Affichage des articles dont le libellé est Aristote. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Aristote. Afficher tous les articles

lundi 6 mai 2019

Lundi 06 mai 2019. Le jugement, une vertu qui fait défaut aux politiques !


-
QU’EST-CE QUE LE JUGEMENT ?
-
Dans son Éthique, VI,  11 (1143a19), ARISTOTE définit ainsi le jugement : "Ce qu’on appelle jugement, qualité d’après laquelle nous disons des gens qu’ils ont un bon jugement ou qu’ils ont du jugement, est la correcte discrimination de ce qui est équitable." (Traduction de J. TRICOT, Paris, Vrin, 1959, p. 303.)
-
UN EXEMPLE DE JUGEMENT CHEZ LE
CURÉ D’ARS.
-
À plusieurs reprises, j’ai vigoureusement regretté que l’on autorise le travail du dimanche. Dans une très belle homélie, le curé d’Ars, saint Jean-Marie VIANNEY le fait avec un à-propos et un jugement qui défient toutes les critiques des marchands du temple, des post-modernes, de ceux pour qui le commerce et l’argent sont le but de la vie. Voici donc cet extrait, que j’ai reçu aujourd’hui du site Évangile au quotidien :

"Il se trompe dans ses calculs celui qui se démène le dimanche, avec la pensée qu'il va gagner plus d'argent ou faire plus d'ouvrage ! Est-ce que deux ou trois francs pourront jamais compenser le tort qu'il se fait à lui-même en violant la loi du Bon Dieu ? Vous vous imaginez que tout dépend de votre travail ; mais voilà une maladie, un accident. Il faut si peu de choses : un orage, une grêle, une gelée...
Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui demeure dans la vie éternelle. Que vous revient-il d'avoir travaillé le dimanche ? Vous laissez bien la terre telle qu'elle est quand vous vous en allez ; vous n'emportez rien. Notre premier but est d'aller à Dieu ; nous ne sommes sur la terre que pour cela.
Mes frères, il faudrait mourir le dimanche et ressusciter le lundi. Le dimanche, c'est le bien du Bon Dieu : c'est son jour à Lui, le Jour du Seigneur. Il a fait tous les jours de la semaine ; Il pouvait les garder tous. Il vous en a donné six, Il ne s'est réservé que le septième !"
-
COMMENTAIRES PERSONNELS.
-
Maintenant vous comprenez pourquoi je défends vigoureusement les jeunes de L’Amassada de Saint-Victor-et-Melvieu, l’antimachinisme si bien analysé par notre cher Georges BERNANOS (qui y voit une conspiration contre l’esprit), pourquoi j'aime le distributisme de CHESTERTON, et pourquoi je vomis cette civilisation matérialiste qui nous précipite dans le néant. Les responsables politiques qui la promeuvent manquent de jugement, de ce jugement si bien décrit par ARISTOTE. Ils sont inéquitables avec leurs concitoyens ; ce qui serait équitable, en effet, c'est de pouvoir vivre de son travail de la semaine, sans avoir besoin de travailler le dimanche pour le faire. Ce qui est équitable, c'est de vivre de manière tempérante et naturelle.
Ah ! J’en reçois des courriels, des remarques, des articles qui condamnent ce qui est appelé l’islamisation de la France. Mais c’est nous, Français de longue date, qui sommes responsables de ce phénomène. Nous ne voulons pas, nous ne voulons plus du Dieu de Jésus-Christ. Nous n'avons que ce que nous méritons. J’accuse donc très directement les laïcards, leurs supporteurs, les anticléricaux, les maçons de toutes les obédiences, les radicaux-cassoulets, les lâches de notre histoire, de nous plonger dans un très prévisible chaos, pour refuser de nous soumettre à la loi divine, et moquer le fait que les musulmans, eux, le font de bon cœur, souvent à mauvais escient, peut-être, mais le font. Eux, acceptent de dépendre du Créateur. Leur jugement est faussé, et les conclusions qu’ils tirent de son application sont souvent inéquitables; je ne les partage donc pas. Seul le jugement du Juste par excellence est parfaitement équitable. C'est cela qu'il convient de hurler sur les toits, sur les places publiques, et partout où peut se faire entendre une parole libre.

