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vendredi 16 décembre 2016

15 décembre 2016. Nouvelles de la Résistance. Bon sang ne saurait mentir où le socialisme dans ses racines

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Eh oui ! Je me répète !
Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Un véritable étudiant catholique est d’abord un patriote et, en second lieu, un chrétien."

Et, pour enfoncer le clou, la liberté religieuse, c’est

"la liberté d’appartenir à un groupement religieux en tant que cela ne déplaît pas aux dirigeants de le l’État communiste."
Déclaration de
QIAN Nanxiang [un haut dirigeant de la Chine communiste] au Quotidien du Peuple, en date du 19 septembre 1951.] (Cité par le Colonel RÉMY. Voir référence de son ouvrage dans mon billet d’hier.)
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2. COMMENTAIRES.
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Bon sang ne saurait mentir. Nos dirigeants socialistes, quasiment tous francs-maçons, défendent une idéologie athée, totalitaire et, disons le mot, grosse de violences. Ils se conforment exactement à cette idéologie marxiste qui fit des milliers et des centaines de milliers de victimes chez les catholiques chinois ne voulant point renier leur foi. Ces gens n’ont-ils pas imaginé de créer un délit, punissable de prison et d’une amende de 35 000 euros pour toute personne ou association défendant des solutions alternatives à l’avortement ? Ainsi, des associations catholiques qui ont ouvert des sites expliquant ce qu’est l’avortement, ce qu’en sont les conséquences, et offrant des solutions alternatives sont mises hors la loi, celle-ci exigeant des Français qu’ils soient des citoyens qui ne déplaisent pas aux dirigeants socialistes, avant d’être des hommes libres soucieux d’obéir à leur conscience.
N’en déplaise à ces tyrans, il y aura toujours des hommes dont la conscience répugne à obéir aux hommes plutôt qu’à Dieu. Et ces hommes continueront de témoigner.
Que les Français, prétendument épris de liberté, dont la liberté d’opinion, acceptent cette loi liberticide est tout simplement ahurissant. Bientôt, il se peut qu’on nous interdise de critiquer le socialisme, ou le marxisme ou toute autre opinion qui ne plaise pas aux vénérables de la Rue Cadet.
Soyons clair et disons leur très fort le mot qui rendit CAMBRONNE immortel !
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Une opinion divergente sur monsieur MACRON.


Ou la baboïtude adulée !
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Quand on vous dit que ces gens sont des enragés !

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Et quand on vous répète que ce sont des enragés !


jeudi 9 octobre 2014

09 octobre 2014. Nouvelles de la Résistance : il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre...

Vous pourriez croire que j'ai changé d'idée. Que nenni ! J'affirme en effet que

ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.

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1. La citation du jour.
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C'est une citation stupéfiante et qui explique la hargne de "l'Occident" contre Vladimir POUTINE.

"Au cours du siècle qui va s’achever, la Russie a passé les trois-quarts du temps à  vivre sous le drapeau de la lutte pour les principes communistes. Il est erroné de ne pas  voir ce point, ou même de nier les réalisations incontestables de cette période. Mais si  nous ne réalisons pas que, dans ce genre d’expérience sociale, la société et les gens ont payé le prix fort, nous commettons une erreur colossale. La principale erreur, la voici : le régime soviétique n'a ni enrichi le pays, ni fait prospérer la société, ni donné la liberté aux gens. Mener l’économie avec un modèle idéologique, a conduit notre pays à être très loin derrière les pays développés. Il peut être difficile de l’admettre, mais pendant près de 70 ans nous nous sommes développés dans une impasse et cette voie s'écartait de la voie saine de la civilisation humaine." 

