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mardi 1 septembre 2020

Mardi 01er septembre 2020. A propos de l'ensauvagement de la France, un texte de Philippe Bilger.

Ce texte a été publié par Philippe BILGER. Il est une sorte de réponse à ceux (Sylvie, Luc) qui critiquent l’emploi que j’ai fait du mot « racaille, » pour désigner ces jeunes qui forment des bandes ethniques violentes et dévoyées. Monsieur BILGER le fait avec un talent que je suis loin d’avoir. Mais il met les choses au point avec une clarté et une netteté qui forcent mon admiration.

 "Le « billet » périodique de M. Bilger, ancien magistrat à la Cour d’appel de Paris, sur son blog.
« Je l’avoue : j’ai un peu peur de formuler cette interrogation. Je pressens les tombereaux d’insultes qui vont se déverser sur moi, notamment dans ce cloaque qu’est souvent Twitter, et dont la moindre sera l’accusation de penser et d’écrire comme le RN. Ce reproche sera grotesque mais il constituera, comme d’habitude, l’argumentation simpliste de ceux qui n’en ont pas d’autres.
Mais qu’importe ! L’avantage décisif d’une vie intellectuelle libre et dénuée d’ambition officielle est qu’elle a le droit de tout se permettre et de ne pas récuser l’expression de la vérité au prétexte que celle-ci sera jugée indécente, provocatrice, scandaleuse.
Laissons immédiatement de côté les débats périphériques qui n’ont généralement pour objectif que de vous détourner du questionnement central, de la problématique radicale.
L’ensauvagement et le doute lexical s’attachant à ce terme ne seront pas mon sujet.
Pas davantage que celui de l’existence débridée d’une délinquance et d’une criminalité qui augmentent, notamment dans leurs manifestations quotidiennes de plus en plus liées à une contestation de l’autorité, quelle que soit sa forme. Même les naïfs ou les humanistes en chambre n’auront plus le culot ou l’inconscience de discuter le fléau de cette réalité mais tout au plus celui de son ampleur.
Le cœur de mon billet va concerner cette interrogation dominante mais toujours éludée : qui ensauvage la France ?
Il me plaît de donner une interprétation élargie de cette dérive car elle ne se rapporte pas qu’à la matérialité d’infractions portant atteinte aux personnes et aux biens mais aussi à des comportements et à des propos qui participent d’une dégradation honteuse et, le pire, revendiquée de la politesse sociale et du respect humain.
Qui a traité Éric Zemmour de sous-humain avant de retirer son tweet sous l’effet d’une réprobation générale, mais de « pisser » sur lui et ses soutiens ?
Qui a vanté la pratique de la polygamie et insulté la police en prétendant qu’elle massacrait des gens à cause de la couleur de leur peau ?
Qui a agressé et tué Philippe Monguillot, à Bayonne, parce que, conducteur d’autobus exemplaire, il avait voulu faire respecter l’ordre et la loi ?
Qui, sans permis, sous l’empire de la drogue, récidiviste, a été responsable de la mort de la gendarme Mélanie Lemée ?
Qui, à Seynod, a insulté et agressé des chasseurs alpins faisant tranquillement leur footing ?
Qui multiplie les refus d’obtempérer, se soustrait aux interpellations de la police avec des conséquences souvent dramatiques que leur mauvaise foi et le soutien médiatique imputeront systématiquement aux forces de l’ordre ?
