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jeudi 15 septembre 2011

Et une autre d'Alexandra David-Néel

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Roparz Hémon a raison. Les billets les plus courts sont souvent les meilleurs. Voici, livrée à la méditation de mes lecteurs, une pensée d'Alexandra DAVID-NEEL.
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"Des athées organisés comme des salutistes, des incrédules parlant de sorcelleries, des gens sans foi parlant un langage de fanatiques ! Cela vaut, je crois, la peine d'être vu de près.
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Rien d'autre à dire qui puisse éclairer davantage l'étrange atmosphère laïcarde de notre pauvre République.
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jeudi 14 avril 2011

Matière à réflexion

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Ma soeur vient de traduire du roumain un livre intitulé "Bêtes sauvages [mieux rendu en français par "Fauves"], anges et martyrs". Ecrit par une intellectuelle de haute volée, polyglotte, critique d'art, critique littéraire, le livre est la description déchirante d'un parcours de vie, la confession d'une femme qui, après dix ans d'enthousiasme pour le communisme, perd ses illusions, parvient à émigrer en Suède, y acquiert la nationalité suédoise et devient député du Parti Libéral.

Les Français, et particulièrement les hommes politiques, entretiennent sur la Suède des opinions et des jugements parfaitement infondés. Il y a là-bas des manifestations de haine de l'autre, des violences politiques, des points de vue totalitaires dont nous n'avons pas l'idée. L'auteur du livre a elle-même été menacée de mort, insultée, injuriéé ; elle a vu ses campagnes en faveur de l'euro boycottées par des foules de jeunes gens (elle souligne la jeunesse de ses contradicteurs) hystériques, venus de l'extrême-droite comme de l'extrême gauche, par exemple. Elle décrit comment fonctionne l'idéologie suédoise de l'éducation. La description fait peur. Elle a choisi de finir sa vie en France. C'est un hommage rendu à notre patrie par une femme qui parle notre langue parfaitement. (Il se trouve que je la connais en effet.)

Il est impossible de citer tous les passages importants ou décisifs du livre. C'est une critique impitoyable du totalitarisme, du communisme, de l'illusion groupale, de l'intrusion du Bouc Emissaire dans la vie sociale et politique, du fanatisme de parti, de la haine, de la violence politique. Inspiré explicitement d'Hannah ARENDT, implicitement de René GIRARD, l'ouvrage devrait avoir une énorme répercussion s'il trouve en France un éditeur suffisamment libre d'esprit, suffisamment courageux pour briser les murs de la bien-pensance politique et du politiquement correct. Son intérêt vient de la double expérience de l'auteur : celle du communisme roumain dont nous ne percevons pas encore l'horreur, celle de la "démocratie" suédoise dont nous ne voyons pas le côté oppressif et toxique.

Il est intéressant de relever le passage qui suit, au moment où des esprits forts prennent la défense de l'indéfendable en subventionnant l'exposition Piss Christ d'AVIGNON. N'ayant lu le livre qu'hier, je puis vous affirmer que je n'ai pas cherché à soutenir mon jugement sur l'exposition par des a priori faciles ; je trouve à cet extrait une pertinence incroyable :

"Beaucoup de mes compatriotes [l'auteur a pris la nationalité suédoise] ne croient pas en Dieu ; bien entendu, ils ont le droit de ne pas y croire. Mais beaucoup se croient obligés d'humilier les symboles de la croyances et d'humilier les croyants. Peut-être est-ce là une nouvelle forme de racisme, un racisme qui s'imagine devenir le rationalisme le plus élévé, et qui en fait donne libre cours à la haine."

Voilà pourquoi j'ajoute à ma protestation contre Piss Christ une protestation tardive mais énergique contre la parution dans un journal danois des caricatures de Mahomet. C'est une mauvaise action. Je crois bien plus à l'étude des origines de l'islam, à l'exégèse, à la critique historique pour mettre dans une perspective plus objective et plus éclairés certains choix politiques et sociétaux des régimes islamiques, des islamistes, et des fanatiques, mais je maintiens ici mon profond respect pour les croyants sincères de l'islam (i minuscule) qui s'efforcent de mettre en pratique les exigences de leur religion.

Pour dire vrai, si nous n'avions pas renié le Dieu de nos Pères, nous n'en serions pas au point où nous en sommes d'intolérance, de laïcité exacerbée, de haine et de violence.

mercredi 30 mars 2011

Un grand résistant parle de la patrie

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Nul ne contestera le titre de grand résistant au Colonel REMY, nom de guerre de Gilbert RENAULT, celui que le numéro deux anglais de l'Intelligence Service, Sir Claude DENSEY qualifiera "du plus extraordinaire agent secret que j'ai jamais rencontré au cours de ma longue carrière". Le Colonel REMY est mort en 1984 à GUINGAMP.

