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lundi 20 février 2017

20 février 2017. Nouvelles de la Résistance. Une lettre bien troussée au Canard !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai ! C’est la lâcheté.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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La citation du jour est une lettre.

"Christian ROGER
Commandant de bord Air France®
Ex-Leader de la Patrouille de France             Canard Enchaîné
5 impasse du Béal du moulin                             173 rue saint-Honoré
34990 JUVIGNAC                                             75001 PARIS
Blog : jumboroger.fr
                                                                           Le 8 février 2017,

                                      Monsieur le volatile,

Mon instruction m’ayant donné de l’esprit critique, je suis abonné au « Canard » sans discontinuer depuis 1962 et c’est pourquoi je prends la plume pour te déclarer que tu commences à me les briser menu !
Depuis plus d’un demi-siècle que je te lis, je ne t’ai jamais vu mener une campagne de presse aussi systématique pour démolir un homme politique. Œuvre d’information ? Que nenni, il s’agit d’une puante  manœuvre politicarde, commanditée par l’Élysée, qui t’a apporté tous les éléments que tu t’es empressé de publier, en te faisant le complice enthousiaste d’une tentative de démolition du retour au pouvoir d’un gouvernement de cette droite que, comme ton ami Hollande, tu hais par-dessus tout.
Puisque tu oses te flatter de faire de l’information, je te mets au défi de publier en pleine page la liste ci-après des parlementaires qui ont embauché un de leurs proches. Ils sont 117, mais sur cette liste, tu ne retiens qu’un nom, pris au hasard sans nul doute ! Quand tu l’auras fait, je te considérerai peut-être comme un journal d’information démocratique.
                                                        Salutations républicaines"

 (Je précise que je n’ai pas pu recopier la totalité du document qui m’a été transis par un très cher ami : l’en-tête résiste à toutes les tentatives du copier-coller. Je suis allé également sur le blog de Christian ROGER, mais je n’y ai pas trouvé cette lettre. Elle a donné lieu à un échange avec un journaleux du Canard dont la mauvaise foi est criante. Je donnerai ce soir le compte-rendu qu’en a fait Christianr ROGER). 

Suit une liste dont les liens sont donnés ci-dessous. Elle a été établie par Médiapart, ce qui ne manque pas de piquant quand on connaît la situation d’Eve PLENEL qui, tout en habitant BERLIN, bénéficie d’un emploi à mi-temps à la mairie de PARIS. Voir mon billet d’hier (L’Eve antique a croqué la pomme, l’Eve contemporaine croque le pognon). Et remarquez que dans la liste ne figure pas le nom de François FILLON.


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2. COMMENTAIRES.
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Il ne semble pas que le Canard ait cherché à savoir si madame BARTOLONE, appointée très légalement par son mari, Président de l'Assemblée nationale, a effectivement rempli les fonctions pour lesquelles elle est payée, et ce, pour une raison très simple, c’est qu’elle les remplit effectivement quand bien même il lui serait impossible de donner le détail horaire et la nature de son aide. Vous notez aussi que nombre de ténors de la droite comme de la gauche emploient, qui un enfant, qui son épouse (sans parler des compagnes, des maîtresses ou des amants) et que cela n’a jamais soulevé de problèmes : l’ignorance sans doute, ou de préférence la lâcheté.
Je plaide donc pour une interdiction totale de l’emploi par un élu d’un membre de sa famille ou de la famille d’un collègue.
Comme nombre de Français, j’ai été surpris et déçu de la situation de madame FILLON, TELLE QU’ELLE A ÉTÉ PRÉSENTÉE par le torchon qu’est le Canard enchaîné. Un examen dépassionné et rationnel des faits montre que les prétendus abus qu’aurait commis monsieur FILLON ne sont pas des abus mais une pratique courante chez les élus, et une pratique qui ne semble guère émouvoir les juges du parquet financier. J’ajoute aussi que l’attitude réservée de monsieur FILLON lors des grandes manifestations de La Manif Pour Tous m’a plus que déçu, et je l’ai dit dans un de mes billets. Mais je regarde son programme, ses idées et ses qualités réelles d’homme d’État, et ces éléments me font pencher en sa faveur. Si par malheur, Manu le Petit devait être opposé à Marine LE PEN, alors il faudrait s’attendre à des surprises… Monsieur HOLLANDE a semé le vent, il récoltera la tempête : la destruction de son parti, la division de la France en deux camps irréductiblement hostiles et prêts à en découdre, une situation de pré-guerre civile, une économie en lambeau et des banlieues en feu. Beau bilan ! Qu'il s'en aille et vite.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Je demande instamment à mes lecteurs de lire au moins quelques articles de cette longue liste !
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Ludovine de la ROCHERE écrit à Manu le Petit.

