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samedi 13 juillet 2013

Nouvelles de la Résistance : malaise chez les Commissaires de Police, Premier billet du 13 juillet 2013

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Laurence a eu la bonté de m'envoyer la copie de cet article paru dans le Figaro. Sans commentaires, et à mettre en relation avec mon deuxième billet d'hier.
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INFO LE FIGARO - Dans le journal interne du Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN), des hauts fonctionnaires font part de leur refus d'être «une police d'opinion» face aux manifestants anti-mariage gay.
Il y a quelques jours, les CRS s'indignaient, dans un tract du syndicat Alliance, de leur mission «ridicule» contre les «veilleurs debout». Aujourd'hui, c'est chez les commissaires de police que la colère gronde. Dans le dernier numéro de la Tribune du commissaire, deux des trois «tribunes libres» sont consacrées au «malaise grandissant» de l'institution policière face à la répression des manifestations anti-mariage gay.«Du jamais vu!», commente un membre de ce syndicat, qui représente 60 % des commissaires, et qui a toujours été très légitimiste. «Cela montre l'ampleur du mécontentement».
Signé «un collectif de commissaires de police», le premier article évoque «une vidéo ayant circulé sur Internet», «qui montre deux de nos collègues remettant en liberté des personnes portant un vêtement assorti du logo d'une association engagée dans un débat de société, après un simple contrôle d'identité». «S'il apparaissait que des instructions ont été données à toute la chaîne hiérarchique policière d'interpeller des personnes sur ce seul motif, soulignent les auteurs, les commissaires de police qui ont décidé de les élargir honorent le Corps de Conception et de Direction». Et de conclure: «il était temps de prouver que notre Institution n'est pas une police d'opinion».
Le deuxième texte - une tribune «poignante», juge le secrétaire général du SCPN, Emmanuel Roux - est unelettre d'«un commissaire de police attentif à l'actualité» à un «cher collègue». Vraisemblablement pied-noir, il lui parle de sa grand-mère, Eugénie, qui «aimait beaucoup la France, bien qu'elle n'y soit jamais allée avant que le sens tragique de l'Histoire ne la contraigne (…) à quitter pour toujours notre terre natale il y a 51 ans». Un jour, raconte-t-il, «elle commit l'acte fou de brandir un drapeau français à sa fenêtre». Des uniformes «déboulèrent», «défoncèrent sa porte», à la recherche du drapeau.
Aujourd'hui, le petit-fils d'Eugénie est commissaire divisionnaire. «Depuis plusieurs mois, le pays gronde, poursuit-il. Je vois des uniformes, de jeunes manifestants que l'on colle contre le mur. J'en ai vu qui tombaient, d'autres que l'on conduisait vers des fourgons, le regard perdu mais fier». Avant d'asséner: «Je ne serai jamais l'un de ces officiers. J'aime trop ma grand-mère».
Emmanuel Roux admet avoir hésité avant de publier ces «collègues qui parlent avec leur tripes». Mais il a reçu plusieurs appels dans le même sens, et a voulu jouer son «rôle de syndicat, lieu de parole». «Je n'ai pas eu connaissance de pratiques policières qui auraient été différenciées selon les manifestants, tempère-t-il. Mais l'ordre public, c'est une alchimie complexe…»
Au sein du SCPN, on affirme toutefois que «beaucoup ne se reconnaissent absolument pas dans les méthodes appliquées». «C'est pas qu'on soit pro ou anti mariage gay, témoigne un commissaire signataire du premier article. On est simplement choqués. On voit une distorsion énorme entre ce qui se passe avec les voyous récidivistes et des gamins pacifiques qu'on met en garde-à-vue simplement parce qu'ils portent un tee-shirt! Parfois, il faut avoir la force de dire «non». Notre message, c'est que l'on refuse d'être une police politique, quel que soit le pouvoir».
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Monsieur HOLLANDE n'entend ni ne voit. Monsieur AYRAULT non plus ! Ils verront et entendront le 14 juillet.
 

vendredi 5 juillet 2013

Nouvelles de la Résistance : un tract intéressant du syndicat alliance, premier billet du 5 juillet 2013

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Voici un tract intéressant publié par le Syndicat Alliance. Si vous ne le lisez pas correctement allez sur le site http://www.lamanifepourtousfrimages/articles/allianceCRS-GDE.jpeg pour en prendre plus facilement connaissance.

De ce que j'ai pu constater de mes propres yeux, il me semble que les forces de l'ordre réagissent de trois manières différentes. Certains de ses membres, peu nombreux, sont résolument hostiles au mouvement des Veilleurs. Personnellement, je n'en ai jamais rencontrés. Une proportion importante exécute les ordres formulés par leur supérieur, car ils n'ont pas le choix. Ils savent qu'ils ne doivent pas obéir un ordre manifestement illégal. Mais l'adverbe manifestement est très important. Et dans le cas qui nous occupe, celui de la privation momentanée de la liberté d'aller et venir, le flou dans l'illégalité de l'ordre justifie l'absence apparent d'hésitations dans son exécution ; nombre des membres de cette catégorie ne cache pas leur malaise. Puis il y a une troisième catégorie qui elle, exprime ouvertement son désaccord, comme j'en ai été le témoin direct le soir du 3 juillet, et dont les membres disent ouvertement qu'ils soutiennent notre mouvement, nous trouve fort courtois, fort peu agités, et pour tout dire difficilement classables dans  la catégorie des casseurs, leur pain ordinaire.
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Il est très important de pouvoir dire publiquement et à haute voix aux forces de l'ordre ce que nous pensons de l'illégalité non manifeste des ordres donnés par des supérieurs acquis en général à la cause socialistes. Je vais, personnellement, écrire un texte que je lirai au cas où je me retrouverai dans la situation incroyable que j'ai vécu dans le nuit du 3 au 4 juillet. Il est du reste évident que le pouvoir actuel tend à nous pousser à la faute qui serait la réaction violente. Qu'il ne compte pas sur nous. Il est probable alors qu'il nous accusera d'être un mouvement subversif. Il ne voit simplement pas que nous désirons réinvestir l'agora, chers aux Grecs, et discuter dans l'espace public, cet espace si cher à Hannah ARENDT, de ce qui nous concerne.

mercredi 3 juillet 2013

Nouvelles de la Résistance : décidément, ils n'aiment pas les curés, premier billet du 3 juillet 2013

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Simplement sans commentaire, ce petit récit qui en dit long sur notre justice :
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"Une information que je viens de recevoir de Me Jérôme Triomphe, sur le Frère François-Marie, religieux, membre de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, contre lequel le ministère public avait requis un mois de prison avec sursis sur l’allégation de « rébellion » à l’issue de la manifestation d’opposants au “mariage pour tous” le 21 avril dernier :

Ce 28 juin 2013, le tribunal de grande instance de Paris a relaxé le Frère François-Marie qui était poursuivi par le procureur de la République pour de prétendues rebellions sur les forces de l’ordre, rebellions dont tout le monde a pu constater sur les vidéos tournées qu’elles étaient inexistantes.

A l’inverse, une fois interpellé et jeté derrière les barrages antiémeutes, le Frère a été roué de coups par des membres des forces de l’ordre, dont certains sont parfaitement identifiables sur les vidéos. Le dossier comporte des photos de lui la tête en sang et il s’est vu délivrer une incapacité de travail de 2 jours. Le procureur de la République a agit avec une rare célérité puisqu’il a classé sa plainte sans suite en 13 jours. La plainte a été redéposée. Le combat pour la justice continue."

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lundi 1 juillet 2013

Nouvelle de la Résistance, communiqué de l'Union paneuropéenne, premier billet du 1er juillet 2013

