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vendredi 9 août 2019

Mercredi 07 août 2019. Méditation de John-Henry Newman sur l'Eglise.


Il est d'une évidence absolue que l'Eglise catholique traverse une crise d'une ampleur sans précédent. Chute de la pratique, apostasie, relativisme moral, scandales sexuels de nombreux prêtres, rien ne lui est épargné, alors que semble triompher partout de par le monde la violence, la débauche, l'idolâtrie de l'argent. NEWMAN vient fort à propos nous rappeler l'essentiel qui est l'assistance promise par Jésus à son Eglise. Lisez ce texte magnifique qui ne laisse rien sous silence. Newman a tout prévu, tout pensé. C'est un esprit d'une profondeur inouïe. 

"« Sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la mort ne l'emportera pas sur elle »
C'était autrefois une source de perplexité pour les croyants, comme nous le lisons dans les psaumes et les prophètes, de voir que les méchants réussissaient là où les serviteurs de Dieu semblaient échouer. Il en est de même au temps de l'Évangile. Et pourtant l'Église a ce privilège spécial, que ne possède aucune autre religion, de savoir qu'ayant été fondée lors de la première venue du Christ, elle ne disparaîtra pas avant son retour.
Cependant, dans chaque génération, il semble qu'elle succombe et que ses ennemis triomphent. Le combat entre l'Église et le monde a ceci de particulier : il semble toujours que le monde l'emporte sur elle ; mais c'est elle, en fait, qui gagne. Ses ennemis triomphent constamment, la disant vaincue ; ses membres perdent souvent l'espoir. Mais l'Église demeure (...). Les royaumes se fondent et s'écroulent ; les nations s'étendent et se resserrent ; les dynasties commencent et finissent ; les princes naissent et meurent ; les coalitions, les partis, les ligues, les métiers, les corporations, les institutions, les philosophies, les sectes et les hérésies se font et se défont. Ils ont leur temps, mais l'Église est éternelle. Et cependant, en leur temps, ils paraissent avoir une grande importance. (...)
En ce moment, beaucoup de choses mettent notre foi à l'épreuve. Nous ne voyons pas l'avenir ; nous ne voyons pas que ce qui semble réussir maintenant et se pavaner ne durera pas longtemps. Aujourd'hui, nous voyons des philosophies, des sectes et des clans s'étendre, florissants. L'Église paraît pauvre et impuissante (...). Prions Dieu, pour qu'il nous instruise : nous avons besoin d'être enseignés par lui, nous sommes bien aveugles. Une fois, quand les paroles du Christ les avaient mis à l'épreuve, les apôtres lui ont dit : « Augmente notre foi » (Lc 17,5). Venons à lui sincèrement : nous ne nous connaissons pas ; nous avons besoin de sa grâce. Quelle que soit la perplexité que le monde nous inspire (...), venons à lui avec un esprit pur et sincère. Demandons-lui humblement de nous montrer ce que nous ne comprenons pas, de rabaisser notre cœur quand il s'obstine, et de nous donner de l'aimer et de lui obéir loyalement dans notre recherche."
Bienheureux John Henry Newman (1801-1890)
Cardinal, théologien, fondateur de l'Oratoire en Angleterre
Sermons on Subjects of the Day, n°6, « Faith and Experience », 2.4 (trad.©Evangelizo.org). Du site Évangile au Quotidien en date du jeudi 08 août 2019.