Discours de Vladimir POUTINE

cité par 
Yuan Gang 袁 刚1
(Professeur, université de Pékin) 
Faire face à la dure réalité de l’échec du mouvement communiste international et à la faillite du marxisme-léninisme 
Parution 1er mai 2014 
http://beijingspring.com/bj2/2010/280/201453195744.htm2
Traduction François Hominal et Michel Masson. Le Coin des penseurs. Institut Ricci. Lettre N°33.
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2. Commentaires.
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Ce qui est stupéfiant dans cette citation de Vladimir POUTINE, c'est qu'elle faite par un Chinois, qui plus est professeur à l'Université de PEKIN, et par conséquent, soumis en apparence à la censure du Régime. Il me semble (et j'aurai l'occasion de citer les propos de YUAN GANG dans des billets ultérieurs) que le régime chinois n'a de communiste que le nom, et que les élites chinoises en sont parfaitement conscientes. En reprenant à son compte les propos de Vladimir POUTINE, le Pr YUAN GANG ne fait qu'enfoncer un clou déjà bien ancré dans la tête des caciques du régimes (mais pas dans celle de nos gouvernants).
Ce qui est stupéfiant encore plus, c'est que des politiciens français, comme monsieur MELANCHON et nombre de socialistes se réclamant de la gauche d'un parti moribond, continuent de croire au sens de l'histoire et à la lutte des classes, à laquelle du haut de leur trône de prophète, et bien séparés de la France d'en-bas par les barrières du respect médiatique et de la bienpensance, ils ne cessent d'appeler. La gauche marxiste est sourde, et ne veut point entendre ce que des penseurs qui ont vécu la réalité du communisme disent de ce régime sanguinaire, assassin et incapable d'apporter au peuple le confort matériel et la sérénité, toujours remis à plus tard, à un grand soir qui ne vient pas.
Ce qui est stupéfiant, c'est que des énarques, des hommes politiques censés connaître l'histoire récente pour l'avoir appris dans leur Grrrrandes Ecoles, ne tiennent aucun compte des échecs d'une pensée qu'ils continuent d'utiliser à des fins électorales, mais qu'ils se gardent bien de mettre en oeuvre parce qu'ils en connaissent les effets nocifs. C'est pourquoi, faute de pouvoir améliorer le sort du Peuple français, ils suivent et mettent en oeuvre les innovations sociétales envisagées par papa MARX, au premier rang desquelles, il y a la destruction de la famille. Relisez la huitième thèse de MARX sur FEUERBACH. Vous serez édifiés.
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3. Infos menues, parfois divertissantes, et souvent consternantes.
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De Philippe OSWALD, cet article repris sur le site du Salon beige.
"« Ils sont toujours là ! » (La Voix du Nord). Ils « restent mobilisés ! » (La Provence ). C’est « un raz-de-marée rose et bleu » (Le Parisien) : le succès de la sixième Manif pour Tous est salué d’un bout à l’autre de l’Hexagone par tous les médias que l’option partisane n’aveugle pas. La ténacité du mouvement étonne : « Deux ans après avoir émergé, la « Manif pour tous » s’essouffle à peine et s’installe comme un mouvement à la fois récurrent et inclassable. [...] Même Rue 89/le Nouvel Observateur, dans un article aigre, est obligé de reconnaître que « le cortège est plutôt impressionnant pour un dimanche pourri » (c’est oublier qu’à Bordeaux, 30 000 manifestants défilaient sous un radieux soleil d’automne –notre photo).
Venant de gauche encore, l’un des commentaires les plus intelligents est celui fait la veille par Claude Askolovitch sur Itele. Lui ne fait pas dans la dérision ou le mépris, il dit même son « admiration » pour cette constance, et il analyse. Mystère et contradiction, dit-il en substance : « Ce sont des gens qui ont perdu, puisque le mariage pour tous est passé, et pourtant ils ont gagné » puisque le gouvernement fait machine arrière sur les mères porteuses, la GPA « définitivement avortée par Manuel Valls ». Et de constater le sérieux d’un mouvement qui, avec Ludovine de la Rochère à sa tête, a pris une assise et une structure intellectuelle qui lui manquaient à ses débuts : « Elle est de l’espèce des dirigeants politiques ». « 30% des Français approuvent la Manif pour tous, 50% de l’UMP, ajoute-t-il, ce n’est pas rien ! Avec ça, on peut dans d’autres pays, non seulement influencer mais conquérir. » Conquérir intellectuellement sans pour autant être conquis par la politique-politicienne : les dirigeants de la Manif pour tous mettent en exergue leur volonté de ne pas se laisser manipuler : « Nous sommes libres et irrécupérables », répète à l’envi son porte-parole, Tugdual Derville.
Des politiques ont entendu le message et commencent à le relayer. A droite, les députés Hervé Mariton ou Philippe Gosselin, en pointe depuis le début contre le « mariage gay », sont rejoints par des « poids lourds » de l’UMP qui, tels Laurent Wauquiez et Xavier Bertrand, osent se prononcer pour l’abrogation de la loi Taubira ;  d’autres qui ne s’étaient pas insurgés contre le mariage homosexuel, à l’instar de Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République, ont rejoint LMPT parce qu’ils « n’avalent pas » la GPA. A gauche, l’intervention de pompier tentée à ce propos l’avant-veille de la Manif par le Premier ministre dans les colonnes de La Croix (Aleteia) est emblématique du malaise devant le monstre qu’a engendré le « mariage pour tous » : « Des personnalités de gauche se sont aussi manifestées contre la GPA par des tribunes ou des pétitions, rappelle Famille Chrétienne: Jacques Delors, Lionel Jospin, Yvette Roudy, Marie-George Buffet, José Bové... sans compter Sylviane Agacinksi, philosophe et femme de l’ancien premier ministre Lionel Jospin. Ce jour, son tweet dénonçant la GPA a été largement repris : « On n’encadre pas l’esclavage, on l’abolit ».
Peut-être fallait-il cette horreur de l’enfant conçu afin d’être vendu pour réveiller les consciences et faire comprendre la logique implacable qui conduit du mariage pour tous à la GPA. « Vous pouvez retourner ça dans tous les sens, à partir du moment où il y a égalité parfaite entre les sexes (…) vous arriverez à la GPA et à la PMA», constate Xavier Bertrand dans l'émission de France 5, «CPolitique».
C’est rejoindre le constat fondateur du « plus grand et plus long mouvement de protestation de l’histoire de France », comme le souligne Tugdual Derville : « Aucun parti politique, aucun syndicat n’a réussi une telle mobilisation. »  Et celle-ci perdurera, annonce sa présidente, Ludovine de la Rochère : « Les raisons pour lesquelles le mouvement doit se maintenir, c’est d’une part la résistance aux projets gouvernementaux – GPA et idéologie du gender - et, d’autre part, faire de l’abrogation de la loi Taubira un enjeu majeur pour la présidentielle de 2017 »."
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Demain, monsieur Hollande sera à Angoulême

Le président renoue avec ses petites virées en province, qu'il n'avait pas renouvelées depuis son passage mémorable et humide à l'île de Sein. On espère que les Charentais ont prévu des cirés et des parapluies.
"François Hollande sera ce jeudi à Angoulême. Ce déplacement du président de la République sera placé sous le signe de l'autisme. Il est notamment attendu du côté du Centre d'action médico-sociale précoce (CAMPS) de Soyaux qui intervient pour les enfants de 0 à 6 ans."
La France entière compte sur LMPT 16 pour rappeler au président que la famille, c'est un homme et une femme, que les enfants ne doivent pas être mis en vente, qu'on attend de pied ferme la suppression de la circulaire Taubira, que les familles doivent cesser d'être mises en coupe réglée. ONLR !
Vous avez dit AUTISME ? Non ! Ce n'est pas possible.
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Mur des cons : le président du syndicat de la magistrature débouté

D'après le Figaro, Françoise Martres, qui demandait l'annulation de l'instruction au motif que le mur des cons n'avait pas vocation à être connu du public, vient d'être déboutée. Prochaine étape, donc, d'une procédure qui ira bien à son terme : le président du syndicat de la magistrature sera entendu en audience correctionnelle.
Une précision tout de même : le député Julien Aubert n'est pas l'auteur caché de ce post.
En voilà une nouvelle qu'elle est bonne. Je souhaite que ce soi-disant "magistrat" soit radié du corps de la magistrature. Nous ne pouvons pas avoir confiance en des juges aussi partisans.
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Quelques détournements ! Vous en connaissez déjà certains.



