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mercredi 10 mai 2017

10 mai 2017. Nouvelles de la Résistance. Lettre d'un ami sur l'élection... Billet N°2

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Je reçois d'un ami qui m'est plus que très cher ce courriel. Il m'a donné liberté d'en faire l'usage que je jugerais utile. Je vous le fais lire.
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Toutes mes condoléances... Le résultat du scrutin enterre une page de l'histoire de France. Les Français ne vont pas mettre beaucoup de temps à comprendre qu'ils ont voté pour un candidat de l'étranger qui n'aime ni la France ni le peuple. Mon choix aux Législatives sera clair : je voterai Mélenchon non que je partage toutes ses idées, loin s'en faut, mais parce qu'il faudra un contrepoids au programme de Macron qui déclare déjà qu'il va légiférer à coup d'ordonnances. [Après réflexion mon correspondant m’écrit que ce propos est un coup d’humeur et qu’il ne le fera pas]. Il ne sait pas qu'une ordonnance doit être in fine approuvée par le Parlement. Plus sa majorité sera faible, moins il pourra passer en force. Or, son programme est un programme de dérèglementation. Je ne dis pas que le code du travail ne mérite pas d'être toiletté, mais il dérèglementera aussi les professions réglementées, le système de sécurité sociale, et quantités d'autres choses qui font que notre pays est notre pays. Il est de gauche comme moi je suis archevêque (c'est dire !). Mais il n'appartient pas non plus à la droite dont on peut légitimement partager les idées et les valeurs. Ses valeurs sont l'efficacité (mais pas le travail), la transparence du marché (et non son équilibre), la rentabilité (et non la construction de projets)... autant de valeurs qui nous rapprochent peu à peu de l'enfer.

Lire aussi dans cette veine :


dimanche 23 avril 2017

23 avril 2017. Nouvelles de la Résistance. Avant d'aller voter !

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Interruption provisoire du cycle consacré à Henri HUDE.
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Avant d’aller voter, lisez ce texte sorti de la plume de notre cher BERNANOS.

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"La France a été trahie par ses élites et ses élites intellectuelles l’ont encore plus trahie que les autres, car elles ont trahi sa tradition et son génie, en doutant systématiquement de l’une et de l’autre. Elles l’ont engagée dans ce chemin sans issue où le capitalisme et la démocratie, au terme de leur évolution logique et naturelle, vont d’absorber dans le marxisme, où les trusts, après avoir mis en échec l’État, vont se perdre dans ce trust des trusts, ce trust unique et sans responsabilité, qui s’appelle l’État moderne, à condition que l’on veuille bien donner ce nom d’État au dirigisme totalitaire, simple exécuteur, exécuteur impitoyable de toutes les fatalités du déterminisme économique. La France a été trahie par ses élites intellectuelles en sorte qu’incapable de concevoir le péril qui la menace, qui menace la tradition universelle dont elle est l’expression historique la plus haute et la plus pure, elle doit seulement le pressentir, ou mieux encore, le sentir par les seules ressources de l’instinct, comme un troupeau sent l’orage. Eh bien j’en porte le témoignage. J’ai parlé assez franchement de mon pays depuis 1940 pour avoir le droit de dire sur lui toute ma pensée. J’ai foi, je crois ardemment que le monde lui rendra un jour justice. Notre peuple, la masse de notre peuple ne croit déjà plus à la contre-civilisation qui dissipe à mesure tout l’effort humain, l’engloutit dans des catastrophes démesurées. […]. Je dis notre peuple, la masse de notre peuple, ce sont ces millions d’hommes qui s’abstiennent ou votent pour des programmes ou des partis, non par attachement pour ces programmes ou ces partis, mais parce que ces programmes ou ces partis leur semblent précisément assez médiocres pour ne pas lui faire courir des périls immédiats. […].
In
Georges BERNANOS.
La liberté, pour quoi faire. (Référence dans des billets antérieurs.)
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2. COMMENTAIRES.
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Notre cher Georges explique prophétiquement les raisons pour lesquelles des candidats comme monsieur MÉLENCHON ou madame LE PEN ont tant de supporteurs. Et il nous donne aussi les raisons essentielles de ne pas voter pour un homme qui déteste sa patrie, ne connaît que les lois du déterminisme économique et n’est jamais que la version douce d’un totalitarisme à la sauce MARX.
Non à MACRON. Définitivement non.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Ô délicieux poison du doute ! Si tu avais le pouvoir de transformer le doute en certitude !

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Honneur à ce confrère cambodgien.