mardi 19 février 2019

Lundi 18 février 2019. Grâce à Dieu, François Ozon est arrivé

François OZON a donc fait un film sur l’affaire de l’abbé Bernard PREYNAT, responsable de prédations sexuelles commises au détriment d’adolescents, sur le silence de l’Église en général et celui de l’Église de LYON en particulier dans cette affaire et dans les affaires analogues, notamment sur les responsabilités réelles ou supposées du cardinal Philippe BARBARIN. Comme ZORRO, François OZON est arrivé ! Et il a eu raison.
Je n’ai pas vu ce film, accueilli avec des hourras au festival du film de Berlin, et par une vaste campagne de publicité orchestrée par les médias, France 3 en tête. D’après ce que j’ai lu des critiques, il semble que le réalisateur ait interrogé trois victimes de faits commis il y a plusieurs décennies pour faire son film. Je ne sais pas s’il a pu discuter avec le cardinal, ni avec Régine MAIRE qu’il met en cause dans cette affaire
Il me paraît essentiel de faire le crédit de la bonne foi à François OZON. Il est nécessaire de faire le ménage et l’Église s’y emploie, ce qui n’est pas toujours le cas dans les sphères de l’Éducation nationale (voir plus bas). Je voudrais cependant faire diverses remarques.
(a) Ces faits abominables ont été commis il y a une trentaine d’années. Il ne fait aucun doute dans mon esprit que le témoignage actuel des victimes doit être entendu. La blessure est encore fraîche et il n’y a donc aucune raison de révoquer la parole libérée.
(b) On peut se demander pourquoi l’attaque contre le cardinal BARBARIN, connu pour son opposition à la loi TAUBIRA, a été conduite par Pierre-Emmanuel BRANDET, proche collaborateur de l’ancien ministre de l’intérieur Bernard CAZENEUVE. Lui-même a été victime de l’abbé PREYNAT. Pourquoi a-t-il attendu si longtemps pour faire connaître l’existence de cette association des victimes qui aujourd’hui mène un très compréhensible combat ? Certes, on peut admettre que des jeunes gens restent longtemps sidérés par les faits dont ils ont été les victimes dans leur adolescence, mais maintenant, il ne s’agit plus d’adolescents ou de jeunes gens, il s’agit d’hommes faits qui auraient pu et auraient dû parler plus tôt.
(c) Ma troisième remarque est d’un tout autre ordre. Le plus ancien des Évangiles, selon les exégètes, est celui de Marc qui l’a rédigé, très vraisemblablement, une trentaine d’années après la mort de Jésus (et sa résurrection). Nombre de rationalistes, de critiques matérialistes, de psychanalystes, ont affirmé que les faits rapportés par Marc sont altérés, inventés, déformés, en raison du temps qui s’est écoulé entre les faits et leur narration. Pourquoi est-ce qu’une telle critique n’est pas faite contre  les témoins invoqués par OZON ? Pourquoi est-ce qui est accepté pour les uns ne sauraient s’appliquer pour l’autre ? Eh bien je crois à la véracité des témoignages DANS LES DEUX CAS.
(d) Il me semble aussi que le talentueux François OZON, par probité intellectuelle et souci de faire connaître la vérité, pourrait consacrer un film au père HAMEL, ou à Mère Térésa, ou encore à sœur Emmanuelle. De la sorte serait mis sur la place publique un ensemble de témoignages qui permettraient d’avoir une vue plus juste de la vie des chrétiens.
Mais le bien ne fait pas de bruit contrairement au mal qui en fait, lui, énormément. Je ne doute pas un seule instant que ce film aura un grand succès, récoltera beaucoup de récompenses, et, malgré les intentions de son auteur, passera à côté de son but : car aller dans le sens du vent, c’est avoir une ambition de feuilles mortes, disait Gustave THIBON, et, sans le savoir, ou en toute connaissance de cause, je ne sais, OZON va bien dans le sens du vent, celui qui souffle depuis les salles de rédaction du Monde, de Libération, et des grandes chaînes publiques de télévision.
Il ne reste plus aux chrétiens que la sainteté. Je pense qu’une certaine forme d’Église est en train de disparaître, et qu’il n’en restera bientôt plus qu’un petit reste, voué au martyre, à la persécution ou à la clandestinité. Ainsi se réaliseront les prophéties antiques sur le fin des temps.
Mais François OZON peut tout de même mettre son talent au service de la vérité, et monter qu’à côté d’une affreuse et diabolique corruption, règnent la charité et la justice d’un grand nombre de silencieux.

