Affichage des articles dont le libellé est Islam et France. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Islam et France. Afficher tous les articles

mardi 31 juillet 2012

Commentaires sur la lettre à Manuel Valls

-
Vous avez remarqué, du moins ceux qui ont lu ou parcouru la lettre qu'a envoyée madame ALAMACHERE à Manuel VALLS, que je me suis abstenu de la commenter. Pour toutes sortes de raisons d'ailleurs, que je vais m'efforcer de vous expliquer.
-
Il y a des raisons de forme, tout d'abord. Certains passages de cette lettre me paraissent inutilement agressifs et, pour cette raison, perdent de leur force démonstrative. Mais c'est la règle du genre, et je confesse qu'il m'est arrivé, plus souvent qu'à mon tour, de tomber dans ce travers. Mais en rester à la forme, c'est ignorer le danger auquel nous expose une certaine expression de la pratique musulmane.
-
Il y a des raison de fond, ensuite.
(a) Dans cette lettre, du reste assez bien informée, il est fait allusion au passé. L'allusion est souvent trop générale. Mais elle est juste. Rappelez-vous le procès en politiquement incorrect que l'on a fait à Sylvain GOUGENHEIM. Il avait eu le front de soutenir, preuves à l'appui, que les philosophes arabes médiévaux du Moyen-Orient n'avaient pas joué le rôle qu'on leur prête avec complaisance dans la redécouverte d'ARISTOTE, et que des monastères, comme celui du Mont Sain-Michel avait été des acteurs infiniment efficaces dans cette renaissance de la pensée grecque en Occident. J'ai du reste rédigé un billet sur ce sujet et je rappelais que plusieurs penseurs musulmans arabes ont eu pour maître des penseurs chrétiens arabes à qui revient justement la propagation des ouvrages d'ARISTOTE. Manuel VALLS se fourre le doigt dans l'oeil jusqu'à la clavicule en reprenant à son compte un préjugé dépourvu des nuances factuelles indispensables à la compréhension du passé. Attribuer à la brillante civilisation musulmane de CORDOUE des mérites indus en donnant l'impression que la chrétienté de l'époque était ignare et arriérée est une imposture intellectuelle de première grandeur. Elle a commencé avec la haine du christianisme développée par tous les imbéciles (au sens de BERNANOS) qui ont présidé aux destinées de la France depuis le début du XXe siècle. Les imbéciles, hélas, sont féconds.

(b) Il est fait également allusion à des faits contemporains précis dont la signataire de la lettre et monsieur VALLS ont été les témoins directs, et que la presse bien-pensante de gauche n'a pas évoqués. Voilà qui me paraît beaucoup plus grave. Je regrette simplement que la signataire donne l'impression d'assimiler musulmans et arabes : tous les arabes, en effet, ne sont pas musulmans, et ils payent souvent de leur vie leur attachement à Jésus. J'en ai parlé. Tous les musulmans ne sont pas arabes. Et, à mon avis, leurs intégristes constituent un vivier au moins aussi dangereux que celui formé par les suppôts arabes d'AL-QAIDA.

(c) Et puis il y a, selon moi informulé, le douloureux constat que nous vivons dans une situation politique schizophrène quant aux rapports des religions et des pouvoirs publics, des rapports marqués du sceau assez fragile de la laïcité. Dans un autre billet, je tâcherai de vous démontrer que le projet de laïcité n'est que le symétrique optique du projet d'une imaginaire Cité de Dieu, pensée et voulue par des monarques plus soucieux de leur gloire que de celle de leur Créateur. Nous avons aujourd'hui les monarques que nous méritons.
Bref, la République ne reconnaît ni ne subventionne aucun culte. Voilà qui est clair, en apparence. Il n'y a pas trente-six solutions pour donner de l'épaisseur à cette ambition. La première consiste à appliquer à la lettre le principe et à interdire à quelque ministre que ce soit de participer de près ou de loin à des manifestations religieuses. Neutralité stricte par conséquent. La seconde est une solution relativiste. Elle consiste à considérer que toutes les "religions" se valent, à tolérer leur expression dans l'espace public, à ne pas intervenir dans celle-ci (pas de lois, pas de décrets, pas de règlements, rien sur le foulard islamique, rien sur la burqua, rien sur les turbans sikhs, rien sur les croix portées par les jeunes dans les collèges et lycées, pas de législation sur les sectes, pas de MILIVUDE [je crois que c'est l'abréviation de cette mission interministérielle qui enquête sur les sectes], simplement une vigilance quant au respect de l'intégrité psychique et physique des adeptes et il y a des lois qui sanctionnent ces abus). La troisième, la seule qui me semble raisonnable, consiste à reconnaître que la France est un pays de tradition, de culture et de moeurs chrétiennes, de le reconnaître (Ah ! JOSPIN ET CHIRAC et leur refus d'inscrire les origines chrétiennes de l'Europe dans le Traité constitutionnel, alors que c'est une évidence historique ! Ils ont commis une erreur impardonnable) et d'en tirer les conséquences juridiques (pas de prénoms étrangers pour des jeunes nés en France de parents étrangers, pas de polygamie, pas de burqua ni de foulards, pour cette raison-là, pas d'excision, etc. ; seule cette reconnaissance donnerait un fondement juridique à de telles interdictions).
-
Il me semble que CONFUCIUS a bien compris l'importance de la Tradition. Ne dit-il pas (Entretiens, Livre II, section 11 ; traduction du Pr Anne CHENG) : "[...] : le bon maître est celui qui, tout en répétant l'ancien, est capable d'y trouver du nouveau". Je reviendrai sur cette maxime dans un très prochain billet. Je suggère à messieurs les ministres de lire, relire, méditer ce sage dont ils ont beaucoup à apprendre.
-
C'est tout pour aujourd'hui.

