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dimanche 5 mai 2019

Dimanche 05 mai 2019. Du nouveau sur le Transfo de Saint-Victor et Melvieu


Chers amis,

Je ne pensais pas que mon billet sur le Transformateur de Saint-Victor et Melvieu aurait une telle répercussion.

(1) Un élu qui a eu mon adresse mail par les amis chez qui je suis reçu, lorsque je me rends dans l’Aveyron, me fait savoir que la déclaration d’utilité publique n’a pas été signée par madame le Préfet (qui n’en a pas la compétence juridique), mais par le ministre de l’écologie d'alors, monsieur Nicolas HULOT ; il l’a signée sans avoir eu connaissance des pièces de l’enquête d’utilité publique. Il est clair qu’il y a eu un curieux dysfonctionnement dans cette affaire et que le ministre, ignorant des enjeux, a été circonvenu. Reste à savoir par qui. On reste confondu qu’un ministre champion de l’écologie se soit prêté à une telle mascarade.

(2) Le même élu m’envoie le texte que les jeunes de L’Amassada (les « zadistes » pour ceux qui méprisent le sol, la terre et le travail des hommes, et qui n'ont que faire du Peuple) ont diffusé auprès des habitants de la commune ; je n’y ai pas changé une virgule.

"Le dimanche 12 mai, L’Amassada vous invite à une journée collective de réflexion autour de ce qui se joue ici localement autour de la lutte contre le méga transfo RTE de Saint Victor, mais pas que…En effet, comment ne pas voir que ce projet d’autoroute de l’électricité qui s’impose au territoire de l’Aveyron et à toute la France n’est qu’une partie d’un système de pouvoirs beaucoup plus vaste. Système dont le but, et Macron n’a cessé de le répéter dans ces différentes allocutions, est de connecter tous les réseaux énergétiques européens afin de rendre toujours plus efficace l’ordre néolibéral. Car on le sait, l’énergie est le nerf de la guerre économique. Sans elle les infrastructures ne tournent pas.
Aussi, le grand blabla de ce gouvernement autour de la « transition » n’émeut plus. Et c’est bien une des forces du mouvement des Gilets Jaunes comme des franges les plus lucides et radicales du mouvement climat que d’avoir mis en avant cette arnaque : la transition telle qu’elle est distillée par les oligarques au pouvoir n’est qu’une bulle spéculative qui n’a pas du tout pour ambition de changer le système, mais bien au contraire d’en affirmer l’hégémonie capitaliste intégrale.
Que Macron ait annoncé dans son discours du 27 novembre lors de la création du Haut Conseil pour le Climat sa volonté de tripler l’éolien et de quintupler le photovoltaïque en France doit être compris comme une manœuvre de communication de bas étage mais aussi et surtout comme une déclaration de guerre contre les parties non réformistes du mouvement écologique lui-même. Car il est évident que « l’écologie industrielle »dont Macron est le porte-voix, est incompatible avec une écologie sensible, populaire et anti-industrielle. Tous les experts indépendants le disent : on ne s’en sortira pas face à la crise climatique et à l’effondrement des écosystèmes en imposant des solutions purement technologiques. C’est bien ce que nous disons à l’Amassada depuis le début de la lutte car nous sommes témoin ici, très localement, de ce désastre des territoires sacrifiés au nom du grand maître Progrès. Et de plus en plus de personnes se rendent compte que toutes ces éoliennes et les infrastructures THT qui les accompagnent ne réparent pas les catastrophes écologiques mais les aggravent ou contribuent à les rendre invisibles.
Cette journée de discussion du 12 mai se voudrait donc être d’abord un état des lieux de la lutte contre ce monstre de « l’écologie industrielle » qu’est le méga-transfo RTE et consorts, mais aussi un moment de réflexion sur les devenirs possibles de cette lutte. Qui dépasse d’ailleurs largement les frontière de l’Aveyron puisque de toutes parts les actions fusent, que se soit par les mouvements de désobéissance écolo, les blocages de Exctinction Rebellion, et les prises de positions de groupes de Gilets Jaunes contre l’écologie néolibérale à la Macron. Nous qui depuis plus de 5 ans tentons de défendre ce lieu de l’Amassada avec ses terres, ses cabanes et ses maisons, et indirectement toute la région, puisque le méga transfo et les centaines d’infrastructures qui l’accompagneront vont impacter des zones extrêmement larges, et bien, nous sentons que quelque chose se joue ici, et que l’urgence de la situation détermine bien des choses à venir.
Le fait que ce gouvernement ne bouge pas d’une ligne face aux émeutes ou face aux pétitions climat de 2 millions de personnes, demande peut être de repenser nos stratégies. Ce qui est certain c’est que les rencontres sur les ronds-points, sur les ZAD, dans les manifs du samedi dessinent une autre géographie de la France, où des gens invisibles ont fait irruption dans l’époque, se sont parlés, sont sortis de leur solitude. Et c’est tout ça, ces cabanes, ces brasiers, ces assemblées, cette nouvelle fraternité des « périphéries en sécession » comme disent les experts patentés, qu’ils ne sont pas prêts de lâcher. N’en déplaise au triste prince fascistoïde qui nous sert de président. Bloquer le temps de l’économie néolibérale et ouvrir des espaces à nous, des espaces de démocratie directe où les besoins matériels sont repensés, voilà des choses vitales à organiser ensemble
Nous vous invitons donc toutes et tous à venir participer à cette journée de discussion à la salle des fêtes de saint victor 12400, à partir de 10h, et d’amener quelque chose à grailler pour midi… Cette journée est importante!!!
Nous espérons être nombreu.ses. A dimanche donc."