Allez tout de même voir cet article, et dites-moi si certains cercles de pensée ne cherchent pas à corrompre l’enfance, des cercles qui ne sont pas des piliers de sacristie
Ce manga a bien été recommandé par l'éducation nationale ! 
  


dimanche 15 mai 2016

15 mai 2016. Nouvelles de la Résistance. Chesterton prophétise contre la belle carnassière et le commissaire (du peuple ?)

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La belle carnassière Najat a donc invectivé en ces termes un député (monsieur Alain SUGUENOT) qui lui posait une question : "Je retiens de votre intervention, dit elle, que dans un fâcheux trouble amnésique vous oubliez que c'est d'avoir préféré le curé à l'instituteur pour transmettre les valeurs aux élèves qui a dévalorisé l'école." (Passons sur le style qui n'a qu'un lointain rapport avec celui de CHATEAUBRIAND.)

Madame le ministre perd les pédales, baigne dans l'eau saumâtre de son idéologie prétendument progressiste et manifeste surtout la haine de tout ce qui paraît, de près ou de loin ressembler à un chrétien. C'est tellement ridicule, tellement réducteur, tellement laïcard, qu'on en rigole. Mais cette dame est ministre et c'est elle qui est chargée de faire remplir les têtes (qu'elles soient blondes, brunes ou noires) de son salmigondis socialo-républicano-maçonnique. J'ai déjà eu l'occasion dans un ancien billet de faire litière de ces accusations. Et il n'est que de regarder, par exemple, les articles, comptes-rendus, notes diverses, publiés par des ecclésiastiques dans les bulletins des sociétés savantes qui fleurissaient en province au XIXe siècle pour conclure qu'une partie non négligeable des contributions étaient faites par des prêtres. Le pauvre abbé BREUIL, par exemple, doit se retourner dans sa tombe, lui à qui la paléontologie et l'archéologie préhistorique françaises doivent tant. On peut aussi consulter la liste des membres de la Société asiatique, depuis sa fondation, pour constater que nombre de savants orientalistes étaient prêtres : je pense au père Antonin JAUSSEN qui a apporté à la connaissance de l'Arabie, de la Syrie au Yémen, une masse incroyable de données sociologiques ou géographiques, ou encore au père POIDEBARD qui a inventé l'archéologie aérienne. Passons sur TEILHARD de CHARDIN et son homme de PEKIN, sur le Père de HARLEZ, un chanoine de LOUVAIN, qui était un spécialiste réputé de la langue avestique. Bien avant eux, le père RICCI qui, à la fin du XVIe siècle, a traduit en chinois des ouvrages de mathématiques européennes (entre autre). Ou encore le père GARZONI qui nous a nous donné un dictionnaire (le premier en Europe) de la langue kurde. On peut aussi reconnaître au Père Charles de FOUCAULD la paternité du premier dictionnaire touareg-français. Tous ces hommes, par le témoignage d'une vie donnée aux autres comme à la science, méritent mieux que le mépris professé par ce qu'il faut bien appeler une imbécile. Madame VALLAUD-BELKACEM s'est bornée à introduire dans les collèges et les écoles, les ABCD de l'égalité, la théorie du genre, les techniques contraceptives, une réforme qui est catastrophique et une modification des programmes, du français notamment, qui est une offense faite aux enfants des familles pauvres, défavorisées ou déstructurées par le chômage. Qu'elle se taise, et mieux encore, qu'elle démissionne.

Monsieur le Commissaire (politique) Pierre MOSCOVICI, dans le même aveuglement, nie les origines chrétiennes de l'Europe. A l'image de ses anciens collègues d'un gouvernement au sein duquel il n'a guère brillé, il est animé par une haine farouche des chrétiens et de l'Eglise. Nous aimerions savoir ce qu'il pense de la situation d'ISRAEL, puisqu'il ne fait pas mystère de ses origines juives. Personnellement, je pense qu'ISRAEL plonge ses racines dans l'histoire du peuple hébreu, et qu'il me paraîtrait assez osé de prétendre le contraire.

