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dimanche 18 août 2019

Dimanche 18 août 2019. Quand un philosophe chinois nous fait la leçon !

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Je suis, comme vous le pouvez constater, dans ma période chinoise. Voici un texte tiré du Mèngzǐ, qui a pour auteur MÈNG ZǏ, ou, selon le terme latinisé, MENCIUS. A plusieurs reprises, dans ces billets, j’ai eu l’occasion de vous présenter quelques passages de cet héritier de la pensée de CONFUCIUS. La traduction que voici est donnée par H.G. CREEL, dans son livre La pensée chinoise, de Confucius à Mao tseu-Tong (Payot, Paris, 1955) traduit de l’anglais par Jean-François LECLERC. Je vous donne aussi le texte chinois (que l’on peut trouver dans le Chinese Text project) et la traduction qu’en fit James LEGGE. Il convient de savoir que ce texte a également été traduit en français par G. PAUTHIER d'une part, et de l'autre par S. COUVREUR (téléchargeable depuis

"Meng Zi dit : La nature humaine possède certaines tendances qui la guident vers le bien. C’est en cela que je dis qu’elle est bonne. Si les hommes se conduisent mal, il ne faut pas en chercher la raison dans leur essence. Tous les humains possèdent des dispositions à la sympathie, au remord et au dégoût, à la vénération et au respect. Ce sont ces dispositions qui constituent les germes des vertus de bienveillance de droiture, de bienséance et de sagesse. Ces vertus, ce n’est pas le monde extérieur qui me les infuse ; elles font partie intégrantes de mon moi. Une opinion différente proviendrait d’un manque de réflexion. C’est pourquoi il est dit : « Cherchez et vous les trouverez ; négligez-les et vous les perdrez. » Les hommes sont différents les uns des autres, certains sont deux fois plus différents que les autres, certains cinq fois plus, d’autres encore incalculablement plus, pour la simple raison qu’ils ne sont pas tous capable de développer leurs qualités innées."

Ce passage ne prend pas en compte le texte où intervient CONFUCIUS, surligné en jaune. Le passage surligné en gris, n’est pas traduit non plus.

告子上 - Gaozi I, 6, §2

孟子曰:「乃若其情,則可以為善矣,乃所謂善也。若夫為不善,非才之罪也。惻隱之心,人皆有之;羞惡之心,人皆有之;恭敬之心,人皆有之;是非之心,人皆有之。惻隱之心,仁也;羞惡之心,義也;恭敬之心,禮也;是非之心,智也。仁義禮智,非由外鑠我也,我固有之也,弗思耳矣。故曰:『求則得之,舍則失之。』或相倍蓰而無算者,不能盡其才者也。《詩》曰:『天生蒸民,有物有則。民之秉夷,好是懿德。』孔子曰:『為此詩者,其知道乎!故有物必有則,民之秉夷也,故好是懿德。』」

Mencius said, 'From the feelings proper to it, it is constituted for the practice of what is good. This is what I mean in saying that the nature is good. If men do what is not good, the blame cannot be imputed to their natural powers. The feeling of commiseration belongs to all men; so does that of shame and dislike; and that of reverence and respect; and that of approving and disapproving. The feeling of commiseration implies the principle of benevolence; that of shame and dislike, the principle of righteousness; that of reverence and respect, the principle of propriety; and that of approving and disapproving, the principle of knowledge. Benevolence, righteousness, propriety, and knowledge are not infused into us from without. We are certainly furnished with them. And a different view is simply owing to want of reflection. Hence it is said, "Seek and you will find them. Neglect and you will lose them." Men differ from one another in regard to them - some as much again as others, some five times as much, and some to an incalculable amount - it is because they cannot carry out fully their natural powers. It is said in the Book of Poetry, "Heaven in producing mankind, Gave them their various faculties and relations with their specific laws. These are the invariable rules of nature for all to hold, and all love this admirable virtue." Confucius said, "The maker of this ode knew indeed the principle of our nature!" We may thus see that every faculty and relation must have its law, and since there are invariable rules for all to hold, they consequently love this admirable virtue.'

Je trouve que ce passage du Mèngzǐ est extrêmement éclairant. Il apparaît en effet que tout être humain, même le plus abominable de noirceur possède en lui ces tendances innées à la sympathie, à la bienveillance, à la droiture. Les criminels les plus endurcis ont des amis, des préférences, de la vénération pour des caïds qui ont fait leurs preuves dans l’industrie de la violence, de la rapine ou de la cruauté. MENCIUS ne donne pas la réponse à cette question essentielle qui touche à la liberté : qu’est-ce qui fait qu’en dépit de ces dispositions propres à la nature humaine, certaines êtres les utilisent pour commettre ce qu’il est convenu d’appeler le mal, d’autres pour vivre le bien.
Il me paraît évident que ces inclinations naturelles ont besoin d’être orientées de l’extérieur de la subjectivité. Du reste, MENCIUS le rappelle en des termes qui, mutatis mutandis, ressemblent à ceux de Jésus : Cherchez et vous trouverez ! C’est bien tout le problème de la modernité : qu’est-ce qui va m’orienter vers le bien ? Ou vais-je porter l'objet de ma recherche ? La loi ? C’est ce qu’ont décidé les hommes politiques depuis les Lumières. Mais nous voyons bien que la loi peut un jour déclarer mal tel ou tel acte, et très bon, le même, quelques décennies après (je pense au cas très brûlant de l’avortement qui fut considéré comme un crime, avant d’être élevé à la hauteur d’une vertu quasiment constitutionnelle, au point qu’il est interdit de s’y opposer publiquement ; il s’agit d’une question très délicate qui relève de la conscience éclairée des femmes, de leur mari ou compagnon, et du médecin. Point n’était besoin de légiférer).
Le politique n’a pas de légitimité pour définir ce qui est moralement bon ou mauvais. Nous savons que la Parole, celle qui nous a été laissée par Jésus et ses apôtres, est en cette matière le port sûr et béni qui, si nous y sommes fidèles, nous met dans une sérénité absolue. Mais le politique est en réalité pris en otage par des camarillas successives, composées d’hommes et de femmes à l’ego boursouflé. Qu’il se borne à régler la justice, les finances, la guerre et la diplomatie. Et qu’il nous fiche la paix, une bonne fois pour toute, en se rappelant qu’il ne tire sa légitimité que de sa volonté  proclamée de conduire l’homme à la fin qui lui est due et non à la fin qu’il lui assigne dans une seule perspective : celle de se faire élire, réélire, et vénérer par les médias.

