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mercredi 13 février 2019

Mercredi 13 février 2019. Honneur à Yanis Varoufakis ! Honte à l'Europe des ploutocrates !


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Dans quelques semaines, les citoyens des divers pays de la soi-disant « Union européenne » devront voter pour élire leurs représentants au prétendu « Parlement européen ». Avant d’aller voter, je recommande vivement à mes lecteurs de se plonger dans le remarquable ouvrage de Yannis VAROUFAKIS, le relativement éphémère ministre des finances d’Alexis TSIPRAS, leader du parti de gauche Syriza et vainqueur des élections législatives organisées le 25 janvier 2015 par un archinul, SAMARAS. Le livre est intitulé Conversations entre adultes. Dans les coulisses secrètes de l’Europe, publié aux éditions Les Liens qui Libèrent, Paris 2019.
Yanis VAROUFAKIS est appelé par TSIPRAS pour occuper le poste de ministre des finances de la Grèce. Il n’a rien demandé. C’est un économiste de réputation internationale ; il enseigne comme professeur à Lyndon B. Johnson School of public affairs de l’Université d’Austin au Texas. Syriza est classé à gauche ! Pas bon ça pour les banquiers, les crocodiles des marigots européens, les hauts fonctionnaires irresponsables de Bruxelles. Pourtant, VAROUFAKIS accepte la proposition de TSIPRAS. Il démissionne de l’Université et vient s’installer à Athènes avec sa compagne Danae STRATOU. VAROUFAKIS hérite d’une situation financière nationale catastrophique, dont il n’est aucunement responsable, et que l’on doit aux politiques démagogiques menées depuis des lustres par PAPANDREOU, un socialiste démagogue bon teint (mais peut-il en être autrement avec des socialistes de ce calibre-là ?), et ses successeurs. Ces irresponsables ont emprunté à tour de bras à des banques (notamment françaises et allemandes) et à diverses institutions, qui ne se sont guère souciées de la soutenabilité de la dette par un pays rongé par la corruption et surtout l’évasion fiscale conduite par les oligarques. Quand la Grèce a été admise à rentrer dans le système de monnaie unique, après certification truquée des comptes nationaux par la Banque Goldman-Sachs, on avait dissimulé l’ampleur de la dette contractée par les responsables politiques grecs
         VAROUFAKIS a fort heureusement le souci de défendre les plus pauvres de ses compatriotes. Il s’est fixé deux objectifs quand il accepte de devenir ministre : maintenir la Grèce dans l’euro ; obtenir une restructuration de la dette grecque. Il n’écarte pas l’hypothèse d’un Grexit, certes douloureux, mais qui n’enfermerait pas la Grèce dans la prison d’une dette infinie, insoutenable et ruineuse pour les plus pauvres. Il a du reste un plan B fort astucieux en cas d’échec des négociations avec ce qu’il appelle la troïka : la BCE (Mario DRAGHI), le FMI (avec Christine LAGARDE) et la Commission Européenne, qui hélas semble avoir délégué ses pouvoirs de négociation à l’Eurogroupe, réunion des ministres de finances des pays de l’union dite européenne, flanqués chacun d’un expert de leur pays, et du commissaire européen chargé de l’économie, en l’occurrence Pierre MOSCOVICI. En réalité, l’Eurogroupe est manipulé par Wolfgang SCHAÜBLE, le ministre des finances allemand, qui désire dézinguer à tout prix ce gouvernement de gauche, en lui faisant payer les erreurs de ses prédécesseurs. Il semble bien que madame MERKEL, accueillante aux migrants, fussent-ils clandestins, a été insensible à la détresse des retraités grecs dont les créanciers exigeaient qu'on vendît les biens pour rembourser la dette.
VAROUFAKIS n’a trouvé en Europe qu’une oreille compréhensive, et je manquerais à la plus élémentaire probité intellectuelle si je ne signalais pas que seul Emmanuel MACRON, alors ministre de l’Économie du calamiteux HOLLANDE a soutenu VAROUFAKIS et compris le bien fondé de ses propositions. Il serait malhonnête de ne pas le créditer de cette lucidité. Mais la troïka, inspirée par SCHAÜBLE, ne veut rien entendre. En dépit du résultat du référendum organisé par TSIPRAS (faut-il accepter les propositions de l’Union Européenne ?) qui montre que plus de 61 % des Grecs s’opposent à ce honteux compromis qui les enchaîne, le premier ministre finira par céder, par accepter tout ce que demande la troïka et trahira ainsi le mandat que lui avait confié le peuple grec.
Une partie des conversations (certaines hallucinantes) ont été enregistrées ; VAROUFAKIS en donne le verbatim. Une autre partie a été notée immédiatement après les rencontres, et enfin quelques autres ont été rapportées au ministre par des témoins. On apprend, par exemple, que SCHAÜBLE, s’il avait été à la place de VAROUFAKIS, ne signerait pas le document qui signifiait la perte de l’autonomie financière et politique de la Grèce (conversation privée enregistrée).
Vers la fin de ce livre passionnant, qui défend la démocratie contre les ploutocrates, notre ministre grec dit ceci (page 476) :
"Dans le bûcher des illusions qui a suivi le crash financier de 2008 et la crise de l’euro, l’establishment profond de l’Europe a perdu tout sens de la mesure. J’en ai été le témoin direct lors de ce que je ne peux appeler autrement que comme une guerre de classes brutale ciblant les faibles et favorisant outrageusement les classes dominantes. […]."

