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lundi 9 octobre 2017

09 octobre 2017. Réponse à une "dénonciatrice" répondant au nom de Marie Peltier






Ainsi que je le disais dans un billet où j'évoquais l'ignoble allusion d'une certaine madame Marie PELTIER prétendant que SOS Chrétiens d'Orient est une organisation d'extrême-droite, je connais de jeunes chrétiens qui ont été en Syrie. L'une d'entre elle a bien voulu que je publie sur ce Blog des photos de ce qu'elle a vu à Alep ou à Homs. En voici trois, significatives. Une voiture porte sur la vitre arrière le portrait de Poutine et de Bachar El Assad. Une autre, prise à Alep, montre un immeuble pavoisé au portrait de Poutine, à SOS chrétiens d'Orient et à une association arménienne. enfin, une dernière photo est celle d'une assiette où figurent les portraits conjoints de Poutine et d'Assad.
La vérité, madame l'ignoble, c'est que vous participez avec d'autres média à la désinformation la plus totale. Les Syriens soutiennent Bachar El Assad dans toutes les villes et provinces qui ne sont pas sous la coupe de l'Etat islamique ou d'Al Nosra. Ils considèrent que les Français sont des ennemis et les russes des amis.
S'ils ont pavoisé en mettant une banderole en français et en arabe en l'honneur de SOS chrétiens d'Orient, il doit bien y avoir une raison. Vous avez réussi à empêcher que Le Monde des religions ne publient un reportage sur ces jeunes. Mais vous n'empêcherez pas la vérité d'éclater. Vous n'êtes ni juste, ni droite, ni informée, ceci expliquant sans doute cela.
Vous êtes navrante, madame. Et je vous plains de tout mon coeur.

Photos aimablement communiquées par l'un des jeunes susnommés.

Alep



Homs









dimanche 5 mars 2017

05 mars 2017. Nouvelles de la Résistance. Merde à BFMTV !

Je rentre de la manifestation en faveur de François FILLON. Le discours du candidat a été fort, juste, et brillant ; il y avait au moins 50 000 personnes, sans doute plus. J'y reviendrai. Ainsi que je l'ai dit, j'y suis allé car je me suis rapidement rendu compte que le régime socialiste bobocratique utilise les armes de GOEBBELS pour arriver à ses fins. Or j'aime la liberté. J'ai eu par ailleurs des analyses juridiques qui montrent l'inanité des accusations, et, à mon grand regret, je trouve les avocats de François FILLON peu inspirés. Ils avaient, par exemple, la possibilité de poser une question prioritaire de constitutionnalité  sur la validité de l'autosaisine du Parquet National Financier. Je ne comprends pas pourquoi ils ne l'ont pas fait.

Surprise en quand je rentre chez moi ! Ma femme regarde BFMTV qui rend compte de la manifestation. Que vois-je comme sous-titre au journal qui commente le rassemblement de cette après-midi :"La droite dans l'impasse". Je ne sais pas bien d'où cette chaîne vendue à monsieur DRAHI tire son information. Mais je lui tout nettement : "Merde". Les choses sont claires. Monsieur FILLON n'est coupable d'aucune malversation ; il a simplement été naïf et a commis l'erreur d'engager son épouse, ce qu'il a reconnu publiquement. Que font les 100 et quelques parlementaires qui ont recours à la même pratique ? Il maintient sa candidature. Il a raison. Et dût-il être coiffé sur le poteau par l'ectoplasme livide, il aura fait preuve de courage, qualité rare dont nombre de ses "amis" qui l'ont abandonné sont dépourvus. Je ne crois pas que monsieur FILLON sera battu. Cinq ans de Pépère plus 5 ans d'ectoplasme livide, ça ferait beaucoup.
C'est un monceau de désinformations, d'approximations quand ce n'est pas de mensonges dont nous abreuvent les journalistes appointés par monsieur DRAHI lequel roule pour l'ectoplasme livide, celui qui a le culot de dire que le colonialisme est un crime contre l'humanité. L'ectoplasme lui, a commis un  crime contre sa patrie. Je redis donc "Merde" à BFMTV.

La vérité est que les déserteurs qui ont choisi de ne plus soutenir le candidat désigné lors de l'élection primaire voulaient monsieur JUPPE, et ils font tout pour le faire revenir dans le jeu. Les sondages qui donnent l'homme de BORDEAUX devant madame LE PEN au cas où il serait candidat sont grossièrement manipulés. Nous ne tomberons pas dans ce piège. Et pour la troisième et ultime fois, je dis "Merde" à BFMTV. Et j'espère que le fisc s'intéressera de près aux comptes du milliardaire israélien qui prétend nous imposer ses opinions parce qu'il a de l'argent.

Point final pour ce billet d'humeur.

mercredi 7 octobre 2015

07 octobre 2015. Nouvelles de la Résistance. Des journalistes, ça ? Mon c... dirait Zazie

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Pour une fois, je changerai la devise quotidienne.

Pour ne point être lâche, il faut être vraiment informé.

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1. La citation du jour.
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"Les informateurs et leurs machinistes qui « visent à la prise de conscience des problèmes propres à la communauté » sont parvenus alors à leurs fins : ils ont créé leur objet, ils ont fabriqué de toutes pièces une communauté imaginaire peuplés de citoyens imaginaires avec lesquels se confondent les individus réels intoxiqués par l’information. Rien n’est plus simple que de mener ces pseudo-citoyens en état de somnambulisme. Il faut seulement, comme pour la morphine, augmenter la dose jusqu’à l’éclatement final dans la folie nihiliste et révolutionnaire. […]."
In
Marcel DE CORTE.
L’intelligence en péril de mort. (Chapitre III. L’information déformante, pp 253 et 254.)
Éditions du club de la culture française, Paris, 1969.
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2. Commentaires.
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Pour une fois, j’utiliserai pour les commentaires une plume étrangère, celle de Jean-Yves LE GALLOU. Il a publié sur le site de Polémia le 30 septembre, ainsi que sur celui du Boulevard Voltaire une lettre ouverte aux "journalistes" qui n’ont de journalistes que le nom et qui avec une touchante unanimité nous présentent des informations manipulées souvent, fausses de même, et jamais objectives ou surtout contradictoires. Journalistes eux ? Mon c… aurait dit Zazie si au lieu de Napoléon, elle avait rencontré un JOFFRIN, un PUJADAS ou même un Gilles BOULEAU (au demeurant fort sympathique). Ces gens sont esclaves d’un système qui les fait vivre, duquel ils tirent leur pitance. S’ils dévient de la ligne du médiatiquement correct, ils sont cuits, morts, carbonisés, anathématisés. A ma connaissance, ZEMMOUR, seul, a réussi à surnager de ce système cacoglosse ! Tout simplement parce qu’il est libre et qu’il pense. Je ne suis pas obligé de partager la totalité de ses opinions, mais je vois en lui un homme courageux ! Et du reste, je pense la même chose de Jean-Yves LE GALLOU.

