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dimanche 28 mai 2017

28 mai 2017. Nouvelles de la Résistance. France, notre patrie !

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Nous continuons avec Georges BERNANOS. Lisez toutes les informations diverses. Puis-je vous demander de commenter ?
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"La France est encore une patrie. Voilà ce dont ne doute pas un instante ceux qui ont voyagé un peu à travers le monde, ne pensant pas tout le temps à leurs petites affaires…. Une patrie, c’est-à-dire bien autre chose que cette organisation économique et politique qui tend de plus en plus à se confondre avec l’État moderne, ou du moins ce que nous appelons ainsi, l’État moderne mi-usurier, mi-policier, dont l’œil est à toute les serrures et la main dans toutes poches. Une patrie, c’est-à-dire un être moral qui a des droits et des devoirs, qui peut tout demander, mais qui ne saurait prétendre tout exiger au nom de la même loi qui régit les animaux, sacrifie l’abeille à la ruche, l’individu à l’espèce. Une patrie, une patrie humaine, oui, voilà ce que la France est encore pour des millions d’hommes qui ne sont pas Français. […]." (Page 48.)
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2. COMMENTAIRES.
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Dans ce passage, BERNANOS, avec un sens de la formule qui n’appartient qu’à lui, montre, ce que la France représentait encore dans et pour le monde à l’aube des années 50. Plut au ciel que cette image n’ait point trop pâli et que notre patrie chérie garde encore aux yeux de bien des hommes la réputation de défendre les personnes, et par conséquent la liberté, contre l’empiètement d’un État aveugle, sourd, irresponsable et par vocation, totalitaire.
J’ai bien peur, qu’avec les télésurveillances, l’obligation de déclarer ses revenus par la voie électronique, les passeports biométriques, l’état d’urgence, les impôts, taxes plus ou moins justifiées, notre France ne se transforme en cet état moderne si contraire à son génie, au génie de son peuple. Voilà des années que dans ces billets je plaide pour la liberté des personnes, à commencer par la liberté de conscience. Celle-ci ne saurait s’exercer que dans des domaines où sont en jeu le bien et le mal, la vie et la mort, le bonheur plutôt que la jouissance. Mais nulle loi au monde ne saurait nous interdire de l’exercer.
Quel est l’homme politique qui aura la clairvoyance de défendre ces idées de bon sens ? Quel est le philosophe contemporain qui se lèvera contre les médias pour en dénoncer les abus et les dérives ? Dans ce domaine, il se trouve que des penseurs commencent à se faire entendre : Rémi BRAGUE, Jean-Luc MARION, Henri HUDE, François-Xavier BELLAMY, Louis MANARANCHE et d’autres. Nous avons le devoir de lire leurs ouvrages, de les encourager à lutter contre les dérives totalitaires de la pensée unique et de conformer nos choix politiques à ce qui est vrai, bon et beau.
C’est tout pour l’instant. Mais c’est essentiel.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Ils n’ont pas voulu renier leur foi. Ils ont été exécutés d'une balle dans la tête, enfants compris !




Que tes anges, ô Seigneur accueille ces chrétiens et qu'ils trouvent au pied de ton trône de de gloire la place d'honneur.
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Sur les guerres de Vendée.


Le lien vous met en rapport avec la vidéo d’un entretien percutant avec Jean-Noël BREGEON.
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Votez pour le PCD.

(a) Français de l’étranger (Suisse et Liechtenstein).


(b) Habitants de Lyon, 1ère circonscription.

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Les imbéciles de l’ONU veulent supprimer la fête des mères.


Signez la pétition.
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L’enfant dans le sein de sa mère.


dimanche 5 avril 2015

05 avril 2015. Matin de Pâques.