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Il s'était attiré l'inimitié du Général de GAULLE : il lui ne pardonnera jamais, en effet, d'avoir voulu réhabiliter les millions de Français qui avaient suivi de bonne foi le Maréchal PÉTAIN. Je persiste à croire que ces derniers étaient dans la plus grande erreur et que le premier avait fait preuve d'une vertu assez rare de nos jours : celle de rassembleur, d'homme de pardon, d'homme de dialogue.

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REMY avait écrit un livre Le catéchisme de la Patrie. REMY était maurrassien. On voit qu'il était possible à un monarchiste d'être aussi un homme lucide sur le nazisme et la collaboration, et sur les désastreuses conséquences du vychisme. Il est donc intéressant, selon moi, d'écouter ce que grand patriote dit et que, du reste, sans le savoir, je n'ai jamais cessé de proclamer dans mes billets :

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"Il est difficile de déterminer avec exactitude le moment où le mot nationalisme prit naissance, mais on ne peut douter qu'il ne soit d'inspiration révolutionnaire. Avec le temps, il prendra force d'usage, pendant que s'effacera le faux principe dont il est issu. Le jour viendra on l'on aura tendance à le confondre avec le patriotisme, et l'on verra Charles MAURRAS l'utiliser dans ce sens, prenant toutefois le soin de lui accoler un qualificatif." [i.e. nationalisme intégral ; note de votre serviteur.]

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Catherine RENAULT-REMY, la fille du Colonel, écrira dans l'avant-propos d'un autre livre de son père - il venait de mourir - : "REMY ne fut jamais un homme de parti, il haïssait les politicards. Ni les uns ni les autres ne peuvent se vanter d'avoir récupéré cet homme d'une indépendance totale et farouche."

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Et si l'amour de sa patrie était justement de n'être d'aucun parti, autre que celui de la France, dans ce qu'elle a de meilleur ? Encore faut-il savoir ce qu'est ce meilleur. Ce n'est pas VOLTAIRE, ce n'est pas CONDORCET, ce n'est pas la Révolution, c'est le peuple français dans son obstination à cultiver la terre, à honorer ses morts, à aimer son art et ses lettres, à aimer la juste mesure, à se défier des ruptures et des soi-disant innovations (je ne dis pas "prétendues", car j'évoque ici ce que ce que ces innovations disent sur elles-mêmes ; le rôle de la publicité est de transformer "soi-disant" en "prétendu" puis en "nouveautés" et "progrès" incontournables).

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A ce point, qu'on me permette de rappeler encore un propos d'Henri HUDE, décidément philosophe politique de première grandeur, méconnu, car loin du jeu médiatique, de Gallimard, de la Revue de Philosophie et que sais-je encore, qui font les délices des salons parisiens. Or donc HUDE dit ceci :

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"Il est [...] certain que le patriotisme aura toujours du mal à se passer d'ennemi, c'est-à-dire à ne pas devenir chauvin.

On pourrait en conclure à la justification de l'internationalisme, si ce qui vient d'être dit ne s'appliquait pas aussi à ce dernier. L'internationalisme a besoin d'une patrie : ce sera le groupe, le clan ou le parti internationalistes. Il lui faut un ennemi, ce seront les patries. Le parti fonctionne donc comme une patrie fermée, à ceci près que le groupe de référence n'est pas une patrie réelle et historique [mots en gras de votre serviteur], mais se définit alors par une appartenance philosophico-politique. Le discours pacifiste et internationaliste est alors l'équivalent fonctionnel d'un appel aux armes. Bref, l'internationaliste est aussi chauvin que n'importe quel cocardier, il a seulement en plus quelque chose de théocratique et son agressivité ressemble à du fanatisme."

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Il me semble que l'on ne saurait mieux dire et que cette analyse s'applique très exactement à la situation politique française. Serions-nous donc condamnés à choisir entre chauvinisme faussement patriotique et fanatisme politique positivement violent ?

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Il me semble qu'il y a en ce moment un très grand espace ouvert à ceux qui veulent bien porter intérêt à leur malheureux pays ; il y a des solutions respectueuses à la fois de la nécessaire générosité des pays riches vis-à-vis des pays pauvres et de l'absolue nécessité de préserver le meilleur de l'héritage que notre longue histoire nous a légué.

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C'est tout pour aujourd'hui.

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lundi 16 juin 2008

Sommes-nous aveugles ?