Je n’ai pas changé un mot à ce texte qui, vous en conviendrez, n’est pas écrits par des incultes.  Je reprocherais cependant l'usage (très modéré il est vrai) de l'écriture dite inclusive, pour la formule conclusive. Elle n'ajoute rien à la force du texte, mais au contraire peut servir d'argument pour dézinguer ces jeunes. J’avais prévu de vous délivrer un autre billet, mais ces éléments nouveaux m’ont poussé à en différer la publication pour leur laisser la place. J’ajoute cependant que l’écologie punitive, telle qu’elle est pratiquée par ce Gouvernement est très exactement le contraire de ce qu’il faut faire et de ce que veulent promouvoir ces jeunes. Il faut, comme ces derniers le vivent, rentrer dans une vie de tempérance et de fraternité. Si BERNANOS était encore de ce monde, il soutiendrait les jeunes de l’Amassada et les Gilets jaunes.

mercredi 10 janvier 2018

10 janvier 2018. Note brève. Un nouveau Notre-Dame des Landes en Aveyron (2)

Comme j’avais déposé une contribution auprès du Commissaire enquêteur chargé d’instruire le dossier du transformateur de Saint-Victor et Melvieu, et que, outre sa publicité obligatoire – chaque citoyen a pu en prendre connaissance – cette contribution était datée, signée et portait mon adresse, une élue m’a envoyé à titre d’information la lettre en forme de droit de réponse à la publication d’un éditorial scandaleux publié dans le numéro du Figaro daté du 5 janvier. Je voulais vous la transmettre pour vous montrer combien, billet après billet, se justifient mes analyses sur cette société technocratique, bureaucratique et oppressive. Je vous demande instamment de partager cette note brève ainsi que le billet je donne le lien ci-dessous ; trop c'est trop ; ni les gendarmes, ni la police, ni la force ne viendront à bout de la résistance des ruraux, sauf à faire des morts.


"Monsieur,

Elue à St Victor et Melvieu j’ai pris connaissance de votre éditorial du 5 janvier ainsi que des articles de vos collègues Christophe Cornevin et Bertille Bayard. Je m’adresse à vous à cause de l’adresse mail mais je vous serais obligée de communiquer mon propos aux deux autres journalistes.

Ce que M Cornevin exprime au sujet du « méga transformateur » de St Victor et Melvieu me semble mériter quelques précisions. D’abord le conseil municipal de St  Victor et Melvieu a voté à plusieurs reprises et à tous les niveaux de ce dossier contre ce projet parce que notre village supporte déjà 13 lignes électriques, un barrage, un poste de transformation et 138 pylônes, un seuil est atteint par la population. Il ne s’agit pas du phénomène « Nimby », pas dans mon arrière-cour, mais simplement de saturation de nuisances pour 400 habitants qui ont déjà beaucoup donné pour la production énergétique nationale. Quant aux « frondeurs » que M le Préfet qualifiait de pré-zadistes ils sont propriétaires du terrain convoité par RTE.

