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mardi 6 septembre 2022

BILLET DU 06 SEPTEMBRE 2022. FRANCE BOBO, FRANCE DU VIDE.

 Décidément, les classes dirigeantes boboïsées ne comprennent rien. Voici une petit extrait que je vous livre avec délice. Il est tiré du libre de Christophe GUILLUY. Le crépuscule de la France d'en haut. Flammarion, Paris, 2016.


"Le modèle mondialisé a édifié ses citadelles. Protégées par le mur de l'argent et l'entre-soi, les classes supérieures peuvent profiter pleinement des bienfaits de la mondialisation. Et ce d'autant plus que, à l'écart de la France périphérique, elles en ont oublié jusqu'à l'existence d'une France populaire et majoritaire. Une existence que le monde politico-médiatique ne risque pas de leur rappeler, tant il est conforme aux représentations des classes supérieures. Cette société de l ' "ouverture au monde" est en réalité un petit monde fermé. Sûres de leurs choix économiques et sociétaux, et de leur supériorité morale, les nouvelles classes urbaines fabriquent l'essentiel des réprésentations et du discours unique. Paradoxalement, c'est au moment où elles deviennent hégémoniques, en occupant l'ensemble de l'espace politique, universitaire ou médiatique, qu'elles perdent leur légitimité auprès des classes populaires, c'est-à-dire de la majorité. Le discours de la classe dominante n'a plus aucune prise sur le réel, il fait apparaître une France privilégiée, mais hors sol, une "France du vide". Produits des métropoles embourgeoisées, les "mouvements sociaux d'en haut" sont une parabole d'un monde fermé et vide."

Comment ferez-vous comprendre à des compatriotes qui ont à peine de quoi se loger, se vêtir et éduquer leurs enfants qu'il était de toute urgence de créer un ambassadeur (avec le traitement et les droits y afférents) aux droits des LGBT. Que représentent en terme de nombre les personnes qui relèvent de ce moment ? 

On croit malin d'aider par des prestations sociales, des aides multiples, des salariés qui ne demandent en réalité qu'une chose : vivre décemment de leur travail. C'est encore une manière de manifester de la condescendance à leur égard.

On croit utile d'épouser les intérêts des Etats-Unis dans la guerre qu'ils mènent contre la Russie. Mais on est incapable d'endiguer chez nous la montée féroce de la violence, souvent issue des populations étrangères, clandestines qui plus est.

On laisse filer l'imam IAQUOUISSEN, mais on poursuit Didier RAULT pour d'obscures raisons, fondées sur des interprétations très libres des règlements. Son seul tort est de s'être opposé aux mandarins, aux médiocres mandarins et politiciens parisiens dans leur gestion de la pandémie.

Ces abus n'auront qu'un temps. Et il ne faut pas s'étonner du succès des Gilets jaunes, méprisés par CASTANER, de la NUPES (ou de ce qu'il en reste) et du RN. Mais ils sont donc incapables, ces responsables de voir le réel ? Leurs pensées est creuse, leur pensée est inexistante. Gare aux retours de flammes.


dimanche 4 août 2019

Lundi 29 juillet 2019. Ils les ignorent faute de pouvoir les déshonorer !


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LA CONSPIRATION DU SILENCE.
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De son vivant, notre très cher Léon BLOY fut vilipendé par des gnomes, des folliculaires, des incapables. Léon BLOY savait ce qu’il en coûte d’être mis sur la touche : voici ce qu’il dit dans

"Le lieu commun du « silence éloquent », par exemple, n’est pas une sottise, et le « silence des passions » est plus à craindre que la pire loquacité. La « conspiration du silence », autre lieu commun, n’a rien de chevaleresque, sans doute, mais elle est indiscutablement efficace pour tuer un homme supérieur qu’il est impossible de déshonorer. C’est le désert de la steppe immense autour du conquérant forcé de mourir d’inanition. C’est la solitude infinie de Dieu lui-même dont nul ne parle et ne veut entendre parler."
In
Léon BLOY.
Histoires désobligeantes. Le temps retrouvé. Édition présentée et annotée par Sandrine FILLIPETTI.
Mercure de France, Paris, 2017.
Préface à l’édition de 1914, page 23 de la présente édition.

Et c’est pourquoi, faute de pouvoir faire taire Éric ZEMMOUR, ils entourent ses interventions d’un silence épais, aussi épais que leur cuir d’imbéciles. Ne parlons pas des philosophes comme Henri HUDE, Bertrand VERGELY, Rémy  BRAGUE, Sylviane AGACINSKI, Michel ONFRAY, Christophe GUILLUY, André MARTIN et tant d’autres penseurs qui ne sont pas dans le vent, car, comme le dit si bien Gustave THIBON, être dans le vent c’est une ambition de feuille morte ; ils se contentent de les ignorer, puisqu’ils ne peuvent les déshonorer…



lundi 27 mai 2019

Dimanche 26 mai 2019. Note brève sur la suite ! Ou la grande peur des bien-pensants ?