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1. Avertissement.
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En ce matin de Pâques, les disciples du Christ célèbrent la victoire de la vie sur la mort, la victoire de la justice sur l'iniquité, la victoire du Saint et de ses anges sur Satan et ses cohortes. Vous comprendrez que je ne puisse dire autre chose que cette victoire, en dépit des massacres dont nos frères chrétiens sont les victimes au Kenya, au Pakistan, en Egypte, en Somalie, en Inde, en Syrie, en Irak ou en Chine. Leur martyr est le signe le plus manifeste de cette victoire, eux qui sont morts en confessant leur Seigneur. En vérité, aujourd'hui même, il contemple sa Face et sont dans la Vie Éternelle.
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Matin de Pâques.


Le jour tarde à venir, et la dernière étoile,
Celle que l’on appelle Étoile du matin,
À la voute du ciel tendue comme une voile,
Tremble et scintille encor sur un fond gris satin. [encor sans e est une licence poétique autorisée]
Enfin l’Orient blanchit et Marie-Madeleine,
Les yeux remplis de larmes, contenant son chagrin,
S’élance sur la voie, avec un port de reine,
Pour accomplir sitôt son devoir pérégrin.
Il lui faut honorer le corps du supplicié,
Le baigner d’aloès, d’aromates choisis,
Accomplir tous les rites. Un jour, elle fut graciée.
En cette aube nouvelle, ah ! son cœur est saisi.
Elle se souvient toujours, de ce festin sponsal,
Où Simon recevait le Maître disparu.
Il n’était pas venu en simple commensal,
Mais en Sauveur du monde ; en elle, Il avait cru.
De ses cheveux soyeux, elle essuyait les pleurs,
Dont elle baignait les pieds de Celui qui n’est plus.
Il l’avait accueillie, libérée de ses peurs,
Elle était relevée, choisie, aimée, élue.
Il était mort, sans doute, mais ces moments bénis
Elle les vivait encore et, jamais oubliés,
Ils remplissaient de feu son âme et son esprit,
Et continuaient de dire : Ta peur est balayée !
Tandis qu’à l’horizon se lève le soleil,
Voici que deux amies rejoignent Madeleine.
Elles aussi longtemps ont cherché le sommeil,
Sans pouvoir y sombrer, écrasées par la peine.

Qui roulera la pierre de devant le tombeau ?
Dressée comme un grand mur, elle interdit d’aller
Au Maître vénéré dont le corps en lambeaux
Git dans l’ombre à jamais. Le sépulcre est scellé.
Aucun soldat posté ; pas un bruit, mais le vent
Le vent léger de Pâques qui souffle de la mer.
Il accroît leur douleur. On avait dit souvent
Qu’Il ne pouvait mourir ! Le jour serait amer,
La vie serait trop terne, désirable la mort. [Césure épique, e muet autorisé.]
Ô malheur ! Ô malheur ! Ce n’était pas possible !
Etouffant leurs sanglots, elles arrivent au port,
Au sépulcre béni, où la pierre invincible,
Par des mains inconnues, sur le côté poussée,
Donne sur l’ombre douce où repose Jésus.
Pétrifiée de stupeur, à un arbre adossée,
La sœur de la très pure n’a pas vu l’inconnu. [Césure épique, e muet autorisé.]
Mais Marie-Madeleine ose passer la tête,
— Le grand linceul de lin repose sur le banc
Là, où pourtant Joseph, la veille de la Fête,
Avait porté Jésus dans son vêtement blanc —,
Vite se retournant, les yeux remplis de larmes,
Vers celui qu’elle a pris pour un simple gardien :
« Si c’est toi qui l’a pris, dissipe mes alarmes,
Dis-moi où l’as mis, tu le sais, il est mien ! »
L’homme au visage d’ange murmure alors : « Marie ! »
Parole-épée-de-feu qui transperce son âme.
C’est bien sa voix, c’est lui ! Ses larmes ont tari,
Le bien-aimé est là ; brûlante d’une flamme
D’amour renouvelé, Marie crie « Rabbouni ! »
En saisissant ses pieds, et qu’elle se prosterne.
Elle comprend soudain pourquoi dans son déni
Alors qu’elle courait en cette aurore terne,
Vers le tombeau scellé sur la mort d’un espoir,
Le soleil à l’orient, témoin de la promesse,
Ne cessait de chanter qu’elle allait vers son hoir.
Elle n’avait pas menti la timide allégresse ;
En dépit de la croix, des clous, de l’écriteau,
Elle avait affirmé, qu’après bien des outrages,
L’homme qu’on avait vu en son rouge manteau,
D’un nouveau monde enfin, venait annoncer l’âge.