Mais venons en au fond de ce dossier du 5 janvier. Je simplifie : il y a une poignée d’ extrémistes (de gauche) qui fédèrent des égoïsmes locaux. Ce n’est pas la réalité. Il n’y a plus depuis des années de politique des territoires, plus de services publics, déserts médicaux, classes qui ferment, lignes de chemin de fer inexistantes ou supprimées etc…. et voilà que l’on sature ces territoires déjà défavorisés d’ouvrages électriques qui détruisent le seul bien qui reste : un milieu naturel non pollué. Il ne viendrait à l’idée de personne d’implanter un site d’enfouissement de déchets radioactifs à proximité d’une grande ville, mais les 80 âmes de Bure peuvent bien s’y plier, elles n’ont qu’un seul défaut, elles sont peu nombreuses et sans défense. Voilà pourquoi des populations rurales traditionnellement conservatrices et plutôt à droite accueillent parfois avec bienveillance ces « casseurs des champs ».

Il y a effectivement comme le dit Bertille Bayard une « incapacité de notre époque à créer du consensus » et il n’y a là aucun paradoxe avec ce qui lui semble une débauche de communication.(1) Un consensus suppose un noyau de valeurs partagées qui fédère des intérêts et justifie des sacrifices. Les territoires ne peuvent exister que comme un réservoir de ressources pour les agglomérations et une source de profits désormais mondialisés. Les ruraux, les locaux, les exilés des villes appelez les comme vous voulez n’ont plus le sentiment d’appartenir à un pays dont ils seraient tout à la fois les pourvoyeurs et les bénéficiaires. Le consumérisme ne fait pas une civilisation et la nation ne fait plus sens. Ce qui prime alors c’est l’individu  perdu dans un ensemble qui l’ignore et qu’il se plait à son tour à ignorer. Il se replie alors sur son cadre de vie parce que c’est le lieu identitaire qui lui reste.

Présenter les « zadistes » comme une poignée d’extrémistes violents qui viendraient à eux seuls enrayer  une cinquantaine de projets d’aménagement est tout à fait simpliste. Les ruraux constatent le saccage de leur environnement au profit d’un  économisme dont ils sont les perdants. Les frondeurs représentent une contre-société. Ils ne font que relayer avec leur organisation une contestation et un malaise bien plus  profond et plus général.

(1)Je précise qu’à St Victor et Melvieu il n’y a pas eu de débat public, la décision d’implantation a été prise par M le Sous Préfet au nom de l’Etat et le dossier de concertation de l’époque ne correspond pas au dossier actuel."



dimanche 7 janvier 2018

07 janvier 2017. Note brève. Un nouveau Notre-Dame des Landes en Aveyron ?

Depuis plus de dix ans, je passe quelques jours de vacance, deux fois par an, chez des amis qui ont la gentillesse de m’inviter dans ce village dont il faut retenir le nom : SAINT-VICTOR et MELVIEU.
Les habitants du village résistent avec force, depuis des années, contre l’implantation d’un énorme transformateur sur le ban de leur commune, à proximité de SAINT-VICTOR. Le terrain sur lequel devrait être construit ce transformateur est occupé par des jeunes et des moins jeunes que les imbéciles, notamment les « journalistes » qualifient de zadistes, avec cette nuance de mépris qui caractérise tous ceux qui ne sont pas informés.
J’ai été amené à répondre à l’enquête d’utilité publique diligentée par un « commissaire enquêteur » tout acquis à la cause de l’État, de l’administration préfectorale et d’ERDF.
Le dossier présenté par cette « honorable » institution a d’abord été retoqué, car ses concocteurs, consciemment ou non, avaient omis de signaler l’existence d’un hameau près du lieu d’implantation de cet inutile monstre électrique. J’ai déjà signalé dans un billet un peu ancien
la manière dont ERDF avait acheté littéralement la bienveillance des écologistes empressés du LARZAC.
Il faut savoir ceci :
Premièrement, les ondes électromagnétiques émises par ce genre d’installation, sont probablement dangereuses pour la santé.
J’ai appris qu’un habitant du village, habitant près d’une ligne à haute tension, avait développé une tumeur du cerveau (sans doute un glioblastome) et je m’étais interrogé à l’époque sur la relation de cause à effet entre la ligne et la tumeur.
Deuxièmement, le ban communal héberge déjà un transformateur, relié au barrage de PINET. Une fois, ça passe, deux fois ça lasse.
Troisièmement, le conseil d’état à retoqué le plan d’implantation d’éoliennes dans la défunte région de Languedoc-Roussillon. Or il semble bien que l’un des objectifs fixés par ERDF à ce transformateur est de collecter le courant produit par un champ géant d’éoliennes. On voit mal, dans ces conditions, à quoi il va servir si le refus du plan est maintenu.
Quatrièmement, il existe un endroit situé à quelques centaines de mètres de l’endroit litigieux, où il serait possible d’implanter ce transformateur, moyennent un surcoût de quelques millions d’euros. Quand on sait que le comité d’entreprise d’EDF touche 1 % du chiffre d’affaire de l’entreprise et que nombre d’anciens responsables syndiqués de la CGT, membres de ce CE, ont été convaincus de détournement de fonds et lourdement condamnés, on se dit qu’il y a dépenses et dépenses…
Cinquièmement, le prix politique à payer pour l’implantation de ce transformateur sera ou serait extrêmement élevé. Les jeunes, pour l’instant très sages, à quelques actions d’obstructions non violentes près, ne s’en laisseront pas conter. 