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Vous trouverez ci-après un communique de l'Union paneuropéenne sur la répression manifestement abusive des manifestations contre la loi TAUBIRA. L'Europe, dans sa configuration et son fonctionnement actuels n'est pas ma tasse de thé, mais il arrive que certains de ses partisans, des personnes qui pensent, prennent d'heureuses initiatives, dont celle-ci :
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Le gouvernement français est sorti de son rôle en réprimant La Manif Pour Tous
Communiqué de « La Fédération » – Section française de l’Union paneuropéenne internationale
Le jeudi 27 juin 2013
Des millions de Français se sont mobilisés pacifiquement pour refuser le mariage homosexuel et les menaces qu’il entraîne sur la filiation.
Au-delà des obligations normales qu’ont les autorités d’assurer la sécurité publique, le pouvoir politique a tout fait pour tenter de discréditer le mouvement, sortant ainsi de son rôle qui est de maintenir l’ordre public et les conditions d’un débat serein.
Faisant référence à l’attitude des forces de l’ordre lors de la manifestation du 24 mars 2013 à Paris, M. Luca Volontè, ancien député italien et ancien Président du groupe PPE à l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a saisi  le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe. Il a notamment déclaré « de nombreuses personnes dont de très jeunes enfants, des femmes et des personnes âgées ont été violentées et aspergées de gaz lacrymogène sans nécessité par les forces de l’ordre. »
Récemment, c’est un étudiant de 23 ans qui a été condamné à deux mois de prison ferme pour sa participation à ce mouvement.
« La Fédération » tient à attirer l’attention des sections nationales de l’Union Paneuropéenne Internationale sur les enjeux pour la civilisation européenne soulevés à l’occasion de ces manifestations.
Plus généralement, « La Fédération » invite les instances de l’Union Paneuropéenne Internationale à s’interroger sur la dérive, sous la pression d’Etats membres de l’UE, des décisions de justice rendues au nom de l’Europe qui semblent s’éloigner de plus en plus des valeurs prônées par les pères fondateurs de l’Europe pour s’inspirer de principes négateurs tant de la tradition européenne constante que des fondements anthropologiques communs  à tous ceux qui refusent le « meilleur des mondes ».
Contact presse : Pôle Europe de « La Fédération » – 06 81 46 75 66 - jebesnard@yahoo.fr
Fondée en octobre 1944, La Fédération est le principal mouvement fédéraliste français. Elle a compté dans ses rangs François Mitterrand, Antoine Pinay, Jacques Chaban-Delmas, Jean Lecanuet, René Coty… Elle est actuellement présidée par Laurent Grégoire. Son secrétaire général est Joël Broquet. Elle est membre du Mouvement européen et de L’Union Paneuropéenne Internationale."
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Ils se croient tout permis, nos princes. Ils ont tort. Ils n'ont pas compris que des millions de Français, devant ce que Pierre BAYARD appelle la "bifurcation" (In Aurais-je été résistant ou bourreau ? Editions de Minuit, Paris 2013), ont choisi la voie difficile, celle qui conduit parfois à la garde à vue, à l'expulsion d'un logement très régulièrement accordé (Frigide BARJOT) pour des raisons sans doute juridiquement fondées, mais que l'on semble découvrir alors qu'elles existent depuis des années, au contrôle fiscal, à l'injure ou aux violences (exemple : cette librairie catholique de BORDEAUX qui vient d'être vandalisée pour la 27e fois !). Pour ce qui me concerne, ma résistance est bien minime, sans doute peu visible. Je m'efforce d'y participer par mon Blog, et surtout, depuis l'émergence des Veilleurs, par l'entrée dans la Résistance non violente : comme je le disais hier, plus de lazzis, plus d'ironie, mais des critiques serrées, les plus réfléchies possibles, et l'acceptation par avance des désagréments que pourrait me valoir cette prise de position. S'il fallait aller jusqu'à une désobéissance civile plus affirmée, je n'hésiterai pas. Dans un prochain billet je vous parlerai du livre de Pierre BAYARD qui me semble fort bien exposer les étapes qui conduisent un mouton couché à devenir un homme libre, debout. Je vous reproduirai aussi une très belle réflexion de mon neveu Alexis.
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A tout à l'heure pour le deuxième billet du jour.
 

mercredi 19 juin 2013

Nouvelles de la Résistance, premier billet du 19 juin 2013

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Tout d'abord, allez voir cette vidéo qui donne un aperçu des graves incidents du 26 mai sur l'esplanade des Invalides. Je dirais des forces de l'ordre une chose, en voyant cette vidéo : braves mais pas téméraires :
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Jean, un ami, m'envoie ce lien et ce commentaire ainsi que des adresses d'autres vidéos.

http://www.youtube.com/watch?v=dHNtDFjj2PY&list=PLJVl1kDkrV0ThxzobvIeUgnZsWLBpgSh-&index=8 
(Incidents post Manif pour tous)
07:18-07:58 : flashball (le policier s'apprête à tirer au flashball sur un manifestant)
09:28-09:39 : des policiers lancent des bouteilles vides sur des manifestants
(deux autres vidéos faisant état des incidents du 26 mai ont été supprimées de Youtube)

http://www.ndf.fr/poing-de-vue/19-04-2013/lettre-a-celle-que-jaime-retour-sur-une-soiree-avec-les-veilleurs

http://www.bfmtv.com/societe/lagression-dun-anti-mariage-homo-sans-lien-engagement-militant-492076.html

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/ce-que-l-on-sait-de-l-agression-d-un-militant-anti-mariage-gay-a-paris_1240127.html

http://lepcd.fr/agression-de-samuel-lafont-le-pouvoir-doit-reagir/

http://www.youtube.com/watch?v=AYAbvwj9-SY
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Ensuite, quelques mots sur le document que m'a transmis par courrier Jean-Michel, un fidèle lecteur du Blog. Il s'agit d'une analyse du texte publié par monseigneur BOIVINEAU sur la franc-maçonnerie, par un journaliste dont je ne puis hélas voir le nom sur la photocopie, une analyse qui est un chef d'œuvre de mauvaise foi. Je n'ai pas trouvé la référence du texte (Jean-Michel pourra peut-être la donner en commentaire).
Rappelons d'abord les faits : l'évêque d'ANNECY demande au père VESIN, curé de MEGEVE, de choisir entre la maçonnerie, (obédience du Grand-Orient), et sa charge de pasteur de la paroisse savoyarde. L'abbé VESIN a choisi le Grand Orient.
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D'abord il convient de citer l'évêque :

"Le relativisme est au fondement de la franc-maçonnerie. Les francs-maçons nient la possibilité d'une connaissance objective de la vérité. On demande à un franc-maçon d'être un homme libre, qui ne connaît aucune soumission à un dogme, ce qui implique le rejet fondamental de toute position dogmatique." L'évêque cite le dictionnaire franc-maçon international de LENNHOFF-POSNER (Vienne, 1975) : "Toutes les institutions reposant sur un fondement dogmatique et dont l'église catholique peut être considérée comme la plus représentative, exercent une contrainte de la foi."
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Mgr BOIVINEAU poursuit : "Pour le franc-maçon, les règles morales sont appelées à évoluer sans cesse sous la pression de l'opinion publique et des progrès de la science. La morale évolue au gré des consensus des sociétés. S'il est exact que l'homme se situe toujours dans une société particulière, il faut toutefois admettre que l'homme ne se définit pas tout entier par cette culture et qu'il n'est pas le 'produit' d'une culture. Il existe en l'homme quelque chose qui transcende les cultures."
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Comme je l'ai déjà dit dans un précédent billet, je me sens le droit d'examiner, de critiquer, et le cas échéant de combattre le point de vue maçonnique qui me paraît être une croyance. Je constate d'abord que l'analyse du journaliste est celle d'un partisan du relativisme moral ; en somme il est dans l'air du temps. Il donne pour titre à son article : "Divine surprise : l'évêque d'ANNECY publie son Syllabus", c'est tout dire du jugement préalable qu'il porte sur un document qui mérite un peu mieux que ce constat d'imbécile bernanosien (l'intellectuel affranchi qui parle de Syllabus, comme si tous ses lecteurs savaient de quoi il s'agissait). Il dit dans le premier paragraphe : "La leçon de philosophie que nous administre le diocèse d'ANNECY n'est peut-être pas à la portée de tout le monde". Pourquoi Syllabus ? Pourquoi "administre" cher journaliste. Ne pourriez-vous pas avoir un œil bienveillant et vous demander si la question posée, celle du relativisme, mérite qu'on s'y arrête autrement que par un jugement sans appel ? C'est vous qui administrez, jugez, assenez ! Et si le relativisme est la règle du comportement des individus, pourquoi n'admettez-vous pas qu'il y en ait qui, en conscience (dont vous affirmez les droits prééminents) aient une foi qui ne soit pas la vôtre ? Je vous rappelle pour vous rafraîchir la mémoire, qu'un Père de l'Eglise d'Orient a clairement affirmé ceci qui va vous ravir : "Même si je dois être excommunié, je dois suivre la voix de ma conscience" (Saint Jean-Chrysostome).
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La question qui me semble devoir être posée est la suivante : Est-il vrai que l'homme est en possibilité de s'auto-construire ? Est-il exact que les francs-maçons échappent à tout dogme ? Il est permis d'en douter. Leurs dogmes ne sont pas ceux de l'Eglise catholique, mais ils en ont ; leurs tables de la loi,  c'est la déclaration des Droits de l'Homme (ce qui n'est pas une tare, loin de là !) ; elle figure en bonne place dans la pièce antichambre précédant le temple où se tiennent les tenues. J'ai pu le constater moi-même lors d'une conférence qu'un ami franc-maçon m'a demandé de faire dans une tenue blanche ouverte, une conférence consacrée aux rapports de la science et de la foi. Pour des raisons de confidentialité, je ne dirai ni où ni quand. J'ajoute que la reproduction qu'il m'a été donnée de voir dans cette antichambre est celle, bien connue, qui est reproduite dans les manuels d'histoire sur ce qui ressemble aux tables de la loi mosaïque. Les francs-maçons ont une posture dogmatique dans l'affirmation de leurs valeurs. Ne leur en déplaise. Et si les droits de la conscience sont absolument imprescriptibles, on peut se demander quand même comment elle est éclairée : par la raison ? par l'obédience ? par la nature ? par la loi ? par la constitution ? par une constitution hormonale idiosyncratique ? Et d'où vient ce sentiment d'appartenance très particulière qui semble être le propre des francs-maçons que j'ai pu rencontrer ? Qu'est-ce qui les soude, si leur conscience est la seule instance à dicter leur conduite ? Échappent-ils aux déterminations politiques, sociales, familiales, linguistiques ? Où est le contact avec le réel ? Car je vois bien le contact avec les idées mais je ne vois pas bien celui qu'ils devraient entretenir avec le réel (par exemple avec les centaines de milliers d'opposants à la loi TAUBIRA). Ils veulent nous formater ? Ils auront bien du mal ! Heureux caractère des Français, rebelle à tout embrigadement ! Gaulois, pas morts !
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Le combat que nous menons, avec les Veilleurs et tant d'autres, est un combat contre le relativisme. Il n'est ni obscurantiste, ni rétrograde. Et ce ne sont pas les remarques apparemment badines ("mâle critique", "citation pas très convaincante", "chef d'œuvre d'anti-modernisme") du journaliste dont je viens de vous parler qui vont me convaincre que ce combat est perdu ou sans objet. La franc-maçonnerie est une croyance ; les francs-maçons reprochent aux chrétiens d'être dans une croyance. Soit ! C'est croyance contre croyance. Je préfère une croyance en l'amour qu'une croyance dans des chimères dont on a vu les fruits vénéneux apparaître ici et là avec les totalitarismes de tous bords justement fondés sur le relativisme moral.
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Veillée, ce soir à PARIS, Esplanade des Invalides, à 21 h 30. Parapluie, sac de couchage dans un sac à dos, bienveillance et non violence dans le cœur, longanimité, patience... Comme  le dit l'ange de l'Apocalypse à l'Eglise de THYATIRE : "Le vainqueur, celui qui restera fidèle à mon service jusqu'à la fin, je lui donnerai pouvoir sur les nations. [...]. Et je lui donnerai l'Etoile du matin" (Ap 2, 26, 28b). Ajouterais-je un mot très personnel, et même intime. C'est exactement ce qui m'est venu au cœur quand je veillais avec mes frères et sœurs ma maman qui se mourait et avait donné tout au long de sa vie un exemple de bonté, de persévérance et de modestie.
 