Des journalistes eux ? Mon c… ! doit-on dire comme ZAZIE et avec tristesse à propos de tous ces pauvres gens qui s’échinent à nous persuader mais ne parviennent pas à nous convaincre. 
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Lettre ouverte de Jean-Yves LE GALLOU aux « journalistes ».
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"Vous n’avez pas honte de montrer avec force images un accueil scénarisé des « migrants », en gare de Munich, et de cacher les manifestations anti-clandestins de PEGIDA à Dresde ?
Vous n’avez pas honte de faire croire que l’Allemagne est derrière Merkel et de pratiquer l’omerta sur la réception triomphale d’Orbán à Munich par le gouvernement bavarois et la CSU ?
Vous n’avez pas honte de cacher les images des 700 morts de la bousculade de La Mecque après avoir montré partout la photo d’agence du seul petit Aylan ?
Vous n’avez pas honte d’appliquer sans vergogne le principe : un mort, ça m’émeut ; 700 morts, c’est de la statistique ?
Vous n’avez pas honte d’avoir raconté que la famille d’Aylan fuyait la guerre alors que les Kurdi habitaient Istanbul, de les avoir présentés comme des « réfugiés politiques » alors que le père souhaitait, selon sa sœur, se faire soigner les dents au Canada et qu’il était, selon de nombreux témoignages, le passeur ?
Vous n’avez pas honte de vous complaire dans les bobards de guerre ?
Vous n’avez pas honte d’avoir attribué à Assad l’enlèvement du journaliste américain James Foley égorgé par Daech ?
Vous n’avez pas honte d’annoncer depuis trois ans le lâchage du gouvernement syrien par la Russie alors que celle-ci le soutient avec une vigueur croissante ?
Vous n’avez pas honte de rapporter avec complaisance les manifestations favorables au gouvernement et de majorer les chiffres des manifestants pro-loi Taubira ou pro-immigrés ? Et a contrario de dénigrer les manifestations critiques et de diviser le nombre des protestataires ?
Vous n’avez pas honte qu’un gros millier de manifestants, place de la République, souhaitant Welcome aux immigrés, deviennent, par un prompt renfort médiatique, plus de 10.000 dans vos articles ?
Vous n’avez pas honte qu’un petit millier de manifestants anti-Merkel devant l’ambassade d’Allemagne, évalués à plus de 500 par la préfecture de police, soient réduits à 200 dans les colonnes du Monde, selon la méthode chère au« quotidien de référence » de « Chéri, j’ai rétréci les petits » ?
Vous n’avez pas honte de vous complaire dans un conformisme politiquement correct de plus en plus déconnecté des réalités vécues par le peuple et des évolutions des grands intellectuels ?
Vous n’avez pas honte de vivre dans un entre-soi médiatique satisfait de lui-même, un entre-soi à peine élargi à une classe politique déconsidérée par sa servilité à votre égard ?
Vous n’avez pas honte de mépriser l’opinion de la majorité des Français et d’ostraciser les hommes politiques ou les intellectuels qui les portent ?
Vous n’avez pas honte de tolérer, voire de participer au lynchage pour un propos« controversé » de votre consœur Maïtena Biraben ?
Vous n’avez pas honte d’avoir été complices de l’élimination médiatique de l’ancien patron de Reporters sans frontières, Robert Ménard, et de la marginalisation de votre confrère Zemmour ?
Vous n’avez pas honte de ne pas représenter la diversité politique française alors que vous vivez de l’argent public : près de 2, 5 milliards de subventions à la presse écrite et 4 milliards pour l’audiovisuel public ?
Vous n’avez pas honte de capter ainsi au service de vos préjugés 10 % de l’impôt sur le revenu ?
Vous n’avez pas honte de tromper régulièrement vos lecteurs, vos auditeurs, vos spectateurs sans jamais vous excuser ?
Vous n’avez pas honte de manquer totalement d’esprit critique ?
Vous n’avez pas honte d’imposer partout la même novlangue visant à empêcher les « crimes contre la pensée » comme Big Brother dans 1984 d’Orwell ?
Vous n’avez pas honte de tenter de discréditer la réinfosphère qui révèle, sans argent, à l’opinion les faits que vous êtes payés pour cacher ?"

Des journalistes ça ? Mon c... !
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3. Informations diverses.
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Elle n’a rien d’autre à faire, madame HIDALGO ?

Pendant la nuit d’Halloween, le 31 octobre prochain, la mairie de Paris a obtenu du musée Carnavalet, responsable des Catacombes de Paris, qu’il mette l’un de ses ossuaires à la disposition du site Internet de location d’appartement entre particuliers. « Une expérience qui sort de l’ordinaire pour Halloween, cela vous tente ? Cette année, pas de pirates, ni de mini-lutins. Réfugiez-vous plutôt dans la plus grande tombe de Paris : les Catacombes, ultime demeure de 6 millions d’âmes », vante déjà la réclame du sinistre événement.
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De TV Liberté, cette vidéo (via le salon beige).

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Notez sur vos agendas : Prochaine veillée des Veilleurs parisiens, le 13 octobre à 20 h 30, rue de l'Ecole de médecine.






vendredi 17 mai 2013

Deuxième billet du jour...

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Chers amis, je vous invite à vous brancher régulièrement sur l'OJIM (Observatoire des journalistes et de l'information médiatique). Je reçois de cette instance ce très bon commentaire sur les événements du Trocadéro. Il en ressort que nous sommes manipulés par des bobos, des mondialisateurs à la sauce maçonnique, bien à l'abri des misères qu'engendre la racaille - car il faut bien appeler par son nom ces jeunes en bandes qui dévastent pour le plaisir de dévaster, et qui souvent sont des jeunes issus de l'immigration (souvent de la seconde génération). Je réaffirme qu'il ne faut pas généraliser, et que nombre de ces jeunes s'intègrent parfaitement sans pour autant renier leur origine. Ceux-là méritent l'aide et l'estime de leurs compatriotes, les autres non ! Monsieur HOLLANDE ne renonce pas à faire voter les étrangers non communautaires, manière pour lui et ses sbires de confisquer le pouvoir en faisant voter aussi ceux que les médias se refusent à dénoncer. Monsieur HOLLANDE est très exactement l'image de l'anti-France. Nous ne voulons pas de cela, pas de cette politique, pas de l'enflure aveugle et déconnectée de Pépère le suppresseur (qu'on devrait appeler aussi Pépère l'amnésique, puisqu'il ne savait rien de CAHUZAC, de TEULADE, d'AUGIER, de l'ampleur de la crise, et ne sait rien de l'aversion qu'il commence à susciter chez les Français). Je m'efforce pourtant, comme je l'ai dit, de penser à lui dans mes (très pauvres) prières, car il est (hélas) élu. J'ai du mal, je dois l'avouer à lui souhaiter une longue vie politique.
 
