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mercredi 13 février 2019

Mercredi 13 février 2019. Honneur à Yanis Varoufakis ! Honte à l'Europe des ploutocrates !


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Dans quelques semaines, les citoyens des divers pays de la soi-disant « Union européenne » devront voter pour élire leurs représentants au prétendu « Parlement européen ». Avant d’aller voter, je recommande vivement à mes lecteurs de se plonger dans le remarquable ouvrage de Yannis VAROUFAKIS, le relativement éphémère ministre des finances d’Alexis TSIPRAS, leader du parti de gauche Syriza et vainqueur des élections législatives organisées le 25 janvier 2015 par un archinul, SAMARAS. Le livre est intitulé Conversations entre adultes. Dans les coulisses secrètes de l’Europe, publié aux éditions Les Liens qui Libèrent, Paris 2019.
Yanis VAROUFAKIS est appelé par TSIPRAS pour occuper le poste de ministre des finances de la Grèce. Il n’a rien demandé. C’est un économiste de réputation internationale ; il enseigne comme professeur à Lyndon B. Johnson School of public affairs de l’Université d’Austin au Texas. Syriza est classé à gauche ! Pas bon ça pour les banquiers, les crocodiles des marigots européens, les hauts fonctionnaires irresponsables de Bruxelles. Pourtant, VAROUFAKIS accepte la proposition de TSIPRAS. Il démissionne de l’Université et vient s’installer à Athènes avec sa compagne Danae STRATOU. VAROUFAKIS hérite d’une situation financière nationale catastrophique, dont il n’est aucunement responsable, et que l’on doit aux politiques démagogiques menées depuis des lustres par PAPANDREOU, un socialiste démagogue bon teint (mais peut-il en être autrement avec des socialistes de ce calibre-là ?), et ses successeurs. Ces irresponsables ont emprunté à tour de bras à des banques (notamment françaises et allemandes) et à diverses institutions, qui ne se sont guère souciées de la soutenabilité de la dette par un pays rongé par la corruption et surtout l’évasion fiscale conduite par les oligarques. Quand la Grèce a été admise à rentrer dans le système de monnaie unique, après certification truquée des comptes nationaux par la Banque Goldman-Sachs, on avait dissimulé l’ampleur de la dette contractée par les responsables politiques grecs
         VAROUFAKIS a fort heureusement le souci de défendre les plus pauvres de ses compatriotes. Il s’est fixé deux objectifs quand il accepte de devenir ministre : maintenir la Grèce dans l’euro ; obtenir une restructuration de la dette grecque. Il n’écarte pas l’hypothèse d’un Grexit, certes douloureux, mais qui n’enfermerait pas la Grèce dans la prison d’une dette infinie, insoutenable et ruineuse pour les plus pauvres. Il a du reste un plan B fort astucieux en cas d’échec des négociations avec ce qu’il appelle la troïka : la BCE (Mario DRAGHI), le FMI (avec Christine LAGARDE) et la Commission Européenne, qui hélas semble avoir délégué ses pouvoirs de négociation à l’Eurogroupe, réunion des ministres de finances des pays de l’union dite européenne, flanqués chacun d’un expert de leur pays, et du commissaire européen chargé de l’économie, en l’occurrence Pierre MOSCOVICI. En réalité, l’Eurogroupe est manipulé par Wolfgang SCHAÜBLE, le ministre des finances allemand, qui désire dézinguer à tout prix ce gouvernement de gauche, en lui faisant payer les erreurs de ses prédécesseurs. Il semble bien que madame MERKEL, accueillante aux migrants, fussent-ils clandestins, a été insensible à la détresse des retraités grecs dont les créanciers exigeaient qu'on vendît les biens pour rembourser la dette.
VAROUFAKIS n’a trouvé en Europe qu’une oreille compréhensive, et je manquerais à la plus élémentaire probité intellectuelle si je ne signalais pas que seul Emmanuel MACRON, alors ministre de l’Économie du calamiteux HOLLANDE a soutenu VAROUFAKIS et compris le bien fondé de ses propositions. Il serait malhonnête de ne pas le créditer de cette lucidité. Mais la troïka, inspirée par SCHAÜBLE, ne veut rien entendre. En dépit du résultat du référendum organisé par TSIPRAS (faut-il accepter les propositions de l’Union Européenne ?) qui montre que plus de 61 % des Grecs s’opposent à ce honteux compromis qui les enchaîne, le premier ministre finira par céder, par accepter tout ce que demande la troïka et trahira ainsi le mandat que lui avait confié le peuple grec.
Une partie des conversations (certaines hallucinantes) ont été enregistrées ; VAROUFAKIS en donne le verbatim. Une autre partie a été notée immédiatement après les rencontres, et enfin quelques autres ont été rapportées au ministre par des témoins. On apprend, par exemple, que SCHAÜBLE, s’il avait été à la place de VAROUFAKIS, ne signerait pas le document qui signifiait la perte de l’autonomie financière et politique de la Grèce (conversation privée enregistrée).
Vers la fin de ce livre passionnant, qui défend la démocratie contre les ploutocrates, notre ministre grec dit ceci (page 476) :
"Dans le bûcher des illusions qui a suivi le crash financier de 2008 et la crise de l’euro, l’establishment profond de l’Europe a perdu tout sens de la mesure. J’en ai été le témoin direct lors de ce que je ne peux appeler autrement que comme une guerre de classes brutale ciblant les faibles et favorisant outrageusement les classes dominantes. […]."