mercredi 22 août 2018

Mercredi 22 août 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Sur les enfants : Maxima puero reverentia debetur


-
Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
-
JEAN BASTAIRE PARLE DE L’ENFANCE.
-
"Il arrive qu’on classe les hommes en deux catégories : ceux qui parlent de leur enfance et ceux qui préfèrent n’en rien dire. Mais la véritable distinction n’est pas là, car chez les seconds, le silence peut être l’effet  d’une querelle intime ou d’un trop grand amour. Le point de divergence réelle est entre ceux qui savent et ceux qui ignorent l’importance de l’enfance en eux et combien ils sont les fils de leurs jeunes années."
In
Jean BASTAIRE.
Court traité d’innocence. Appendice I. Péguy et l’enfance.
Lethielleux, Paris/Culture et vérité, Namur, 1977. (Page 93.)
-
ARISTOTE AUSSI.
-
[…], Puisque, en effet, toute famille est partie d’une cité, et que tous ces éléments appartiennent à une famille, et que l’excellence de la partie doit être considérée par rapport au tout, il est nécessaire que ce soit en prenant en compte la constitution qu’on éduque les enfants et les femmes, si du moins il importe pour que la cité soit vertueuse, que les enfants soient vertueux et les femmes vertueuses. Et nécessairement cela importe, car les femmes constituent la moitié de la population libre, et des enfants viennent des membres de la communauté politique."
In
ARISTOTE.
Les Politiques. Traduction et présentation de Pierre PELLEGRIN. Nouvelle édition. (GF N°490.) (Livre I, Chapitre 13, page 149.)
GF Flammarion, Paris, 2015.
-
COMMENTAIRES PERSONNELS.
-
En rapprochant ces deux citations, on voit combien l’éducation des enfants est un problème éminemment politique (au sens où il intéresse la Cité, c’est-à-dire la vie dans l’espace public qui est l’espace politique par excellence). En s’arrogeant le droit exclusif d’éduquer les enfants (puisque le ministère de l’instruction publique s’est transformé en ministère de la (dés)éducation nationale), l’État prétendu démocratique a achevé d’imprimer à la société le sa marque totalitaire. Incapable d’enseigner la vertu (fût-elle seulement civique), il a été très diligent en ce qui concerne la diffusion du vice (ligne azur, intervention du planning familial dans les établissements, éducation dite sexuelle qui n’est que l’enseignement de techniques purement animales). Ne nous étonnons donc pas de voir des bandes dites de jeunes dévaster des magasins en cas de manifestations, s’adonner au trafic de drogues, au vol, au viol en réunion, que sais-je encore. Peut-être serait-il bon de revoir l’éducation des enfants jusqu’à leur entrée dans l’adolescence, que Jean  BASTAIRE fixe opportunément, sans le dire, à 12 ans. Mais d’un état matérialiste (un matérialisme qui se drape dans la vertueuse tunique de la laïcité au nom d'une Constitution dévoyée par qui nous savons), il n’y a rien à attendre. On le voit bien du reste aux réactions négatives que suscite par ses fermes initiatives l’excellent ministre de l’éducation nationale, monsieur BLANQUER.
Le parieur bénédictin, s’il a des enfants, s’efforcera de les soustraire à l’influence de ces mauvais bergers : il existe d’excellentes écoles hors contrat ; leurs directeurs doivent demander aux parents les plus aisés qui ont choisi leur établissement d’aider les familles les moins bien pourvues. L’Eglise elle-même devrait organiser des quêtes impérées pour aider ces établissements. Mais elle ne le fera pas ! Pourtant, il n’y a rien à tirer d’un monde qui prétend qu’avoir deux parents de même sexe n’a aucun effet sur le développement d’un enfant.
Maxima puero reverentia debetur ! (Juvenal, Satire, XIV, 47).
-
BEAUX LIENS A LIRE TOUS !
-

Chronique des cinglés (suite et hélas pas fin !) : dans la livraison du 16 août, pour ce qui est du Figaro !






Et toujours les chances pour la France.