Voici le communiqué.
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Ces derniers mois vous avez comme tous les Français, certainement entendu parler des "terribles violences" qui ont entouré les manifestations contre le mariage gay.Pas de policiers blessés, pas la moindre vitre brisée, aucun dégât matériel, aucun pillage. Simplement des centaines de milliers de familles et des jeunes, qui manifestent pacifiquement en subissant parfois le harcèlement policier et les coups de sang des crs à la gâchette lacrymogène un peu facile. Et pourtant les grands médias parlent de « bandes d’extrémistes » et de manifestations violentes quand ils ne prennent pas ouvertement position pour le mariage gay comme dans le Petit Journal de Canal+ en prenant soin d’occulter les pancartes et certains slogans haineux des pro mariage gay (« un hétéro une balle, une famille un rafale »).

Le traitement médiatique des émeutes entourant la victoire du PSG est lui totalement différent. C’est ainsi que BFM TV parlera de « légers débordements » alors qu’au même moment les téléspectateurs aperçoivent des images digne d’une guerre civile. Le journal de 13H de France 2 relativise même en demandant de « pardonner l’excès d’enthousiasme des supporters parisiens ». Un comble.
Au cœur de cette bataille médiatique, l’Observatoire des journalistes et de l’information médiatique dérange. Il analyse et dénonce les différences de traitement et les manipulations dont les grands médias usent sans modération, à des fins idéologiques ou partisanes.
 
Allons ! Vivement le 26 mai qu'on recommence à dire à Pépère le suppresseur ce qu'on pense de ses initiatives sociétales. Pour ce qui est de la politique, qui n'a rien à voir avec cette manifestation, nous attendrons les élections municipales. Mais dans la mesure où ce communiqué fait état de deux événements de nature, l'un sociétale, l'autre politico-judiciaire, je suis bien obligé de pratiquer le mélange des genres. 

mardi 20 novembre 2012

Méfions-nous de France Info

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Je dois vous confier que la moutarde commence à monter au nez. Je viens de jeter, comme je le fais tous les jours, un coup d'oeil sur le site web de France Info. Nous avons droit à un long développement accompagné de photos sur la manifestation de dimanche organisée par l'Institut Civitas. Les photos sont choisies avec soin et sont censées mettre en évidence le ridicule et l'outrance des manifestants. Madame Cécile QUEGUINER, auteur de cet "article" tartine et glose sur les tendances supposées ou réelles d'extrême-droite d'Alain ESCADA, le Président et fondateur de Civitas. Et elle tente de nous faire croire que ce sont les catholiques intégristes et les "suppôts" de l'extrême-droite qui sont contre le mariage dit "homosexuel". La disproportion du nombre et de la longueur, ainsi que des illustrations, des articles relatifs aux deux manifestations, celle de samedi (au moins 100 000 personnes, et non point 70 000 comme l'annonce mensongèrement dans sa livraison d'hier le journal gratuit Métro, dont j'avais déjà dit, il y a longtemps, ce que j'en pensais) et celle de dimanche (9000 personnes) est une insulte à la vérité.
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Il n'est pas nécessaire d'être catholique ou chrétien, il n'est pas nécessaire de se réclamer de l'extrême-droite, pour être contre ce projet de loi inepte. Et j'ajoute qu'entre les propos de Marine LE PEN et ceux de monsieur MELANCHON, je préfère ceux de la première, tant le second me semble rempli de haine contre tout ce qui ne pense pas comme lui ou appartient à la "classe" honnie des exploiteurs ! Je constate simplement qu'un nombre significatif de Français vote pour les partis qui ont pour chef ces deux responsables politiques, celui de madame LE PEN étant, et de loin, le plus important. Et il serait intéressant de savoir pourquoi.
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Je reviens à France Info. Il me paraît impossible de croire que la rédaction de cette station est impartiale et nous rend compte des faits, sans parti-pris et sans idéologie. Il est tout simplement honteux que cette institution financée par nos impôts (enfin par les impôts de ceux qui en payent) nous prenne pour des crétins, incapables de penser, de juger, et de réfléchir. Méfions-nous de France Info. Et puisque nous avons la possibilité de faire des commentaires (soigneusement filtrés par un "modérateur" dont je ne sais comment il procède), allons-y, et faisons savoir à ces imbéciles (au sens de BERNANOS) notre façon de voir.
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C'est tout pour aujourd'hui.

vendredi 28 septembre 2012

France Désinfo !

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Il m'arrive de temps en temps de jeter un coup d'oeil sur le site de France Info. Je l'ai fait ce matin. Eh bien ils ne manquent pas d'air et ils ont une drôle de façon d'informer les journalistes de France Info ! Essayons de voir pourquoi, en ne nous fondant que sur des faits :
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France Info titre "Un effort historique demandé aux Français". Soit. On peut le comprendre en raison de la gravité de la situation.
Puis, juste en dessous : "Monsieur AYRAULT indique que les augmentations d'impôts ne toucheront qu'un contribuable sur neuf." Il aurait été plus juste et plus objectif de titrer : "Un effort historique demandé aux Français les plus fortunés."
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Puis nous apprenons que le Gouvernement s'apprête à prélever 10 milliards d'impôts sur les entreprises, 10 milliards sur les ménages (enfin sur les 10 % des ménages qui payent des impôts sur le revenu, sachant que plus d'un Français sur deux n'en payent pas) et qu'il fait 10 milliards d'économie. Savez-vous comment il fait dix milliards d'économie ? En diminuant de 2,5 milliards la dotation qu'il verse aux régions. Comme celles-ci ont la liberté de fixer le montant de l'impôt, cette mesure signifie que les régions vont augmenter les impôts locaux à dues proportions. Voilà qui aurait mérité un commentaire de la part des journalistes non ?
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Mais nous apprenons par le Canard enchaîné que monsieur FABIUS s'est fait  prêter par le musée d'ORSAY des toiles impressionnistes, qu'ils les exposent dans son ministère, le tout pour une somme de 850.000 euros, que monsieur HOLLANDE a abandonné l'usage de la voiture blindée utilisée par les Présidents CHIRAC et SARKOZY et qu'il les a fait remplacer par deux autres voitures dont le coût total est de 780.000 euros. France Info reste très discret sur la promotion très vraisemblable du fils de la vice-présidente du Sénat : en effet Amin KHIARI, le fils de la vice-présidente socialiste du Sénat, Ariza Khiari, pourrait bien être choisi pour devenir le futur directeur général de l’Epad, le poste que briguait Jean Sarkozy et qui était à l’origine de la fameuse polémique. Espérons que les commentateurs seront aussi virulents avec Khiari qu’ils l’avaient été avec Sarkozy.
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France Désinfo nous bourre le mou. Il se présente comme le champion de l'objectivité. Il n'y a pas pire manipulateur que ce média qui vit grâce à nos impôts (et plus exactement grâce aux impôts d'une minorité de Français qui par leur travail, leur talent, leur sens du risque créent des richesses).
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Je vais vous faire une confidence. Pour diverses raisons, je connais bien une entreprise innovante installée en France. Son Directeur Général envisage de s'installer en Angleterre pour fuir les imbéciles et les incompétents qui nous gouvernent. Comme le dit si bien CONFUCIUS : "Un vase carré qui serait rond : curieuse façon d'être un vase carré". Un média qui se prétend objectif et qui ne l'est pas, curieuse façon d'être objectif ! Un Gouvernement qui se prétend juste et qui ne fait qu'utiliser la violence d'Etat à son seul profit, curieuse façon d'être juste !
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jeudi 30 juin 2011