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La bêtise humaine n’a décidément pas de limites !

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Un géographe se paie un démographe.

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L’imposture MACRON.

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Les monnaies du linceul de Turin.



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lundi 17 avril 2017

17 avril 2017. Nouvelles de la Résistance. Liberté ! Liberté chérie, reviens-vite !

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Suite du cycle consacré à Henri HUDE
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…].
Je tiens, moi, l’homme pour un être raisonnable et doué de libre arbitre, vraie cause d’actes qu’on peut vraiment dire siens, et vraiment responsable de ce qu’il fait, tant en bien qu’en mal. Je tiens que cette vérité a été définitivement démontrée, par exemple, par Henri BERGSON. Et je tiens cette thèse métaphysique pour le fondement de toute politique de liberté. Si l’on veut y réfléchir de bonne foi, on ne trouvera là rien que de très raisonnable.
La liberté de l’homme est donc celle d’un être raisonnable, dont même les déraisons ont quelque chose de rationnel. La liberté de l’homme commence donc par la liberté de son intelligence. Mais qu’est-ce que la liberté de l’intelligence ?
C’est au moins la liberté de l’acte de l’intelligence, qui est la connaissance. La pensée humaine, pour autant qu’elle consent à suivre son inspiration naturelle, veut connaître. Connaître, c’est connaître la vérité. Ne pas connaître la vérité, c’est ou se tromper, ou douter, ou ignorer. L’intelligence est donc au maximum de sa liberté, quand elle est au maximum de la connaissance possible. Elle est libre, secondement, pour autant qu’elle n’est pas empêchée de rechercher la vérité et qu’elle dispose des moyens nécessaires à cette fin. Dans cette recherche, la tradition, la réflexion personnelle et l’esprit critique jouent un grand rôle qu’il convient de concevoir avec précision ;
S’il n’y avait pas de vérité, l’intelligence serait esclave, nécessairement frustrée de son objet, et la liberté de l’intelligence ne serait que la faculté de débiter telles élucubrations dont l’idée nous chatouillerait plus agréablement que les autres.
Comme au demeurant nous ne serions pas libres, ne pouvant être raisonnables, il n’y aurait plus de liberté qui tienne, ni de politique de liberté ou de libération d’aucune sorte, sinon comme astuces rhétoriques à manipuler tous ceux qu’on tiendrait pour de pauvres sots.
[…]."
In
Henri HUDE.
Éthique et politique. Collection "Philosophie européenne".
Chapitre XII. Liberté et justice. Section 6 : Liberté de penser, liberté de connaître.
Éditions Universitaires, Mame, Paris, 1992, pp. 253-254.
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2. COMMENTAIRES.
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En ces moments incertains où le sort de notre malheureuse patrie est suspendu à l’orientation que nous donnerons à nos suffrages, la description que l’auteur de cette citation fait sur la liberté est de la plus haute importance.
Il n’y a pas de liberté sans sollicitation de la raison. Il n’y a pas de liberté sans exercice de l’intelligence, consacré d’abord par l’acte de connaître. Les élucubrations n'ont rien à faire dans l'exercice de la liberté et nous ne voulons point qu'on nous empêche d'en faire usage en nous interdisant son véritable exercice.
Dans l’état politique actuel, nous devons d’abord constater qu’il ne nous est pas possible de connaître la réalité mondiale dans tous ses détails, pas plus que la chose n’est possible pour les candidats. Nous la connaissons par ce que les médias officiels veulent bien nous en dire avec ce correctif inestimable que nous disposons de sources d’informations qui échappent, malgré le dépit des dits médias, à leur contrôle. Mais c'est évidemment un élément à prendre en considération pour orienter librement nos choix.
Nous savons cependant que la situation mondiale est explosive, que les tensions au Moyen-Orient, en Extrême-Orient, en Afrique et en Amérique latine sont grosses de dangers en face desquels nous avons en effet à nous situer. Cette situation nous amène au moins à nous interroger sur les mesures que les divers candidats comptent prendre pour nous défendre en cas de conflits dont ne serions pas les initiateurs.
Nous savons que la mondialisation conduit à paupériser un nombre croissant de nos compatriotes qui n’ont pas la chance de faire partie du petit cercle des élites, les premières bénéficiaires de ce système et nous savons aussi que ce système est d’une iniquité sans limites : exploitation éhontée des ouvriers en Chine, en Inde et dans tous les pays qui utilisent une main-d’œuvre considérée comme une variable d’ajustement économique, par exemple. Une conduite logique et libre devrait nous conduire à privilégier les produits fabriqués ou élaborés en France, fût-ce au prix d’un surcoût : fruits et légumes français contre fruits et légumes espagnols produits dans des conditions qui font honte à l’écologie et à la justice sociale (exploitation de la main d’œuvre marocaine) ; chaussures fabriquées à ROMANS plutôt qu’en Chine, chaussures achetées chez des chausseurs de ville et non pas dans ces caravansérails de la chaussure qui dégueulent jusque sur les trottoirs d’articles bons à jeter après un mois d’usage ; voitures françaises plutôt que coréennes, japonaises ou allemandes (d’autant que les motoristes français sont sans doute les meilleurs du monde) ; on n’en finirait pas de dresser une liste de comportements justes (je pense aussi aux textiles). Bien entendu, cela ne ferme aucunement la porte à l’achat de produits étrangers que nous ne sommes pas en mesure de produire : fruits exotiques, épices, tissus exotiques, achats équitables de café, de chocolat, etc.). Ne me dites pas que c’est impossible. C'est possible et c'est indispensable à notre survie de pays libre. Qui des candidats préconisent ces mesures ? Je ne crois ni au dieu Commerce ni à l'innocence du libre-échange.
Nous savons que la complaisance envers les banlieues islamisées conduit à terroriser tous ceux des pieux musulmans qui ne désirent que vivre en paix dans leur nouvelle patrie et sont contraints de se soumettre aux diktats de la charia. Quelles mesures les candidats préconisent-ils pour juguler les propos des imams radicaux et favoriser une intégration harmonieuse de ces compatriotes ? Quelle attitude prendre vis-à-vis de l’Arabie saoudite qui finance le wahhabisme totalitaire partout dans le monde ? Quelle réciprocité demander aux pays musulmans quand ils exigent la construction de mosquées (construction d’églises contre construction de mosquées), etc. Nous ne pouvons pas arguer que nous ignorons ces dissymétries manifestes. Elles ne font que refléter nos faiblesse, notre lâcheté et notre apostasie.
Nous savons que nous avons besoin de savoir qui nous sommes. Au lieu de cela, on nous crie aux oreilles qu’il n’y a pas de culture française, que ceux qui ont voté pour le Brexit font partie des gens non éduqués et que ce vote signe leur victoire. En un mot, quand donc nos hommes politiques cesseront-ils de nous prendre pour des sots ?
Quand le peuple dont on dit qu’il fut le plus spirituel du monde comprendra-t-il que les journalistes aux ordres, les médias stipendiés (ils sont en effet subventionnés directement ou non par l’État) essayent de le manipuler ?
Amis lecteurs, avant de voter, faites marcher votre raison et votre intelligence.
Liberté ! Liberté chérie, reviens vite dans le pays qui fut ton chantre !
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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La justice à la française : un religieux est roué de coups par des policiers comme le montre une vidéo.

