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vendredi 16 août 2019

Jeudi 15 août 2019. L'Eglise en marche, mieux que la République


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Il n’y a pas que la République qui est en marche ! Il y a aussi l’Église. J’en ai été le témoin émerveillé hier lors de la messe de l’Assomption célébrée au sanctuaire Notre-Dame de grâce à Cotignac dans le Var. Liturgie à la fois solennelle et simple ! Deux évêques, Mgr Dominique REY, évêque de Fréjus-Toulon et Mgr Xavier MALLE, évêque de Gap et archevêque d’Embrun (car embrun était un archevêché, on ne l’oublie que trop !), deux diacres en dalmatique, plus de douze prêtres, un cérémoniaire, et deux jeunes clercs portant chacun un voile huméral sur les épaules, destinés à tenir les mitres épiscopales, des servants de messe portant des cierges et, sur un coussin blanc, les couronnes et diadèmes somptueux qui sont dédiés à Marie, dans ce sanctuaire. Une homélie exceptionnelle qui rappela à l’assistance le vœu de Louis XIII et la consécration solennelle de la France à Marie, la vision du Père Fiacre à N-D des Victoires qui demanda à la Reine Anne d’Autriche de faire trois neuvaines dont une à Cotignac, pour qu’elle puisse donner à la France un fils, alors que depuis 22 ans elle avait fait plusieurs fausses-couches et qu’elle n’avait pas d’enfants, et la naissance célébrée avec joie par tous les Français de Louis-Dieudonné qui sera le futur Louis XIV. Puis, partant de cette consécration, du caractère très spécifique de la France qui a été le seul pays d’Europe à contester les funestes lois sociétales, (passées comme une lettre à la poste partout ailleurs où elles ont été adoptées sur notre continent) et qui va contester celles que s’apprêtent à prendre un gouvernement de rencontre en faveur des lesbiennes, de la PMA, et de la promotion de l’euthanasie, il y a une description très saisissante de la position de l'Eglise dans ces questions. Ce qui était intéressant dans cette partie de l’homélie, c’est l’argumentation parfaitement rationnelle employée et l’allusion très claire à l’influence du capitalisme marchand dans la vente de gamètes (il serait, selon Mgr MALLE de l’ordre de plusieurs milliards d’euros, ou d'euthanasie clé en main, cercueil ou incinération compris, TTC .
Il y avait une nombreuse assistance, sans doute plus de trois mille personnes, et parmi elle, des jeunes couples et leur bébé, des familles plus nombreuses avec trois, quatre ou cinq enfants, des jeunes gens et des jeunes filles à genoux dans la poussière hérissée de pierres aux tranchantes arêtes, plongés dans la prière, des adolescents et des adolescentes engagés, avec les précédents, dans le service de la cérémonie, priant, magnifiques. Ils étaient des dizaines. Ils étaient RESPLENDISSANTS.
Ah, ils peuvent se gausser  ceux qui croient qu’ils sont en marche. La vraie marche, la marche pérégrine, la traversée de cette vallée de larmes mais aussi de joie qu’est la vie promise à l’éternité, elle est cette marche silencieuse et de cette foule de témoins, contre quoi Satan, les médias, les cupides, les financiers, les marchands, sans compter les imbéciles (au sens où l’entendait BERNANOS), ne peuvent rien.
Je pense en particulier au témoignage de ce couple et à sa famille. Quatre beaux enfants, un garçon, l’aîné et trois filles. J’ai engagé avec le papa et la maman une conversation inoubliable, dans un autre sanctuaire, roche de Cotignac, le monastère Saint-Joseph, non loin de la source miraculeuse à laquelle de nombreux fidèles viennent s’abreuver avec cette foi vive, ardente et populaire. Je tiendrai secret le contenu de notre conversation, mais ils m’ont promis de prier pour moi comme j’ai promis de prier pour eux. Je n’ai jamais entendu un homme proche de 35 ou 36 ans tout au plus, parler de la foi comme il l’a fait, tout comme sa femme.
Je pense aussi à cette famille de quatre garçons qui portent chacun de magnifiques prénoms bibliques ou célèbres dans l’Église. Quelle joie dans cette famille, rencontrée au sortir de la messe à Saint-Maximin, quel amour mutuel dans les yeux du mari et de la femme.

Allez ! Riez donc les gens du monde ! Traitez-moi de ringard, de tout ce que vous voudrez ! Je sais, existentiellement, que la parole de Jésus est véridique : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ». Et pour dire ce que je pense vraiment, je suis triste pour ceux qui n’ont pas eu ce bonheur, offert pourtant à chacun, de rencontrer le Fils de l’Homme dans leur esprit et dans leur âme, quand ce n'est pas dans leur corps.

vendredi 17 novembre 2017

17 novembre. Nouvelles de la Dissidence. Une catéchèse bouleversante.

