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samedi 10 septembre 2022

BILLET DU 10 SEPTEMBRE 2022. A LA LIBIDO DECHAÎNEE.



Nous rentrons dans une ère difficile, une ère de sacrifices imposés du dehors par la guerre, les restrictions énergétiques, les limitations de nos libertés politiques, en même temps que l'excitation de nos désirs individuels et la perte du sens du bien commun. Notre siècle n'est pas immoral. Il est amoral, ne se soucie pas de distinguer le bien du mal. Tout se vaut. Un homme peut être une femme, une femme un homme. Un homme qui est un homme, hétérosexuel, et blanc de surcroît est l'objet de toutes des détestations médiatiques. L'école n'enseigne rien de ce qu'est l'esprit critique, et l'étymologie du mot est claire : krinein, cribler, trier. On ne peut aimer que ce que l'on connaît. Et il nous est nécessaire pour vivre de connaître le bien. BOSSUET disait déjà : "Malheur à la connaissance qui ne se tourne pas à aimer". Avec la cancel culture ou la culture woke, ces notions d'ouverture bienveillante à l'autre ont perdu leur sens : on condamne, on ostracise, on stigmatise, on refuse le débat contradictoire (Cf. monsieur Yann BARTHES qui refuse d'inviter dans sa médiocre émission monsieur ZEMMOUR ou madame LE PEN.) Comment dans ces conditions espérer l'établissement d'un climat national apaisé ? C'est, selon moi, impossible. Voici un extrait très intéressant d'un livre dont je donne la référence à la fin. Il illustre l'impasse intellectuelle et culturelle dans laquelle nous sommes engagés.


jeudi 24 mai 2018

Jeudi 24 mai 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Beaucoup en en ont parlé. Il est temps de le faire.


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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1. CREER DES CENTRES DE RÉSISTANCE.
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"Tel est bien, en effet, le trait sans doute le plus paradoxal de notre époque. D’autres époques ont connu la servitude, mais la nôtre est la première qu’on ait vue marcher à la servitude sous le drapeau de la liberté. Peut-être vaut-il la peine de se demander le pourquoi de ce curieux privilège."

"Ainsi nous sommes tous entraînés dans un courant qui est devenu un torrent, dans un  torrent qui est devenu une cataracte, et contre lequel, tant que durera le règne des masses falsifiées, vulgarisées, barbarisées, il serait aussi insensé de lutter que de prétendre remonter le Niagara à la nage. Mais il n’est pas toujours [im]possible de s’en garer ou de s’en dégager, et alors de se retirer dans ce "lieu écarté" dont parle le Misanthrope pour y cultiver, dans la solitude ou une intimité choisie, loin des propagandes grossières et de leurs mensonges infâmes, la vérité, la pureté, l’authenticité. Que des sécessions de ce genre se multiplient, qu’elles se groupent, se fédèrent, elles ne tarderont pas à polariser un nombre immense d’esprits droits et de bonnes volontés sincères, qui ont pris le siècle en horreur, mais qui ne savent ni à qui ni à quoi se vouer. Ainsi pourraient se constituer des centres de résistance inviolables, des équipes de fabricants d’arches en vue du prochain Déluge, des groupes de reconstructeurs pour le lendemain de la catastrophe inéluctable. Qui veut faire partie de cette société de sauvetage d’un nouveau genre ? Elle débuterait petitement sans doute, mais c’est toujours petitement que débutent les grandes choses ; et il ne s’agit pas ici de quantité, mais de qualité."
In
René GILLOUIN.
L’homme moderne bourreau de lui-même.
Le portulan, [sans mention de lieu, Paris probablement], 1951. (Pages 44 et 68.)
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2. CHESTERTON PARLE DES MONASTÈRES.
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"[…]. Il se peut que vous n’aimiez pas les monastères ou la civilisation conservée par les monastères, mais il est absolument certain que c’était alors la seule civilisation qui fût. […]." (CHESTERTON fait allusion aux âges sombres.)
In
Gilbert Keith CHESTERTON.
Pourquoi je suis catholique. (Traduction collective.)
Via Romana, Versailles, 2017. (Page 172.)
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3. COMMENTAIRES.
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Il est tout de même très curieux, et très instructif, que des auteurs aussi différents que le peu connu (mais remarquable) GILLOUIN et le très connu CHESTERTON, rejoignent dans leur analyse et leur constat ce que Rod DREHER synthétise avec force dans son ouvrage sur le pari bénédictin.
Partout dans le monde, s’élèvent des tours de Babel. L’homme s’essaye avec elles de se faire plus haut que Dieu. La tour la plus haute à Dubai (1 km de hauteur), le barrage le plus audacieux sur le Yant zi jiang, les tunnels les plus longs en Suisse et au Japon en disent beaucoup sur la folie humaine, sur sa démesure, sur l’ubris qui aveugle les plus intelligents des êtres humains. On envoie des satellites, des fusées, vers Mars, vers la Lune, vers la comète Tchouri, que sais-je encore.
Quel profit l’humanité tire-t-elle de ces entreprises ? Que signifient-elles ? Je laisse à chacun le soin de donner sa réponse à ces questions. J’ai la mienne.
Quand la politique se résume à imposer au peuple, sous le fallacieux prétexte de démocratie, les solutions élaborées par des experts, des techniciens, des irresponsables, en fait, alors il arrive un moment où le peuple n’en peut plus et se révolte, souvent avec violence. 
Parlons maintenant concrètement de notre patrie.
Imposer aux Français, comme le fait le très intelligent Président de la République des solutions (qui créent plus de problèmes qu’elles n’en résolvent) de nature purement techniques et matériels à des organismes ou une société qui vit un malaise d’une autre origine que technique et matérielle, c’est manquer sa cible. Certes, la SNCF n’appartient pas aux syndicats, mais aux Français. Mais négliger le capital social, la psychologie sociale qui se vit dans la société des cheminots – une sorte de fraternité vivante, de complicité amicale – c’est une erreur de première grandeur. Ce n’est pas parce qu’un polytechnicien a pensé tout seul dans son burlingue à la manière d’introduire la concurrence dans le transport par chemin de fer, pour obéir à une Europe (enfin aux mondialistes américanophiles libéraux incarné par le très nul Jean-Claude JUNCKER) que SA solution est la bonne. Nous avons des exemples qui montrent combien cette solution peut présenter quelques avantages, mais surtout des inconvénients. Le polytechnicien s’en fout. Il prend l’avion ou il a une voiture de fonction avec chauffeur.
Alors il nous reste la solution de créer ces centres de résistance, ces petits monastères laïcs, tels que le préconise DREHER et GILLOUIN, et de donner au monde, par notre joie de vivre, notre tempérance, l’amour du beau, du vrai et du bien, un témoignage, LE témoignage de civilisation que donnèrent jadis saint BENOÎT de NURSIE, saint ANSELME et tant d’autres moines. C'est ce dit par exemple le cardinal SARAH.
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4. LIENS UTILES.
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Signe des temps ?