Il est grand temps que l’État, enfin ses représentants, écoute les citoyens de la France rurale. Il est grand temps de s’opposer à cette dictature de la technique. Il est grand temps de dénoncer les manœuvres d’intimidation dont les édiles de SAINT-VICTOR ET MELVIEU, m’a-t-on dit, ont été les victimes. La dernière en  date est celle dont le commissaire enquêteur a reçu une délégation municipale, (dont un ingénieur des arts et métiers, un ancien d’ERDF et des élus). Il y avait dans la rue 6 ou 7 camionnettes remplies de gendarmes, casqués, bottés, armés. Et derrière les trois portes de l’immense pièce où se tenait l’audience de messire l’enquêteur, il y avait un garde. Mes sources sont absolument sûres et je mets au défi qui que ce soit de prouver le contraire. Mais le siège de messire est fait comme, doit se faire selon lui l'implantation du transformateur.

C’est ce qu’on appelle la discussion démocratique.


Je dis et je maintiens que ces jeunes qui occupent le terrain litigieux sont en train d’édifier une contre-société qui s’oppose en tout point à la dissociété que nous offre en plat de résistance le macronisme, la technologie, l’arrogance des hauts fonctionnaires et par-dessus tout leur irresponsabilité. Retenez bien le nom de ce village : SAINT-VICTOR ET MELVIEU. Il se pourrait bien que ce soit là un nouveau Notre-Dame des Landes.

samedi 16 décembre 2017

16 décembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Le passé nous rattrape toujours !

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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle, c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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Encore une citation de TRESMONTANT.