2. Informations.
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https://www.facebook.com/ChuteOnTue/photos/a.804749419617253.1073741828.804740356284826/804781619614033/?type=1 (lien, si la photo ci-dessous ne s'affiche pas)




Hé, les gens, c'est @[48917174520:274:RATP]  qui le dit, alors on le fait, hein.

jeudi 5 mars 2015

06 mars 2015. Nouvelles de la Résistance. Liberté, libertés

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Avec un peu de retard, ce dont je prie mes lecteurs habituels de m'excuser, j'ose crier très fort :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. La citation du jour.
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"Je sais bien maintenant qu’être libre ne peut être posséder toutes les libertés imaginables et inimaginables : l’absurde énumération, toujours par nature incomplète, de toutes les libertés exigibles par chacun est aussi vaine que l’était l’absurde description du bonheur objectif à atteindre, jamais satisfaisant puisque déjà décrit. Je sais bien que ce n’est pas le seul combat pour une conquête des libertés, soigneusement étiquetées et enfermées dans leurs spécialités, qui fera de moi un homme libre. Je sais bien que ce n’est pas l’amoncellement de libertés fondamentales qui fera de moi un homme libre : la liberté n’est pas un capital de libertés épargnées ou gagnées, comme les oppresseurs veulent me le faire accroire. 
Dans le combat de tous ceux qui luttent pour la liberté, il ne s’agit pas d’obtenir une mythique liberté en transformant les dictateurs en généreux donateurs, il s’agit d’obtenir au cœur même de chaque situation particulière les conditions de l’action libre de chaque homme, parce que chaque homme est liberté. C’est parce que je suis liberté  que j’ai des droits, libertés au pluriel, pas le contraire, et ils sont imposteurs ceux qui prétendent m’offrir la liberté en m’octroyant des libertés. Ils sont imposteurs ceux qui prétendent que la liberté est au bout de la conquête des libertés, ceux qui prétendent fonder la liberté sur le droit. La défense des libertés, petits bouchons indépendants, flottant sur l’humanité est une formidable imposture si elle se fonde sur autre chose que sur l’existence de la personne. Ce ne sont pas les libertés accumulées qui me donneront la liberté. C’est parce que je suis liberté que je peux exiger des libertés, mes droits."