Je crois profondément (et VAROUFAKIS le suggère dans certaines passages) que les efforts désespérés de l’actuel gouvernement pour trouver des fonds, via des taxes, des augmentations de CSG et autre conoanticarbosnisation, n’a pas d’autres buts que de continuer à favoriser les classes dominantes, en faisant payer aux classes moyennes et pauvres leurs erreurs. C’est pourquoi je suis contre cette Europe-là, c’est pourquoi je ne donnerai jamais ma voix à des candidats ou des partis qui entendent renforcer les pouvoirs d’un système qui a fait la preuve de son mépris pour les petits et les sans-voix. Honneur à un homme compétent, brillant et probe ! Honneur à vous Yanis ! Vous êtes le digne héritier des inventeurs de la démocratie. Je souhaite que vos initiatives en faveur d’une Europe des peuples soient couronnées de succès.



mercredi 22 juillet 2015

22 juillet 2015. Nouvelles estivales de la Résistance. Une poésie chinoise en guise de thrène sur la Grèce

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Que l'impudeur et l'incompétence du "monarque" ne nous empêchent point de crier bien fort, sur le Champs Elysées ou ailleurs que

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. La citation du jour.
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Datée de la période dite des Six Dynasties (265-589), cette poésie anonyme, intitulée par les trois traducteurs qui ont tenté d'en rendre la mélancolie et la sagesse Un petit poisson pleure :

"Un petit poisson pleure dans un ruisselet desséché,
Trop tard, il regrette de s'être avancé si loin.
Il voudrait tellement avertir ses frères
Des dangers qui les guettent dans les eaux peu profondes."

Traduction et interprétation de 
Ferdinand STOCES.
Signes immortels.
Sanshan/Ferdinand STOCES, Rueil-Malmaison, 1987.
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2. Commentaires.
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Quand j'ai lu ce poème, je n'ai pu m'empêcher de penser à la Grèce et à son peuple. Leur exemple devrait avertir les pays européens susceptibles de se retrouver sous peu dans la même situation, de ne point trop s'aventurer dans les eaux peu profondes des ruisseaux bruxellois, qui ne brillent certes pas par leur clarté  mais plutôt par leur turbidité.
La Grèce n'avait pas besoin de l'Europe pour rester la Grèce. Elle demeure et demeurera pour la postérité la mère de la véritable démocratie, pas celle qui consiste à faire entériner par un parlement aux ordres une Constitution rejetée par le peuple, triste exemple français que, sous la pression des imbéciles, elle a cru devoir imiter. Le peuple grec ne veut pas de l'austérité européenne ? Qu'à cela ne tienne ! La Grèce restera dans la zone euro (que dit monsieur TSIPRAS), le peuple se serrera la ceinture, les plus malins des Hellènes continueront de tricher, tandis que dressée sur son trépied delphique, la pythie continuera de proférer dans les vapeurs enivrantes issues des entrailles de la terre, des paroles dépourvues de sens, jusqu'à ce que se révèle enfin l'impossibilité de tenir une intenable promesse.
Un pays majeur et libre doit accepter de subir les conséquences des actes politiques posés par ses dirigeants. Les Grecs ont voulu beaucoup de fonctionnaires, des retraites abusives ; ils ont regimbé devant l'impôt ; ils ont couvert les abus fiscaux de leurs armateurs, depuis des lustres. C'était leur droit, nous ne saurions le leur reprocher. Ni eux ni les "vrais" (!!!) Européens n'ignoraient ces déséquilibres structurels. Tous ont fermé les yeux. Il est temps de les ouvrir. Les Grecs reviendront au drachme, et les créanciers (les contribuables, hélas, puisque les créances privées douteuses ont été rachetées par les Etats et sont devenues les créances des citoyens européens abusés par leurs dirigeants. [Le dieu Finance, le dieu MAMON n'est pas mort !] à leurs larmes. Mais au moins les choses seront claires, les compteurs mis à zéro, et du plomb versé dans la cervelles des eurocrates.
Petit poisson (peine 3 ou 4 % du PIB européen), les Grecs ! Que leur exemple servent à des poissons plus gros comme l'Italie ou l'Espagne qui pourraient se retrouver sous peu dans une situation analogue.
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3. Informations diverses.
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Trafic !

Du site du Salon beige, cet article qui fait froid dans le dos :

"La semaine dernière, après trois ans d'enquête, The Center for Medical Progress publiait une première vidéo filmée en caméra cachée, datée du 25 juillet 2014, montrant une responsable du Planning familial américain décrire la façon dont elle s'organise pour que les avortoirs gérés par son association fournissent des laboratoires en organes de bébés avortés, dont elle évalue le prix entre 30 et 100 $. La vidéo a secoué les Etats-Unis, non seulement parce que la vente d'organes est interdite, mais également parce que le médecin décrit l'utilisation d'ultrasons au cours des avortements pour garder le foetus intact, ce qui peut laisser penser que certains bébés sont tués au cours de leur naissance (ce que l'on appelle un avortement par naissance partielle), une pratique également punie par la loi. En dehors de ces deux aspects légaux, la vidéo a en outre l'intérêt de déranger les partisans de l'avortement, la conversation filmée montrant d'une façon glaçante qu'il s'agit d'être humains, tués et démembrés.
Depuis, les Républicains ont réclamé une enquête parlementaire. Quand à leur demande de couper les subventions versées à l'association, financée pour un tiers par le gouvernement fédéral, elle a dores et déjà été rejetée par le porte-parole de Barack Obama.
De son côté, le Planning familial américain n'a pas contesté l'authenticité de la vidéo, mais s'est défendu en affirmant qu'il s'agissait de dons de patientes pour faire avancer la recherche sur l'embryon, les prix ne correspondant qu'aux frais médicaux et de transport vers les laboratoires. La plupart des journaux français se sont évidemment empressés de lui donner raison.
L'argumentation est mise à mal par une nouvelle vidéo publiée aujourd'hui, toujours tournée en caméra cachée, en février 2015 cette fois. On y voit le Dr Gatter, alors encore présidente du conseil des directeurs médicaux du Planning familial, négocier le prix d'organes de foetus. Celle-ci, après avoir expliqué que l'argent n'est pas sa principale préoccupation, en demande un bon prix, parce que, dit-elle en riant, elle souhaite s'acheter une Lamborghini."
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mardi 21 juillet 2015

21 juillet 2015. Nouvelles estivales de la Résistance. Europe : dépasser les différences en les reconnaissant !

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Non, non, ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !

Il y a lieu, plus que jamais, d'être courageux, en ces moments de troubles, de  manipulations politiques, de trafic de la justice et de la répression des libertés les plus essentielles.