La main dans le sac ou le bidonnage révélé.


Témoignage bénédictin.


Témoignage africain.

A lire IMPÉRATIVEMENT, surtout vous, les jeunes.
Voici un extrait de cette homélie. "Cher peuple de France, ce sont les monastères qui ont fait la civilisation de ton pays. Ce sont les personnes, les hommes et les femmes, qui ont accepté de suivre Jésus jusqu’au bout, radicalement, qui ont construit l’Europe chrétienne. Parce qu’ils ont cherché Dieu seul, ils ont construit une civilisation belle et paisible comme cette cathédrale."
Puisse le cardinal devenir un jour pape.




Et quand ils auront tué tous les prêtres, il ne restera que des voyants et des satanistes


Soutenir les écoles du pari bénédictin.


Petits blancs ou mâles blancs de monsieur MACRON.

Belle élégance de la pensée macronienne !



samedi 17 décembre 2016

16 décembre 2016. Nouvelles de la Résistance. La solution rationnelle pas toujours la bonne

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"L’homme est un être essentiellement religieux, et toute âme humaine, individuelle ou collective, vit sur un fond de mysticité naturelle, plus ou moins riche, plus ou moins mêlé, plus ou moins impur. Le chef-d’œuvre du Christianisme avait été de policer cette force brute, de l’épurer, de le sublimer, autant que le comporte notre nature pécheresse. La culture moderne, ayant entrepris de rationaliser la totalité de la vie, et à cette fin déclaré la guerre à la religion en général comme à la Bastille de l’irrationnel, crut bientôt l’avoir extirpé radicalement du cœur du peuple. En réalité, ce qu’elle avait extirpé, du moins gravement ébranlé, c’était le Christianisme, c’est-à-dire la puissance civilisatrice de la mysticité naturelle ; quant à cette mysticité même, elle l’avait méconnue pour une part, et pour une autre part elle s’était contentée de la recouvrir d’une croûte de notions rationnelles ou prétendues telles."
In
René GILLOUIN.
L’homme moderne bourreau de lui-même.
Le portulan, [sans mention de lieu, Paris probablement]°, 1951, p. 66.
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2. COMMENTAIRES.
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La tendance à la pseudo-rationalisation, à l’objectivation de toute décision, qu’elle soit économique, politique, scientifique, qui conduit les gouvernants, tous les gouvernants, à nous faire croire que nous n’avons pas le choix, est de nature totalitaire. Ce rationalisme, cher à tous les hommes politiques, depuis deux siècles, nous a conduits là où nous en sommes aujourd’hui. Il conduit à dénier à l’homme toute liberté, y compris dans l’espace public, politique par excellence, à en faire un pur objet soumis aux diktats des « experts », à interdire la mise en œuvre de toutes solutions autres que « rationnelles » aux problèmes sociaux. Or, nous le savons, "le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas !"
Dans ma propre expérience de vie, aussi bien professionnelle que personnelle, j’ai constaté que ce sont justement les solutions prétendues irrationnelles qui donnent une issue à des problèmes apparemment insolubles.
Voilà ce qui devrait inciter tous les hommes à chercher d’abord la justice avant de chercher la solution imposée par ce qu’il est convenu d’appeler la raison, laquelle n’est que le cache-sexe de la crainte qui nous habite devant la mort, la violence et la souffrance.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Une magnifique prière à la Vierge.