Je crois profondément (et VAROUFAKIS le suggère dans certaines passages) que les efforts désespérés de l’actuel gouvernement pour trouver des fonds, via des taxes, des augmentations de CSG et autre conoanticarbosnisation, n’a pas d’autres buts que de continuer à favoriser les classes dominantes, en faisant payer aux classes moyennes et pauvres leurs erreurs. C’est pourquoi je suis contre cette Europe-là, c’est pourquoi je ne donnerai jamais ma voix à des candidats ou des partis qui entendent renforcer les pouvoirs d’un système qui a fait la preuve de son mépris pour les petits et les sans-voix. Honneur à un homme compétent, brillant et probe ! Honneur à vous Yanis ! Vous êtes le digne héritier des inventeurs de la démocratie. Je souhaite que vos initiatives en faveur d’une Europe des peuples soient couronnées de succès.



dimanche 8 octobre 2017

08 octobre 2017 Nouvelles de la Dissidence. Retour à la case départ ?

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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…]. On a vu réapparaître — sous couvert de progrès — un capitalisme à l’ancienne ; celui, sans freins ni scrupules, de la révolution industrielle et d’Adolphe THIERS. Germinal fut à la mode. L’explosion fracassante des inégalités, le détricotage des lois sociales et l’affaissement de l’État-providence faisaient renaître chez nous les injustices pas si éloignées de celles que dénonçait les Gavroches de 1871, ou Karl MARX dans son Manifeste du parti communiste (1848). Dans le même temps, réapparaissaient dans le paysage occidental les « grandes familles » possédantes, les milliardaires mirobolants, les empires financiers plus forts que les États, les puissances incommensurables, les logiques de maharajas ou de castes venues d’un autre temps. Comme les pauvres de Victor HUGO ou de Charles DICKENS regardaient avec envie les vitrines des boulangeries, les pauvres d’aujourd’hui apprirent à contempler la richesse des puissants sur les écrans de télévision. Où était la différence ? Là encore, le « vieux » perçait sous le neuf."
In
Jean-Claude GUILLEBAUD.
Le principe d’humanité.
Éditions du Seuil, Paris, 2001. (Page 190.)
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2. COMMENTAIRES.
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Il me semble que ce passage n’appelle pas de commentaires détaillés tant il est juste. BOLLORE, BETTANCOURT, ARNAUD, et tant d’autres noms moins médiatisés représentent en effet ces grandes familles possédantes et ces milliardaires mirobolants évoqués par Jean-Claude GUILLEBAUD. Il ne s’agit pas de les montrer du doigt car ce sont nous, les consommateurs, qui les avons portées au pinacle du temple de la Fortune et qui avons ainsi créé de toute pièce les conditions propices à l’émergence d’une envie destructrice chez les plus pauvres. Rien ne nous oblige à acheter des produits de l’Oréal, par exemple. Échapper aux rets de BOLLORÉ ou de Bernard ARNAUD est plus difficile. Leurs clients privilégiés sont souvent d’autres grands de ce monde. Il n’est pas évident pour le commun des mortels de s’offrir une valise Louis Vuitton. Mais comment résister à la gratuité de C-News un journal mis chaque jour à la disposition des voyageurs du métro, comment intervenir dans les transports et la logistiques dont le groupe BOLLORÉ est un fleuron ?
Comment ne pas voir que, sous couvert de faciliter l’emploi (sous-entendu l’emploi salarié) par la voie des ordonnances, nous soumettons l’ordre politique à l’ordre économique ? D’un trait de plume, pour de simples questions d’optimisation (ô le joli mot) fiscale ou financière, on peut jeter dans le chômage des milliers de personnes. Ce n’est pas l’industrialisation sauvage qu’il faut promouvoir, c’est un nouvel ordre social où les initiatives individuelles consacrées à la production de biens primaires ou secondaires sont privilégiées. Cette promotion permettrait de responsabiliser l'homme et de le rendre maître de sa vie, tout en allégeant la pression insupportable de l'Etat Providence. On en est très loin, et je crains fort que sous couvert de progrès, comme le dit si bien GUILLEBAUD, nous ne fassions un grand pas en arrière, vers ce siècle de fer où des enfants de 12 ou 14 ans travaillaient 8 à 10 heures par jour pour aider leurs pères et leurs mères à nourrir leurs frères et sœurs. Bien entendu, on a dépassé (heureusement) cette exploitation de l’enfant et de l’adolescent, mais a-t-on tout à fait supprimé cette exploitation intellectuelle que constitue le contrôle financier dans les entreprises et la recherche du profit maximum. (Je connais une chaîne d’hôtels qui a supprimé les balayettes des toilettes ; ça devait coûter trop cher. On laisse aux femmes de chambre le soin de purifier les cuvettes des WC au cas où elles seraient souillées. Voilà ce qu’on appelle le progrès !).
Que dire des empires financiers qui peuvent, sur un coup de dés, ruiner la planète, comme la crise des subprimes l'a prouvé. Telle banque, payée des millions de dollars, certifie les comptes publics de la Grèce pour la faire rentrer dans le système de l'euro. Ces comptes sont truqués. Telle autre fait porter le chapeau de sa déconfiture à un bouc émissaire et prétend qu'elle ignorait les prises de position hasardeuses dudit bouc. Telle autre - comme hélas j'ai eu la tristesse de le constater pour l'un de mes très proches - par ses exigences immédiates de remboursement d'un emprunt, pousse à la liquidation judiciaire d'une entreprise jeune d'à peine six mois.
L'argent est le second nom de Satan. 
Et il semble que nous retournions à la case départ, à ce XIXe siècle qui a vu naître la lutte des classes et chamboulé définitivement l'ordre du monde au nom du progrès (entendez : au nom de l'intérêt d'un petit nombre). 
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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La semaine politique vue par L’Incorrect.