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1. La citation du jour.
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"D’autres, pour servir la paix, invitent les peuples à se fréquenter davantage, à se visiter les uns les autres, les assurant qu’ils éteindront ainsi dans leurs cœurs le sentiment de leurs différences, prendront conscience de leur communauté de nature. Rien ne semble moins prouvé. On peut admettre, au contraire, que la fréquentation de l’étranger ne nous fait sentir que plus vivement notre différence avec lui. Ce qu’il faut enseigner aux hommes, c’est à abolir le sentiment de leurs différences en s’appliquant à se sentir chacun dans sa région d’humanité supérieure à ces différences ; chose qu’ils peuvent fort bien faire, et peut-être mieux, en demeurant chacun à son foyer. La paix sera, pour les hommes, le fruit d’un travail de vie intérieure, non de promenades à la surface du globe. [...]" 

In Julien BENDA.
Discours à la nation européenne. Avant-propos d’André LWOFF. (Collection Folio, série Essais, no 209).

Gallimard, Paris, 1992 (date du dépôt légal.)
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2. Commentaires.
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Il est très intéressant de réfléchir à ces propos de Julien BENDA. On pourrait croire qu'ils tendent à abolir les différences. Il n'en est rien. Pour BENDA, il s'agit de dépasser le sentiment des différences et non les différences, en rentrant en soi-même, en faisant un travail intérieur pour retrouver en nous cette commune part d'humanité, qui permet les rapprochements des hommes non de l'extérieur, non par des mesures artificielles, non par le recours au tourisme intellectuel ou au tourisme tout court, mais par l'empathie.
C'est pour avoir méconnu ces principes que les actuels dirigeants de l'Europe même cette belle initiative à sa perte. La manière dont on traite l'affaire grecque est typique de ce qu'il ne fallait pas faire : rien n'est plus injuste, disait ARISTOTE, que de traiter également des hommes différents. On peut en dire autant des nations. Les hommes politiques le savaient. Ils savaient que la Banque Goldman-Sachs avait certifié des comptes publics grecs  falsifiés. Mais ils ont préféré servir leur ego, et idolâtrer leurs idées que de s'incliner devant la réalité.
Je prends les paris : la GRECE sortira de l'euro. Ce sera bien pour elle, et ce sera bien fait pour nous qui par pure lâcheté avons donné, par le canal de nos parlementaires, notre accord à cette folie, et perdrons nos créances ; la folie consistait à feindre que la GRECE pouvait être placée fiscalement, politiquement, économiquement, culturellement, sur le même pied que l'ALLEMAGNE ou que la FRANCE. Il fallait dépasser ces différences par un travail intérieur, avant de se lancer dans cette aventure... Mais n'est-ce pas top demander à ces serviteurs zélés de l'internationalisme, du mondialisme et de l'économisme que de rentrer en eux-mêmes ?
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3. Informations diverses.
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Trouvée sur le net cette vidéo :

https://youtu.be/hU340NjpPRM
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Article de Thibaut d'ARCY sur le site du Boulevard Voltaire.

"Il se nommait Angel Ariel Escalante Perez. Angel, céleste bambin de douze ans, livré en pâture à la bête humaine, a donné sa vie pour que nous puissions voir, dans les ténèbres de nos villes turpides, l’éclat même de la pureté et de l’honneur. Angel nous a délivré un instant du chaos et de l’abjection ; que soit loué aujourd’hui son courage édifiant.
Angel habitait la ville de Guatemala. Il rentrait de l’école. Sur son chemin du retour, il croisa ses bourreaux : six membres d’un gang de narcotrafiquants. Il lui mirent une arme entre les mains et lui imposèrent ce dilemme atroce : tuer ou être tué. Tuer un homme, un chauffeur de bus, et prendre sur lui la responsabilité du crime, ou accepter de finir là sa vie, à douze ans. C’est alors qu’un éclair sublime traversa cette petite âme déjà grande comme celle d’un vieux soldat.
Angel refusa. Sait-on ce que cela veut dire ? A-t-on conscience de la beauté inouïe de ce « Non » qui jette un opprobre définitif sur la barbarie du monde entier ? Angel refusa de tuer un homme, dont le métier – coïncidence funeste – était aussi celui de son propre père, et se vit proposer un nouveau choix, plus horrible encore : préférait-il mourir sous les coups patients d’une machette ou précipité du haut du pont Incienso, culminant à 135 mètres ? Ô Ange ! De quelle boue sont donc faits ces hommes ?
Angel chuta, chuta… Des ailes, sans doute, lui furent données – pourquoi n’y aurait-il point des miracles en réponse de la suprême abomination ? – car l’enfant, avant de se briser les os, fut retenu par un branchage et survécut. On eût aimé que l’histoire s’achevât ainsi, dans la splendeur d’une grâce inattendue ; mais Angel mourut deux semaines plus tard à l’hôpital, dans les bras de son père : son cœur s’arrêta. Oh, son cœur vaillant manqua cette fois de la force qu’il faut pour regarder l’horreur du monde !
Quant à moi, j’ai peine à lever aujourd’hui les yeux vers le ciel où passe notre fière aviation. Je reste sourd aux fanfares. Je m’incline devant un enfant sauveur de notre humanité, honteux de mes compromissions, de mes lâchetés, de mes expectatives. Que sont mes rébellions de spectateur, mes témérités de bureaucrate ? Et quel visage aurait notre monde si, tous, nous avions un peu de l’insoumission, un peu de la droiture inflexible d’Angel Ariel Escalante Perez – petit martyr du Guatemala ?".
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jeudi 9 juillet 2015

09 juillet 2015. Un article sur la Grèce publié par Le Contrarien. Deuxième billet de ce jour

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Il me semble que cet article vient avantageusement compléter mon premier billet de ce jour.
"Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

J’ai écouté attentivement le Premier ministre grec Alexis Tsipras ce matin lors de son allocution devant le Parlement européen.
J’y ai entendu un dirigeant sûr de lui et de la politique menée dans l’intérêt de son peuple mais également des peuples européens.
Je suis effaré par certaines réactions de nos camarades lecteurs qui pensent vraiment que nous avons aidé les Grecs. Encore une fois, et Tsipras l’a d’ailleurs dit sous les applaudissements de certains euro-députés, nous n’avons pas versé d’argent aux Grecs, nous avons sauvé les banques commerciales en particulier allemandes (mais françaises aussi) en rachetant les dettes grecques détenues par ces établissements, pour un montant de plus de 300 milliards d’euros désormais transférés aux contribuables.
D’ailleurs, si je vous dis depuis plusieurs semaines que le coût pour la France serait d’environ 68 milliards d’euros, c’est un rapport de la Commission des finances qui affirme désormais (à la surprise générale n’est-ce pas) que le coût finalement pour la France d’un défaut grec serait vraisemblablement de 65 milliards d’euros. On y arrive, doucement mais sûrement et je peux vous annoncer que l’on finira à 100 milliards.

