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jeudi 7 décembre 2017

07 décembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Le hasard ne peut expliquer l'évolution.

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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Compte tenu de ce que nous savons aujourd’hui en biochimie et en biologie moléculaire, on peut donc s’amuser à recommencer le calcul des chances pour voir quelles chances pour que des messages génétiques, tels que nous les connaissons dans les plus simples des êtres vivants, apparaissent “par hasard”. Il faudra tenir compte, bien entendu, dans ces calculs du fait que nous connaissons maintenant l’âge de la terre, et que nous ne pouvons donc faire commencer le calcul des chances en nous donnant une éternité en arrière de nous. De plus il faut tenir compte du fait que nous disposons, sur notre planète, d’une quantité finie de matière. Il faut tenir compte aussi du fait que la vie est apparue dès que la terre a été physiquement prête."
In
Claude TRESMONTANT.
Sciences de l’univers et problèmes métaphysiques.
Éditions du Seuil, Paris, 1976. (Page 75.)
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2. COMMENTAIRES.
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Par « hasard » TRESMONTANT entend « rencontres non intentionnelles ». Il observe, fort justement, que dans le cours de l’évolution, il apparaît des êtres vivants dotés de nouveaux gènes. Il faut donc (a) que ces gènes, longues séquences de nucléotides, composées d’éléments codants, d’éléments non codants mais régulateurs et d’autres séquences complexes, puissent être élaborés d’une manière qui fasse sens ; (b) que ces nouvelles séquences géniques viennent s’incorporer à des séquences préexistantes d’êtres vivants pour en bouleverser le mode de fonctionnement et le plan d’organisation. Comment ces séquences géniques nouvelles sont-elles formées ? Les nucléotides s’assemblent-ils comme s’assembleraient des lettres d’un clavier à quatre lettres sur lequel on taperait au hasard (non intentionnellement). La chose est impensable. Et il est raisonnable de penser qu’il existe un système régulateur, intelligent, qui gouverne intentionnellement la marche de l’univers, d’une part, et celle de la vie de l’autre. Nous en restons là pour l’instant, en concluant qu’aucune explication rationnelle faisant appel au hasard ne rend compte l’évolution. Que l’environnement puisse exercer une pression de sélection, c’est probable (et c’est ce que DARWIN dit), mais la théorie de la sélection-mutation est dans l’incapacité d’expliquer l’accroissement de la quantité d’information génétique qui accompagne la complexification du vivant.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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De la part des États-Unis, c’est de la folie furieuse.


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Je partage tout à fait l’avis du Comité Touche-pas-à-ma-croix.

Non aux Ponce-Pilate !

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Ma foi, ça serait bien. La chose a bien eu lieu en Région Auvergne-Rhône Alpes !

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Et à BÉZIERS, on résiste !

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Girondins contre Jacobins.

Je préfère les Girondins.

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N’ayons pas peur.

Souvenez-vous, les jeunes, de notre première rencontre consacrée aux persécutions molles.

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Une bonne idée pour les jeunes !


samedi 28 octobre 2017

28 octobre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Retour au réel ! Soumission de l'âme au vrai et au bien