Qui, dans les cités et les quartiers sensibles, se livre au trafic de stupéfiants, terrorise les résidents honnêtes, empêche les interventions de la police ou n’hésite pas à exercer des violences de toutes sortes contre elle ?
Qui tend des guets-apens aux pompiers et à la police ?
Qui s’en est pris à des citoyens rappelant l’obligation du masque dans une laverie ou ailleurs ? Qui est revenu, après s’être vu interdire l’accès à un bus à cause de ce manque, pour frapper le conducteur ?
Qui a mis en branle une effrayante bataille de rue, à Fleury-Mérogis, où deux bandes armées se sont opposées pour une « embrouille » de drogue ?
Qui sème la panique dans les centres de loisirs, comme à Étampes, récemment ?
Qui commet des cambriolages où on défèque sur le visage d’une victime de 85 ans, comme au Croisic ?
Qui, en bande, se comporte dans l’espace public comme en terrain conquis, sans souci d’autrui mais avec l’arrogante certitude de l’impunité ?
Qui vient, jour après jour, remplir la déplorable chronique des transgressions, des plus minimes aux plus graves ?
Qui, pour tout et n’importe quoi, s’en prend aux maires au point que l’un d’eux, délégué, frappé, doit se satisfaire d’un rappel à la loi pour son agresseur campeur violent, l’anonymat systématique concédé aux transgresseurs laissant présumer leur origine ?
Qui sont ces jeunes Français interdits de revenir à la piscine d’une commune suisse proche de la frontière française parce qu’ils perturbaient la tranquillité du lieu ?
Qui, majeur ou mineur, se livre au pire au point que la majorité des citoyens prend acte avec accablement de ce qui se commet sur tout le territoire national et n’espère plus le moindre redressement politique et judiciaire ?
On comprendra que ces interrogations sont de pure forme puisqu’à tout coup, la responsabilité incombe à des fauteurs d’origine étrangère, maghrébine ou africaine, parés nominalement de la nationalité française grâce à un droit du sol qui n’a plus aucun sens puisqu’on l’offre mécaniquement à des générations qui haïssent ce cadeau et dévoient cet honneur.
Sans oublier les clandestins qui se glissent dans ces bandes ou participent à ces exactions.
L’infinie pudeur médiatique avec laquelle, dans neuf cas sur dix, on occulte les identités est la preuve la plus éclatante de l’écrasante domination de ces Français dans le tableau pénal national et dans les prisons, notamment en Île-de-France.
Le refus entêté d’authentiques statistiques ethniques est également un indice capital qui explique la répugnance de la bienséance à prendre la mesure d’une réalité qui démolirait ses préjugés et sa bonne conscience.
Est-ce à dire qu’il n’existe pas des voyous français de souche ? Certainement, mais leur rareté est démontrée par le fait troublant que, si l’un d’eux est impliqué – une agression contre une mosquée à Bayonne, par exemple -, on peut être sûr qu’on aura son identité complète, son âge, son passé judiciaire et sa structure familiale. Ces données sont si chichement communiquées dans les comptes rendus habituels qu’aucune hésitation n’est possible et l’appréciation quantitative vite opérée.
