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lundi 27 mai 2019

Dimanche 26 mai 2019. Note brève sur la suite ! Ou la grande peur des bien-pensants ?


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Avec plus de 24 heures de retard, voici le billet de dimanche 26 mai.
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"La stratégie du monde d’en haut est toujours la même. Quand un phénomène populiste se produit, il est présenté comme accidentel et minoritaire. Les brexiters ? « Des vieux retraités xénophobes du Yorkshire » sauf que c’est la majorité du peuple britanniques qui a voté pour le Brexit. On a utilisé exactement les mêmes procédés rhétoriques pour les « gilets jaunes » : « fumeurs de clopes qui rouent en diesel », « poujadistes », « pesté brune » et enfin « nouveaux barbares attaquant les hôpitaux. »
"Depuis les années 80, une certaine bourgeoisie morcelle et « minoritarise » les classes moyennes et populaires (comme hier la bourgeoisie traditionnelle mettait en avant les pauvres pour mieux minorer le prolétariat). Mais l’addition des minorités ne fait pas une majorité. C’est ce qui explique la défaite de CLINTON face à TRUMP même si ce dernier n’a gagné qu’avec une majorité relative. (Une majorité relative sera toujours plus puissante que Ce n’est pas un hasard non plus si MACRON s’effondre en six mois dans les sondages tandis que TRUMP se maintient. La victoire de MACRON est une construction intellectuelle « terranovesque » qui repose sur du sable tandis que TRUMP bénéficie d’une base solide. Je pense que paradoxalement, nous sommes en train de sortir de la société liquide."
[…].
"MACRON me semble peu crédible car il a des représentations et un logiciel hérités des années 80. L’idée que la société est un patchwork de communautés, que le libéralisme va faire ruisseler de la richesse sur tout le monde. Lors du grand débat, il est apparu comme un Bernard TAPIE qui aurait fait l’ENA. Nous sommes pourtant en train de sortir des années 80. Maintenant, il va falloir penser un modèle alternatif qui passera notamment par le développement de la gouvernance locale.
"À long terme, c’est le seul moyen de sortir de la crise des « gilets jaunes ». Cela ne sera pas simple. Cela fait quarante ans qu’on massacre les classes populaires, ce n’est pas en quatre mois qu’on va trouver les réponses. D’autant que nous avons une classe politique qui a été conçue pour représenter une classe moyenne intégrée. C’est long de réécrire des programmes politiques en répondant à une demande nouvelle qui est la demande sociale, territoriale et culturelle d’un monde d’en bas qui n’est plus représenté. Les partis ont tendance à représenter quelque chose qui n’existe plus. D’où la fin du Parti socialiste et la difficulté pour la droite de dépasser les 15 %. Il faut commencer par accepter un diagnostic simple. Il existe un peuple en Grande-Bretagne, il existe un peuple aux États-Unis et, même, il existe un peuple en France."
In
Christophe GUILLUY.
La classe moyenne occidentale ne veut pas et ne va pas mourir.
Le Figaro, rubrique Débats. Livraison du 20 mai 2019, page 20.
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COMMENTAIRES.
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Normalement ce billet aurait dû paraître hier soir, avant les résultats des élections européennes. Depuis lors, nous savons que monsieur MACRON ne changera rien à sa politique, bien que son pari de l’emporter ait été perdu. Nous savons aussi qu’avec l’aide des médias aux mains des oligarques, il a de fortes chances d’être opposé à madame LE PEN lors des prochaines élections présidentielles, et de l’emporter par défaut, accentuant ainsi un clivage terrible et gros de violences entre ceux d’en-haut (de moins en moins nombreux) aidés par de serviles sous-fifres médiatiques et ceux que les susdits qualifient de France d’en-bas.
Chers Gilets jaunes, croyez-moi. Plus de grosses manifestations dont Poncefrelu-Pilatoquet se moquent copieusement. Allez tous le week-ends sur les ronds-points, et manifestez, ouvriers précarisés par la mondialisation et la cupidité des actionnaires, artisans qui ployez sous le poids des taxes, des contrôles, du RSI, commerçants qui au prix de 50 h de travail par semaine arrivez  peine à faire vivre votre famille, professions libérales massacrées par les mesures prises d’en haut pour vous étrangler, manifestez calmement et dignement que vous ne voulez plus être dupes de cette mascarade si bien organisée par quelques grossiums qui vous méprisent. Mais ils ont quand même peur et ils font partie des bien-pensants si bien décrits par BERNANOS, et avant lui par Léon BLOY.

mardi 5 mars 2019

Mardi 05 mars 2019. Mes chroniques en jaune ! Quelques conseils.


