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jeudi 15 décembre 2016

14 décembre 2016. Nouvelles de la Résistance. La pourpre des martyrs de Chine

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Très Saint-Père,

L’Église de Chine se trouve aujourd’hui dans une situation difficile et dangereuse. Les journaux ne cessent de publier des calomnies contre l’Église catholique. Dans cette longue période de tentations et de menaces, soutenues par la violence la plus ouverte, nous n’osons pas songer à l’avenir qui nous attend, nous, catholiques chinois. Nous demandons à Votre Sainteté d’intercéder auprès de Dieu pour qu’il pardonne les péchés de notre Chine et nous accorde Sa vraie paix.

Très Saint-Père, il y a encore ici un groupe de vos fils, faibles et inexpérimentés, mais désireux de se sacrifier pour l’Église. À tout moment, nous sommes prêts à entrer en prison et à verser notre sang pour rendre témoignage à la vérité annoncées par Notre-Seigneur Jésus-Christ. Nous voulons demeurer unis à la volonté de Dieu en demeurant fidèles à l’obéissance au pape ; nous soulons suivre le chemin qui mène au Ciel en portant notre croix glorieuse.

Nous vous supplions, ô Père très aimé, de bénir nos résolutions, de soutenir notre faiblesse, de prier pour nous, vos humbles enfants, afin que Dieu Tout-Puissant veuille se servir de notre faiblesse comme d’un instrument pour que s’accomplisse Sa sainte volonté, et pour qu’un jour l’Église catholique de Chine puisse se développer, se fortifier, et glorifier Dieu dans les siècles des siècles."
In
RÉMY.
Pourpre des martyrs.
Librairie Arthème Fayard, Paris, 1953, p. 10.
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2. COMMENTAIRES.
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Cette lettre des catholiques de Chine, publiée par RÉMY (un extrait seulement) dans l’avant-propos de Pourpre et martyrs, est parvenue à Rome il y a très exactement 65 ans, à la fin de l’année 1951. Elle fut publiée au début de l’année 1952 par l’agence Fides.
Mes lecteurs connaissent l’admiration, le respect et l’amour que je porte à la Chine, à son peuple, sa langue, ses écrivains, sa culture, son histoire, ses traditions multiséculaires. Je n’en suis que plus à l’aise pour dénoncer les crimes inqualifiables commis par le régime communiste de MAO contre les catholiques (et spécialement eux) lors de son avènement. La persécution frappa aussi bien les missionnaires et prêtres étrangers que les prêtres et laïcs chinois. Je n’ose décrire les humiliations, les tortures, les emprisonnements, les exécutions qui frappèrent nombre de nos frères chrétiens en ces sombres périodes. J’ajoute aussi que les puissances européennes, Angleterre en tête, sont responsables de l’instauration du communisme en Chine. Par leur impérialisme, par leur colonialisme, par leurs traités inégaux, culminant dans la guerre de l’opium imposée à la Chine par l’Angleterre, les Européens ont montré un visage horrible de cupidité, d’injustice, d’irrespect vis-à-vis d’un peuple duquel, pourtant, ils avaient bien des choses à apprendre.
Mais ceci n’excuse pas cela.
En cette période où les chrétiens du monde entier s’apprêtent à célébrer la naissance de Jésus (il est du reste intéressant de noter que l’avant-propos de RÉMY est daté de Noël 1952 !), j'ai une pensée émue et je prie pour nos frères dans la foi, restés fidèles au Christ, et à son chef, et je prie aussi pour ce grand pays qu’est la Chine. Que ceux de mes lecteurs qui se disent disciples der Jésus joignent leur voix à ma pauvre voix, en cette période bénie.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Virgile, les Buccoliques, la Sybille de CUMES, et l’annonce d’une Vierge à venir et de son fils










dimanche 5 avril 2015

05 avril 2015. Matin de Pâques.

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1. Avertissement.
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En ce matin de Pâques, les disciples du Christ célèbrent la victoire de la vie sur la mort, la victoire de la justice sur l'iniquité, la victoire du Saint et de ses anges sur Satan et ses cohortes. Vous comprendrez que je ne puisse dire autre chose que cette victoire, en dépit des massacres dont nos frères chrétiens sont les victimes au Kenya, au Pakistan, en Egypte, en Somalie, en Inde, en Syrie, en Irak ou en Chine. Leur martyr est le signe le plus manifeste de cette victoire, eux qui sont morts en confessant leur Seigneur. En vérité, aujourd'hui même, il contemple sa Face et sont dans la Vie Éternelle.
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Matin de Pâques.