mercredi 12 septembre 2012

Question à Jean-Luc Mélanchon

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Vous avez, monsieur, jeté votre hargne sur Bernard ARNAULT en mettant en avant l'énormité effective de sa richesse et en suscitant dans l'esprit de votre auditoire l'envie et la condamnation de sa personne en particulier et des riches en général. J'ai quand même une question à vous poser ; une vraie. Je ne désire nullement vous piéger ou piéger qui que ce soit en la mettant sur la table ; la voici : En quoi la richesse et l'existence de monsieur ARNAULT empêche-t-elle, ici et maintenant, l'ensemble de nos concitoyens (et pas seulement les salariés) de "gagner plus" ?
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Je ne me satisferai pas de la réponse marxiste qui consiste à dire que les riches ont exploité les prolétaires. Car il n'y a pas que des salariés dans notre pays (les derniers prolétaires sont bien souvent des immigrés à qui revient, par exemple, de vider nos poubelles) : je pense aux agriculteurs, à tous ceux qui exercent une profession libérale, aux artisans, aux commerçants. Ils sont tout de même nombreux. Et personnellement je ne vois pas en quoi les milliards de monsieur ARNAULT viennent diminuer leurs revenus. Quant aux salariés, s'ils existent c'est qu'il y a des entrepreneurs qui les ont recrutés. Qu'ils viennent, par leur travail augmenter la valeur des biens détenus par leurs employeurs est une évidence, et c'est sans doute dans une meilleure répartition des bénéfices et une appropriation par le personnel d'une part du capital qu'il faut trouver des solutions de justice. (Là, il y a de grosses réticences du côté du patronat qui ne veut pas partager le pouvoir ce qui, dans une certaine mesure, mais une certaine mesure seulement, peut se comprendre). Ce n'est pas en taxant les riches, en accablant les entreprises d'impôts, de charges, de contrôles de toutes sortes. Les termes du problème seraient exactement les mêmes si, au lieu de voir les moyens de production détenus par des mains privées, ceux-ci étaient la propriété de l'Etat. Si c'était vrai, ça se saurait : la faillite de CUBA, les famines de la CORÉE du Nord sont là pour nous le rappeler.
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On rougit d'avoir à rappeler que pour distribuer des richesses, il faut d'abord qu'elles aient été produites, et ceci quel que soit le régime politique sous lequel le citoyen ploie le joug. Imaginez un pays dans lequel il n'y aurait que des activités tertiaires : où trouverions nous nos aliments, nos voitures, nos habits ? Dans les pays étrangers qui eux n'auraient pas eu la bêtise de croire que l'avenir est dans les services. Pour nombre de ces produits (habillement, chaussures, appareils électroménagers, et même voitures) c'est bien ce qui se passe. Monsieur MONTEBOURG a bien du souci à se faire ; et je ne voudrais pas être à sa place.
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mercredi 20 janvier 2010

Sur la presse, toujours

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Nous observons en ce moment une campagne bien orchestrée, qui consiste à faire de madame AUBRY une candidate potentielle à l'élection présidentielle qui se profile. Après tout, pourquoi pas. Madame AUBRY a déclaré qu'elle se sentait capable de remplir la fonction.
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Là ou les choses apparaissent curieusement présentées, c'est dans la presse. Un petit entrefilet du Journal gratuit Métro nous apprend que madame AUBRY est "plébiscitée" (sic) comme la meilleure opposante au Gouvernement et à la majorité actuels. Diable ! On se précipite pour voir ce que ce "plébiscite" signifie, et l'on apprend que le plébiscite correspond en réalité à 14 % des personnes interrogées. De qui se moque-t-on ?
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Un ou deux jour après, le même journal titre : "PS : Enfin , Aubry décolle". Je n'ai pas pu lire autre chose que ce titre. Mais je ne peux pas m'empêcher de penser qu'il y a, Rue de Solférino, d'excellents attachés de presse. Car le même jour, Le Parisien-Aujourd'hui en France titrait : Le Bilan mitigé des 35 heures. On se demande donc si ces titres et contre-titres ne sont pas le résultats d'interventions diverses auprès des rédactions de ces quotidiens.
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Je viens de lire un livre de Bruno ASTARIAN sur la "Luttes des Classes dans la Chine des Réformes (1978-2009)". Le livre fourmille de chiffres, tous appuyés à des sources vérifiables. Le constat est terrifiant. Mais le plus intéressant n'est pas là. Il est dans l'analyse théorique, purement marxiste, que fait ASTARIAN de la situation. L'ayant lue, je puis maintenant dire que je comprends le raisonnement de nombre de socialistes : il est purement appuyé sur l'analyse que fait MARX de la plus-value, part du travail donnée, selon lui, au patron, sans contrepartie salariale. Les propositions socialistes sont fondées sur une analyse économique qui, je le dis d'autant plus librement que je considère le marxisme comme une utopie mortelle, est en partie vraie, mais qui ne va pas au bout de ses idées. Car la plus-value dégagée par la force de travail ne va pas en totalité aux patrons. Elle va aussi à l'amortissement de l'outil de production et aux investissements nécessaires pour son entretien, son remplacement ou son renouvellement. Cet oubli est responsable de l'obsolescence incroyable des outils de production des anciens pays de l'Est.
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Il en résulte que, dans le schéma marxiste, il faut travailler pour satisfaire les seuls besoins des travailleurs et ne pas dégager de plus-value du tout. Cette vision a pour conséquence de ruiner ou d'empêcher tous progrès techniques, ou en tout cas de le ralentir. On peut tout à fait la trouver légitime, mais il faut renoncer à réclamer une augmentation du pouvoir d'achat, ou en tout cas ne l'appuyer que sur une augmentation de la plus-value relative (c'est-à-dire une augmentation de la productivité pour un temps de travail identique). Mais comme cette augmentation dépend le plus souvent de l'introduction de nouvelles techniques, laquelle dépend elle-même des investissements rendus possibles par le dégagement d'une plus-value absolue (plus de temps de travail), on ne voit pas bien comment sortir de la contradiction, sauf à exploiter les peuples étrangers, le peuple chinois par exemple, comme nous le faisons sans vergogne.
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Voilà me semble-t-il où devrait se situer le véritable débat politique, que jamais personne n'aborde. Vivre mieux suppose-t-il de consommer plus ? De disposer de moyens techniques de plus en plus perfectionnés ? De renoncer au gigantisme des usines ? Des projets ? Où se trouve le progrès ?

samedi 26 septembre 2009

Un nouveau slogan : travailler moins pour gagner plus

Tempête au parti socialiste. Comment !? On fiscalise les indemnités versées en cas d'accident du travail ? C'est une insulte aux pauvres disent les Verts ! (Comme si les accidents du travail ne frappaient que les pauvres.) C'est scandaleux ! C'est honteux ! C'est ignoble ! hurlent-ils. Déjà, ils gagnent moins et on va encore leur en enlever ?
Il faut remettre les choses à leur place. (a) Grâce au système de redistribution français, si généreux avec l'argent des autres, nombre de foyers ne payent pas d'impôt sur le revenus. Cette mesure ne les concerne donc pas. Elle intéresse ceux des salariés qui sont assujettis à cet impôt. Il est donc assez malhonnête de prétendre que l'imposition de ces prestations frappe les pauvres. (b) La fiscalisation ne porte que sur les revenus des 28 premiers jours consécutifs à l'accident du travail, ces revenus étant équivalents à 80 % du salaire ordinaire. Ainsi, les contribuables payant l'impôt sur le revenu voient en réalité leur prélèvement fiscal diminuer puisqu'ils auront eu moins de revenus que s'ils avaient travaillé. (c) Au-delà des 28 jours, l'indemnité est de 100 % et elle n'est pas fiscalisée. (d) Le trou de la sécurité sociale est abyssal. Il faut bien essayer de le combler. On ne voit pas bien comment.
En vérité, avec la loi sur les 35 heures, les remarques acerbes sur le pouvoir d'achat, les critiques sur la réorganisation des retraites, et maintenant les cris d'orfraie sur la fiscalisation des indemnités d'accident du travail, l'opposition brandit un slogan silencieux, celui du "travailler moins pour gagner plus".
Je ne comprends pas que les responsables de la majorité ne se soient pas saisis de ce slogan pour brocarder des hommes politiques incapables de proposer quoique ce soit de positif comme contre-mesures, sauf à taxer les riches. Ces opposants n'ont strictement rien compris à l'importance du travail comme élément structurant de l'homme social. C'est une erreur anthropologique de première grandeur. Ils n'y font allusion que pour plaindre les chômeurs, et l'allusion est toujours relative à l'argent, jamais à l'importance du travail pour l'équilibre de la vie. Encore une fois, je trouve tout à fait normal de partager, je considère que les biens de la terre ont une destination universelle ; il y a des cupidités, des avarices, des fortunes insolentes chez des riches (je ne dis pas "les"), tout cela est bien vrai. Mais empêtrés dans leur marxisme et leur stratégie "de classe", les socialistes et apparentés, et maintenant les Verts excommunient une partie non négligeable de leurs concitoyens, et cette partie n'est pas la plus inutile à notre patrie. C'est tout simplement à désespérer de leur intelligence politique. Un tel entêtement, une telle stupidité ne fleurissent que chez nous.
Nous étions au bord du gouffre ; grâce au socialisme, nous avons fait un grand pas en avant ! Allons ! Travaillons moins pour gagner plus.