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Avec plus de 24 heures de retard, voici le billet de dimanche 26 mai.
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"La stratégie du monde d’en haut est toujours la même. Quand un phénomène populiste se produit, il est présenté comme accidentel et minoritaire. Les brexiters ? « Des vieux retraités xénophobes du Yorkshire » sauf que c’est la majorité du peuple britanniques qui a voté pour le Brexit. On a utilisé exactement les mêmes procédés rhétoriques pour les « gilets jaunes » : « fumeurs de clopes qui rouent en diesel », « poujadistes », « pesté brune » et enfin « nouveaux barbares attaquant les hôpitaux. »
"Depuis les années 80, une certaine bourgeoisie morcelle et « minoritarise » les classes moyennes et populaires (comme hier la bourgeoisie traditionnelle mettait en avant les pauvres pour mieux minorer le prolétariat). Mais l’addition des minorités ne fait pas une majorité. C’est ce qui explique la défaite de CLINTON face à TRUMP même si ce dernier n’a gagné qu’avec une majorité relative. (Une majorité relative sera toujours plus puissante que Ce n’est pas un hasard non plus si MACRON s’effondre en six mois dans les sondages tandis que TRUMP se maintient. La victoire de MACRON est une construction intellectuelle « terranovesque » qui repose sur du sable tandis que TRUMP bénéficie d’une base solide. Je pense que paradoxalement, nous sommes en train de sortir de la société liquide."
[…].
"MACRON me semble peu crédible car il a des représentations et un logiciel hérités des années 80. L’idée que la société est un patchwork de communautés, que le libéralisme va faire ruisseler de la richesse sur tout le monde. Lors du grand débat, il est apparu comme un Bernard TAPIE qui aurait fait l’ENA. Nous sommes pourtant en train de sortir des années 80. Maintenant, il va falloir penser un modèle alternatif qui passera notamment par le développement de la gouvernance locale.
"À long terme, c’est le seul moyen de sortir de la crise des « gilets jaunes ». Cela ne sera pas simple. Cela fait quarante ans qu’on massacre les classes populaires, ce n’est pas en quatre mois qu’on va trouver les réponses. D’autant que nous avons une classe politique qui a été conçue pour représenter une classe moyenne intégrée. C’est long de réécrire des programmes politiques en répondant à une demande nouvelle qui est la demande sociale, territoriale et culturelle d’un monde d’en bas qui n’est plus représenté. Les partis ont tendance à représenter quelque chose qui n’existe plus. D’où la fin du Parti socialiste et la difficulté pour la droite de dépasser les 15 %. Il faut commencer par accepter un diagnostic simple. Il existe un peuple en Grande-Bretagne, il existe un peuple aux États-Unis et, même, il existe un peuple en France."
In
Christophe GUILLUY.
La classe moyenne occidentale ne veut pas et ne va pas mourir.
Le Figaro, rubrique Débats. Livraison du 20 mai 2019, page 20.
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COMMENTAIRES.
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Normalement ce billet aurait dû paraître hier soir, avant les résultats des élections européennes. Depuis lors, nous savons que monsieur MACRON ne changera rien à sa politique, bien que son pari de l’emporter ait été perdu. Nous savons aussi qu’avec l’aide des médias aux mains des oligarques, il a de fortes chances d’être opposé à madame LE PEN lors des prochaines élections présidentielles, et de l’emporter par défaut, accentuant ainsi un clivage terrible et gros de violences entre ceux d’en-haut (de moins en moins nombreux) aidés par de serviles sous-fifres médiatiques et ceux que les susdits qualifient de France d’en-bas.
Chers Gilets jaunes, croyez-moi. Plus de grosses manifestations dont Poncefrelu-Pilatoquet se moquent copieusement. Allez tous le week-ends sur les ronds-points, et manifestez, ouvriers précarisés par la mondialisation et la cupidité des actionnaires, artisans qui ployez sous le poids des taxes, des contrôles, du RSI, commerçants qui au prix de 50 h de travail par semaine arrivez  peine à faire vivre votre famille, professions libérales massacrées par les mesures prises d’en haut pour vous étrangler, manifestez calmement et dignement que vous ne voulez plus être dupes de cette mascarade si bien organisée par quelques grossiums qui vous méprisent. Mais ils ont quand même peur et ils font partie des bien-pensants si bien décrits par BERNANOS, et avant lui par Léon BLOY.

mercredi 27 mars 2019

Mercredi 27 mars 2019. Mes chroniques : un système à bout de souffle !