samedi 19 janvier 2013

Pauvre Bertrand (bis)...

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Vous avez certainement lu le commentaire de Théo à mon billet d'hier. Il me paraît plein de sagesse. Effectivement, il y a dans les rues de Paris, dans le métro, sous les porches des immeubles un nombre croissant de pauvres qui ne savent pas où ni comment se loger. Et plutôt que de payer à leur intention des nuitées, fort chères, dans des hôtels souvent miteux, Bertrand DELANOE ferait mieux de mettre en acte ses bonnes paroles et ses beaux projets : des logements sociaux assurant une réelle mixité sociale, de façon que toutes les couches de la population puissent se rencontrer, se connaître et s'estimer, car la connaissance est l'antichambre de l'amour. Pauvre Bertrand qui pense qu'il suffit de délivrer des incantations et des "paroles verbales" pour loger les SDF, qui trouvent l'argent pour faire Paris Plage, organiser les nuits blanches, refaire les quais (pour obéir aux diktats des écologistes), mais ne peut pas acheter et réhabiliter tels ou tel immeuble pour y loger les SDF. Bien sûr, il y aura toujours dans cette population de nos concitoyens une proportion d'entre eux qui refusera un toit. Mais je ne crois pas que ce soit la généralité. Pauvres Bertrand...
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Je vous suggère également d'envoyer à monsieur le Maire de Paris, si vous avez manifesté dimanche dernier, un chèque de 10 centimes d'euros, en demandant un accusé de réception. Si le million de manifestants le fait, le pauvre Bertrand rentrera dans ses sous et pourra livrer de nouveau le Champ de Mars à des manifestants mieux disposés à son égard. Pauvre Bertrand qui pleure pour ce qu'il considère comme "sa" pelouse ravagée par 340 000 (disent les médias stipendiés) manifestants... Il convient d'assortir votre chèque d'une lettre, si possible humoristique et dépourvue de hargne. Plus nous serons nombreux, et plus le pauvre Bertrand deviendra riche de nos sourires et, je vous le demande expressément, d'un recul bienveillant à son égard.
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Mais par-dessus tout, pauvre Bertrand qui regarde dans son cerveau avant de regarder la réalité, et se comporte en vérité exactement comme ceux d'entre les chrétiens qui consultent le catéchisme avant d'écouter Jésus, leur coeur et leur conscience. Loin de moi de négliger les analyses politiques des JAURES, BARBUSSE, MARX et autres, et j'en lis des passages. Pourquoi le pauvre Bertrand ne regarde-t-il pas de temps à autre l'Evangile, la Bible, les grands textes d'un saint Ignace, les fioretti de saint François d'Assise, et le catéchisme aussi pendant qu'on y est ? Ce n'est pas des oeillères qu'il a, mais une très ample visière qui l'empêche de regarder EN HAUT. Pauvre Bertrand qui ne veut pas voir la Lumière.
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Je répondrai au dernier commentaire d'Aerelon de mon avant-dernier billet ; il s'interroge sur le déclin de la France depuis le début du XIXe siècle (c'est-à-dire de puis la Révolution) : frileuse, conservatrice, beauf, mesquine (d'après lui) !

vendredi 18 janvier 2013

Pauvre Bertrand...

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Pauvre Bertrand DELANOE ! Il réclame au Ministère de l'Intérieur 100 000 euros pour remettre en état les pelouses du Champ de Mars, charge au ministère de se retourner contre les organisateurs de la 'Manif pour tous'. Mais comment est-il possible que les 340 000 personnes dénombrées par la Préfecture aient fait tant de dégâts ? C'est à n'y rien comprendre. Il doit y avoir une erreur quelque part. J'en vois au moins une qui peuple le cerveau de monsieur DELANOE, c'est l'aveuglement sectaire. Monsieur DELANOE est homosexuel. C'est son choix et son droit. Nul ne le lui reproche. Mais pourquoi faudrait-il que seule une manifestation dirigée contre un projet qu'il soutient fasse les frais (parfaitement illusoires, car cette pelouse n'est pas dégradée) de sa hargne ? Et pourquoi ne fait-il pas payer les dégâts de la Gay Pride, ou de toutes manifestations qui vont dans le sens de son idéologie ? Il y a au moins des responsables à qui il devrait demander de payer le nettoyage des abords du Parc des Prince, ainsi que celui du parc qui longe l'Avenue Ferdinand Buisson, ou celui de la Porte de Saint-Cloud, les lendemains de match qui opposent le PSG à d'autres clubs. Non ? Ce nettoyage doit être fait de manière récurrente, autant de fois qu'il y a de matchs. Et ce n'est pas une mince affaire, croyez-moi. Superficiellement jugé, cette attitude est insupportable.
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Pauvre Bertrand...
Il ne voit pas qu'à lui tout seul, il illustre le sectarisme propre au PS, à ses membres et à ses relais médiatiques, culturels et prétendus éducatifs ?

Pourrait-il prendre à son compte ce que dit Michel de CERTEAU (car l'ayant cité à partir d'un texte qui n'était pas de lui, dans un précédent billet, et n'aimant pas parler de ce que je ne connais pas bien, j'ai acheté et suis en train ce livre remarquable intitulé : L'étranger ou l'union dans la différence (Collection Points, série Essais, N°537. Editions du Seuil, Paris, 2005 ; 8 euros), le prendrait-il à son compte, ce que, me joignant à Michel de CERTEAU, je m'efforce de faire en vérité :

" 'Lui aussi est fils de Dieu et me parle de mon Dieu.' Deus meus : le conflit purifie l'adhésion et dissout l'instinct captateur qu'impliquait simultanément l'adjectif possessif - [remarquez ce que j'ai dit hier à la fin de ma réponse à Aerelon sur l'usage du possessif ; je n'avais pas encore lu ce passage] - Peu à peu, éduqué par tant d'oppositions, le chrétien dit : 'Mon Dieu, oui, parce que je lui appartiens, mais non plus parce qu'il m'appartient. Tant d'autres sont de lui, qui ne sont pas comme moi ; tant d'autres sans lesquels je ne serais pas avec Dieu et avec lesquels pourtant je ne puis être d'accord'."

Voilà qui a une autre allure, un autre élan, une autre beauté ! Et il est est infiniment dommage que Michel de CERTEAU soit mort prématurément. Il avait encore tant de choses à nous dire !

Pauvre Bertrand qui vous privez de la Lumière venue en ce monde. Pauvre Bertrand... Êtes vous capable, sinon d'aimer, du moins de respecter ceux qui ne pensent pas comme vous ? 

jeudi 17 janvier 2013

Réponse à Aerelon, deuxième billet de ce jour

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Cher Aerelon,

J'ai lu avec intérêt votre commentaire dont les lecteurs de ce Blog pourront prendre connaissance. Si j'ai bonne mémoire vous l'avez fait à propos du billet "Sonotone, paire de lunette et cours du soir".

Vous habitez, je crois, aux Etats-Unis. A moins que vous n'ayez pris l'avion pour venir constater de visu comment se déroulait la manifestation, ce dont je doute, je conclus que vous vous êtes documenté à partir de ce que disaient les médias. Vous êtes en communication directe avec Jésus, dites-vous, et, enseigné par lui, vous voyez, dans les manifestants des haineux, des diseurs de chapelets, des ringards, brefs des "sépulcres blanchis" que Jésus aurait vertement rappelé à l'ordre, celui de la charité. Alors nous allons voir.