Qui ensauvage la France ? S’accorder sur le constat que je propose ne permettra pas de résoudre magiquement le problème lancinant causé par ces jeunes Français d’origine africaine ou maghrébine et ces étrangers en situation irrégulière (il va de soi que tous ne sont pas à stigmatiser dans ces catégories) mais, au moins, ne nous voilons plus la face.
On a trop longtemps refusé de répondre à cette interrogation, non pas à cause d’une quelconque incertitude, mais parce que la vérité nous aurait encore plus confrontés à notre impuissance. Le désarroi d’une démocratie désarmée, répugnant à user de tout ce qu’elle aurait le droit d’accomplir, aspirant à l’ordre mais sans la force !
Et terrorisée, depuis trop longtemps, à l’idée d’aller sur les brisées du FN-RN… Paradoxalement, et tristement, en refusant de lui donner raison sur ce plan, on ne lui donne pas tort assez vigoureusement pour le reste…
L’ensauvagement que je dénonce et que j’impute n’est pas relié à la dégradation apparemment paisible mais insinuante, irrésistible, de notre vivre ensemble à cause d’un séparatisme, caractérisé notamment par le voile et dont la finalité est plus politique que strictement religieuse. Ni à des modalités d’éducation ni à des politiques sans doute critiquables, comme le regroupement familial, qui ont favorisé la concentration de communautés en des lieux qui ont été rendus invivables et délabrés au fil du temps.
C’est la perversion des attitudes individuelles que je mets en cause, au singulier mais le plus souvent au pluriel. La société n’est pas créatrice de ces malfaisances répétées de toutes sortes.
L’immigration légale n’est pas coupable mais la clandestine contre laquelle, jusqu’à aujourd’hui, on lutte mal. Et, au sein de la première comme de la seconde, les délinquants déshonorant l’une et profitant de l’autre.
Les solutions pour combattre cette réalité, après en avoir pris acte sans barguigner, imposeront, outre un courage politique de tous les instants et une politique du verbe sans complaisance, expulsions et éloignements à un rythme soutenu, une action équitable dans sa rigueur, une police et une gendarmerie accordées avec une Justice sans faiblesse, une exécution des sanctions efficace et réactive et, surtout, le retour des peines plancher sans lesquelles la magistrature ne tirera jamais assez la conséquence de certains passés judiciaires.
Rien de plus navrant, en effet, qu’un État sans autorité, une Justice sans crédibilité et des forces de l’ordre sans soutien.
Il conviendra de remettre en discussion, dans un débat honnête, sans excommunication, le droit du sol. Envisager, aujourd’hui, dans une France éclatée, son effacement n’est ni inhumain ni contraire à une tradition dont les effets sont devenus dévastateurs. Ou alors continuons à révérer, contre vents et marées, celle-ci et laissons l’ensauvagement de notre pays se poursuivre. Notre noblesse abstraite sera garantie mais non la sauvegarde de notre nation.
On sait qui ensauvage la France. Ne fermons plus les yeux.
Apeuré légèrement en commençant ce billet, je le termine en le jugeant nécessaire et, je l’espère, convaincant.»