Sa plainte contre la police est classée sans suite. Et il est accusé de rébellion. Il vient d’être relaxé (quand même).

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Il est temps enfin de se rendre compte que le patriotisme n’est pas un gros mot.


J’ajoute que le patriotisme est tout l’opposé du nationalisme auquel Normal Ier a tenté de l’assimiler lors de la honteuse cérémonie qu’il a récemment présidée aux Chemins des Dames, aux accents de l’hymne des soldats mutins. Cette guerre idiote qui a vu mourir des centaines de milliers de jeunes Français, elle a été voulue par la République, une république dominée par les radicaux-cassoulets, les anticléricaux et les francs-maçons. Qu’ils ne viennent pas nous les briser avec leurs jérémiades et leur compassion mystico-gélatineuse. Ils sont les responsables d’un désastre dont nous ne remettons pas. Honneur à nos anciens qui sont tombés pour la défense d’une patrie que les politicards n’avaient pas sur protéger. Il en fut de même lors du vote des pleins pouvoirs au maréchal PETAIN. Qu’ils la ferment ! Trou de Zeus, qu'ils la ferment !
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In memoriam !


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Sur la France périphérique.

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DRAHI s’inquiète et il a raison !






jeudi 13 avril 2017

13 avril 2017. Nouvelles de la Résistance. Principes et logiques en politique !