Ce que vous dites avoir constaté ou vu, et ceci, j'insiste, indirectement, ou, pire, imaginé, c'est une petite partie de la manifestation, celle qui était organisé par l'Institut Civitas, dont le Président, Alain ESCADA, a pris à partie les organisateurs de la 'Manif pour tous', et notamment Frigide BARJOT. Cet Institut revendique 50 000 participants, massés place PINEL dans le XIVe. Je ne puis ni confirmer ni infirmer ce chiffre.

Pour les centaines de milliers d'autres, et je demande expressément à ceux de mes lecteurs qui auraient participé à la "Manif pour tous" de le confirmer par un commentaire, il n'y a jamais eu de "je vous salue Marie", de chapelets, de slogans dont vous soulignez l'inadaptation ou l'offense à la charité, de propos homophobes, ou de lazzi déplacés. La manifestation a été d'une grande dignité. Vous portez des lunettes à champ visuel réduit. Ne tombez pas dans le travers du Préfet de Paris. Vous avez parfaitement le droit de dire de ces manifestants "normaux" que vous ne partagez pas leurs analyses et les raisons de leur opposition, mais vous n'avez pas le droit - par simple probité intellectuelle - de dire que ce quasi million de manifestants n'est qu'un ramassis de cathos réacs. Il y avait des laïcs, des musulmans (j'ai vu arriver plusieurs dignitaires musulmans), des juifs, des professionnels (avocats en robe, magistrats), des élus, de droite comme de gauche. Certes, il y avait des catholiques, mais "pas que", comme le dit Francis Blanche à Lino Ventura dans les "Tontons flingueurs" (à propos d'un calva qui semble frelaté et dont le contenu en alcool de pomme est questionnable ; "y a d'la pomme mais pas que").

Je voudrais pour terminer, cet puisque vous êtes en lien direct avec Jésus, ce dont je vous félicite, lui demander de confirmer qu'il a bien dit à ses disciples, le soir du Jeudi Saint, tandis que Judas s'enfonçait dans la nuit (Jean 15, 18-19) :

"Si le monde vous hait, sachez qu'il m'a haï avant vous.
Si vous étiez du monde, le monde aimerait son bien ;
mais parce que vous n'êtes pas du monde,
puisque mon choix vous a tiré du monde,
le monde vous hait."

Telle est, in fine, la raison profonde, cachée, et maligne du projet de loi, et des mensonges de la presse, de la télévision, de nombre d'hommes politiques se réclamant de la gauche : rendre à leur insu un culte au Père du mensonge, à l'Homicide dès l'origine, à l'Accusateur des frères, en croyant qu'il est vraiment Porteur de Lumière (Lucifer). Mais le Prince de ce monde sait qu'il a perdu la partie, définitivement et c'est bien ce qui lui fait déchaîner une véritable haine contre ceux qui ne se prosternent pas devant lui. 

Et puisque je soupçonne que vous avez été l'un de mes étudiants (je n'aime pas ce possessif, mais ici il s'impose si je veux faire une phrase courte), vous pouvez témoigner que je n'ai jamais, pendant mes cours, donné des avis et opinions qui auraient pu choquer vos convictions.

Allez ! Bien amicalement.

La France diesel

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Plusieurs lecteurs et amis m'ont fait parvenir ce texte dû à Gabrielle CLUZEL que nous remercions.
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Tout le monde s'accorde à le dire, et même, du bout des lèvres, certains membres du gouvernement : la manif de ce 13 janvier est un immense, un inespéré succès. Un succès d’autant plus grand qu’elle a fait descendre dans la rue la France des taiseux, la France qui ne fait pas de bruit, la France bien élevée qui ne veut pas déranger, celle qui bosse et paie sans moufeterses impôts, celle qui n’a jamais commis plus gros délit que de dépasser le temps imparti par un horodateur, celle qui cède sa place dans les transports en commun et aide les vieilles dames à monter leurs bagages dans le train.


La France dont on ne parle pas au 20 heures, parce que ses enfants ne dealent pas, ne squattent pas, ne brûlent pas les voitures et necassent pas la gueule aux profs, la France qu’aucun gouvernement ne cherche à ménager tant on la sait docile, respectueuse des lois et de l’ordre établi. La gentille France familiale, catholique ou pas, qu’on prend quelquefois, il faut bien le dire, pour toutes ces raisons-là, au choix, pour une bonne poire ou pour une vache à lait.

Et c’est cette France-là qui est venue manifester en masse, avec ses poussettes surchargées, ses innombrables jeunes perchés sur les chars,ses enfants ravis pour une fois d’échapper aux devoirs du dimanche, cette France-là qui est venue protester, crier, tempêter : « François, ta loi on n’en veut pas ! », « Taubira, t’es foutue, les familles sont dans la rue !»

Fallait-il, pour que ces gens-là sortent de leurs gonds, que la cause les ait scandalisés, touchés, indignés. Parmi eux, pas de professionnels de la manif, de vieux routards syndicalistes que l’on voit fondre sur Paris comme les oiseaux migrateurs dès que la saison des conflits sociaux arrive et qui, entre grèves et cortèges,vous bloquent et vous prennent en otage un pays. Si innocents, ces manifestants du dimanche, qu’il a fallu leur expliquer quelques vieilles ficelles :que, pour le comptage de la police, par exemple, il fallait se déployer surtout le boulevard, et ne pas rester scotchés les uns aux autres, ou que malgré le nombre, il ne fallait pas céder à la tentation d’envahir le trottoir qui,lui, ne serait pas considéré comme « manifestant ».


es CRS eux-mêmes, d’ailleurs, n’avaient pas leur tête tendue habituelle,conscients sans doute que gaz lacrymogènes et vitrines brisées étaient hautement improbables avec ces manifestants placides dont les longues heures d’attente à faire le pied de grue, non plus les affiches provocatrices sur les balcons ici et là n’arrivaient à entamer la bonne humeur. On vit même l’un d’eux sourire lorsqu’un appel au micro signala à quelques minutes d’intervalle la perte d’un iPhone, puis sa restitution. Dans une foule si compacte, un objet si prisé sagement rapporté aux objets trouvés, cela ne s’était jamais vu.

Pour être honnêtes, ces manifestants-là ne sont cependant pas complètement abrutis. Et quand ils entendent parler du chiffre officiel de 340 000 manifestants quand certains d’entre eux, pour avoir organisé les JMJ par exemple, savent pertinemment que le Champ de Mars, très vite saturé ce dimanche et dans lequel nombre demanifestants n’ont pu entrer, peut contenir plus de 800 000 personnes, ils sentent bien « comme une embrouille ».

Il faut se méfier de la France bien élevée et de son côté « diesel » : un peu longue à chauffer, mais lorsqu’elle est lancée, son moteur est increvable.


Et là, c’est le gouvernement qui risque bien d’en baver un peu."