France Info a encore frappé

Nos deux compatriotes, Hervé GHESQUIERE et Stéphane TAPONIER, ont dont retrouvé la liberté et sont de retour en France. Nous devrions, medias en tête, nous réjouir de ce retour. Au lieu de cela, madame Clara BEAUDOUX, sur le site de France Info, fait la fine bouche. C'est tout juste si elle n'impute pas à l'exécutif le long exil de ses confrères. Elle a un sacré culot. Je me permet de rappeler ici une petite remarque de Bernard LECOMTE dans le livre d'entretiens qu'il a eu avec Marc LEBOUCHER sur Benoît XVI : "Il est toujours plus facile de dire le bien et le mal que de distinguer le vrai du faux." Madame BEAUDOUX devrait méditer cette parole avant de dire n'importe quoi dans cet article où elle insinue que l'armée, les gouvernement et l'Elysée ont fait des erreurs, et qu'elle intitule : "Crise des otages : les maladresses de la communication élyséenne". C'est que madame BEAUDOUX ne veut pas que l'exécutif puisse tirer quelques bénéfices d'une libération à laquelle il n'est probablement pas étranger. Ca lui ferait mal au sein !
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Permettez-moi d'abord, pour le respect des faits, de vous renvoyer à mon billet du 28 avril 2011 : "Rétablir la vérité"'. Je n'ai pas à revenir, en ce moment de liesse, sur les faits. Ils mettent en évidence la présomption de ces deux journalistes, qui ayant terminé leur mission, ont pris sur eux, malgré l'avis défavorable des militaires d'entreprendre une excursion en territoire dangereux, alors que leur avion était sur le tarmac prêt à décoller dans les heures proches.
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Oui, madame BEAUDOUX, Claude GUEANT, alors sécrétaire général de l'Elysée, a eu raison de dénoncer" l'imprudence coupable" de vos confrères. Vous utilisez un conditionnel "dont aurait fait preuve les deux reporters" pour commenter cette opinion. Mais c'était une imprudence, et votre conditionnel n'est qu'un moyen de mensonge pour dédouaner vos confrères. Et monsieur SARKOZY a non moins eu raison d'ajouter quelques jours plus tard : "Il sera temps, une fois qu’on les aura fait revenir dans leurs familles, de voir ce qui s’est passé, et pourquoi ils se sont conduits comme cela".
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Ces déclarations suscitent l’indignation, dites-vous. On se demande bien pourquoi eu égard aux faits. Faut-il ajouter que les deux journalistes avaient affirmé leur solidarité avec les taliban (pas de s à taliban) ?
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Deux mois plus tard, nouvelle indignation face aux propos du général Jean-Louis Georgelin, le chef d’état-major des armées qui déclare que le gouvernement a "déjà dépensé plus de dix millions d’euros pour cette affaire". Chère madame BEAUDOUX, que savez-vous du coût des opérations aériennes et terrestres conduites par nos armées afin de localiser et de récupérer nos ôtages ? Ces opérations mettaient en jeu la vie de nos soldats ; mais ils sont payés pour ça pourriez-vous rétorquer avec cette froide indifférence qui caractérise les esprits de système. Et vous n'en avez cure, des dangers encourus par eux.
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Vous déplorez une succession de faux espoirs, faites allusion au coup de téléphone du Président SARKOZY du 14 février 2010, aux familles des ôtages (pas aux médias) pour leur annoncer une libération probable. Espoir déçu. "Il a parlé trop vite dites-vous". Car bien entendu, vous étiez au bout du fil, que dis-je vous étiez sur place dans les vallées pierreuses de l'Afghanistan, et vous connaissez par coeur les moeurs et les façons de faire de ses habitants. Vous devriez être professeur aux Langues O', pour dire avec tant d'aplomb des énormités de ce genre. Créditer les Afghans des modes de pensée d'un journaliste occidental est risible. Renseignez-vous. Toutefois, je vous accorderai volontiers que nos responsables ont fait preuve de naïveté en croyant à la parole de leurs interlocuteurs. On ne saurait leur en tenir rigueur.
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Et vous glosez, et vous commentez, vous supputez, vous hypothétisez, vous imaginez : "Une succession de faux espoirs, dites-vous, qui met à rude épreuve les familles. Le comité de soutien met alors carrément en doute publiquement la réalité des tractations. Des rumeurs à répétition, qui ont même fait douter les membres du comité de soutien à l’annonce de la libération. 'On avait reçu plein de fois des nouvelles positives', 'on nous disait à chaque fois qu’ils allaient être libérés', expliquent plusieurs membres du comité de soutien. 'Les rumeurs, depuis un an et demi, ça avait été quelque chose de très dur à vivre', ajoute Florence Aubenas." J'aurais tendance à accorder plus de crédit à cette remarque, qui vient d'une personne ayant fait l'expérience de la vie d'ôtages, qu'à vos malveillances infondées, madame, et purement intellectuelles.-
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Tiens, à propos, connaissez-vous le nom de nos trois compatriotes, membres d'une organisation humanitaire retenus en ôtage, probablement par des islamistes, au Yémen ? Ils n'ont pas le bonheur d'être des militants actifs de gauche. Ils ne sont pas journalistes. Leurs portraits ne sont pas affichés sur la façade de la mairie de Paris, non plus qu'aux Journaux Télévisés. Ils étaient seulement là au service des pauvres et des malades. Je vous plains, Claire BEAUDOUX, je vous plains extrêmement. Et j'espère que vous mettrez à défendre la cause de ces trois ôtages la même énergie que celle que vous avez déployée pour critiquer ceux qui, n'étant pas de votre bord idéologique, ont cependant tout fait pour la libération des deux reporters. Vous devriez au moins leur reconnaître ce succès, au lieu de gérer, bien mal, le ministère de la parole malveillante.
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samedi 14 août 2010