Chers lecteurs, après quinze jours d’absence dans le midi où m’appelaient des obligations professionnelles, me voici de retour à PARIS. L’atmosphère de cette ville est irréelle, pourrie, pleine des odeurs de la décomposition sociale où nous entraînent, depuis le malheureux GISCARD dit d’ESTAING, une République qui a oublié les raisons d’être du politique : amener tous les citoyens aux fins qui leur sont dues. Il n’en est qu’une seule à sauvegarder en cette période terrible où se joue l’avenir de notre malheureuse patrie : celle du sens de la vie. Tous les candidats nous font croire qu’on le trouve dans la consommation, l’argent et le confort. Certes, il faut de quoi vivre et l’argent y contribue ; certes, il est normal de désirer pour les siens et soi-même un minimum de confort. Mais de là à en faire une fin du politique, il y a un pas dramatique à ne pas franchir et qui explique pourquoi des jeunes sans repères de sens se jettent à corps perdu dans la violence, le djihadisme, la drogue ou le cynisme quand nos gouvernants ont fait ce pas.
A quelques jours des élections présidentielles, je livre à votre réflexion les meilleures pages d’un livre que j’ai déjà abondamment cité dans divers billets, celui du philosophe Henri HUDE, Éthique et politique. Collection "Philosophie européenne". Éditions Universitaires, Mame, Paris, 1992.

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Introduction. Éthique et politique.

1. Une éthique et une politique.

Nous avons plus que jamais besoin aujourd’hui :
1. d’une morale sociale fondée en raison ;
2. d’un projet politique original s’accordant à cette morale. […].

2. Des principes pour la décision.

La morale est l’art de répondre raisonnablement à la simple question : « Que faire ? »
Qui ne sait décider ne fera jamais rien. Pour décider, il faut des principes. Ces principes forment une logique (un art de penser) et une morale (un art de vivre).
Une situation critique est une situation où les choses ne peuvent plus simplement continuer sur leur lancée, mais où il faut décider de nouvelles orientations, c’est-à-dire où il faut juger.
Il est naturel que tout ce qui vit passe par des phases critiques. Le moment critique n’est pas la crise. La crise, c’est d’abord le moment critique en tant qu’il est pénible. C’est ensuite la situation pourrie qui s’installe, faute de décisions permettant de sortir de la crise, grandis.
Les crises sont bénignes ou graves. Il y a crise bénigne quand on ne sait quels moyens employer, ou quand, les connaissant, on ne peut les mettre en œuvre. Au contraire, une crise grave est celle qui remet en cause les principes eux-mêmes. Ils ne permettent plus d’interpréter la situation de manière intelligible, ils ne permettent plus de mettre en œuvre des stratégies efficaces, ils donnent même l’impression de ne plus s’appliquer du tout et de n’être qu’un discours vide.
Quand la crise est grave, politiques et techniciens ne suffisent plus, il faut la philosophie. C’est elle qui approfondit les principes, enrichit logique et morale, rend à nouveau possible la compréhension des situations et l’action pratique efficace.
[…].
L’homme d’État est celui qui existe quand la conjoncture fait place à l’Histoire. Il s’agit de savoir quoi faire. Il s’agit de le vouloir. Il s’agit de parler aux peuples désemparés, et de ressusciter leur volonté de vivre en les rappelant à leurs sources et en leur ouvrant un chemin."
Pages 7 et 8.
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2. COMMENTAIRES.
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Il m’apparaît que ces remarques doivent être prises en considération au moment où nous sommes appelés à élire un président de la République.