Ce n’est pas être communiste que de dire que les Grecs ne sont pas aidés…

Cela peut vous plaire ou non, vous me traiterez encore de « communiste » mais encore une fois, ce sont les banques que votre pognon sert à sauver, pas les Grecs et ce que je décris là est la réalité.

Alors on me dit oui mais regardez la BCE, elle aide quand même les Grecs puisqu’elle finance les banques grecques…

Mais mes chers amis, soyons sérieux. La Grèce est en train de connaître une récession de 25 % de son PIB, toutes les banques grecques sont mortes. D’ailleurs depuis qu’elles sont fermées, pas une émeute, pas un affrontement, quant à cette photo où l’on voit un petit vieux pleurer devant la banque fermée, il ne pleure pas parce que le distributeur est fermé mais parce que dira-t-il…
« Je ne peux pas supporter de voir mon pays dans cette situation. L’Europe, comme la Grèce, a fait des erreurs. […] C’est pour ça que j’étais abattu, plus que par mon problème personnel. »

Arrêtez de croire à la propagande « merkelienne ».

Alors il est de bon ton de dépeindre Tsipras comme un affreux coco mais qui veut rester dans l’euro et dans l’Europe.
Un affreux coco qui accepte l’essentiel des plans d’austérité.
Un affreux coco qui accepte de tondre encore plus le peuple grec mais qui demande juste que l’on réponde à l’urgence humanitaire.
Lorsque je dis qu’il ne faut pas que les enfants grecs soient malnutris ou pas soignés… je reçois des mails pour me dire qu’ils n’avaient qu’à payer leurs impôts… Dont acte. Laissons mourir des enfants parce que des parents n’ont pas payé des impôts. Oui je suis effaré du cynisme et du manque de compassion, de l’absence de toute humanité alors que l’ennemi n’est pas le peuple grec mais la finance !

L’ennemi n’est pas le peuple grec mais la finance

On désigne aux abrutis l’ennemi. Le peuple grec. Le vilain peuple grec, et l’horrible « coco » Tsipras (qui n’a rien nationalisé).
Pendant ce temps, les peuples se font asservir par les dettes.
L’austérité à laquelle vous croyez ne sert pas votre avenir. L’austérité sert à vous rendre solvable le plus longtemps possible pour vous saigner le plus longtemps possible également pour vous faire payer le service de la dette ! C’est de l’asservissement.
Nous, Français, sommes tout autant asservis par la dette que les Grecs, les Espagnols ou les Italiens.
La seule chose qui change c’est que l’on croit, on vous fait croire que pour vous, tout va bien…
Pourtant, à moins d’être aveugle, vous voyez bien que vos impôts augmentent et qu’en face le service rendu, lui, diminue. Moins de remboursement de médecins ou de médicaments, moins de pensions de retraites, moins d’avantages, etc., etc. Pourquoi ?
Parce qu’il faut payer les intérêts aux banquiers… aux détenteurs de la dette !

Oui nous sommes tous coupables de notre endettement !

Et c’est pour cela que je suis un ardent partisan de l’or. L’or ne ment pas justement et il évite les errements et les bêtises.
Nous sommes tout autant coupables que les Grecs et nous allons subir exactement les mêmes conséquences, celles d’une accumulation de dette et de la volonté collective, démagogique, populiste même de ne pas payer les impôts nécessaires à notre niveau de dépense.
La dette permet à tous les politiciens de nous brosser dans le sens du poil aujourd’hui en reportant à demain le coût du brossage… Il est maintenant temps de passer à la caisse.
N’imaginez pas que cela ne concerne que les Grecs.

Demain aussi, vos noms viendront grossir la liste.

Alors encore une fois, s’imaginer que les dettes seront payées relève du fantasme le plus crétin en terme économique et ceci est valable pour l’ensemble des pays, des USA au Japon en passant par la Grèce ou la France.
La seule façon de se sortir de cet endettement aliénant pour les peuples et pour la croissance c’est évidemment l’effacement. N’oubliez pas que lorsque votre dette coûte 3 % par an d’intérêts, ce qui est le cas pour la France, et que vous avez 100 % de dette sur PIB, si vous n’avez pas au moins 3 % de croissance, vous ne payez même pas le service de la dette… Dans le cas grec avec 3 % de coût mais 200 % de dette sur PIB, il leur faut au moins 6 % de croissance.
On vous vante la reprise espagnole de 3 % de croissance… basée sur 5 % de déficit budgétaire, ce qui revient à dire que pour 3 euros créés, les Espagnols en ont dépensé 5… On peut se taper sur le ventre de ces « brillants » résultats.
Alors oui, les dettes seront effacées, les pays feront faillite et l’épargne sera effacée… c’est une évidence. Vous pouvez hurler au communisme, ou à tout ce que vous voulez. Ces dettes, on ne peut plus les payer. On veut juste vous faire croire que ça va bien se passer… mais rien n’est plus vrai. Libérez-vous de la propagande économique.
Il est déjà trop tard, préparez-vous.
Charles SANNAT
(pour m’écrire charles@lecontrarien.com)

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Le Contrarien Matin est un quotidien de décryptage sans concession de l’actualité économique édité par la société AuCOFFRE.com. Article écrit par Charles SANNAT, directeur des études économiques. Merci de visiter notre site. Vous pouvez vous abonner gratuitement www.lecontrarien.com."
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09 juillet 2015. Nouvelles estivales de la Résistance : le foie de Prométhée et le tonneau des Danaïdes...