De la difficulté d'informer

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Comment ne pas être ému devant la misère de ces roms installés, illégalement, dans des campements de fortune ? Ils vivent dans des conditions indignes ; il est inutile de le nier. Mais les médias, France 3 et France 2 en tête, présentent la situation d'une manière qui m'exaspère. Le but de leur reportage n'est pas de venir en aide à ces pauvres gens. Il est de susciter dans l'esprit des téléspectateurs une réaction de rejet des mesures prises par le Président de la République pour enrayer cette immigration incontrôlée.
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Il y a bien des questions à se poser, en effet. D'abord, il convient de se demander si tous les roms vivent dans une situation de misère ? J'ai vu de mes yeux des campements de gens du voyage venus de Roumanie, qui vivent dans de luxueuses caravanes et possèdent des voitures puissantes (immatriculées en France ou en Allemagne) que ni vous ni moi n'aurions les moyens de nous payer. Tous les roms ne sont donc pas miséreux. Ensuite, il serait intéressant d'interroger les SDF et tous ceux qui font la manche dans les rues de Paris. J'ai, personnellement, rencontré rue du Bac, rue du Four, et à la station Sèvres-Babylone, des personnes qui m'ont dit qu'il était très difficile de s'installer sur le trottoir pour quêter quand le quartier était quadrillé par des roms dont le métier est de vivre de mendicité. Je pense à une certaine Jacqueline qui, ayant reçu d'un généreux donateur un billet de 10 euros s'est vue déloger sans ménagement par un rom qui ne voulait pas la voir empiéter sur son territoire. Jacqueline fait donc la manche, non point assise, mais en déambulant et en interpellant les passants qui lui semblent avoir une bonne tête. Autre question : comme ces pauvres gens ont-ils pu arriver chez nous depuis la Roumanie ? Qui les amène ici ? Des filières clandestines ? Faut-il qu'ils payent pour gagner l'Eldorado ?
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Les médias exhibent avec complaisance des images qui nous ébranlent et suscitent notre pitié ; ils interrogent les responsables des associations qui défendent "les droits de l'homme", interviewent telle femme qui, avec naïveté, indique qu'elle n'a pas envie de retourner en Roumanie, alors qu'elle peut scolariser en France ses enfants et qu'elle bénéficie de Sécurité Sociale, bien qu'elle n'ait pas de travail. Mais je n'ai jamais vu que l'on interroge les habitants sédentaires qui vivent près de ces camps de fortune. Comment vivent-ils cette proximité ? Y a-t-il des incidents ? Je connais une village alsacien dont les habitants, révoltés de voir leur stade de foot-ball encore envahi illégalement par des caravanes, ont bloqué le terrain jusqu'à ce que la police expulse les intrus. Je ne dis pas que c'est bien. Je dis que ça existe et qu'à force de présenter unilatéralement les événements, on obtient exactement le contraire de ce que l'on cherche à obtenir.
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La Roumanie fait partie de l'Union Européenne. Elle possède une importante communauté rom. Elle en persécute la partie la plus misérable, mais elle accueille avec reconnaissance celle qui s'enrichissant dans la partie occidentale de ladite Union, se fait construire des villas dont nous ne pouvons imaginer ni la taille ni le luxe. Il conviendrait peut-être de s'interroger sur l'origine de cette richesse. Là encore, je ne cherche pas à faire de procès. Je pose des questions, et elles me semblent légitimes. Je me souviens très bien, lors d'une enquête faite à Sélestat - je ne donnerai pas d'autres précisions - avoir entendu une enseignante, en tout point remarquable, me raconter l'histoire de ce jeune de 15 ans, membre d'une communauté gitane sédentarisée depuis des décennie et peut-être même des siècles, la communauté dite "des vanniers", qui lui déclarait tout fier : "Dans ma race, on ne travaille pas". Je garantis l'authenticité de l'anecdote. Il s'agissait d'un jeune gitan et non d'un rom. Mais la remarque me semble intéressante.
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En somme, si nous acceptons chez nous ces pauvres gens, il faut (a) les loger décemment ce qui implique qu'ils acceptent d'être sédentarisés ; (b) demander à la Roumanie de contribuer financièrement à l'installation de communautés qu'elles ne veut ou ne peut accepter sur son sol ; (c) définir une politique vigoureuse d'assimilation (et non point d'intégration) : cours de langue française, formation professionnelle, soutien (éclairé et discerné) aux associations qui s'occupent de ces communautés ; (d) accepter de voir nos impôts locaux augmenter pour équiper des aires de stationnement (prévus par la loi), destinées à accueillir ceux des roms qui ne peuvent ou ne veulent pas abandonner leur mode de vie nomade. Tout le reste est de la littérature, une littérature de bas étage, indigne de notre pays. Personnellement, je ne défendrai jamais des associations ou des mouvements politiques, qui au nom du "coeur", acceptent de voir la loi constamment et sciemment violée par des gens qui la connaissent mieux qu'eux, et ne cessent de la détourner à leur profit.
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Je persiste donc et signe. Je croirai à la bonne fois des journalistes le jour où ils accepteront sur le terrain de leur maison de campagne dix ou vingt caravanes et qu'ils fourniront gracieusement à leurs occupants l'eau et l'électricité. Sinon, je maintiendrai qu'ils désinforment.