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Un numéro du Point sur la vie de Jésus.




mercredi 31 août 2016

31 août 2016. Nouvelles de la Résistance : à propos d'un champion de la tolérance !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LES CITATIONS DU JOUR.
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"L’homme est un être essentiellement religieux, et toute âme humaine, individuelle ou collective, vit sur un fond de mysticité naturelle, plus ou moins riche, plus ou moins mêlé, plus ou moins impur. Le chef-d’œuvre du Christianisme avait été de policer cette force brute, de l’épurer, de le sublimer, autant que le comporte notre nature pécheresse. La culture moderne, ayant entrepris de rationaliser la totalité de la vie, et à cette fin déclaré la guerre à la religion en général comme à la Bastille de l’irrationnel, crut bientôt l’avoir extirpé radicalement du cœur du peuple. En réalité, ce qu’elle avait extirpé, du moins gravement ébranlé, c’était le Christianisme, c’est-à-dire la puissance civilisatrice de la mysticité naturelle ; quant à cette mysticité même, elle l’avait méconnue pour une part, et pour une autre part elle s’était contentée de la recouvrir d’une croûte de notions rationnelles ou prétendues telles."
In
René GILLOUIN.
L’homme moderne bourreau de lui-même.
Le portulan, [sans mention de lieu, Paris probablement], 1951

Xavier MARTIN analyse en ces termes le sentiment violemment antichrétien des Lumières et spécialement celui de VOLTAIRE.
"La litanie n’en finit pas. Les quatre évangiles ? « grossièrement écrits par des hommes grossiers », pour la « populace », pas n’importe laquelle : « la plus vile populace ». Il y a pire. VOLTAIRE lit-il dans saint Matthieu (XI, 5) que « les pauvres sont évangélisés » ? Toujours les pauvres ! La lie du peuple, une fois encore ! L’idée en est insupportable à l’esprit fort. Son adrénaline entre en émotion, son sang ne fait qu’un tour et il sort de ses gonds, pour une giclée de fiel caractérisée. Évangile signifie « bonne nouvelle » ? Eh bien, voilà celle que lui, en toute charité, il apporte aux pauvres : « c’est que si vous êtes fainéants, vous mourrez sur un fumier ». Cette fraternelle admonestation du prince des humanistes des Lumières figure sous la rubrique Mendiant » de ses Questions sur l’Encyclopédie. Cette catégorie mal considéré ? « deux-cent mille fainéants qui gueusent d’un bout du pays à l’autre, et qui soutiennent leur détestable vie aux dépens des riches ». Ontologiquement, leur dégradation est des moins bénignes : ce sont écrit VOLTAIRE, les « excréments de la société humaine » L’Évangélisation (prioritaire !) d’un tel ramas de méprisables et de fainéants ? La plus étrange des bonnes nouvelles."

(Cf. Notice Évangile [1767], dans le Dictionnaire philosophique. 1764 [VOLTAIRE endosse ce jugement imputé aux sociniens] ; notice « Agriculture ». Œuvres complètes. Édition de Lefèvre et Deterville. Tome 26, 1818, p. 124. Notice Gueux, mendiants, des Questions sur l’Encyclopédie [6e partie ; 1771]. In Œuvres. Op. cité, Beuchot, tome 30, 1829, p. 155. Notice Population. Ibidem. Tome 31, 1829, p. 478. Essai sur les mœurs. Tome 10, 1818, p. 27.)
In
Xavier MARTIN.
Naissance du sous-homme au cœur des Lumières (les races, les femmes, le peuple).
Dominique Martin Morin, Poitiers, 2014.
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2. COMMENTAIRES.
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Il me semble que ces citations illustrent bien la schizophrénie de l’opinion publique française, en matière de religion et de laïcité. Les héritiers des prétendues et soi-disant Lumières qui se gargarisent de la Tolérance feraient mieux de lire l’auteur principal dont ils se réclament. En réalité, la laïcité à la française est une laïcité de combat dont la seule fin consiste à éradiquer le christianise en France. De là cette étrange trahison du Conseil d’Etat sur l’affaire du burkini, la volonté d’interdire les crèches dans les mairies, l’affaire de la statue de saint Jean-Paul II à PLOERMEL, etc. Ces gens décidément n’ont rien compris à l’âme humaine, et plus ils voudront injustement confiner l’expression de la foi en Jésus-Christ dans la sphère privée, et plus ils nous trouveront résolus dans notre opposition à leurs erreurs, pour ne pas dire leurs folies.
Quand je parle d’opposition, je n’entends nullement inclure la haine ou le mépris dans ce comportement. Il me semble que nous pouvons investir le champ de la culture, des médias, des réseaux sociaux par des messages de raison qui montrent où est le chemin, fut-il étroit, qui mène à la joie et à la vie. Utilisons les moyens à notre disposition pour répandre effectivemeny la Bonne Nouvelle.
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3. INFORMATIONS DIVERSES
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Du site du Salon beige, reprise d’un article de Jacques JUILLARD.

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La fête de l’arrose !

On arrose beaucoup en ce moment dans les couloirs de ce pouvoir : FABIUS et JOSPIN au Conseil Constitutionnel, Thierry LEPAON à je ne sais quel comité Hippolyte et Théodule, par exemple et tant d’autres qui fuient le navire comme des rats lors d’un naufrage. Ces gens vont donc continuer à nuire, le cul bien calé dans leur fauteuil ! Nous n’y pouvons pas grand-chose ; hélas ! Mais enfin que l'on compte sur nous pour les arroser à leur tour !


vendredi 8 janvier 2016

08 janvier 2016. Nouvelles de la Résistance. La liberté d'expression a bon dos !