Plus que jamais, il convient de redire aux imbéciles ceci qui n’a pas pris une ride :

Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté.

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1. La citation du jour.
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Merci à mon amie Edith qui m’a envoyé cette version PDF du chapitre VII de La Grèce contemporaine, un ouvrage rédigé par Edmond ABOUT, dont la troisième édition a été publiée en 1858, chez L. Hachette e Cie, à Paris. On y lit ceci :

"Le régime financier de la Grèce est tellement extraordinaire et ressemble si peu au nôtre, que je crois nécessaire, avant d’entrer dans les détails du budget, de placer ici quelques observations générales.
            La Grèce est le seul exemple connu d’un pays vivant en pleine banqueroute depuis le jour de sa naissance. Si la France ou l’Angleterre se trouvait seulement une année dans cette situation, on verrait des catastrophes terribles : la Grèce a vécu plus de vingt ans en paix avec la banqueroute.
            Tous les budgets depuis le premier jusqu’au dernier, sont en déficit.
            Lorsque, dans un pays civilisé, le budget des recettes ne suffit pas à couvrir le budget des dépenses, on y pourvoit au moyen d’un emprunt intérieur. C’est un moyen que le gouvernement grec n’a jamais tenté, et qu’il aurait tenté sans succès.
            Il a fallu que les puissances protectrices de la Grèce garantissent sa solvabilité pour qu’elle négociât un emprunt à l’extérieur.
            Les ressources fournies par cet emprunt ont été gaspillées par le gouvernement sans aucun fruit pour le pays ; et, une fois l’argent dépensé, il a fallu que les garants, par pure bienveillance, en servissent les intérêts : la Grèce ne pouvait point les payer.
            Aujourd’hui, elle renonce à l’espérance de s’acquitter jamais. Dans le cas où les trois puissances protectrices continueraient indéfiniment à payer, la Grèce ne s’en trouverait pas beaucoup mieux. Ses dépenses ne seraient pas couvertes par ses ressources.
[…]."
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2. Commentaires.
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PROMÉTHÉE voulut jadis dérober aux dieux le feu. Pour cette audace insensée, il fut condamné à être enchaîné sur un rocher, exposé à des rapaces qui viendraient lui manger le foie.
Les gouvernements grecs ont voulu rentrer dans la cour des « grands » (ou déclarés tels), en s’engouffrant dans le système de l’euro, après avoir fait certifié l’authenticité des comptes publics de leur patrie par une banque américaine complice (laquelle, si ma mémoire est exactes, a été gravement impliquée dans la crise des subprimes). Il faut croire que nos "élites" européennes n’avaient point lu monsieur ABOUT, lequel n’était économiste, mais plutôt écrivain de salon, mais en honnête homme, sans internet, sans CAC40, avait décelé l’infirmité congénitale de cette nation renaissante.
On s’étonne aujourd’hui que les créanciers, eux aussi rapace mais surtout inconséquents, veuillent dévorer le foie toujours exposé du peuple grec ?

Les DANAIDES, au séjour des morts, furent condamnées à remplir un tonneau sans fond. Elles avaient (sauf une des cinquante) tué leurs maris, de très roches parents, car elles jugeaient contre nature cette union.
Il me semble que, depuis des années, les prêteurs ont versé de l’argent à la Grèce, comme ils eussent versé de l’eau dans un tonneau sans fond. La France a une créance de 48 milliards d’euros sur la Grèce, l’Allemagne plus de 56 milliards. Il s’agit d’argent public, versé aux banques (et non au peuple grec) pour assurer les liquidités.

            Le peuple grec vient de nous donner une grande leçon de démocratie ; mais il faut qu’il assume le prix de sa liberté. Quelle que soit la solution adoptée, il lui faudra cesser de servir les mythes auquel ses ancêtres ont donné naissance : ni PROMÉTHÉE ni filles de DANAOS. En vérité, il ne fallait pas que la GRECE rentre dans l’Euroland dont les responsables SAVAIENT l’état réel des finances. Tout le monde est coupable et personne ne veut l’admettre.

            J’aime la GRECE, son histoire, son peuple. Et j’espère qu’un jour les caciques de BRUXELLES viendront fouetter avec des chaines la mer ionienne qui n’aura pas sur porter leurs vaisseaux, comme jadis XERXES après SALAMINE. 

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3. Informations diverses.



Le tonneau des Danaïdes par J. WATERHOUSE.


lundi 2 décembre 2013

Nouvelles de la Résistance : la Lumière vient de l'Orient

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrais, c'est la lâcheté.

Il y a quelques années, j'ai rédigé un petit billet intitulé "Ex oriente, Lux". J'aurais fait preuve de beaucoup de paresse, si j'avais repris ce titre pour le billet de ce jour. Et pourtant, une fois encore, la Lumière nous vient de ces lointains pays sur lesquels se lève le soleil. Ainsi, à TAIWAN, des milliers de gens protestent contre la possible abrogation d'un article de loi définissant le mariage comme l'union d'un homme et d'une femme. Les Philippins traversent d'épouvantables épreuves ; nombre d'entre eux nous montrent l'exemple de la dignité, du courage et de la foi : dans la partie catholique du pays, les églises sont remplis de fidèles ; des jeunes responsables se lèvent chez les chrétiens pour aider les familles dans le dénuement et la détresse. Chez nous, on diminue le taux de TVA sur le préservatif. On croit rêver !