Et des  chances pour l’Allemagne.


Et une chance pour l’Angleterre.


Et des chances pour la Suède.



Que la Maison de France soit bénie !


Il ose, ce démagogue, critiquer les Italiens !


Sus aux entreprises !


lundi 2 avril 2018

Lundi 2 avril 2018. Nouvelles du pari bénédictin. N'ayons pas peur, témoignons avec amour pour un monde enténébré !


-
C’est le moment de sortir du sommeil.
-
1. ROD PARLE DE LA FAMILLE.
-
"Le sort de la religion est lié inextricablement à celui de la famille, et celui de la famille à celui de la communauté. Dans son livre How the West Really Lost God [Comment l’Occident a rompu avec Dieu], publié en 2013, Mary EBERSTADT décrit la religion comme un langage que l’on ne peut apprendre qu’en communauté, et d’abord en famille. Quand la famille et la communauté tombent en ruine, transmettre la religion de génération en génération se complique singulièrement. Il suffit qu’une génération échoue à transmettre la tradition pour que celle-ci disparaisse entièrement de la vie de famille et, par conséquent, de la vie d’une communauté. EBERSTADT appartient à une longue lignée de penseurs de la religion qui affirment que, sans une matérialisation de la vie à Dieu, il est presque impossible de Lui rester fidèle par la seule abstraction."
In
Rod DREHER. Ouvrage cité. (Page 184.)
-
2. CONTREPOINT D’ARISTOTE : DE LA TEMPÉRANCE DANS LA FAMILLE.
-
"Car il y a bien un terme, là comme dans les autres arts : aucun de ces arts, en effet, n’a d’instrument illimité, en nombre et en grandeur, et la richesse c’est un ensemble d’instruments utilisés par les chefs de famille et les hommes politiques.
"Qu’il y ait donc un art d’acquisition conforme à la nature pour les chefs de famille comme pour les hommes politiques, et pour quelle cause, c’est évident."
In
Les politiques. Livre 1. Chapitre 8.
-
3. COMMENTAIRES PERSONNELS.
-
Il y a donc plus de 2 300 ans, un génie de la philosophie osait parler de tempérance, de nature, de famille, de chef de famille. Reprenons. ARISTOTE explique que les richesses ne sont pas illimitées, qu’il existe un art de les acquérir qui tient compte de cette limitation, qu’il revient au chef de famille, le père, de prendre en compte ces limitations que nous impose la nature.
Comprenez-vous pourquoi ceux qui s’acharnent contre les chrétiens, en particulier les catholiques, s’attaquent d’abord à la famille, en favorisant la rupture du lien conjugal par toutes sortes d’astuces juridiques, en s’attaquant à la sexuation, en défendant l’homosexualité comme une forme de sexualité conforme à la nature, en promouvant le mariage entre personnes de même sexe, sans pour autant défendre le mariage qu’ils appellent "traditionnel". Ils ne sont ni dans la raison, ni dans la foi, mais dans la puissance et la volonté de contraindre les hommes à leur vision hégémonique.
Nous n’avons rien à  faire avec ces gens. Qu’ils fassent à leur guise. Ils arriveront à détruire l’admirable édifice de la culture occidentale ; ils n’arriveront pas à vaincre notre espérance. Plus que jamais rentrons dans le pari bénédictin. Qu'ils persistent dans leur persécution molle ; ils ne viendront pas à bout de notre espérance. 
Je vous invite à lire les déplorations d’un imbécile médiatique, si bien décrit par BERNANOS, celles de monsieur Henri TINCQ. Mais monsieur Henri TINCQ mourra bien avant que ne disparaissent les petites cellules bénédictines qui recueilleront en leur sein le miel de l’antiques culture judéo-chrétienne et gréco-latine que le susdit Henri qualifie de droite, d’ultra-droite, bref de tendance fasciste.
Je vous ferai part bientôt de quelques initiatives utiles pour inscrire dans la vie de nos paroisses, de nos familles, de nos groupes de sociabilité, le choix irrévocable du pari bénédictin. Il ne s’agit pas de faire de petites sectes bien étanches, bien isolées d’une culture enténébrée, bien au contraire, mais de donner au monde avec amour le témoignage existentiel de la foi.
Christos anesti !
-
4. LIENS UTILES.
-
Un bon signe.