vendredi 19 juin 2009

Quadrature du cercle

J'ai écouté avec beaucoup d'intérêt l'émission d'Yves CALVI, "Mots croisés", consacrée aux conséquences des élections européennes. Les grands vaincus, à savoir les socialistes et les centristes d'opposition, avaient beau souligner que plus de 70 % des électeurs avaient voté pour un autre parti que l'UMP, les représentants de la gauche prétendre qu'ils étaient en réalité majoritaires, je ne pouvais m'empêcher de penser que quelque chose sonnait faux dans leur raisonnement.
Un politologue expliquait - ce qui me semble donner la clé de compréhension des résultats - que le PS avait épuisé les propositions de la sociale-démocratie, reprises à leur compte et depuis longtemps par les partis de gauche comme de droite (assurance maladie, assurance chômage, minima sociaux, congés payés, droit à la formation continue, bourses d'études, allocations familiales, RMI, RSA, CMU, etc.) ; selon moi, le PS n'a aucune proposition concrète à offrir aux français, sauf à choisir le marxisme, pas franchi par Jean-Luc MELANCHON.
Le PS peut le faire. Mais s'il est fidèle aux idées de MARX, il ne peut que se heurter aux écologistes qu'il annexe avec une certaine naïveté. Voici pourquoi.
Dans l'ouvrage que j'ai souvent cité dans mes billets, Simone WEIL explique "qu'entre une économie primitive et les formes économiques plus développées, il n'y a pas seulement une différence de degré, mais aussi de nature. Et en effet, si, du point de vue de la consommation, il n'y a que passage à un peu plus de bien-être, la production, qui est le facteur décisif, se transforme, elle, dans son essence. Cette transformation consiste à première vue en un affranchissement progressif à l'égard de la nature. Et d'expliquer qu'au lieu d'être harcelé par la nature, l'homme, dans les nouvelles conditions de production (machinisme, haut degré de technologie), est désormais harcelé par l'homme. En d'autres termes, augmenter le bien-être de l'homme en favorisant la consommation par l'amélioration de la production conduit à deux impasses : une séparation toujours plus grande entre ceux qui conçoivent et ceux qui exécutent - raison essentielle de l'aliénation sociale des salariés, et pas seulement des ouvriers, et d'autre part à un épuisement des ressources naturelles. Là où MARX promeut la production et la supposée libération de l'homme par une modification des conditions de la production, les écologistes, eux, appellent de leur voeux la décroissance, c'est-à-dire un genre de vie plus simple, plus ascétique, plus proche de la nature, plus respectueux de l'environnement. Il y a une antinomie foncière entre ces deux conceptions de la vie humaine, et si les responsables politiques du PS et de l'écologie politique sont intellectuellement intègres, ils ne peuvent que constater les aspects irréconciliables de leurs analyses.
D'où vient alors l'impression que les écologistes sont "à gauche", alors qu'en réalité, ils aspirent à un retour à des formes plus simples de production, des formes qualifiables "de droite" (artisanat, petites unités de production, agriculture biologique, refus de certaines innovations techniques) ? De mon point de vue, cette impression vient de leurs opinions positives sur les réformes sociétales que proposent certains responsables du PS : mariage homosexuel, mère porteuse, atomisation du droit de la famille, etc. En somme le PS, pour revenir au pouvoir en compagnie des écologistes, ne peut compter que sur les innovations sociétales dont il est si friand ; les socialistes n'imposeront pas aux écologistes leurs vues sur la production et la consommation. Il leur faudra donc choisir. Poursuivre dans la voie sociale-démocrate qui les conduit normalement à participer au gouvernement en compagnie de "la droite", ou s'allier aux écologistes, en acceptant l'idée de la décroissance. En aucun cas, rallier les vues marxistes (qui n'ont rien à voir avec le capitalisme vilipendé par le facteur et la timbrée) qui conduisent à la pollution, à la surexploitation des ressources de la planète, et finalement à la mort de l'humanité.