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CHRONIQUE ÉLECTRIQUE.
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L’électricité va sérieusement augmenter.

Nous devons convenir qu’il faudra très sérieusement limiter nos consommations d’énergie. Le faire par la hausse n’est sans doute pas le meilleur moyen. Car la haute sera plus durement ressentie par les petits revenus. Il faut trouver de nouveaux modes de vie !

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CHRONIQUE DE NOTRE MALHEUREUSE PATRIE.
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Lire cet article ABSOLUMENT.

Oui, ce régime qui méprise les petits sans taxer les grands et est incapable de faire les réformes de fond qui permettraient de nous tirer (un peu) hors du gouffre, est épouvantable. Il est difficile d’en rendre responsable tel ou tel homme. C’est la pression sociale systémique et la manipulation essentielle du peuple par les médias payés par les grandes entreprises (publicité oblige) qui rend notre pays à la fois ingouvernable, et irréformable. Trop de courants contraires se combattent aux pieds de la misérable forteresse du pouvoir, perdue au milieu des flots de paroles et de bonnes intentions.

Une illustration du commentaire précédent.

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CHRONIQUE DE LA PERSÉCUTION DOUCE.
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On marche sur la tête !

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CHRONIQUE EN JAUNE.
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Un très bel article de C. GUILLUY.


Voir cette vidéo qui illustre le billet d’hier sur l’arrogance de ceux qui détiennent le pouvoir.


mardi 30 octobre 2018

Mardi 30 octobre 2018. Mes chroniques. Les "Experts" contre le bon sens !


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MES CHRONIQUES.
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CHRONIQUE DE L’ARROGANCE ET DU MÉPRIS.
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Voilà bien le genre d’hommes qu’il convient d’écarter à tout jamais du pouvoir. Monsieur GRIVEAUX, à l’image de son maître, insulte les Français.
Et non seulement il est arrogant, mais c’est un malotru, un superbe spécimen de ces imbéciles si bien décrits par notre cher BERNANOS. Monsieur GRIVEAUX appartient à la race haïssable des experts qui savent tout mais ne savent que ça. Pour lui, tous les problèmes, quelle que soit leur nature, ont des solutions OBJECTIVES, devant lesquelles les citoyens doivent s’incliner, même contre leur conscience ou leurs sentiments. Monsieur GRIVEAUX oublie un élément très important, celui de la subjectivité sociale et de la préservation du capital social par les communautés humaines. Et c’est ce qui permet aux imbéciles susnommés de taxer de populisme les propositions de quelques hommes et femmes politiques qui, eux, entendent les clameurs du peuple. C’est ce qui leur permet de dézinguer Salvini, Trump, Orban, Bolsonaro, les Tchèques, les Polonais, les Autrichiens, ce qui fait tout de même beaucoup de monde. Ils n’ont strictement rien compris. Bobos ils sont, bobos ils restent. Incidemment, il convient de signaler que le Benjamin a été socialiste avant de devenir marcheur !
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CHRONIQUE DES CHANCES POUR LA FRANCE, POUR L’EUROPE ET POUR LE MONDE.
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Les Bretons ne se laissent pas faire.

Si ces immigrés clandestins sont chrétiens, je comprends la décision de l’évêque de Nantes.

Je doute cependant que ces immigrés syriens l’aient été !

Tout royaume divisé contre lui-même est destiné à périr. Cet agresseur de coreligionnaires ne semble pas avoir compris l'aphorisme christique.

Et toujours SOROS qui à coups de millions veut dézinguer TRUMP, mais à coup de millions joués en bourse n’hésite pas à plonger dans la misère des millions de familles.


Même les Turcs s’y mettent !

Et aussi les Béninois de Quimper !
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CHRONIQUE DES EXPERTS AUTOPROCLAMÉS ET DES GENS DE BON SENS.
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Voilà comment on prétend être objectif : monsieur ZEMOUR n’étant pas historien ne peut se prévaloir d’une quelconque expertise contre un « historien » sélectionné par la rédaction de BFMTV, medium dont l’objectivité est évidente !
Ce qu’Éric ZEMMOUR défend, indépendamment de la rationalité évidente de ses arguments, c’est précisément la subjectivité sociale que ne veulent plus prendre en compte les MACRON, GRIVEAUX, CASTANER, etc. En fait j’ai le sentiment que les « élites » avec ces manipulations grossières, tentent de retarder leur éviction définitive du champ du pouvoir.

GUILLUY et SMITH ont dit la vérité. Des « experts » prétendent qu’ils ne sont pas compétents. Voilà comment on attaque des chercheurs qui osent dire le réel, lequel justement prend en compte la subjectivité sociale. La méthode est bien connue qui consiste à disqualifier le messager pour disqualifier son message !