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Un enfant extraordinaire.

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Un entretien explosif de Jeannette BOUGRAB.

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J’aime bien cet article car il indique des voies pour s'en sortir.


Cela ne signifie pas que j'approuve la totalité de son contenu.
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A lire de toute urgence.

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Féminisme et islam.

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Mon Dieu ! Une crêche !


En Vendée, cependant, le Conseil Général a le droit de mettre une crèche dans ses locaux !



Le tribunal administratif de Lyon interdit la crèche dans les locaux de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Wauquiez interjette appel

lundi 20 février 2017

20 février 2017. Nouvelles de la Résistance. Christian Roger, suite !

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Non, ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR (DEUXIEME BILLET DU 20 Février).
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"Christian ROGER
Commandant de bord Air France®
Ex-Leader de la Patrouille de France             Canard Enchaîné
5 impasse du Béal du moulin                             173 rue saint-Honoré
34990 JUVIGNAC                                             75001 PARIS
Mail : jumboroger@orange.fr
Blog : jumboroger.fr
                                                                           Le 18 février 2017,


Suite de ma lettre du 8 février au Canard Enchainé

Cette lettre a déclenché une avalanche de messages sur mon mail, qui se comptent en milliers, approbateurs dans leur quasi-totalité. Cette réaction montre que les Français commencent à être excédés de ce lynchage par tous ces moutons de Panurge que sont les journalistes, qui ont voté pour 74% d’entre eux pour Hollande en 2012 ! J’ai répondu à certains internautes, mais ne peut le faire pour tous et voici donc les suites de cette lettre.

Appel téléphonique du Canard
Mercredi 15 février, un journaliste du Canard m’a appelé et nous avons eu un échange « musclé » durant une vingtaine de minutes !
Les positions du Canard sont les suivantes :
1°) Les documents « Fillon » ne proviennent pas de l’Élysée, mais de leurs études sur le sujet. J’ai objecté que ces documents de salaires sur plus de 10 ans et leur fiscalité ne peuvent sortir que des archives de Bercy et que pour les collationner, il faut une intervention sur les services qui ne peut émaner d’un niveau subalterne. La maîtrise de ce dossier relève donc du pouvoir politique et on sait actuellement vers qui se tourner !
Tout le monde, sauf le Canard, s’accorde à penser cela et le Canard prend les Français pour des imbéciles.