Il semble qu'à ces gens de pouvoir, CHESTERTON, l'immense écrivain catholique anglais, ait donné une réponse prophétique. Dans un roman (La sphère et la croix) ébouriffant, onirique, plein d'un humour ravageur et de paradoxes imparables, notre romancier met dans la bouche de l'un de ses héros, un farouche écossais catholique ceci que les deux imbéciles bernanosiens (ou non) devraient méditer : "L'Eglise ne ressemble pas à l'Athenaeum Club. Si l'Athenaeum Club perdait tous ses membres, il serait dissous par le fait même et cesserait d'exister. Mais en appartenant à l'Eglise j'appartiens à quelque chose qui existe en dehors de nous tous, en dehors de tout ce dont vous pouvez parler, en dehors des cardinaux et du pape. Ils lui appartiennent, mais elle ne leur appartient pas. Si nous mourrions tous subitement, l'Eglise n'en existerait pas moins de toute façon en Dieu. Et ne comprenez-vous pas que je suis plus certain de son existence que de la mienne propre ? [...]."

Apparemment ni la carnassière ni le commissaire ne comprennent une telle chose, pourtant élémentaire.

mardi 12 janvier 2016

12 janvier 2016. Nouvelles de la Résistance : Bernanos répond à tous les messieurs H...

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Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. La citation du jour.
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"[…]. Un jour ou l’autre, l’Église dira non à vos ingénieurs et à vos chimistes. Et vous verrez à son appel, surgir de votre propre sol  [...] de votre propre sol [Bernanos parle de l'Allemagne, ce qui, dans les circonstances actuelles est assez intéressant] et du nôtre, de nos vieilles terres libres, de la renaissante chrétienté, une nouvelle chevalerie, celle que nous attendons, celle qui domptera la barbarie polytechnique comme elle a dompté l’autre, et qui naîtra comme l’autre du sang versé à flots des martyrs.
"Non, ce n’est pas vous que nous craignons le plus, cher monsieur H.... Nous aurons raison de vous et des  vôtres, si nous avons su garder notre âme ! Et nous savons bien que nous aurons, prochainement sans doute, à la garder contre les artificieux docteurs à votre solde. Nous attendons l’offensive de ces grands Universitaires du quinzième siècle, véritables pères du monde moderne, qui prétendront exiger de nous la soumission au vainqueur, cette rétractation, pénitence et satisfaction qu’ils obtinrent un moment de Jeanne d’ARC. Puis ils l’ont brûlée. Et déjà, ils croyaient brûler avec elle, détruire à jamais, la fleur merveilleuse dont la semence semble avoir été jetée par les Anges, ce génie de l’honneur que notre race a tellement surnaturalisé qu’elle a failli en faire un moment comme une quatrième vertu théologale — ô nos pères ! ô nos morts ! ô cadavres chéris, de la Seine aux bords du Nil, à l’Euphrate à l’Indus, sur toutes les routes du monde, ô cœurs simples, ô mains croisées, ô poussières, noms que Dieu seul connaît, nos pères, nos pères, nos pères !... […]."
In
Georges BERNANOS.
Les grands cimetières sous la lune. (Collection "Points". Série Témoignage. N°P91.)