Mencius en train de lire (d'après Wikipedia)


Mencius.jpg

samedi 8 juillet 2017

08 juillet 2017. Nouvelles de la Dissidence. La parole du Ciel n'est pas la parole du Fils du Ciel !

Nous poursuivons la lecture de quelques bonnes feuilles du Mozi de MENCIUS, dans l’édition dont la référence figure dans le billet du 5 juillet.
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Rien ne pourra y faire : ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Mais si l’on pousse l’identification jusqu’au fils du Ciel et non jusqu’au Ciel même, la forêt vierge n’est pas défrichée. Alors le Ciel enverra le froid et la chaleur sans modération, et la neige, le gel, la pluie et la rosée à contretemps. Par conséquent, les cinq grains ne pourront germer et les six animaux ne pourront croître ; et il y aura des maladies, des épidémies et des pestes. Mais la fréquence des ouragans et des déluges qui s’abattent n’est que le châtiment du Ciel contre le peuple quand il ne s’identifie pas à lui. C’est pourquoi les sages-rois des temps anciens appréciaient ce que le Ciel et les esprits désiraient et évitaient ce qu’ils abhorraient, afin d’accroître les bienfaits pour le monde et de lui éviter les calamités. Ils incitaient le peule à faire des sacrifices et des libations au Ciel et aux esprits avec du vin et des gâteaux purs, des purifications et des ablutions. Dans ces rites pour les esprits, ils n’osaient pas se servir de vin ou de gâteaux qui fussent impurs, d’animaux de sacrifices qui ne fussent pas gras ou de jade ou de soie qui ne répondissent pas aux critères établis. Ils ne manquaient pas la bonne date pour les sacrifices de printemps et d’automne. En jugeant les procès, ils n’osaient pas se montrer partiaux. En distribuant leurs biens, ils n’osaient pas se montrer iniques. Même pendant leurs loisirs, ils n’osaient pas se montrer irrespectueux. Quand les sages-rois étaient de si bons souverains, d’en haut, le Ciel et les esprits faisaient l’éloge de leur règne, et ici-bas, le peuple les chérissait. Œuvrer avec l’approbation chaleureuse du Ciel et des esprits, c’est obtenir leurs bénédictions. Œuvrer avec l’assentiment du peuple, c’est obtenir sa confiance. En administrant le gouvernement de cette manière, ils ne pouvaient que connaître le succès de leurs plans, l’aboutissement de leurs entreprises, la force dans la défense et la victoire dans l’attaque. Et la raison de tout cela est que dans le gouvernement ils appliquaient le principe d’identification au supérieur. Et c’est ainsi que les sages-rois des temps anciens administraient leur gouvernement." (Page 88, Livre III, Section XII.)

Pour les raisons que j’ai dites, je donne ici le texte en chinois. On peut le trouver sur le remarquable site du Chinese Text Project. Pour s’y retrouver, il suffit, mais il est nécessaire, de connaître quelques caractères, ce que je m’efforce de faire avec un bonheur inégal, car je trouve cette langue magnifique

夫既尚同乎天子,而未上同乎天者,則天菑將猶未止也。故當若天降寒熱不節,雪霜雨露不時,五穀不孰,六畜不遂,疾菑戾疫、飄風苦雨,荐臻而至者,此天之降罰也,將以罰下人之不尚同乎天者也。故古者聖王,明天鬼之所欲,而避天鬼之所憎,以求興天下之利,除天下之害。是以率天下之萬民,齊戒沐浴,潔為酒醴粢盛,以祭祀天鬼。其事鬼神也,酒醴粢盛不敢不蠲潔,犧牲不敢不腯肥,珪璧幣帛不敢不中度量,春秋祭祀不敢失時幾,聽獄不敢不中,分財不敢不均,居處不敢怠慢。曰其為正長若此,是故上者天鬼有厚乎其為政長也,下者萬民有便利乎其為政長也。天鬼之所深厚而彊從事焉,則 天鬼之福可得也。萬民之所便利而能彊從事焉,則萬民之親可得也。其為政若此,是以謀事,舉事成,入守固,2出誅勝者,何故之以也?曰唯以尚同為政者也。故古者聖王之為政若此。」
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2. COMMENTAIRES.
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Il serait malhonnête de faire croire ici que le Ciel de MENCIUS est le Ciel des Chrétiens. Mais il ne fait aucun doute que MENCIUS fait référence à une entité qui dépasse et surpasse toute limitation humaine et qui, d’un certain point de vue, est transcendante. Pour nous contemporains, c’est important de souligner cette affirmation d’une antique sagesse. Elle signifie qu’il y a autre chose que la loi positive – fût-elle celle tombée des augustes lèvres du Fils du Ciel, de l’Empereur ou, encore moins, établie dans ces hémicycles marécageux où grenouille une foule d’hommes et de femmes qui n’ont pas la moindre idée de ce qu’est le bien commun, se moquent comme d’une guigne de ce qui est vrai, beau ou bien et sont uniquement préoccupés des intérêts de leur parti et de leur élection. Il serait injuste de leur dénier la croyance qu’ils font bien, mais ils ont – comme c’est humain – tendance à confondre le bien commun avec leur bien propre.
La plus grave erreur, et MENCIUS la souligne, consiste à considérer que la parole du Fils du Ciel est la parole du Ciel même. Transposons dans notre siècle : la plus grande erreur consisterait à penser que la parole tombée des lèvres du Président MACRON est équivalente à la Parole prophétique du Saint Esprit.
Ce qui est vrai du Président l’est aussi de tous ceux qui aspirent à prendre sa place… Bref, non à l’idéologie, oui à la réflexion, oui à la recherche d’une vérité qui dépasse la pauvre intelligence humaine.
Encore un effort, messieurs et mesdames. Et quand nous aurons bu le calice de la décadence jusqu’à la lie, alors sonneront les trompettes des archanges pour nous rappeler à cette réalité qui surpasse toute réalité : l’homme est fait pour la vie éternelle.
Oui, dès maintenant, il convient de rentrer dans la plus profonde dissidence de ce monde qui tue des enfants "pour leur bien", a un coffre-fort à la place du coeur, et préfère le plaisir au bonheur. Soyez dissidents, mes amis, dites-le, faites-le savoir. Dans la Lettre à Diognète, la chose est très clairement exprimée. Nous sommes dans le monde, nous avons la possibilité de ne pas être de ce monde. Libre à chacun de choisir exules fillii Evae, in hac lacrymarum valle !
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Ils ont osé le faire.