Aujourd’hui, nous continuons avec Roberto de MATTEI, mais pour peu de temps encore.
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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle, c’est de la faire aimer !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Le retour au réel, dont l’humanité a tellement besoin, est soumission de l’intelligence au vrai et de la volonté au bien : soumission, en un mot, des opérations de l’âme aux lois de l’être, enracinement dans l’être de la personne et de sa nature."
In
Roberto de MATTEI.
La dictature du relativisme. (Collection "Riposte catholique")
Muller édition, Asnières-sur-Seine, 2011. (Page 78.)
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2. COMMENTAIRES.
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On ne dira jais assez que la crise de la civilisation dite occidentale est en fait une crise de la pensée. Quand le vrai et le bien ne sont pas tenus pour des nécessités de l’être, mais résultent de la définition qu’en donnent les lois et les comités Hippolyte et Théodule en un lieu et à un moment donné, il ne faut pas s’étonner des désordres qui secouent l’univers des hommes.
Si une pierre me tombe sur la tête et me fait une bosse et une plaie, je dis que cette pierre est dure et lourde et cette proposition est tenue pour vraie. Elle ne résulte pas de l’idée que je me fais du concept de dureté et de lourdeur, et la bosse ainsi que le sang qui coule sont là pour me ramener à la réalité extérieure. Et le concept de lourdeur et de dureté résulte de l’expérience. Il s’agit là d’un point capital que refuse les relativistes, les idéalistes, les matérialistes, les existentialistes et j'en passe.
Si un homme décapite un autre homme parce qu’il appartient à une autre religion que lui, le relativiste dira que c’est un détraqué, l’homme vrai dira qu’il est un criminel et qualifiera son acte d’horrible. Là est la différence entre le relativisme et le réalisme. Le réaliste dit qu’il y a un accord entre la pensée et les objets qu’elle pense, cet accord n’étant pas une représentation mentale, mais le résultat de la faculté de jugement, laquelle est étroitement articulée à la nature humaine et à la loi naturelle.
Tout le reste est de la littérature. Il est temps de le faire savoir.
Par ailleurs, on me dit que la présentation de ce Blog est, disons, austère. Si quelqu'un peut m'aider à en améliorer la présentation, je l'en remercie.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Le Pr FRYDMAN parle !

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Merci à nos bien-aimés frères orthodoxes.

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Imaginez qu’un imbécile décide d’ouvrir un bar réservé aux seuls blancs ?

Eh bien il y a des bars racistes, réservés aux seuls noirs ! Et ils nous traitent de racistes !

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Et elle nous fait des leçons de morale, la bobote de service !


Le choix du jour.

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Une conférence à ne pas rater !





lundi 17 avril 2017

17 avril 2017. Nouvelles de la Résistance. Liberté ! Liberté chérie, reviens-vite !

