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mercredi 2 novembre 2016

02 novembre 2016. Reste avec nous, car le soir tombe...

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1. LES CITATIONS DU JOUR.
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(a) "J’ai reconnu la mort, le premier jour de ma vie
C’était aussi vrai que ma naissance.
Sans hésitation aucune j’ai accepté une telle réalité.
J’ai ensuite adopté une attitude conséquente.
Ainsi j’ai commencé à vivre,
À grandir, à changer […]."
TANG Yi Jie.
Texte écrit en réponse à un autre texte publié par LING Geng dans une revue littéraire chinoise, Littérature.
In
TANG Yi Jie et Xavier LE PICHON. 
La mort. Collection "Proches Lointains."
Desclée de Brouwer/Presses littéraires et artistiques de Shanghai, Paris, 1999, p. 48.

(b) "Reste avec nous, car le soir tombe, et le jour déjà touche à son terme." (saint Luc 24, 29b)

(c) "Les colombes ont déserté mon toit. Elles ont pris la route de la mer.
L’automne est fini. Au seuil de mon hiver, il fait encore nuit.
Bien des étoiles chéries ont disparu de mon ciel.
D’autres, toute de lumière vêtues brillent d’un éclat nouveau. Et je les entends rire.
Alors aussi sûrement que le guetteur attend l’aurore, les yeux tournés vers l’Orient,
J’attends la venue du Soleil de justice."
(Pour mes enfants).
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2. COMMENTAIRES.
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L’Église fait aujourd’hui mémoire de ceux qui se sont endormis dans la paix. C’est pourquoi j’ai choisi ces citations. Il ne me paraît pas utile de les commenter davantage, assuré que mes lecteurs comprendront ce que je veux dire.





mardi 15 janvier 2013

Les cinq points du peintre

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Un ami très cher qui habite la région de PARIS me fait parvenir ce texte qu'il a lui-même reçu d'un proche. Avec la permission de son auteur, Api (nom sous lequel ce proche signe ses toiles), je vous fais connaître ce beau texte où, sans agressivité, est exprimée une opinion mesurée, détermininée et juste.
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"Cinq choses parmi d’autres qui me venaient à l’esprit, hier soir, 13 janvier 2013.


1. La France est quand même vraiment belle de sa diversité et de son identité culturelle. Elle a conservé intact ce génie propre qui l'amène (au moins...) à se poser à l'avance de bonnes questions là où d'autres pays préparent, inconscients, leur effacement moral et politique (Hier dans la rue, j'ai trouvé qu'y flottait comme un parfum de joie et de confiance retrouvées. Plus qu’en faisant les soldes, non ?).

2. Donner à notre pays une vision - bonne - à partager suscite inévitablement au sein de son peuple une envie de rassemblement qui le rend plus aimable (au sens premier du terme) et influent (Merci à 'La Manif pour Tous' d'avoir eu le courage de nous la proposer sans attendre l'appel à la mobilisation de nos autorités politiques et morales!).

3. Il n'est pas nécessaire d'appartenir au cénacle des soi-disant 'puissants’ et ‘influents' pour réussir de grandes choses et faire bouger les lignes (J'ai presque envie de dire : 'au contraire' ... donc, au boulot !).

4. Prophétique (Lc 12-2) : Comme la foule s'était rassemblée par dizaines de milliers, au point qu'on s'écrasait, Jésus se mit à dire, en s'adressant d'abord à ses disciples : « Méfiez-vous bien à cause du levain des pharisiens, c'est-à-dire de leur hypocrisie. Tout ce qui est voilé sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu". Le nombre de participants à cette incroyable manifestation de rue par exemple; mais aussi les agendas secrets de certains responsables politiques, les singeries conformistes et peurs mimétiques des médias, le terrorisme intellectuel de multiples lobbies qui nous fabriquent progressivement le "Meilleur des Mondes" si justement décrit par Aldous Huxley (si vous n'avez pas le temps de le lire ou de le relire, une rapide visite sur Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Meilleur_des_mondes - vous fera frémir. On y parle vraiment de nous …).

5. ‘Catho’ est devenu un disqualificatif rentré dans le vocabulaire courant. Tout comme le mot ‘crétin’ qui est étymologiquement l’équivalent franco-provençal (Valais, Savoie) de chrétien ; mot de compassion devenu péjoratif comme benêt, fada, innocent, etc. Frigide Barjot est donc une ‘humoriste catho’. La pauvre ! ‘Que peut-il donc sortir de bon d’une humoriste catho?’ : entendons-nous entre les lignes. L’affaire est entendue et elle se diffuse à grands pas sans qu'on n'y prenne garde. C’est d’abord par le terrorisme du langage (y compris et surtout quand il dégouline de bons sentiments et de nobles desseins : ‘progrès’, ‘égalité’, ‘modernité’, ‘lutte contre l’homophobie’, etc…) que se prépare l’asservissement de la pensée, puis celle d’un peuple tout entier.