Jean-Marie DUTHILLEUL,
In
Anne CHOPINET, Jean-Marie DUTHILLEUL, Henri-Marie MANTEAU-BONAMY.
On n’arrête pas la liberté.
Collection « Axiales ».
P. Lethielleux, Paris, 1985.
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2. Commentaires.
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Ce texte a été lu à la dernière soirée organisée par les Veilleurs devant le Panthéon. Il me semble résumer parfaitement les contradictions dans lesquelles s'empêtrent le monde politique en général, et en particulier nos gouvernants.
Ils ne croient pas à la LIBERTE. Du reste, de très nombreux règlements, des lois, des décrets, viennent chaque jour délimiter nos possibilités d'action quand elles risquent de gêner les Princes. Charlie Hebdo peut se moquer des chrétiens, parfois de l'islam, mais jamais il ne le fera des juifs ou des noirs (je reprends là des expressions trouvées dans la presse). Mais la justice interdit la diffusion d'un disque de DIEUDONNE.
Comme ils n'ont rien d'autre à faire, nos ministres dissertent doctement sur le statut juridique qu'il convient de donner à la fessée, comme si le droit de correction reconnu aux parents n'avait aucune justification, mais les services de protection de l'enfance n'ont pas empêché le martyr de la petite Marina ni n'empêchent les violences commises chaque jour contre les enfants.
Mais pendant ce temps, des textes résolument liberticides vont permettre aux pouvoirs publics de limiter la liberté d'expression en contrôlant les réseaux sociaux.
Ils  forcent les enfants à voir ou à écouter des vidéos ou des livres qui promeuvent une théorie qui paraît-il n'existe pas, contre l'avis des parents, et ils s'apprêtent à inculper Farida BELGHOUL qui a courageusement lancé la journée de retrait de l'école.
Ils sont tyranniques, ils pensent à notre place, eux seuls ont la définition du bien et du mal. Ils nous gonflent sérieusement la bouffigue par leur arrogance, leurs prétentions, leurs remarques sentencieuses. Voilà qui les dispense de faire enseigner la vertu par les enseignants de la déséducation nationale. Cela n'empêche pas madame TAUBIRA de tirer une salve ignoble contre monsieur Gérald DARMANIN qui l'a accusée d'être "un tract ambulant pour le FN" ;  elle souligne son inculture, et son indigence ("c'est un déchet de la pensée humaine" dit-elle). C'est vrai, monsieur DARMANIN n'est pas né avec une cuillère d'argent dans la bouche. Sa maman était femme de ménage. Comme le dit je ne sais plus quel journaliste, madame TAUBIRA pratique le tri sélectif. Et si la remarque du premier était peut-être déplacée, ce dont je ne suis pas sûr, la réaction de la seconde est indigne d'un ministre ; elle est d'une rare bassesse et elle ne blesse que son auteur.
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3. Informations.
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A l'intention de François-Normal Ier l'Aveugle (article du site des Nouvelles de France).

Voici le décryptage de la vidéo qui montre la décapitation de 21 chrétiens par des islamistes en LIBYE, ces chrétiens que monsieur HOLLANDE appelle des Egyptiens. Si l'honneur et la bonne foi avaient encore un sens pour lui, il admettrait que ces jeunes gens ont été tués parce qu'ils étaient chrétiens et non pas Egyptiens. Monsieur HOLLANDE rejoint la cohorte des Michèle DELAUNAY et autres imbéciles qui croient aux cimetières juifs et aux carrés musulmans mais réduisent les cimetières chrétiens à des cimetières communaux. Nos frères coptes martyrs ont-ils été enterrés dans un cimetière municipal de LIBYE ? Tous ces politicaillons qui ne pensent qu'au pouvoir avant de défendre la vérité me dégoûtent. Mais nos frères chrétiens coptes ont montré ce qu'était la LIBERTE, eux.