mercredi 15 avril 2009

Ne rangez jamais votre bibliothèque

Ne rangez jamais votre bibliothèque. Vous aurez des surprises. Je l'ai fait ce matin, en partie. Et j'ai retrouvé un petit papillon coincé entre les pages de garde d'un livre que j'avais relié. C'est une manie chronophage certes, mais, quand je lis, je note sur des petits papiers tout ce qui me paraît digne d'intérêt, ou qui a retenu mon attention et sollicité ma réflexion. Ce papillon, donc, était resté là et n'avait jamais été recopié (je le fais toujours dans un cahier spécial).
Je donnerai le nom de l'auteur après.
L'homme n'a saisi qu'un aspect de la réalité. Sur l'arbre de la science, il a cueilli le fruit défendu ; mais ce fruit n'était pas mûr ; il nous donna la connaissance de toute chose à l'exception de nous-même. La science fit l'inventaire du monde matériel ; elle en organisa l'exploitation systématique. La technologie nous apporte la richesse, la santé, le confort, toutes facilités de l'existence ; elle nous permet de créer un nouveau paradis terrestre. [...] [Mais] au lieu d'établir nos institutions sur des concepts scientifiques, c'est-à-dire sur la réalité concrète, nous les modelâmes d'après les idéologies. Ainsi s'édifia un monde qui est incapable de satisfaire à nos vrais besoins et où nous resterons éternellement des étrangers.
L'histoire de notre émancipation morale et de notre abandon du sens du sacré se confond avec celle de la désobéissance aux lois essentielles de notre nature. Considérer, par exemple, le profit comme le but spécifique de l'existence a rétréci arbitrairement le champ des activités humaines. Il n'est pas possible de limiter nos efforts à la poursuite exclusive d'avantages matériels, sans rétrécir notre personnalité. L'Homo aeconomicus est une invention du marxisme et du libéralisme, et non pas de la nature. L'être humain n'est pas construit uniquement pour produire et consommer. Depuis le début de son évolution, il fait preuve d'amour de la beauté, du sens religieux, de curiosité intellectuelle, d'imagination créatrice, d'esprit de sacrifice, d'héroïsme. Réduire l'homme à son activité économique équivaut donc à l'amputer d'une partie de lui-même. Le libéralisme et le marxisme violent donc, l'un et l'autre, des tendances fondamentales de la nature.
Alexis CARREL.
Réflexions sur la conduite de la vie. Quinzième mille.
Librairie Plon, Paris, 1950.
Je trouve tout à fait troublant d'avoir dénicher ce billet après que j'avais rédigé celui que j'ai intitulé : Le réel, l'idéel et le virtuel. J'entends d'ici le choeur des effarouchés. Quoi ! CARREL, ce nazi, ce défenseur de l'eugénisme, ce réactionnaire. L'objection ne me trouble pas. Je regarde d'abord ce qu'il dit, et je réfléchis. Ma conclusion est qu'il a raison. Comme par ailleurs les détracteurs de ce très grand savant sont probablement les mêmes qui approuvent les travaux sur les cellules souches, la procréation médicalement assistée avec réduction embryonnaire consécutive à un diagnostic génétique préimplantatoire, l'avortement, quelles qu'en soient les circonstances, je me dis que ces effarouchements sont de peu d'importance.
Donnez-moi votre avis sur cette question.
Merci à ceux qui ont réagi à mon avant-dernier billet.

Le réel, l'idéel et le virtuel

Il y a trois manières d'envisager les problèmes de l'existence, et parmi eux, les problèmes politiques : en tenant compte du réel, en voulant l'idéel, en rêvant le virtuel. Il est très vraisemblable que les solutions qui font sens à ces problèmes tiennent compte de ces trois aspects. Elles deviennent alors des solutions idéales. L'erreur vient toujours de la négligence que l'on manifeste pour l'un d'eux.
Le réel est ce qui nous résiste. A cet égard, en matière sociale, le réel c'est tout aussi bien les manifestations des uns que les propositions de loi des autres. Des deux côtés s'expriment les résistances, et il faut bien en tenir compte. La grande erreur des marxistes est de penser qu'il suffit de créer des "rapports de force", comme ils disent, pour emporter la victoire. La grande erreur des réalistes est d'ignorer que l'homme n'est pas un être de nécessité mais un être de désir, comme le disait BACHELARD.
L'idéel est ce qui nourrit l'idéologie et l'esprit de système. Que de l'observation des faits l'on tire des interprétations et des généralisations propices à nourrir l'action, est tout à fait normal. Mais que l'on veuille à toute force faire rentrer les faits dans des systèmes d'idées préconçues est faux. La grande erreur des socialistes (de certains, plus exactement), est d'ignorer le réel, et de croire (car c'est une croyance) qu'il suffit d'avoir un système d'idées préconçues et de l'appliquer, pour voir se résoudre toutes les difficultés, notamment sociales. Mais le réel se venge. Il résiste, on l'a dit. Et l'idéologie érigée en système de gouvernement est vouée à l'échec. Il est impossible d'appliquer démocratiquement un système imaginé par tel ou tel idéologue, sans voir aussitôt les individus et les groupes réagir pour en contourner les aspects les plus rugueux. Le système, donc, n'est applicable que par la contrainte, et même la contrainte policière. La Chine, Cuba, la Corée du Nord sont d'excellents exemples de l'idéel porté à son paroxysme, et déconnecté de tout réel.
Le virtuel, hélas, est rentré dans la vie, par le moyen des jeux vidéos, des films ou de la littérature de science fiction. Comme les concepteurs de virtuel sont de très fins psychologues, ils parviennent à rendre les adolescents dépendants de mondes qui n'ont pas la moindre chance de jamais voir le jour. Le virtuel, c'est le rêve éveillé. Faut-il pour autant négliger la part de rêve dans les projets personnels ou politiques ? Certes pas, à une condition, c'est de savoir qu'il s'agit d'un moteur pour l'action, mais non d'une fin en soi. Car la vie nous apprend à en rabattre. Martin Luther KING le disait : "I had a dream" ; j'ai fait un rêve. Il n'a pas eu le temps de vivre assez longtemps pour le voir se réaliser en partie. Car il y a des rêve qui ne sont pas fous. Tout le problème est dans le discernement.