Un ami de Strasbourg me transmet le texte que voici. Il ne m'étonne guère. Mais il devrait nous ouvrir les yeux sur les faiblesses de la Déclarations des Droits de l'Homme qui a passé sous silence ses devoirs. Ci-dessous un exemple de la manière dont des fanatiques exploitent ces faiblesses :
Voici ce que vient de déclarer Mohamed Sabaoui, jeune sociologue de l'université catholique de Lille, d'origine algérienne, naturalisé français ; ceci est plus que prometteur...:
« Notre invasion pacifique au niveau européen n'est pas encore parvenue à son terme. Nous entendons agir dans tous les pays simultanément. Comme vous nous faites de plus en plus de place, il serait stupide de notre part de ne pas en profiter. Nous serons votre Cheval de Troie. Les Droits de l'homme dont vous vous réclamez, vous en êtes devenus les otages. Ainsi, par exemple, si vous deviez vous adresser à moi en Algérie, ou en Arabie Saoudite, comme je vous parle maintenant, vous seriez, dans le meilleur des cas, arrêtés sur-le-champ. Vous autres Français n'êtes pas en mesure d'imposer le respect à nos jeunes. Pourquoi respecteraient-ils un pays qui capitule devant eux ? On ne respecte que ce qu'on craint. Lorsque nous aurons le pouvoir, vous ne verrez plus un seul allogène mettre le feu à une voiture ou braquer un magasin... Les Arabes savent que la punition inexorable que mérite chez nous le voleur,c'est l'amputation d'une main ».
Et, toujours du même Mohamed Sabaoui lors d'une interview récente : " Les lois de votre République ne sont pas conformes à celles du Coran et ne doivent pas être imposées aux musulmans, qui ne peuvent être gouvernés que par la Charia. Nous allons donc œuvrer pour prendre ce pouvoir qui nous est dû. Nous allons commencer par Roubaix, qui est actuellement une ville musulmane à plus de 60 %. Lors des futures élections municipales, nous mobiliserons nos effectifs, et le prochain maire sera musulman. Après négociation avec l'État et la Région, nous déclarerons Roubaix enclave musulmane indépendante et nous imposerons la Charia (loi de Dieu) à l'ensemble des habitants."

"La minorité chrétienne aura le statut de Dhimmis. Ce sera une catégorie à part qui pourra racheter ses libertés et droits par un impôt spécial. En outre, nous ferons ce qu'il faut pour les amener par la persuasion dans notre giron. Des dizaines de milliers de Français ont déjà embrassé l'Islam de plein gré, pourquoi pas les chrétiens de Roubaix ? Actuellement à l'université de Lille, nous mettons sur pied des brigades de la foi, chargées de "convertir" les Roubaisiens récalcitrants, chrétiens, ou juifs,pour les faire rentrer dans notre religion, car c'est Dieu qui le veut ! Si nous sommes les plus forts, c'est que Dieu l'a voulu. Nous n'avons pas les contraintes de l'obligation chrétienne de porter assistance à l'orphelin, aux faibles et handicapés. Nous pouvons et devons, au contraire, les écraser s'ils constituent un obstacle, surtout si ce sont des infidèles."
Il ne s'agit pas de rodomontades. Il s'agit au contraire d'une pensée très structurée. J'aimerais que Nassim, l'un de mes contradicteurs récents (je refusais que l'on donne aux étrangers non communautaires le droit de vote aux élections locales) me donne son point de vue. J'ignorais l'existence de monsieur SABAOUI. Elle ne fait que renforcer, en bloc, mon opposition absolue aux imbécilités des bobos parisiens manoeuvrés par la gôôôche. Heureusement, très heureusement, le Saint Esprit est à l'oeuvre, et en Algérie même, dont monsieur SABAOUI est originaire, des centaines de ses anciens compatriotes rencontrent Jésus et le suivent. Semences de martyrs, sans aucun doute ; semence d'une Église qui renaît en des lieux où des fanatiques du genre de monsieur SABAOUI pensaient l'avoir fait disparaître.
Et nous, qui ne cessons d'apostasier, faudra-t-il en arriver aux situations envisagées par monsieur SABAOUI pour que nous ouvrions les yeux ? Évangélisons plutôt que de construire des mosquées. Et demandons au Recteur de l'Université Catholique de Lille de révoquer ce fou, dont on se demande comment il a pu être recruté comme enseignant et/ou comme chercheur. Mais il doit savoir, monsieur SABAOUI, que nous ne laisserons pas faire. Le Dieu d'amour est plus fort que son idole, car le dieu de monsieur SABAOUI n 'est pas le Dieu d'Abraham, c'en est une caricature. Mais ce Dieu d'amour n'a jamais exigé que nous devions accepter l'injustice et la violence. Il a même dit le contraire.
Sommes-nous aveugles pour accepter de tels propos ? Qu'en pense monsieur DELANOE si fier de la votation citoyenne de 35.000 parisiens sur le vote des étrangers ? Et madame ROYAL ? Et monsieur FILLON ? Et le Président de la République ? Monsieur SABAOUI devrait être déchu de sa nationalité française dont il n'est pas digne. Il devrait être renvoyé dans cette Algérie qu'il n'aurait jamais dû quitter. Qu'il se rassure, on ne lui couperait pas la main avant de le mettre dans l'avion.