Philippe Bilger."


lundi 23 janvier 2017

23 janvier 2017. Nouvelles de la Résistance. Habiter le temps long, pas l'immédiat

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai,  c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Dès mon jeune âge — ce n’est pas d’hier ! — j’ai beaucoup fréquenté le vieil Aristote, qui m’a fortement marqué par sa manière de voir le monde, de poser et de résoudre les questions universelles et essentielles, dont on ne s’occupe plus guère aujourd’hui, et desquelles, pourtant, tout dépend, en un sens. Aristote m’a donc appris, entre autres maximes, que, pour bien comprendre les choses, il faut les voir naître et grandir. Si je veux acquérir la connaissance totale et exhaustive d’un insecte, il ne me suffit pas de le disséquer, car je n’ai alors sous les yeux qu’un cadavre, un mécanisme figé et devenu tout autre chose que le véritable insecte : pour le voir, pas seulement comme une machine, admirable bien qu’inerte, mais comme un être remuant, inattendu, se dirigeant lui-même et soumis à des lois autrement compliquées que celles de la mécanique, il me faut l’observer vivant, le regarder vivre — c’est-à-dire naître, se développer et agir. Aristote a raison.
In
Jean BOTTÉRO, Clarisse HERRENSCHMIDT et Jean-Pierre VERNANT.
L’Orient ancien et nous. L’écriture, la raison, les dieux.
Livre I. Religiosité et raison en Mésopotamie, par Jean BOTTÉRO.
Chapitre 1 La naissance de la civilisation.
Collection Pluriel, Histoire.
Hachette Littérature, Paris, 1998, p. 17.
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2. COMMENTAIRES.
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Bien que le livre d’où est tirée la citation appartienne à la série « Histoire », de la Collection Pluriel, Jean BOTTÉRO utilise une comparaison empruntée aux sciences naturelles pour parler des origines de notre civilisation ; il ne fait pas une longue dissertation sur la nécessité de comprendre le passé, de le saisir avec le plus de précision possible pour comprendre le présent. En d’autres termes, et sans se dissimuler la difficulté et l’ampleur de la tâche, il affirme qu’il nous est nécessaire de connaître le mieux possible l’histoire de l’humanité, des peuples et des nations si nous voulons tout simplement comprendre le temps présent, dans le lieu précis où où nous vivons.
C’est à cet exercice salutaire et difficile que les pédagogues et les idéologues socialistes ne veulent plus soumettre les élèves, collégiens et lycéens. Ne parlons pas des étudiants qui rentrent dans des études très pointues, et dont il est supposé qu’ils connaissent précisément les grandes lignes de l’histoire du monde, ce qui n’est jamais le cas puisqu’elle n’est pas enseignée, pas plus du reste que l’histoire de France.
En fait, c’est le rapport au temps long que veulent absolument détruire les adeptes de ce courant de pensée. Or un sain rapport au temps long est indispensable pour développer des projets personnels en accord avec ce que l’on est, avec ce que l’on a reçu et ce que l’on désire donner. Je suis très frappé de constater que la plupart des adolescents (filles et garçons) vivent dans l’immédiateté, sans aucun lien avec le passé, et sans aucun projet pour le futur. Ils ne savent pas vivre dans le présent, lequel, à l’évidence, implique que l’on se situe dans la chaîne du temps qui coule. Le confinement dans l’immédiateté permet de maintenir les êtres humains dans cette soif d’assouvissement perpétuels de tous les désirs, de les couper du principe de réalité et d’en faire de parfaits consommateurs.
Je suis frappé de voir combien, pour ne citer que cet exemple dont j’ai fait plusieurs billets, il n’y a aucune réflexion profonde sur les conséquences à long terme de la révolution, sur l’instauration de l’individu comme maître absolu de lui-même – comme si l’autre n’existait pas – et sur l’indifférence au sort concret des guillotinées, éventrés, noyés, fusillés, victimes de la fureur de demi-fous.
J’accepte tout à fait l’idée que la Révolution était inévitable. Je n’accepte pas qu’on la vénère comme la déesse abstraite de la rédemption politique. Je vois ses conséquences : le tournant de la révolution industrielle, l’exploitation des ouvriers, les guerres coloniales de conquête, les guerres européennes. Et j’affirme qu’elle a laissé pour longtemps notre patrie dans un état de schizophrénie aiguë. Il aurait fallu du courage pour endosser aussi bien l’actif que le passif des événements. En ne voyant que l’actif (ce que l’on fait, ce en quoi on investit) et en répudiant (comme l’imbécile au sens de BERNANOS qu’est le faux agrégé Vincent PEILLON) le passif (les origines, ce que l’on doit à la tradition, aux ancêtres, aux hommes du passé, petits et grands), les hommes politiques nous ont volé notre héritage, car un héritier prend à son compte et l’actif et le passif.
C’est ainsi que sous couvert de crier « Vive la nation » (je n’aime pas ce mot, je lui préfère celui de patrie, mais c’est celui qu’utilise les grandes consciences dites républicaines), on la détruit à petit feu.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Les trafiquants d’organes fœtaux retirent leur plainte ; ils ont raison ; ils auraient perdu leur procès.


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Un bel article de Philippe BILGER.

J’avoue avoir fait un jugement téméraire négatif sur ce magistrat. Je le prie de me pardonner. Voici un très bel article à lire de bout en bout.


dimanche 23 octobre 2016

23 octobre 2016. Nouvelles de la Résistance. Soljénitsyne soutient les policiers.

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !