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Suite du cycle consacré à Henri HUDE
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…].
Je tiens, moi, l’homme pour un être raisonnable et doué de libre arbitre, vraie cause d’actes qu’on peut vraiment dire siens, et vraiment responsable de ce qu’il fait, tant en bien qu’en mal. Je tiens que cette vérité a été définitivement démontrée, par exemple, par Henri BERGSON. Et je tiens cette thèse métaphysique pour le fondement de toute politique de liberté. Si l’on veut y réfléchir de bonne foi, on ne trouvera là rien que de très raisonnable.
La liberté de l’homme est donc celle d’un être raisonnable, dont même les déraisons ont quelque chose de rationnel. La liberté de l’homme commence donc par la liberté de son intelligence. Mais qu’est-ce que la liberté de l’intelligence ?
C’est au moins la liberté de l’acte de l’intelligence, qui est la connaissance. La pensée humaine, pour autant qu’elle consent à suivre son inspiration naturelle, veut connaître. Connaître, c’est connaître la vérité. Ne pas connaître la vérité, c’est ou se tromper, ou douter, ou ignorer. L’intelligence est donc au maximum de sa liberté, quand elle est au maximum de la connaissance possible. Elle est libre, secondement, pour autant qu’elle n’est pas empêchée de rechercher la vérité et qu’elle dispose des moyens nécessaires à cette fin. Dans cette recherche, la tradition, la réflexion personnelle et l’esprit critique jouent un grand rôle qu’il convient de concevoir avec précision ;
S’il n’y avait pas de vérité, l’intelligence serait esclave, nécessairement frustrée de son objet, et la liberté de l’intelligence ne serait que la faculté de débiter telles élucubrations dont l’idée nous chatouillerait plus agréablement que les autres.
Comme au demeurant nous ne serions pas libres, ne pouvant être raisonnables, il n’y aurait plus de liberté qui tienne, ni de politique de liberté ou de libération d’aucune sorte, sinon comme astuces rhétoriques à manipuler tous ceux qu’on tiendrait pour de pauvres sots.
[…]."
In
Henri HUDE.
Éthique et politique. Collection "Philosophie européenne".
Chapitre XII. Liberté et justice. Section 6 : Liberté de penser, liberté de connaître.
Éditions Universitaires, Mame, Paris, 1992, pp. 253-254.
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2. COMMENTAIRES.
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En ces moments incertains où le sort de notre malheureuse patrie est suspendu à l’orientation que nous donnerons à nos suffrages, la description que l’auteur de cette citation fait sur la liberté est de la plus haute importance.
Il n’y a pas de liberté sans sollicitation de la raison. Il n’y a pas de liberté sans exercice de l’intelligence, consacré d’abord par l’acte de connaître. Les élucubrations n'ont rien à faire dans l'exercice de la liberté et nous ne voulons point qu'on nous empêche d'en faire usage en nous interdisant son véritable exercice.
Dans l’état politique actuel, nous devons d’abord constater qu’il ne nous est pas possible de connaître la réalité mondiale dans tous ses détails, pas plus que la chose n’est possible pour les candidats. Nous la connaissons par ce que les médias officiels veulent bien nous en dire avec ce correctif inestimable que nous disposons de sources d’informations qui échappent, malgré le dépit des dits médias, à leur contrôle. Mais c'est évidemment un élément à prendre en considération pour orienter librement nos choix.
Nous savons cependant que la situation mondiale est explosive, que les tensions au Moyen-Orient, en Extrême-Orient, en Afrique et en Amérique latine sont grosses de dangers en face desquels nous avons en effet à nous situer. Cette situation nous amène au moins à nous interroger sur les mesures que les divers candidats comptent prendre pour nous défendre en cas de conflits dont ne serions pas les initiateurs.
Nous savons que la mondialisation conduit à paupériser un nombre croissant de nos compatriotes qui n’ont pas la chance de faire partie du petit cercle des élites, les premières bénéficiaires de ce système et nous savons aussi que ce système est d’une iniquité sans limites : exploitation éhontée des ouvriers en Chine, en Inde et dans tous les pays qui utilisent une main-d’œuvre considérée comme une variable d’ajustement économique, par exemple. Une conduite logique et libre devrait nous conduire à privilégier les produits fabriqués ou élaborés en France, fût-ce au prix d’un surcoût : fruits et légumes français contre fruits et légumes espagnols produits dans des conditions qui font honte à l’écologie et à la justice sociale (exploitation de la main d’œuvre marocaine) ; chaussures fabriquées à ROMANS plutôt qu’en Chine, chaussures achetées chez des chausseurs de ville et non pas dans ces caravansérails de la chaussure qui dégueulent jusque sur les trottoirs d’articles bons à jeter après un mois d’usage ; voitures françaises plutôt que coréennes, japonaises ou allemandes (d’autant que les motoristes français sont sans doute les meilleurs du monde) ; on n’en finirait pas de dresser une liste de comportements justes (je pense aussi aux textiles). Bien entendu, cela ne ferme aucunement la porte à l’achat de produits étrangers que nous ne sommes pas en mesure de produire : fruits exotiques, épices, tissus exotiques, achats équitables de café, de chocolat, etc.). Ne me dites pas que c’est impossible. C'est possible et c'est indispensable à notre survie de pays libre. Qui des candidats préconisent ces mesures ? Je ne crois ni au dieu Commerce ni à l'innocence du libre-échange.
Nous savons que la complaisance envers les banlieues islamisées conduit à terroriser tous ceux des pieux musulmans qui ne désirent que vivre en paix dans leur nouvelle patrie et sont contraints de se soumettre aux diktats de la charia. Quelles mesures les candidats préconisent-ils pour juguler les propos des imams radicaux et favoriser une intégration harmonieuse de ces compatriotes ? Quelle attitude prendre vis-à-vis de l’Arabie saoudite qui finance le wahhabisme totalitaire partout dans le monde ? Quelle réciprocité demander aux pays musulmans quand ils exigent la construction de mosquées (construction d’églises contre construction de mosquées), etc. Nous ne pouvons pas arguer que nous ignorons ces dissymétries manifestes. Elles ne font que refléter nos faiblesse, notre lâcheté et notre apostasie.
Nous savons que nous avons besoin de savoir qui nous sommes. Au lieu de cela, on nous crie aux oreilles qu’il n’y a pas de culture française, que ceux qui ont voté pour le Brexit font partie des gens non éduqués et que ce vote signe leur victoire. En un mot, quand donc nos hommes politiques cesseront-ils de nous prendre pour des sots ?
Quand le peuple dont on dit qu’il fut le plus spirituel du monde comprendra-t-il que les journalistes aux ordres, les médias stipendiés (ils sont en effet subventionnés directement ou non par l’État) essayent de le manipuler ?
Amis lecteurs, avant de voter, faites marcher votre raison et votre intelligence.
Liberté ! Liberté chérie, reviens vite dans le pays qui fut ton chantre !
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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La justice à la française : un religieux est roué de coups par des policiers comme le montre une vidéo.