Gabrielle Cluzel, le 13janvier 2013


mercredi 16 janvier 2013

La grosse Bertha

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Non content de faire pilonner par nos soldats les positions islamistes au Nord Mali, François-Normal  Ier (je ne peux plus l'appeler autrement depuis dimanche dernier ; il s'est comporté comme un monarque) entend bien pilonner l'opinion publique au moyen de la grosse BERTHA, pour faire passer sa loi sur le mariage pour tous. Il serait discourtois de traiter de ce nom madame TAUBIRA, mais enfin on peut prévoir que les obus qu'elle entend faire pleuvoir sur l'opinion publique sont entassés dans les entrepôts d'où ils doivent être lancés.
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Essayons de décrypter. Petit entrefilet en page 5 de Direct matin, intitulé : "Loi sur la mariage homosexuel. Pédagogie à gauche." Puis : "Le gouvernement tire une conclusion de la grande manifestation (Ah ! Tiens ! Mais n'y avait-il pas seulement 340 000 personnes ? Ils ont dû réviser leurs chiffres) contre le mariage homosexuel : il va devoir jouer les pédagogues pour défendre son projet de loi. 'Les propos que j'ai entendus montrent que nous avons encore des explications à fournir (C'est le moins qu'on puisse dire !!!). Ce sont des choses que nous allons éclaircir' a expliqué hier la ministre de la justice, Christiane TAUBIRA, à l'origine de ce teste gouvernemental.' 'S'il y a des inquiétudes, des interrogations à lever parmi une partie des manifestants (Pourquoi une partie, vous y étiez à la manifestation, Najat ? Les manifestants étaient unanimes, et ce pour des raisons très diverses. C'est bien ce qui chagrine nos princes. Et vous essayez une bonne vieille tactique : diviser pour régner. Vous allez avoir du mal. Je n'ai jamais vu des manifestants aussi déterminés dans leur refus), nous les lèverons' à abondé sur Europe 1 la porte-parole du Gouvernement Najat-VALLAUD-BELKACEM, notre si joli et doux perroquet, qui dénonce les 'contre-vérités' de certains manifestants. En déplacement à LYON, la garde des Sceaux l'a répété : si le texte va bien entraîner des modifications de terminologie dans les code civil, 'les termes père et mère ne disparaîtront pas'. Elle a également redit que l'idée d'un référendum 'ne correspond pas à notre droit actuel'. La Constitution exclut en effet les questions sociétales des consultations possibles." (Elle ne dit plus, notez le changement de terminologie, que ce serait anticonstitutionnel.)
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(a) Si la loi est votée, elle entraîne des changements dans le champ des affaires sociales (allocations familiales par exemple ; sécurité sociale). Or la Constitution prévoit expressément que le peuple français (c'est nous, et François-Normal Ier en a peur)  peut être consulté sur toute affaire tenant aux questions sociales. Bien évidemment, ce texte ne touche pas que les affaires sociales, mais la société tout entière. Mais par ce biais-là, il est parfaitement possible de soumettre ce texte à l'approbation des citoyens.
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(b) Cette loi n'est pas réclamée par la totalité des personnes homosexuelles, mais par les militants de l'association LGBT que François-Normal Ier a reçu, la mine piteuse, au lendemain du jour où il avait reconnu un droit à l'objection de conscience chez les maires, officiers d'état civil par délégation de l'Etat. Elle ne vise pas l'intérêt général, mais l'intérêt particulier d'individus (et non pas de personnes, par définition des sujets sociaux engagés dans une relation à autrui en qui on reconnaît un AUTRE). Elle repose sur un corpus d'idées, dont celui de l'égalité des droits. Le rabbin Gilles BERNHEIM a parfaitement analysé la fausseté de cette notion. Il en a fait litière. Du reste, la différence des sexes est tellement reconnue que l'on a cru bon d'inscrire dans la loi la notion de parité homme-femme. Si un homme vaut pour une femme ou une femme pour un homme, il faut abolir cette disposition.
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(c) On objecte qu'il existe de nombreuses familles homoparentales avec enfants. Combien ? Ont-elles été inquiétées pour cette raison ? Et est-il nécessaire de faire une loi pour mettre en accord le droit et la pratique ? La vérité est tout autre. Les socialistes sont des partisans du darwinisme social et ils pensent qu'il suffit de changer l'environnement social pour changer l'homme. Il est évident que la société évolue, dans ses moeurs, dans la manière de s'habiller, dans ses habitudes alimentaires ou dans ses croyances. Il est non moins évident (merci à Michel de CERTEAU) que tout discours à prétention universelle, y, compris du reste celui des Eglises, ne peut jamais dire l'indicible, mais seulement tendre vers. Cela justifie-t-il que l'on change une institution qui a fait ses preuves depuis des millénaires ?
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(d) Les obus de la grosse BERTHA vont s'abattre sur nous ; il faut le savoir. Ils sont de trois calibres : l'éducation nationale, la presse et le monde de la culture. Attendons-nous à voir fleurir des circulaires pondues par monsieur PEILLON, des articles (ça commence dans le Nouvel Observateur) et des interviews de vedettes du show-biz notamment à la télévision.
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Ensuite, je répondrai aux commentaires qu'Aerelon/Ionisys a fait de l'un de mes récents billets un peu plus tard. Il y a beaucoup de passions dedans et quantité d'affirmations à quoi j'ai beaucoup à objecter.
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Pour terminer une question : quel est l'autre nom que l'on donne à la HOLLANDE ? N'est-ce pas PAYS-BAS ?


mardi 15 janvier 2013

Les cinq points du peintre

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Un ami très cher qui habite la région de PARIS me fait parvenir ce texte qu'il a lui-même reçu d'un proche. Avec la permission de son auteur, Api (nom sous lequel ce proche signe ses toiles), je vous fais connaître ce beau texte où, sans agressivité, est exprimée une opinion mesurée, détermininée et juste.
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"Cinq choses parmi d’autres qui me venaient à l’esprit, hier soir, 13 janvier 2013.


1. La France est quand même vraiment belle de sa diversité et de son identité culturelle. Elle a conservé intact ce génie propre qui l'amène (au moins...) à se poser à l'avance de bonnes questions là où d'autres pays préparent, inconscients, leur effacement moral et politique (Hier dans la rue, j'ai trouvé qu'y flottait comme un parfum de joie et de confiance retrouvées. Plus qu’en faisant les soldes, non ?).

2. Donner à notre pays une vision - bonne - à partager suscite inévitablement au sein de son peuple une envie de rassemblement qui le rend plus aimable (au sens premier du terme) et influent (Merci à 'La Manif pour Tous' d'avoir eu le courage de nous la proposer sans attendre l'appel à la mobilisation de nos autorités politiques et morales!).

3. Il n'est pas nécessaire d'appartenir au cénacle des soi-disant 'puissants’ et ‘influents' pour réussir de grandes choses et faire bouger les lignes (J'ai presque envie de dire : 'au contraire' ... donc, au boulot !).

4. Prophétique (Lc 12-2) : Comme la foule s'était rassemblée par dizaines de milliers, au point qu'on s'écrasait, Jésus se mit à dire, en s'adressant d'abord à ses disciples : « Méfiez-vous bien à cause du levain des pharisiens, c'est-à-dire de leur hypocrisie. Tout ce qui est voilé sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu". Le nombre de participants à cette incroyable manifestation de rue par exemple; mais aussi les agendas secrets de certains responsables politiques, les singeries conformistes et peurs mimétiques des médias, le terrorisme intellectuel de multiples lobbies qui nous fabriquent progressivement le "Meilleur des Mondes" si justement décrit par Aldous Huxley (si vous n'avez pas le temps de le lire ou de le relire, une rapide visite sur Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Meilleur_des_mondes - vous fera frémir. On y parle vraiment de nous …).

5. ‘Catho’ est devenu un disqualificatif rentré dans le vocabulaire courant. Tout comme le mot ‘crétin’ qui est étymologiquement l’équivalent franco-provençal (Valais, Savoie) de chrétien ; mot de compassion devenu péjoratif comme benêt, fada, innocent, etc. Frigide Barjot est donc une ‘humoriste catho’. La pauvre ! ‘Que peut-il donc sortir de bon d’une humoriste catho?’ : entendons-nous entre les lignes. L’affaire est entendue et elle se diffuse à grands pas sans qu'on n'y prenne garde. C’est d’abord par le terrorisme du langage (y compris et surtout quand il dégouline de bons sentiments et de nobles desseins : ‘progrès’, ‘égalité’, ‘modernité’, ‘lutte contre l’homophobie’, etc…) que se prépare l’asservissement de la pensée, puis celle d’un peuple tout entier.

Merci à tous les inspirateurs et organisateurs visibles ou plus discrets de ‘La Manif pour Tous’. Votre magnifique investissement personnel ne restera pas sans récompense.

Merci à tous ceux et toutes celles qui s’étaient joints à nous, dimanche. Surtout, si vous êtes venus de loin pour arpenter le bitume parisien.

Nous avons vécu ensemble un moment historique et sympathique.

On recommencera tant que les responsables de notre pays – quelles que soient leurs appartenances, leurs orientations et leur fallacieuse bonne volonté - persévèreront dans leur autisme dogmatique d’un autre siècle."
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Merci à vous, cher Api, pour cette analyse. Oui nous continuerons. Et je me demande si, emportés par leur exaspération, un certain nombre de nos concitoyens n'iront pas jusqu'à investir l'Assemblée Nationale, comme le dit Tippel dans un commentaire de mon dernier billet. Le peuple, ce n'est pas ce petit clan d'imbéciles (au sens de BERNANOS), c'est nous ! Pauvres François-Normal Ier ! Pauvre Jean-Marc ! Pauvre Christiane ! Vous quitterez le pouvoir en étant honnis de tous.