Jamais devise n’aura été plus juste en ces temps où il faut que les policiers manifestent pour être (un peu) entendus.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Que dire des sombres espaces où se meut la criminalité proprement dite ? Les cadres juridiques très larges (particulièrement en Amérique) sont pour l’individu non seulement un encouragement à exercer sa liberté, mais aussi une incitation à commettre certains crimes, car ils offrent au criminel la possibilité d’échapper au châtiment ou de bénéficier d’une indulgence imméritée, grâce au soutien d’un millier de voix qui s’élèveront en sa faveur. Et quand, dans un pays, les pouvoirs publics entreprennent de déraciner vigoureusement le terrorisme, l’opinion les accuse aussitôt de piétiner les droits civiques des bandits. Je pourrais encore citer d’autres exemples : il ne manque pas."
In
Alexandre SOLJÉNITSYNE.
Le déclin du courage. Discours de Harvard, juin 1978. Traduit du russe par Geneviève et José Johannet.
Préface de Claude Durand. 2e tirage. ("Le goût des idées". Collection dirigée Par Jean-Claude Zylberstein.)
Les Belle Lettres/Fayard, Paris, 2015, p. 32.
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2. COMMENTAIRES.
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Il n’y a rien à rajouter à ce que dit l’homme qui résista à la tyrannie soviétique, (sans approuver pour autant ce que nous appelons en Occident la "liberté" et qui consiste à faire ce que l’on veut, en se prévalant du "pas vu pas pris", comme nous le montre ce magnifique discours).
Les juges qui font preuve d’un laxisme incroyable vis-à-vis des délinquants, se retranchent derrière la loi pour justifier leur décision. Sur le plan purement juridique, ils ont raison, sauf qu’ils disposent d’un pouvoir d’appréciation et qu’ils peuvent remplacer un simple rappel à la loi par de la prison ferme quand ils ont affaire à un délinquant multirécidiviste (trafic de drogue, vol avec violence, viol parfois). Leur décision est souvent fondée sur le fait que ces multirécidivistes sont des mineurs, et que, selon le bon Jean-Jacques, l’éducation peut les améliorer et les sortir de la spirale infernale du petit puis du grand crime.
C’est ainsi que des juges ont cru bon de mettre sous bracelet électronique (contre l’avis du parquet) celui qui sera l’assassin du père Hamel. C’est ainsi que récemment, à Rennes, un clandestin qui a fait l’objet d’un arrêté d’expulsion, s’est offert le luxe d’une agression dans le tram. Aux dernières nouvelles, il est toujours en France. Ce sont là deux exemples qui expliquent et justifient la colère des policiers. Nous pourrions multiplier les exemples de ces jeunes pris en flagrant délit de vente de drogue, qui, après être passés, goguenards, devant le juge continuent leur juteux trafic. Mais soyez flashé à 72 km/h au lieu de 70 et vous écopez d’une amende et d’un retrait de point comme j’ai pu le voir sur une vidéo qui m’a été transmise par un ami.
Il convient de soutenir les policiers et de dénoncer des syndicats prétendus représentatifs qui ne font que défendre le pré carré de leurs responsables. Et c’est ainsi que si monsieur Falcone avait un peu de bon sens et d’honneur, il démissionnerait de sa fonction. Ne parlons pas de monsieur Cazeneuve ou de monsieur Valls qui ne veulent pas voir la réalité : les responsables de ces délits (pudiquement appelés incivilités) sont souvent des jeunes faisant partie de bandes ethniques (maghrébines ou africaines ou kosovares, ou roms) qui désolent les quartiers sensibles. Tous les jeunes de ces quartiers ne sont pas des délinquants, il convient de le souligner. Raison de plus pour séparer le bon grain de l’ivraie, d’être impitoyables avec les premiers, et de soutenir de toutes nos forces les seconds.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Prenez le temps de lire ces articles !

De Philippe Bilger, cet article pris sur e site du Boulevard Voltaire, un article qui illustre cle propos de ce jour :

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A propos de la manifestation du 16 octobre, du site du salon beige :

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L’avis d’Aude Lancelin sur l’inféodation de la presse française aux hommes politiques et à l’argent (site du Point) :














vendredi 8 janvier 2016

08 janvier 2016. Nouvelles de la Résistance. La liberté d'expression a bon dos !

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Faudra-t-il qu'au moment des grandes manoeuvres manipulatoires de Normal Ier, je vous rappelle na devise , Palsembleu ! bien sûr que oui !

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !

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1. Les citations du jour.
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Sur fond bleu, les pointes des citations.