Au moment où je vous écris, il semble bien que les « médecins » anglais aient mis leur dessein à exécution et que le petit Charlie, accompagné de son ange gardien voit la sublime face du Christ. Prions pour les parents à qui on a arraché l’enfant, et demandons à l’enfant de bénir ses parents. Voici un lien qui vous donne un point de vue de l’Église dans le silence assourdissant des médias plongés dans les ténèbres.

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Justice à géométrie variable.


Selon que vus serez puissant ou misérable....
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Combat de la bêtise contre l’intelligence de la vie.

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En marche vers le nazisme doux !



jeudi 6 juillet 2017

06 juillet 2017. Nouvelles de la Dissidence. Vilain oiseau que celui qui sait son nid

Nous continuons avec MENCIUS (voir le billet du 5 juillet 2017).
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…]. Quand un souverain n’accorde ses faveurs qu’aux gens de son palais, le pays entier ne peut en profiter." (Page 29, Livre I, Section I).

王者淳澤不出宮中,則不能流國矣。
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2. COMMENTAIRES.
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L’habitude dite « républicaine » implique que la gestion de l’Assemblée nationale soit confiée à trois personnalités appelées des questeurs, dont l’une au moins appartient à l’opposition. Cette fonction, semble-t-il, est rétribuée et en tout cas, elle confère à ses détenteurs des pouvoirs importants. Fort de cette coutume, monsieur CIOTTI, membre du parti des Républicains, dans l'opposition, s’est porté candidat. C’était sans compter avec monsieur SOLERE, fondateur des « constructifs » qui a été élu contre lui avec les voix des députés dits de la République en marche. Il faut tout de même rappeler que ledit monsieur SOLERE s’est créé une visibilité politique en étant un membre essentiel des instances organisatrices de la primaire de la droite et du centre. Il s’est empressé de trahir monsieur FILLON et de rallier les étendards de monsieur MACRON auquel le lie une ancienne amitié. On ne peut lui reprocher l’amitié, on peut lui reprocher son manque d’élégance. Et c’est ce que je fais en rappelant un vieux dicton de chez nous « Vilain oiseau que celui qui salit son nid »
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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C’est un cardinal africain qui le dit.






dimanche 10 mai 2015

10 mais 2015. Nouvelles de la Résistance. Portrait antique et chinois d'un personnage contemporain

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Pas de devise aujourd'hui, mais le texte antique d'un grand sage.
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1. La citation du jour.
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MENCIUS dans l'ouvrage qui porte son nom (le Mengzi) écrit ceci [j'emprunte la traduction à G. PAUTHIER (Confucius et Mencius. Les quatre livres de philosophie morale et politique de la Chine. Charpentier, Libraire-éditeur, Paris, 1858) et le texte chinois (pour mes lecteurs de Chine qui, figurez-vous sont assez nombreux) au Chinese text project. Il est rédigé en caractères traditionnels.]

"Aimez le bien suffit-il ?

Aimez le bien c'est plus qu'il n'en faut pour gouverner l'empire ; à plus forte raison pour gouverner le royaume de LU [pays natal de CONFUCIUS]. Si celui qui est préposé à l'administration d'un Etat aime le bien, alors les hommes de bien qui habitent entre les quatre mers regarderont comme une tâche légère de parcourir mille li pour venir lui conseiller le bien. Mais s'il n'aime pas le bien, alors les hommes se prendront à dire : "c'est un homme suffisant qui répète [à chaque avis qu'on lui donne] je sais cela depuis longtemps. Ce ton et cet cet air suffisant repoussent les bons conseillers au-delà de mille li. Si les lettrés [ou les hommes de bien en général] se retirent au-delà de mille li, alors les calomniateurs, les adulateurs, les flatteurs [les courtisans de toutes sortes] arrivent en foule. Si, se trouvant continuellement avec des flatteurs, des adulateurs et des calomniateurs, il veut bien gouverner, comment le pourra-t-il ?" [Livre Gao zi II, section 34.)

「好善足乎?」曰:「好善優於天下,而況魯國乎?夫苟好善,則四海之內,皆將輕千里而來告之以善。夫苟不好善,則人將曰:『訑訑,予既已知之矣。』訑訑之聲音顏色,距人於千里之外。士止於千里之外,則讒諂面諛之人至矣。與讒諂面諛之人居,國欲治,可得乎?」
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2. Commentaires.

