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lundi 27 février 2017

27 février 2017. Nouvelles de la Résistance. Les bonnes questions de Léo !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Je mentionne ici trois points. D’abord, le particularisme, ou en d’autres termes le patriotisme, n’est-il pas en soi meilleur que l’universalisme ou le mondialisme ? Ensuite, est-il raisonnable d’attendre la justice et le bonheur comme une conséquence nécessaire de l’abondance ? L’abondance est-elle-même une condition nécessaire de la vertu et du bonheur, sans parler d’en être la condition suffisante ? N’y a-t-il pas quelque vérité dans la notion d’une pauvreté volontaire ? La pauvreté involontaire est-elle-même un obstacle insurmontable à la vertu et au bonheur ? Et enfin la croyance selon laquelle la science est au service de la puissance humaine n’est-elle pas une illusion et même une illusion dégradante ? […]."
In
Leo STRAUSS.
Nihilisme et politique. Traduit de l’anglais et présenté par Olivier SEDEYN.
Rivages Poche/Petite bibliothèque, N° 460.
Payot et Rivages, Paris, 2004, p. 87.
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2. COMMENTAIRES.
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Léo STRAUSS me semble poser les vraies bonnes questions, celle qui devraient hanter les nuits des candidats aux élections présidentielles.
Oui, le patriotisme est supérieur au mondialisme.
Non, l’expérience le prouve, la justice et le bonheur ne sont pas les conséquences nécessaires de l’abondance. La preuve en est qu’en la cherchant pour un maximum de citoyens, on en laisse toujours une partie sur les marges de la vie. Or jamais le niveau de vie moyen n’a été aussi élevé dans les pays occidentaux. Voilà qui donne à réfléchir.
Non, la science n’est pas au service de la puissance humaine, en tout cas pas au sens où on l’entend. Elle le pourrait si elle ne se présentait pas elle-même comme « axiologiquement neutre » (c’est-à-dire dépourvue de toutes prétentions morales). On voit où cela nous mène. Quant à la pauvreté involontaire et subie, elle n’est pas un obstacle à l’exercice de la vertu ; j’ai encore en mémoire le témoignage de ce missionnaire qui vivait dans un bidonville de l’Inde orientale et qui donnait des pauvres une image de charité, d’entraide, d’énergie que nous chercherions en vain chez les nantis de la bobocratie.
Je reviendrai bientôt sur le travail de René GUENON qui montre parfaitement les limites humaines du tout quantitatif, du tout économique, du tout « amoral » (dépourvu de moral, pas forcément immoral certes, mais simplement privé de sens).
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Pépère n’a pas dû voir les horreurs du Bataclan !

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Christ hier, aujourd'hui et à jamais !

Louange à Toi, Ô seigneur de vie. Regardez cette vidéo étonnante.

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Évangélisation des musulmans : l’exemple de LORIENT.

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Un article sur monsieur MACRON. Lire tout.


Une France qui ne s’incarne pas dans une culture (Lyon, 5 février 2017) ! (IONESCO ou François CHENG, Andrei MAKINE, trois maîtres de la langue françaises, tous deux d’origine étrangère ! Qu’aurait dit le premier ? Et que disent le second et le troisième ?
Une France coupable de crime contre l’humanité par la colonisation ! (Alger 14 février 2017)
Une France d’Illéttrés qu’il n’écoutera pas (Europe N°1, 17 septembre 2014) ni le peuple alcoolique du nord de la France (14 janvier 2017, lors d’un déplacement).

Et c’est cet homme-là qu’on veut nous imposer comme le préféré des Français ? Mais je crois que je rêve ! Apporterez-vous votre suffrage à un homme qui déteste tellement sa patrie et méprise le peuple ?
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A lire absolument : sur le rôle de monsieur DRAHI, de BFMTV et des médias aux ordres de la finance.

http://www.bvoltaire.fr/florisdebonneville/medias-aux-ordres-de-macron-abuseront-t-longtemps,316229?mc_cid=2fff08b434&mc_eid=70a17346c4
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Un livre à lire et que je vais me procurer.

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La justice en France ? Elle n’est guère impartiale !

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La douceur extrême de l’extrême gauche à NANTES.




casse_nantes

mardi 21 février 2017

21 janvier 2017. Nouvelles de la Résistance. Le banquier et le politicien. Fable contemporaine ou Agatha Christie a tout compris !