lundi 30 juillet 2012

Lettre à Manuel Valls

-
Un très cher ami alsacien me transmet cette lettre ouverte écrite par madame ALAMACHERE à monsieur VALLS, personne que par ailleurs je ne connais pas. Je vous la transmets sans commentaires ni modifications. J'aurai l'occasion de donner un point de vue plus détaillé sur cette importante question.
-
Lettre à Manuel Valls après l’inauguration de la mosquée de Cergy

Monsieur le Ministre de l’Intérieur
Ministre de l’Intérieur
Place Beauvau
75008 Paris

"Monsieur le Ministre,

J’ai pris connaissance de votre discours lors de l’inauguration de la mosquée de Cergy le 6 juillet dernier et j’en ai été profondément bouleversée et choquée. Vous donnez immédiatement le ton en évoquant un acte qui n’est pas anodin. En effet, qu’un représentant de la République en principe garant de la Loi de 1905 interdisant la  reconnaissance d’un culte inaugure un centre religieux ne peut en aucun cas être anodin. Par cette allégeance une idéologie religieuse vous commettez donc un acte hors-la-loi, bel exemple venant d’en haut ! Si nos dirigeants eux-mmes ne respectent pas les lois, comment demander au peuple de les respecter ?

L’allusion à la formation de NOS imams enfonce le clou. Depuis quand la France est  propriétaire des prêcheurs islamiques ? Vous évoquez ensuite un dessein collectif ayant impliqué dix associations représentatives de la diversité de Cergy. Qu’est-ce que la diversité M. Valls ? Ce sont des gens qui se distinguent de la population lambda, qui en refusent les codes, les règles, la culture, qui refusent de s’assimiler au peuple français comme vous-même vous êtes assimilé, et préfèrent s’en démarquer, s’en diversifier pour ne surtout pas vivre ensemble. En acceptant ce système de ségrégation diversitaire vous participez vous-même une étrange forme d’apartheid qui ne dit pas son nom, comme si ces personnes issues de la diversitén’étaient moralement pas assimilables par nature. Cette ségrégation condescendante flirte étrangement avec un racisme diffus présentécomme une bienveillante discrimination positive(sic) alors qu’il n’est que le reflet du mépris accordé àdes êtres jugés inférieurs.

Pourquoi ces personnes ont-elles besoin de se réunir en associations de la diversité si ce n’est pour s’opposer aux citoyens français ? La Nation une et indivisible est-elle censée reconnaître et aider ces associations séparatistes ? Tout cela semble bien loin d’un dessein collectif.

Je note au passage que vous n’évoquez pas une consultation des habitants de Cergy eux-mêmes mis certainement devant le fait accompli.

'L’islam d’aujourd’hui est l’héritier de celui qui, pendant plusieurs siècles, à Cordoue, fut un accélérateur de connaissances, de culture et d’acceptation mutuelle'. Vous plaisantez sans doute. L’islam s’est imposépartout par la force, par les razzias, par le sang, par les conversions forcées, par l’égorgement. L’esclavagisme arabo-musulman sur les blancs chrétiens a perduré durant plus de 1 000 ans. Plus de 1 000 ans Monsieur Valls… !! Vous rendez-vous compte ? Affirmer qu’il y a eu acceptation mutuelle et apport culturel est soit un pur mensonge, soit une grave ignorance de votre part.

C’est pourquoi affirmer que  l’Islam a toute sa place en France  relève de l’inconscience. Non Monsieur, l’Islam n’a certainement pas sa place en France puisqu’il est contraire à la laïcitéet à la démocratie. Hassan II n’a-t-il pas avoué que 'Un musulman ne peut pas être laïque' † ?

De même, Amil Imani, essayiste d’origine iranienne en dit ceci : 'La démocratie, c’est le pouvoir du peuple, par le peuple, pour le peuple, tandis que l’islam, c’est le rêgne d’Allah, par Allah et ses émissaires, pour le plaisir d’Allah.. […] L’islam est une forme d’esclavage totalitaire globale. C’est l’inverse de la liberté. Son nom lui-même, islam, signifie soumission ou reddition. Fidèle à son nom, l’islam s’évertue à réduire le corps de l’humanitéen esclavage et à„ asservir son esprit, rien de moins. Cette reddition non négociable à l’islam exige que les individus et la société renoncent à„la plupart des libertés fondamentales auxquelles ils sont profondément attachés. […] La pratique de l’islam revient à perpétuer l’esclavage et à le pratiquer. L’esclavage asservit le corps, tandis que l’islam emprisonne l’esprit. Ces idées et ces pratiques sont odieuses et préjudiciables à la réalisation de nos plus hautes aspirations en tant qu’êtres humains. (Note : on aura compris que l'essayiste parle de son expérience et qu'il condamne sans appel les pratiques islamiques.)