Comme le dit l’article, des échecs comme ça on en veut beaucoup. (L’art du mensonge élevé à un degré rarement atteint par la presse aux ordres du mondialisme.) Regardez les cartes et concluez vous-mêmes !
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CHRONIQUE DU 11 NOVEMBRE.
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Cameluquet n’a rien compris. Lui aussi, il est dans le déni du réel, et il piétine allègrement l’ordre symbolique qui depuis des décennies avait plongé notre chère patrie dans le souvenir de ses morts, de ses sacrifices, rendus inutiles par des prétendues réconciliations contemporaines qui n’ont pas lieu d’être, car ce n’est pas cette Allemagne-là qui est en cause.
J’ai fréquenté et apprécié de nombreux collègues de l’Université de Fribourg en Brisgau. Ils me parlaient très librement de cette guerre. Ils acceptaient la défaite militaire, mais ils détestaient CLÉMENCEAU qu’ils rendaient responsables des malheurs de l’Allemagne des années 1930-1945.

Bien que je ne partage pas l’analyse du général Bruno DARY, un homme extraordinaire qui a joué un rôle important lors des grandes manifestations contre la loi TAUBIRA, je pense qu’il est intellectuellement honnête de donner la parole à un  défenseur de la position de monsieur MACRON. Notons qu’elle a paru sur le site du Boulevard Voltaire qui fait preuve ainsi de son ouverture d’esprit !

Et un avis opposé, toujours sur le site du Boulevard Voltaire.
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CHRONIQUE DU CATHOLICISME.
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L’avis motivé d’un écrivain contemporain.

L’imbécillité de monsieur TROUSSEL qui veut se faire bien voir de ses électeurs musulmans ! Lisez ça ! C’est à se bidonner.


vendredi 21 septembre 2018

Vendredi 21 septembre 2018. Nouvelles du pari bénédictin : en l'honneur de Jean Bastaire


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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Dans le commentaire qu’il a laissé sur Facebook, Marc RUGGERI faisait remarquer que Jean BASTAIRE fut un très grand auteur chrétien, trop méconnu, et pourtant maître d’une langue admirable. Vous allez pouvoir en juger par ces quelques aphorismes tirés d’un libre absolument merveilleux, intitulé Court traité d’innocence dont j’ai déjà donné les références. Il me semble que la réflexion de Jean BASTAIRE, si bien salué par Jean-Claude GULLEBAUD dans son ouvrage La foi qui reste, est de nature à nourrir celle du parieur bénédictin. Jugez-en plutôt.
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QUELQUES APHORISMES DE JEAN BASTAIRE.
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Page 9. "L’émerveillement, la confiance éperdue, sont une extraordinaire école de pénétration spirituelle."

Page 10."Les seules certitudes que l’intelligence puisse fournir sont précaires et comme elle périssables. Il n’y a de stables que les certitudes intimes, les « vérités sensibles au cœur ». La grande duperie moderne est de nous détourner des secondes au profit des premières."

"L’intelligence sert à décaper le réel qui s’encrasse. Indispensable besogne. Mais il faut prendre garde à ne pas dépasser la dose, si l’on ne veut pas que l’acide de la pensée détériore la substance des choses."

"Au soupçon qu’instaurent les sciences de l’homme, répondons par l’innocence. Ce qui ne nous empêchera pas de chercher innocemment à comprendre."

"Je ne pardonne pas à mon époque d’ôter l’espoir aux petits et aux pauvres. À tout le monde, car nous sommes tous petits et pauvres devant la mort."

Court traité d’innocence. Chapitre Foi.
Lethielleux, Paris/Culture et Vérité, Namur, 1977.
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ET QUELQUES CONTREPOINTS PIQUÉS ÇÀ ET LÀ.
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UN CONTREPOINT DE PHILIPPE MURAY OU QUAND L’INTELLIGENCE DECRASSE LE RÉEL.

"[…]. L’époque actuelle, mélange d’exhibitionnisme obligatoire et de harcèlement judiciaire (ce que je nomme la coalition exhibo-pénalisatrice), pourrait trouver ses sources aussi bien dans la secte « licencieuse » des barbélognostiques [il s’agit d’une secte gnostique dont parlent du reste plusieurs traités gnostiques trouvés à NAG-HAMMADI] que dans la terreur puritaine des révolutionnaires. Mais celui qui a encore le mieux résumé la situation, c’est le Chigaliov des Démons de DOSTOÏESVKI Quand il présente son système de gouvernement : « Partant de la liberté illimitée, j’aboutis au despotisme illimité ». Sauf qu’aujourd’hui les deux coexistent, qu’on ne part plus de l’un pour arriver à l’autre, qu’on les a ensemble sur le dos, et que, si l’on entreprend d’ouvrir les yeux sur ce phénomène aux burlesques et redoutables conséquences, les nouveaux actionnaires ou leurs valets vous traitent de partisan de retour à l’ordre. Quel retour à l’ordre ? C’est eux, et eux seuls, l’ordre ; le délirant, l’effrayant, l’abominable, l’invivable, l’irrespirable ordre nouveau du Nouveau Monde."
In
Philippe MURAY.
Moderne contre moderne. Exorcismes spirituels IV. Quatrième tirage.
Chapitre Une ironie sanglante. (Page257.)
Les Belles Lettres. Paris, 2010.
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CHRISTOPHE GUILLUY ILLUSTRE MAGISTRALEMENT CE QUE DIT JEAN BASTAIRE SUR LES PETITS ET LES PAUVRES.