Pour vous les jeunes gens qui avez passé quelques jours à TRIORS.


Témoignage intéressant.



mardi 20 février 2018

20 février 2018. Nouvelles de la Dissidence. Gare à l'égalité ! La cité peut en crever.

-
ARISTOTE nous dit sur l’égalité (qu’il appelle, soyons honnête et probe « unité »), des choses incontournables, mais qu’hélas les élites imbéciles de la république à la française, imbibées de ressentiment purement idéologique, mais nullement désintéressées, ne peuvent ou ne veulent voir.
-
Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
-
1. LA CITATION DU JOUR.
-
"Mais il est manifeste que si elle s’avance trop sur la voie de l’unité, une cité n’en sera plus une, car la cité a dans sa nature d’être une sorte de multiplicité, et si elle devient trop une, de cité elle retourne à l’état de famille, et de famille à celui d’individu. On peut dire, en effet, que la famille est plus une que la cité, et l’individu plus un que la famille. Si bien que, serait-on à même de réaliser ce but, on devrait se garder de le faire, car ce serait mener la citer à sa perte. La cité est composée de gens qui non seulement sont plus nombreux que dans la famille, mais aussi qui diffèrent spécifiquement entre eux ; une cité en effet n’est pas formée de parties semblables : une alliance militaire et une cité sont deux choses différentes. […]."
In
ARISTOTE.
Les Politiques. Traduction et présentation de Pierre PELLEGRIN. Nouvelle édition. (GF N°490.)
GF Flammarion, Paris, 2015. (Page 153.)
-
2. COMMENTAIRES.
-
On rougit d’avoir à rappeler de telles évidences que les penseurs politiques, et jusqu’à tout récemment Hannah ARENDT, n’ont cessé de rappeler : un corps politique est une multiplicité, non pas une unité réductible à une collection d'individus identiques. Le dire ne signifie aucunement que la cité doit être en état de guerre permanente entre les membres multiples qui la composent ; cela signifie que la cité doit reconnaître la multiplicité et la différence, et ne pas s’acharner à vouloir au nom de l’égalité, à nier l’une et l’autre. Nous n’y pouvons rien : un homme n’est pas une femme ; un excellent violoniste n’est pas un excellent menuisier, un très bon plombier n’est pas un très bon dentiste. C’est à force de vouloir gommer ces différences que la république française a fini par remplacer la nécessaire hiérarchie des fonctions sociales, par la séparation entre ceux qui de manière irresponsable décident, au nom d’un savoir d’expert, et ceux qui exécutent au motif qu’on a décidé pour eux ce qui étaient bon, sans leur demander leur avis. Réduire le corps politique à l’unité, c’est ne plus considérer que des individus, des atomes sociaux soumis au mouvement brownien des élections, des manipulations médiatiques, de l’idéologie, et du vide de pensée abyssal dans lequel les plonge l’idolâtrie de la consommation.
Je dînais hier soir avec un jeune homme qui s’interrogeait aussi bien sur son avenir que sur la situation politique du pays. Nous parlions de l’école de vie qu’est le scoutisme pour des milliers de jeunes, filles et garçons. Et dans ses propos apparaissait en filigrane que la merveille du scoutisme, c’est la prise en compte de la différence des talents, c’est aussi l’existence d’une hiérarchie, une hiérarchie de service, car il ne viendrait à l’esprit d’aucun chef de patrouille (CP) d’exiger que les jeunes de sa patrouille soient à son service. Du reste, je me rappelle aussi les paroles d’un CP, Benoît, qui disait qu’il avait charge d’âmes.
En somme dans les constats si simples d’ARISTOTE, il y a une sagesse humaine impérissable pour l’humanité, mais hélas oubliée de ceux qui devraient être nos guides et nos pasteurs, et ne sont finalement que des sortes de despotes dont il faudrait que nous léchassions les pieds à chaque fois qu’ils ouvrent la bouche.
Oui, il faut qu’il y ait des responsables politiques. Oui, il est nécessaire que nous leur obéissions pour autant qu’ils servent le bien commun dont l’horizon n’est point borné par les élections à venir, mais tout simplement par l’histoire des hommes et des générations futures.
-
3. REVUE DE PRESSE CURIEUSE OU SCANDALEUSE.
-
La guerre des mémoires, ou la réécriture de l’histoire.