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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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Un petit moment de découragement avec Léon BLOY ! Et puis Dieu parle !

"Admirable corrélation des événements ou des incidents de cette vie, lesquels ne peuvent être vus que successivement, hélas et qui révéleraient tellement les desseins de Dieu, si on pouvait les fixer simultanément dans la Lumière. C'est comme les lettres de l'alphabet qui ne sont rien isolément mais qui, rapprochées par l'intelligence, ont le pouvoir de donner la vie ou la mort.
Voilà beaucoup d'années que Jésus me force, à coups de fouet, de marcher devant lui sur les eaux. La Vérité qui est Lui-même a besoin de saints, de Martyrs, elle n'a pas du tout besoin d'écrivains. Je le confesse, j'ai souvent espéré, à cause d'une certaine puissance de parole, de traîner vers Dieu des multitudes. Que s'est-il réalisé de ce rêve? Quelques âmes seulement, quelques pauvres et chères âmes conquises. Mais n'est-ce pas immense et qui peut dire combien c'est immense ? Sois patient et doux envers toi-même.
Il est infiniment probable que Dieu ne fera rien de ce que tu rêves.
Il fera mieux"
In
Léon BLOY.
Quatre ans de captivité à Cochons-sur-Marne. Tome II.
Mercure de France, Paris, 1935. (Page 57.)
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2. COMMENTAIRES.
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Mon Dieu, je suis loin d’avoir la plume de Léon Bloy, et de porter la parole, comme une épée flamboyante, au niveau qui fut le sien. Je ne suis même pas assuré d’avoir fait changé d’avis les quelques lecteurs qui me font l’amitié de me lire. Que voulez-vous, j’ai le droit d’avoir mes moments de découragements, ces moments de doute où l’on se prend à juger dérisoires les efforts déployés pour faire connaître la Vérité.
Mais ce matin, j’ai eu ce mieux qui dépasse infiniment tous mes rêves. J’avais confié à un jeune l’animation de la rencontre de catéchèse dans une classe de seconde. Rarement, j’ai entendu l’assistance, d’autres jeunes, écouter avec une telle densité de silence habité le témoignage qui nous fut donné. Il s’agissait de commenter la vocation de Jérémie. ("Ne dis pas : je suis un adolescent etc."). Il y a eu chez ces jeunes des bouleversements intérieurs, des questions intenses, des retournements, et bien sûr des résistances de cœur rebelles et pourtant expectant.
J’ai toujours dit que la France serait sauvée par sa jeunesse. Je puis vous dire que j’ai pleuré en entendant les paroles de T… Qu’il soit béni pour son engagement, sa foi sereine et enthousiaste, son humour et son humilité.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Ils n’ont pas peur de défendre la vérité !

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Bien vu !

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Honte à vous les Tartuffes ! Dégagez et vite !


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Vive la vie ! Voilà le contrepoint nécessaire à l’imbécillité du CESE !

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Au boulot Jean ! Au boulot !



lundi 10 juin 2013

L'adolescent, une proie facile pour les agitateurs..., deuxième billet du 10 juin 2013

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De Marcel DE CORTE dans L'intelligence en péril de mort (Collection du Club de la Culture française, Paris, 1969), ce constat sur la manipulation des adolescents par les agitateurs, manipulation dont nous voyons aujourd'hui les fleurs vénéneuses s'épanouir et finalement tuer de leurs exhalaisons empoisonnées (en rouge mes remarques) :
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[...] l'adolescent qui se sépare du monde social de l'enfance et accède au monde social de l'homme est une proie facile pour l'agitateur ou pour l'informateur qui profite de l'inévitable moment de prise de conscience qu'engendrent les perturbations provoquées par ce passage. On maintient l'adolescent dans ce repliement sur soi-même et dans cette prise de conscience de cette privation [DE CORTE fait allusion à la privation du lien avec les autres, à la rupture du lien social, lié à l'individualisme idéaliste] pour introduire en son âme des maux imaginaires et des remèdes imaginaires dont il est incapable, faute d'expérience et de maturité, de reconnaître l'efficace [Les Veilleurs justement nous invitent à cette prise de distance critique, à ce retour au réel, à cette communion entre les hommes]. Tout l'art de l'information est d'enfermer l'être humain dans sa crise de puberté jusqu'à sa mort et le doper de "chimères". Le citoyen des démocraties modernes est particulièrement exposé à la réclusion définitive : séparé des "communautés" naturelles, il tente en vain de s'insérer dans une "société nouvelle" dont l'édification est sans cesse reportée vers l'avenir. La démocratie  ["moderne" sous-entendu par le contexte de tout le chapitre] est une crise de puberté politique perpétuée.
 