"Pour la classe dominante, la défense même de gens ordinaires devient suspecte. Pour avoir évoqué la « décence commune des gens ordinaires », leurs valeurs traditionnelles d’entraide et de solidarité, le philosophe [il s’agit de Jean-Claude MICHÉA] s’est retrouvé sur la liste des dangereux « réactionnaires » (autre synonyme de fasciste), bref, de ceux qui « font le jeu de ». La technique est d’ailleurs utilisée pour tous les chercheurs ou intellectuels qui auraient l’audace de proposer une autre représentation du peuple et de ses aspirations. De la démographe Michèle TRIBALAT au philosophe Michel ONFRAY, la liste des « fascisés » s’allonge inexorablement au rythme de la délégitimisation de la classe dominante. On pourrait multiplier les exemples, mais la méthode est toujours la même : fasciser ceux qui donnent à voir la réalité populaire."
In
Christophe GUILLUY.
Le crépuscule de la France d’en haut. (Page 175.)
Flammarion, Paris, 2016.
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ET CONTREPOINT FINAL DE CHESTERTON SUR LES VÉRITÉS SENSIBLES AU COEUR.
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"Ce qui ne vas pas avec le culte du service c’est que, comme beaucoup de notions modernes, c’est une idolâtrie du moyen au point d’oublier la fin. C’est un peu comme avec le jargon des idiots qui parlent de l’efficacité sans considérer du tout la notion de l’effet. Le péché de service c’est le péché de Satan : essayer d’être le premier là où l’on ne peut être que second. Un mot comme Service a volé la majuscule sacrée à ce qu’autrefois il était censé servir. Il y a bien un sens à servir Dieu et même un sens, encore plus disputé, à servir l’homme. Mais il n’y a pas de sens à servir le service. Servir Dieu c’est au moins servir un Être idéal. Cet idéal a des attributs précis et même dogmatiques : la vérité, la justice, la miséricorde, la pureté, et d’autres. Servir un tel idéal, bien qu’imparfaitement, c’est servir un concept précis de perfection. Mais l’homme qui se précipite le long de la rue, agitant les bras et cherchant quelque chose ou quelqu’un à servir, tombera probablement entre les mains d’escrocs ou dans un repaire de brigands et d’usuriers, et il se retrouvera de fait à les servir avec diligence. […]."
In
Gilbert Keith CHESTERTON.
Pourquoi je suis catholique. Préface de l’abbé François-Marie CHAUTARD. Traduction collective dirigée, revue et annotée par Wojciech GOLONKA. (Page 34.)
Via Romana/Institut Universitaire Saint-Pie X, Versailles, 2017. (Distribué par Salvator.)
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COMMENTAIRES.
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Évidemment, entre le langage éruptif de MURAY, l’examen clinique et terrible de GUILLUY et l’humour de CHESTERTON, il y a de grandes différences. Mais si vous y réfléchissez bien, ces textes illustrent, chacun à sa manière ce que BASTAIRE dit du drame de la pauvreté, et du désespoir du monde tel qu’il va, du déni de la réalité qui aboutit à ce que des ministres, de vrais crétins, s’élèvent contre les opinions personnelles et intimes du Dr de ROCHAMBEAU, et par conséquent transforment la liberté totale en despotisme total, et du renversement des fins au profit des moyens, de la mise de côté des effets au profit de l’efficacité. C’est cela le Nouveau Monde post-moderne. Et c’est contre cela que les crétins qui dénoncent le populisme, du haut de leur arrogante supériorité sociale, ne méritent qu’un sort : celui du mépris de leurs opinions (non pas des personnes bien sûr) et celui de l’écoute attentive de la plainte du Peuple contre le sort qui lui est fait et qui est celui de l’ignorance de son état réel.

jeudi 2 août 2018

Jeudi 02 août 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Diffusion de la Charité par capillarité !