Librairie Plon, Paris, 1995.
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2. Commentaires.
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Il est évident, et vous l'avez sans aucun doute noté, que BERNANOS ne s'adresse pas au monsieur H... actuel, mais à un autre monsieur H... qui défraya la chronique dans les années 1930, avant d'épouvanter le monde quelques années plus tard.
Il est non moins évident que le monsieur H... actuel ne partage pas la barbarie de l'autre monsieur H..., mais il en partage l'anthropologie : n'a-t-il pas dit et fait dire que nous allions voir sous sa magistrature un changement de civilisation ? Ce ne sont pas les morts des guerres passées, ni les morts pour de nobles causes que monsieur H... a honorés ; il a donné la légion d'honneur aux journalistes de Charlie hebdo. De mon point de vue, il s'agit-là d'une mascarade qui détourne en outre le sens de cette décoration. Certains légionnaires s'en sont offusqués et ont écrit au Général GORGELIN, Grand Chancelier de l'ordre, pour demander leur propre suspension de l'ordre en y incluant celle des droits qui sont afférents à son appartenance.
Monsieur H... est un relativiste avéré, un idéologue patenté, et il a l'esprit totalitaire de tous les héritiers de la Révolution : tout le monde doit se plier à sa volonté qu'il fait inscrire dans des lois iniques. Il se croit, avec ce projet, un créateur d'histoire. Dérisoire tentative.
Nous aurons raison de cet esthète de la politique, de ce magicien des coups tordus (il n'est pas le seul ; les oppositions ont aussi leurs MERLINS), d'un homme qui, à aucun moment, n'a prononcé le mot de Bien Commun, pas même celui d'Intérêt général ; il les a confondus avec l'intérêt de son parti, et de sa clique, sans jamais s'interroger sur les raisons de son impopularité et des votes en faveur du FN.
Je n'ai jamais changé d'avis : je suis pour la stricte application du Principe de subsidiarité, pour la reconnaissance de la Loi naturelle comme fondement de toute constitution politique, pour la liberté absolue des parents d'éduquer leurs enfants comme ils le désirent, car - hormis quelques cas très rares - les parents aiment leurs enfants et veulent leur bien. Ce n'est pas l'ABCD de la laïcité et les manipulations de la belle Carnassière qui changeront quoi que ce soit à ce fait. Ce n'est pas l'administration tatillonne du ministère du travail qui donnera des emplois ; elle ne fait que décourager les employeurs ; ce n'est pas le confinement de la foi surtout chrétienne dans l'obscurité intime des absides, des chapelles ou des cryptes qui donnera un sens à la vie d'une jeunesse en perdition.
Oui, les Français, qu'ils soient blancs, noirs ou jaunes, les Français qui aiment leur patrie sauront avoir raison de cette civilisation socialo-libérale matérialiste et mortifère. Ceux qui nous gouvernent n'aiment point la France ; ils aiment leurs idées et assez souvent celles de l'oncle SAM. Que voulez-vous, moi j'aime l'Église et les projets passés et réalisés des grands Français.
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3. Informations diverses.
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Sur l'Alsace (merci à mon ami Dominique, expert en pompes et tuyaux, c'est-à-dire cardiologue).

http://www.polemia.com/notes-sur-le-vif-pour-un-premier-de-lan-alsacien/
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Le mensonge se porte bien, nos impôts aussi.

Fiasco hollandien : l’Égypte ne peut pas payer les deux BPC Mistral | NationsPresse.Info du Tweet de 685035767366873088 
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Dans le droit fil de la citation de BERNANOS.


https://www.facebook.com/LesdessinsdeTivin/photos/a.323144577864483.1073741828.323143441197930/459831720862434/?type=3





jeudi 23 juillet 2015

23 juillet 2015. Nouvelles estivales de la Résistance. Parole et puissance.

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Nul n'y peut quoi que ce soit : 