2°) Ils continuent à se payer notre tête en affirmant que ce dossier est sorti quand il était prêt et que c’est par hasard que la date était pile poil celle du début de la campagne réelle électorale.

3°) Il n’est pas question pour le Canard de publier la liste des parlementaires que j’ai fournie, arguant « Que tout le monde la connait » (Sic).

4°) Concernant le fameux PNF (Parquet National Financier), le Canard ne s’embarrasse pas de l’État de droit qui résulte notre Constitution et affirme allègrement dans son édition du 15 février que « La loi applicable a été rédigée en 1810 à une époque où les Députés n’avaient pas de fonds publics à leur disposition et qu’il n’est pas interdit aux juges d’interpréter les vieux textes de façon plus moderne »
Si on veut pendre quelqu’un, il suffirait donc selon le Canard d’avoir une lecture « moderne » du texte de loi qui l’interdit. Avec de tels défenseurs de la liberté, on peut se faire quelques soucis !

Un Parquet National Financier qui s’attribue des pouvoirs illégitimes
Les avocats de Fillon Maitres Levy et Cornut-Gentile ont brillamment démantibulé la position du PNF, qui n’a aucune légitimité pour juger de l’usage des indemnités parlementaires, qui sont du regard de l’Assemblée Nationale, donc du pouvoir exécutif. La séparation constitutionnelle des pouvoirs interdit au pouvoir judiciaire de se mêler de ce qui est du ressort de celui exécutif.
Tout ceci montre qu'on est devant une bulle médiatique doublée d'un détournement de procédure par l'autorité publique, consistant à faire durer une enquête judiciaire « bidon », dans le seul but de persuader une opinion non informée que les faits étaient immoraux et délictueux, afin de fausser l'élection présidentielle.
D’autre part, les scandaleuses « fuites » sur ce dossier, toutes à charge, ne peuvent provenir que du PNF ou des policiers qui y travaillent  et qui sont en charge de cette enquête. Ces fuites montrent la volonté de nuire de ces personnes.
En droit, la suite normale ne peut être que de classer l’affaire ou de la renvoyer à un juge d’instruction, qui prendra des mois pour faire ce travail.
Reste l’aspect moral de ces indemnités pour emploi d’attachés parlementaires et il faut souhaiter que le prochain Président, quel qu’il soit, saura faire corriger par l’Assemblée Nationale des excès qui ne sont plus jugés comme acceptables par les Français.

Macron : le gendre idéal descend de son piédestal !

« On ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment » avait énoncé le Cardinal de Retz dans ses Mémoires et il paya cher pour le savoir. Je souhaite à Macron d’en faire lui-même l’amer constat.
Obligé d’émerger de ses incantations où tout un monde bisounours est beau et gentil, Macron se dévoile et sa personnalité réelle apparait au grand jour. Pitié, pas lui comme Président !

« Il  n’y a pas de culture française »  a-t-il dit en meeting. Exit donc, entre autres, parce que cet irresponsable en aurait décidé, Molière, Voltaire, Montesquieu et sa séparation des pouvoirs, à laquelle porte atteinte le PNF, Victor Hugo et tant de milliers d’autres qui se sont succédés, durant ces 20 siècles pendant lesquels s’est construite la France d’aujourd’hui, qui a notamment donné au monde la Déclaration des droits de l’homme.
C’est pitoyable et ce qui n’est pas une bourde dévoile sa pensée sur la France qu’il voudrait, multi culturaliste, noyée dans le galimatias d’une pseudo culture « mondiale ».