Et même en Europe, les pays de l'Europe dite orientale, refusent le diktat de BRUXELLES (pour ce qui est de la GRÈCE, déjà ruinée par ces imbéciles qui veulent nous dépouiller de toute initiative démocratique) qui les obligerait à instaurer le mariage homosexuel. Quant aux Croates qui ne sont pas encore dans l'Europe, mais aspirent à y rentrer, ils ont résolu le problème très simplement : ils ont inscrit la définition du mariage comme l'union d'un homme et d'une femme dans leur Constitution. Plus démocratiques que les nôtres, leurs dirigeants les ont consultés par voie de référendum. Chez nous, monsieur DELEVOYE (qui vient de passer de l'UMP au PS) refuse de prendre en considération la pétition citoyenne, le président du Sénat utilise le vote à main levée - un vote qui a été truqué, semble-t-il -, le Conseil Constitutionnel dénie aux maires le droit à l'objection de conscience (au prix d'une procédure qui s'apparente à une petite forfaiture, puisque il a justifié a posteriori de prendre en considération la requête de certains d'entre eux, au motif que le délai d'intervention qui leur était imparti pour la QPC était dépassé), en modifiant son règlement intérieur quelques semaines après ce refus, pour faire cadrer leur décision avec un règlement qui n'avait pas cette forme au moment de son refus.

En vérité, nos responsables (politiques, économiques, culturels, juridiques) font partie de cette bourgeoisie libertine, affairiste, souvent maçonnique, une bourgeoisie dont les membres se partagent le pouvoir, l'argent et les honneurs, de manière presque héréditaire, une bourgeoisie qui depuis plus de deux siècles nous conduit à la décomposition. Les sans-abris, elle s'en fout ! Le chômage ? Idem ? La perte de rayonnement de notre patrie ? Voilà qui lui est complètement équilatéral ! L'important, c'est le préservatif, ce sont les nuits blanches, c'est Paris-Plage, la nuit de la musique, "l'Art contemporain" (!). Mais le quotidien difficile de millions de Français, elle s'en moque éperdument. La dernière illustration de cette inconscience est l'acceptation (puis l'abandon) par monsieur VARIN d'une retraite de 21 millions d'Euros ! Que cette élucubration ait pu germer dans l'esprit des membres du Conseil d'Administration de PSA est proprement incroyable, que monsieur VARIN n'ait pas pensé un seul instant à refuser cette proposition déshonorante est confondant. Et nous apprenons que les Restos du coeur vont dépasser le million de repas distribués ! Et je vois, moi, tous les mardis, des dizaines de personnes, souvent d'origine étrangère, qui viennent chercher à la Banque alimentaire de la nourriture pour leur famille  ! Et l'on apprend que les Sénateurs refusent de se voir amputer leur prime de chauffage (4300 euros par an) ! Non ! Non ! Et non ! Je suis révolté.

Il se peut que la France ait besoin de l'Europe. Mais il est avéré que l'Europe sans la France n'a pas de sens et ne peut même pas exister : pour des raisons historiques, pour des raisons géopolitiques, pour des raisons économiques. En cédant à ces imbéciles qui mettent deux ans pour nous imposer un type unique de chasse d'eau ou la dimension des cages à poule, nos dirigeant rendent un mauvais service à notre patrie. En acceptant des diktats, des réglementations, des directives, qui offensent nos habitudes, nos traditions, notre savoir-faire, nos dirigeants acceptent l'abaissement de la patrie.  Mais la vraie question est la suivant : Y croient-ils à la patrie ? 

Voici quelques illustrations des maigres commentaires que je viens de faire, pris sur le site de mon cher Salon beige.

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Manifestation contre la dénaturation du mariage à Taïwan.





972 est le numéro de l'article de la loi spécifiant que le mariage est l'union d'un homme et d'une femme et qu'il est question d'abolir pour permettre le "mariage" homosexuel, Il est très significatif de constater (a) que les manifestants taïwanais s'inspirent des slogans et des logos de La Manif Pour Tous, ce qui confirme ce que je disais hier : le peuple français (je dis le peuple, pas ses indignes dirigeants) a ce génie particulier qui lui fait penser le plus large possible, et si possible l'universel, avec toutefois un danger (dans lequel les philosophes des ténébreuses Lumières sont tombés) : celui de vouloir donner des leçons du monde entier du haut de son perchoir de coq ; (b) que les peuples d'Extrême-Orient, les Chinois, mes très chers Chinois, ont le sens inné de la nature et que toute offense qui est faite à cette source de vie est une offense faite au Seigneur du Ciel. 
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Le gouvernement baisse enfin la TVA...

Quand on vous dit qu'ils ne pensent qu'à ça. A quand le préservatif remboursé par la Sécu ?

Que va dire le ministre du redressement (!) productif (!!) ? Une perte de revenu pour l'Etat, moins de consommateurs-citoyens-contribuables pour les ans qui viennent ? Redressement certes il y a (je suis à la limite de la grivoiserie), qu'il soit (re)productif, alors là je doute !
Dans le même temps, le gouvernement pense à taxer les rivières. Tous ceux qui ont un cours d'eau sur leur terrain, des particuliers jusqu'aux agriculteurs, se verraient taxés. En attendant la taxe sur l'air respiré.

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Accueil de Christiane Taubira à Rennes le 5 décembre.

Christiane Taubira se rendra à Rennes le jeudi 5 décembre 2013 pour y rencontrer les étudiants de l’Institut d’études politiques de 18h à 19h. L’Institut est localisé au 104 boulevard de la Duchesse-Anne, à Rennes, mais une entrée dérobée existe rue Lafond, au niveau du n° 31.
La conférence aura lieu dans l’amphithéâtre « Érasme ».
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Trocadéro redécoré hier : trois gardes à vue.

David Van Hemelrick, l'homme de la banderole "Hollande démission" et ses deux comparses ont été placés en garde à vue hier en début d'après-midi pour "délit pénal d’organisation sur la voie publique d’une manifestation sans déclaration préalable".



Mélanchon vu par la téloche et les médias et vu avec de la hauteur (du site Koztoujours, transmis par mon ami Guillaume).



Il nous prend pour des demeurés. MELANCHON a fait un bide. Grâce à la télé il en fait une manifestation de masse. Si ça n'est pas un défile d'imbéciles, ça y ressemble étrangement. Nous devons ce camouflage de la réalité à TF1 !


Des Sentinelles/Veilleurs debout devant l'Elysée, pendant 20 minutes seulement ; la police veille.




02 décembre 201.3

La Grèce refuse la dictature homosexualiste européenne.