Les ressemblances avec un régime et des responsables politiques contemporains ne sont absolument pas aléatoires ou involontaires. Je vous laisse deviner de qui il s'agit... Eventuellement, vous pouvez toujours écouter Laurent GERRA sur RTL quand il imite... non, je ne le dirai pas.
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samedi 24 janvier 2015

24 janvier 2014. Nouvelles de la Résistance : quelques rappels, quelques proverbes chinois ! Troisième et dernier billet de ce jour

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Il n'y a rien à faire,

ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !

Je m'absente jusqu'à lundi, reprise des billets le mardi.
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1. Les citations du jour.
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Ce petit livre est une mine de sagesse. Il s'agit de cet ouvrage intitulé "Le livre des proverbes chinois", qui compile des citations empruntés à de très nombreux auteurs chinois, jusques et y compris MAO. On le doit à Patrice SERRES. Il a été publié aux Presses du Châtelet, Paris, 2009, dans la collection "Sagesse de l'Orient"

J'en ai extrait quelques perles que voici :

(a) "L'imbécile tire sur les plantes pour les aider à pousser." (MENGZI ; 孟子.)

(b) "Deux puissances opposées peuvent contracter une alliance passagère." (Yi jing ; 易经.)

(c) "De tous les instruments de mort, l'ambition est le plus meurtrier." (ZHUANGZI ; 庄子.)

(d) "Quand les bandits sont dans la maison, il faut avoir le courage de les y enfermer." (San Shi Liu Ji ; 三十六计 ) 

(e) "L'imbécile apporte du bois mort pour éteindre l'incendie." (SIMA QIAN, 司马迁, dans le Shi ji, 史记.)
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2. Commentaires.
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(a) et (e) Ces deux proverbes me font penser aux mesures annoncées pour combattre la radicalisation de certains musulmans. Elles vont très exactement à l'encontre de ce qu'il convient de faire. Elles renvoient dans la sphère privée - qui pour nos compatriotes musulmans est essentiellement communautaire - une foi qui, par nature est essentiellement politico-religieuse. La réunion qu'organise monsieur CAZENEUVE avec huit hauts responsables des Loges maçonniques a pour but de mettre en musique ces mesures qui, en réalité, sont destinées à étouffer encore davantage s'il est possible, l'esprit du Christ, en se drapant dans le manteau de la lutte contre l'islamisme.

(d) Si l'on avait obligé les frères KOUACHI, Ahmedi COULIBALY Mohamed MERAH ou Mehdi NEMMOUCHE  à effectuer la totalité de leurs peines de prison, ils seraient encore sous les verrous. Au moment même où les trois premiers fous ensanglantaient la France, madame TAUBIRA envoyait aux parquets de France une circulaire enjoignant aux juges de l'application des peines de traiter les récidivistes comme des primo-délinquants. Madame TAUBIRA devra un jour s'expliquer sur cette affaire. Elle n'a pas sa place dans le gouvenement.

(b) Ce proverbe s'applique assez bien à la pseudo union nationale qui a vu messieurs HOLLANDE et SARKOZY (et leurs amis) défiler (enfin, défiler est bien grand mot pour ce qui concerne le premier qui s'est contenté de faire 300 m avec les chefs d'état et de gouvernement, dans une rue ultra-sécurisée [ce que l'on peut comprendre], pour la photo, en faisant croire qu'ils étaient en tête du cortège) d'un seul coeur le 11 janvier à PARIS. Il semble que monsieur BOUCAUT, pour l'occasion, ait vu dans un espace trois fois plus réduit, dis à quinze fois plus de monde que lors de la grande manifestation du 26 mars 2014. Tartuffe !

(c) Hélas ! Hélas ! Si vous vous êtes donné la peine de consulter la vidéo dont j'ai donné le lien dans le premier billet de ce jour, vous vérifierez la justesse terrible de ce proverbe.
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3. Informations diverses.
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Marche pour la vie.


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Liberté d'expression à sens unique : une protestation d'un élu de Loire-Atlantique (via l'Observatoire de la Christiano-phobie).

L’excellent blogue Breizh-Info nous informe aujourd’hui qu’il a reçu un communiqué de Franck Louvrier, conseiller régional UMP de la région Pays-de-la-Loire et conseiller municipal de La Baule-Escoublac, protestant contre l’annulation de la projection du film de Cheyenne-Marie Carron, L’Apôtre, à Nantes. Breizh-Info nous révèle, en passant, que la DGSI (Direction générale des services intérieurs) a démenti avoir mis en garde les organisateurs nantais contre cette projection… Voici des extraits de ce communiqué augmenté de remarques de Breizh-Info.

« Quelques jours après la marche républicaine à Nantes à laquelle j’ai participé au cri de “Je Suis Charlie” et au nom de notre attachement à la liberté d’expression, nous voici confrontés à un recul incompréhensible. Porteur d’un message de paix, ce film, salué par la critique cinématographique, est nommé pour le César 2015 du meilleur jeune espoir masculin grâce à l’acteur principal Fayçal Safi. En tant qu’élu républicain je ne peux cautionner une telle autocensure qui ne fait que céder à la peur et aux diktats des extrémistes.» Celui qui fut le chargé de la communication de Nicolas Sarkozy précise également (dans un souci de politiquement correct ?)  : « J’ai été heureux que le film Qu’Allah bénisse la France soit primé en novembre dernier lors du 1er Festival du Cinéma et Musique de Film de La Baule ; je ne peux accepter que l’on baisse la garde pour la projection de L’Apôtre cette semaine à Nantes. »
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Le courage d'un jeune converti (même site).