« En Algérie, la France a commis un crime contre l’humanité » ! Comment un candidat à la Présidence de la République peut-il sortir une pareille énormité, qui met sur le même plan les atrocités nazies et notre présence en Algérie. Jules Ferry = Hitler, Lyautey = Eichmann !
C’est confondant de sottise et d’inculture, ce qui est dans le droit fil de son affirmation « Il n’y a pas de culture française », ce qui est absolument vrai pour ce qui le concerne !
Pour Macron, quand l’Algérie a été envahie pendant plus de dix siècles par les Ottomans, qui n’y ont rien construit, c’était évidemment un apport de civilisation, tandis que nous qui en 130 ans de présence avons fait sortir ce pays du Moyen-Âge en construisant des routes, des voies ferrées, des écoles, des hôpitaux, en faisant sortir de terre un pétrole qui fournit 90% du budget du Gouvernement algérien, etc… nous serions des criminels.
Le Larousse donne le mot pour qualifier les propos de Macron : dégueulasse !
Qui finance Macron ?
Macron est un jeune affairiste passé de la Banque Rothschild aux couloirs du pouvoir, sans avoir jamais été élu nulle part. Il a été lancé comme un produit high-tech par l’homme d’affaires Drahi, dans une opération coordonnée dont son promoteur attend un retour futur s’il est élu, ce qu’à Dieu ne plaise aux Français !
Macron a bien rendu service à Drahi. Début 2014, il n'est encore que secrétaire général adjoint de l'Élysée, mais est l’inspirateur des mesures économiques de François Hollande. Alors que Martin Bouygues et Patrick Drahi s'affrontent pour le rachat du groupe SFR, Macron joue un rôle décisif pour que ce groupe tombe dans l’escarcelle de Drahi.
Drahi, c’est  un milliardaire d’un empire de 50 milliards de dettes et il a déclaré lors de son audition au Sénat: « Je dors beaucoup plus facilement avec 50 milliards de dettes qu’avec les premiers 50 000 francs français de dette que j’ai contractés en 1991. » C’est assez logique. Quand on doit 50 000 francs à la banque on a un problème avec la banque. Quand on doit 50 milliards à la banque, c’est la banque qui a un problème avec vous !
La presse dont Drahi est le propriétaire, c’est notamment Libération, l’Express, RMC, BFM TV.
Ne soyez donc pas surpris de l’unanimité de ces organes à vilipender Fillon et encenser Macron. D’un côté le reproche de 500 000€ de salaires dument déclarés et de l’autre des milliards en jeu.
À noter que Drahi a dépêché son Directeur financier Bernard Mourad auprès de l’équipe de Macron.
Les courbes de sondages entre Fillon et Macron se sont rejointes aujourd’hui
Ce 18 janvier, les deux candidats sont à 18.5%. La campagne de démolition montre ses limites et je pense et j’espère que les Français vont être de plus en plus nombreux à percevoir qu’une conjonction insolite d’extrême gauche et de financiers internationaux cherche à les rouler dans la farine !
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2. COMMENTAIRES.
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Ils se résument par cette image !







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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Ne pas se laisser intimider par les imbéciles.

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Un très beau témoignage d’un copte naturalisé français.


En effet, il est impossible de s’assimiler, si l’on ne sait pas à quoi on s’assimile. Merci à Jean MESSIHA.
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Il ne sait plus où donner de la tête, le pauvre ! (je parle du Monde)

Le Décodex du Monde mis à l’index, ou la c…ie montrée du doigt par des gens de bons sens.

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MACRON toujours.

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Notre problème est très exactement métaphysique.

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Fillon mon candidat de raison.


Oui, FILLON est mon candidat de raison, à défaut d'être celui de mon coeur. 
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Voilà une parole qui a du poids.




dimanche 22 mars 2009

Scènes citoyennes de la vie parisienne

Hier, à Paris, près de la Fontaine des Innocents.
Un groupe de jeunes distribue des tracts. L'un de ces jeunes est derrière un petit pupitre adorné d'une banderole en forme de kakemono sur laquelle on peut lire "non aux banques bling bling". Le slogan est repris par les deux autres à voix haute et distincte. Je saisis le tract. Il est fort intéressant ce tract. Souffrez que je vous le résume.
Une enquête diligentée par une commission mixte de l'Assemblée Nationale et du Sénat, coprésidée par Messieurs MIGAUD et ARTHUIS - dit-il - a conduit a auditionner les principaux banquiers français. L'échange a été courtois, mais il ne semble pas que le fond du problème ait été effleuré, pas même évoqué, et c'est même certain. Les rédacteurs du tracts recommandent donc que l'on crée en France une commission analogue à la Commission PECORA, du nom de son Président, qui en 1933, après la crise de 1929, fit une enquête incisive sur les pratiques douteuses de la finance américaine. La Commission avait les pleins pouvoirs. Le tract ajoute : Les établissements financiers, dont le comportement a conduit à la situation actuelle, s'avèrent cependant incapables de transmettre à l'économie, sous forme de crédits, les avantages que leur procure l'Etat. Dans ces conditions, nous demandons de toute urgence : (a) la constitution d'une commission d'enquête parlementaires sur les agissements de ces établissements financiers et l'état de leurs comptes. Le moment est en effet venu de faire comparaître devant les représentants du peuple ceux qui ont abusé de leurs pouvoirs et de déterminer comment ils ont pu procéder et avec qui, en France ou ailleurs dans le monde. Cet examen a pour objet de déterminer ce qui est viable et nécessaire à un fonctionnement légitime du système bancaire, qui doit être maintenu et aidé, et ce qui relève de l'imprudence irresponsable ou d'opérations exotiques, qui doit être soumis à des procédures de banqueroute organisée. L'Etat ne doit pas faire payer les citoyens en absorbant les créances douteuses de ceux qui se sont égarés, mais faire constater leur absence de valeur et les éliminer dans l'intérêt général. (b) La réquisition temporaire des banques afin d'assurer qu'elles alimentent réellement l'économie en faisant leur métier légitime et qu'elles donnent accès en toute transparence à leurs comptes, parallèlement aux travaux de la commission d'enquête et dans la logique de son fonctionnement.
Je dois dire que suis assez sensible au ton relativement mesuré de ce tract. En effet, il reconnaît la nécessité d'un système bancaire pour le fonctionnement de l'économie, et en même temps il souligne l'immoralité de pratiques qui font de l'argent une marchandise et une fin, alors qu'il n'est qu'un moyen au service de l'homme. Par le moyen de la réquisition, elle évite la nationalisation des banques tout en soumettant leur fonctionnement à un contrôle rigoureux qui pourrait être assuré du reste par un groupe de personnalités indépendantes et venues de tous les bords politiques.
L'initiative de cette pétition est prise par Messieurs Jacques CHEMINADE et Lyndon LaROUCHE (Solidarité et Progrès, BP 27, 92114 CLICHY Cedex). Je me demande si monsieur CHEMINADE ne fut pas un jour candidat à la Présidence de la République. J'ignore si ses opinions sont "de gauche" ou "de droite" et je m'en moque. Après examen, elles me semblent pondérées et justes, et tout à fait de nature à améliorer le système financier de notre pays. Après tout, vous pouvez soutenir leur pétition.