Tous les candidats nous proposent un programme où ils donnent l’impression de répondre à la question Que faire ? Il est donc utile de se demander si les réponses qu’ils donnent à cette question satisfont à la condition essentielle qui est celle d’être fondée en raison. Il ne suffit pas d’avoir le verbe éloquent, comme Jean-Luc MÉLENCHON, pour être rationnel. L’homme est respectable, sans aucun doute. Ses analyses sont souvent justes, à l’opposé de celles de monsieur MACRON, mais ses remèdes sont inapplicables sauf à provoquer l’exode de nombreux Français vers des cieux plus hospitaliers (à supposer qu’il leur en laisse la liberté), et l’afflux massif d’immigrés, venus essentiellement de pays musulmans, en recherche d’avantages sociaux et économiques que nous ne pourrions pas assurer sans rentrer dans un régime de pauvreté absolue. L’exemple terrible du Venezuela est là pour nous rappeler que l’homme a un droit absolu à vivre de son travail, sans se voir privé injustement d’une majeure partie de son fruit. Monsieur POUTOU, madame ARTHAUD sont des MÉLENCHON aux petits pieds. Ils défendent une prétendue classe sociale ouvrière qui n’existe plus (il n’y a plus que des salariés), et, à ce titre sont des pourvoyeurs de guerre civile.
Les réponses de monsieur HAMON sont puisées dans le catalogue d’un socialisme éléphantesque qui, depuis quarante ans, a montré son inefficacité à répondre aux questions sociales nées de la mondialisation, du multiculturalisme, de la prédominance de la finance sur l’inventivité humaine et la beauté de tous les métiers. Monsieur HAMON veut vider la mer avec un coquillage. Mais il n’est pas saint AUGUSTIN.
Divers candidats sont sympathiques : monsieur ASSELINEAU, monsieur DUPONT-AIGNAN, monsieur LASSALLE sont estimables, sans aucun doute. Mais ils n’ont pas eu le soutien des médias qui les considèrent comme quantités négligeables. Je le regrette, et j’eûsse volontiers voté pour l’un d’eux, si je n’avais craint que ce suffrage n’affaiblisse le moins mauvais des deux autres candidats encore en lice.
Il nous faut examiner maintenant les principes sur lesquels se fondent les programmes de ces deux restants.
À la différence des autres "grands" candidats et des candidats de la grande gauche, madame LE PEN et monsieur FILLON croient au bien-fondé de la patrie perçue comme l’adhésion d’un peuple à une histoire, une langue, une manière de vivre, reçus de longue date à travers la tradition. Ils ne sont donc pas multiculturalistes, et pas davantage mondialistes. Ils s’opposent aux élites boboïsantes, les seules profiteuses de ce système injuste qui laisse des millions de Français sur le bord du chemin susceptible de les conduire vers une vie décente. Les trois candidats de la grande gauche pensent de la même manière pour ce qui est de la mondialisation, mais divergent en ce qui concerne la patrie. Madame LE PEN a tendance à transformer le patriotisme en nationalisme, un odieux poison. Monsieur FILLON ne le fait pas.
La conception que monsieur FILLON a de l’homme, un sujet social, capable de dire je, mais en relation avec d’autres, me convient. Il ne me semble pas que ce soit le cas de madame LE PEN qui voit la masse, plutôt que le sujet social.
Les questions sociétales (PMA, GPA, mariage homosexuel, droit à l’IVG) sont soigneusement mises de côté par l’ensemble des candidats ou presque. Il en est peu qui prétendent abroger les lois ignobles dites TAUBIRA. Il n’y en a pas beaucoup qui s’insurgent contre les indiscrétions pédophiliques de la déséducation nationale qui entend s’arroger le droit de procéder à l’éducation sexuelle des jeunes, et quelle éducation, contre les opinions des parents, mais dans le droit fil de la pensée maçonnique.
Voilà quelques éléments de réflexion. Il nous revient de choisir en conscience ce qui nous paraît bon pour notre pays. Et il nous faut choisir celui qui est un homme d'Etat.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Voilà ce qui ne me convient pas chez monsieur MÉLENCHON