Cheyenne-Marie Carron, la réalisatrice de L’Apôtre, a eu, hier, l’excellent réflexe de poster, sur sa page Facebook, une remarquable vidéo – elle a été mise en ligne le 7 janvier – dans laquelle un jeune homme, répondant au pseudonyme de C-Maias – c’est son nom d’artiste, car il est aussi musicien et rappeur, voyez sa propre page Facebook –, fait un commentaire comparé entre la manière de traiter son ennemi dans l’islam et dans le christianisme […].Cheyenne-Marie Carron écrit ce commentaire : « Je suis bouleversée par cette vidéo. Il y a de plus en plus de convertis courageux. Sa petite vidéo a autant d’importance que mon film. C’est magnifique. »Je n’irai peut-être pas jusque là…, mais la vidéo est vraiment remarquable d’abord en ce qu’elle est respectueuse des musulmans – tout le contraire des provocateurs irresponsables deCharlie Hebdo, avec les conséquences qu’on sait… – et pédagogique. Un grand moment de fraîcheur et de vérité. L’Esprit souffle où Il veut. Cette vidéo en témoigne. Et le beau et grand sourire sur laquelle elle s’achève montre bien qui l’inspire. Belle découverte.

samedi 22 novembre 2014

22 novembre. Nouvelles de la Résistance. Des flatteurs en foule autour d'un pauvre prince.

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Ah ! ça je ne cesserai de le répéter !

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. La citation du jour.
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Il y a bien longtemps que je ne vous ai pas fait part d'une pensée élaborée par un de ces sages chinois remarquables. En voici une, qui donne à réfléchir :

"Si celui qui est préposé à l'administration d'un Etat aime le bien, alors les hommes de bien qui habitent entre les quatre mers regarderont comme une tâche légère de parcourir mille li pour venir lui conseiller le bien.
Mais s'il n'aime pas le bien, alors les hommes se prendront à dire : C'est un homme suffisant qui répète [à chaque avis qu'il donne : ""Je sais cela depuis longtemps."" Ce ton et cet air suffisant repoussent les bons conseillers au-delà de mille li. Si les lettrés [ou les hommes de bien] se retirent au-delà de mille li, alors les calomniateurs, les adulateurs, les flatteurs, [les courtisans de toutes sortes] arrivent en foule. Si, se trouvant continuellement avec des flatteurs, des adulateurs et des calomniateurs, il veut bien gouverner, comment le pourra-t-il ?"
In 
MENCIUS.
Meng zi,  孟 子, chapitre 6, section 13.
Traduction de G. PAUTHIER. Confucius et Mencius. Les quatre livres de philosophie morale et politique de la Chine.
Charpentier, Libraire-Editeur, Paris, 1858.
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2. Commentaires et information.
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En deux ans et demi, nous avons vu trois ministres démissionner de leur fonction : messieurs CAHUZAC, THEVENOUD et très récemment, monsieur ARIF. Un conseiller, monsieur Aquilino MORELL a été contraint au départ. Mais monsieur ATTALI continue de claironner, sans rire, que son maître, monsieur HOLLANDE, est le meilleur "Président" que nous ayons eu depuis monsieur MITTERRAND ! Vil flatteur ! Il croit rendre service au plus mauvais Président que nous n'ayons jamais eu !
Mais monsieur "Je le sais" (écoutez les imitations désopilantes de Laurent GERRA sur RTL !),  les a tout de même recrutés ces collaborateurs. Tout comme il a casé Harlem DESIR dans le gouvernement de Manuel VALLS et placé monsieur CAMBADELIS à la tête du moribond PS, lesquels ont été tous deux en délicatesse avec la justice (il y a longtemps il est vrai). Est-ce cela un bon prince ?

Tenez, voici encore une information que me transmet un très cher ami alsacien ; il s'agit d'un billet d'humeur produit par Philippe BILGER ; il confirme en tout point ce que dit MENCIUS.

"Taubira ? Tout s'explique !

Billet d'humeur de Me Philippe BILGER.
Étonnement du maintien de Taubira au gouvernement ? C'est tout simple. C'est elle qui bloque les poursuites contre Hollande pour fausse déclaration de fortune du couple qu'il formait à l'époque et ensuite pour détournement de biens publics pour avoir hébergé une maîtresse à l'Élysée et lui avoir fourni le gîte, le couvert et un cabinet de 5 personnes aux frais du contribuable sans aucun droit.
Par ailleurs, c'est Taubira qui gère en direct les dossiers "sensibles" comme celui de Sarkozy et celui récent de Christine Lagarde, la seule femme qui peut prétendre à la Présidence en 2017.
Voilà pourquoi Taubira est toujours à la justice alors que Valls, voudrait la virer...
Le Monde du 27 août 2014.

P.S. : Philippe BILGER a fini sa carrière comme Avocat Général près la Cour d'Appel de Paris et avait exercé aussi à Metz. On le voit de temps à autre à la télévision où il commente certaines actualités, avec une pertinence impressionnante."
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samedi 26 juillet 2014

26 juillet 2014. Nouvelles de la Résistance. La responsabilité écrasante de "l'Occident" !

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Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.

Dans la section consacrées aux commentaires, j'aurai l'occasion de vous dire l'urgence qu'il y a à se pénétrer de cette devise !
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1. La citation du jour.
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De MENCIUS (MENGZI ;  孟 子), dans l'ouvrage qui porte son nom :

"Le Prince qui ignore la charité et la justice et tente de dicter sa loi par la force, périra malgré ses victoires."

Portrait de MENCIUS.