Par conséquent, comment prétendre avoir avec ce dogme mortifère une quelconque culture commune ? Quelle méconnaissance inexcusable ! Que faites-vous des Mohammed Merah, des assassins de Ghofrane, de Sohane, des deux policières, des violeurs de la place Tahrir, des lapideurs, des polygames, des exciseuses, des vieillards qui épousent les petites filles, des femmes qu’on oblige àse cacher sous leur voile noir pour montrer leur infériorité, des meurtriers de crimes d’honneur ? Ce même honneur en ce vendredi de prières auquel vous faites allusion pour justifier votre présence Cergy. Oseriez-vous prétendre que cette multitude d’actes abominables et quotidiens n’ont rien à voir avec l’Islam ?

Quand on pense qu’en 35 ans le nombre de mosquées a augmenté de 1 500%… car on en  dénombrait 150 en 1976, 900 en 1985 et 1 555 en 2001. Et en août 2011 les mosquées étaient au nombre de… 2368. Une telle expansion d’un dogme sectaire si inamical, homophobe, antisémite, antidémocratique et sexiste est proprement effrayante.

Pour complaire à„votre public vous évoquez une islamophobie condamnable ainsi que la nécessaire protection des lieux de culte musulmans et juifs. Naturellement vous omettez de mentionner les lieux chrétiens, comme si ces profanations-là n’avaient pas lieu d’être relevées.

Alors sachez que les profanations des lieux chrétiens – tombes et ƒéglises – ont lieu… TOUS LES DEUX JOURS !!! Contre seulement 4 €à 5 par an pour les deux autres ! Que dites-vous de cela

Monsieur Valls ? Ainsi vous avez raison, tous les deux jours des individus portent une attaque délibérée contre la République et ses valeurs, vous ne croyez donc pas si bien dire. Vous faites juste une légère erreur d’appréciation quant aux profanateurs dont vous semblez sous-entendre qu’ils seraient peut-être chrétiens, bouddhistes ou athées puisque non musulmans ou non juifs.

Mauvaise pioche. Il s’agit majoritairement d’individus appliquant à la lettre les beaux commandements islamiques.Ce ne sont donc pas les vilaines phrases islamophobes qui visent les musulmans mais au contraire certains musulmans qui visent physiquement les mécréants dont certains ont payé de leur vie.

Votre discours tente de rappeler les devoirs de l’islam et la neutralitéde l’état vis-à-vis de la religion et de la laïcitéqui préserverait l’école mais qu’en est-il dans les faits quand les accommodements déraisonnables sont de plus en plus fréquents ? Et concernant l’obligation des agents publics de taire leurs croyances dans l’exercice de leur fonction, comment expliquez-vous que l’on tolère des salles de prières dans les facultés ? Des tapis de prières sur le lieu de travail y compris dans l’administration publique ? Que de plus en plus de chauffeurs de bus portent de d’étranges barbes salafistes ? Que le halal et le sans porc se soient imposés dans les écoles de la République ? Que des bureaux de poste affichent des panneaux d’information en arabe ? Que des lieux publics renoncent à la mixitépour accorder des horaires spéciaux aux femmes ? Et quels devoirs ont VOS imams quand leur dieu leur ont donné le droit de vie et de mort sur quiconque ne se soumet pas au dogme islamiste ?

… Les incroyants, qu’ils aient le livre ou qu’ils ajoutent des dieux, iront dans le feu de la géhenne et y seront pour toujours. Ce sont les pires des humains † (98:6). Une religion d’amour, de paix, de tolérance… ou comme vous le dites de tolérance, d’altérité et de solidarité. Permettez-moi un grand éclat de rire !!!

Je ris d’autant plus volontiers, Monsieur Valls, que j’étais assise en face de vous dans le préau de l’école oùs’était tenu il y a deux ans le fameux débat sur la burqa organisé par Ni Putes Ni Soumises oùvous étiez assis à côté de M. Brard. Nous savons tous les deux ce qui s’est passéce soir-là, les propos haineux et violents de ceux qui nous entouraient debout alors que nous étions assis pour mieux nous intimider, les insultes, les prêches, les menaces, la mauvaise foi, le refus de laisser parler Sihem Habchi, les coups et les bancs enfin qui ont volé, mettant fin à cette calamiteuse et édifiante soirée avec la nécessaire intervention de la police. Alors prétendre que vous croyez sincèrement aux bienfaits de l’islam et à„la bonhommie de ses fidèles… de grâce, pas moi

Monsieur Valls !