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Il paraît que Pépère est inquiet : il est bien temps !

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Ah, le brave homme !

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Le socialisme sud-américain prend des libertés avec la liberté ! Monsieur MÉLENCHON en ferait-il autant ?



dimanche 9 avril 2017

09 avril 2017. Nouvelles de la Résistance. Quand la télé tient lieu de vérité !

Suite du cycle Philippe MURAY.
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"La télévision, depuis cinquante ans, n’aura rien été d’autre que ce qui remplaçait la vie au fur et à mesure que celle-ci, progressivement, se retirait. La télévision n’est pleine que du vide que la vie, en s’en allant, a laissé derrière elle. Tout l’effort épuisant de ses animateurs innombrables et successifs a consisté à faire croire qu’elle était encore remplie de vivants, alors qu’elle n’est agitée que de ce qui leur a succédé et qui est personne. « Loft Story » en France, est la première émission à ne pas essayer de mentir à ce sujet. Les images qu’elle nous offre ne viennent plus à la place de nos vies misérables. D’où la sidération. C’est dans les programmes dits « culturels » que l’on fait encore semblant qu’il y a de la vie et de l’espoir alors qu’on n’y agite que des épluchures consolatrices. Ce n’est pas un hasard, d’ailleurs, si « Loft Story » prend le pouvoir à peu près au moment où PIVOT rend son tablier. Cette concomitance a la valeur d’une fuite de cure psychanalytique, c’est-à-dire d’une révélation (« apocalypse » en grec). Avec « Loft Story », la télévision, enfin, ne cache plus rien. Ce qu’elle met froidement en scène, c’est le processus de la grande Régression anthropologique à laquelle nous sommes désormais en proie ; Grâce au Loft, la fin du monde est pour hier, et ce n’est plus qu’une vague histoire bourrée de chouchous et de nounours au milieu desquels gigotent de gentilles limaces pleurnichantes et nourries au biberon. « Qui c’est qu’a tété ? ». Réponse tous les soirs sur Canal Peluche. « Loft Story » nous donne la foi en des lendemains qui rampent."
In
Philippe MURAY.
Causes (sic) toujours. (Collection "Chroniques du XXIe siècle.)
Qui c’est qu’a tété. Article paru dans le journal La Montagne, le 26 août 2001.
Descartes & Cie, Paris, 201, p. 22.
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2. COMMENTAIRES.
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On peut dire sans craindre de trop se tromper, que le constat prophétique de Philippe MURAY a trouvé son éclatante confirmation dans les "débats" télévisés entre candidats à l’élection présidentielle. Tantôt, une chaîne sélectionne ceux qu’elle considère comme des candidats importants ; tantôt une autre convoque un invité surprise qui déverse ses insanités sur un candidat accablé déjà de tous les péchés du monde par les dites chaînes télévisées. Tantôt encore, dans une indescriptible confusion, on les fait venir tous les candidats, et il faut qu’en un peu plus de 15 minutes, ils nous expliquent leurs vues sur l’avenir de notre patrie. Tout cela est mis en scène, décor, lumière, jusqu’aux costumes des prétendants dont il faut, pour l’un, qu’il fasse peuple en apparaissant dépenaillé (ce qui montre son mépris pour ceux qu’il prétend défendre), pour l’autre qu’il fasse décontracté et jeune, pour un troisième qu’il apparaisse sérieux, voire austère. On nage en pleine réalité virtuelle ; l’émotion et les apparences sont les reines de la fête télévisuelle. Pas la moindre pensée, pas la moindre perspective susceptible de soulever l’enthousiasme d’un peuple déprimé par la nullité des hommes politiques, à l’exception de quelques-uns.
On nous promet la lune : la retraite à 35 ans, des sous, des flots de sous pour tout le monde, plein de loisirs (organisés dans doute par quelques esclaves chargés de travailler le dimanche pour un salaire très mince afin de remplir le vide existentiel de l’Homo economicus inventé de toute pièce par quelques puissants banquiers, ou chevaliers d’industrie).
Le problème de toujours, c’est que l’homme ne vit pas que de pain, et qu’il cherche du sens à sa vie. On objectera surtout qu’il a peur de la mort et que cette peur est à l’origine de toute croyance. Mais personne ne songe à chercher du côté percé d’un coup de lance et de l’eau qui en est sortie, mêlée à du sang dans lesquels nous trouvons la vie éternelle.
Le Dieu Mammon a encore de beaux jours devant lui. Je ne vois aucun candidat lui refuser l’encens. Et je réalise qu’il ne nous reste qu’une issue pour sauver le monde : devenir saint.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Honneur à la Reine de la France.

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Emmanuel MONCREUX euh… MACRON

vu par le Huffingtonpost... qui n'y va pas avec le dos de la cuillère !

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Illustration de la citation de Philippe MURAY.


et

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Une réponse d’un chrétien aux évêques belges (à propos de l’affaire MERCIER).

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Si ça pouvait être vrai !

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N'ayons pas la mémoire courte ! L'un est à droite, l'autre à gauche... c'est à dire très près !


dimanche 23 octobre 2011

Il paraît que les Français ont le droit de rêver

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Selon monsieur HOLLANDE, il paraît que les Français ont le droit de rêver... Le problème avec le rêve, c'est qu'il se déroule pendant le sommeil, et qu'après il faut se réveiller. Je crois donc monsieur HOLLANDE sur parole : il va nous faire rêver avec un programme SEN SA TIO N NEL ! Retraite à 40 ans, SMIC à 3.000 euros, huit semaines de congés payés, 27 heures par semaine. Les rêveurs vont bourrer les urnes de bulletins au nom du Père Noël. Et puis il faudra se réveiller. Mais il paraît que les Français ont le droit de réver. Au lieu de nous appeler à nous adapter à un monde dur où les nations, hélas, ne se font pas de cadeau, le candidat du PS nous prêche la facilité à tout berzingue : aucun problème puisque c'est du rêve. Cela porte un nom ce type de rêve : démagogie.
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Bon dimanche quand même. Mais ne dormez pas trop. Craignez les réveils douloureux !