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2. Commentaires.
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Dans le flot des nouvelles accablantes qui nous submerge, il faut d'abord se souvenir, et faire ce travail de mémoire dont je vous ai parlé il y a quelques jours. Oh ! Il ne s'agit pas de la mémoire d'événements lointains mais bien plutôt récents, voire très récents.
Appliquons la méthode des phénoménologues : décrivons les faits, sans préjugés idéologiques et voyons les conséquences des choix qui ont été faits, essentiellement par les puissances dites occidentales (dont le nom est en train de rejoindre la réalité ; l'Occident est le lieu du coucher du soleil !). [Pour l'instant, je m'abstiendrai de parler du conflit entre Israël et le Hamas de Gaza.]

Premier cas : IRAK.
Quand les dirigeants américains décident de chasser Saddam HUSSEIN du pouvoir, ils commencent par mentir sciemment en prétendant que le dictateur est en possession d'armes de destruction massive. Ceci n'est pas un jugement, mais un fait avéré et connu de tous. Saddam HUSSEIN est loin d'être un saint. Mais enfin les peuples et les communautés irakiennes, quand bien même ils se regarderaient en chien de faïence, ne se font pas la guerre sous son principat. Les chrétiens peuvent exercer librement leur culte, les sunnites et les chiites pareillement ; le pays est relativement prospère, et il n'est pas en proie à des attentats suicides quotidiens. Patatras ! Les voilà qui parviennent à leur fin, les Américains. L'IRAK est libéré de Saddam, et sombre presque immédiatement dans le chaos, le sang, et les désordres civils. Nos dirigeants de l'époque, très sagement, ont décidé de ne pas mettre les pieds dans ce guêpier. On voit en effet où en est ce malheureux pays aujourd'hui. Des crimes sans nom dans le nord du pays, sa mise en coupe sous la bannière d'un soi-disant califat islamique, une chasse éperdue aux chrétiens, des fatwas qui obligent les femmes à se faire exciser, des destructions sans nombre de trésors archéologiques (tombeau de JONAS, églises anciennes qui préexistaient à l'arrivée de l'Islam par exemple). On peut se demander comment on en est arrivé là, non ?

Cas de l'UKRAINE.
Il y a encore un an, l'UKRAINE vit dans une paix relative. Elle est totalement dépendante de la RUSSIE pour ses fournitures d'énergie. Elle héberge une très importante communauté russophone, et elle doit à des dirigeants communistes peu regardants d'avoir reçue la CRIMEE russophone dans son giron. Son Président de l'époque, IANOUKOVITCH, est russophile.
Intervient l'Europe qui veut intégrer l'UKRAINE dans son espace économique et si possible politique. La population de langue ukrainienne veut se rapprocher d'une Europe qui lui paraît être un Eldorado. Viktor IANOUKOVITCH est chassé du pouvoir. Peu de semaines après, la RUSSIE reprend la CRIMEE à son compte, avec l'aval de la population. La région de DONETSK se soulève alors, soutenue par les RUSSES. Les morts commencent à s'accumuler. Un avion civil de la Malaisian Air Line est abattu. L'armée ukrainienne perd plusieurs avions et hélicoptères et ne parvient pas à reprendre DONETSK, dont les insurgés sont soutenus par la RUSSIE. Ainsi, d'une situation sans doute imparfaite mais stable, on passe, du fait des initiatives européennes, à la guerre civile. Et il est difficile de prévoir l'issue de ce conflit qui laissera des traces indélébiles dans la mémoire collective des ukrainiens de tous bords.

Cas de la SYRIE.
A la suite des révolutions du Printemps arabes qui, de la LIBYE à l'EGYPTE en passant par la TUNISIE, ont chassé du pouvoir des gouvernants tyranniques, et ce, avec le soutien ouvert des Etats-Unis et de l'Europe, un semblant de rébellion apparaît en SYRIE. Les Occidentaux prétendent la soutenir contre Bachar El ASSAD, avant de s'apercevoir, trop tard, que les paisibles rebelles ont été supplantés par des fanatiques qui attirent en leur sein des jeunes musulmans venus des quatre coins du monde. Des régions entières de la SYRIE, des villes (HOMS, ALEP) sont dévastées, aussi bien par les insurgés que par les troupes du régime. De nombreux chrétiens sont massacrés, torturés, chassés de leurs villages par les islamistes. Monsieur HOLLANDE, un moment, a cru bon d'envisager une action militaire pour soutenir les insurgés. Lâché sur ce point par "l'allié" américain, il renonce, avant de faire prendre par son ministre de l'intérieur des mesures de surveillances des jeunes musulmans français qui seraient tentés par l'aventure syrienne. Ainsi, un pays stable, tenu dans une main de fer, est dévasté par la guerre civile, en raison de notre inconséquence.

Peut-être serait-il bon de demander aux peuples ce qu'ils pensent de ces guerres suscitées par les interventions intempestives des puissances occidentales déclinantes ?

Oui, ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est vraiment la lâcheté, et le véritable manque de charité que nous avons incarné en méconnaissant les besoins des peuples et en ne voyant que nos propres intérêts.
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3. Infos diverses.
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Sur la route du Tour, La Manif Pour Tous à BERGERAC (via le salon beige).

Voilà qui ne va pas faire plaisir aux journaleux de l'Equipe. Ils se vantaient de l'absence de la LMPT sur la route du Tour !


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A Saint-Malo, un trublion dans le ciel ! (Via le Salon beige.)


Je vous aide à lire la banderole : HOLLANDE démission !

lundi 25 novembre 2013

Nouvelles de la Résistance : grands hommes et petits hommes

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrais, c'est la lâcheté.