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Faudra-t-il qu'au moment des grandes manoeuvres manipulatoires de Normal Ier, je vous rappelle na devise , Palsembleu ! bien sûr que oui !

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !

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1. Les citations du jour.
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Sur fond bleu, les pointes des citations.

(a) "À la différence des régimes autoritaires qui, par nature, brident la liberté de l'individu, la démocratie est censée lui offrir tous ses moyens d'expression. Seulement, nous l'avons vu, si les démocraties naissantes formulent encore le rêve d'une liberté infinie, liée à une dynamique de conquête, les démocraties adultes font, quant à elles, l'expérience d'exercices d'autolimitation et de deuil de liberté indéfinie. Seulement – et c'est là que grandir est difficile –, pour la majorité d'entre nous, brider sa liberté, ce n'est pas aller vers une meilleure maîtrise de son identité, mais au contraire renoncer à son essence même."
Cynthia FLEURY.
Les pathologies de la démocratie.
Le Livre de Poche, biblio essais, N°31544.
Fayard, Paris, 2009 (date de dépôt légal).

(b) "Cependant si le mal s'impose en tout endroit et en tout temps, il ne triomphe pas toujours. La puissance des déterminismes qui soutiennent son règne universel n'est pas sans connaître parfois quelque revers. Lorsque l'homme, parce qu'il a su accueillir l'intuition qui est venue le visiter et répondre à l'appel qui s'est fait entendre en lui, dépasse avec force ce qui le porte instinctivement à se préférer plutôt qu'à se donner, de lui émerge un acte de liberté. Ce comportement serait-il unique et d'un seul homme, soulève déjà dans l'esprit un doute qui ne permet plus qu'un athéisme inquiet."
Marcel LEGAUT
Méditations d’un chrétien du XXe siècle.

(c) "[…] Ce n’est pas tant l’Église qui a besoin de saints, que le monde. Mais il a besoin d’abord d’en sentir le manque, et c’est peut-être ce besoin-là qui, en disparaissant, a emporté avec lui le sens, l’amour, l’exigence de la vraie liberté."
René GILLOUIN.
L’homme moderne bourreau de lui-même.
Le portulan, [sans mention de lieu, Paris probablement], 1951.
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2. Commentaires.
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            Si, au nom de la liberté d’expression, j’osais (ignoblement) dire que les journalistes de Charlie Hebdo ont bien mérité leur sort, je serais très justement inculpé d’apologie de crime. Il y a donc bien des limites à la liberté d’expression. Pour les inconditionnels de la pseudo-République française, ces limites sont déterminées par la loi (Loi PLEVEN de juillet 1972 par exemple), pour les inconditionnels de la loi naturelle, les limites sont déterminées par la conscience. Le fait que l'éducation prétendue nationale et les parents aient abandonné aux hommes politiques et à leurs relais médiatiques le soin de la formater ne les exonère pas d'un devoir impérieux : on peut au moins affirmer que la conscience peut être formée à partir de quelques principes simples (ne pas tuer, ne pas voler, ne pas porter de faux témoignages, ne pas convoiter la femme de son voisin, respecter autrui dans ses biens, sa personne et sa religion, etc.)
            Il est donc légalement permis, en France, de proférer ce que les croyants considèrent comme des blasphèmes, ou des offenses profondes à leur foi, et, donc des atteintes à leur personne. Mais il n’est pas permis de dire qu’en pratiquant le blasphème et l’offense, on prend des risques et par conséquent on les assume. La loi française, et sa laïcité nauséabonde, autorise toutes les attaques contre les religions, à l’exception de l’islam puisqu’il y a, sinon officiellement, du moins socialement, un délit d’islamophobie, confondu à tort avec du racisme. On peut profaner des églises, brûler des crèches, taguer des cathédrales, profaner des tabernacles et des hosties consacrées, la République s’en fout, des furies peuvent se balader à moitié à poil dans une cathédrale sans être condamnées, mais on désigne d’un doigt vengeur les anonymes imbéciles qui déposent une tête de porc sur les marches d’une mosquée, et Menton Pointu se fend d'un tweet ciselé pour condamner l'islamophobie. Tant que les responsables politiques persévéreront dans cette voie, ils feront le lit des extrêmes.
            En vérité, et Cynthia FLEURY le souligne avec force, dans une démocratie adulte, les citoyens font l’expérience de l’autolimitation et comprennent intuitivement qu’il y a des bornes au désir d’une liberté d’expression indéfinie. (Notons qu’elle utilise le mot « indéfinie », mais que dans son contexte le mot signifie « infinie ». C’est très clairement poser la question de la limitation volontaire de la liberté de s’exprimer que nombre d’imbéciles appellent « l’autocensure »).
            Marcel LEGAUT affirme, dans ce style si particulier qui est le sien, que la liberté s’exprime par des actes qui conduisent l’homme libre à préférer autrui que lui-même. Je vous laisse méditer sur les raisons qui ont poussé RISS, de Charlie Hebdo, à dessiner cette Une que je trouve honteuse ; qui flattait-il avec elle ? La liberté d'expression ou l'affirmation d'un principe personnel ?
            Enfin, René GILLOUIN confirme et amplifie ce que disent les auteurs précédemment cités : la vraie liberté se confond avec le renoncement à soi-même : le monde a besoin de saints, en effet.