Je suis d’autant plus peinée et déçue par votre attitude depuis un certain temps qu’elle s’éloigne de l’homme respectueux de nos valeurs que vous sembliez être.Vous dites ensuite craindre l’insécurité des fidèles durant le mois du ramadan, redoutant sans doute des agressions islamophobes, pour ne pas dire racistes puisque c’est l’expression à la mode, et promettez de veiller à leur sécurité. Dois-je vous rappeler que ce sont généralement les musulmans qui ont coutume d’agresser les infidèles durant cette période et non le contraire ? C’est bien pour cela que dans certains pays musulmans comme l’Algérie ou le Maroc, les jeûneurs sont invités à  réfréner leur agressivité. Donc si vous devez prendre des mesures sécuritaires je vous suggèrerais de veiller plutôt à ce que les enfants musulmans ne tabassent pas leurs petits camarades mécréants au centre de loisirs, à ce que les animateurs de ces centres veillent à„se nourrir afin d’assurer en toute sécuritéà la prise en charge des enfants, de même pour les chauffeurs de bus cités plus haut avec lesquels il conviendrait d’éviter les risques d’accidents. J’en profite pour faire allusion à„ceux qui sous prétexte de jeûner en profitent pour travailler moins, obligeant leurs collègues non musulmans àtravailler  à leur place pour compenser, sans pour autant que leurs rétributions respectives n’en soient modifiées. Mais je présume que ceci ne vous concerne pas…

Pour ma part, en tant qu’agnostique mais ayant néanmoins droit à autant d’attention de votre part que les croyants (même si selon vous je serais moins élevée spirituellement…), j’apprécierais que vous veilliez autant sur ma sécurité que sur celle de vos nouveaux amis islamistes. Car moi aussi je suis française, républicaine et j’ai des droits.

Et pendant que j’y suis, je me permets une parenthèse pour vous faire savoir que mon supermarché est actuellement en plein ramadan et que par conséquent, en tant que non musulmane me nourrir commence à devenir sérieusement problématique. Donc si le gouvernement pouvait plancher sur l’ouverture de magasins spéciaux pour que les mécréants puissent continuer à s’alimenter sans avoir à payer un impôt à„VOTRE imam, vous seriez bien aimable.

Je terminerai par votre phrase la plus grave et la plus dangereuse pour notre démocratie, pour la liberté d’expression et pour le droit acquis de haute lutte de critiquer les religions, quelles qu’elles soient : Toute attaque contre une religion, contre un de ses fidèles ou un de ses lieux de culte est une attaque délibérée contre la République et ses valeurs. Vous venez par cette phrase malheureuse d’instaurer ni plus ni moins que le délit de blasphème, sapant encore un peu plus nos valeurs démocratiques et républicaines. Vous venez également d’avouer que la religion s’inscrirait dorénavant dans la République, contredisant votre remarque sur l’importance de préserver la laïcité tout en réduisant à  néant tout un pan de l’Histoire de France.

La France fut jadis la fille aînée de l’Eglise, grâce à vous et aux autres dhimmis dans votre genre elle est désormais devenue la putain de l’islam. Comme remerciement à un pays sans lequel vous ne seriez jamais devenu Ministre, on aurait pu espérer mieux. La France, Monsieur Valls, aurait  mérité un peu plus de gratitude de votre part.

J’espère que vous prendrez acte de mes remarques et y répondrez de la manière qui convient.
Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, mes républicaines salutations.

Caroline Alamachère"
 
(Fin de la lettre). Je répondrai dans un autre billet aux remarques de Caroline ALAMACHERE.

mercredi 20 avril 2011

Le mot chien n'a jamais mordu personne

-

J'ai craqué. Infidèle à la décision que j'avais prise de ne plus lire le journal gratuit Metro, je le consulte toutes les fois que j'en ai la possibilité. C'était le cas hier. J'étais attiré par le titre de la page de couverture Immigration : à quoi joue la France ? et aux brefs commentaires qui l'accompagnaient. Il y en avait trois (a) Le gouvernement a justifié le blocage des réfugiés tunisiens en provenance d'Italie. (b) Il entend ainsi réduire l'immigration régulière du travail ; (c) Un changement de politique qui laisse perplexe.

En page intérieure, un article d'Alexandra BOGAERT reprenait et commentait les réactions des uns et des autres. L'une d'elle a retenu mon attention, celle de madame Laurence PARISOT, Présidente du MEDEF, qui, en une opinion partagée par la CFDT et FO, déclare : "Est-ce qu'il y a un sujet sur 20.000 personnes ?" et rappelle que l'immigration légale représente seulement 22.000 personnes contre 500.000 postes qui ne trouvent pas preneur chaque année.

Je croirai à la bonne fois de madame PARISOT le jour où, en accord avec les entreprises qui adhèrent au MEDEF elle fera parvenir au Pôle Emploi, tous les mois, une liste descriptive des emplois offerts aux immigrés du travail. Tout le reste relève de généralités dépourvues de portée pratique. Voeux pieux. Remarque de Ponce Pilate.

