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lundi 15 août 2022

BILLET DU 15 AOÛT 2022. EN CE JOUR DE L'ASSOMPTION...

 Nous fêtons aujourd'hui l'Assomption de Marie, mère de Dieu. Elle est née sans péchés, est restée sans péchés. Elle est l'image de liberté humaine toute tournée vers Dieu. C'est pourquoi elle règne dans les Cieux, honorée par les anges, les saints et les élus. Voici ce que dit le Père BONINO ([À LA RECHERCHE D’UNE ÉTHIQUE UNIVERSELLE.] Académie d’éducation et d’études sociales. (Collection "Histoire essentielle" de l’Éditeur.) François-Xavier de Guibert, Paris, 2012.) à propos de la liberté dont Marie a fait si bon usage  :

 "[…]. Le bien et le mal moral sont des réalités objectives et universelles, fondées sur la vérité même des choses. Il précède le choix libre de l’homme et ne dépendent pas plus de lui que n’en dépend sa propre existence, puisqu’il n’est ni sa propre origine ni sa propre fin. Le discernement du bien et du mal prend donc la forme d’une « re-connaissance » ou d’une connaissance participée." 

 "Mais l’esprit humain est ainsi fait qu’il ne peut se satisfaire d’un pur donné positif. Il désire connaître la raison d’être. Le positivisme moral et juridique, qui détache la loi de tout fondement rationnel (ou du moins, qui réduit la raison à un rôle purement instrumental ou procédural dans la détermination des normes éthiques) est une violence faite à l’esprit libre. Pire. En niant tout absolu au fondement de l’ordre moral, il entretient une étroite complicité avec le nihilisme. Si la justice a un sens et si la loi est autre chose qu’un compromis provisoire entre des intérêts divergents, nous ne pouvons bâtir l’édifice moral, politique et juridique sans nous interroger sur la solidité des fondations. […]."

C'est là tout le problème de la légitimité de la loi, et de la prééminence de la conscience sur toute autre considération. Mais de cela, les hommes politiques, prisonniers de leur laïcisme fondateur, et d'une idée fausse de la liberté, nous pondent des lois qui nous révulsent et auxquelles nous ne sommes pas tenus d'obéir. "Messire Dieu premier servi."

mardi 25 juin 2019

Lundi 24 juin 2019. La "liberté" qui tue ou la perte des repères verticaux.