"En ce moment, le pendule est dans la direction de la négation. Tout se passe comme si l’Occident était plongé dans une sorte de haine de soi qui envahit tout. Il envisage son propre passé non simplement comme contenant des crimes, ce qui constitue un trait commun à toute civilisation, mais comme une série ininterrompue de ceux-ci : la conquête du Nouveau Monde, la colonisation de l’Afrique, l’exploitation capitaliste, la Shoah. Le « fardeau de l’homme blanc », dont KIPLING a fait une scie, prend une coloration ironiquement amère. En contrepartie, il arrive à l’Occidental de jeter un regard nostalgique sur d’autres civilisations, qu’il rêve innocentes, en tout cas à l’aune de sa propre culpabilité. La science historique nous a appris à prendre de plus en plus au sérieux la phrase d’Auguste COMTE : « Les vivants sont toujours et de plus en plus, gouvernés nécessairement par les morts : telle est la loi fondamentale de l’ordre humain. » [Catéchisme positiviste (1852,) I, 2. P.-F. PÉCAULT éditeur, Garnier-frères, Paris, 1909, p. 70]. Cela ne vaut pas uniquement pour le domaine de l’action humaine et de ses résultats. En biologie, DARWIN, à partir d’une œuvre publiée en 1859, sept ans après COMTE, nous enseigne que nous sommes les héritiers d’un passé qui remonte en arrière aux origines de la vie dans le « petit étang tiède » qu’il imaginait. L’astrophysique ajoute aujourd’hui : nous sommes les héritiers de toute l’histoire passée de l’univers. Notre corps est composé d’atome qui apparurent il y a des milliards d’années. Le passé ne se contente pas de nous guider ; il nous constitue ce que nous sommes."
In
Claude TRESMONTANT.
Sciences de l’univers et problèmes métaphysiques.
Éditions du Seuil, Paris, 1976. (Page 354.)
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2. COMMENTAIRES.
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Notre grand TRESMONTANT donne une leçon posthume à tous ces imbéciles qui fondent la vie actuelle, présente, sur un avenir qui n’existe pas encore, et dont nul ne peut dire avec une probabilité suffisante ce qu’il sera. Mais nous savons, même approximativement, nous savons ce qu’a été le passé, nous savons que nous sommes les héritiers d’un passé qui nous détermine. Celui qui nierait les conséquences souvent dramatiques de la Révolution (les vomissures bilieuses de Jean-Luc MÉLENCHON sur Louis XVI, Marie-Antoinette, MALESHERBE ou TRONCHET viennent nous le rappeler à point) ne pourrait rien comprendre à l’état actuel de notre patrie, notamment la laïcité militante qui en est une très belle expression (dans sa négation de l'influence du christianisme) ou la puissance écrasante de l’État qui dénie à toutes les communautés humaines de base, les bourgs, les petites villes, les provinces, et j’en passe, le moindre pouvoir politique et le moindre droit à déterminer ce qui est bon pour elles. C'est en raison de toutes ces erreurs que nous passons notre temps à battre notre coulpe, dans l'incapacité où nous sommes de discerner ce que notre patrie a apporté au monde, et les malheurs dont elle aurait pu l'accabler ou s'accabler elle-même. Ce qui est vrai de la France l'est de l'Occident tout entier. Personne ne veut voir que les spécialistes, les experts, les techniciens, les technocrates imposent aux citoyens, via l'appareil d'Etat, des contrainte insupportables et que nous ne voulons plus supporter.
J’aurai l’occasion, du reste, d'illustrer cette arrogance étatique et de revenir sur une possible éruption du genre de ND des LANDES ou de SIVENS qui est en train de murir dans une petite commune de l’Aveyron, Saint-Victor et Melvieu où EDF veut absolument implanter un énorme transformateur sur le ban communal en un lieu éminemment contestable, qui est contesté et qui sera défendu par la violence, hélas, dans la mesure où je sais de source sûre que le Commissaire enquêteur ne tiendra aucun compte des objections qui lui sont présentées, car son opinion est faite, c’est celle de l’état. Voilà une caricature de démocratie qui condamne définitivement un système centralisé qui confond intérêt général et bien commun.
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3. REVUE DE PRESSE IMPERTINENTE.
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Il était temps !

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Comment peut-on faire confiance à des hommes qui se comportent comma ça ?

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J’ai entendu cet interview, et j’ai été stupéfié de la beauté de la voix de ce jeune chanteur.

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Une vue très saine de la laïcité ; ce n’est pas celle de Jean-Luc Le  Naufragé !

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Un saint homme de la laïcité !

mardi 18 avril 2017

18 avril 2017. Nouvelles de la Résistance. Oui à la France, oui à la patrie.

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Suite du cycle consacré à Henru HUDE.
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Il existe trois raisons très fortes pour justifier les réticences du patriotisme à l’égard d’une sorte d’internationalisme, ou, comme on dit parfois, de mondialisme abstrait.
1. Si les patries disparaissaient, les centres de pouvoir s’élèveraient beaucoup plus haut et le régime deviendrait irresponsable et oligarchique. La sauvegarde de la démocratie ne se fera que dans les nations.
2. La pluralité des nations est ce qui exprime et garantit le mieux la distinction du spirituel et du temporel. La communauté spirituelle est en effet de droit universelle. Si donc la société temporelle est aussi universelle, ou trop étendue, on risquera toujours de l’ériger en communauté spirituelle. C’est pourquoi les notions d’empire, ou de république universelle, sont totalitaires.
3. La nation est dans la nature humaine, et c’est pourquoi il est impossible de la détruire (sauf solution finale de liquidation physique). Sa valeur tient en ceci qu’elle est, obscurément mais très profondément, un moyen nécessaire à l’homme pour accomplir sa destinée spirituelle.