Je croirai aux protestations de l'opposition le jour où elle exposera en détail un plan précis pour loger, donner du travail, apprendre le français, et accueillir les familles des immigrés. Ce plan doit inclure des propositions rejetant la formation de ghettos ethniques - c'est-à-dire la dispersion des familles étrangères dans l'habitat existant - la création de classes à faible effectif pour les enfants d'origine étrangère, avec des professeurs dits de "FLA" (Français langue étrangère), la création d'emplois pour donner du travail aux étrangers accueillis, une estimation du coût de ces dépenses, une imputation budgétaire, une évaluation de l'augmentation des impôts et des cotisations sociales nécessaires pour mener à bien cette politique. Tout le reste est de la littérature. Laisser rentrer sur notre sol des immigrés sans leur donner les moyens de vivre décemment est une imposture qui conduit souvent ces derniers aux expédients, au travail clandestin payé avec un lance-pierre par des exploiteurs sans scrupules, à la délinquance, à la détresse, à la misère, à la révolte.

Car le mot chien n'a jamais mordu personne. Une fois lancées en l'air de belles phrases généreuses, il faut en assumer les conséquences. Je conçois parfaitement que le peuple français choisissent d'accueillir tous les immigrés qui se présentent et si c'était un choix démocratique, je m'y plierai sans aucun état d'âme. Ce que je trouve scandaleux c'est l'irresponsabilité de nombre de beaux esprits pour qui la générosité s'exerce avec l'argent des autres, et sous leur houlette très intéressée.

Je dénonce identiquement l'imposture qui consiste à dire : "Renvoyons-les tous chez eux". Une fois que l'on a dit cela, il faut préciser comment on va s'y prendre. Où renvoyer des gens qui n'ont pas de papiers et refusent de dire d'où ils viennent ? Avec quel argent ? Vers quel pays ?

Le mot chien, je le répète, n'a jamais mordu personne. Les belles idées n'ont jamais fait le réel, lequel, je le redis encore, est ce qui nous résiste.


Quelques chiffres enfin : selon Metro, il y a en France 19 % d'immigrés ou d'enfants d'immigrés, soit 11,5 millions de personnes. Ça fait beaucoup de monde à expulser ! En 2010, il y a eu une augmentation de 10,6 % de l'immigration légale en France par rapport à 2009, soit 188.780 arrivants. Il y a 24 % d'étrangers non européens (curieuse manière de désigner ceux qui viennent d'Afrique du Nord ou d'Afrique noire, d'Asie, du Proche ou du Moyen Orient, et divers pays d'Asie centrale), qui sont demandeurs d'emploi et ont besoin d'être secourus.

On peut aussi s'interroger sur cet afflux d'immigrés clandestins venus de Tunisie, pays où est censé régner désormais une lumineuse démocratie.

Il me semble que l'afflux d'immigrés musulmans pourrait être une chance si nous acceptions l'idée comme l'a dit Marthe ROBIN sur la fin de sa vie, ou deux moines coptes envoyés en Algérie, ou encore un pasteur anglican néo-zélandais (cf. le livre du père Pierre-Marie SOUBEYRAND), et tous au même moment, que le temps était venu d'annoncer aux musulmans le Message du Salut en Christ. La paralysie du monde politique, son aveuglement sur le réel problème que soulève la présence d'une communauté musulmane importante sur notre sol, vient de son apostasie pratique. Là est toute la question.

lundi 13 décembre 2010

Serions-nous aveugles ?