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LA LIBERTÉ QUI TUE !
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"Et au bout du compte, notre époque est si complètement libérée que tien ne semble plus tenu par rien — ni la nation, ni la vie publique, ni les familles, ni les personnes. D’où, d’un côté le désir ressurgissant de murs et de frontières, de protection, d’identité, de retour à, de repli sur soi, d’égotisme affranchi, d’exclusion et de pureté. Et de l’autre, l’importance accordée aux « valeurs », celles de la démocratie, de la république, de l’égalité, de l’entreprise, de l’école. Un nouveau puritanisme, vide de consistance mais d’autant plus virulent, se voue à policer la langue et à traquer de nouvelles déviances — homophobie, islamophobie, christianophobie — réduisant tout et chacun à des identités assignées. Quand le corps social part en lambeaux, les valeurs ressemblent à des sparadraps usagés posés sur une large cicatrice ; elles ne peuvent que recouvrir et infecter davantage une plaie purulente que l’on ferait mieux de laisser respirer.
"Les causes profondes de cette situation n’ont pas grand-chose à voir avec les débats politiques qui nous obsèdent, avec les vieilles querelles liturgiques, avec les cases et les oukases du prêt-à-classer. Ce n’est pas une question de « réacs » et de « progressistes ». C’est la sécularisation qui agit comme un rouleau compresseur, qui écrase tout, et pas seulement la religion, car plus rien de vertical ne tient. Et ce qui n’est pas aplati par la sécularisation est broyé par la marchandisation. L’horizon consumériste s’est substitué à l’horizon eschatologique. Effet dissolvant de la marchandisation, autonomie de l’individu, relativisme de la vérité, ventres locatifs, pères facultatifs, liquidité de la société… les facteurs de désaffiliation sont à la fois multiples, convergents et extérieurs à la sphère religieuse." [Texte intégral.]
In
Jean-Pierre DENIS.
Un catholique s’est échappé.
Les Éditions du Cerf, Paris, 2019.(Page 68.)
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CONTREPOINT DE LEO STRAUSS.
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"Pour certaines personnes, la vérité n’est rien de plus que le résultat d’un consensus. Or, de toute évidence, un consensus de ce genre doit se produire entre des gens qui sont vivants en même temps. De la sorte, la vérité qu’ils décideront devra être imposée aux générations futures. Bien sûr, lesdites générations seront à même de changer en constituant un nouveau consensus qui prendra de nouvelles décisions quant à la nature de la vérité. Mais il faudra bien le faire en se fondant sur la « vérité » d’une génération précédente qui sera présente en elle et les marquera, que les hommes vivant à une époque donnée en soient conscients ou non. Ainsi, cette démocratie absolue devra nécessairement dégénérer en une dictature totale du présent sur l’avenir, c’est-à-dire en une absence absolue de démocratie. Il faut qu’il y ait quelque chose comme une vérité objective, indépendante de notre volonté, que l’on puisse transmettre de génération en génération, si les générations futures ne doivent pas être abandonnées sans défense aux caprices de leurs ancêtres."
In
Léo STRAUSS.
Nihilisme et politique. Traduit de l’anglais et présenté par Olivier SEDEYN. ("Rivage poche/Petite bibliothèque". N°460. Collection dirigée par Lidia BREDA.)
Payot et Rivages, Paris, 2004. (Page220.)
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COMMENTAIRES PERSONNELS ET ULTIME CONTREPOINT DE PHILIPPE MURAY..
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Jean-Pierre DENIS comme Léo STRAUSS soulignent la pauvreté dictatoriale d’une société sans repères verticaux, totalement marchandisée, financiarisée, sécularisée ; elle se rabat sur de pauvres « valeurs », définies en un moment donné par des comités Théodule qui s’adjugent le pouvoir de dire le bien et le mal, au gré de leurs préoccupations électorales. Et vogue la galère. Après nous, le déluge.
Il est tout de même frappant de voir comment des penseurs d’origine diverses pensent exactement de la même manière. Tenez, regardez, pour conclure, ce que dit Philippe MURAY :

"[…]. C’est l’apparition de nouvelles lois, de nouvelles régulations, de nouvelles normes plus étonnantes les unes que les autres et qui poussent à toute allure comme des plantes monstrueuses, comme une végétation des premiers âges. La liberté n’a pas duré longtemps, mais le nouveau régime de persécutions qui se met en place emploie encore le langage de la libération. Il ne l’emploiera pas longtemps d’ailleurs, juste le temps qu’il faudra pour être devenu irréversible. On reconstruit en toute hâte, avec des matériaux un peu frustes il faut le reconnaître, mais c’est parce qu’ils ont été redessinés et retravaillés sur logiciel, les échafauds, les gibets, les pals, les estrapades, les bûchers que l’on avait détruits pendant l’orgie, et personne n’a l’air de s’en étonner ou de s’en inquiéter. Les torturés, d’ailleurs, ne seront pas les mêmes qu’avant, alors tout va bien. Après l’orgie, ce qu’il y a de plus libéré ce sont les lois, c’est la loi du désir de loi, mais basé sur des valeurs que notre temps impose comme des évidences de toujours ou des lois d’essence alors qu’il ne s’agit, comme à chaque époque, que de préjugés. Les anciens régimes autoritaires mettaient au-dessus de tout la nation, la race ou le peuple ; les nouveaux propagandistes des nouveaux totalitarismes diffus, non dirigés, non conscients d’eux-mêmes, mais tout aussi totalitaires que les précédents, mettent en avant la parité, l’égalité égalitaire, la nécessité de conquérir tous les jours de nouveaux droits particuliers, et c’est tout cela dont l’ère de la liberté a accouché. Elle accouche tout simplement d’un nouveau désir de servitude."
Philippe MURAY.
Moderne contre moderne. Exorcismes spirituels IV. Essais. Quatrième tirage.
Les Belles Lettres, Paris, 2010 (pour la présente édition). (Page 84.)

Nous y sommes. Le régime de PONCEFRELU-PILATOQUET a atteint l'acmé de ce processus de décomposition. Certes, il peut garder le pouvoir, mais c'est un pouvoir en pleine décomposition.


mercredi 15 mai 2019

Mercredi 15 mai 2019. Crise de la pensée dans l'Eglise ?