En Grèce, l'union civile est réservée aux couples hétérosexuels. Saisie, la Cour européenne des droits de l'homme a sommé Athènes d'élargir cette possibilité aux paires homosexuelles. Mais une partie du gouvernement de coalition n'a pas cédé aux pressions : les députés conservateurs de Nouvelle Démocratie ont vidéde sa substance le projet de loi socialiste destiné à appliquer la décision des juges européens.
01 décembre 2013.

Victoire de la famille en Croatie.

Les Croates ont voté aujourd'hui en faveur d'une révision de la Constitution pour empêcher la dénaturation du mariage, lors d'un référendum réclamé par des ONG pro-famille.
Selon les premiers résultats officiels partiels portant sur les bulletins dépouillés dans 33% de bureaux de vote, 64,84% des Croates ont voté oui à la question de savoir si le mariage devait être défini par la Constitution comme "l'union entre un homme et une femme".

mercredi 2 novembre 2011

Le retour du Catoblépas

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En demandant au peuple grec de donner son avis sur l'accord arraché à l'Europe et destiné à sauver la Grèce d'un désastre économique, social et financier, Georges PAPANDREOU déclenche des réactions unanimement réprobatrices, y compris au sein de son propre parti le PASOK.
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Il y a, selon moi, au moins trois manières de juger cette initiative.

(a) Le première est politique. Il est clair que cette décision surprise est déloyale au regard des concessions et des sacrifices demandées aux peuples européens, au travers de leurs banques. Car abandonner 50 % de ses créances sur la Grèce, ce n'est pas rien pour une banque. Songez-y, chers lecteurs, l'argent des banques, c'est d'abord le nôtre, celui des déposants. Et compte tenu de l'altruisme assez spécial de ces institutions, nous pouvions conjecturer que la facture aurait été ou sera payée par les déposants, car les banques, toujours en vertu de cet altruisme qui leur fait chérir les riches et abominer ceux qui n'alimentent leur compte courant que de leur salaire mensuel, ne vont pas manquer ou n'auraient pas manqué (le conditionnel est utilisé ici puisque nous ne savons pas ce que le peuple grec votera) de répercuter sur leur clients les douloureuses concessions faites au système. Monsieur PAPANDREOU avait, semble-t-il, donné son accord à cet accord. Il s'est dédit. Il peut paraître parjure, et en tout cas, le système étant ce qu'il est, il met l'Europe dans une situation impossible.
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(b) La seconde lecture est philosophique. En absence d'un système fédéral européen, de la persistance des États-Nations en Europe, et de la sacro-sainte référence à la démocratie, je ne vois aucune espèce de difficulté à demander à un peuple sur lequel pourrait s'abattre des contraintes lourdes, s'il est d'accord ou non pour souffrir (afin d'être beau ?). Le référendum est éminemment  démocratique. Conformément au théorème de CONDORCET (dont j'ai parlé plusieurs fois ici-même), il permet de connaître l'opinion majoritaire du peuple, en lui offrant deux choix, et deux seulement : oui ou non. C'est sûr que si l'on pouvait se passer de l'opinion  du peuple, semblent dire certains empêcheurs de tourner en rond, ce serait bien. Mais dans un pays qui a inventé la démocratie, il est d'assez bon ton de lancer cette initiative référendaire, dont nul ne peut connaître l'issue ni les conséquences. On ne peut pas vouloir la démocratie quand ça arrange, et ne pas la vouloir quand ça dérange.
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(c) La troisième est financière. A l'annonce du référendum grec, les valeurs bancaires cotées en bourse se sont effondrées : la véritable raison des décisions politiques européennes est d'ordre financier. Pour faire passer la pilule, on demande aux banques de banquer (après tout c'est un peu leur métier), en fait et in fine, aux déposants particuliers de payer la facture, puisque leur argent c'est notre argent, de façon à pérenniser un système de fou. Faire de l'argent une marchandise est moralement, intellectuellement, économiquement une monstruosité. Il se pourrait bien que le référendum grec marque le glas des idoles, le déboulonnage de MAMMON. Les Grecs auraient alors à supporter les conséquences des inconséquences de leurs gouvernements successifs, une certaine Europe irait à l'agonie, et ceux des peuples européens qui en ont la volonté et les moyens pourraient enfin s'unir pour le bien des leurs. L'Europe actuelle est une pétaudière à 27. Nous n'avions pas besoins de 27 membres. L'Europe des 6 suffisaient, et il y avait encore bien du travail à conduire pour harmoniser les politiques, les finances, la fiscalité, le commerce, la culture. Je suis désolé de les mettre ici dans le même sac, mais Arnaud MONTEBOURG et sa lutte contre la mondialisation et Marine LE PEN et son combat contre l'Europe financière et sans âme, risquent bien de trouver des adeptes, car tout n'est pas faux dans ce qu'ils disent.
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Je voudrais simplement conclure et justifier le titre de ce billet. Les mesures européennes étaient faites pour les financiers. Le référendum grec se moque des financiers. Les financiers se vengent à la bourse. Le Catoblépas se mord la queue. Tout est à reprendre. 
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mercredi 26 octobre 2011

Tite-Live toujours actuel

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TITE-LIVE disait de ses compatriotes nec mala nec remedia pati possent ; ils ne peuvent souffrir ni les maux [sous-entendu "qui les accablent"], ni les remèdes [sous-entendu "qui les en délivreraient"]. J'ai trouvé cette citation, que j'ignorais, dans l'introduction d'un ouvrage tout à fait remarquable de René GILLOUIN,  L'homme moderne, bourreau de lui-même, paru aux éditions du Portulan, Paris, 1951.
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Peu avant le petit extrait que je désire vous communiquer, GILLOUIN parle de ces "minorités dynamiques qui se sont arrogées le droit d'écrire, de parler, d'agir [au nom des peuples], et soit de les conduire (c'est le principe de la führung) soit, en apparence du moins, de les suivre ('il faut bien que je les suive puisque je suis leur chef', selon l'immortelle formule attribuée à LEDRU-ROLLIN)".