-
Le pari bénédictin ; Rod DREHER s’explique.


Il a parfaitement raison ! Nous en reparlerons quand le cycle consacré à ARISTOTE sera bouclé, avec un nouveau cycle consacré au livre remarquable de Bertrand VERGELY intitulé Traité de résistance pour le monde qui vient, suivi par un cycle DREHER.
-
Le sang des martyrs.

-
Un grand évêque ! Le cardinal SARAH.

-
Pour le respect des différences.

-
Folie humaine !

-
Les fausses nouvelles diffusées par Media, copain de MÉLENCHON.


Messieurs, on peut venir du 93 et porter une veste ; décidément, votre haine pour tout ce qui ressemble de près ou de loin à de bonnes manières, qualifiées par vous de bourgeoises, est tout simplement ridicule. Voyez-vous, la bonne éducation n’est pas l’apanage des bobos qui, eux, la veulent revendiquer, mais n’en ont aucune.
-
Intéressant à lire.

-
Soutenons cette initiative.




lundi 19 février 2018

19 février 2018. Nouvelles de la Dissidence. Aristote, les pervers, les gens de bien et l'ordre politique juste

ARISTOTE continue de réfléchir sur les rapports qui existent entre le corps, l’âme et la politique. Dans les commentaires, je parlerai des travaux de Benjamin LIBET qui donnent bien du fil à retordre aux matérialistes, farouches négateurs de l’esprit.
-
Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
-
1. LA CITATION DU JOUR.
-
"L’animal est en premier lieu composé d’une âme et d’un corps, celle-là étant par nature la partie qui commande, celui-ci celle qui est commandée. Par ailleurs c’est plutôt chez les êtres conformes à la nature que chez ceux qui sont dégradés qu’il faut examiner ce qui est « par nature ». C’est pourquoi il faut aussi considérer l’être humain qui est dans les meilleures dispositions possibles tant du point de vue du corps que de l’âme, chez qui cette hiérarchie est évidente. Car chez les pervers ou chez ceux qui se comportent de manière perverse il semblerait que ce soit souvent le corps qui commande à l’âme du fait qu’ils sont dans un état défectueux et contre nature. Donc, d’après nous, c’est d’abord chez l’être humain comme animal qu’on voit un pouvoir aussi bien magistral que politique ; l’âme, en effet, exerce un pouvoir sur le corps, et l’intellect un pouvoir politique et plus précisément royal sur le désir. Dans ces cas il est manifeste qu’il est à la fois conforme à la nature et avantageux que le corps soit commandé par l’âme et que la partie passionnée le soit par l’intellect, c’est-à-dire la partie qui possède la raison, alors que leur égalité ou l’interversion de leur rôle est nuisible à tous."
In
ARISTOTE.
Les Politiques. Traduction et présentation de Pierre PELLEGRIN. Nouvelle édition. (GF N°490.)
GF Flammarion, Paris, 2015. (Page 117.)
-
2. COMMENTAIRES.
-
On pourrait s’étonner qu’après avoir affirmé que l’ordre politique et la justice sont le propre de l’homme et non des animaux pour la raison qu’il est doté de parole, ARISTOTE réaffirme que l’homme est cependant un animal. Il insiste beaucoup sur ce qui est « par nature », et – nous devons le reconnaître et nous interroger – il a une idée précise de ce qu’est cette nature et l’être pervers ou au comportement pervers. Le texte ne nous dit pas sur quelle instance le philosophe s’appuie pour faire la distinction entre le pervers et l’homme qui ne l’est pas. Un élément toutefois saute aux yeux : l’homme debout est celui dont le corps est commandé par l’âme. Bien évidemment, la notion d’âme n’a pas chez ARISTOTE la consonance qu’elle a chez un occidental. Elle renvoie sans doute et d’abord à la conscience, ou à la réflexivité, perçue comme purement immatérielle et spirituelle. Mais Paul de TARSE, notre grand saint Paul, nous rappelle à la fin de la première épitre aux Thessaloniciens que l’homme est constitué d’un corps (soma), d’une âme (psuchè) et d’un esprit (pneuma). Nombre de chrétiens appellent âme ce qui est esprit ; ce n’est pas dramatique en soi, mais c’est une conception étriquée et qui ne permet pas de comprendre ce que Paul appelle la chair, c’est-à-dire le corps et le psychisme, le donné de la nature. L’esprit est cette partie immatérielle, divine et inviolable de nous-même, et, n’en déplaise à monsieur CHANGEUX, ne se confond nullement avec le psychisme ou la conscience ou avec l’évocation d’un signal électrique qui signe l’apparition d’une sensation ou d’une pensée.
Benjamin LIBET a parfaitement démontré qu’il y a chez l’homme une instance non matérielle qui est capable d’antidatage, et, pour cette raison, ne se confond pas avec le signal électrique engendrée par une excitation périphérique. Je n’ai pas assez de place pour détailler cette expérience. J’y reviendrai. Elle a consterné les matérialistes, et elle n’a jamais été démentie. ARISTOTE, sans le savoir, mais par pure intuition avait obscurément perçu l’existence de cette partie immatérielle de l’être humain, de cette instance spirituelle qui nous constitue dans notre dignité d’homme, qu’il assimilait à la conscience réflexive.
Ne soyons pas trop compliqué. Disons simplement qu’il est possible de faire la différence entre ce qui est « de nature » et ce qui est « pervers » et « dégradé », que cette distinction est repérable par un effort de réflexion, et par le consentement rationnel à l’existence d’une autre réalité que celle de la matière.
-
3. REVUE DE PRESSE.
-
La bobote, le Grand Paris, et le totalitarisme des « élites » !

