jeudi 31 décembre 2009

Des voeux en forme de credo

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Je formulerai pour mes lecteurs des voeux en forme de credo. En d'autres termes, les souhaits que j'exprimerai représenteront ce qui me semble être le substrat du bonheur civique, du bonheur familial, du bonheur personnel.
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Bonne et heureuse année pour notre patrie. Je souhaite que nous puissions exposer dans l'espace public nos oppositions et nos critiques mutuelles avec bienveillance, sans complaisance certes, mais dans le respect de l'adversaire politique ; je souhaite qu'on ne le considère jamais comme un ennemi, mais comme un compatriote qu'il s'agit de convaincre par une argumentation serrée et des propositions concrètes, dont les raisons et les conséquences possibles ont été soigneusement pesées à l'aune du réel et non de l'idéologie. Je souhaite pour mon pays une prospérité qui ne soit pas concentrée sur quelques privilégiés de la chance ou de la spéculation, mais qui provienne d'un travail honnêtement réalisé mais non idolâtré. Je souhaite du travail pour nos jeunes, tous nos jeunes, et un respect réciproque des différences. Je souhaite pour ma patrie, une patrie que je chéris pour tout ce qu'elle a représenté et représente encore à mes yeux, de briller sans brûler, de donner avec élégance aux peuples démunis sans faire peser sur eux l'arrogance d'une reconnaissance exigée ou escomptée. Bref, je souhaite que la France reste ce qu'elle a toujours été : une sorte de lumière très particulière faite de légèreté, de compréhension, de générosité et de précision.
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Bonne et heureuse année aux familles. Je souhaite que les époux qui s'aiment puissent renouveler leur alliance et que ceux qui ne peuvent plus vivre ensemble sachent se séparer sans blesser la sensibilité des enfants qu'ils ont eus, sans cupidité, sans petitesse d'esprit. Aux enfants, je souhaite qu'ils puissent admirer leurs parents sans les mettre sur un piédestal, qu'ils puissent leur parler librement, demander leur avis sans forcément le suivre, avoir des amis avec qui ils peuvent échanger, rêver, construire, expérimenter. A tous, parents et enfants, je souhaite qu'ils comprennent que le bonheur n'est ni dans la possession ni dans la consommation, mais dans la relation et l'échange. Et par-dessus tout, dans une vie intérieure illuminée par le souci de la vérité.
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Bonne et heureuse année à chacun d'entre vous. Je souhaite que vous puissiez vous alléger de tout ce qui encombre et vous empêche de voir le chemin qui mène à ce bonheur tant recherché. Il y a certes autant de chemins que de personnes, mais je doute fort que ces chemins puissent conduire à d'autres sommets que celui du Thabor.
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Bonne et heureuse année à tous. Bien amicalement.