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. La citation du jour.
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"L'époque que nous vivons est ainsi, plutôt que celle de la puissance, celle de son impuissance radicale. Puissance et parole s'excluent l'une l'autre. En effet, là où il y a puissance, dans la maîtrise technique qui dicte et ordonne, et qui le peut parce qu'elle a d'abord calculé ce sur quoi elle peut compter, l'instance qui exerce ses pouvoirs n'est plus une parole. Et à l'inverse, là où il y a parole, dans le dialogue démocratique, la puissance est exclue d'entrée de jeu. Un argument donné devra trouver sa valeur de la façon dont il sera accepté, et jamais de la façon dont il sera énoncé. Une parole qui se prétendrait puissante de par son origine, serait aussitôt suspecte, et du coup disqualifiée. De la sorte, la parole divine, en tant que divine, n'a plus de place dans le monde moderne." 
In
Rémi BRAGUE.
Du Dieu des chrétiens et d'un ou deux autres. («Champs essais»).
Éditions Flammarion, Champs, Paris, 2009.
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2. Commentaires.
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Il me semble que cette analyse est d'une actualité confondante. Elle a une allure tout à fait paradoxale. Il convient donc de voir ce qu'il en est de son intérêt.
Que notre époque soit celle de l'impuissance est hélas bien réelle ; ce ne sont pas les incantations larmoyantes des politicards ou les tonitruantes affirmations des ministres qui changeront les effets mécaniques de la somme des décisions individuelles du consommateur ou du citoyen (fussent-elles brimées ou contenues par la loi), non plus que les présupposés économiques des systèmes financiers. Il n'est que trop clair que les "paroles" des responsables n'ont d'autre moyen pour se faire entendre que de se faire accepter par ceux à qui elles s'adressent. Ni la raison, ni la vérité, ni la réalité n'ont le moindre poids dans ce discours ; il ne peut être que manipulateur et mensonger. Son énonciation n'a aucune valeur en elle-même. Pour garder le pouvoir ou il accéder, il s'agit de persuader, non de convaincre.
Les tentatives médiatiques pour donner une quelconque valeur à la parole présidentielle en raison de son origine sont toujours manipulatrices, car, comme le note Rémi BRAGUE, celle-ci est censée participer au dialogue démocratique qui exclut d'emblée la puissance (du moins en théorie). C'est pourquoi  en pleurnichant, monsieur HOLLANDE nous supplie d'acheter de la viande française après avoir accepté les sanctions contre la RUSSIE, laquelle en rétorsion n'importe plus aucun produit agricole "européen" en général et français en particulier. Monsieur HOLLANDE ne peut pas nous imposer la consommation de nos propres produits. Il ne peut renoncer aux sanctions imbéciles prononcées contre la RUSSIE (outre le désastre agricole et la ruine de nos campagnes, il nous en coûte plus d'un milliard d'euros avec l'affaire des navires commandés et payés par les Russes et que nous avons refusé de livrer. Il est probable que ces navires seront coulés en pleine mer, car ils ne peuvent être revendus). Il est impuissant. Sa parole s'évapore dans un désert peuplé des fantômes (les citoyens) et de vampires (les puissances financières).
La seule parole efficace est bien celle d'un Dieu incarné. C'est bien pourquoi saint Jean qualifie le Christ de Verbe de Dieu.
J'ai beau retourner le problème dans tous les sens, je ne vois pas d'autre issue pour l'humanité que de s'incliner avec humilité devant la Lumière venue en ce monde, une Lumière que n'arrêtent pas les Ténèbres, n'en déplaise aux loges...
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3. Informations diverses.
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Un texte du cardinal RATZINGER/Benoît XVI (via le Salon beige).

"Ce n’est que si [l'Eglise] cesse d’être une évidence à bon marché, si elle entreprend de se présenter à nouveau elle-même comme ce qu’elle est que son message pourra parvenir jusqu’aux oreilles des nouveaux païens qui, jusqu’ici, peuvent encore se complaire dans l’illusion de n’être pas du tout des païens.

Pareil renoncement à des positions extérieures entraînera aussi, il est vrai, la perte d’avantages précieux qui résultent indubitablement de l’actuelle imbrication de l’Eglise et de la sphère publique. Il s’agit là d’un processus qui se produira, avec ou sans la collaboration de l’Eglise, et auquel elle doit donc se préparer. D’une manière générale, il faut, dans la nécessaire progression de cette démondanisation de l’Eglise, distinguer précisément trois plans : le plan des sacrements, celui de l’annonce de la foi et celui de la relation personnelle entre croyants et incroyants."

Belle illustration du texte de Rémi BRAGUE. Nous n'avons que faire de la puissance humaine ; il nous suffit de la Parole de Dieu !
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