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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LA GENTRIFICATION VUE PAR PHILIPPE MURAY.
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Philippe se désole. La ville de jadis n’est plus. Et il constate de manière mélancolique :

"C’est qu’il y avait des vivants. Il n’y en a plus. Du moins peut-on constater qu’aucune humanité viable ne remplace la précédente. Mais la relève est tout de même assurée. C’est cette relève qui s’étale en plein vent sous les grands lampadaires chauffants des nouvelles terrasses, qui prend des pique-niques de voisinage sur l’esplanade des Invalides pour des parties de campagne et les friches culturelles pour des substituts acceptables des anciennes friches naturelles, avec leurs limites floues et leurs vides incertains où tout pouvait arriver même l’imprévu. L’histoire moderne de la destruction des villes est d’ailleurs avant tout celle de l’expropriation de l’imprévu. Celui-ci liquidé, on peut se réapproprier le reste, c’est-à-dire rien : le monde sans ombres et sans odeurs, la cité sans Mal donc aussi sans Bien, la ville dont le diable a été si efficacement chassé qu’on n’a plus aucune chance non plus d’y jamais croiser Dieu."
In
Philippe MURAY.
Moderne contre moderne. Exorcismes spirituels IV. Essais. Quatrième tirage.
Chapitre Je ne veux pas me réapproprier la cité (page 151).
Les Belles Lettres, Paris, 2010 (pour la présente édition).
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ET LA GENTRIFICATION BOBOÏQUE VUE PAR CHRISTOPHE GUILLUY.
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"Le modèle mondialisé a édifié ses citadelles. Protégées par le mur de l’argent et l’entre-soi, les classes supérieures peuvent profiter pleinement des bienfaits de la mondialisation. Et ce d’autant plus que, à l’écart de la France périphérique, elles en ont oublié jusqu’à l’existence d’une France populaire et majoritaire. Une existence que le monde médiatico-politique ne risque pas de leur rappeler, tant il est conforme aux représentations des classes supérieures. Cette société de l’« ouverture au monde » est en réalité un petit monde fermé. Sûres de leurs choix économiques et sociétaux et de leur supériorité morale, les nouvelles classes urbaines fabriquent l’essentiel des représentations et du discours unique. Paradoxalement, c’est au moment où elles deviennent hégémoniques, en occupant l’ensemble de l’espace politique, universitaire ou médiatique, qu’elles perdent leur légitimité auprès des classes populaires, c’est-à-dire de la majorité. Le discours de la classe dominante n’a plus aucune prise sur le réel, il fait apparaître une France privilégiée, mais hors sol, une « France du vide ». Produits des métropoles embourgeoisées les « mouvements sociaux d’en haut » sont une parabole d’un monde fermé et vide."
In
Christophe GUILLUY.
Le crépuscule de la France d’en haut.
Flammarion, Paris, 2016. Chapitre La gauche hashtag, parabole d’un monde fermé. (Pages 77-78.)
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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On ne dira jamais assez le mensonge de la gauche socialiste, porté à un extrême degré d’incandescence à Paris par la nullissime Anne HIDALGO. Ils ont voulu Paris-Plage, la Gay Pride, les nuits blanches et la fête de la rupture du Ramadan. Ils l’ont. Ils ont réussi à faire de Paris une ville musée, une ville où il n’est plus possible de voir et d’entendre les marchands des quatre saisons, de tâter les melons aux devantures des marchands de fruits et légumes, ou de discuter du tiercé avec son boulanger. Comme le disent si bien deux personnalités parfaitement antagonistes, MURAY et GUILLUY, la gauche ouverte sur le monde, c’est la gauche de l’entre-soi !
Il convient manifestement d’avoir une pensée politique nouvelle. Nous reviendrons bientôt sur la question de l’hétéronomie ou de l’autonomie de l’humanité. Bornons-nous à constater que le triomphe de l’auto-construction de l’homme a conduit à chasser l’homme de la vie : intelligence artificielle, robots, monde connecté, réalité virtuelle. Et pendant ce temps, des hommes de chair et de sang se terrent dans les porches des grands immeubles haussmanniens, ou sur des bouches de métro ; on se bat porte de la Chapelle pour une place au soleil ; et on fait la queue devant Pôle-Emploi. En refusant de nommer le mal, on se refuse à voir où est le bien. Le parieur bénédictin ne se lamente pas. Il croit que par un effet de capillarité de la charité, la vraie, celle qui lui du Souffle, il peut transformer le monde.
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LIENS ÉDIFIANTS.
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Quand on connaît les Russes, on sait qu’ils ne laisseront pas faire. Les assassins ont du souci à se faire.


Bonne question !



On doit pouvoir critiquer, sans être cloué au pilori !

En ces matières, prière d’avoir recours au discernement. Il y en a une qui paye cet aveuglement ;



dimanche 30 avril 2017

29 avril 2017. Nouvelles de la Résistance. Qui est d'extrême-droite ?