Le jour tarde à venir, et la dernière étoile,
Celle que l’on appelle Étoile du matin,
À la voute du ciel tendue comme une voile,
Tremble et scintille encor sur un fond gris satin. [encor sans e est une licence poétique autorisée]
Enfin l’Orient blanchit et Marie-Madeleine,
Les yeux remplis de larmes, contenant son chagrin,
S’élance sur la voie, avec un port de reine,
Pour accomplir sitôt son devoir pérégrin.
Il lui faut honorer le corps du supplicié,
Le baigner d’aloès, d’aromates choisis,
Accomplir tous les rites. Un jour, elle fut graciée.
En cette aube nouvelle, ah ! son cœur est saisi.
Elle se souvient toujours, de ce festin sponsal,
Où Simon recevait le Maître disparu.
Il n’était pas venu en simple commensal,
Mais en Sauveur du monde ; en elle, Il avait cru.
De ses cheveux soyeux, elle essuyait les pleurs,
Dont elle baignait les pieds de Celui qui n’est plus.
Il l’avait accueillie, libérée de ses peurs,
Elle était relevée, choisie, aimée, élue.
Il était mort, sans doute, mais ces moments bénis
Elle les vivait encore et, jamais oubliés,
Ils remplissaient de feu son âme et son esprit,
Et continuaient de dire : Ta peur est balayée !
Tandis qu’à l’horizon se lève le soleil,
Voici que deux amies rejoignent Madeleine.
Elles aussi longtemps ont cherché le sommeil,
Sans pouvoir y sombrer, écrasées par la peine.

Qui roulera la pierre de devant le tombeau ?
Dressée comme un grand mur, elle interdit d’aller
Au Maître vénéré dont le corps en lambeaux
Git dans l’ombre à jamais. Le sépulcre est scellé.
Aucun soldat posté ; pas un bruit, mais le vent
Le vent léger de Pâques qui souffle de la mer.
Il accroît leur douleur. On avait dit souvent
Qu’Il ne pouvait mourir ! Le jour serait amer,
La vie serait trop terne, désirable la mort. [Césure épique, e muet autorisé.]
Ô malheur ! Ô malheur ! Ce n’était pas possible !
Etouffant leurs sanglots, elles arrivent au port,
Au sépulcre béni, où la pierre invincible,
Par des mains inconnues, sur le côté poussée,
Donne sur l’ombre douce où repose Jésus.
Pétrifiée de stupeur, à un arbre adossée,
La sœur de la très pure n’a pas vu l’inconnu. [Césure épique, e muet autorisé.]
Mais Marie-Madeleine ose passer la tête,
— Le grand linceul de lin repose sur le banc
Là, où pourtant Joseph, la veille de la Fête,
Avait porté Jésus dans son vêtement blanc —,
Vite se retournant, les yeux remplis de larmes,
Vers celui qu’elle a pris pour un simple gardien :
« Si c’est toi qui l’a pris, dissipe mes alarmes,
Dis-moi où l’as mis, tu le sais, il est mien ! »
L’homme au visage d’ange murmure alors : « Marie ! »
Parole-épée-de-feu qui transperce son âme.
C’est bien sa voix, c’est lui ! Ses larmes ont tari,
Le bien-aimé est là ; brûlante d’une flamme
D’amour renouvelé, Marie crie « Rabbouni ! »
En saisissant ses pieds, et qu’elle se prosterne.
Elle comprend soudain pourquoi dans son déni
Alors qu’elle courait en cette aurore terne,
Vers le tombeau scellé sur la mort d’un espoir,
Le soleil à l’orient, témoin de la promesse,
Ne cessait de chanter qu’elle allait vers son hoir.
Elle n’avait pas menti la timide allégresse ;
En dépit de la croix, des clous, de l’écriteau,
Elle avait affirmé, qu’après bien des outrages,
L’homme qu’on avait vu en son rouge manteau,
D’un nouveau monde enfin, venait annoncer l’âge.

2. Informations.
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https://www.facebook.com/ChuteOnTue/photos/a.804749419617253.1073741828.804740356284826/804781619614033/?type=1 (lien, si la photo ci-dessous ne s'affiche pas)




Hé, les gens, c'est @[48917174520:274:RATP]  qui le dit, alors on le fait, hein.

