Comme si le progrès ne consistait pas à trier ce qui est bon de l’héritage de ce qui ne l’est pas ? Nous avons un bon ministre de l’éducation nationale. Ne boudons pas notre plaisir !


et

-
J’ai une certaine tendresse pour PROUDHON.


vendredi 23 juin 2017

23 juin 2017. Nouvelles de la Dissidence. Aider les jeunes à trouver du sens à leur travail.

Nous continuons notre parcours dans ouvrage collectif, appelé Transmettre l’essentiel, actes d’un colloque organisé par L’Académie d’éducation et d’études sociales. Artège-Lethielleux, Paris, 2016. Encore une réflexion de Pierre-Yves GOMEZ dans son excellent article Le sens du travail, en réponse à la question d’un auditeur lors de l’échange de vue qui a suivi son exposé.
-
Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
-
1. LA CITATION DU JOUR.
-
"[…]. « Pas de loi sur le travail sans une philosophie du travail. » Arrêtons de faire des lois sans corpus intellectuel pour les soutenir. Commençons par la philosophie du travail. Commençons par mettre les bœufs avant la charrue. La loi El KHOMRI, comme toutes les lois récentes, ne peut qu’échouer. Parce que ces jeunes-là [il s’agit de jeunes appartenant à la génération qualifiée « citoyenne du monde » ; note du transcripteur] ne comprennent pas ! Ils ne comprennent pas ce qui est en train de se passer.
Ensuite pour ce qui concerne l’enseignement, c’est un sujet qui me concerne effectivement.
Les jeunes aiment travailler. Ils ont une capacité de travail incroyable. Le jeune a envie d’être utile, c’est anthropologiquement fondé. L’idée que les jeunes d’aujourd’hui seraient plus fainéants qu’avant est fausse. Ce sont les vieux hédonistes des années 60 qui croient que les jeunes ne pensent qu’à fumer des pétards et à s’alcooliser. Ils sont extrêmement actifs et à la recherche de sens ! Quand ils ont vu leurs parents se crever au travail et être licenciés ou tomber en dépression, c’est sûr que le sens du travail ne leur saute pas aux yeux. Cette espèce de dénégation du sens par l’économique, cela a été très dur pour la philosophie du travail. Donc les jeunes sont prudents, c’est vrai. Avant de se donner dans un contrat, ils veulent vérifier que l’on utilise leurs compétences mais en étant sûr que l’on ne va pas en abuser. Quand on crée les conditions de la confiance, cela marche très bien." (Pages 215-116.)
-
2. COMMENTAIRES.
-
Pour avoir enseigné pendant près de 40 ans à des jeunes gens et jeunes filles de 20 à 25 ans, je confirme que l’analyse de Pierre-Yves GOMEZ est juste. J’ajoute qu’ayant élevé six enfants dont quatre garçons, je puis affirmer qu’ils ont travaillé, qu’ils travaillent et qu’ils aiment leur métier (médecin, ingénieur, muséologue, enseignants, auto-entrepreneur). Néanmoins, il me semble nécessaire d’introduire ici deux nuances. La première est que Pierre-Yves GOMEZ, tout comme votre serviteur, nous adress(i)ons à des jeunes appartenant à des milieux sociaux souvent (pas obligatoirement certes) favorisés. Il est ou leur était donc plus facile de s’adonner à leur passion et d’y consacrer toutes leurs forces pour aller jusqu’au bout de leur désir. La seconde est qu’il est abusif de généraliser en utilisant l’article indéfini LES jeunes, alors que l’article défini partitif DES jeunes me semble plus adapté à la réalité. Même dans cette jeunesse privilégiée
La question qui se pose donc est la suivante : quelles sont les conditions qui permettent à un jeune de se donner tout entier dans un travail qui fasse sens pour lui ?
La première condition, à l’évidence, et Pierre-Yves GOMEZ l’a dit, est de considérer la dimension collective du travail, et son utilité pour l’édification de la cité.
La seconde condition consiste à aider tous les jeunes à élaborer un projet de vie. J’ai eu l’occasion, il y a quelques années, de travailler cette question avec des jeunes de 3ème dans le cadre de l’aumônerie de l’enseignement public, sur une période d'un an. S’il en est quelques-uns qui me lisent, qu’ils soient courageux et donnent leur avis sur cette expérience. Pour ce qui me concerne, il me semble qu'elle a été décisive pour nombre d'entre eux.
La troisième condition, essentielle, consiste à obliger l’État à ne faire que ce qui relève de sa responsabilité. Imposer l’enseignement d’une idéologie, infuser des valeurs qui vont à l’encontre de la véritable nature de l’homme, comme l’a fait madame VALLAUD-BELKACEM, revient à dire à nos jeunes : jouissez, cherchez d’abord le plaisir et non le sens, et ne vous attardez pas à donner du prix à votre travail : il n’a d’autres fonctions que d’assurer par les revenus qu’il procure la jouissance, les loisirs, la consommation et le plaisir. Or le travail n'a pas qu'une justification économique.
On voudrait massacrer la jeunesse qu’on ne s’y prendrait pas autrement !
-
3. INFORMATIONS DIVERSES.
-
Saluons cette femme croyante et courageuse.

-
Non, il n’y a pas lieu de désespérer, mais de tordre le cou à nos illusions d’abord.


-
Avertissement sans frais. Et cette fois-ci, il y aura trois millions de Français dans la rue.

-
Karim Ouchik ! A lire absolument !

-
Frédéric II Macron !


Wenn die Orange ausgepresst ist, wirft man die Schalle, nous apprenait notre professeur d’allemand à propos de VOLTAIRE et du roi de Prusse !
Puis-je vous rappeler qu'avant même les élections présidentielles j'avais fait état du témoignage de N. GREGOIRE concernant monsieur BAYROU et les emplois fictifs du MODEM ? Croyez-vous que monsieur MACRON et son entourage d'alors ignoraient cette information ?
-
La série continue :


-
Et m...! Certaines de ces mesures sont utiles, sans aucun doute.

Mais il me semble que l'éducation civique et l'enseignement de la morale devraient rendre inutile la condamnation de comportements à risque par le moyen de la répression. Ces gens commencent à nous les briser menues ! Incapables d'éduquer, ils répriment, ce qui est un excellent moyen pour l'Etat de remplir ses caisses.

au-volant-630x0