mercredi 31 mars 2010

Jounaux et journalisme

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Monsieur MELANCHON a déclaré à un jeune étudiant en journalisme, qui insistait pour qu'il réponde à une question sur la réouverture des maisons closes : "Le journalisme ? Un métier pourri, une corporation voyeuriste". Arrêtez-moi si je me trompe. Entendîtes-vous sur les petites lucarnes, dans les gazettes, magazines, revues, quotidiens, hebdomadaires et autres médias, le moindre avant-projet de proposition de brouillon de protestation contre ces propos ? La vérité serait-elle sortie toute nue du puits où la confinait honteusement la droite honnie par ces messieurs ? (Divers médias ; vidéo sur metrofrance.com/melenchon.)
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L'UMP qui détenait deux régions avant les élections régionales et en dirige aujourd'hui trois a, de l'avis des journalistes, "subi un cinglant revers". Monsieur BERLUSCONI qui gagne quatre régions sur la gauche, selon les mêmes journalistes "résiste à celle-ci". Cherchez l'erreur. (France Info.)
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La maison d'arrêt de NANTERRE héberge 900 détenus, pour 500 places. L'administration pénitentiaire indique que 80 % d'entre eux sont de "sensibilité musulmane", euphémisme charmant pour indiquer leur origine sans le dire tout en le disant. (Un imam visite régulièrement ces prisonniers. Et ces visites sont fructueuses, et bonnes ; elles ont pour effet de limiter les cas de récidive à la sortie de prison.) Je ne tire aucune conclusion de ce constat. Il se peut en effet que les services de police concentrent leurs efforts de répression sur les populations émigrées ou d'origine étrangère. Tout de même, avant de condamner monsieur ZEMMOUR, il serait bon de se renseigner sur la véracité de ses assertions. (20 minutes du 30 mars 2010, page 3.)
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Le jeune homme qui a volontairement renversé un policier à EPERNAY, me fait savoir un ami, a 26 ans ; il est d'origine algérienne, a déjà un lourd passé judiciaire, et n'a qu'un permis de séjour temporaire. J'ai vainement cherché cette information dans les médias. Si elle est exacte, ce que je crois, on peut se demander pourquoi ce délinquant qui ne jouit que d'un permis de séjour temporaire n'a pas été renvoyé en Algérie.
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Il apparaît donc qu'une interdiction générale de la burka serait contraire à la loi. Il nous faut donc accepter de voir ces pauvres fantômes habillés de noir traverser en hâte les rues de nos villes. Tel est en tout cas la volonté affichée des islamistes, qu'il ne faut pas confondre avec les musulmans. C'est en entretenant dangereusement cette confusion que nous créons de toute pièce des antagonismes imaginaires, gros de violences et d'incompréhension. Non à la burka, oui aux hommes religieux qui mettent la transcendance au-dessus des contingences humaines. J'ai eu des élèves musulmans dont la piété était sincère, et qui avaient une vie intérieure que nombre d'entre nous pourraient envier. Ils étaient mes amis, et ils le sont restés. Que Dieu les bénisse !
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Hier, dans la navette mise gracieusement à la disposition des habitants de ma ville, monte un vieux monsieur très digne, et de noble allure. Il a du mal à marcher. Bien qu'un siège, à côté, soit occupé par un jeune garçon dont la maman est restée debout, personne ne bronche. Le bus est bondé. Je me lève et cède à ce monsieur ma place, un kabyle manifestement. Il me remercie chaleureusement car il a mal à la jambe et me dit : "C'est un grand pays, la France. J'y habite depuis 60 ans. La France est bénie par Dieu". J'aurais embrassé volontiers ce vieillard si digne, qui sans renier ses racine, a adopté sa nouvelle patrie, et lui est reconnaissant. Mais de ces hommes-là, les médias ne parlent jamais. Ils mettent en exergue la réussite de tel ou tel ingénieur, homme politique, homme d'affaire, scientifique d'origine maghrébine ou africaine. Mais ils passent sous silence ces milliers d'hommes et de femmes qui travaillent, élèvent leurs enfants avec amour, ne passent pas leur temps à récriminer, et jouissent paisiblement de leurs droits dont ils sont les légitimes détenteurs. En somme, la démocratie ce n'est pas le communautarisme, c'est l'égalité légitime des conditions, égalité inhérente à la nature humaine.
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jeudi 19 novembre 2009

Manipulation

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A plusieurs reprises, un lecteur que j'apprécie plus qu'il ne l'imagine, a supposé que par mes propos je cherchais à manipuler les familiers de ce Blog. J'ai quelque peu répondu avant hier à ses remarques. Néanmoins, l'affaire est trop importante pour être traitée à la légère. Je vais donc essayer de répondre à Olibrius le plus clairement possible, et le plus honnêtement surtout.
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(a) Il est évident que toute personne qui parle ou qui écrit vise à obtenir un effet dans l'esprit de celui qui l'écoute ou le lit. Les questions qui se posent alors sont les suivantes : cet effet est-il contraignant ? Vise-t-il à entraîner à des paroles ou des comportements qui sont mauvais pour le lecteur ou l'écoutant ? A-t-il pour fin l'intérêt de celui qui parle ou qui écrit ?
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(b) Il n'est pas simple de répondre à ces questions. J'ai toujours dit qu'il y a une grande différence entre communiquer et être en relation. Quand on communique, on ne se soucie pas de la réaction d'autrui, même si on escompte un effet de son message. C'est le mode d'influence utilisé principalement par la publicité et, dans une certaines mesure, par les hommes politiques. Il ne faut pas sous-estimer la manipulation qu'entraîne une communication soustraite à toutes règles déontologiques ou morales.
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(c) Quand on écrit, ce qui est mon cas, on utilise évidemment les moyens de la rhétorique. Et ces moyens - Olibrius le sent bien, quand il parle de magie du verbe - peuvent être perçus comme des manipulations. Sauf qu'il est toujours possible d'analyser un discours écrit et d'en dévoiler les faiblesses ou les contradictions. La chose est plus difficile quand il s'agit d'un parole dite. L'émotion qu'elle entraîne, et le fait que les paroles volent, ne permettent pas cette analyse critique. Le risque de manipulation est donc plus grand dans ce cas.
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(d) J'appelle donc manipulation tous les moyens (paroles ou écrits) qui visent à obtenir un effet sur autrui, un effet contraignant, ou contraire au bien de celui qui le subit, ou soustrait à son sens critique, au seul bénéfice de celui qui les met en oeuvre.
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(e) Dans la mesure où quelques lecteurs suivent mes billets, sans les commenter, j'admets que ces derniers puissent avoir l'effet que je vise, celui d'entraîner la conviction, et de modifier, le cas échéant, les comportements. Il faut donc qu'à ce point j'interroge ma conscience : ces effets sont-ils bons, neutres, ou mauvais ? Dénoncer la désinformation, le mensonge, la déformation des faits, les positions et propositions politiques qui me semblent avoir des conséquences désastreuses pour mon pays, pour mes concitoyens, pour les familles, pour les personnes, voire pour l'humanité, me semble légitime. J'admets un certain parti-pris contre le socialisme et ses séides. Je me suis toujours efforcé de justifier mes critiques.
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(f) Pour ce qui concerne l'institution Eglise, dans son aspect purement humain, je prie Olibrius de me croire : il y a bien des choses qui me déplaisent, et par-dessus tout la prudence et le retrait, l'hypocrisie et la lâcheté, alors même qu'il faudrait une parole forte et juste. Sur ce point, Benoît XVI a toujours raison. Mais une vérité qui va à l'encontre du plaisir à tout va, de l'égoïsme et de la jouissance ne peut être entendu, "car le monde ne connaît pas l'Esprit de Vérité".