-
Je dirais plutôt qu’il faut exclure la CEDH de notre vie nationale ! Exeat ! Exeat la CEDH.


Lire aussi à propos de ce cloaque juridique qu’est la CEDH :

-
Sans compter tous les propos à venir de cette bécasse !

-
Vidéo d’un acte de courage ! C’est tout de même mieux que les envolées de Jupiter !

-
Russia today est plus objective que France Inter ; les journalistes américains ne s’y trompent pas, Jupiter si !

-
Pensez donc ! Ils préféraient la monarchie à la gueuse !

La Bobote n’a pas voulu recevoir en son domaine les cendres de Michel DEON.
La République ne veut pas reconnaître en MAURRAS un très grand écrivain politique.
L'une et l'autre révèlent leur médiocrité de pensée.

-
MENARD est relaxé !

Le "veau sous la mère" (monsieur BAYLET) tétait bien à deux mamelles : celle de son « journal », celle de la République des copains radicaux-cassoulets.

-
Les Déco(nne)deurs du Monde  et la manipulation organisée.



dimanche 18 février 2018

18 février 2018. Nouvelles de la Dissidence. Aristote parle de la gloutonnerie, des dérèglements sexuels et de l'ordre politique

f

ubu

Vous comprendrez le pourquoi de cette illustration en lisant aussi la section consacrée à la revue de presse.
-
Nous avons beaucoup à apprendre d’ARISTOTE et assez peu de madame TAUBIRA ou des vénérables et autres dignitaires de la franc-maçonnerie.
-
Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer !
-
1. LA CITATION DU JOUR.
-
"[…]. De même, en effet, qu’un être humain est le meilleur des animaux quand il est accompli, de même aussi quand il a rompu avec loi et justice est-il le pire de tous. Car la plus terrible des injustices, c’est celle qui a des armes. Or l’être humain naît pourvu d’armes pour la prudence et la vertu, dont il peut se servir à des fins absolument inverses. C’est pourquoi il est le plus impie et le plus féroce quand il est sans vertu et il est le pire des animaux dans ses dérèglements sexuels et gloutons. Or la justice est quelque chose de politique, car la justice introduit un ordre dans la communauté politique, et la justice décide de ce qui est juste." [Texte intégral.]
In
ARISTOTE.
Les Politiques. Traduction et présentation de Pierre PELLEGRIN. Nouvelle édition. (GF N°490.) (Page 110.)
GF Flammarion, Paris, 2015.
-
2. COMMENTAIRES.
-
On ne laisse pas d’être étonné de la modernité de ces propos. Voilà donc un auteur antique (4 siècle avant Jésus-Christ) qui ose parler de dérèglements sexuels et de gloutonnerie en les mettant en relation directe avec l’ordre politique et le sens de la vertu dont la prudence n’est qu’un aspect. Il est tout à fait clair qu’en se servant de la « force injuste de la loi » pour reprendre la formule incroyable de feu monsieur MITTERRAND, on oblige les citoyens, y compris en utilisant la force, à accomplir des actions que leur conscience condamne (objection de conscience refusée aux maires opposés au mariage homosexuel par exemple). Il est non moins clair que l’homme, dans sa pauvreté, est bien incapable de définir à lui tout seul ce qui est bien et ce qui est mal. On reviendra là-dessus.