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Le Grand Orient se mêle de ce qui ne le regarde pas, et voulait la tête du nouvel archevêque de Strasbourg, Mgr Luc RAVEL.

Lisez la prose du Grand Maître ; elle sent la naphtaline, tout imprégnée qu’elle est de « valeurs » (si l’on peut appeler ça « valeur ») datant du milieu du XIXesiècle.

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D’où vient l’argent monsieur MACRON ?

(inquiétant monsieur Macron)
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Oui, le grassouillet pépère couvre bien un coup d’état institutionnel.




jeudi 20 mai 2010

Dans quel pays vivons-nous ?

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Dans quel pays vivons-nous ? Dans quel pays vivons-nous ! Il s'est donc trouvé un ancien cadre du renseignement, un certain Pierre SIRAMY, pour dire que Clotilde REISS était non point une espionne, certes, mais qu'elle travaillait pour les services français. A supposer que cela soit vrai, la révélation d'une telle affiliation est tout simplement ignoble ; elle justifierait le traitement réservé par le très démocratique régime iranien actuel à notre compatriote. Mais Clotilde REISS a déclaré ceci : "Je suis choquée de trouver un climat de suspicion dans mon pays alors que c'est ce que j'ai vécu en IRAN". Et elle dément avoir eu le moindre contact avec la DGSE. Je préfère le témoignage de la victime à celle d'un obscur fonctionnaire, que sa fonction, fût-elle ancienne, aurait dû maintenir dans l'obscurité.
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Je me demande si dans l'affaire REISS, ce n'est pas Daniel COHN-BENDIT qui aura le mot de la fin. Il réagissait, sur Canal +, aux propos de Benoît HAMON concernant les conditions de la libération de Clotilde : "Jouer aux vierges comme ça, c'est quand même ridicule !" On ne lui fait pas dire.
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Il s'est trouvé aussi un journal pour faire un gros titre sur les logements de fonction de monsieur ESTROSI. Je veux parler du Canard Enchaîné. Le Canard, en effet, porte bien son nom : il a un fil à la patte. Mais c'est un vrai polygame. Il est marié en effet à l'insinuation, aux approximations, aux ragots, à un anticléricalisme très primaire. Et je ne suis point certain de connaître toutes ses maîtresses. Il doit bien y en avoir de cachées. Renseignements pris, l'un des logements, de 55 m2, est un appartement situé dans les locaux du Ministère des Finances. Il ne semble pas être meublé avec beaucoup de luxe non plus que de goût. L'autre est un appartement de 80 m2, logé dans un hôtel particulier dépendant du Ministère des Finances. Que n'a-t-il dénoncé en son temps, Le Canard Enchaîné, les pratiques du Président F. MIT... Il semble bien me souvenir que celui-ci a logé dans les logements de la République certains de ses très proches. Et pourquoi ce journal dénonce-t-il pas les journalistes bénéficiaires des logements de la ville de Paris, si peu coûteux ? A vrai dire, les Français se moquent éperdument des logements de monsieur ESTROSI. Occupés ou non, il faut les chauffer et les entretenir. Et c'est toujours le contribuable qui paye.
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vendredi 4 juillet 2008

Huile frelatée

Reçu d'un correspondant et ami de Strasbourg le message ci-dessous (j'en ai volontairement coupé quelques lignes ; j'expliquerai pourquoi). Je ne suis pas un fanatique du Canard Enchaîné, mais là, il fait oeuvre de salubrité publique. Faites savoir ce qui suit, et boycottez les marques qui ont osé s'associer à cette ignominie.
"Encore une escroquerie qui reste sur l'estomac...