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Pour des raisons indépendantes de ma volonté, je n’ai pu produire hier soir le deuxième billet du 29 avril. Le voici. Par ailleurs, je signale à mes lecteurs que je m’absente jusqu’à mardi prochain. Nous reprendrons le cycle consacré à Christophe GUILLUY, mercredi 3 mai.

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA DEUXIÈME CITATION DU JOUR.
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"[…]. L’invisibilité des classes populaires permet ainsi d’accentuer un processus de concentration des richesses et des emplois dans les métropoles et de justifier l’affaissement de l’État-providence. Pour le bilan chiffré que l’on connaît : 6,1 millions de personnes inscrites à Pôle Emploi, (Selon l’INSEE en mai 2016.) 8,5 millions de pauvres (60 % du revenu médian), 6 millions de personnes au minima sociaux, 3,9 millions de bénéficiaires de l’aide alimentaire, 2,3 millions de bénéficiaires du RSA, 3,8 millions de mal logés, (Fondation Abbé Pierre, rapport 2016.), 900 000 personnes privées de logement personnel, 150 000 SDF."
In
Christophe GUILLUY.
Le crépuscule de la France d’en haut.
Flammarion, Paris, 2016, p. 220.
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2. COMMENTAIRES.
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Ce simple constat de Christophe GUILLUY permet de comprendre pourquoi les métropoles ont voté pour monsieur MACRON, et la France périphérique et pauvre pour monsieur MÉLENCHON ou pour madame LE PEN. Je ne vois pas beaucoup de propositions de réponses concrètes à ces détresses de la part du chouchou des médias et des banques !
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Du salon beige cette comparaison.



Image1

Sans doute, ce tableau comparatif force-t-il un peu les traits. Mais dans l'ensemble, il donne bien les tendances des opinions, des valeurs et des choix des deux candidats. L'extrême-droite n'est pas là on la croit. J'ajoute que la rédaction du Salon Beige a longuement délibéré avant de donner son point de vue sur les deux candidats.



samedi 29 avril 2017

29 avril 2017. Nouvelles de la Résistance. Faits et programmes. Premier billet du jour

Suite du cycle consacré au livre de Christophe GUILLUY.

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA PREMIÈRE CITATION DU JOUR.
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" [La] demande de régulation des flux migratoires n’est pas spécifique à la France, mais concerne l’ensemble des pays dans le monde (y compris les États-Unis). Dans les milieux populaires, personnes ne souhaite devenir minoritaire dans son « village », ni en France, ni au Maroc, ni en Algérie, ni en Chine, ni au Sénégal. Ce constat ne concerne donc pas un groupe ethnique, culturel ou religieux spécifique, mais les catégories modestes attachées à un capital social et culturel protecteur. Cette question des flux migratoires et de l’instabilité démographique se double en effet de nouvelles tensions, moins liées à des revendications communautaires qu’à la question de l’« assignation identitaire », une identité que l’on porte prioritairement dans le regard de l’Autre. Car, qu’on le veuille ou non, au temps des minorités et des majorités relatives, le rapport à l’Autre est exacerbé. En milieu populaire, la question de l’assignation identitaire n’est plus seulement posée pour les « minorités visibles », mais pour tous les individus. En 2016, 61 % des ouvriers, 56 % des employés et 58 % des professions intermédiaires considéraient que le « racisme anti-Blanc est désormais un phénomène assez répandu en France ». (Cf. Ispsos, « Fractures françaises », 2016.) Une fracture socio-identitaire qui influencera durablement la recomposition démographique des territoires et le paysage politique. Une enquête du Cevipof (Cf. Cevipof, « Comprendre 2017, mai 2016.) sur les primo-votants (définis comme les jeunes inscrits sur les listes électorales qui pourront voter pour la première fois à une élection présidentielle en 2017) révèle ainsi que 37 % des jeunes issus du milieu ouvrier et 60 % des primo-votants chômeurs accorderaient leurs suffrages à Marine LE PEN, contre 17 % des jeunes issus des catégories cadres et professions intellectuelles supérieures. L’étude souligne que « Marine LE PEN est particulièrement visible au sein des primo-votants issus de l’immigration européenne (Espagne, Italie, Portugal) et crée en cela une fracture politique et électorale au sein même de la population issue de l’immigration. » En effet, les jeunes Français issus de l’immigration de l’Europe du Sud semblent accorder massivement leurs suffrages à la présidente du Front national alors que celle-ci ne rencontre qu’un très faible écho au sein de la jeunesse issue de l’immigration maghrébine : 41 % de ceux qui ont une ascendance espagnole, 45 % une ascendance italienne, et 50 % une ascendance portugaise, contre 9 % de ceux qui ont une ascendance maghrébine. Une photographie de la jeunesse populaire qui annonce l’accentuation des tensions identitaires dans une France de plus en plus travaillée par le séparatisme."
In
Christophe GUILLUY.
Le crépuscule de la France d’en haut.
Flammarion, Paris, 2016.
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2. COMMENTAIRES.
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Il y aura aujourd’hui deux billets sur ce sujet.
Le premier sera consacrée aux faits et programmes, le second aux principes susceptibles d’orienter notre choix lors du 7 mai. Mais, en tout premier lieu, je ne peux m’empêcher de faire état dans ce billet de mon trouble, de mon chagrin et de mes craintes pour l’avenir de ma patrie.