samedi 26 décembre 2009

Nadine et le verlan : quand la presse dérape

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Le journal Métro titrait sur les propos de Nadine MORANO : "MORANO sur la mauvaise pente" et commentait ainsi son titre : "Les propos de la secrétaire d'état sur les jeunes musulmans suscitent la polémique".
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Je vais d'abord démasquer la manipulation du journaliste, qui titre et sous-titre comme je viens de le dire, en citant exactement les propos du ministre : "Moi ce que je veux du jeune musulman, quand il est français, c'est qu'il aime son pays, qu'il trouve un travail, qu'il ne parle pas le verlan, qu'il ne mette pas de casquette à l'envers. " Première manipulation : le journaliste parle de la condamnation des jeunes musulmans et ne précise pas qu'il s'agit des musulmans français, et il utilise un pluriel là ou le ministre met son propos au singulier, de sorte, deuxième manipulation, que l'on passe d'un souhait portant pour une personne à une condamnation de toute une catégorie. J'appelle cela de la malhonnêteté intellectuelle.
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Si les propos de madame MORANO peuvent paraître maladroits, il suffit de faire un petit effort pour comprendre, au contraire, qu'ils expriment le voeux que ce jeune français musulman puisse partager la langue et la culture de tous les jeunes français de son âge, et trouver du travail. Lui demander qu'il aime sa patrie est bien le moins que l'on puisse exiger de lui. Bien entendu, le détail vestimentaire n'est qu'un détail, et après tout, des joueurs de tennis portent aussi leur casquette à l'envers. Petite erreur du ministre. Voilà, en première analyse, ce que l'on peut dire de ces propos.
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Monsieur MOSCOVICI s'étrangle et s'offusque ; "ce débat sur l'identité nationale devient n'importe quoi, entraîne des dérapages". Fort bien. Je lui demande, et il n'y a pas d'ironie, s'il prendrait un jeune français musulman - fût-il diplômé - comme attaché parlementaire si le dit attaché s'obstinait à parler en verlan et portait sa casquette à l'envers. Honnêtement, je le crois pas, pas plus qu'ailleurs on ne prendrait ce jeune comme employé, dans un magasin ou une boutique. Il pourrait trouver, et encore, un métier dans lequel le contact avec le public n'est pas constamment requis.
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Vouloir qu'un jeune s'exprime correctement dans la langue de son pays, ait un travail et manifeste un comportement qui ne heurte pas ses compatriotes n'a rien de choquant. Ce qui me choque, c'est que l'on puisse se satisfaire de l'état de ségrégation linguistique, culturelle, sociale de ces milliers de jeunes gens qui, reconnus dans leurs qualités et leurs valeurs personnelles, sont capables du meilleur : j'en ai fait l'expérience avec mes étudiants et mes élèves.
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Le mot de la fin revient à François CHENG, de l'Académie Française. Dans ce petit live merveilleux qui s'intitule Dialogue, voici ce qu'il dit de la langue : [...] un idiome n'est pas seulement un instrument objectif de désignation et de communication ; il est également le moyen par lequel chacun de nous se fait progressivement, ce par quoi chacun se forge un caractère, une pensée, un esprit, un monde intérieur mû par des sensations et des sentiments, des désirs et des rêves. Une langue prend en charge notre conscience et nos affectivités. Et à un degré plus haut, elle est ce par quoi l'homme est à même de se dépasser en accédant à une forme de création, puisque toutes nos créations, au sens large, sont un langage. Je parlais du mystère du langage humain ; je suis prêt à affirmer à présent que c'est dans le langage, toujours au sens large, que réside notre mystère. C'est bien au moyen de notre langue, à travers notre langue, que nous nous découvrons, que nous nous révélons, que nous parvenons à nous relier aux autres, à l'univers des vivants, à quelque transcendance en laquelle certains d'entre nous croient."
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François CHENG est arrivé en France à la fin de la deuxième guerre mondiale. Il venait de Chine pour entreprendre des études à PARIS. Il ne parlait pas un mot de cette langue française dans laquelle, après l'avoir maîtrisée, (et comment !), il a choisi de s'exprimer, sans jamais renier, dans sa poésie notamment, l'influence déterminante des auteurs chinois. C'est un des écrivains les plus attachants, les plus raffinés, qui soient. Franchement, ne peut-on souhaiter à nos jeunes compatriotes d'origine étrangère, sinon un même parcours, du moins une pénétration intellectuelle aussi fine ? Vouloir le meilleur pour NOS jeunes, n'est-ce pas le souhait que tout être qui aime autrui, doit former pour lui.
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Les misérables sont ceux qui se satisfont de cette situation, l'encouragent même, pour des raisons idéologiques ou électorales. Ils ont du chemin à faire avant d'arriver au petit orteil de François CHENG.
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Ps : je m'absente jusqu'au 29 inclus. Reprise des billets le 30 décembre
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jeudi 24 décembre 2009

Remerciements

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Je remercie celui de mes lecteurs qui, grâce aux pages blanches, a retrouvé mon adresse et m'a envoyé ses voeux et ses souhaits pour les fêtes de la Nativité. Il n'a pas voulu mettre sa propre adresse ni son nom. Je suis donc contraint de répondre par la très officielle voie du Blog : à lui aussi, bonnes fêtes de Noël et que l'année 2010 lui soit douce et bénie.
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Nuit de la nativité

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En complément de mon billet de tout à l'heure, ce poème de François CHENG sur la nuit. Je viens juste de le découvrir dans un petit ouvrage absolument remarquable, Dialogue, publié chez Desclée de Brouwer et Les Presses littéraires et artistiques de SHANGHAI, en 2002, dans la collection "Proches lointains". (J'en reparlerai à propos du verlan et de Nadine MORANO). Le contexte du poème n'est pas celui de la nativité, mais les quatre vers que j'en extrais s'y appliquent à merveille.
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"Vraie Lumière
celle qui jaillit de la Nuit.
Vraie Nuit
celle d'où jaillit la Lumière.
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Il n'y a rien à rajouter.