Et de poursuivre (c'est l'extrait que je désire commenter) :

"Il est clair que de  ces minoritrés dynamiques, qu'on pourrait aussi bien qualifier de médiocrités agissantes, il n'y a pas grand'chose à attendre, pour la bonne raison que le premier effet d'une 'vraie politique' serait de mettre un terme, du moins des bornes assez strictes à leur curieuse industrie, la plus florissante des temps modernes, la seule qui ne connaisse pas de crises, celle qui consiste, de mèche avec le capitalisme ou en concurrence avec lui, dans l'exploitation des peuples par leurs élus, des masses par leurs chefs : car tel est le secret ressort des régimes représentatifs, qu'ils soient libéraux ou dictatoriaux, limités ou totalitaire."
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Et  c'est ainsi qu'en pleine crise de la dette souveraine, il paraîtrait que les responsables politiques (socialistes ; mais libéraux eut donné le même résultat) grecs ont commandé 400 (quatre cents) chars ABRAMS aux États-Unis (et oui !), et qu'ils vont pouvoir se payer ce petit luxe avec l'argent que nous nous apprétons à mettre à leur disposition, l'argent des contribuables (aide des états) et des épargnants (aide des banques). Le correspondant alsacien et un ami cher, lui aussi alsacien qui m'ont fait parvenir cette information donnent le lien suivant :


Je n'ai pas encore été vérifier la véracité de cette information. Mais j'ai vu le site, et il est formel. La commande se monte à 1,28 milliards d'euros. Si l'information est confirmée, nous exigeons des gouvernements européens qu'ils fassent annuler cette commande, honteuse à un double titre : acheter des armes quand on est dans une telle panade est une provocation pour le peuple grec et les peuples européens ; les acheter à un pays dont les grossiums conspirent depuis des mois pour détruire la crédibilité de l'euro est un scandale qui risque de nous précipiter dans un rejet massif et définitif de cette grande pétaudière, ingouvernable qu'est devenue l'Europe à 27 ! Comme le père UBU, je dis et redis : Merdre !
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En tout cas, je trouve que GILLOUIN, en prophète, décrit fort bien les tares du système soi-disant démocratique dans lequel nous sommes censés vivre heureux et respirer le bon air de la liberté. Et l'auteur de paye même le luxe de citer BOILEAU rectifié par BAINVILLE :

"Rien n'est beau que le vrai. Le vrai n'est pas aimable !" J'aime ici à vous redire ici ce que disait TITE-LIVE et que je citais dans l'introduction de ce billet : nec mala nec remedia pati possent.
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Mes lecteurs habituels excuseront le retard que j'ai mis à publier ce billet.
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lundi 20 juin 2011

Questions

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La Grèce est au bord de l'émeute générale ; l'Espagne vit suspendue aux manifestations des "Indignés", et le Portugal a refilé le bébé de l'austérité à la nouvelle majorité de Centre Droit après la déculottée du Parti Socialiste portugais aux élections législatives.
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Il est tout de même intéressant de constater que dans tous les cas, ces pays ont été dirigés par des hommes politiques se réclamant du socialisme et que tous ont vu se creuser un déficit public abyssal qui les a conduits au bord du gouffre (et de la possible cessation de paiement pour le Grèce). Quand on analyse de près les raisons de ce déficit, on constate (surtout pour la Grèce) qu'il est imputable aux largesses incroyables dispensées aux fonctionnaires, et à leur recrutement massif. Clientèle captive, les fonctionnaires ! En augmenter le nombre, c'était en effet un bon moyen de se constituer un vivier électoral puissant. De plus, jouant avec machiavélisme de la solidarité européenne, ces pays attendent maintenant une aide de ceux qui sont bien gérés et qui curieusement ne sont pas dirigés par des hommes politiques socialistes. Allemagne et la France ont déjà mis la main à la poche. Mais leurs dirigeants se font réticents à puiser plus avant dans leur bas de laine (un peu plus bas que la poche, en effet).
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Le socialisme se fait une curieuse idée de la solidarité. Dans ce système, la solidarité est toujours à sens unique : on distribue l'argent des "riches" (qui n'est tout de même pas l'argent du brigandage, ou de la corruption, ou des fausses factures) aux "plus démunis", sans demander quoi que ce soit à ces derniers en contrepartie de l'aide que leur apportent leurs concitoyens. L'aide, je le dis tout de suite, me paraît normale. C'est une obligation morale. Mais ce n'est pas un dû. Où a-t-on vu que l'on pouvait gagner sa vie sans travailler ? sans participer un tant soit peu à la vie sociale en apportant quelque chose de soit à la société ? Ce sont là de vraies questions, et les cris abominés des politiciens de gôôôôôche (là, je ne peux pas m'empêcher d'utiliser cette graphie, condamnée par quelques uns de mes rares lecteurs), ne changent rien à la question de fond. Si l'homme est un sujet social, et un animal politique, il trouve alors sa dignité dans la participation active à la vie de la nation, pas seulement par son bulletin de vote - admirablement détournés par ceux qui les flattent en les méprisant - , mais en y apportant de son savoir, de ses talents, de son savoir-faire. Et c'est parce qu'ils ne croient pas que les plus démunis en ont, que ces messieurs les hommes de gauche ne leur demandent rien. Voilà le vrai scandale. Les "plus démunis" (autrement dit "les pauvres") ont quelque chose à nous apprendre, quelque chose à nous apporter. A nous de savoir le recevoir autrement qu'à coup de dénonciations hypocrites portées contre les "riches" qui, pour les vrais riches, sont en fait rarement mis à contribution. Quand les autorités romaines demandèrent au diacre LAURENT de dire où il cachait les trésors de l'Eglise, il vint avec les pauvres de la Cité et il les leur désigna ! C'est tout de même une autre perspective, non ?
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C'est tout pour aujourd'hui.
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PS ajouté ce soir : un ami me fait remarquer fort justement que les socialistes n'ont repris le pouvoir en Grèce que depuis 2009. C'est exact, bien entendu, et le déficit public a été largement creusé par les conservateurs qui les ont précédés. Il n'empêche qu'ils ont été au pouvoir fort longtemps avant d'en être délogés puis de le reprendre et que le recrutement massifs des fonctionnaires semblent bien avoir été de leur fait.