jeudi 3 juillet 2008

L'essence du marxisme

Nous vivons au siècle de l'information, rapide, et espérons-le, complète : une performance sportive dans les États scandinaves, le moindre pronunciamento dans une république Amérique du Sud, un caprice (réel ou supposé) d'une vedette d'Hollywood, trouvent dans nos journaux une place importante, et, qui plus est, dans nos imaginations, une attention préparée, une oreille complaisante, une longue trace. Mais, dans un quart du monde, sévit la persécution non la plus sanglante de l'histoire, mais la plus savante, la plus élaborée, la plus soucieuse d'efficacité, de méthode, de réussite définitive, et cette action permanente, ce phénomène durable, qui, peut-être, en saisissant l'âme de ce quart du monde, fera pencher la balance du monde entier, NE TROUVE DANS NOS ESPRITS QU'UNE ATTENTION DISTRAITE, UN INTÉRÊT POLI ET SUPERFICIEL.
Ainsi parle Jean de FABREGUES dans la Préface du livre du Père Jean MONSTERLEET, s.j. Les martyrs de Chine parlent... Amiot Dumont, Paris, 1953. (Jean MONSTERLEET fut professeur pendant 14 ans à l'Université TSINKOU de TIENTSIN, et tout au long de son récit, on voit s'égrener la liste des évêques, des prêtres, des religieux, des laïcs, arrêtés, torturés, expulsés, fusillés ou tués, exilés, au seul motif qu'ils étaient les disciples du Christ.) Le Préfacier poursuit quelques pages plus loin :
La première condition de notre participation [à la peine des martyrs], c'est de comprendre, de savoir, de voir. Comprendre ce que signifient l'action marxiste, la pénétration marxiste ; comment elles opèrent ; voir leur signification profonde. Le drame spirituel chinois crie d'abord VERS NOTRE OREILLE HUMAINE POUR QUE NOUS COMPRENIONS CE QU'EST L'ACTION SPIRITUELLE DU COMMUNISME.
On n'en finirait pas de citer les évêques et prêtres martyrs dont parle le Père MONSTERLEET. Elle commence avec Mgr FORD, emprisonné et mort à 60 ans le 21 février 1952. Pour ne pas oublier son nom, il se pinçait les poignets en répétant : Mon nom est Francis Xavier FORD, car ces ignobles traitaient leurs prisonniers exactement comme les nazis le faisaient des déportés. Mgr Cyrille JARRE, archevêque de TSINAN, est mort, en prison, en février 1953. Persécuté jusqu'à sa dernière heure qu'il avait vu venir dans la paix, il répondit à ses bourreaux Je vous répondrai dans la tombe. Emprisonnés et perdus de vue ou expulsés , Mgr Joseph TCHEOU TCHI-CHEU, archevêque de NANCHANG, Mgr VALENTIN, évêque de KANGTING, Mgr BOISGUERIN, évêque d'IPIN. Martyrisés les Pères Bède TSANG, Mathieu SOU, Pierre SUEN, Joseph SENG, Michel TCHANG, Vincent CHEU, Leonidas BRUNS, etc. La liste hélas est interminable, et les noms s'en écoulent comme les gouttes du sang qui tombaient de la tête du crucifié
J'ai de bonnes raisons de faire aujourd'hui même un deuxième billet sur ce sujet, après celui que j'ai consacré ce matin à la libération d'Ingrid BETANCOURT. L'essence du marxisme et du communisme est tout entière résumée dans ces cortèges d'horreurs qu'ont fait défiler sous nos yeux incrédules les LENINE, STALINE, POL POT, MAO, Che GUEVARRA, CASTRO, MARULANDA, HOJDA, CEAUCESCU, HONECKER, etc : la fin justifie les moyens, on ne fait pas d'omelettes sans casser des oeufs (dixit monsieur BESANCENOT), nos idées sont justes et elles valent contre tous les faits, l'homme n'est qu'un atome dans l'univers du grand engrenage social, la personne et l'individu sont des notions bourgeoises, je règne parce que je suis le plus fort, etc. Voilà des années que nous voyons sans voir, entendons sans entendre, et continuons nos trafic avec des régimes qui se moquent de nous et de leurs concitoyens. Il s'est trouvé des SARTRE, des SOLLERS, des BARTHE et bien d'autres pour canoniser MAO. Beaucoup sont morts. Monsieur SOLLERS nous abreuvent encore de quelques écrits ; je ne l'ai point entendu - mais je me trompe peut-être - défendre la cause d'Ingrid BETANCOURT et des autres otages. Il est peut-être aphone ; ou bien quelques maladies neuro-musculaires affectent-elles sa motricité plumitivo-digitale ?
L'essence du marxisme est la violence mise tout entière au service d'idées fausses. Le contraire de la violence - se plaît à rappeler Pierre KARLI, spécialiste mondial de l'agressivité, et qui a emprunté l'aphorisme, en le modifiant légèrement, à un auteur dont j'ai oublié le nom - ce n'est pas la douceur, c'est la pensée. Retenez-bien cela, chers et trop rares lecteurs ! C'est la pensée (et non les idées...)