Dans la montagne de Judée

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"Il fait froid. Le vent vient du nord par petites rafales. Depuis longtemps, à Bethléem, on a éteint les lampes à huile ; de là où nous sommes je pouvais les voir trembler sur le rebord des fenêtres. Je n'arrive pas à dormir. Jean et Syméon le peuvent. Je ne sais pas comment ils font. Ils se sont assoupis, près du maigre feu, bien enveloppés dans leur houppelande de grosse laine. Le ciel est d'une pureté que je ne lui ai jamais connue ; la nuit est profonde ; les étoiles scintillent et, vers l'Est, je vois une comète, un astre qu'aucun de nos prêtres et de nos chefs ne nous avaient annoncé. Elle m'étonne mais ne m'inquiète pas. Les brebis dorment, serrées les unes contre les autres. Je ne sais pas pourquoi, mais il me semble que toute la nature est en attente. Et moi aussi"
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"Ai-je la berlue ? D'où vient donc cette lumière, à cette heure ? Une lumière que je n'avais jamais vue, d'un éclat qui n'offense pas la vue mais illumine pourtant toute la montagne où nous faisons paître nos troupeaux. Jean et Syméon en sont réveillés. Nous cherchons d'où elle peut venir. Elle tombe du ciel, de partout dans le ciel. Oui, c'est une lumière qui vient du ciel, pour sûr. Et ces chants, des chants d'une beauté, d'une harmonie, que j'en ai le coeur tout bouleversé : 'Gloire à Dieu, au plus haut des Cieux. Pays sur la Terre aux hommes qu'Il aime'. Des anges ! Mais ce sont des anges. Je me frotte les yeux : des anges ? Pour nous ? Pour nous pauvres bergers qui n'avons pour biens que notre manteau et notre tunique ? Qui gardons des moutons dont nous ne sommes même pas les propriétaires ? Que disent-ils donc ? Ah ! Une grotte, un nouveau-né ? Il faut aller l'adorer ?"
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"Dans une mangeoire, un tout petit dort ; il est en paix. Il sourit. Et sa maman le regarde avec amour, tandis que le père s'affaire pour que l'enfant n'ait pas froid. Un peu de paille ici, et là, un manteau, par-dessus les petites jambes. Jamais je n'ai vu une telle beauté ; jamais mon coeur n'a été dans cette plénitude de paix, de joie, d'espérance. Nous avons eu raison d'écouter les anges. Quel cadeau ! Nous nous en souviendrons, hein Jean ?"
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"Te souviens-tu Jean ? Il y a trente-trois ans ? Cet homme, ce plus beau des enfants des hommes, tu as vu ce que nos chefs et nos prêtres en ont fait ? Il n'a plus figure humaine, et pourtant, il n'a rien fait de mal, il n'a fait que du bien. Et notre lâcheté est telle, que nous ne sommes même pas au pied de la croix, avec Marie et Jean de Zébédée. Maintenant, je te le dis. Je sais que c'est Lui. D'ailleurs le centurion l'a bien dit : 'vraiment, celui-ci était le Fils de Dieu'. Alors si un centurion romain le dit... "
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"Jean, Syméon, mes amis, j'ai une nouvelle à vous transmettre, que je n'arrive pas à y croire ! L'homme que nous avons vu vendredi dernier cloué sur la croix, il est ressuscité. Je le sais, c'est Marc qui me l'a dit. Même qui les a accompagnés, lui et Cléophas, sur la route d'Emmaüs. Alors, c'était pour ça, les anges, c'était pour ça les chants venus du Ciel ! C'était pour apporter la Bonne Nouvelle aux pauvres, libérer les captifs et les prisonniers, faire parler les muets, et marcher les boiteux. Maintenant, je comprends, et mes yeux, à moi aussi, se sont ouverts. Ah, je me souviendrai ma vie durant de cette nuit dans la montagne de Judée. Oui, c'était Lui, c'est bien Lui. Et il demeurera pour toujours."
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mercredi 23 décembre 2009

Quand les religions mettent un pays laïc en feu...