Ceci est donc ma devise. 
Voici maintenant, tirée de l'inépuisable sagesse chinoise, un texte de MENCIUS, un philosophe confucéen. Si les imbéciles qui nous gouvernent se mettaient à penser, peut-être deviendraient-ils grands. Pour l'instant, ils sont que des XIAO REN, des "hommes de peu" traduirait le Pr Anne CHENG. (Elle reprend ses cours au Collège de France, le premier jeudi de décembre à 11 heures. C'est un régal de finesse, de gentillesse, d'érudition sans pédanterie : un grand esprit !  une très grande dame. Venez tous l'écouter.)


"Ceux qui suivent la direction de la plus noble partie de leur être deviennent de grands hommes ;
ceux qui suivent les penchants de la moins noble, deviennent des hommes méprisables.

                     Puisqu’ils sont tous également hommes, reprit Kong-tou-tzeu,
                     pourquoi suivent-ils, les uns la direction de la plus noble partie de leur être,
                     les autres, les penchants de la moins noble ?

                     Les oreilles et les yeux, répondit Mong-tseu
                     n’ont pas pour office de penser, et sont trompées par les choses extérieures.
                     Les choses extérieures sont en relation avec les choses dépourvues d’intelligence,
                     à savoir avec nos sens, et ne font que les attirer.

                     L’esprit a le devoir de penser.
                     S’il réfléchit, il arrive à la connaissance de la vérité ; sinon, il n’y parvient pas.

                     Tout ce qui est en nous a été donné par le Ciel.
                     Lorsqu’un homme suit fermement la direction de la plus noble partie de lui-même,
                     la partie inférieure ne peut usurper ce pouvoir.

                     Il devient un homme vraiment grand."
-Nos Princes ont encore du boulot !
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Je reviendrai sur l'élection de madame TAUBIRA comme "femme de l'année" par le "torchon" (je ne trouve pas d'autres mots pour qualifier l'insulte permanente à la femme qu'est ce journal) féminin qu'est le luxueux magazine Elle. Avant de critiquer le prétendu racisme des Français, Elle devrait se renseigner. Ce ne sont pas les Français qui ont pratiqué l'esclavage dont on prétend nous rendre responsables ; ce sont DES (article indéfini) Français au nombre desquels les armateurs nantais, tous francs-maçons, tiennent un rôle de premier plan. Il ne faut pas oublier que la honteuse traite des noirs a été organisée en Afrique par les arabes, qui du reste ont trouvé des complices chez les chefs islamisés des pays d'Afrique noire. Merdre, merdre et merdre à la fin. Ils vont nous rendre enragés à force de vouloir nous culpabiliser ! Notez que ce sont les mêmes qui critiquent l'Eglise catholique au motif qu'elle culpabilise ses fidèles avec la notion de péché (notamment sexuel). Mais si ces contradicteurs se donnaient un peu la peine de rentrer dans le mystère de la rencontre avec JESUS, ils ne diraient pas cela. Ils comprendraient que la grâce précède le péché, et que la culpabilité ne vient pas de Dieu mais du malin (lequel fait ainsi la fortune des psychanalystes ; la correspondance de FREUD est à cet égard très illustrative ; je dois l'avoir dans mes cartons, et si je la retrouve je vous en ferai part). Bien entendu, je ne veux point mélanger les plans. Il y a la saine réaction d'un citoyen devant le mensonge ; et il y a très en surplomb la compassion profonde pour ceux qui n'ont pas eu encore le bonheur de rencontre le Maître. J'ai dit et je l'ai fait que j'ai prié pour Christiane TAUBIRA. Mais ça ne m'empêche pas de critiquer sa politique insensée, et de trouver très curieux son ascension au firmament du socialisme, après son militantisme indépendantiste.  -

Du salon beige :

Les mères veilleuses font les marchés de Noël.

Les mères veilleuses seront présentes à :
  • Paris-La Défense : Du 2 au 9 décembre, de 11H à 15H, au marché de Noël
  • Espalion (12) Le 6 décembre
  • Nice du 02 au 07 décembre  tous les matins sur le Marché de Noël place Masséna
  • Antibes samedi 14 décembre de 10 à 19h sur le Marché de Noël du vieil Antibes
  • Caen vendredi 6 décembre Marché Saint Sauveur

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15 décembre : manifestation LMPT à Versailles

A partir de 14h30.
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Illuminations à Annecy.
Envol de montgolfières
URL de la vidéo : http://www.dailymotion.com/video/x17lhd3_lanternes-74_news
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Sur le site Facebook des Antifas de LYON.
« Oui, c’est vrai, nous collaborons avec la préfecture et les mairies de Lyon. Cette collaboration prend essentiellement deux aspects :
- informatif : nous tâchons de regrouper le plus d’informations sur les militants d’extrême-droite à Lyon : photos, adresses, situation familiale et professionnelle. Nous partageons ces renseignements avec les autorités compétentes. 
- Juridique : la loi est un outil redoutable. Bien maniée, elle peut permettre de porter de rudes coups aux fascistes en exploitant les vides juridiques ou dépoussiérant des textes tombés en désuétude (normes de sécurité, etc.« Nous n’avons pas peur de nous salir les mains pour notre cause, n’en déplaise à certaines ! Nous invitons toutes les personnes soucieuses de lutter contre le fascisme à employer nos méthodes. N’hésitez pas à recueillir des informations sur les personnes suspectes : au travail, dans la rue et même en famille. Ensuite envoyez un courrier (vous n’êtes pas obligées de le signer) à votre commissariat d’arrondissement. »
Ignoble ! Pas d'autres mots pour qualifier une telle attitude.

mardi 23 avril 2013

Au locataire provisoire de l'Elysée

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Monsieur,

Je ne saurais vous appeler Monsieur le Président de la République. PASTEUR, l'éponyme de l'Université dans laquelle j'ai eu l'honneur et le bonheur d'enseigner disait : "C'est l'homme qui honore la fonction, non la fonction qui honore l'homme". Comme vous avez fait l'ENA, vous savez presque tout, et il n'est pas nécessaire que je commente plus avant cette apostrophe ; notre grand savant l'avait lancée dans une de ses interventions flamboyantes qu'il dispensait à l'Académie des Sciences. J'aurais pu dire : "Monsieur HOLLANDE", mais c'eût été faire preuve d'une familiarité que je ne désire point entretenir avec vous, lui préférant la juste distance qu'impose l'opposition déterminée à vos projets.