samedi 14 mars 2009

Pouvoir et contre-pouvoirs

Tout détenteur d'un pouvoir tend à imposer sa volonté à ceux qui dépendent de lui, et à étendre indéfiniment son champ d'action. Président de la république, PDG, chef d'équipe, policier, gendarme, contremaître... Personne n'échappe à ce qui semble bien être constitutif de la nature humaine.
Le prototype du tout-puissant satisfait, c'est PILATE. Il dit à Jésus : Tu ne réponds rien ? Ne sais-tu pas que j'ai le pouvoir de te relâcher ou de te condamner? Et la réponse jaillit, fulgurante : Tu n'aurais sur moi aucun pouvoir s'il ne t'avait été donné d'en haut.
Cette tendance naturelle de l'homme à la toute puissance avait été très bien analysée par le jeune Etienne de LA BOETIE dans son Discours de la Servitude volontaire. Il s'étonnait de voir combien les hommes ont tendance à devenir esclaves de maîtres qui engagent pourtant leur vie et leurs biens, et il constatait qu'il suffisait de ne point obéir à ces tyrans pour que ce pouvoir sans limites cesse d'exister. LA BOETIE oubliait cependant que l'homme est un animal politique, et qu'à ce titre, il est nécessaire qu'il y ait dans toute société, une hiérarchie, le sommet ayant pour fonction de diriger la communauté pour son plus grand bien, et non pour le sien propre.
Dans toute société libre, il est donc nécessaire d'avoir des contre-pouvoirs. Sous l'ancien régime, ce rôle était rempli par les nombreux corps intermédiaires : les parlements, corporations, jurandes et confréries, par les édiles communales. Rien ne venait limiter l'autonomie de ces groupes humains très souvent naturels. J'ai déjà eu l'occasion de faire état de l'amertume de Louis XV qui ne parvenait pas à imposer sa volonté aux Parlements, et un auteur du XVIIe siècle, dont j'ai malheureusement oublié le nom, disait expressément (je cite de mémoire) : Aucune loi ne peut être tenue pour reçue dans le Royaume si elle n'est enregistrée d'abord par le Parlement.
L'illusion de la démocratie à la française vient de ce que la Révolution a détruit tous les corps intermédiaires (cf. Les Origines de la France contemporaine d'H. TAINE), qu'elle a inventé un concept dépourvu de tout ancrage concret, celui de la souveraineté du Peuple, laissant à celui-ci, dans la réalité, l'obligation de devoir se soumettre à des lois qui vont contre la volonté de la société. Il n'y a plus de corps intermédiaires, il n'y a plus de ces petites sociétés naturelles vivant de privilèges qu'aucun pouvoir, pas même royal, pas même ecclésiastique, n'avait possibilité de transgresser. Car ces privilèges n'étaient pas des avantages indus ; ils étaient l'expression d'une privata lex, d'une loi privée, étymologie du mot privilège, d'immémoriale existence (cf. BERNANOS. La France contre les robots).
Dans la démocratie à la française, on ne veut voir qu'une seule tête. Les conséquences de cette "caserne philosophique" (cf. TAINE) sont évidentes ; il n'y a pas de contre-pouvoirs et le seul moyen de manifester son existence devant le pouvoir reste la violence douce des grèves, des idéologies fumeuses, des systèmes, qu'ils aient nom libéralisme ou socialisme. L'idéalisme des Lumières est passé par là. Puis est venu HEGEL, puis est venu MARX, et cette idée furieuse qu'il faut nier l'existant, pour que du nouveau, du mieux survienne. Voilà qui justifie les Révolutions, la violence, les meurtres, l'horreur des guerres. Sur ces monceaux de cadavres, sur ces terres imbibées du sang des innocents, bondit le cheval blême de l'Esprit ou de la société sans classe, selon messieurs HEGEL ou MARX
Dans la réalité, et je crois que tout un chacun peut le vérifier sur lui-même, ce qui rend mieux compte de la réalité, c'est la notion de substance, de ce par quoi une chose existe par elle-même, et dure. Elle n'est pas obligée de se nier pour devenir meilleure, la substance ; il lui suffit de modifier les "accidents" qui viennent l'habiller, sans rupture ni conflit interne. Nous ne pouvons ainsi nier que nous nous sentons chaque matin et tout au long du jour identique à nous-même : c'est cela la substance ; mais nous savons que nous changeons progressivement non seulement physiquement, mais aussi psychiquement, avec l'âge : c'est cela l'accident. Et même le bouleversement qu'est une conversion (quelle qu'en soit la nature) n'est qu'un accident plus incisif, plus brutal, qui vient habiter une substance identique à elle-même dans le temps et l'espace.
Dans leur haine du passé, les manuels d'histoire, les programmes de philosophie, avec un total manque de probité intellectuelle, prétendent nous imposer une vérité officielle, en nous cachant l'histoire réelle de notre patrie, l'évolution des idées, et l'apport intellectuel inégalé des grands philosophes du moyen âge.
Le temps de d'honnêteté intellectuelle n'est pas encore venu dans notre enseignement. Viendra-t-il un jour ? Je ne sais. Essayons tout de même de réfléchir. Ensemble si possible.

vendredi 4 juillet 2008

Ingrid toujours

Je ne sais pas si vous avez écouté hier soir l'interview d'Ingrid BETANCOURT par Patrick POIVRE d'ARVOR. J'ai relevé deux ou trois réponses qui me semblent dignes d'intérêt, ainsi que deux ou trois réponses ou scènes entendues ou vues au cours du dossier spécial consacré à cette bonne et grande nouvelle de la libération de notre compatriote.
PPDA : Qui remercieriez-vous en premier ?
Ingrid : Dieu et la Vierge.
(Stupéfaction non feinte de PPDA qui attendait le nom d'un homme politique)
PPDA : et ensuite ?
Ingrid : Le Président URIBE.
Ingrid précise que les FARC n'avaient jamais eu l'intention de la libérer et que seule l'option militaire avait des chances (très minces) de réussir. Elle précise que sa libération relève du miracle, et est intervenue à la suite d'événements tous plus improbables les uns que les autres, et que c'est là qu'elle voit la main de Dieu.
Quand on lui parle de ses geôliers, elle indique que ce qui l'avait le plus frappée était la soumission inconditionnelle de ces hommes aux ordres de leurs chefs. Si on leur demandait d'être aimables ou, disons, coulants, ils l'étaient ; mais si des ordres nouveaux indiquaient qu'il fallait être sévère, dur, avec les otages, le changement d'attitude était instantané et les gardiens pouvaient être alors d'une extrême cruauté (ce sont ses mots). Ces hommes étaient (toujours ses mots) des automates. Ils l'on humiliée, traitée de manière inhumaine, sans le moindre état d'âme. Et Ingrid d'ajouter que sa stupéfaction avait été immense quand elle avait vu dans l'hélicoptère l'un de ses gardiens, un homme d'une rare cruauté, menotté, allongé par terre, et réduit à l'impuissance.
Sans doute aurez-vous remarqué qu'Ingrid avait un chapelet à la main quand elle est descendue de l'avion qui l'amenait à BOGOTA. Vous avez constaté qu'elle n'a jamais eu un mot de vengeance pour ses bourreaux. Vous avez vu aussi que l'un des otages libérés avait une croix au cou. Nous étions loin des gesticulations politiques françaises (la palme de la bêtise revenant aux responsables socialistes déclarant que monsieur SARKOZY - qui ne revendiquait goutte - n'était pour rien dans la libération d'Ingrid, pendant que monsieur DELANOE organisait, sur la Place de l'hôtel de ville, une manifestation (assez digne et assez juste, je tiens à le dire, mais peut-être avec des arrière-pensées) pour célébrer cette libération.
Et vous voudriez que l'on ait la moindre compréhension, la moindre indulgence pour un système de pensée qui réduit les hommes à des automates, à des êtres sans coeur et cruels ? Je ne doute pas un seul instant que ces rebelles étaient sincères et pensaient accomplir une oeuvre historique et bonne. C'est bien là le drame, et c'est là l'oeuvre spirituelle du marxisme : ôter à l'homme ce qu'il a d'humain pour lui faire accomplir une tâche proclamée historique et qui n'est qu'une utopie sanglante, sans issue, et vaincue d'avance.
Si, pour aboutir au juste partage des richesses de la terre entre tous les hommes, il faut en passer par ces massacres ou ces crimes, il n'est pas étonnant que les riches s'accrochent à leurs richesses : ils s'accrochent à leur vie. Je crois possible une autre voie. C'est elle qui a permis à Ingrid BETANCOURT de sortir l'âme indemne de toute haine, avec une rare noblesse de coeur.
Nous saluons en vous, madame, une très grande dame, qui fait honneur à l'humanité, et montre que celle-ci est digne d'être extraite du gouffre dans lequel le manichéisme politique, économique, moral et spirituel prétend la maintenir.