            Que les limites à la liberté d’expression soient fixées par la loi et non par la voix de la conscience, est extrêmement grave. Car ce qu’une loi fait, une autre loi, aggravante, peut le défaire et dans un sens qui n’est pas favorable à la liberté d’opinion et de religion : la Chine contemporaine, l’Arabie saoudite, le sultanat de Brunei, le Pakistan, par exemple, ont pris sur ce chapitre des dispositions qui en disent long sur la puissance totalitaire du droit positif. La liberté d’expression est une forme particulière de la Liberté ; elle oblige à la responsabilité, et au respect des croyances de l’autre : je conçois parfaitement que l’on tourne un prêtre, le papa, un imam ou un rabbin en dérision ; il s’agit d’êtres humains et les critiques qu’on en fait sont parfois drôles, font souvent mouche, et témoignent d’un esprit de liberté assez roboratif, mais je trouve scandaleux que l’on puisse le faire pour Jésus, ou Mahomet, ou Bouddha ou Moïse, ou Confucius.
            Ce n’est pas la liberté d’expression ou les valeurs dites républicaines qui ont été blessées le 7 janvier 2015, c’est l’humanité de l’homme. Tous les beaux sermons, les plaques commémoratives (avec ou sans fautes d’orthographe), les légions d’honneur à titre posthume, les minutes se silence n’y pourront rien. Et ce que les Français ont condamné le 11 janvier 2015, c’est le massacre de l’humanité, ce n’est pas le décalogue de la rue Cadet ni celui de la rue de Solférino.
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3. Informations diverses.
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A propos de l’attaque du Commissariat du XVIIIe arrondissement.

Hier, en début d’après-midi, sur le site du Figaro, reprise des messages et tweets du Ministère de l’intérieur à propos de l’agression du XVIIIe arrondissement : « Rien ne permet de penser que c’est une attaque terroriste ».
Hier en milieu d’après-midi : « Le parquet antiterroriste est saisi ».

Allez comprendre !
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Mais madame TAUBIRA sait ! (Du Salon beige.)

On a beaucoup aimé les propos de Christiane Taubira hier sur i-Télé à propos du terroriste abattu hier dans le 18e :
"Ce qui apparaît très clairement de ce qui est connu de cette personne, (c'est qu'elle) n'a aucun lien avec la radicalisation violente, aucun."
Quand, dans le même temps, on présente les manifestants LMPT (qui n'étaient pas armés de hachoir) comme des "radicaux", cela a comme un goût de novlange…"
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De Philippe BILGER, cet avis sur la répression de La Manif Pour Tous (via le salon beige).

Philippe Bilger commente l’opinion du défenseur des droits sur l’usage disproportionné de la force lors des manifestations de organisées par La Manif Pour Tous. 
"Je n’ai participé moi-même à aucune manifestation, l’opinion que je vais formuler est donc celle d’un citoyen informé médiatiquement. A partir de là, il est évident que la Manif pour Tous a été mal traitée lors des manifestations. C’est comme si, à l’égard de ces manifestants qui avaient le droit de protester contre le mariage pour tous qui n’était pas encore voté, l’Etat avait voulu faire preuve d’une autorité, d’une force et d’une rigueur qu’il était incapable de mettre en œuvre dans d’autres circonstances. Autrement dit, des manifestants déterminés, convaincus mais pacifiques lui permettaient d’asseoir plus aisément une autorité qu’avec des brutes ou des voyous. C’est très clair. [...]"
 La répression de la LMPT, c'est ce qu'on appelle une interprétation de la liberté d'expression à GEOMETRIE VARIABLE !




mardi 5 mai 2015

05 mai 2015. Nouvelles de la Résistance. Vive(nt) les mouvements de résistance !