Le Canard Enchaîné en a parlé 3 fois mais sans écho dans la presse française. Les informations suivantes ont fait l'objet d'une vérification attentive ! Lesieur, Amora, Fruit d'or, Saupiquet, et tous les empoisonneurs cyniques... !? Regardons-y à deux fois avant d'acheter !!! Rappelons brièvement les faits :
- La société Saipol, propriétaire de la marque Lesieur, et grossiste en huile, a acheté à vil prix un lot de 40 000 tonnes d'huile de tournesol ukrainienne.
- Exerçant son métier, cette société a revendu avec profit cette huile à d'autres multinationales de l'agroalimentaire.
- Un contrôle a mis en évidence la présence frauduleuse dans ce lot d'huile minérale destinée à la lubrification des moteurs.
- Même s'il n'est pas établi que ce mélange peu ragoûtant soit méchamment toxique, eussions-nous eu affaire à des gens responsables que ce lot eût immédiatement rejoint la seule destination qui lui seyait : la poubelle.
- Que croyez-vous qu'il arriva ? Ces empoisonneurs dont l'avidité autant que la veulerie sont sans limite, ont néanmoins décidé d'utiliser sciemment cette huile pour composer leurs produits [...].
- Le pire, c'est qu'ils ont eu l'accord des autorités (françaises et européennes) qui ont décrété que tant que les produits n'en contenaient pas plus de 10%, personne ne devait tomber trop malade.
- Ils ont 40 000 tonnes à écouler, un peu plus de 5000 pour la seule France. Cela fait environ 100 grammes [...] par habitant à faire ingurgiter !
- La Grèce, dont les autorités semblent moins irresponsables que les nôtres, vient de réagir et d'interdire l'utilisation de tous les lots depuis le 1er janvier. Mais chez nous, dans nos hypermarchés, il y a donc en ce moment des produits contaminés à l'huile de moteur !
Le Canard Enchaîné a révélé l'affaire il y a 2 semaines, avec des reprises le jour même dans la presse nationale. Puis plus rien [...]. Le Canard publie une liste de marques et des types de produits concernés. Aucune réaction cette fois. Enfin, le 28 mai 2008, le Canard publie des notes internes de l'ANIA (Association Nationale des Industries Alimentaires), qui montrent l'envers du décor, comment les industriels vivent la crise, en [...] priant que l'information ne soit pas reprise et que le temps efface rapidement cette histoire.
Il a été décidé hier en réunion de crise à l'ANIA de ne pas répondre au Canard enchaîné formellement. Un projet de communiqué de presse, préparé la semaine dernière, a été réactualisé. Le communiqué de presse ne sera pas diffusé. Nous attendons la prochaine parution du Canard Enchaîné et les éventuelles reprises par la presse pour réagir. Par rapport à l'article de mercredi dernier, cette nouvelle parution n'apporte pas d'éléments clés supplémentaires et n'est pas à la une du journal. En revanche, de nombreuses marques sont citées, ainsi qu'une liste de nombreux produits incorporant de l'huile de tournesol, ce qui n'était pas le cas la semaine dernière, mais que l'on craignait.
Ces gens-là sont capables d'importer n'importe quelle denrée alimentaire de l'autre bout du monde, dans le seul but de gagner de l'argent. Ils n'ont plus la moindre emprise sur la ' traçabilité ' des produits qu'ils achètent ainsi, qui peuvent être trafiqués, bourrés de pesticides ou de n'importe quelle autre [poison]. Et qu'ils ne viennent pas prétendre le contraire, puisque cette sombre affaire en fournit une preuve éclatante. D'ailleurs un produit importé au prix le plus bas est une quasi certitude de mauvaise qualité doublée d'exploitation des humains qui ont servi à le produire, triplée d'une pression sur l'emploi et le salaire des salariés français.
Ce sont les mêmes qui vendent leurs produits au prix fort en geignant sur la hausse des matières premières, et nous gavent de publicités ineptes avec enfants blonds et mamans épanouies qui éprouvent un plaisir intense à bouffer leurs [mot censuré !] suremballées dans d'affriolants plastiques aux couleurs vives. Il faut lutter contre ces pratiques !
Il faut lutter contre ces salopards ! Et il faut rappeler à Monsieur Delanoë que c'est ça, le libéralisme ! [Voir mon commentaire sur cette remarque incongrue et tout simplement inepte]
Comme on l'a vu, leur plus grande trouille est que le nom des marques s'ébruite, ce qui pourrait occasionner une baisse de leurs ventes et de leurs sacro-saints profits, qui les aveuglent à un point tel qu'ils sont capables pour cela d'empoisonner leurs clients sans remords.
Alors dénonçons-les, ces sinistres pleutres ! Et vous, [...] lecteurs, relayez l'information ! Selon vos moyens, parlez-en autour de vous, dans vos blogs, dans vos journaux, et surtout, CITEZ LES MARQUES [...] !
Les marques concernées, à boycotter d'urgence et durablement, sont les suivantes :
LESIEUR, bien évidemment, puisque leur avidité est à l'origine du problème et toutes les marques du groupe :
Fruit d'or
Epi d'or
Frial
Isio 4
Oli
Carapelli
Saupiquet
Toutes les marques du groupe Unilever, par exemple :
Amora
Planta Fin
Maille
Knorr
Magnum
Miko
Les produits les plus susceptibles de contenir de l'huile empoisonnée sont les suivants : mayonnaise, tarama, sauce béarnaise, chips, vinaigrette allégée, surimi, céleri rémoulade, soupe de poisson en conserve, poisson pané, paupiettes de veau, thon et sardines à l'huile, pâtes à tartiner chocolatées, gaufrettes à la confiture, barres céréalières et sucrées pour les enfants, cookies.
Merci d'avance, et faites tourner !"
J'ai supprimé quelques mots malsonnants et malséants, qui n'ajoutaient rien à la dénonciation, mais au contraire en affaiblissaient la portée.
Je ne crois pas qu'il faille imputer au libéralisme cette sinistre affaire. Des histoires analogues surviennent de manière quasi quotidienne en Chine, tenue d'une main de fer par le Parti Communiste Chinois. Il faut l'imputer à l'avidité d'une nature humaine coupée de toute préoccupation morale, spirituelle ou religieuse, à un monde politique préoccupé exclusivement d'économie, à un culture dominante à l'anthropologie mortifère. Des avides, hélas, il y en a partout. Nous ne sommes pas obligé de les encenser. Résolument, donc, boycottons ces marques et faisons savoir aux autorités sanitaires et politiques ainsi qu'aux dirigeants de ces compagnies notre manière de voir. Trop, c'est trop ! Il ne faudrait pas nous prendre pour des imbéciles.
Pour une fois, je reprendrai les termes d'un excessif, un tantinet trop médiatique, monsieur BOVE : NON A LA MALBOUFFE !