jeudi 3 juillet 2008

L'essence du marxisme

Nous vivons au siècle de l'information, rapide, et espérons-le, complète : une performance sportive dans les États scandinaves, le moindre pronunciamento dans une république Amérique du Sud, un caprice (réel ou supposé) d'une vedette d'Hollywood, trouvent dans nos journaux une place importante, et, qui plus est, dans nos imaginations, une attention préparée, une oreille complaisante, une longue trace. Mais, dans un quart du monde, sévit la persécution non la plus sanglante de l'histoire, mais la plus savante, la plus élaborée, la plus soucieuse d'efficacité, de méthode, de réussite définitive, et cette action permanente, ce phénomène durable, qui, peut-être, en saisissant l'âme de ce quart du monde, fera pencher la balance du monde entier, NE TROUVE DANS NOS ESPRITS QU'UNE ATTENTION DISTRAITE, UN INTÉRÊT POLI ET SUPERFICIEL.
Ainsi parle Jean de FABREGUES dans la Préface du livre du Père Jean MONSTERLEET, s.j. Les martyrs de Chine parlent... Amiot Dumont, Paris, 1953. (Jean MONSTERLEET fut professeur pendant 14 ans à l'Université TSINKOU de TIENTSIN, et tout au long de son récit, on voit s'égrener la liste des évêques, des prêtres, des religieux, des laïcs, arrêtés, torturés, expulsés, fusillés ou tués, exilés, au seul motif qu'ils étaient les disciples du Christ.) Le Préfacier poursuit quelques pages plus loin :
La première condition de notre participation [à la peine des martyrs], c'est de comprendre, de savoir, de voir. Comprendre ce que signifient l'action marxiste, la pénétration marxiste ; comment elles opèrent ; voir leur signification profonde. Le drame spirituel chinois crie d'abord VERS NOTRE OREILLE HUMAINE POUR QUE NOUS COMPRENIONS CE QU'EST L'ACTION SPIRITUELLE DU COMMUNISME.
On n'en finirait pas de citer les évêques et prêtres martyrs dont parle le Père MONSTERLEET. Elle commence avec Mgr FORD, emprisonné et mort à 60 ans le 21 février 1952. Pour ne pas oublier son nom, il se pinçait les poignets en répétant : Mon nom est Francis Xavier FORD, car ces ignobles traitaient leurs prisonniers exactement comme les nazis le faisaient des déportés. Mgr Cyrille JARRE, archevêque de TSINAN, est mort, en prison, en février 1953. Persécuté jusqu'à sa dernière heure qu'il avait vu venir dans la paix, il répondit à ses bourreaux Je vous répondrai dans la tombe. Emprisonnés et perdus de vue ou expulsés , Mgr Joseph TCHEOU TCHI-CHEU, archevêque de NANCHANG, Mgr VALENTIN, évêque de KANGTING, Mgr BOISGUERIN, évêque d'IPIN. Martyrisés les Pères Bède TSANG, Mathieu SOU, Pierre SUEN, Joseph SENG, Michel TCHANG, Vincent CHEU, Leonidas BRUNS, etc. La liste hélas est interminable, et les noms s'en écoulent comme les gouttes du sang qui tombaient de la tête du crucifié
J'ai de bonnes raisons de faire aujourd'hui même un deuxième billet sur ce sujet, après celui que j'ai consacré ce matin à la libération d'Ingrid BETANCOURT. L'essence du marxisme et du communisme est tout entière résumée dans ces cortèges d'horreurs qu'ont fait défiler sous nos yeux incrédules les LENINE, STALINE, POL POT, MAO, Che GUEVARRA, CASTRO, MARULANDA, HOJDA, CEAUCESCU, HONECKER, etc : la fin justifie les moyens, on ne fait pas d'omelettes sans casser des oeufs (dixit monsieur BESANCENOT), nos idées sont justes et elles valent contre tous les faits, l'homme n'est qu'un atome dans l'univers du grand engrenage social, la personne et l'individu sont des notions bourgeoises, je règne parce que je suis le plus fort, etc. Voilà des années que nous voyons sans voir, entendons sans entendre, et continuons nos trafic avec des régimes qui se moquent de nous et de leurs concitoyens. Il s'est trouvé des SARTRE, des SOLLERS, des BARTHE et bien d'autres pour canoniser MAO. Beaucoup sont morts. Monsieur SOLLERS nous abreuvent encore de quelques écrits ; je ne l'ai point entendu - mais je me trompe peut-être - défendre la cause d'Ingrid BETANCOURT et des autres otages. Il est peut-être aphone ; ou bien quelques maladies neuro-musculaires affectent-elles sa motricité plumitivo-digitale ?
L'essence du marxisme est la violence mise tout entière au service d'idées fausses. Le contraire de la violence - se plaît à rappeler Pierre KARLI, spécialiste mondial de l'agressivité, et qui a emprunté l'aphorisme, en le modifiant légèrement, à un auteur dont j'ai oublié le nom - ce n'est pas la douceur, c'est la pensée. Retenez-bien cela, chers et trop rares lecteurs ! C'est la pensée (et non les idées...)

Ingrid est libre !

Que n'a-t-on pas dit du Président URIBE, rendu responsable (c'est un comble !) de la non-libération d'Ingrid BETANCOURT en raison de son intransigeance et de son refus de négocier avec les FARC ? Mais ce que l'inénarrable monsieur CHAVEZ, les autres Présidents sud-américains de gôôôôche, tout acquis à la cause de ce mouvement, par sympathie idéologique et intérêt politique, n'ont pu obtenir, monsieur URIBE l'a obtenu par la patience, l'habileté et l'audace, et sans qu'une goutte de sang soit versée pendant l'opération héliportée qui a permis de libérer une quinzaine d'otages.
Ces messieurs prétendaient négocier avec des hommes qui semblent n'avoir eu aucun coeur, ont eu tort ; ils ne pouvaient arriver à leurs fins pour des raisons très simples : ils avaient adopté le point de vue de leurs interlocuteurs, leur témoignaient de la sympathie, de la compréhension même ; il n'y avait donc aucune raison que les preneurs d'otages ne surenchérissent pas. Pour trouver une issue à cette épouvantable drame, il fallait d'abord PENSER, et partir des faits : une femme, qui n'avait aucune responsabilité dans l'instauration d'un système honni, à tort ou à raison, par messieurs MARULANDA, REYES et autres chefs des FARC, une femme sans défense, est privée de sa liberté, et gardée prisonnières dans des conditions infiniment plus épouvantables que celles des hommes et des femmes dont les rebelles prétendaient défendre les droits : c'est tout simplement, humainement, insupportable et intolérable. Négocier, c'est reconnaître la légitimité d'une lutte, en réalité sans objets RÉELS. C'était là le but viser par ces furieux. C'est là ce qui est inadmissible. Monsieur URIBE a analysé en des termes moralement justes la situation. Il en a tiré les conséquences. Et pour la gloire de la vérité, il fallait mieux qu'il en fût ainsi. Notre admiration et notre soutien sont acquis à Ingrid et à ses compagnons de misère. Mais notre gratitude doit aller d'abord à un homme de caractère et de conviction dont il existe peu d'exemples dans le monde politique. Aucun CHAVEZ du monde ne vaudra monsieur URIBE.