mardi 3 novembre 2009

Curieuse manière d'informer

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Dans son édition d'hier, le journal gratuit Métro publie (édition de Paris), en page 4, en bas à droite, un petit entrefilet ainsi intitulé : "Un ex-salarié assassin ?"
Et il poursuit :
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"L'employé de la société de transport qui aurait tué vendredi à Toulouse son patron et le fils de ce dernier a été mis en examen pour assassinats. Selon le vice-procureur du parquet de Toulouse, le suspect, âgé de 47 ans, avait évoqué lors de son audition 'des idées suicidaires'. Il avait annoncé sa démission deux jours avant le drame."
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Je dois dire que cette manière de présenter les choses est pour le moins surprenante, et même scandaleuse. Pourquoi ? Il suffit de procéder à une analyse de la typographie et des temps verbaux utilisés pour se convaincre que le Journal tend à présenter les faits comme hypothétiques, et cherche à trouver des excuses à l'assassin.
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L'homme a tué, le fait est avéré. Pourquoi mettre un point d'interrogation au titre ? Pourquoi utiliser un conditionnel qui jette le doute sur la matérialité des faits ("aurait tué"). Rapporter les faits n'est pas condamner. La justice est là pour instruire l'affaire et établir le degré de responsabilité et d'implication personnelle et libre dans l'acte homicide. Il me parait impossible que le journal ait ignoré ce point. Il faut donc qu'il ait une intention. Soit une intention de prudence : tout accusé est présumé innocent avant son jugement, et le journal ne tient pas à être mis en examen par la défense de l'homme qui a tué, soit, et plus vraisemblablement, une utilisation juridique subtile entre un assassinat et un meurtre, le premier impliquant la préméditation, utilisation qui fait qu'il ne ment pas mais se contente de jouer sur les mots. "L'homme a tué, mais je me garderai bien de dire qu'il l'a fait avec préméditation" semble dire le journal. Un lecteur pressé ou peu au fait de la qualification des crimes ne peut faire autrement que de se demander si l'homme a vraiment tué ou non, d'autant que le conditionnel est bien utilisé : "aurait tué" ; à la rigueur et pour donner de l'épaisseur à l'utilisation subtile du mot "assassin" dans le titre, le Journal aurait pu dire "qui aurait assassiné" etc.
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En quoi les idées suicidaires peuvent-elles atténuer l'horreur des faits ? Et fallait-il pour s'en purger ôter la vie à deux personnes ? On aurait pu comprendre que par désespoir ou vengeance l'homme s'en prenne à son patron et à son fils. Mais il n'a pas été licencié, il a démissionné. Certes, je ne sais s'il l'a fait sous une intolérable pression intérieure, puisque, dit Olibrius dans un commentaire, lui-même avait une entreprise de transport, rachetée semble-t-il par son patron (ou, dans ce cas son nouveau patron). L'idée de n'être plus son propre chef a pu lui être intolérable. La justice le dira. Mais on m'accordera qu'il n'était pas obligé de vendre son entreprise, et qu'il a dû trouver son intérêt dans cette transaction.
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De tout cela, pas le moindre mot dans la presse. C'est un patron qui a été tué, et son fils. Ce n'est si grave que ça... On va gloser pendant des pages et des pages sur la mort, certes épouvantable, de deux jeunes qui se jetés contre une voiture de police, et qui ont tout de même une part de responsabilité dans cette tragédie. Mais on passe par pertes et profits un événement (la violence en train de se développer entre les patrons et les salariés) que l'on présente comme un fait divers, pour mieux présenter des faits divers comme des événements. Signe des temps, vous dis-je, et curieuse manière d'informer.

jeudi 29 novembre 2007

France Info toujours

Voici comment on désinforme. Hier soir est de nouveau présenté à la télévision le témoin dont j'ai parlé hier. Cette fois-ci on donne sont nom, monsieur Robert WAHICKO. Il redit qu'il a vu des policiers faire des massages cardiaques aux adolescents victimes du terrible accident qui leur a coûté la vie.
Sur le site Web de France Info, figure en page de titre cette mention : "Le témoin qui réfute la thèse officielle". Et, dans l'article attaché, le témoignage de... monsieur Robert WAHICKO qui affirme que les policiers ne sont pas restés auprès des corps des adolescents et ont "même déplacé la moto". Voilà un article qui appelle deux sortes de remarques. Les une de forme, les autres de fond.
Sur la forme, il est tout de même curieux que des journalistes présentent le récit des policiers comme une "thèse", eux qui la veille présentaient comme des faits avérés leur propre récit. Il est également assez curieux de les voir accoler l'adjectif "officielle" au mot thèse. Ils laissent entendre qu'il y a des "versions" plus crédibles et que les autorités essayent de maquiller la vérité, et notamment celle du témoin que la station de radio invoque, monsieur WAHICKO. C'est ce que l'on appelle un discours connoté. Il est rempli de l'esprit du temps, de cet esprit qui empoisonne nos relations, et qui consiste à mettre systématiquement en doute la bonne foi des "autres", à rechercher dans leurs propos, par des interprétations qui fleurent une psychanalyse de pacotille, des intentions cachées. C'est le sensationnel à tout prix.
Sur le fond, je m'interroge aussi. S'agit-il du même Robert WAHICKO dans les deux cas ? S'il en est ainsi, quel est le VRAI témoignage ? Comment concilier deux versions aussi contradictoires ? Est-ce possible ? Il me semble que l'on peut donner à ces questions une réponse vraisemblable. France Info ne donne pas l'heure à laquelle monsieur WAHICKO dit avoir vu les policiers quitter les lieux. Or c'est capital. Contrairement à ce que j'avais cru, l'accident a eu lieu vers 16 h 50. Les pompiers, le SAMU, et tous les services appelés par les policiers impliqués dans l'accident - services qui notent minute par minute les appels - montrent qu'ils sont restés au moins jusqu'à 17 h 15 jusqu'à l'arrivée des pompiers. Pendant ce temps, la foule des jeunes a sans doute pu se masser, devenir menaçante ; la seule solution, les secours étant sur les lieux, était de partir pour éviter le lynchage (celui du commissaire de Villier-le-Bel a eu lieu ; or cet homme n'était pour rien dans l'accident). Enfin dernière certitude, les deux victimes ne portaient pas de casque, et ils venaient de gauche, ce qui laisse supposer qu'ils n'ont pas respecté la priorité.
Voilà un récit qui me paraît plausible, sans doute proche de la réalité et qui ne met pas en doute le double témoignage de monsieur WAHICKO non plus que sa bonne foi, mais qui soulève une question sérieuse : les journalistes de France Info sont-ils crédibles ?

dimanche 18 novembre 2007

Crédible, France Info ?