C'est en incitant le moi à s'éloigner davantage des autres et à s'isoler collectivement dans une juxtaposition pure et simple avec ceux qui sont dans la même situation que lui, comme le grain de sable à côté du grain de sable, que la prise de conscience s'effectue le plus commodément. Le moi et ses émules souffrent de cette séparation. Ils ne tardent pas à en prendre une conscience plus ou moins nette. On en profite alors pour assigner à cette prise de conscience un objet imaginaire : "La cause de tous vos maux c'est autrui. Ce sont les autres qui vous font souffrir. Ce sont tous ceux qui ne sont pas comme vous. Opposez-vous à eux. Luttez contre eux. Eliminez-les de la vie politique et sociale, voire de la vie tout court [Ô Hitler, Ô Staline, Mao, Lénine, Pol Pot, Castro, Khadafi, et j'en passe !]. Ainsi délivré de vos maux, vous constituerez avec vos semblables une société désormais paisible, une collectivité sans fissure, une communauté exempte de toute  tribulation et de toute infirmité." "
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Rien n'est plus pertinent que cette analyse acérée. Clément MERIC est mort pour avoir cru à ces mensonges, en toute bonne foi et c'est ce qui rend cette mort encore plus tragique. Demain je poursuivrai la publication d'un paragraphe très éclairant de cet auteur. Mais retenons que nombre des slogans, des concepts, des idées véhiculés par les médias n'existe que dans l'imagination de leurs pauvres créateurs.

samedi 9 octobre 2010

Sur la pudeur

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Un scandale agite présentement le monde des cultureux : pensez-donc, l'adjoint à la culture du Maire de Paris a fait interdire aux moins de 18 ans l'exposition consacrée aux photos de Larry CLARK. Au nombre de ces photos qui traitent du comportement d'adolescents américains, on peut voir des jeunes en train de faire l'amour, des jeunes tout nus et qui ne dissimulent rien de leur anatomie (en tout cas, c'est ce que j'ai lu dans les journaux, car je n'ai pas vu et ne compte pas voir cette exposition), des jeunes en train de se shooter. Toutes les photos, paraît-il, ne sont pas de cette eau, mais un pourcentage non négligeable.
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Pour protester contre ce qu'il appelle la "censure", le journal Libération a publié à la une d'une récente livraison une photo du même Larry CLARK. A moitié allongés sur un canapé, deux jeunes, nus, sont sur le point de faire l'amour. La jeune fille empoigne visiblement le sexe de son ami. C'est ce que l'on appelle une "oeuvre de l'esprit".
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Il faut bien réaliser ce que cela implique. Deux jeunes, peut-être épris l'un de l'autre, en tout cas se désirant, acceptent d'être photographiés en cette posture devant un photographe qui ne se sent pas gêné de violer leur intimité et de la révéler au public. Il est possible et même très vraisemblable que pour avoir un excellent cliché, CLARK ait dû faire plusieurs photos, modifier les poses, changer les éclairages. Nous ne savons pas s'il a payé ses modèles. La chose est possible mais non avérée.
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L'adjoint au Maire a eu raison de prendre cette décision et nous ne pouvons que l'en féliciter. On objectera qu'il est possible de voir de ces clichés sur internet. Soit. Mais en responsable politique réfléchi, imaginant la gêne ou le choc que peuvent provoquer ces photos dans l'esprit de jeunes, enfants ou adolescents, l'adjoint a réagi en homme pondéré. Peut-être a-t-il lui même des enfants, des adolescents. Il lui a semblé juste de ne pas "pousser au crime" et de ne pas donner une prime à l'impudeur, et de laisser aux adolescents, à leur liberté et à leur conscience éclairée par l'éducation, l'usage intime et secret de leur sexualité.
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Cette exposition verra sans doute un grand nombre de visiteurs, des voyeurs peut-être. Mais il me paraît très difficile de lutter contre la pédopornographie quand, sous prétexte que ces photos sont des "oeuvres de l'esprit", on n'hésite pas à stimuler ce qu'il y a d'animal dans l'homme, à le mettre en scène. Le siège de l'animalité est situé dans le cerveau reptilien. Il porte bien son nom.
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Dans un billet qui commence à dater, je vous avais invité à écrire à votre député pour protester contre la distinction qui avait été décernée, lors d'un concours de photos, à un "artiste". La photo primée était celle d'un homme en train de s'essuyer le derrière avec le drapeau français. J'avais donc écrit à mon député-maire, monsieur BAGUET. Navré, il m'a répondu qu'il était impossible de condamner ou de censurer ces provocations, au motif, justement, que ce sont des "oeuvres de l'esprit". Il l'ont curieusement placé, l'esprit, ces furieux qui croient que faire de l'art c'est "provoquer le bourgeois". Ils se font une bien médiocre opinion du peuple, et croient s'attirer ses faveurs en flattant les penchants qu'ils lui attribuent sans discernement et en s'annexant ses goûts présupposés. Un bon conseil : n'allez pas voir ces expositions, protestez autant qu'il est nécessaire, ne craignez pas de paraître ringard.
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Car tout le monde n'est pas Michel-Ange qui a sculpté un David, entièrement nu, mais d'une beauté à couper le souffle, ni BOTTICELLI et ses trois grâces, ni MANET et son déjeuner sur l'herbe, ni GOYA et sa maja nue. Idem pour des sculptures de RODIN ou de Camille CLAUDEL qui célèbre les corps et leur rapprochement. Il y a une manière de voir le corps qui est chaste, et une autre qui est impudique, qui possède autrui et met la main sur lui, et qui est insupportable. Ce n'est pas la nudité qui est scandaleuse, c'est l'impudeur.
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A bientôt.
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mercredi 18 novembre 2009