lundi 14 janvier 2013

Sonotone, paire de lunettes et cours du soir

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Chers lecteurs et amis, je lance, comme on lancerait une bouteille à la mer, une souscription nationale pour offrir à François-Normal Ier un sonotone, une paire de lunettes au préfet de PARIS, et des cours du soir en mathématiques pour les personnels qui, sous l'autorité de ce haut fonctionnaire, étaient chargés de dénombrer les manifestants qui ont participé à la grande rencontre d'hier. Vous n'êtes point très nombreux, certes, mais si chacun donne dix centimes, et en utilisant l'arme redoutable du crédit , nous pourrions remédier aux déficiences auditives du premier, aux aberrations visuelles du second, et aux retards scolaires des troisièmes.
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La manifestation n'avait pas encore pris fin ; l'entourage de François-Normal Ier faisait pourtant savoir, urbi et orbi, que leur maître ne changerait rien au calendrier prévu pour l'examen de la loi TAUBIRA. C'est, sans doute, qu'il n' a rien entendu, leur maître. Il n'a pas entendu la protestation venue du plus profond du peuple français. Il lui faut un sonotone, vous dis-je, et s'il est nécessaire, nous utiliserons aussi des porte-voix à proximité de l'Elysée pour qu'il comprenne et nous entende. Non, monsieur BARTOLONE, ce ne sont pas des ringards qui protestaient, et je me demande si le ringard ce n'est pas vous qui confondez  nouveauté et progrès, idéologie et réalité, mode et modernité, passion et bon sens. Les Français ne veulent pas de cette loi. Et si elle est votée, c'est parce que la prétendue représentation nationale majoritaire par surprise est plus soucieuse de son clan que des électeurs. Madame TAUBIRA m'a rempli de compassion, tant son discours hier soir sur les ondes de TF1 était convenu et mensonger. Car il est parfaitement possible de soumettre cette loi au peuple par la voix du référendum. Monsieur WAUQUIEZ l'a fort bien rappelé dans une émission de France 5 hier soir, alors qu'il venait de quitter la manifestation. On ne fait pas une loi pour répondre aux exigences des 2 000 membres du mouvement LGBT, fraction ultra-minoritaire des personnes homosexuelles, elles-mêmes minoritaires dans la population, on ne fait pas une loi pour faire plaisir à monsieur BERGE, dont les propos indignes devraient heurter toute personne soucieuse de respect de l'autre. Il faut, vous dis-je, offrir un sonotone à François-Normal Ier. Nous ne cèderons pas et il faudra bien qu'il nous entende. 
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Le préfet de PARIS, lui, a besoin de lunettes, ne serait-ce que pour contrôler par le moyen de ses propres yeux le bien fondé des chiffres avancés par ses services. Il aurait dû louer un balcon donnant sur le Champ de Mars pour constater par lui-même qu'une foule ininterrompue  a envahi cet espace entre 14 h 30 et 18 h (au bas mot). Je sais bien que pour avoir de l'avancement, il faut courber l'échine, mais pas au prix de la vérité. Dire la vérité, etiam in perilium ! Monsieur le prefet, il vous faut changer vos lunettes roses pour des vrais lunettes, des lunettes qui permettent de voir de près et de loin, mais aussi, je prophétise, plus loin que le bout de votre nez.
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Quant au personnel de la préfecture, il lui faut prendre des cours du soir en maths. Le Champ de Mars fait 24 ha, rien que pour la pelouse. Hier, il était noir de monde, de l'école militaire à la tour Eiffel. Sachant que dans ce genre de rassemblement, on compte quatre personnes par mètre carré, calculez le nombre de présents, très chers et nullissimes amis : 960 000. J'ai recueilli (indirectement il est vrai) les estimations de deux policiers et d'un gendarme, et ça donne 900 000, 800 000 et 1 300 000. Les organisateurs eux, ont choisi le chiffre le plus bas. Et du reste, il est facile, en regardant les photos du rassemblement ou celles qu'ont prises de nombreux visiteurs de la tour Eiffel, depuis le premier étage, de vérifier cette densité et le bien fondé de ce calcul (à moi communiqué par de très chers amis). Et le Prince le sait. A supposer même qu'il n'y ait eu que deux personnes par mètre carré, ça fait encore 480 000, et non point 120 000, puis 340 000 et enfin et ridiculement 345 000 (on affine, on affine dans le mensonge).
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Dites-moi si vous êtes d'accord pour lancer cette souscription, et adressez vos dons à l'armateur du nouveau Radeau de la Méduse  qui transmettra. N'omettez pas de dire à quel dispositif vous destinez ce don. Je crois deviner que ce sera le sonotone.
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Et laissez monter en vous l'exaspération ! Elle est parfaitement légitime. Du travail pour tous, oui ! et pas seulement pour les copains. Un effort de tous, et pas seulement de ceux qui font tourner le pays ! Et un peu de respect pour nous qui ne voulons pas nous laisser traiter de ringards par une clique d'imbéciles. (Ce mot-là, monsieur BARTOLONE, vous le paierez très cher, en perte d'estime et de considération. Et si ça pouvait être en terme de mandats électifs, ce serait encore mieux. Mais vous, comme vos semblables, vous vous accrochez à votre pitance, et c'est nous, les ringards, qui vous la servons.)

dimanche 13 janvier 2013

J'y suis allé

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Je suis allé manifester contre le projet de loi dit TAUBIRA. Au point où les choses en sont, je vais rassembler dans ce billet vespéral quelques observations que j'ai faites ces dernières 48 heures.
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Nous dînions hier soir en compagnie de deux amis, au Café du Commerce, rue du Commerce. Eux, comme moi, vont manifester. Nous échangeons sur l'importance du sujet. A la table à côté, deux quadragénaires, manifestement des étrangers, nous écoutent. A un moment, l'un d'eux se penche vers nous et nous dit : "Je suis journaliste et écrivain, et je viens de FINLANDE pour participer à la manifestation." Le Français de notre interlocuteur est absolument parfait, teinté d'un indéfinissable accent étranger. Nous apprenons qu'il a été élève à l'école Polytechnique, à Massy... Tout se comprend. L'autre convive est un mathématicien espagnol qui vit à Paris et qui parle notre langue merveilleusement bien avec cet accent délicieux qui vient d'outre-Pyrénées. Il ira manifester lui aussi. Il ne me semble être ni ringards, ni rétro(s), ni cathos !
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Vers 13 h 30, aujourd'hui, le cortège de Paris-Ouest arrive à la Porte de la Muette. Nous nous apprêtons à prendre la direction du Trocadéro. Une dame, venue de CAEN, vient de recevoir un coup de téléphone de son frère, lui aussi venu de CAEN en bus. Il est bloqué sur l'autoroute de l'Ouest, à hauteur de VERSAILLES. Des dizaines de bus remplis se manifestants potentiels se suivent à la file, et il faut que la police de la route canalise et organise le flot. Il semble bien que tout soit fait pour empêcher une partie de ces bus d'arriver à PARIS.
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Dans le cortège encore, une dame a demandé à un policier à combien de manifestants il estimait la foule : la réponse est nette, 900 000 (neuf cents mille). La préfecture nous dit 340 000 vers 16 heures. Un mensonge de plus. Je suis arrivé au Champ de Mars aux alentours de 15 heures, un peu avant. Nous apprenons que des manifestants sont encore Place Denfert-Rochereau, ou Place d'Italie alors que la tête de leur cortège est arrivée sur le Champ de Mars, et un manifestant me dit qu'il vient de recevoir un coup de téléphone ; un correspondant lui dit que la foule a dû aller jusqu'à la Place de l'Etoile, faute de place Porte Maillot, pour participer à la manifestation. Je suppose que seuls les trottoirs étaient envahis, car je ne pense pas que la manifestation ait eu le droit d'utiliser la chaussée de l'Avenue de la Grande Armée. Mais enfin il faudrait vérifier. Transi de froid, j'ai quitté le Champ de Mars vers 17 h 30 et la foule continuait d'arriver. Et ben voyons ! Nous étions 345 000 (sic) rectifie la préfecture vers 17 h 30. Cinq mille de plus ! Ma parole, il nous prend pour des crêpes, le (nouveau) Préfet.
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Peu avant d'arriver sur le Champ de Mars, une dame d'une soixantaine d'années, m'explique les raisons de sa présence. Elle était enseignante dans un Lycée parisien. Pour des raisons de confidentialité je ne puis en dire plus. Mais elle me disait que dans chacune de ses classes (25 élèves), il y avait tous les ans 4 ou 5 jeunes, ouvertement homosexuels et en très grande souffrance et que souvent il y avait dans leurs familles une absence de père.
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Divers calicots de soutien à la manifestation ornent des balcons dont l'un que je trouve délicieux : une affiche ventant les qualités d'un film dont le titre a été relooké : "La Gloire de mon parent 1". Humour ravageur.
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Comme la presse ne sait pas où donner de la tête, tantôt, faisant chorus avec monsieur BARTOLONE qui traite de ringards une partie des manifestants (on attendait mieux de la part d'un Président de l'Assemblée Nationale), elle impute aux catholiques réactionnaires la responsabilité de l'opposition au projet TAUBIRA, tantôt, reprenant le jugement de monsieur Ludovic PAUCHANT de France Info qui avait jugeant hétéroclite la manifestation du 17 novembre, elle présente ce mouvement comme composite. Or il est fait de diverses sensibilités politiques, religieuses, sexuelles, qui, dépassant des clivages partisans ou religieux sont unies sur l'essentiel : une certaine vision de l'homme. Nous avons entendu plusieurs porte-paroles des mouvements organisateurs, dont les Poissons roses (socialistes), et des élus socialistes, ainsi que divers représentants d'associations homosexuelles farouchement opposées au projet. Nous avons aussi entendu le cri de l'aînée d'une famille de sept enfants, tous adoptés, qui disait le besoin des orphelins ou des enfants abandonnés d'avoir un père et une mère. Ce cri là était poignant.
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Pendant ce temps, François-Normal Ier fait diffuser un communiqué dans lequel il affirme qu'il ne changera rien au calendrier, et que ce projet de loi sera examiné à la date prévu malgré l'opposition qu'il suscite. Qu'il se souvienne de la dernière phrase des Essais de MONTAIGNE : "Si haut que soient les trônes, on n'y est jamais assis que sur son cul". Et ma foi, à quoi sert-il ce dernier si ce n'est à recevoir parfois des coups de pieds ?
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François-Normal Ier a été élu parce que moins de la moitié des électeurs ayant exprimé un suffrage validé ne voulait pas reconduire monsieur SARKOZY. Elle pensait, cette pauvre moitié, que François-Normal Ier donnerait à tous du travail. Et non point le mariage. Si mariage pour tous il veut, qu'il commence par donner l'exemple. En tout cas il aurait tort de négliger la voix du peuple. Car le peuple (dont de très nombreux jeunes, adolescent(e)s et jeunes gens-jeunes filles) est déterminé. Et s'il faut encore manifester, le peuple manifestera, ne serait-ce d'ailleurs que pour combattre la bassesse des propos d'un Pierre BERGE qui ne voit pas de différence entre le fait de louer son ventre pour porter l'enfant d'un autre, et le fait de louer à un employeur sa force travail... Que voulez-vous, les socialistes claniques et officiels (je ne parlent pas de ceux qui suivent la voix de leur conscience et qui sont venus dire leur opposition) ont les soutiens qu'ils méritent. Je n'ose dire où ils les recrutent, mais ça n'est pas loin du caniveau.
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mercredi 2 janvier 2013