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SUR LA CRISE DE LA PENSÉE DANS L’ÉGLISE.
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"L’intellectualisme se heurte tout d’abord aux préceptes, puis à la doctrine et finalement au principe même de la croyance. Il substitue à la foi une certaine perception du beau. Dans un pays qui ne professe aucune foi, il court directement, si on lui laisse le champ libre, au scepticisme et à l’infidélité. Mais, même dans le giron de l’Église et là où on fait sans réserve profession de son Credo, il agit, si rien ne s’y oppose, à la manière d’un principe corrosif et débilitant. Le catholicisme, tel qu’on nous l’a transmis depuis l’origine, paraît alors étroit et peu libéral. Il n’est qu’une religion populaire. Il est la religion des siècles sans culture ou des peuples asservis et des guerriers barbares. Il lui faut donc, pour satisfaire une génération éclairée, subir un traitement délicat et intelligent, accepter d’être corrigé, adouci, amélioré. Il faut qu’on puisse le présenter comme le patron des arts, l’amant de la spéculation, le protégé de la science. Il doit jouer l’académicien lettré, le philanthrope empirique, le politicien partisan. Il lui faut se mettre à jour ; inventer quelque moyen d’expliquer ou de mettre en veilleuse les données qui mettent l’intelligence à la torture et dont il a honte, par exemple : la doctrine de la grâce, les mystères de Dieu, la prédication de la croix, la dévotion à la Reine des saints ou la loyauté au Siège Apostolique. Laissez cet esprit librement se développer au sein de cette mentalité philosophique dont j’ai fait, dans les conférences précédentes, un si grand et juste éloge, et il est impossible qu’il n’engendre pas à la suite : d’abord l’indifférence, puis le relâchement en matière de foi, puis finalement l’hérésie."
In
John Henry NEWMAN.
L’idée d’université, définie et expliquée. Les discours de 1852. Traduction de Edmond ROBILLARD et Maurice LABELLE.
Introduction et notes de Edmond ROBILLARD.
Ad Solem [Écrits newmaniens], Genève, 2007. (Page 396.)
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Au moment où des théologiens nombreux et compétents s’interrogent sur le devenir de l’Église catholique, et sur certaines positions très controversées du pape François
la parole de NEWMAN retentit avec une particulière vigueur. Il fait allusion, en effet, à la nécessaire loyauté au Siège Apostolique, et le questionnement des théologiens évidemment nous trouble car il est argumenté et semble aller à l’encontre de la recommandation de ce très grand esprit. Je dirai donc que je reste loyal au Siège Apostolique, mais que rien ne m’oblige à adhérer à des positions politiques, morales ou même théologiques du pape actuel lorsqu’elles sont prononcées sans engagement de l’infaillibilité. Je considère en effet que l’introduction de la mentalité philosophique moderne dans le traitement théologique des problèmes qui se posent à l’humanité nous conduit en effet là où le dit NEWMAN. Quand Jésus à renvoyé la femme adultère, il n’a pas parlé de PARDON. Il a simplement dit qu’il ne la condamnait pas, avec cette recommandation : Va et ne pèche plus ! Quand j’entends des voix chrétiennes dire que, ma foi ! ils comprennent qu’on arrête les soins prodigués jusqu’ici à Vincent LAMBERT, ceci dans l’étourdissant silence de quasiment tous nos évêques, je m’interroge ; que signifie l’ordre de Dieu ? Tu ne tueras pas ! (Il est vrai que l’archevêque de Reims a eu des paroles fortes et bienvenues sur cette question ; merci à Mgr de MOULINS-BEAUFORT !)
Nous avons besoin de pasteurs qui soient fermes dans leurs recommandations. Nous savons que notre chemin sur cette terre est plus semé d’épines que de roses. Et tant pis si madame TAUBIRA, madame SCHIAPPA, madame BUZIN ou d’autres nous traitent de ringards, de retardés, de rétro, de culs coincés. Il en va de la vérité. Elle ne se divise pas. Elle n'est pas une idée, mais une personne, et ça, les aveugles ne le peuvent voir !








dimanche 17 mars 2019

Samedi 16 mars. Nouvelles du pari bénédictins. La vérité ne se divise pas ! Emonder notre vigne !


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Plutôt qu’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée à travers le ciel.
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ESPRIT DE VÉRITÉ CONTRE RELATIVISME.