-
Scène édifiante vue dans les pages régionales de France 3, avant-hier soir. Nous sommes à CLERMONT-FERRAND. Le journaliste nous explique gravement que le Gouvernement algérien a mis gracieusement à la disposition d'une association culturelle, sans doute algérienne (mais ce point ne me semble pas avoir été précisé) les locaux désaffectés de son consulat, pour qu'elle puisse dispenser des cours d'arabes aux jeunes français (d'origine algérienne, arabe ou musulmane ? Le point n'a pas été davantage précisé). Les cours sont dispensés à une cinquantaine de garçonnets par une femme portant le foulard, qualifié d'islamique.
-
Ainsi, ce que le Gouvernement algérien sait faire pour des enfants qui ne sont pas algériens, mais seulement d'origine algérienne (ou peut-être musulmane), leur apprendre la langue de leurs aïeux, nous ne sommes pas capables de le faire pour eux dans la langue de leur pays d'adoption ou d'accueil. Cette initiative a pour résultat d'augmenter la présence et la visibilité d'une communauté arabophone en France auprès d'enfants qui souvent maîtrisent mal le français, de ce fait sont en échec scolaire, en ressentent de la frustration, ce qui accroît leur sentiment d'appartenance à une communauté irréductiblement différente mais plus accueillante.
-
Vous allez me rétorquer que l'Alliance française, les Instituts Goethe, les Instituts Confucius apprennent, qui la langue française, qui l'allemand, qui le chinois. Mais il y a une grande différence. C'est que ces instituts dispensent des cours à des élèves ou des auditeurs qui ne sont pas (ou pas tous) d'origine française, allemande ou chinoise et ne se réclament pas d'une religion particulière, et qu'ils se proposent simplement de diffuser leur culture respective. C'est une nuance de taille, me semble-t-il.
-
De droite à gauche, on dénonce avec violence les propos de Marine LE PEN sur l'espèce d'occupation que représente la prière de fidèles musulmans dans la rue. On doit dénoncer en effet ces propos. Mais la dénonciation devrait se réclamer d'un peu plus de cohérence. Les chrétiens doivent demander une autorisation préfectorale pour organiser une procession dans la rue. Elle leur est rarement refusée, mais il faut la solliciter, ceci par respect de la neutralité religieuse propre à l'espace public. Bien entendu, dans les deux cas, ces manifestations sont pacifiques. Mais si dans un cas, il n'y a pas mouvement (prière dans la rue) et dans l'autre il y en a (procession), on ne voit guère de différences de fond. Dans les deux situations, c'est le manque d'espace dans les lieux de culte qui oblige à en sortir.
-
On a raison de dénoncer les propos de Marine LE PEN, je le répète. Mais il faut être cohérent. Nous n'avons pas entendu le son de voix de l'opposition quand madame Viviane REDING a comparé l'expulsion des Rroms - illégalement installés en des lieux publics ou privés - à celle de la déportation de nos compatriotes de confession juive pendant la guerre. Propos offensants, issus d'un cerveau dont le volume est proche de celui du cerveau d'une linotte. Il faut quand même rappeler que chaque expulsé a reçu quelque 300 euros à titre de bourse destinée à favoriser sa réinsertion en Bulgarie ou surtout en Roumanie, et que nous ne devons pas nourrir trop d'illusions à l'encontre des membres de cette communauté : ils reviendront. Je crois bien qu'aucun déporté passé dans les chambres à gaz n'est revenu de son supplice.
-
La vérité, l'humaine vérité, c'est que tout croyant a le droit de vivre sa foi partout où il réside, en Europe, mais aussi en Algérie (où les chrétiens sont persécutés), en Irak (où l'on tue et massacre prêtres et fidèles chrétiens), en Arabie saoudite (où il est interdit de dire une messe, fût-ce dans un appartement privé), et que tout responsable politique doit faire appliquer la loi quand elle n'offense pas les droits de la conscience. Occuper sans titre un terrain n'est pas légal, point. Demeurer sans titre de séjour n'est pas légal. Si les Français n'approuvent pas ces lois, qu'ils le disent et votent pour les hommes politiques affichant clairement leur désir de les abolir. Tout le reste est de la littérature, ou du sentimentalisme mystico-gélatineux dépourvu de tout effet pratique.
-

mercredi 17 novembre 2010

Chrétiens de Bagdad et d'Orient

-
Vous pouvez envoyer une contribution pour aider les chrétiens d'Orient et de Terre Sainte à : (a) l'Association des Oeuvres du Saint Sépulcre, 112 ter avenue de Suffren, 75015 ; (b) l'Oeuvre d'Orient : contact@oeuvre-orient.fr (don en ligne possible) ; (c) Aide à l'Église en détresse (site internet).
-
Une de mes proches m'a envoyé copie d'une lettre écrite par deux petites soeurs de BAGDAD. Elles relatent la manière dont l'attaque, menée par des jeunes de 14-15 ans, agissant à visage découvert, a été conduite dans la cathédrale de BAGDAD, comment avec des grenades jetées dans les système d'aération de la sacristie, où s'étaient nombre de fidèles, femmes et enfants, ils ont 'réussi' à les asphyxier, avant, pour certain d'entre eux, de se faire exploser. Tout cela est abominable. Mais nous parlons, scandalisés, de la chose affreuse qu'est la présence, certes offensante, d'une peau de saucisson dans une mosquée en France, sans même avoir un mot de compassion, un regard horrifié devant ces crimes qui endeuillent nos frères. Nous n'avons pas beaucoup entendu les associations de musulmans français protester contre ces abominations (il y en a eu, peu, mais il y en a eu ; il serait injuste de ne pas le mentionner).
-
J'ai l'intime conviction que les épreuves qui touchent les chrétiens d'Orient sont des avertissements, et des appels à notre propre conversion. On pourrait à cet égard demander à monsieur de VILLEPIN qui a produit, avant ces événements, une opinion flatteuse et encourageante sur l'islam, ce qu'il pense de ces événements. Je ne résiste pas au désir que j'ai de vous faire connaître la déclaration que notre ancien premier ministre a faite en 2003 devant les sénateurs :
-
"Le monde de l'islam et celui de l'Occident s'entremêlent. Les cinq millions de musulmans de France nous le montrent. La dimension islamique fait partie intégrante de l'Europe. Les musulmans européens, authentiques brasseurs de culture, représentent une chance que nos sociétés doivent saisir pour se projeter dans l'avenir. Oui, l'islam a toute sa place en Europe, d'ores et déjà et davantage dans l'avenir."
-
Nous voilà prévenus. Personnellement, je pense que le Christ représente une voie de salut et de libération pour ces hommes et ces femmes, religieux sincères pour la plupart, et qui découvrent, quand on le leur propose, la libération que représente une justification et un salut gratuitement donné à tous ceux qui confessent que Jésus est le Fils de Dieu. Pour des raisons très compréhensibles, je ne donnerai aucun exemple de ces musulmans convertis au christianisme, et qui revivent ! Mais j'en connais quatre ou cinq dont les témoignages m'ont ouvert les yeux et le coeur. Évangéliser me paraît plus utile que de considérer comme acquis et bénéfique l'installation et le développement d'une religion de plus en plus contrôlée de l'extérieur et qui pourrait devenir un véritable corps étranger dans notre propre patrie. Mais je me demande si le pétrole a une odeur.
-