A 16 h 15, le journaliste qui, sur France Info, assurait les nouvelles, parlait de la manifestation contre la grève, et faisait état de 3.000 manifestants. A 16 h 30, le journaliste qui, sur France Info, assurait derechef les nouvelles, parlait de quelques milliers de manifestants. Vers 19 heures, le site Internet de France Info faisait état de quelques centaines de manifestants et insistait sur le fait que cette manifestation était inspirée par le mouvement étudiant UNI, des mouvements divers (le style connoté qui les décrivait exhalait une odeur soufrée ; pensez-donc, une manifestation "de droite", et l'on voyait bien que le rédacteur avait pris des gants et des pincettes pour parler de "la chose" ; en quoi UNI serait-il moins honorable que l'UNEF, je vous le demande ?), et soutenue par l'UMP. Sur TF1, Claire CHAZAL faisait état de quelques milliers de manifestants, et le commentaire du sujet filmé donnait le chiffre fourni par les services de police : 8.000.
J'ai sur les journalistes ci-dessus cités deux avantages : le premier est que je suis allé à cette manifestation et que je puis en parler en témoin direct ; le second est que je suis un scientifique et que j'aime la rigueur des chiffres et la probité des comptes-rendus. J'ai donc dénombré le nombre de manifestants par rangée il y en avait en moyenne 14. Puis je me suis mis de côté et j'ai évalué (et non point compté) le nombre de rangées. Il y en avait entre 600 et 700. Que multiplie 14, cela fait entre 8.400 et 9.800 manifestants, chiffre relativement proche de celui que donne la police.
Alors France Info, crédible ?
Pourquoi a-t-il fallu qu'en un quart d'heure les chiffres avancés par les présentateurs passent de 3.000 à quelques milliers ? Et pourquoi, quelques centaines sur le site Internet ? (Il est vrai que 8.000 manifestants font plusieurs centaines, et même plusieurs dizaines.) Comme si l'on avait voulu minimiser l'importance de la manifestation. France Info, crédible ?
Si vous voulez mon appréciation, la voici : l'exaspération des usagers, des citoyens est telle qu'il faut craindre, je pèse mes mots, de graves affrontements. Il est de la responsabilité des leaders syndicaux (et ils l'on, semble-t-il, compris) de faire cesser cette grève au plus vite. Sinon, nous irons au clash, et à une manifestation d'une ampleur imprévisible.
Quant aux slogans criés par les manifestants, ils ne se résumaient pas à "Fillon, tiens bon". Il y avait aussi "Les cheminots au boulot" et "Grévistes, égoïstes". J'ai, enfin, beaucoup aimé la banderole sur laquelle on pouvait lire (je cite de mémoire) "Retraite à 65, 60, 55, 50, 45, 40, 35, [les six premiers nombres étant barrés] si vous voulez, mais pas avec notre argent, avec le vôtre". On peut contester cette entorse au principe de la solidarité. Mais en matière de retraite, si l'on est tous égaux, il y en a qui sont plus égaux que d'autres. Devinez qui.

dimanche 15 avril 2007

Vous avez dit "information" ?

Il a donc fallu presque huit jours pour que les mass media présentent la mort du policier Reynal CARON à la foire du trône comme autre chose qu'un accident malheureux. Il suffisait pourtant qu'ils écoutent, sur RTL, au matin du drame, Marcel CAMPION, le responsable des forains de cette foire, pour avoir une relation exacte de ce qui s'était passé.
La première relation des faits, je l'ai lue sur "Métro", le journal gratuit distribué dans de nombreuses grandes villes. Sous le simple titre "Dernière minute", et dans un entrefilet d'une quinzaine de lignes, en bas à droite, le journal relatait sobrement cette tragique bagarre, et il concluait. "D'après les premiers éléments de l'enquête, la piste accidentelle est privilégiée." Je venais d'entendre la radio. J'étais scandalisé.
La vérité a peu à peu apparu. Le jeune était d'origine africaine ("jeune black" avait dit Marcel CAMPION). Il tentait de resquiller. Une rixe commençant avec le reponsable du manège, il avait fait appel aux copains de sa bande, africains eux aussi. La police (elle était bien de proximité, celle-là) était intervenue, et le jeune resquilleur avait poussé le policier, sans doute après l'avoir ceinturé. Il n'avait probablement pas l'intention de le tuer. Mais Reynal CARON, 31 ans, père d'une fillette, est mort sur le coup percuté par le bras d'une nacelle du manège.
Imaginez l'inverse. Imaginez qu'un policier ait poussé un jeune noir et que celui ait été tué. Je vois les gros titres des journaux : "Bavure policière ou crime raciste à la foire du trône ?" Et l'on aurait glosé sur l'inefficacité des mesures, sur cet ancien ministre de l'intérieur dont la politique aurait échoué, et l'on aurait pleuré sur ces pauvres jeunes.
Cette presse est lamentable, à l'origine de bien des dysfonctionnements de notre société, mais elle est irresponsable. Je vois dans les relations de ces événements d'innombrables témoignages de mépris : vis-à-vis de nombreux jeunes d'origine africaine ou nord-africaine, vis-à-vis de l'épouse et de la fillette de Reynal CARON, vis-à-vis du public, vis-à-vis de la police.
Ce n'est pas parce que ce jeune est noir qu'il est un voyou. Il est un voyou parce que l'école, la famille et la société dont nous sommes, ont failli dans l'exercice de leurs devoirs. Mais tous les jeunes africains ne sont pas des voyous. Ne pas mentionner l'origine de ce jeune, c'est englober tous ceux qui la partagent dans la même opprobre. Premier mépris. Ne pas exprimer de compassion pour madame CARON et sa petite fille est un insupportable signe de dureté de coeur. Second mépris. Nous prendre pour des imbéciles, incapables de réflexion, et tenter de dissimuler les effets politiques désastreux de ce drame, me met dans une colère noire. Troisième mépris. Enfin, ne pas souligner le difficile travail de la police, et le lourd tribut qu'elle paye à la racaille et aux voyous est tout simplement inconséquent. Quatrième mépris.
Alors, il est raciste Philippe ? Où avez-vous vu cela ? Les trois dernières années de ma carrière universitaire, j'ai donné, bénévolement, des cours de Biologie générale à des jeunes qui préparaient le DAEU B. Nombre d'entre eux, à chaque promotion, venaient des quartiers dits sensibles (Hautepierre, Neuhof, Les Ecrivains, etc.). Beaucoup étaient d'origine africaine, nord-africaine, asiatique, proche-orientale, moyen-orientale, gitane. Je les garde dans mon coeur comme un des cadeaux les plus précieux que j'ai reçu pendant ma vie professionnelle. Vifs, attentifs, chaleureux, sensibles, ces jeunes gens et ces jeunes filles ne méritent pas qu'on les enveloppe dans un monde qui s'appelerait "Les jeunes des quartiers sensibles". Dans ces quartiers, il y a des jeunes très divers. Certains sont des merveilles, dignes d'être encouragés, aidés, promus. D'autres sont effectivement des voyous et des racailles, et, n'en déplaise à monsieur LE PEN, ils ne viennent pas tous de l'immigration. Voilà des réflexions qui me semblent plus proches de la réalité que les généralisations, oiseuses mais politiquement juteuses pour l'extrême-droite comme pour la gauche, distillées volontairement par des médias acquis à la civilisation de masse, de consommation et d'anticulture.
Comme le dit Jacques MADIRAN : "L'information moderne, par nature, ignore ce qui est important ou n'en retient que l'écorce étrangère à la dimension intérieure et à la dimension historique... Les techniques de l'information moderne réclament d'abord de celui qui les manie qu'il se place hors des conditions humaines de réflexion, de méditation, de confrontation permettant de saisir la portée d'un événement".
Politis-Philippe