"Le relativisme s'exprime par ses formules toutes faites : « Il se peut que ce soit vrai pour toi, mais ce n'est pas vrai pour moi.» « Tout dépend de la façon dont on considère la chose. » « Rien n'est tout noir ni tout blanc » C'est ainsi que l'adultère, au même titre que la beauté, dépend du regard de celui qui considère la chose. Pour la sodomie, on a trouvé cet euphémisme : « Un autre style de vie ».
Tout ce qui est valeur ou jugement se dissout et devient brouillard, grisaille généralisée. Ce brouillard est mortel pour la vérité. Il résulte de la mise en pratique du relativisme, de la confusion entre le bien et le mal, entre le blanc et noir, entre les ténèbres et la lumière. Mais Dieu est lumière et il n'y a pas en lui de ténèbres. La lumière est vérité ; ce brouillard grisâtre est mensonge, séduction, tout autant que les ténèbres si ce n'est davantage. Les premières paroles que Dieu prononça sur une création encore à l'état de chaos furent « Que la lumière soit » et il sépara la lumière des ténèbres (Genèse 1, 3-4). Cet acte de séparation n'a jamais été résilié : lumières et ténèbres ne peuvent se mélanger pas plus que ne le peuvent vérité et mensonge. [...] La sagesse de ce monde cherche sans cesse à nier les distinctions que Dieu a établies pour l'éternité, à rendre floue la ligne de démarcation entre vérité et mensonge, à fabriquer ce brouillard, cette grisaille qui permet de redéfinir et de justifier tout ce que nous désirons être ou faire. Le relativisme est séduisant, car à la différence de la vérité, il fait tellement bien notre affaire."
Arthur KATZ et Paul VOLK.
L'esprit de vérité. Un message prophétique (2e édition).
Éditions Emmaüs, Saint-Légier (Suisse), 2008. (Page 77.)
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MONSTRUOSITÉ D’UNE SOCIÉTÉ SANS DIEU.
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Voir cet article remarquable :

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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Les violences qui traversent notre pays ou qui secouent le monde, comme cette abominable tuerie de Christchurch, trouvent leurs justifications dans l’esprit des violents, par le recours au relativisme qui veut que tout se vaille, et surtout que la fin justifie les moyens. Pourtant l’Esprit de Vérité nous l’apprend : Tu ne tueras pas, tu ne voleras pas, tu ne convoiteras pas le bien d’autrui... La vérité ne se divise pas. Le parieur bénédictin le sait, et il s’efforce d’en vivre, en connaissant ses limites, ses erreurs, et son péché. Que voulez-vous, tant que la loi appellera bien ce qui est mal, et mal ce qui est bien, nous irons de violences en violences, de déchaînements en déchaînements, et de ténèbres en ténèbres jusqu’à la chute finale qui risque bien d’engloutir l’humanité dans l’anéantissement si elle n’y prend garde.
Il est clair, et c’est une chose qu’il faut absolument comprendre, que tout agent agit en vue d’un bien. Quand des casseurs saccagent et brûlent le Fouquet’s, ce qu’ils recherchent c’est le plaisir et la joie de la vengeance contre un établissement fait pour les riches et qu’ils n’ont aucune chance de fréquenter. Ils se moquent éperdument du commandement qui interdit de convoiter le bien d’autrui. Quand un cinglé tue 50 innocents qui sont en train de prier – circonstance à mes yeux aggravante – le bien qu’il vise c’est la manifestation de la prétendue supériorité de la civilisation occidentale. Il se moque éperdument du commandement qui interdit de tuer.
Quand la loi interdit l’existence de sites opposés à l’avortement, elle se moque éperdument de la Parole du Christ qui nous affirme : "La vérité vous rendra libres !" Quand quelques élus veulent faire de l’exercice de la liberté de conscience un délit, elle se moque éperdument de la Parole du Christ qui nous murmure : "Le Royaume est au-dedans de vous."
Je sais bien qu’il est trop facile de disqualifier le message en disqualifiant quelques indignes messagers, et en négligeant très sciemment les messagers discrets, actifs et silencieux de la Charité. De tout cela, nous aurons à rendre des comptes.
Chers amis parieurs bénédictins, il nous faut de toute urgence prendre la décision de marcher sur le périlleux chemin de la sainteté. Et de ne pas être hypocrite. La vigne doit être émondée, les branches sèches coupées et brûlées, mais cette taille, ces branches sèches à brûler, c’est d’abord au-dedans de nous qu’il convient de le faire.