lundi 5 mai 2008

A la mémoire de Pierre Bérégovoy

Ce n'est pas un mystère pour mes lecteurs, je ne suis pas socialiste. Mon refus d'adhérer à cette idéologie est fondé sur une réflexion personnelle que je mène depuis des années. Je n'en suis que plus à l'aise pour évoquer aujourd'hui la mémoire d'un honnête homme, assassiné par les médias. La chaîne parlementaire a consacré hier soir une émission à ce militant intègre, autodidacte, proche des humbles et sympathique. Autour de la table : monsieur François LONCLE qui fut ministre du gouvernement BEREGOVOY, Gérard CARREYROU - dont je découvre avec stupeur et admiration qu'il fut militant du PSU, et ami de Pierre BEREGOVOY et qui n'a jamais laissé paraître, quand il officiait comme journaliste, ses appartenances partisanes - et Marc BLONDEL, lui aussi un ami de longue date du premier ministre défunt.
Un documentaire fort bien fait raconte les derniers mois de la vie politique de Pierre BEREGOVOY. On y entend un journaliste du Canard Enchaîné (journal qui a lancé toute l'affaire du prêt), dire avec un culot sans égal que le Premier Ministre n'avait aucune raison de s'en faire puisque le prêt était contracté de manière tout à fait régulière, et le sinistre Edwy PLESNEL (orthographe non garantie) ne rien regretter de ses écrits, lui qui pendant sa carrière n'a cessé de tremper sa plume dans le fiel pour démolir tous ceux qui ne lui revenaient pas, et de jouer la "vérité" journalistique" contre les intérêts de son pays (cf. l'affaire du Rainbow Warrior) au mépris de la prudence et de la vérité factuelle. Au journaliste du Canard, que dire ? Sinon qu'on ne voit pas d'autre intérêt à la dénonciation d'un prêt régulier que celui de nuire à un puissant pour compenser la propre médiocrité du dénonciateur. Quant à monsieur PLESNEL, dont il semble me souvenir qu'il a été remercié du journal Le Monde, le mieux est de l'ignorer. Qu'il continue de baigner dans son amertume et de ruminer la perte de sa capacité de nuisance !
Plusieurs faits : le prêt de monsieur BEREGOVOY était parfaitement légal, contracté devant notaire et enregistré. Monsieur PELAT, un homme autrement moins transparent, avait le droit de consentir à prêter sans intérêt à un homme qui était son ami. Monsieur BEREGOVOY, non seulement n'a jamais aidé monsieur PELAT à investir en Corée du Nord avec le soutien de l'Etat - il n'était pas en état de le faire au moment où ce soutien a été accordé, et on a laissé dire que ce prêt était la contrepartie de son soutien ! - mais il avait manifesté son opposition quelques mois auparavant à cette opération alors qu'il était ministre. Toute cette affaire est montée par des spécialistes de la manipulation médiatique, sans aucun respect des faits et des personnes. Pierre BEREGOVOY s'était fort justement inquiété pour la démocratie d'une telle dérive.
Quelques remarques. Gérard CARREYROU a souligné combien, après la débâcle électorale de mars 1993, le silence du Président MITTERRAND envers son premier ministre, et l'évitement que les anciens courtisans manifestaient à l'égard de ce dernier dans la salle des Pas Perdus de l'Assemblée, avaient été douloureux, insupportables à un homme qui avait lutté de toute ses forces contre la corruption et qu'on avait accusé d'y avoir succombé. Monsieur LONCLE a contesté le silence présidentiel et prétendu qu'un rendez-vous avait été convenu le lundi suivant la disparition du Premier Ministre. Monsieur CARREYROU a maintenu sa dénégation. Monsieur LONCLE, ensuite, a fort justement souligné qu'on ne pouvait en un an redresser une situation politique et économique compromise. Quant à monsieur BLONDEL, il a révélé, ce qu'il avait tu jusqu'ici, que Pierre BEREGOVOY savait que la situation était politiquement désespérée pour le PS, et qu'on l'avait appelé pour cette raison au poste de Premier Ministre.
Voilà comment des médias peuvent disposer de l'honneur et de la vie d'un homme intègre. Il faut s'en méfier, accueillir leurs nouvelles et leurs analyses avec du recul, confronter les opinions diverses, et toujours partir des faits, et non des idées.
La ressemblance avec la présente situation du Président de la République est frappante. Monsieur LONCLE devrait rappeler à ses amis qu'on ne juge pas des résultats d'une politique sur un an. Monsieur BLONDEL devrait leur dire que la mise en cause injuste d'un homme politique peut être mortelle, et monsieur CARREYROU, qui avait proposé à monsieur BEREGOVOY de venir s'expliquer à la télévision le soir même de la révélation du Canard, après qu'il avait rencontré son ami à Matignon le matin même, devrait dire aux socialistes de ne pas trop insister sur la collusion des actuels journalistes de télévision avec les actuels hommes politiques.