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Il convient de le répéter sans cesse :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. La citation du jour.
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"Ainsi nous sommes tous entrainés dans un courant qui est devenu un torrent, dans un  torrent qui est devenu une cataracte, et contre lequel, tant que durera le règne des masses falsifiées, vulgarisées, barbarisées, il serait aussi Misanthrope pour y cultiver, dans la solitude ou une intimité choisie, loin des propagandes grossières et de leurs mensonges infâmes, la vérité, la pureté, l’authenticité. Que des sécessions de ce genre se multiplient, qu’elles se groupent, se fédèrent, elles ne tarderont pas à polariser un nombre immense d’esprits droits et de bonnes volontés sincères, qui ont pris le siècle en horreur, mais qui ne  savent ni à qui ni à quoi se vouer. Ainsi pourraient se constituer des centres de résistance inviolables, des équipes de fabricants d’arches en vue du prochain Déluge, des groupes de reconstructeurs pour le lendemain de la catastrophe inéluctable. Qui veut faire partie de cette société de sauvetage d’un nouveau genre ? Elle débuterait petitement sans doute, mais c’est toujours petitement que débutent les grandes choses ; et il ne s’agit pas ici de quantité, mais de qualité."[
In
René GILLOUIN.
L’homme moderne bourreau de lui-même.
Le portulan, [sans mention de lieu, Paris probablement]°, 1951.
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2. Commentaires.
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Je ne crois pas que nos sociétés "devéloppées" (!) soient dépourvues d'hommes et de femmes à la conscience droite, désireux de rencontrer l'autre et de faire de leur mieux pour rendre le monde habitable. En revanche, je ne crois pas qu'une société "développée" qui fait fi de toute morale, ne croit qu'au bon plaisir des individu, qu'à l'argent, qu'aux rapports de force (écoutez à cet égard le discours des syndicats !) puisse apporter à ses membres le bonheur qu'elle fait miroiter à leurs yeux aveuglés.
Quand GILLOUIN parle de centres de résistance inviolable ; il veut désigner sans aucun doute ces groupes d'hommes et de femmes qui partagent un humanisme fondé en Christ et, loin de tout esprit de violence ou de revanche, s'acharnent à faire connaître la Vérité. Ils ne la possèdent pas la vérité, mais ils savent qu'elle est une personne, une Personne qui se laisse approcher avec amour et bienveillance par tous ceux que n'effraient point un chemin difficile d'ascèse et de partage.
A cet égard, je crois que le mouvement de La Manif Pour Tous est bien un centre de résistance naissant à la civilisation de mort, de plaisirs frelatés et de fric que nos hommes politiques, simplement pour prendre le pouvoir ou le garder, s'acharnent à mettre en musique. Il y en a d'autres, des centres de résistance. Je pense à ces monastères où, dans le silence, la prière, le travail manuel, des hommes ou des femmes témoignent de la beauté d'une autre vie que cette vie par procuration prônée par les politiciens de tous bords. Je dois dire que j'en ai fait récemment l'expérience ; un court séjour à l'abbaye bénédictine de TRIORS, près de ROMANS dans la DRÔME, en compagnie d'une dizaine de lycéens de terminale, a été pour tous un moment inoubliable. Là est la vie, l'authentique, celle qui remplit les corps, les âmes et les esprits de douceur et de force. Fascinant ! Absolument fascinant.
Ce n'est du reste pas pour rien que les premières mesures des gouvernements totalitaires ou tyranniques ou idéologiques, celui de la Révolution française, celui de monsieur Jules FERRY, ou ceux des défunts régimes communistes, pour ne nommer que ceux-là, ont consisté à fermer les monastères, à en disperser les membres, à les expulser et à interdire qu'il s'en crée de nouveaux.
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3. Informations diverses.
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Médecins, guéris-toi toi-même ou l'arroseur arrosé.



Bref, madame le maire de PARIS roulait à 121 km/h sur le périphérique, dans une voiture de plus de 15 ans et qui n'a pas subi le contrôle technique obligatoire ! Et elle s'apprête à mettre en place des restrictions de circulation à PARIS pour les véhicules de plus de 15 ans. Exemple typique de ces bobos parisiens arrogants pour qui les règlements sont bons pour les autres mais pas pour eux. Allez ! médecin, guéris-toi toi-même !
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lundi 5 janvier 2015

05 janvier 2015. Nouvelles de la Résistance : ça fait tout de même beaucoup de déséquilibrés isolés !

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De nouveau, je redis :

Non, ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, C'est la lâcheté !
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Avant de m'absenter jusqu'à mercredi soir (reprise le 8 janvier) voici encore un billet.
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1. La citation du jour.
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 "L’homme est un être essentiellement religieux, et toute âme humaine, individuelle ou collective, vit sur un fond de mysticité naturelle, plus ou moins riche, plus ou moins mêlé, plus ou moins impur. Le chef-d’œuvre du Christianisme avait été de policer cette force brute, de l’épurer, de le sublimer, autant que le comporte notre nature pécheresse. La culture moderne, ayant entrepris de rationaliser la totalité de la vie, et à cette fin déclaré la guerre à la religion en général comme à la Bastille de l’irrationnel, crut bientôt l’avoir extirpé radicalement du cœur du peuple. En réalité, ce qu’elle avait extirpé, du moins gravement ébranlé, c’était le Christianisme, c’est-à-dire la puissance civilisatrice de la mysticité naturelle ; quant à cette mysticité même, elle l’avait méconnue pour une part, et pour une autre part elle s’était contentée de la recouvrir d’une croûte de notions rationnelles ou prétendues telles." 

In
René GILLOUIN.
L’homme moderne bourreau de lui-même.
Le portulan, [sans mention de lieu, Paris probablement]°, 1951.
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2. Commentaires.
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Vous ne voulez pas de crèches, monsieur CAZENEUVE ? Vous avez des mosquées.
Vous ne vouliez pas du Christ en Europe, messieurs JOSPIN et CHIRAC ? Vous avez un Allah qui tue un peu partout en France, par le soin d'illuminés.
Vous vouliez tuer tout espèce d'esprit religieux dans l'âme de nos compatriotes ? Vous avez des Français convertis à l'islam qui égorgent leurs otages.
Je ne suis pas sûr que le résultat soit à la hauteur de vos espérances.

Car il y a une merveilleuse jeunesse qui se lève. Bienveillante, engagée, c'est la jeunesse des Veilleurs, c'est la jeunesse de la France. Elle vous a désertés, les ringards à la Jules FERRY. Et c'est for réjouissant.
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3. Informations diverses.
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Les quinze maladies des ministres.