Ce sont ces trois raisons qui expliquent pourquoi l’Union soviétique a éclaté, et pourquoi il en ira de même de l’Union bruxelloise. Ce sont des constructions rationalistes, technocratiques et totalitaires. Et quand l’oppression est trop forte, la gabegie trop insupportable, les abus trop monstrueux, les nations rentrent dans leurs droits.
Au reste, un Français ne peut ignorer quels ravages peut accomplir le rationalisme à l’intérieur même d’une nation, ni combien il peut corrompre le sentiment patriotique, en identifiant une nation à une liberté hypostatique, absolue, arbitraire, et en la conduisant à fouler aux pieds les autres nations.
[…]."
In
Henri HUDE.
Éthique et politique. Collection "Philosophie européenne".
Chapitre V. Europe et patrie. Section 4 : La patrie comme exigence spirituelle.
Éditions Universitaires, Mame, Paris, 1992, p. 73.
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2. COMMENTAIRES.
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Dans mes billets, j’ai toujours pris grand soin de distinguer les notions de patrie et de nation et je n’aurais pas donné mon entier consentement à ce que dit Henri HUDE, s’il n’avait pris soin de souligner que l’application indue du rationalisme à une philosophie politique peut conduire au nationalisme, le plus abject poison qui soit. Mais la patrie (ou la nation entendue comme son équivalent) n’est pas une notion abstraite. C’est une réalité existentielle, vécue, éprouvée en chacun de nos jours, par chacun d’entre nous.
Les trois raisons qu’il donne pour défendre la patrie contre les monstres abstraits et totalitaires que sont les grands machins qui ont nom Union Européenne ou Alena ou Mercosur, sont d’une évidence aveuglante.
Franchement, peut-on raisonnablement croire que les plumitifs, hauts fonctionnaires et commissaires européens se préoccupent du peuple ? Au moment où nous nous apprêtons à voter, il nous faut remarquer que quelques candidats seulement défendent la notion de patrie : monsieur MELENCHON (et c’est ce qui, à gauche, explique sa popularité), madame LE PEN, monsieur DUPONT-AIGNAN et dans une moindre mesure, monsieur FILLON. Monsieur MACRON (entouré hier soir, lors de son meeting parisien par toute une brochette de « personnalités » qui pour être connues c’est-à-dire populaire de réputation, sont essentiellement des bobos : Stéphane BERN, Lie RENAUD, Pierre ARDITI pour ne nommer que ces trois-là.) est résolument mondialiste, c’est-à-dire contre le peuple. Qu’ont-ils de commun les supporteurs de monsieur MACRON si ce n’est leur appartenance à un monde clos, celui des médias, du show-business, de la finance et des apparences ?
Henri HUDE avait prédit, en 1992, la dislocation de l’Union européenne. Si, dans sa présente forme, elle venait à défuncter, j’avoue que je n’irais point à son enterrement. Le Brexit est le premier craquement qui se fait entendre dans cette colossale et inhumaine architecture ; elle ne se soucie que d’économie, de commerce et de fric. On y cherche en vain un souffle, une vision exaltante de l’histoire, de notre commun destin de premier continent christianisé. Au lieu de cela, l’Europe nous pond des directives, nous imposent des cuvettes de WC aux normes, des courbures de bananes et de courges, des diamètres de pommes, bref des règlements pataphysiques…
Eh bien il est grand temps de dire stop au grand bidule et de refonder une Union européenne qui ait une autre allure, un autre souffle et soit animée par d’autres personnalités que des JUNKER, des SCHULZ et autres pantins du même acabit. Grâce à ses beaux costumes, monsieur MOSCOVICI, pour ce qui est des apparences, représente un peu le chic français. Représente-t-il l’esprit français ? Je vous laisse libre de répondre à cette question.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Monsieur BARBIER, par ailleurs, joue dans une pièce de théâtre !


Illustration éclatante de l'arrogance de ce genre de journaliste.
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Enfin, un évêque parle du bien commun et nous dit en quoi il consiste.

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Je n’aime point trop ou plus trop le journal L’opinion qui, sans le dire, tout en le disant, mais un peu, pas trop, quelquefois tout de même a choisi le camp de la mondialisation.

Il a quand même quelques bonnes analyses.


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Tout finit toujours par se savoir !


Le recours