samedi 29 août 2009

Islam

L'Islam est devenu la deuxième religion de France. C'est un fait. Les uns le déplorent et le redoutent, d'autres y sont indifférents, des troisièmes enfin s'en félicitent voire l'encouragent.
Je ne reviendrai pas sur le débat du financement des mosquées par les collectivités territoriales. Je partage l'avis de Fourmi sur leur légalité, pas forcément sur leur opportunité.
Que disent ceux qui redoutent l'importance de l'Islam en France ? Certains arguments sont certainement tissés d'intolérance, de xénophobie ou de racisme. D'autres sont plus sérieux. Nous avons, en tant que Français, le droit imprescriptible à garder la culture, les traditions et les valeurs qui ont construit notre patrie. Les revendications identitaires musulmanes (piscines réservées aux femmes, par exemple) ne sont pas acceptables, et il faut donc s'y opposer absolument. Par ailleurs, c'est un trait culturel important, les peuples islamisés ont un rapport au temps qui n'est pas le nôtre, et leur imaginaire est habité de nombreux souvenirs historiques, que ce soit l'occupation de l'Espagne, la défaite des Arabes à POITIERS, les croisades, etc. Certains de leurs imams n'ont pas renoncé à ce qu'ils considèrent être comme un droit, celui de récupérer les pays dont ils ont été chassés. Ce sentiment très fort peu pousser des musulmans, même tolérants, à certains excès verbaux ou comportementaux. Ceci étant, et j'en ai été le témoin à d'assez nombreuses reprises, la présence de musulmans en France est une chance pour l'évangélisation. Et plutôt que d'offrir systématiquement (je dis bien systématiquement, et non pas épisodiquement) l'hospitalité d'une église ou d'un temple au culte musulman, nos églises chrétiennes feraient mieux d'envoyer des missionnaires dans ces milieux. Je connais personnellement trois convertis d'origine musulmane. Ils n'ont rien renoncé de leur origine maghrébine ou proche-orientale, mais ils sont admirables de foi et de charité. Il n'y a pas d'obstacles à cette évangélisation, autre que notre timidité, notre peu de courage (assimilé à la tolérance) et notre peu de foi, à quoi s'ajoute une sainteté de vie toute relative.
Que disent ceux qui ne s'intéressent pas à la question ? La religion est une affaire privée. Tant qu'ils restent dans leurs mosquées, ils ne sont pas gênants. L'argument est un peu court ; quant on sait par ailleurs que 13 % des naissances se font dans des couples mixtes, dont l'un des conjoints est souvent musulman, on peut raisonnablement penser qu'un jour - et peut-être pas si lointain que cela, la religion musulmane pourrait devenir aussi importante que la religion chrétienne. Il en était ainsi au premiers temps de l'Islam dans les pays proche-orientaux christianisés... On a vu aussi à quoi l'intolérance religieuse musulmane peut conduire : expulsion des grecs orthodoxes de la TURQUIE du Sud-Ouest, massacres de arméniens, et plus récement, les assassinats de prêtres catholiques par des fanatiques turcs. Il faut donc, me semble-t-il, être ouvert et fraternel, mais circonspect devant certains prêches et certaines initiatives (création d'associations notamment).
Quant à ceux qui se réjouissent du fait, ils appartiennent à différentes familles de pensée. Les uns se réclament citoyens du monde ; ils oublient un peu vite que leurs concitoyens ne partagent pas forcément leur point de vue, ces citoyens qui désirent légitimement garder à leur patrie les valeurs qu'ils ont reçues de leurs pères. D'autres se réjouissent, et ils se recrutent essentiellement dans les milieux musulmans intégristes. C'est dans leur esprit la revanche divine sur les infidèles que de voir les pays occidentaux peu à peu "envahis" par les adeptes de la vraie foi.
En aucun cas, selon moi, nous ne pouvons considérer avec indifférence la présence massive de l'Islam dans notre pays. Il doit être traité comme le sont toutes les autres confessions, ni plus, ni moins. Et tout croyant qui pratique un islam sincère et juste mérite le respect, mais un respect sans complaisance ni concessions.

lundi 16 juin 2008

Sommes-nous aveugles ?