1. Se croire immortel, immunisé ou indispensable

2. L'excès de travail, ou "marthalisme"

3. L'endurcissement mental ou spirituel

4. La planification excessive

5. Le manque de coordination

6. L'" Alzheimer" spirituel

7. La vanité de la gloire

8. La schizophrénie existentielle

9. Les commérages et les ragots

10. La déification des chefs

11. L'indifférence aux autres

12. La "tête d'enterrement"

13. La thésaurisation

14. Les cercles fermés

15. La mondanité et l'exhibitionnisme

Non, vous n'y êtes pas. Ce n'est pas le diagnostic de monsieur HOLLANDE sur les maladies de ses ministres, c'est celui du pape sur les maladies des cardinaux de la curie. Monsieur HOLLANDE fait de l'autosatisfaction et de l'autoglorification, car il n'est pire aveugle que celui qui, ayant des yeux, ne veut pas voir. Le pape François est autrement lucide. Nous le remercions pour son courage. 

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Beaucoup de "déséquilibrés isolés" (marque déposée par la magistrature et le ministre de l'intérieur pour l'expression)

Un déséquilibré isolé à DIJON (un autre).
Un déséquilibré isolé en Italie.
Un déséquilibré isolé à NANTES (un autre).
Un déséquilibré isolé à METZ : un colon turc tente d'étrangler un policier isolé en criant "Allah Akbar".

Tout de même, ça en fait beaucoup. Voici un article sur le sujet, rédigé par Marion BERNARD (site i24 News). Je prie la journaliste de m'excuser si je l'ai pillée. Mais l'article me semble intéressant.

"“Actes isolés”. “Déséquilibrés”. “Loups solitaires”. Voilà autant de termes avec lesquels nous n’avons jamais été si familiers. Après trois attaques en trois jours, un profond malaise, que certains qualifieront de paranoïa, semble s’être emparé de la France. Autorités, journalistes, particuliers, tous peinent à mettre un nom sur ce qui s’apparente à une “série noire” à la veille de Noël.
Un dénominateur commun : dans chacun des cas, la piste terroriste est immédiatement écartée par la Justice. Il semble cependant que cela ne suffise pas à “apaiser les esprits” et les internautes, qui ne cachent pas leur méfiance sur les réseaux sociaux, tournant en dérision les conclusions hâtives des représentants de l’Etat qui s’évertuent à parler d’’actes isolés”, tout en annonçant un renfort des patrouilles militaires.
S’agit-il donc de “terrorisme” ? Certes, il serait prématuré de tirer un jugement hâtif au vu du stade préliminaire des enquêtes et d’ailleurs la sémantique importe peu ici, compte tenu de l’importance symbolique de ces attaques et du contexte dans lequel elles interviennent.
Alors que le pays s’est lancé dans une chasse aux djihadistes en herbe et surveille ses frontières à la loupe pour éviter de nouveaux départs vers la Syrie ou des “retours à risques”, que l’Etat islamique appelle les candidats au djihad à commettre des attaques contre les Français “mécréants” sur le sol de l’hexagone, que la coalition internationale contre l’EI lutte chaque jour contre le fléau terroriste en Irak, ces incidents de Joué-lès-Tours, Dijon et Nantes, ne peuvent être qualifiés simplement et naïvement d’ “actes isolés”, ou du moins ces termes ne peuvent prétendre suffire à calmer le jeu à l’heure de la menace terroriste islamiste.
Evidemment, les gestes de ces individus n’ont pas de liens directs et n’ont pas été coordonnés, ce qui en fait bel et bien des “ actes isolés” mais il semble qu’au moins dans les deux premiers cas, Joué-les-Tours et Dijon, l’idéologie islamiste ait joué un rôle non négligeable dans la perpétration de l’attaque, peu importe les passages en hôpital psychiatrique.
Lorsqu’on invoque “les enfants de la Palestine” aux cris de “Allahu Akbar” (“Dieu est le plus grand”) en France pour expliquer une agression contre des civils innocents, il semble que suivre la seule piste du crime de droit commun soit insuffisant.
Ces mêmes motifs, à peu de choses près, étaient d’ailleurs ceux du conducteur de la voiture à Jérusalem qui a foncé sur une foule de piétons à un arrêt de bus, tuant un bébé de trois mois en novembre dernier. Il s’agissait bel et bien d’un terroriste pour les autorités israéliennes.
Alors quand utiliser à bon escient le terme de “terroriste”?
Toute l’ambiguïté sémantique réside dans le simple fait qu’il n’existe aucune définition juridique du “terrorisme” car “les points de vue sont tellement différents et les contextes tellement divers qu’il s’est révélé à ce jour impossible pour la communauté internationale d’en donner une définition acceptée de tous”, notait la rapporteuse spéciale de l’ONU pour la protection des droits de l’homme, en 2001.
Ainsi, il est laissé à l’appréciation de chaque Etat d’utiliser le terme si controversé de “terroriste”, là où certains verront un “militant” ou un simple "déséquilibré".
Si la France a tranché rapidement pour ce dernier dans le cas des récentes attaques, tout en renforçant son plan Vigipirate, reste à savoir si ses citoyens sont convaincus."


Marion BERNARD site i24 news

Il me semble que nous avons le droit de réclamer des autorités religieuses musulmanes une condamnation sans appel de ces actes. Pour l'instant, les protestations sont timides. Et cela, à mon, grand regret, ne conforte guère la nécessaire distinction qu'il conviendrait de faire entre un islam religieux et un Islam politique.
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jeudi 4 décembre 2014

04 décembre 2014. Nouvelles de la Résistance : pourquoi accepter la servitude ?