A ce point du raisonnement, je voudrais rappeler que le mal n’est pas le contraire du bien, le mal est la privation d’un bien. Quand SPINOZA, encensé récemment par Frédéric LENOIR dans un ouvrage dont je vous rendrai compte, déclare « Nous appelons bon ce que nous désirons », il ne fait que reprendre, en en renforçant le côté subjectif, ce que disait les philosophes médiévaux dont l’immense Thomas d’AQUIN : « Tout agent agit en vue d’un bien ».
Or l’ordre politique est fait pour les communautés humaines, essentiellement pour leur croissance ; il n’est pas fait pour satisfaire les revendications individualistes de petits groupes de pression. Et si l’on accepte de rentrer dans la logique de ce raisonnement imparable, on peut parfaitement comprendre que faire porter un enfant par une tierce personne est un bien pour celui ou ceux qui y ont recours, mais que ce n’est pas un bien pour la communauté des hommes que d’exploiter ainsi la pauvreté des femmes du tiers-monde.
En d’autres termes, seul peut être appelé bien LE MEILLEUR.
Figurez-vous que ce raisonnement, je le développe à des jeunes gens et des jeunes filles lors des catéchèses dont on m’a chargé dans différents établissements, et qu’ils le comprennent si bien qu’ils cherchent le meilleur pour leur vie. Ils ne sont pas des saints. Ces jeunes gens et jeunes filles sont faits comme tous les adolescents de leur génération. Mais ils cherchent, parfois ils tâtonnent ou se cassent la figure. Et ils se relèvent sans se moquer, eux, de la vertu, comme les imbéciles des sévices (je dis bien sévices) publics audiovisuels.
La France, dans quelques années, sera étonnée de voir la vigueur de cette incroyable jeunesse dont la fréquentation régulière rend cette dernière partie de ma vie si belle, si exaltante, si émerveillée.
ARISTOTE, tu vois que tu étais un éveilleur ! Merci.
-
3. REVUE DE PRESSE : CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR.
-
Les choses bougeraient-elles pour une cause qui m’est chère ? 
Belle illustration de ce que dit ARISTOTE à propos de l'injustice : les guerres de Vendée 

-
Et après ça, les juges voudraient qu’on les respecte ! Ou le règne d'Ubu.

-
Évidemment, on s’interroge…

La "justice "est souvent injuste, mais les juges rendent leurs sentences en fonction du droit positif. Dans le cas présent, le parquet a fait appel du jugement de relaxe. Lueur de bon sens ?

-
Que voulez-vous, Jupiter n’est pas Jésus !

-
Quittons au plus vite ce repère de lâches, d’incompétents, d’inutiles !


-
Une vidéo : Gérard DEPARDIEU donne son avis sur les Algériens de MARSEILLE.

-
La Bobote ne sait plus où trouver l’inspiration : elle est asphyxiée par son insuffisance.

-
Sanguis martyrum, semen christianorum !

J’en appelle à nos compatriots musulmans : est-ce ce visage de l’islam qu’ils approuvent ?