Sa plainte contre la police est classée sans suite. Et il est accusé de rébellion. Il vient d’être relaxé (quand même).

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Il est temps enfin de se rendre compte que le patriotisme n’est pas un gros mot.


J’ajoute que le patriotisme est tout l’opposé du nationalisme auquel Normal Ier a tenté de l’assimiler lors de la honteuse cérémonie qu’il a récemment présidée aux Chemins des Dames, aux accents de l’hymne des soldats mutins. Cette guerre idiote qui a vu mourir des centaines de milliers de jeunes Français, elle a été voulue par la République, une république dominée par les radicaux-cassoulets, les anticléricaux et les francs-maçons. Qu’ils ne viennent pas nous les briser avec leurs jérémiades et leur compassion mystico-gélatineuse. Ils sont les responsables d’un désastre dont nous ne remettons pas. Honneur à nos anciens qui sont tombés pour la défense d’une patrie que les politicards n’avaient pas sur protéger. Il en fut de même lors du vote des pleins pouvoirs au maréchal PETAIN. Qu’ils la ferment ! Trou de Zeus, qu'ils la ferment !
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In memoriam !


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Sur la France périphérique.

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DRAHI s’inquiète et il a raison !






vendredi 18 juin 2010

Nihil in intellectu...

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Un de mes lecteurs s'étonnait de me voir attribuer à Thomas d'AQUIN la célèbre formule : "il n'y a rien dans l'intelligence qui ne passe d'abord par les sens". Il l'avait vu, à juste titre, attribuer à d'autres auteurs. Quelques recherches sur internet me permettent de lui répondre aujourd'hui avec précision.
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ARISTOTE, avant Thomas d'AQUIN, avait formulé, en grec, le même constat. Le docteur angélique reprend dans sa Somme Théologique cette évidence, et il est l'auteur de la formule latine : "nihil in intellectu nisi primis in sensu". Mais la formule est elle-même reprise sous des formes quelque peu différentes par les philosophes empiristes, dont elle devient la devise. Ainsi de LOCKE, de HUME, de BERKELEY. Le grand LEIBNIZ lui-même adhèrera à la formule, en y ajoutant toutefois, ce qui est également juste : "nisi intellectus ipse", "si ce n'est l'intelligence elle-même".
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Il existe des formes latines légèrement différentes de cet aphorisme : on trouve, par exemple : "nihil est in intellectu quod non prius in sensu", ou encore "nihil est in intellectu quod non fuerit in sensu". LOCKE, pour sa part, formulera ainsi "nihil est in intellectu quod non antea fuerit in sensu".
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La formule mérite un petit commentaire. Pour Thomas d'AQUIN, repris par Ignace de LOYOLA, l'homme dispose de trois facultés : la sensibilité, qui informe l'intelligence, et la volonté qu'anime cette dernière. On ne peut donc accuser Thomas d'AQUIN d'être un pur empiriste, comme les auteurs anglo-saxons nommés en tête de ce billet. Il n'est pas davantage un disciple du sensualisme, qui concentre tout dans les sensations. Il dit et affirme, et c'est l'évidence, que l'intelligence, structure spécifique et pré-existante à toute sensation, a besoin d'être informée par les sens pour être en prise avec le réel. Vous comprenez pourquoi je me bats contre les systèmes d'idées toutes faites. PASTEUR disait, du reste, "Accumulons des faits pour avoir des idées". C'est la bonne méthode pour agir avec sagesse.
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J'espère que mon attentif lecteur se contentera de ces données un peu superficielles.
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