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Ce n'est pas parce que je me suis absenté quelques jours que j'ai oublié notre devise :

Non, non et non : ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. Les citations du jour.
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(a) "Tel est bien, en effet, le trait sans doute le plus paradoxal de notre époque. D’autres époques ont connu la servitude, mais la nôtre est la première qu’on ait vue marcher à la servitude sous le drapeau de la liberté. Peut-être vaut-il la peine de se demander le pourquoi de ce curieux privilège." 

(b) "L’homme n’a jamais fait exactement ce qu’il voulait, sa structure et sa condition s’accordent pour le lui interdire, mais je ne crois pas qu’aucune époque ait jamais connu, entre les intentions et les réalisations, un écart aussi vaste et aussi général que le nôtre ; une époque, pourrait-on dire en exagérant à peine, qui se place d’elle-même sous le signe du mot de Guillaume II : « je n’ai pas voulu cela » ; une époque où personne n’a ni les moyens de ses fins, ni les fins de ses moyens. La marche à la servitude sous le couvert de la liberté n’est qu’un cas de cette loi, particulièrement digne d’intérêt il est vrai, puisqu’il y va pour chacun de nous, soit de sa vie, soit de ses raisons de vivre. Voici donc qu’une question nous prend à la gorge. Y a-t-il quelque chose à espérer ? Y a-t-il quelque chose à entreprendre ?" 
In
René GILLOUIN.
L’homme moderne bourreau de lui-même.
Le portulan, [sans mention de lieu, Paris probablement]°, 1951.

(c) "Mais en vérité est-ce bien la peine de discuter pour savoir si la liberté est naturelle, puisque nul être, sans qu'il ne ressente un tort grave, ne peut être retenu en servitude et que rien au monde n'est plus contraire à la nature (pleine de raison) que l'injustice. Que dire encore ? Que la liberté est naturelle, et, qu'à mon avis, non seulement nous naissons avec notre liberté, mais aussi avec la volonté de la défendre."
Etienne de la BOETIE.
Discours de la servitude volontaire (référence déjà  donnée de multiples fois dans mes billets, et pour cause !)
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2. Commentaires.
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(a) Est-il exact que sous couvert de marcher vers la liberté nous courrions droit à la servitude ? Est-il conforme à notre liberté que l'Etat nous impose des normes de plus en plus contraignantes pour ce qui concerne la gestion de nos vies ? "Je veux vous protéger", dit-il, d'une voix anonyme et sépulcrale (anonyme, en effet, car l'Etat n'est que la somme des administrations et des institutions irresponsables qui nous imposent ou qui nous interdisent de faire ; et sépulcrale, car chacune de ses décisions sort du tombeau de nos libertés). L'usage des vélos, des motos, des voitures, l'organisation de nos appartements ou de nos maisons, les dispositifs de sécurité des piscines privées (pour ceux qui en ont, ce qui n'est pas mon cas, rassurez-vous), les exigences qui pèsent (avec la loi dite ALUR) sur les bailleurs (le plomb, les termites, l'amiante, le risque sismique, etc.) ne sont que des manières de créer des entreprises très souvent inutiles, en tout cas improductives de biens et de services réels, et donc de créer des taxes dont nous ne pouvons nous exonérer que dans dans la mesure où nous renonçons aux biens ainsi frappés : passe encore pour les casques de motos, ou les triangles de signalisation ou les gilets fluorescents ; mais qu'un propriétaire d'un immeuble urbain ne puisse louer un appartement que s'il y a du gaz de ville et non une alimentation par bonbonne, est ahurissant ! Ceci revient à obliger les locataires à utiliser de l'électricité et du fuel pour se chauffer ou faire sa cuisine. Bref, de plus en plus, les tentacules étatiques nous étouffent de sorte qu'il ne nous reste plus que la liberté de penser (et non de pensée ; je fais référence ici à l'activité réflexive).

(b) Un des exemples les plus frappants de la réduction en servitude des citoyens est l'ouverture du compte pénibilité. La très aristocratique Marisol TOURAINE estime que c'est une grande avancée sociale. Mais si l'on veut faire un relevé exact des moments de pénibilité (temps passé penché à plus de 45°, au-dessus de 25 °C, en dessous de 10 °C, etc.), il faut soit installer des systèmes de vidéosurveillance et de mesures de données physiques, soit engager un préposé chargé de relever les moments pénibles de la vie des salariés, de tous les salariés et de chacun des salariés et obliger le "patron"  (nom de dérision utilisé pour désigner les employeurs et les recouvrir du soupçon d'exploiteur) à tenir un registre pour chacun des dits salariés, ce qui est une obligation ubuesque. Et ce n'est pas de la servitude ça ? Comme si un employeur n'était pas en mesure de déterminer avec ses employés les mesures utiles pour atténuer ou supprimer certaines conditions de travail pénibles. En vérité, il s'agit d'une mesure qui s'inspire des données marxistes les plus ringardes de la Lutte des Classes. Voilà ce qu'il faut faire, voilà ce qu'il faut espérer !

(c) Si nous aimions la liberté aussi naturellement que la nature nous en a inspiré la passion, nous désobéirions à ces imbéciles, et refuserions de mettre en oeuvre leurs mesures inapplicables. Et si l'ensemble des patrons et des syndicats réagissaient contre ces obligations, je ne vois pas bien comment madame la très noble Marisol TOURAINE pourrait faire pour les y obliger.
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Je renonce à la section Informations diverses, car je suis en retard pour publier ce billet