(a) "À la différence des régimes autoritaires qui, par nature, brident la liberté de l'individu, la démocratie est censée lui offrir tous ses moyens d'expression. Seulement, nous l'avons vu, si les démocraties naissantes formulent encore le rêve d'une liberté infinie, liée à une dynamique de conquête, les démocraties adultes font, quant à elles, l'expérience d'exercices d'autolimitation et de deuil de liberté indéfinie. Seulement – et c'est là que grandir est difficile –, pour la majorité d'entre nous, brider sa liberté, ce n'est pas aller vers une meilleure maîtrise de son identité, mais au contraire renoncer à son essence même."
Cynthia FLEURY.
Les pathologies de la démocratie.
Le Livre de Poche, biblio essais, N°31544.
Fayard, Paris, 2009 (date de dépôt légal).

(b) "Cependant si le mal s'impose en tout endroit et en tout temps, il ne triomphe pas toujours. La puissance des déterminismes qui soutiennent son règne universel n'est pas sans connaître parfois quelque revers. Lorsque l'homme, parce qu'il a su accueillir l'intuition qui est venue le visiter et répondre à l'appel qui s'est fait entendre en lui, dépasse avec force ce qui le porte instinctivement à se préférer plutôt qu'à se donner, de lui émerge un acte de liberté. Ce comportement serait-il unique et d'un seul homme, soulève déjà dans l'esprit un doute qui ne permet plus qu'un athéisme inquiet."
Marcel LEGAUT
Méditations d’un chrétien du XXe siècle.

(c) "[…] Ce n’est pas tant l’Église qui a besoin de saints, que le monde. Mais il a besoin d’abord d’en sentir le manque, et c’est peut-être ce besoin-là qui, en disparaissant, a emporté avec lui le sens, l’amour, l’exigence de la vraie liberté."
René GILLOUIN.
L’homme moderne bourreau de lui-même.
Le portulan, [sans mention de lieu, Paris probablement], 1951.
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2. Commentaires.
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            Si, au nom de la liberté d’expression, j’osais (ignoblement) dire que les journalistes de Charlie Hebdo ont bien mérité leur sort, je serais très justement inculpé d’apologie de crime. Il y a donc bien des limites à la liberté d’expression. Pour les inconditionnels de la pseudo-République française, ces limites sont déterminées par la loi (Loi PLEVEN de juillet 1972 par exemple), pour les inconditionnels de la loi naturelle, les limites sont déterminées par la conscience. Le fait que l'éducation prétendue nationale et les parents aient abandonné aux hommes politiques et à leurs relais médiatiques le soin de la formater ne les exonère pas d'un devoir impérieux : on peut au moins affirmer que la conscience peut être formée à partir de quelques principes simples (ne pas tuer, ne pas voler, ne pas porter de faux témoignages, ne pas convoiter la femme de son voisin, respecter autrui dans ses biens, sa personne et sa religion, etc.)
            Il est donc légalement permis, en France, de proférer ce que les croyants considèrent comme des blasphèmes, ou des offenses profondes à leur foi, et, donc des atteintes à leur personne. Mais il n’est pas permis de dire qu’en pratiquant le blasphème et l’offense, on prend des risques et par conséquent on les assume. La loi française, et sa laïcité nauséabonde, autorise toutes les attaques contre les religions, à l’exception de l’islam puisqu’il y a, sinon officiellement, du moins socialement, un délit d’islamophobie, confondu à tort avec du racisme. On peut profaner des églises, brûler des crèches, taguer des cathédrales, profaner des tabernacles et des hosties consacrées, la République s’en fout, des furies peuvent se balader à moitié à poil dans une cathédrale sans être condamnées, mais on désigne d’un doigt vengeur les anonymes imbéciles qui déposent une tête de porc sur les marches d’une mosquée, et Menton Pointu se fend d'un tweet ciselé pour condamner l'islamophobie. Tant que les responsables politiques persévéreront dans cette voie, ils feront le lit des extrêmes.
            En vérité, et Cynthia FLEURY le souligne avec force, dans une démocratie adulte, les citoyens font l’expérience de l’autolimitation et comprennent intuitivement qu’il y a des bornes au désir d’une liberté d’expression indéfinie. (Notons qu’elle utilise le mot « indéfinie », mais que dans son contexte le mot signifie « infinie ». C’est très clairement poser la question de la limitation volontaire de la liberté de s’exprimer que nombre d’imbéciles appellent « l’autocensure »).
            Marcel LEGAUT affirme, dans ce style si particulier qui est le sien, que la liberté s’exprime par des actes qui conduisent l’homme libre à préférer autrui que lui-même. Je vous laisse méditer sur les raisons qui ont poussé RISS, de Charlie Hebdo, à dessiner cette Une que je trouve honteuse ; qui flattait-il avec elle ? La liberté d'expression ou l'affirmation d'un principe personnel ?
            Enfin, René GILLOUIN confirme et amplifie ce que disent les auteurs précédemment cités : la vraie liberté se confond avec le renoncement à soi-même : le monde a besoin de saints, en effet.