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Il est tout de même curieux de constater que dans un pays dit "laïc", la question des religions tiennent une place si importante dans l'espace public, l'espace politique par excellence lequel est réputé avoir confiné le religieux à l'espace privé, celui de la famille : question de la burqa, problème des minarets suscitent des commentaires de tous les milieux politiques. Ainsi, on apprend que monsieur BESANCENOT s'élève avec vigueur contre une possible loi destinée à empêcher le port de la burqa dans ledit espace. On aurait pu imaginer qu'il s'élève avec vigueur contre les persécutions qui frappent les chrétiens en Chine, à Cuba, ou dans les états hindouistes de l'Inde, voire en Egypte où l'on affame les coptes en tuant les porcs qui servent à les nourrir, sous le prétexte que ce sont des animaux impurs. De cela, les tenants de l'idéologie de gauche n'en ont cure. Je ne suis pas certain que les motifs invoqués par les idéologue de droite pour soutenir l'initiative qui vise à interdire le port de la burqa soient d'un autre tonneau que celui de la gauche : le tonneau électoral. Peut-être pourrait-on demander aux Français ?
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La véritable question, me semble-t-il, est la suivante : est-il acceptable de laisser se constituer en France des communautés, musulmanes pour la plupart, dans lesquelles le politique et le religieux se confondent ? On peut répondre oui. On peut répondre non. Tout dépend. On peut simplement envisager qu'un jour, ces communautés fortes de millions de citoyens, réclament pour elles, et un territoire là où elles sont installées, et des lois particulières qui s'accordent à leur foi.
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Nous avons, hélas, des exemples en Europe, de ces questions soulevées par la présence de fortes communautés musulmanes dans des pays chrétiens. Faut-il rappeler l'histoire récente de la BOSNIE, où - c'est épouvantable - on a massacré des milliers de musulmans parce qu'ils étaient musulmans, ou celui du KOSOVO, injustement soustrait à la souveraineté de la SERBIE, parce qu'il est peuplé de sujets musulmans albanophones ? Comment faut-il concilier la légitime liberté de culte et de foi, avec le respect des règles du bien vivre ensemble ? C'est une vraie question, et l'on ne peut y répondre par des références idéologiques. On peut inversement rappeler le génocide des ARMENIENS par les TURCS, perpétré pour les mêmes raisons que celui des Musulmans de SREBRENICA.
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De mon point de vue, seul le dialogue, un véritable dialogue, avec les lettrés et les intellectuels musulmans, en général de très haute volée, et l'appel à la responsabilité, peut permettre de trouver des issues à ces apparentes impasses. On peut également promouvoir dans les milieux musulmans des études exégétiques historico-critiques du Coran de même nature que celles que les chrétiens ont entrepris sur le Bible, promouvoir également une très forte éducation civique, et travailler à apaiser le ressentiment des peuples et des hommes qui se sentent humiliés par l'arrogance occidentale. Et puis monsieur BESANCENOT pourrait aussi prendre la relance de soeur EMMANUELLE dans les bidonvilles du CAIRE. Voilà qui mettrait en accord la théorie et la pratique. Mais, comme disait (authentiquement) ma grand-mère : "Grand parleux, p'tiot faiseux".

mardi 22 décembre 2009

Eloge de la fourmi

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J'ai trouvé dans le Livre des Proverbes, au chapitre 6, versets 6-9, ce petit texte que je dédie à Fourmi, lecteur fidèle et plein d'acribie de mes billets :
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"Va vers la fourmi, paresseux ! Considère sa conduite et deviens un sage ! Elle n'a pas de surveillant ni de contremaître ni de patron. En été elle assure sa provende, pendant la moisson, elle amasse sa nourriture. Jusques à quand, paresseux, resteras-tu couché ? Quand surgiras-tu de ton sommeil ?".
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C'est un petit clin d'oeil matutinal qui sera suivi ce soir d'un billet plus fourni. Bonne journée.