Il y a eu nombre de manifestations contre votre projet sur le mariage pour tous. Elles ont été paisibles. Vos relais médiatiques ont bien essayé de faire croire que le mouvement se radicalisait. Il n'en est rien. Plus déterminés que jamais, nous continuerons de combattre pacifiquement vos folies et de réclamer que vous teniez vos promesses sur le chômage, le pouvoir d'achat, la moralisation de la vie politique, etc. Pour l'instant on en est loin. Vous persistez dans la surdité, le mépris, l'arrogance.

Vous ne lisez pas les auteurs confucéens.C'est bien dommage. Présentement, et bien que je m'essaye à cette langue extraordinaire qu'est le chinois, je me borne à lire des extraits de MENCIUS ou de CONFUCIUS. En voici quelques uns qui vous sont particulièrement destinés : "Le Peuple est le bien le plus précieux, viennent en deuxième position les esprits de la terre et les céréales (le royaume), le souverain est le moins important" (MENGZI, livre VII, partie 2, chapitre 14). Et ceci encore du même MENCIUS : "Celui qui vole la bienveillance s'appelle voleur, celui qui pille la justice s'appelle une canaille, voler, piller s'appelle un hors-la-loi" (MENGZI, Livre I, partie 2, chapitre 8). F. AVANZINI, à qui j'emprunte cette traduction, donnée en note dans un livre sur le Sacré en Chine (Homo religiosus, série II, N°7 ; Michel MASSON éditeur), commente ainsi ces passages : "C'est toujours le Peuple qui, en privant le souverain de son appui, peut décréter la fin du Mandat et, en vertu de la 'rectification des noms', un souverain indigne ne peut plus se définir comme tel ; donc celui qui est privé de son Mandat n'est plus un roi". Et l'auteur de la note (Allessandro DELL'ORTO) ajoute : "Retourner le Mandat, est donc légitime, parce que celui qui est privé du pouvoir n'est qu'un bandit de grand chemin". Je n'aurai pas l'insolence d'aller jusqu'à approuver ce dernier commentaire car je respecte la démocratie. Mais par moment, il me démange de le faire bruyamment.
Mais il me paraît utile, Monsieur, revenant dans notre chère patrie, de vous citer la conclusion remarquablement précise des Essais de MONTAIGNE : "Si hauts que soient les trônes, on n'y est jamais assis que sur son cul". En matière d'anatomie, je confirme la chose.
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mardi 27 décembre 2011

Mencius, Jean-Jacques et les autres

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J'ai trouvé dans le livre de RIFKIN, dont il a été question à plusieurs reprises dans mes billets, deux citations  qui méritent d'être mises en regard l'une de l'autre.
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On doit la première à MENCIUS. Ce philosophe chinois a vécu, selon les dates traditionnelles, entre 380 et 289 avant J.-C., c'est-à-dire dans la Chine pré-impériale, à l'époque troublée des Royaume combattants. C'est un confucianistre strict dont on dit qu'il aurait reçu les leçons d'un élève du petit-fils du Maître. Rien n'est jamais simple, en apparence, dans l'Empire du milieu ! Ce qui m'intéresse ici, c'est que MENCIUS défend l'idée passablement rousseauiste que l'homme naît avec un sens moral inné. Il est donc tout à fait intéressant de confronter ses idées avec celle de Jean-Jacques ROUSSEAU.

Voici une jolie affirmation de notre MENCIUS (appelé aussi Meng4 Zi3 ou encore Meng4 Ke1) :

"Tout homme est doté d’un cœur qui ne supporte pas la souffrance d’autrui. […]. Ce qui nous fait affirmer que tout homme est doté de la compassion, c’est que toute personne qui apercevrait aujourd’hui un petit enfant sur le point de tomber dans un puits éprouverait en son cœur panique et douleur, non pas parce qu’il connaîtrait ses parents, non pas pour acquérir une bonne réputation auprès des voisins et amis, ni parce qu’il détesterait l’entendre pleurer. Il ressort de cette constatation qu’il serait inhumain de ne ressentir aucune commisération."
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Voyons un peu ce que le champion moderne de la bonté naturelle humaine dit à propos des relations qu'il prétend établir avec autrui. Il l'expose dans ses Confessions : « Je ne suis fait comme aucun de ceux qui existent. Si je ne vaux pas mieux, au moins je suis autre. » Il dit aussi, sans honte ni battement de cils : « J’aimerais mieux être oublié de tout le genre humain que regardé comme un homme ordinaire. » Dans une lettre à un ami, il ose dire : « La providence s’est trompée ; pourquoi m’a-t-elle fait naître parmi les hommes, en me faisant d’une autre espèce qu’eux ? ».
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L'intérêt de la confrontation des deux hommes, quand bien même près de 2000 ans les séparent, c'est que partant des mêmes prémisses, la bonté naturelle de l'homme, le premier se sert de ce principe pour ALLER VERS LES AUTRES, tandis que le second SE REGARDE LE NOMBRIL. Comment est-il possible d'accorder le moindre crédit à un homme qui prétend être différent des autres hommes, mais entend bien leur exposer son système imbécile de pensée ? C'est un grand mystère que celui de cette opinion qui perdure, dans nos villes comme dans nos campagnes : s'il n'y avait pas la société, mon Dieu que ce serait bien !
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