Factuellement, nous avons deux candidats qui s’opposent pratiquement sur tous les points. L’un qui se présente comme le champion de l’ouverture au monde, du libéralisme économique, et de la liberté totale en matière d’institutions sociales, comme le mariage et la procréation ; l’autre qui se présente comme le défenseur des petits, des classes populaires et des laissés-pour-compte de la mondialisation.

Commençons par parler du chômage !
J’ai entendu de mes propres oreilles le premier, monsieur MACRON, répondre à des ouvriers de Whirlpool qu’il était impossible d’empêcher les délocalisations car cette interdiction risquerait de tarir les investissements venus de l’étranger. Cette vision est purement économique, et en plus, elle laisse les dits investisseurs, souvent aidés par les collectivités locales, tout à fait libre de délocaliser s’ils ne font pas assez de profits une fois installés chez nous. Une telle situation est parfaitement illustrée par le cas des aciéries de Florange et d’Arcelor-Mittal. On a vu ce qu’il en est advenu ! J’ai lu la déclaration que monsieur MACRON a faite dans une interview au Figaro (7 septembre 2015), où il déclarait que l’immigration était une chance économique, que cela plaise ou non. Le souci de l'homme est parfaitement absent dans cette opinion.
Poursuivons cependant l’examen des propositions économiques. L’une d’elle, intéressante sans aucun doute, consiste à ce que tous les Français soient couverts par l’UNEDIC (y compris les indépendants et les agriculteurs). Suspendre les allocations chômage après deux refus d’offres d’emploi (cette proposition n’est pas nouvelle). Indemniser les démissionnaires. Donner la priorité aux accords d’entreprise en réformant le droit du travail. Garder les 35 heures. Investir 50 milliards d’euros pour de grands travaux et la formation de deux millions de chômeurs (pour ce dernier point, la chose n’est pas nouvelle).
Examinons maintenant les propositions de la seconde en matière économique : elle déclare qu’il convient d’instaurer un « protectionnisme intelligent » contre la concurrence déloyale. Belle intention, certes, mais comment faire ? Baisser les charges sociales de première embauche des jeunes. Augmenter le minimum vieillesse en le conditionnant toutefois à la nationalité française OU à vingt ans de résidence en France (ce délai me paraît exagérément long : dix ans serait plus juste). Alléger l’impôt sur les sociétés et les obligations administratives pesant sur les petites entreprises. Maintenir les 35 heures avec la possibilité d’augmenter le temps de travail. Réserver une partie des commandes publiques aux entreprises françaises. Interdire la directive de l’UE sur le détachement des travailleurs et taxer l’embauche de salariés étrangers (voir info ci-dessous). Améliorer l’accès au crédit des petites entreprises avec des taux préférentiels.

Continuons par l’Europe.
Le premier, monsieur MACRON, propose de mettre en place (si possible) un budget européen. Le possible reste ici bien flou. Si ça ne l’est pas (il faut l’unanimité des 27 états membres), que fera le candidat ? Réserver l’accès aux marchés publics européens aux entreprises ayant la moitié de leur production en Europe. C'est très beau, mais comment le savoir ? Porter les échanges Erasmus au sein de l’UE à 200 000 étudiants français. Rien sur la sécurisation des frontières de l’UE assurée aujourd’hui par le cache-sexe très peu cachant des accords de SCHENGEN. Un cache-sexe en dentelles en quelque sorte
La seconde propose de sortir de l’espace SCHENGEN et de rétablir les frontières nationales, tout en instaurant un dispositif simplifié et particulier pour les travailleurs frontaliers. Référendum sur le maintien de la France dans la zone euro et dans l’UE, avec cette précision importante que sera instaurée une monnaie nationale adaptée à notre économie. Il est parfaitement normal de s’interroger sur les conséquences de l’abandon de l’euro et de la sortie de l’UE. Néanmoins, on peut se demander aussi à qui a profité l’euro et l’Europe. J'avoue que ma lanterne est pour l'instant assez peu éclairée
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Et voilà comment l’Europe nous empêche de lutter contre la fraude liée à l’emploi des travailleurs détachés.

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Drôle d’élection !

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Tout est dit sur le viol de notre patrie par le monde de la finance.


Et ce n’est pas une journaliste de droite qui le dit !