vendredi 20 février 2009

Les sept péchés capitaux des banquiers

Le magazine L'express n'y va pas avec le dos de la cuillère. Il décrit avec moults détails les sept péchés capitaux des banquiers : Arrogance, Avidité, Court-termisme, Dissimulation, Dogmatisme, Incompétence, Irresponsabilité. Et de commenter ces péchés avec des faits, connus de tous, et qui ne semblent pas émouvoir ces grands patrons. Il convient de les nommer, pas forcément pour les stigmatiser aux yeux du public, mais simplement pour qu'il soit possible aux simples citoyens que nous sommes de leur demander des comptes Frédéric OUDEA (Société Générale ; 4,9 milliards d'euros de pertes - irresponsabilité), Beaudouin PROT (BNP Paribas ; 350 millions d'euros de pertes liées à l'affaire MADOFF - avidité), Philippe DUPONT (Banque Populaire ; 2,5 milliards de pertes attendues en 2008 - incompétence), Bernard COMOLET (Caisses d' Épargne ; 750 millions d'euros de perte - incompétence par défaillance des contrôles), Georges PAUGET (Crédit Agricole ; 2 milliards d'euros de dépréciation des actifs au 30 septembre 2008 - incompétence, court-termisme). La photo de famille de ces messieurs que publie L'express est édifiante. Aucun d'eux n'a la mine contrite. Ils sont plutôt souriants. Je conviens qu'il est impossible de déduire d'une photo l'état psychique réel des photographiés. Mais il n'y a aucune gravité sur le visage de ces hauts responsables.
Il me semble que lorsque l'on exerce des responsabilités de cette ampleur, on se doit, encore plus que le citoyen de base, d'être le plus transparent, le plus vigilant, le plus droit possible. Ces dysfonctionnements bancaires qu'il est impossible de comprendre pour qui ne connaît pas l'économie - c'est mon cas ; je me borne à voir les résultats - auront des effets financiers, économiques, psychiques et politiques qu'il est impossible encore d'évaluer. S'ils nous permettaient de comprendre que le progrès ne se confond pas avec la nouveauté, qu'il n'y a de vrais progrès que moraux (au sens de l'art de vivre et des répondre au "Que dois-je faire" ?), que les biens terrestres ont UNE DESTINATION UNIVERSELLE (Doctrine Sociale de l'Église Catholique), nous aurions fait un pas de géant vers une société plus équilibrée et plus fraternelle. Je ne cherche pas à faire de la morale de bas étage dans le genre il faut, y-a-qu'à. Simplement à appeler pendant qu'il est encore temps à un sursaut de chaque conscience.

vendredi 24 octobre 2008

La crise : de l'homme ou du système ?