Jamais on ne vit les gens d'en haut agir avec un tel cynisme et un tel mépris pour les gens d'en bas, les fameux Gilets jaunes, auxquels, bien superficiellement, les assimilent la presse, les hommes politiques en place,et quelques beaux esprits  qui craignent pour leur arrière-train.
Chers Gilets jaunes, on vous calomnie, on généralise et l'on dit que vous êtes violents, antisémites, racistes ou que sais-je encore ? On ignore que les violences sont le fait des antifas, des black blocks (ou blocs) et sans doute de quelques têtes brûlées, exacerbées par le mépris des CASTANER, ou des MACRON.
En manifestant tous les samedis, vous faites le jeu de ce pouvoir. Je vous suggère donc de procéder autrement.
En premier lieu, il vous faut désigner, région par région, ou département par département, un porte-parole, qui vous représentera, et lui donner mandat pour défendre une ou deux idées forces, dont, sans doute, le fameux RIC, et une décentralisation renforcée. Ce porte-parole peut changer régulièrement.
En deuxième lieu, il convient de créer une convention nationale dont les membres seraient les porte-parole départementaux, et de faire en sorte que la présidence de cette convention change à chaque réunion, de façon à éviter ce qui tue les partis politiques, la guerre des chefs.
En troisième lieu, je pense qu'il faut arrêter les manifestations dans leurs formes actuelles, et en organiser de manière tournante (une région à la fois), en des lieux symboliques et de manière pacifique (le sit-in est la meilleure solution). Laissez se déchaîner la violence d'Etat contre vous, les grenades lacrymogènes, les canons à eau. Faites venir la presse indépendante pour qu'ils soient les témoins de ces exactions d'Etat, et gardez-vous comme de la peste des partis politiques et des syndicats qui n'ont qu'une idée en tête : vous récupérer.
En quatrième lieu, je suggère que l'on fabrique des pins reproduisant un gilet jaune ; ceux qui soutiennent ce mouvement le porterait ostensiblement (il faut donc qu'il soit bien visible).
Enfin,  en dernier lieu, utilisez les élections européennes pour flanquer une raclée à une République en Marche, faite pour les nantis du système, ou des illuminés du genre Aurélien TACHE qui assimile le serre-tête supposée être la coiffure des petites filles de la bourgeoisie catholique au voile et autres accessoires portés par certaines femmes musulmanes. Monsieur TACHE est un imbécile de la plus belle eau. Bon sang ne saurait mentir. Il fut socialiste et proche de certains ministres dont il fut le conseiller (mesdames PINEL et COSSE)  avant d'être député LREM. Mais dans ce parti, il n'est pas le seul à faire partie de la confrérie.
Chers Gilets jaunes, écoutez la voix de la sagesse et de la résistance ! Continuez à vous opposer à un système inhumain, injuste, et méprisant. Faites-le à la manière d'un GANDHI qui finit par triompher des Britanniques.
Amitié.
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CHRONIQUE EN JAUNE.
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Gilet jaune et BFM TV.


Gilets jaunes et Révolution, vraiment ?


Réflexion sur les Gilets jaunes : une vidéo.


Gilets jaunes et naissance d’une (nouvelle) démocratie ? (Vidéo.)


Un gilet jaune qui a perdu un œil, parle. (Vidéo.) Des gilets jaunes blessés. Un Jupiter qui tonne !




Un vent de fraîcheur.


Gilets jaunes, immigration, antisémitisme :


Et enfin, deux ouvrages essentiels.


dimanche 28 septembre 2008

Gustave, toujours

Je ne me lasse pas de lire et relire Gustave THIBON. Hier, j'ai trouvé dans son ouvrage majeur Diagnostics. Essai de physiologie sociale, ceci, que je vous livre, en pensant à ce que je vous disais hier sur les grands patrons.
Tu n'avais pas le droit de me ressembler, peut dire l'homme d'en bas à l'homme d'en haut. Tu as exaspéré et déchaîné ma bassesse en me révélant la tienne. L'envie qui me dévore aujourd'hui n'est que le cadavre de ma vénération d'hier. Tu as tué en moi le sens vivant de la hiérarchie, la douceur et la noblesse de l'obéissance. [...] Tu as fini par me prouver que tu me ressemblais. Eh bien ! je veux maintenant que nous nous ressemblions tout à fait (cette volonté s'appelle révolution, égalitarisme, communisme).
Comment ne pas être d'accord avec ce constat ? Nos grands patrons, nos hommes politiques devaient mériter notre respect en étant respectables, en offrant à nos yeux et à nos pensées le meilleur d'eux-mêmes. Le spectacle que nous donnent les uns et les autres est attristant. Le dernier en date, celui de madame ROYAL faisant de la politique au Zénith en montant sur les planches accompagnée "d'artistes" en vogue est affligeant, tout comme l'est, du reste, celui d'un Président en train de faire du jogging. Et encore, je comprends mieux que l'on ait envie de faire du sport, que de palabrer sur une scène. Mais on peut le faire dans la discrétion, et en absence de photographes. C'est la rançon d'une certaine candeur plus que le fruit du calcul. Un prince doit s'entourer de mystère, et non de pom-pom girls. C'est en tout cas mon avis.