            Que les limites à la liberté d’expression soient fixées par la loi et non par la voix de la conscience, est extrêmement grave. Car ce qu’une loi fait, une autre loi, aggravante, peut le défaire et dans un sens qui n’est pas favorable à la liberté d’opinion et de religion : la Chine contemporaine, l’Arabie saoudite, le sultanat de Brunei, le Pakistan, par exemple, ont pris sur ce chapitre des dispositions qui en disent long sur la puissance totalitaire du droit positif. La liberté d’expression est une forme particulière de la Liberté ; elle oblige à la responsabilité, et au respect des croyances de l’autre : je conçois parfaitement que l’on tourne un prêtre, le papa, un imam ou un rabbin en dérision ; il s’agit d’êtres humains et les critiques qu’on en fait sont parfois drôles, font souvent mouche, et témoignent d’un esprit de liberté assez roboratif, mais je trouve scandaleux que l’on puisse le faire pour Jésus, ou Mahomet, ou Bouddha ou Moïse, ou Confucius.
            Ce n’est pas la liberté d’expression ou les valeurs dites républicaines qui ont été blessées le 7 janvier 2015, c’est l’humanité de l’homme. Tous les beaux sermons, les plaques commémoratives (avec ou sans fautes d’orthographe), les légions d’honneur à titre posthume, les minutes se silence n’y pourront rien. Et ce que les Français ont condamné le 11 janvier 2015, c’est le massacre de l’humanité, ce n’est pas le décalogue de la rue Cadet ni celui de la rue de Solférino.
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3. Informations diverses.
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A propos de l’attaque du Commissariat du XVIIIe arrondissement.

Hier, en début d’après-midi, sur le site du Figaro, reprise des messages et tweets du Ministère de l’intérieur à propos de l’agression du XVIIIe arrondissement : « Rien ne permet de penser que c’est une attaque terroriste ».
Hier en milieu d’après-midi : « Le parquet antiterroriste est saisi ».

Allez comprendre !
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Mais madame TAUBIRA sait ! (Du Salon beige.)

On a beaucoup aimé les propos de Christiane Taubira hier sur i-Télé à propos du terroriste abattu hier dans le 18e :
"Ce qui apparaît très clairement de ce qui est connu de cette personne, (c'est qu'elle) n'a aucun lien avec la radicalisation violente, aucun."
Quand, dans le même temps, on présente les manifestants LMPT (qui n'étaient pas armés de hachoir) comme des "radicaux", cela a comme un goût de novlange…"
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De Philippe BILGER, cet avis sur la répression de La Manif Pour Tous (via le salon beige).

Philippe Bilger commente l’opinion du défenseur des droits sur l’usage disproportionné de la force lors des manifestations de organisées par La Manif Pour Tous. 
"Je n’ai participé moi-même à aucune manifestation, l’opinion que je vais formuler est donc celle d’un citoyen informé médiatiquement. A partir de là, il est évident que la Manif pour Tous a été mal traitée lors des manifestations. C’est comme si, à l’égard de ces manifestants qui avaient le droit de protester contre le mariage pour tous qui n’était pas encore voté, l’Etat avait voulu faire preuve d’une autorité, d’une force et d’une rigueur qu’il était incapable de mettre en œuvre dans d’autres circonstances. Autrement dit, des manifestants déterminés, convaincus mais pacifiques lui permettaient d’asseoir plus aisément une autorité qu’avec des brutes ou des voyous. C’est très clair. [...]"
 La répression de la LMPT, c'est ce qu'on appelle une interprétation de la liberté d'expression à GEOMETRIE VARIABLE !




samedi 22 novembre 2014

22 novembre. Nouvelles de la Résistance. Des flatteurs en foule autour d'un pauvre prince.