samedi 5 avril 2008

La loi est faite pour l'homme

Comme les plumitifs ne savent plus quoi inventer pour attaquer le Président de la République, un obscur journaliste a découvert un affreux scandale, et tente de susciter une polémique : monsieur SARKOZY s'est inscrit sur les listes électorales du 8e arrondissement AVEC TROIS JOURS DE RETARD ! Non, vous vous rendez compte, AVEC TROIS JOURS DE RETARD. Mais il omet de préciser que cette inscription a été validée par la Commission Électorale du dit arrondissement.
Franchement, y-a-t-il de quoi fouetter un chat ? Est-il acceptable de faire un tel procès à un homme qui a d'autres soucis en tête que celui de s'inscrire sur une liste électorale ? Essayons d'y voir un peu plus clair. Supposons que l'inscription n'ait pas été validée. Monsieur SARKOZY, régulièrement inscrit sur les listes électorales de NEUILLY où il ne réside plus, avait pourtant le droit d'y voter. Que n'aurait-on pas dit alors ? Il avait, autre solution, peu civique celle-là, la possibilité de ne pas voter du tout. Que n'aurait-on pas dit alors ? Il a choisi la solution la moins mauvaise, celle d'une inscription retardée de quelques heures (le premier janvier, étant un mardi cette année, le retard est en fait de moins de deux jours). Il faut donc rappeler à ce journaliste en quête de notoriété que la Commission Électorale est souveraine dans ses décisions et qu'elle a, de par la loi, un pouvoir d'appréciation pour inscrire les retardataires. Et puis je lui rappelle qu'en son temps, le Président MITTERAND a parlé, à mon avis scandaleusement, de "la force injuste de la Loi" et que le journal qui l'emploie n'a pas protesté contre les propos d'un Magistrat chargé de la faire respecter. Je lui rappelle aussi que nous devons à Jésus cette parole libératrice : "La loi est faite pour l'homme et non l'homme pour la loi". A vrai dire, je serais le patron du Canard enchaîné à qui nous devons la diffusion de cette bouleversifiante nouvelle, je chercherais les scandales là où ils sont vraiment : ils sont du côté de tous les privilèges indus (car il y a des privilèges qui ne le sont pas), qui sont indus quand ils blessent l'intérêt général.