Apologie

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Je voudrais revenir, au seuil de l'année nouvelle, sur les différents échanges que nous avons eus, notamment avec Élisa, à propos du mariage homosexuel. Je vais tout d'abord faire ma propre apologie, comme Paul de TARSE le fit dans plusieurs de ses épîtres (par exemple Romains 9, 19ss ; 2 Corinthiens 11, 7ss), une apologie qu'il termine au verset 30 par :"S'il faut se vanter, c'est de ma faiblesse que je me vanterai".
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Je me vois contraint de faire mon apologie pour montrer simplement à mes lecteurs que je ne suis point un illuminé, et que j'ai occupé dans le monde des fonctions qui auraient pu me monter à la tête.
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J'ai été l'un des plus jeunes, si ce n'est le plus jeune professeur titulaire de l'Université Louis Pasteur, puisque la Faculté de Pharmacie m'a attribué la chaire de Microbiologie, lorsque furent accomplis mes trois ans de stage comme jeune professeur. Je n'avais pas 35 ans. Quelques années plus tard, le Pr DURANTON, élu Président de cette Université, me demandait d'être l'un de ses vice-Présidents ; puis j'ai été élu Président du Conseil Scientifique de notre Faculté, classée, et de très loin, par le Comité National d'Evaluation comme le première Faculté de Pharmacie de France sur les 24 que comporte notre pays : recherche, pédagogie, enseignement, mode d'évaluation des connaissances, administration, scolarité. Je compte 9 professeurs des Universités parmi mes élèves, dont deux en Angleterre, deux directeurs de Recherches (un au CNRS, un autre à l'INSERM), deux maîtres de Conférences des Universités, un professeur associé aux USA, le directeur scientifique de l'AFM, l'un des responsable du Centre Européen de Recherches sur le Diabète, un chercheur à LOUVAIN, un chercheur au Biozentrum de BALE, sans compter ceux qui occupent des postes importants dans l'industrie pharmaceutique. J'ai dirigé plus de trente thèses, ait signé plus de 110 articles scientifiques (le dernier en date étant sous presse). Il est donc possible d'être reconnu par ses pairs et de tenir sur une matière aussi importante que la question du mariage homosexuel, un discours qui soit rationnellement fondé et qui vaille bien celui des tenants de la théorie du genre ou des responsables fous de l'association LGBT. Il est possible aussi de reconnaître les limites de la raison humaine et de faire appel, dans le jeu de sa liberté, à une lumière qui ne soit ni celle du PS, ni celle de monsieur HOLLANDE, ni celle de monsieur AYRAULT, ni celle des francs-maçons, sans compter celle des ennemis de toujours du "seul nom qui sauve" : ils marchent dans les ténèbres.
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En effet, bien des arguments rationnels militent contre la promotion du mariage homosexuel. Que ce soit celui de la nature, ou celui de l'équilibre des enfants, de la stabilité familiale ou de la stabilité sociale en tant que gardienne des intérêts du genre humain. Cette loi aberrante, cette loi de ténèbres, est faite pour des individus atomisés, qui ne supportent pas leur orientation sexuelle (nul ne cherche du reste à la leur reprocher, que ce soit bien clair) et pensent exonérer leur conscience du poids de la culpabilité en étant "comme tout le monde". Ce n'est donc pas de droit des individus dont il s'agit, mais du bien des personnes en tant qu'êtres de relation, impliqués dans une relation triangulaire qui inclut l'enfant (infans : celui qui ne parle pas)
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Il est donc nécessaire de nous opposer de toutes nos forces à cette folie et de tenir cette loi, au cas où elle viendrait à être votée, comme illégitime, nulle et non avenue. Il faut venir le 13 janvier manifester massivement contre ce projet et faire payer politiquement cher aux députés qui la voteraient et aux élus qui l'appliqueraient leur adhésion à l'injustice. Et si ce n'est pas pour des raisons rationnelles, alors que ce soit, pour les chrétiens, pour ceux qui se réclament de JÉSUS, oui que ce soit par fidélité aux commandements de Celui qui est Lumière, Vie, Chemin et Vérité. Car la Vérité n'est pas une idée, c'est une personne venue de Dieu-Père et qui a pris notre chair
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Bonne journée.

dimanche 23 décembre 2012

Venez tous manifester le 13 janvier

Une amie de Lorraine me signale un site où il est possible d'obtenir toutes les informations, région par région, sur les modalités de transport pour se rendre à PARIS le 13 janvier, à la manifestation contre le mariage homosexuel. Voici le lien. 

www.afc-france.org

De plus, si vous désirez rester à PARIS le 13 au soir, vous pouvez trouver des adresses utiles grâce au lien qui figure ci-après.

http://13janvier.we-facile.fr

Nous ne laisserons pas ces imbéciles faire n'importe quoi, et s'ils le font, il faut que le coût politique de ce coup de force soit terrible. Non au mariage homosexuel ! Non à la procréation médicalement assistée ! Car un enfant n'est pas un objet, ni un ours en peluche. C'est une personne qui a des droits, dont le plus naturel est celui d'avoir un père et une mère. Nous ne pouvons pas nous reconnaître dans ces gouvernants. Ils peuvent essayer de nous contraindre par la loi. Ils ne nous forceront pas à leur obéir. Car la conscience est au-dessus de lois. C'est aussi simple que ça. Et personnellement, je n'ai qu'un désir en tête : qu'ils dégagent, et le plus vite possible sera le mieux. Quant à la solidarité financée, disent-ils, par l'impôt, je suis disposé à leur montrer que je n'ai pas attendu leurs mesures pour partager le mieux que je peux avec ceux qui n'ont pas eu la chance que j'ai eue.

Quant à madame BACHELOT qui a défilé en faveur de cette mascarade, il faut lui faire comprendre que sa carrière politique est finie. Elle se croit dans le vent. Mais il n'y a pas de bon vent pour celui qui ne sait pas où il va disait SENEQUE ! Et elle ne sait pas où elle va !

mardi 20 novembre 2012

Méfions-nous de France Info

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Je dois vous confier que la moutarde commence à monter au nez. Je viens de jeter, comme je le fais tous les jours, un coup d'oeil sur le site web de France Info. Nous avons droit à un long développement accompagné de photos sur la manifestation de dimanche organisée par l'Institut Civitas. Les photos sont choisies avec soin et sont censées mettre en évidence le ridicule et l'outrance des manifestants. Madame Cécile QUEGUINER, auteur de cet "article" tartine et glose sur les tendances supposées ou réelles d'extrême-droite d'Alain ESCADA, le Président et fondateur de Civitas. Et elle tente de nous faire croire que ce sont les catholiques intégristes et les "suppôts" de l'extrême-droite qui sont contre le mariage dit "homosexuel". La disproportion du nombre et de la longueur, ainsi que des illustrations, des articles relatifs aux deux manifestations, celle de samedi (au moins 100 000 personnes, et non point 70 000 comme l'annonce mensongèrement dans sa livraison d'hier le journal gratuit Métro, dont j'avais déjà dit, il y a longtemps, ce que j'en pensais) et celle de dimanche (9000 personnes) est une insulte à la vérité.
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Il n'est pas nécessaire d'être catholique ou chrétien, il n'est pas nécessaire de se réclamer de l'extrême-droite, pour être contre ce projet de loi inepte. Et j'ajoute qu'entre les propos de Marine LE PEN et ceux de monsieur MELANCHON, je préfère ceux de la première, tant le second me semble rempli de haine contre tout ce qui ne pense pas comme lui ou appartient à la "classe" honnie des exploiteurs ! Je constate simplement qu'un nombre significatif de Français vote pour les partis qui ont pour chef ces deux responsables politiques, celui de madame LE PEN étant, et de loin, le plus important. Et il serait intéressant de savoir pourquoi.
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Je reviens à France Info. Il me paraît impossible de croire que la rédaction de cette station est impartiale et nous rend compte des faits, sans parti-pris et sans idéologie. Il est tout simplement honteux que cette institution financée par nos impôts (enfin par les impôts de ceux qui en payent) nous prenne pour des crétins, incapables de penser, de juger, et de réfléchir. Méfions-nous de France Info. Et puisque nous avons la possibilité de faire des commentaires (soigneusement filtrés par un "modérateur" dont je ne sais comment il procède), allons-y, et faisons savoir à ces imbéciles (au sens de BERNANOS) notre façon de voir.
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C'est tout pour aujourd'hui.