Dans un article au vitriol, Maurice SZAFRAN (Trois leçons parmi tant d'autres, Marianne, N° 398, semaine du 4 au 10 octobre) fustige les responsables de la crise financière. Il le fait avec talent, quoiqu'en forçant un peu le ton. Il stigmatise ces banquiers véreux, ces traders pourris, ces financiers corrompus qui savaient pertinemment que, tôt ou tard, un jour ou l'autre, le système néolibéral, cette construction dépourvue de toute base solide s'effondrerait.
Il y a là un amalgame entre vice et système économique qui mérite d'être examiné de plus près.
Ce que le journaliste dénonce, ce sont des dérives morales : les adjectifs "véreux, pourris, corrompus", indiquent bien, selon l'auteur, que les responsables de la catastrophe sont des hommes dépourvus de toute moralité. Il s'agit donc d'examiner si le système d'économie de marché est le porteur intrinsèque de cette immoralité ou bien si la dérive est due à une crise de l'anthropologie, et si d'autres systèmes auraient évité ces abus.
Quand on considère ce qui se passe en Chine où la corruption règne comme une maîtresse, ou dans les dictatures africaines, ou dans certains pays sud-américains, on est tenté de pensé que les hommes s'y comportent comme dans cet Occident qualifié de néolibéral par Maurice SZAFRAN. Il faut donc remonter plus haut et se demander ce que ces pays si divers ont en commun dans leur système économique.
Dans le même numéro de Marianne, Jacques GENEREUX (La gauche sans boîte à outil intellectuelle) donne un semblant de réponse à cette lancinante question : En refondant le discours politique sur une anthropologie rigoureuse, on peut désormais concilier les deux grandes traditions du socialisme etc. (Le reste de la phrase importe peu). L'auteur met le doigt sur la plaie : c'est l'anthropologie sous-jacente à tous les systèmes économiques actuels qui est fausse et qui peut se résumer en un mot, idolâtrie du productivisme. Il affirme, et je l'approuve, que toutes les sciences de l'homme [...] attestent la nature sociale de l'être humain et le fait que sa liberté se construit par les liens, et non dans la rivalité pour les biens.
Depuis que j'ai ouvert ce Blog, je ne cesse de clamer (a) que l'homme est un sujet social ; (b) qu'il ne vit pas que de pain ; (c) que la rivalité - qui est nécessairement mimétique - conduit à la violence ; (d) que le but du politique est de conduire l'homme à la fin qui lui est due.
Pour avoir oublié ces vérités premières, le capitalisme industriel, qui consiste on le rappelle à faire appel à des capitaux privés pour faire tourner l'économie, en rendant propriétaire d'une fraction de la société l'actionnaire, a dérivé vers le capitalisme financier, réserve inépuisables d'opportunités pour les cupides, les mafieux, les menteurs. C'est pour avoir dissocié le politique de la morale et la morale, de l'économie que nous en sommes là.
Il faut faire rendre gorge à tous ces banquiers qui se sont enrichis sur le dos des pauvres. Il y a aux USA vingt-cinq grosses légumes qui ont accumulé, ces cinq dernières années, 3,1 milliards de dollars dans leurs poches, par le biais de la spéculation (Marianne, toujours). Il faut tout simplement confisquer leur fortune si mal acquise au lieu de demander à leurs victimes de réparer les dégâts dont ces avides se sont rendus responsables.
Mais je reste perplexe. Car je me suis laissé dire (mais je n'ai pas vérifié la nouvelle) que le numéro 2 de la Caisse d'Epargne, ce responsable qui a si spectaculairement démissionné du Directoire, vient d'être nommé le numéro 1 du Crédit Foncier. Si cela est vrai, c'est tout simplement scandaleux. Ce monsieur a été très bien payé pour faire tourner au mieux son établissement, pour en surveiller le fonctionnement. On ne peut pas vraiment dire qu'il y a réussi. Les hommes politiques qui couvrent ces pratiques ont-ils le droit de demander des sacrifices à leurs concitoyens ? Poser la question, c'est je crois donner la réponse.