De quoi je me mêle ?

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Effaré. Je suis effaré ! Si j'habitais la Région de Poitou-Charentes, je manifesterais, je pétitionnerais, j'enragerais de voir que mes impôts servent à soustraire les adolescentes à l'éducation parentale, introduisent le mensonge et la distance entre les enfants et leurs parents, dissolvent le peu de retenue morale qui pourrait subsister dans notre civilisation.
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Désormais, en effet, les adolescentes (il semble que ce soit surtout les lycéennes) de Poitou-Charentes recevront un "chèque contraception" (de 144 euros, s'il vous plaît !) qui leur permettra de satisfaire leur libido, et surtout celle de leur copain, à l'insu de leurs parents, car elles pourront se procurer directement pilules et stérilets sans qu'il leur en coûte. Vous me direz : "Mais le nombre de grossesses des adolescentes ne cesse d'augmenter ! Il faut faire quelque chose !" A quoi je répondrai : "Et pourquoi donc ce phénomène, si ce n'est à cause de l'hypersexualisation de notre société, de la propagande en faveur des moyens contraceptifs qui en découlent et des fausses assurances qu'ils induisent ?" Il me semble que former les parents à l'éducation sexuelle de leurs enfants serait plus humanisant que de lâcher la bride à ces derniers.
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Curieusement, le journal gratuit Vingt minutes publie dans son numéro du mardi 17 novembre, le résultat d'un sondage qu'il a commandité. L'article qui le résume et en commente les résultats est intitulé : "Les Françaises plébiscitent le chèque contraception de Royal". On se précipite donc pour voir de quoi il en retourne. Les choses sont plus nuancées qu'il n'y paraît. Les femmes de 65 ans et plus n'approuvent la mesure qu'à 52 % ; les 18 - 24 ans, à 79 % (rien de bien extraordinaire ; on leur facilite le travail, si je puis m'exprimer ainsi), et les 35 - 49 ans, à 70 %. Et le journal fait le commentaire suivant à propos des chiffres relatifs à l'opinion des femmes de cette dernière classe : "Or c'est dans cette tranche d'âge que l'on retrouve précisément le plus de mères d'adolescentes". Il s'agit là d'une interprétation des résultats, j'en conviens, mais d'une interprétation vraisemblable. Si nous allons un peu plus loin, nous pouvons aussi dire que les mères de ces adolescentes ne savent plus ou pas comment s'y prendre avec leurs filles pour les éduquer à une vie sexuelle saine et humanisante, qu'elles laissent flotter le ruban avec soulagement, et que ma foi si les galipettes de leurs filles ne leur coûtent rien, il n'y a plus qu'à laisser faire. Il n'y a aucun jugement dans ce que je dis là, je le précise à l'intention d'Olibrius. Il s'agit pour moi d'aller au bout de l'analyse. Ne serait-il pas préférable de favoriser le dialogue entre la fille et la mère dans ce domaine ?
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Je trouve que l'intrusion du politique dans la vie intime des citoyens est absolument insupportable. Madame ROYAL a lutté, avec raison, il faut lui rendre cette justice, contre la pédophilie. Mais il me semble que sa mesure relève de cette curiosité malsaine des adultes pour l'initiation des adolescents à la vie sexuelle. Elle relève de l'intimité de la famille et des consciences, pas de la démagogie d'un politique en mal de popularité. Et j'ai envie de dire : "De quoi je me mêle ?"