lundi 19 novembre 2012

Mariage dit "homosexuel, droit positif et droit naturel

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Je prie mes lecteurs habituels ou occasionnels de n'être point rebutés par l'aridité apparente de ce billet. Il traite d'une matière suffisamment importante pour qu'ils se donnent la peine de le lire jusqu'au bout. Et je les en remercie à l'avance.
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Ce que le peuple des manifestants de dimanche a confusément senti, c'est qu'il n'y a pas accord entre le droit et la loi. Les notions que je vais essayer d'exposer, je les ai puisées dans un article du professeur Jean-Baptiste DONNIER, publié dans le cahier A la recherche d'une éthique universelle dont j'ai déjà donné la référence. J'espère qu'il se trouvera des élus pour lire ce billet. J'en doute un peu, mais sait-on jamais.
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J.-B. DONNIER dit ceci, qui est fondamental : "Toute attribution juste d'une chose à une personne, en quoi consiste son droit, s'effectue consciemment ou non par référence à la nature de la chose attribuée, à son aptitude, contenue en son être même, à constituer le bien d'une personne." C'est donc bien à une réflexion sur la nature du mariage que nous convient messieurs HOLLANDE et AYRAULT et madame TAUBIRA. Cette loi revient en effet à déclarer que le mariage de par sa nature peut constituer le bien d'une personne désireuse de le contracter avec une personne de même sexe. Je pense qu'aucun citoyen doué de raison ne peut contester ma présentation des choses, à la lumière de ce que dit le Pr DONNIER. C'est à une conception particulière de la nature du mariage, une conception nouvelle dans l'histoire de la société, que font référence ces personnalités politiques. Elle s'inspire du positivisme juridique dans sa procédure d'élaboration, et du positivisme sociologique dans sa teneur.
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Le positivisme juridique qui  inspire ces responsables a été théorisé par un certain Hans KELSEN (In Théorie pure du droit. Dalloz, Paris, 1962. Traduit par Ch. EISEMANN). Cette théorie fait reposer "la totalité du droit sur une hiérarchie de normes au sommet de laquelle se trouve la constitution de l'Etat. Dans une telle construction, la légalité et, en dernière analyse, la constitutionnalité, forment les seuls critères positifs du juridique." Il en résulte que les pires abominations, dès lors qu'elles sont permises par la loi, doivent être considérées comme du droit. KELSEN n'hésite pas à dire, à propos des camps de concentration établis par des états totalitaires : "Si énergiquement que l'on puisse condamner de telles mesures D'UN POINT DE VUE MORAL (c'est moi qui souligne), on ne peut cependant les considérer comme étrangères à l'ordre juridique". KELSEN admet donc qu'avec le droit positif, les lois peuvent rentrer en conflit avec la morale, sans perdre leur caractère juridique ; oui, il peut être pris des lois moralement condamnables mais néanmoins dotées de ce qu'il appelle la JURIDICITE. Mais il ne nous dit pas comment les combattre démocratiquement.
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Le positivisme sociologique a été défendu en France par J. CARBONNIER (In Flexible droit. Pour une sociologie du droit sans rigueur. LJDJ, Paris, 1995). Ce positivisme semble à première vue très éloigné du positivisme de KELSEN. CARBONNIER refuse de réduire le droit à ses sources (autrement dit, le droit n'a pas de source, ou de la dite source ne coule qu'un mince filet de préceptes lénifiants). CARBONNIER ne fait pas davantage de distinction entre le droit et la loi. Il réduit celle-ci à un ensemble de règles, tout en admettant que pour l'heure il existe d'autres impératifs que ceux du droit. Pour lui, le droit reste un réseau de normes. Il refuse "au pouvoir politique le droit d'imposer par voie législative un modèle social". Et, "il reconnaît pour seule fonction à la loi d'offrir à la société diverses formules de régulation des rapports interpersonnels." Cette conception renvoie au relativisme moral, chacun se faisant une morale sur mesure, et les lois s'adaptant à l'évolution de ces multiples morales, péniblement mises en musique dans des documents illisibles et aux cotes mal taillées.
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Concluons sur quelques réflexions terribles. François MITTERRAND venait d'être élu Président de la République. Lors d'un débat parlementaire, un haut responsable politique lance à un membre de l'opposition : "Vous avez juridiquement tort parce que vous êtes politiquement minoritaires". C'est très exactement l'attitude qu'a eue HITLER quand il a fait édicter les lois homicides contre les juifs. Il avait juridiquement raison parce qu'il était politiquement majoritaire. Or il s'est trouvé des hommes et des femmes courageux pour se dresser contre  ces mesures monstrueuses. Eux, ils pensaient aux sources du droit, et non point à la juridicité des lois. Ils plaçaient leur conscience au-dessus des contingences politiques. Messieurs HOLLANDE et AYRAULT, et madame TAUBIRA auraient été du côté de CRÉON, et ils auraient condamné ANTIGONE.
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Mais puisque nous sommes sur le terrain juridique, il convient de rappeler (a) que la Déclaration des Droits de l'Homme de 1789 et son Préambule font partie du Bloc Constitutionnel à partir de quoi le Conseil du même nom juge de la constitutionnalité des lois ; (b) que dans ce Préambule il est dit que la Déclaration est placée sous "les auspices de l'Être Suprême" ; (c) et qu'elle a pour but de proclamer des DROITS NATURELS. Si les Sages sont cohérents, il censureront cette loi et renverront nos CRÉON aux petits pieds à leur salle du Trône ; l'encens des courtisans leur y sera vaporisé à grands coups d'encensoirs, et nous aurons enfin la paix (la paix civile). Mais il est vrai que nous sommes dans une république laïque et qu'il se trouvera bien un juriste pour contourner ce récif !
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dimanche 18 novembre 2012

... Et glose marginale

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Dans la présentation de l'article de Ludovic PAUCHANT sur le site web de France Info, il y avait quelque chose qui me chipotait. Je me demandais quoi. Eh puis j'ai trouvé, un peu comme Peter FALK, alias COLOMBO, à la fin des séquences de film policier où on le voit se taper la tête pour en faire jaillir brusquement  la lumière de la vérité. Pourquoi monsieur PAUCHANT a-t-il jugé utile de dire que Frigide BARJOT, l'un des organisateurs de la Manif' pour tous, était un humoriste catholique, comme si (a) c'était une tare indélébile ; (b) comme si c'était les catholiques qui avaient organisé cette grande manifestation. Il est vrai qu'après avoir mis en exergue la participation de Frigide BARJOT, monsieur PAUCHANT parle à la fin de son article de "rassemblement hétéroclite". Il aurait pu dire hétérogène. Non ! Il utilise l'adjectif hétéroclite comme pour donner à entendre que rien de sérieux n'unissaient les différents mouvements organisateurs. Ainsi, après avoir semblé suggérer que les catholiques étaient les sous-marins du défilé, il se contredit en prétendant que la coalition des opposants est hétéroclite. Soyons miséricordieux et accordons-lui le bénéfice d'une grande pauvreté sémantique, entretenue par l'idéologie dans laquelle il baigne. Mais je lui suggère hétérogène, disparate, multiple, diversifiée, etc. Il peut aussi consulter des dictionnaires de synonymes. Il n'en manque pas. 
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Ce qui était en cause hier, n'était pas d'ordre politique. Et c'est ce que ce monsieur ne semble pas avoir compris. Le côté dit "hétéroclite" indique bien que les diverses opinions représentées se retrouvent sur des options de vie fondamentales, placées très au-dessus des contingences des choix de parti. Le projet de madame TAUBIRA et de messieurs HOLLANDE et AYRAULT est une offense faite à la famille, et c'est ce qui explique l'opposition d'un nombre croissant de Français contre cette folie. Comme le disait la pancarte que portait un jeune homme, manifestement handicapé : "Il n'y a pas d'ovule dans les testicules". En tant que biologiste, je vous confirme qu'il s'agit d'une vérité scientifique parfaitement établie !
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Nous devons être très attentifs à la manière dont les médias vont rendre compte d'une contre-manifestation présentée comme anti-homophobe, organisée en décembre par les partisans de la loi du "mariage pour tous". Il s'agit d'une manifestation de nature politique, parfaitement politique. Elle s'appuiera sans doute sur certains réseaux homosexuels (LGBT, par exemple), sur les sections du PS et sur les sympathisants de certaines loges maçonniques. J'aimerais alors que monsieur PAUCHANT donnât le nom de l'un des organisateurs (au moins un) de cette contre-manifestation et précise s'il est athée, anticatholique (cf. Pierre BERGE), antichrétien ou franc-maçon. Ce ne serait que pendant symétrique aux remarques superficielles, biaisées et orientées de ce journaliste. Du reste, je le mets au défi d'affirmer qu'il a entendu une seule injure, une seule condamnation, un seul mot de rejet de l'homosexualité pendant le défilé. Si cela avait été le cas, j'aurais immédiatement quitté la manifestation, car je ne peux pas être bénévole dans une Association qui reçoit des séropositifs en majorité homosexuels et accepter qu'on vilipende des personnes que je considère comme des amis.
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Je puis vous dire que je veillerai au contenu de ces articles, et à leur connotation que je pressens assez orientée. J'ajoute que monsieur HOLLANDE a commis récemment une très grosse confusion entre le droit et la loi. Il a parlé de la force du droit, et non pas de la force de la loi (monsieur MITTERRAND ne l'a pas commise, qui a parlé de la force injuste de la loi). Or le droit surplombe la loi, laquelle ne fait que désigner à qui vont les choses que le droit désigne comme leurs propriétaires.
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Ceci n'était qu'une glose marginale de ma notule précédente. Monsieur PAUCHANT est pour moi comme une muse, en moins sexy. (Celle que je préfère est MELPOMENE, par seulement à cause de ce nom, mais encore à cause des formes gracieuses et féminines qu'évoque cette sonorité : MELPOMENE ! Est-ce point beau, MELPOMENE ? Est-ce point charmant ?)
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