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Ah ! ça je ne cesserai de le répéter !

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. La citation du jour.
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Il y a bien longtemps que je ne vous ai pas fait part d'une pensée élaborée par un de ces sages chinois remarquables. En voici une, qui donne à réfléchir :

"Si celui qui est préposé à l'administration d'un Etat aime le bien, alors les hommes de bien qui habitent entre les quatre mers regarderont comme une tâche légère de parcourir mille li pour venir lui conseiller le bien.
Mais s'il n'aime pas le bien, alors les hommes se prendront à dire : C'est un homme suffisant qui répète [à chaque avis qu'il donne : ""Je sais cela depuis longtemps."" Ce ton et cet air suffisant repoussent les bons conseillers au-delà de mille li. Si les lettrés [ou les hommes de bien] se retirent au-delà de mille li, alors les calomniateurs, les adulateurs, les flatteurs, [les courtisans de toutes sortes] arrivent en foule. Si, se trouvant continuellement avec des flatteurs, des adulateurs et des calomniateurs, il veut bien gouverner, comment le pourra-t-il ?"
In 
MENCIUS.
Meng zi,  孟 子, chapitre 6, section 13.
Traduction de G. PAUTHIER. Confucius et Mencius. Les quatre livres de philosophie morale et politique de la Chine.
Charpentier, Libraire-Editeur, Paris, 1858.
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2. Commentaires et information.
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En deux ans et demi, nous avons vu trois ministres démissionner de leur fonction : messieurs CAHUZAC, THEVENOUD et très récemment, monsieur ARIF. Un conseiller, monsieur Aquilino MORELL a été contraint au départ. Mais monsieur ATTALI continue de claironner, sans rire, que son maître, monsieur HOLLANDE, est le meilleur "Président" que nous ayons eu depuis monsieur MITTERRAND ! Vil flatteur ! Il croit rendre service au plus mauvais Président que nous n'ayons jamais eu !
Mais monsieur "Je le sais" (écoutez les imitations désopilantes de Laurent GERRA sur RTL !),  les a tout de même recrutés ces collaborateurs. Tout comme il a casé Harlem DESIR dans le gouvernement de Manuel VALLS et placé monsieur CAMBADELIS à la tête du moribond PS, lesquels ont été tous deux en délicatesse avec la justice (il y a longtemps il est vrai). Est-ce cela un bon prince ?

Tenez, voici encore une information que me transmet un très cher ami alsacien ; il s'agit d'un billet d'humeur produit par Philippe BILGER ; il confirme en tout point ce que dit MENCIUS.

"Taubira ? Tout s'explique !

Billet d'humeur de Me Philippe BILGER.
Étonnement du maintien de Taubira au gouvernement ? C'est tout simple. C'est elle qui bloque les poursuites contre Hollande pour fausse déclaration de fortune du couple qu'il formait à l'époque et ensuite pour détournement de biens publics pour avoir hébergé une maîtresse à l'Élysée et lui avoir fourni le gîte, le couvert et un cabinet de 5 personnes aux frais du contribuable sans aucun droit.
Par ailleurs, c'est Taubira qui gère en direct les dossiers "sensibles" comme celui de Sarkozy et celui récent de Christine Lagarde, la seule femme qui peut prétendre à la Présidence en 2017.
Voilà pourquoi Taubira est toujours à la justice alors que Valls, voudrait la virer...
Le Monde du 27 août 2014.

P.S. : Philippe BILGER a fini sa carrière comme Avocat Général près la Cour d'Appel de Paris et avait exercé aussi à Metz. On le voit de temps à autre à la télévision où il commente certaines actualités, avec une pertinence impressionnante."
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