Un ami de Strasbourg me transmet le texte que voici. Il ne m'étonne guère. Mais il devrait nous ouvrir les yeux sur les faiblesses de la Déclarations des Droits de l'Homme qui a passé sous silence ses devoirs. Ci-dessous un exemple de la manière dont des fanatiques exploitent ces faiblesses :
Voici ce que vient de déclarer Mohamed Sabaoui, jeune sociologue de l'université catholique de Lille, d'origine algérienne, naturalisé français ; ceci est plus que prometteur...:
« Notre invasion pacifique au niveau européen n'est pas encore parvenue à son terme. Nous entendons agir dans tous les pays simultanément. Comme vous nous faites de plus en plus de place, il serait stupide de notre part de ne pas en profiter. Nous serons votre Cheval de Troie. Les Droits de l'homme dont vous vous réclamez, vous en êtes devenus les otages. Ainsi, par exemple, si vous deviez vous adresser à moi en Algérie, ou en Arabie Saoudite, comme je vous parle maintenant, vous seriez, dans le meilleur des cas, arrêtés sur-le-champ. Vous autres Français n'êtes pas en mesure d'imposer le respect à nos jeunes. Pourquoi respecteraient-ils un pays qui capitule devant eux ? On ne respecte que ce qu'on craint. Lorsque nous aurons le pouvoir, vous ne verrez plus un seul allogène mettre le feu à une voiture ou braquer un magasin... Les Arabes savent que la punition inexorable que mérite chez nous le voleur,c'est l'amputation d'une main ».
Et, toujours du même Mohamed Sabaoui lors d'une interview récente : " Les lois de votre République ne sont pas conformes à celles du Coran et ne doivent pas être imposées aux musulmans, qui ne peuvent être gouvernés que par la Charia. Nous allons donc œuvrer pour prendre ce pouvoir qui nous est dû. Nous allons commencer par Roubaix, qui est actuellement une ville musulmane à plus de 60 %. Lors des futures élections municipales, nous mobiliserons nos effectifs, et le prochain maire sera musulman. Après négociation avec l'État et la Région, nous déclarerons Roubaix enclave musulmane indépendante et nous imposerons la Charia (loi de Dieu) à l'ensemble des habitants."

"La minorité chrétienne aura le statut de Dhimmis. Ce sera une catégorie à part qui pourra racheter ses libertés et droits par un impôt spécial. En outre, nous ferons ce qu'il faut pour les amener par la persuasion dans notre giron. Des dizaines de milliers de Français ont déjà embrassé l'Islam de plein gré, pourquoi pas les chrétiens de Roubaix ? Actuellement à l'université de Lille, nous mettons sur pied des brigades de la foi, chargées de "convertir" les Roubaisiens récalcitrants, chrétiens, ou juifs,pour les faire rentrer dans notre religion, car c'est Dieu qui le veut ! Si nous sommes les plus forts, c'est que Dieu l'a voulu. Nous n'avons pas les contraintes de l'obligation chrétienne de porter assistance à l'orphelin, aux faibles et handicapés. Nous pouvons et devons, au contraire, les écraser s'ils constituent un obstacle, surtout si ce sont des infidèles."
Il ne s'agit pas de rodomontades. Il s'agit au contraire d'une pensée très structurée. J'aimerais que Nassim, l'un de mes contradicteurs récents (je refusais que l'on donne aux étrangers non communautaires le droit de vote aux élections locales) me donne son point de vue. J'ignorais l'existence de monsieur SABAOUI. Elle ne fait que renforcer, en bloc, mon opposition absolue aux imbécilités des bobos parisiens manoeuvrés par la gôôôche. Heureusement, très heureusement, le Saint Esprit est à l'oeuvre, et en Algérie même, dont monsieur SABAOUI est originaire, des centaines de ses anciens compatriotes rencontrent Jésus et le suivent. Semences de martyrs, sans aucun doute ; semence d'une Église qui renaît en des lieux où des fanatiques du genre de monsieur SABAOUI pensaient l'avoir fait disparaître.
Et nous, qui ne cessons d'apostasier, faudra-t-il en arriver aux situations envisagées par monsieur SABAOUI pour que nous ouvrions les yeux ? Évangélisons plutôt que de construire des mosquées. Et demandons au Recteur de l'Université Catholique de Lille de révoquer ce fou, dont on se demande comment il a pu être recruté comme enseignant et/ou comme chercheur. Mais il doit savoir, monsieur SABAOUI, que nous ne laisserons pas faire. Le Dieu d'amour est plus fort que son idole, car le dieu de monsieur SABAOUI n 'est pas le Dieu d'Abraham, c'en est une caricature. Mais ce Dieu d'amour n'a jamais exigé que nous devions accepter l'injustice et la violence. Il a même dit le contraire.
Sommes-nous aveugles pour accepter de tels propos ? Qu'en pense monsieur DELANOE si fier de la votation citoyenne de 35.000 parisiens sur le vote des étrangers ? Et madame ROYAL ? Et monsieur FILLON ? Et le Président de la République ? Monsieur SABAOUI devrait être déchu de sa nationalité française dont il n'est pas digne. Il devrait être renvoyé dans cette Algérie qu'il n'aurait jamais dû quitter. Qu'il se rassure, on ne lui couperait pas la main avant de le mettre dans l'avion.