jeudi 16 octobre 2008

La crise actuelle, d'abord une crise de la pensée

La plupart des hommes de ce temps, ne veulent ni ne peuvent délibérer avant d'agir. Prisonniers du principe de plaisir dans lequel les ont enfermés les médias, la publicité, les hommes politiques et SURTOUT, le monde de la culture, ils fonctionnent comme des automates. Il suffit d'appuyer sur le bouton plaisir pour qu'ils achètent, consomment ou expriment une opinion prédéfinie. Les esprits libres se réfugient dans les ermitages d'une pensée profonde, qui n'est livrée qu'à de rares fidèles : BERNANOS, THIBON, LEGAUT, LANZA del VASTO. Tous ont choisi l'exil ou la solitude plutôt que le troupeau. Et, en apparence, leur influence se limite à leurs lecteurs ou à leurs disciples. Oui la crise actuelle est d'abord une crise de la pensée. Et la crise de la pensée entraîne une crise morale.
Faute de pouvoir exiger des dirigeants de banque de se comporter de manière morale, la loi doit donc moraliser les comportements bancaires. Je ne peux pas imaginer que les responsables des banques, connaissant la tournure des événements actuels, auraient fait les mêmes choix. S'ils avaient eu la moindre réflexion sur la nature de l'homme, la moindre largeur de pensée, la moindre connaissance philosophique, ils n'auraient pas idolâtré l'argent, en tout cas j'aime à le croire. Ils n'auraient pas fait de leurs établissements des temples au dieu MAMMON.
Soyons plus concrets : la loi doit interdire la titrisation des créances. Que celles-ci restent cessibles et négociables, c'est normal, mais qu'elles le soient de manière individualisée. C'est transparent. Il faut interdire les opérations à découvert, achat ou vente d'actions. Il faut interdire les parachutes dorés, et exiger la rotation périodique des responsables des banques. Il faut exiger des détenteurs d'actions qu'ils les gardent en possession pendant une période minimale de temps, comme l'avaient dit Henri HUDE (on peut imaginer le temps qui sépare deux Assemblées Générales). Il faut enfin que les banques acceptent d'endosser le rôle de propriétaire des biens qu'elles permettent d'acheter avec l'argent de leurs déposants dont elles ne sont que les courtiers. Un propriétaire qui assume les droits mais AUSSI les devoirs du propriétaire. Un propriétaire qui s'efface enfin de la propriété au fur et à mesure des remboursements.
En somme, il faut remettre l'homme au centre des préoccupations politiques, sociales et économiques. La crise actuelle offre une occasion unique de changer de paradigme social. Nos dirigeants, nos responsables politiques, sauront-ils de dégager des enjeux de pouvoir pour réfléchir ENSEMBLE à ce qui est bon pour l'homme ? C'est une autre affaire.

jeudi 7 février 2008

Gogos ter

La Cour des Comptes vient de publier son rapport annuel. Edifiant. On y apprend que la privatisation des sociétés d'autoroute ne s'est pas accompagnée de clauses qui eûssent protégé l'usager contre les hausses abusives des tarifs. Le patrimoine immobilier de l'Etat, dont il semble impossible de faire un inventaire exact, a été géré "au fil de l'eau". Mais le pire est encore dans le constat que fait la cour sur la manière dont les "actifs douteux hérités du Crédit Lyonnais, du Gan et du Crédit Foncier de France dans les années 1990" ont été liquidés ; la liquidation aura coûté aux contribuables, tenez-vous bien, 20 milliards d'euros, plus que le trou de la Sécu. On peut donc gloser sur les dérives des banques privées dont la Société Générale. Alors nationalisées, les institutions sus-nommées n'étaient pas mieux gérées, et ce ne sont pas les actionnaires qui ont eu à en pâtir, mais les contribuables qui n'en pouvaient mais et n'avaient pas leur mot à dire dans les décisions stratégiques prises par leurs dirigeants. (Ce qui, d'un point de vue de la philosophie politique, soulève la question de la délégation du pouvoir par le peuple en démocratie.) Ainsi, ce n'est pas la forme, publique ou privée d'une banque ou d'une compagnie d'assurance, qui prémunit contre l'appât du gain ou la passion du jeu ; ce qui motive collectivement et individuellement les professionnels de la banque, c'est tout simplement le goût du pouvoir, de l'argent et du prestige. Mais cette motivation est inconsciente et inhérente au métier même. On ne peut faire de procès à ces femmes et ces hommes qui travaillent souvent d'arrache-pied et avec une compétence redoutable dans ces métiers. Il faut donc renvoyer dos à dos les tenants des deux formules (public versus privé), et imposer une nouvelle manière d'envisager les fins pour lesquelles les banques ont été créées : pour aider les entreprises et les particuliers dans leurs projets d'investissement moyennant une rétribution du service rendu. (Il y aurait bien des choses à dire sur ce service ; il me semble que ce sont les clients plus que les banquiers qui rendent service ; qu'ils prêtent ou qu'ils empruntent, ils permettent à ces banques de placer leurs liquidités, et font des emprunteurs des courtiers.)
Il ne faut tout de même pas nous prendre pour des gogos (ter) ! J'ai bien conscience d'être utopique, et de ramer à contre-courant du siècle qui se vautre dans l'argent, comme des laies dans la boue. Mais nous devons prendre conscience de ces dysfonctionnements pour y remédier résolument.