Merci à tous les inspirateurs et organisateurs visibles ou plus discrets de ‘La Manif pour Tous’. Votre magnifique investissement personnel ne restera pas sans récompense.

Merci à tous ceux et toutes celles qui s’étaient joints à nous, dimanche. Surtout, si vous êtes venus de loin pour arpenter le bitume parisien.

Nous avons vécu ensemble un moment historique et sympathique.

On recommencera tant que les responsables de notre pays – quelles que soient leurs appartenances, leurs orientations et leur fallacieuse bonne volonté - persévèreront dans leur autisme dogmatique d’un autre siècle."
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Merci à vous, cher Api, pour cette analyse. Oui nous continuerons. Et je me demande si, emportés par leur exaspération, un certain nombre de nos concitoyens n'iront pas jusqu'à investir l'Assemblée Nationale, comme le dit Tippel dans un commentaire de mon dernier billet. Le peuple, ce n'est pas ce petit clan d'imbéciles (au sens de BERNANOS), c'est nous ! Pauvres François-Normal Ier ! Pauvre Jean-Marc ! Pauvre Christiane ! Vous quitterez le pouvoir en étant honnis de tous.

mercredi 11 juin 2008

Les historiens d'hier ; les historiens d'aujourd'hui

Voici comment Henri de VALENCIENNES commence son ouvrage intitulé Continuation de l'Histoire de Ville-hardouin. On comparera, en s'amusant, avec la manière dont un grand historien contemporain considère son travail.
Moi, Henri de Valenciennes, suis d'avis que lorsque quelqu'un s'entremet de bien dire et de raconter, et qu'il a pour cela les talents et qualités nécessaires, doit travailler à rechercher sur toutes les choses la pleine vérité. Aussi veux-je dire et traiter ce dont j'ai été témoin, et que je peux garantir, etc.
Henri de VALENCIENNES ne prétend pas écrire l'Histoire, ni l'interpréter, ni en donner le sens. Il désire raconter ce qu'il a vu. Certes, il lui manque la méthode scientifique, et surtout le recul. Mais du moins fait-il l'effort de rester près des faits, et l'on chercherait avec peine des passages où il exprime son propre sentiment ou un début d'interprétation de ce qu'il a vu.
Voyons maintenant comment Jacques LE GOFF, dans son ouvrage Civilisation de l'Occident médiéval intitule les chapitres successifs de son ouvrage (plan cité, commenté, et heureusement ridiculisé par Jacques HEERS ; cf. mon billet d'hier) : La lutte des classes en milieu rural ; La lutte des classes : société urbaine et société féodale ; La femme dans la lutte des classes (sic !) ; Rivalités à l'intérieur des classes ; L'Église et la Royauté dans la lutte des classes.
Pour faire de l'histoire, monsieur LE GOFF ne s'est point appuyé sur son sens critique, ses connaissances, l'analyse objective des documents de l'époque et DE CE QU'ILS DISENT DE CELLE-CI (ce qui est le B.A. BA de la méthode historique scientifique). Non. Monsieur LE GOFF, armé du Capital de papa MARX, s'est échiné à faire rentrer ceux-ci dans la grille qui explique tout sans rien démontrer : celle de la lutte des classes. C'est une absurdité, à l'évidence, et qui montre comment fonctionne l'idéologie. On a des faits, on les trie, et on les fait rentrer dans son système. Tant pis s'il quelquefois il faut les forcer, les égratigner, les tordre. IL FAUT QU'ILS Y RENTRENT.
On est loin de ce qu'écrit Luc au début de son Évangile et que je vous rapporte pour terminer : Puisque beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous, tels que nous les ont transmis ceux qui furent dès le début témoins oculaires et serviteurs de la Parole, j'ai décidé, moi aussi, après m'être informé soigneusement de tout depuis les origines d'en écrire pour toi l'exposé suivi, illustre Théophile, afin que tu te rendes compte de la solidité des enseignements que tu as reçus.
Luc s'informe. Il n'est pas témoin oculaire (monsieur LE GOFF non plus, mais on ne peut lui en vouloir), il fait un récit suivi (monsieur LE GOFF aussi), il s'informe soigneusement de tout depuis les origines (monsieur LE GOFF puise dans MARX et ses continuateurs les instruments de tri et d'analyse ; son histoire est un conte accomodé à la sauce moderne).
On appréciera la différence.