mercredi 11 juin 2008

Les historiens d'hier ; les historiens d'aujourd'hui

Voici comment Henri de VALENCIENNES commence son ouvrage intitulé Continuation de l'Histoire de Ville-hardouin. On comparera, en s'amusant, avec la manière dont un grand historien contemporain considère son travail.
Moi, Henri de Valenciennes, suis d'avis que lorsque quelqu'un s'entremet de bien dire et de raconter, et qu'il a pour cela les talents et qualités nécessaires, doit travailler à rechercher sur toutes les choses la pleine vérité. Aussi veux-je dire et traiter ce dont j'ai été témoin, et que je peux garantir, etc.
Henri de VALENCIENNES ne prétend pas écrire l'Histoire, ni l'interpréter, ni en donner le sens. Il désire raconter ce qu'il a vu. Certes, il lui manque la méthode scientifique, et surtout le recul. Mais du moins fait-il l'effort de rester près des faits, et l'on chercherait avec peine des passages où il exprime son propre sentiment ou un début d'interprétation de ce qu'il a vu.
Voyons maintenant comment Jacques LE GOFF, dans son ouvrage Civilisation de l'Occident médiéval intitule les chapitres successifs de son ouvrage (plan cité, commenté, et heureusement ridiculisé par Jacques HEERS ; cf. mon billet d'hier) : La lutte des classes en milieu rural ; La lutte des classes : société urbaine et société féodale ; La femme dans la lutte des classes (sic !) ; Rivalités à l'intérieur des classes ; L'Église et la Royauté dans la lutte des classes.
Pour faire de l'histoire, monsieur LE GOFF ne s'est point appuyé sur son sens critique, ses connaissances, l'analyse objective des documents de l'époque et DE CE QU'ILS DISENT DE CELLE-CI (ce qui est le B.A. BA de la méthode historique scientifique). Non. Monsieur LE GOFF, armé du Capital de papa MARX, s'est échiné à faire rentrer ceux-ci dans la grille qui explique tout sans rien démontrer : celle de la lutte des classes. C'est une absurdité, à l'évidence, et qui montre comment fonctionne l'idéologie. On a des faits, on les trie, et on les fait rentrer dans son système. Tant pis s'il quelquefois il faut les forcer, les égratigner, les tordre. IL FAUT QU'ILS Y RENTRENT.
On est loin de ce qu'écrit Luc au début de son Évangile et que je vous rapporte pour terminer : Puisque beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous, tels que nous les ont transmis ceux qui furent dès le début témoins oculaires et serviteurs de la Parole, j'ai décidé, moi aussi, après m'être informé soigneusement de tout depuis les origines d'en écrire pour toi l'exposé suivi, illustre Théophile, afin que tu te rendes compte de la solidité des enseignements que tu as reçus.
Luc s'informe. Il n'est pas témoin oculaire (monsieur LE GOFF non plus, mais on ne peut lui en vouloir), il fait un récit suivi (monsieur LE GOFF aussi), il s'informe soigneusement de tout depuis les origines (monsieur LE GOFF puise dans MARX et ses continuateurs les instruments de tri et d'analyse ; son histoire est un conte accomodé à la sauce moderne).
On appréciera la différence.

lundi 7 avril 2008

Et pourtant ce sont des hommes

"Et pourtant ce sont des hommes", est-on tenté de dire, quand la rage nous étouffe de voir ces guérilleros marxistes tenir en otages des femmes et des hommes qui ne leur ont rien fait mais ont eu le malheur de se trouver sur le chemin de leurs méfaits.
La France a manifesté hier pour la libération d'Ingrid BETANCOURT et des autres otages retenus par les FARC. La télévision nous a montré, à Paris, la tête du cortège. On y voyait la Présidente de l'Argentine, monsieur Bernard KOUCHNER, madame Carla SARKOZY-BRUNI. Mais on ne nous a pas montré monsieur HOLLANDE, non plus que messieurs BESANCENOT, HUE, BOQUET, ou mesdames ROYAL, LAGUILLIER ou BUFFET. Ce qui ne veut pas dire, monsieur BESANCENOT "le facteur", et madame LAGUILLIER ("la timbrée" disent désobligeamment ses adversaires, et je les désapprouve) exceptés, qu'ils n'étaient pas présents. En tout cas, je l'espère, simplement pour leur honneur. Nous n'avons rien à attendre des marxistes révolutionnaires du type de monsieur BESANCENOT pour qui "on ne fait pas d'omelettes sans casser des oeufs" et qui trouve normal que des innocents meurent pour une cause qu'il décrète juste.
De même, il faut réagir avec la plus grande vigueur contre la dérive de l'opinion qui accuserait monsieur URIBE de l'éventuelle mort d'Ingrid BETANCOURT. Savez-vous que la plupart des ministres de son gouvernement ont eu des proches enlevés ou assassinés par les FARC ? Que plus de cent juges, dont sept de la Cour Suprême, ont été exécutés par des membres de cette organisation ? Et qu'il n'y a aucune raison de céder à cet affreux chantage, autrement qu'en suspendant effectivement les opérations dirigés contre la guérilla, le temps de libérer les otages qu'elle détient indûment. Six, huit, quatre ans de vie perdue, attachés par une chaîne passée autour du cou à un arbre, avec, suspendue au-dessus de leur tête, la menace d'une exécution en cas d'attaque de l'armée colombienne : voilà bien le comble de l'honneur, un sommet d'inhumanité qui rejoint par certains aspects les abominations des nazis.
Les FARC sont en pleine déroute. Les membres de ce mouvement désertent par millier, et le territoire qu'il "occupe" se restreint comme peau de chagrin. Il y a fort peu de chance, dans ces conditions, que MARANDULA cède à la demande déclarée "ingénue" par une agence de presse qui est proche de ce monsieur et de ses idées. Je préfère cette ingénuité là aux affreux calculs d'un maffieux (car outre un marxiste, c'est un aussi maffieux, trafiquant de drogue) en sursis. Et pourtant, il est un homme.