"Le calme des hommes coptes a beaucoup frappé. Ont-ils été drogués ? Ont-ils dû répéter la scène ? Leur attitude est ferme face à la mort. On les voit prier, la caméra s’arrête sur un homme les yeux fermés et dont les lèvres récitent une prière.
Puis sur la vidéo apparaît cette accusation : يذكرون معبودهم ويموتون على شركهم, traduite de manière simultanée par « They supplicate what they worship and die upon their paganism ».
La traduction n’est pas tout à fait exacte, les islamistes utilisent en arabe non le mot « paganisme » mais le mot shirk. En français : « Ils implorent ce qu’ils adorent et meurent dans leur associationnisme ».
L’islam accuse les chrétiens de commettre le seul péché impardonnable par Allah, à savoir l’associationnisme (shirk) en raison du dogme de la Trinité. Le Coran dit : « Certes Allah ne pardonne pas qu’on Lui donne quelque associé. Il pardonne à qui Il veut les autres péchés. Mais quiconque donne à Allah quelque associé commet un péché d’une exceptionnelle gravité» (sourate 4 verset 48). « Sont de véritables mécréants ceux qui disent : «Allah, c’est le Messie, fils de Marie.» Le Messie n’a-t-il pas dit lui-même : « Ô Fils d’Israël ! Adorez Dieu qui est mon Seigneur et le Vôtre. » Quiconque donne des associés à Allah, Allah lui interdira l’entrée du Paradis et lui réservera l’Enfer pour séjour, les injustes ne bénéficieront d’aucun secours » (sourate 5 verset 72). De même, le verset 3 sourate 112, les versets 116 et 117 sourate 23, etc. condamnent la Trinité et nient la divinité de Jésus.
La vidéo laisse entendre les dernières paroles des condamnés, rapportés dans la presse arabe, par exemple :
« يارب يا يسوع » « Ô, Seigneur Jésus »
« يا يسوع انقذنا » « Jésus, sauve-nous »
« يا يسوع يا يسوع« . « Ô Jésus, ô Jésus »
Il n’est pas systématique que les membres de l’État islamique montrent le moment précis des décapitations. Ils l’ont fait ici car les dernières prières à Jésus faites par les Coptes prouvent qu’ils sont morts dans la foi chrétienne. Pour les islamistes, ces 21 Coptes sont condamnés à l’enfer car pour eux, cette croyance en Jésus Christ Fils de Dieu est blasphématoire.
Cependant ils n’ont pas vu que l’effet produit était largement contre-productif.
Les islamistes ne connaissent pas ce qu’est le martyre chrétien. Le mot martyr signifie témoin dans la Bible (en Grec martus) et dans le Coran (en arabe sahid). Mais à l’opposé de la vision islamique du martyr comme celui qui est tué en combattant pour Allah, la tradition chrétienne désigne celui qui accepte d’être tué à cause de sa foi.
Le fait de filmer leur mort a permis d’attester de leur martyre et d’accélérer leur cause en canonisation (par l’Église orthodoxe, désormais dans le Synaxaire le 15 février).
Les réactions des familles témoignent aussi de cette joie malgré la douleur de la perte d’un proche. D’abord il y a eu le choc, les gémissements, la peine de perdre un ami, un frère, un cousin, un fils, un mari (deux bébés sont nés durant la captivité de leurs pères)… Le prêtre du village d’Al Our [village d’origine de 14 des martyrs, dont le nom est désormais celui de “Village des Martyrs”] raconte que trois jours après la sortie de la vidéo, les gens se sont rassemblés dans l’église, mais cette fois les femmes se congratulaient entre elle, dans la joie de savoir leurs proches morts martyrs.
Dans une interview en arabe, Kamel affirme être fier de ses deux frères dont le martyre est « un badge d’honneur pour le christianisme » et remercie l’État islamique pour avoir inclus dans la vidéo leur profession de foi. Ainsi, « ISIS [État islamique en Irak et au Levant] nous a aidé à renforcer notre foi ». Puis il a invité à prier pour les bourreaux de ses frères.
L’article donne également la liste, mise à jour, des martyrs. La voici :
Milad Makeen Zaky, Abanub Ayad Atiya, Maged Soliman Shehata, Youssef Shukry Younan, Kirollos Boshra Fawzy, Bishoy Astafanous Kamel, Samuel Astafanous Kamel, Malak Ibrahim Sinyout, Tawadros Youssef Tawadros, Gerges Milad Sinyout, Mina Fayez Aziz, Hany Abdel Mesih Salib, Samuel Alham Wilson, Ezzat Boshra Naseef, Luka Nagaty Anis, Gaber Mounir Adly, Essam Baddar Samir, Malak Farag Abrahim, Sameh Salah Farouk, Gerges Samir Megally, Mathew Ayairga (du Ghana)."

La photo est prise sur le site de l'Observatoire de la christianophobie.