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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"— Eh bien ! voici. Quand je lis de l’anglais, je comprends ce que cela veut dire. Entendons-nous, je ne parle pas de choses abstraites et de philosophie transcendantale, je parle de choses simples, faites pour être comprises. La plupart des gens les lisent et ne les comprennent pas, encore qu’ils le croient. Je me suis aperçu que la majorité de nos contemporains étaient incapables d’en faire autant. Enfin, comme je vous l’ai dit, je sais compter. Jones a huit bananes, Brown lui en prend dix, combien lui en reste-t-il ? Ce problème-là, neuf personnes sur dix le résoudront sans hésiter. Elles n’admettront jamais qu’il est bien difficile à Brown de prendre dix bananes là où il n’y en a que huit et jamais non plus que la réponse ne doit pas être affectée du signe « plus » !
— Elles préfèrent que le problème soit résolu par un tour de passe-passe.
— Exactement. Les politiciens raisonnent d’ailleurs avec une logique toute semblable. Pour moi je m’en tiens au simple bon sens. À la longue, on s’aperçoit qu’il est imbattable."
In
Agatha CHRISTIE.
Un, deux, trois… (One, two, buckle my shoe). Traduction de Michel LE HOUBIE.
Librairie des Champs Éysées, Paris, 1948, pp. 152-153.
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2. COMMENTAIRES.
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Alastair BLUNT est l’un des personnages qu’Agatha CHRISTIE met ici en scène dans son roman et qui exprime son point de vue sur la conduite des affaires. C’est un richissime banquier qui, parti de rien, a fort bien réussi. Il explique à Hercule POIROT comment il s’y est pris : le concret, la compréhension, le bon sens. C’est un banquier, en effet. BLUNT n’est pas dupe et il sait que les hommes politiques excellent à prendre aux citoyens plus d’argent qu’ils n’en possèdent, (oh pas directement, ce serait trop douloureux), mais en accumulant des dettes abyssales qu’il leur faudra bien un jour rembourser. BLUNT ne perd pas le nord, lui, il sait compter, il est riche mais il ne dépense pas plus qu’il ne gagne : principe élémentaire de toute banque, de tout banquier, de tout financier qui entend faire du fric avec du fric, et sur notre dos.
Dans l’étrange collusion de Monsieur MACRON avec messieurs DRAHI, BERGE, NIEL, PIGASSE and Co, il me semble voir une illustration parfaite de l’apologue que j’ai intitulé dans le titre de mon billet : Le banquier et le politicien.
Croyez-vous en toute innocence et bonne foi que ces messieurs soutiennent Manu le Petit par philanthropie, désintéressement, amour du peuple ? Quelles contreparties attendent-ils de ce soutien (pour DRAHI, c’est fait, il a gagné contre un entrepreneur français, Martin BOUYGUES et il renvoie l’ascenseur à Manu qui a autorisé une opération de fusion, disons étonnante… Il est vrai que le compétiteur français était un ami de monsieur SARKOZY et que Manu ne pouvait pas imaginer un quelconque soutien dudit ami. SFR est donc tombé dans l’escarcelle de DRAHI. Mais ce n’est pas franchement une émule de BLUNT ; il a accumule 45 milliards de dette…).
Vraiment, je ne comprends pas mes compatriotes. J’avoue que si ma conception de l’homme ne se heurtait pas violemment à celle que défend monsieur MELENCHON, c’est sans aucun doute pour lui que je voterais, et non pas pour un ectoplasme livide dont le mol oreiller est rempli des billets qu’il a gagnés dans la banque (il n’y a là aucune insinuation de malhonnêteté ; Emmanuel MACRON a bénéficié des règles de rémunération en vigueur dans la haute finance ; ce sont ces règles qui sont honteuses.). (Voir toute l’histoire DRAHI-MACRON sur
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3. INFORMATIONS DIVERSES.

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A se taper le cul par terre ! 

Allez voir, je vous en prie, les déclarations de Manu quant à son "Je t'aime moi non plus" sur sa relation avec le socialisme (Vidéo).

http://www.huffingtonpost.fr/2017/01/24/emmanuel-macron-est-il-socialiste-ca-depend-des-jours/

jeudi 13 août 2009

Il faut que je commente

L'un de mes fidèles lecteurs fait des remarques trop importantes sur mon dernier billet pour que je ne commente pas ce que j'ai dit de manière elliptique.
1-Ce lecteur est perplexe et il a raison, à la lecture de "Les banquiers... ne semblent pas avoir compris que les temps ont changé". On pourrait entendre ce jugement comme une justification de leurs pratiques anciennes. Il n'en est rien, bien entendu. Tout le monde semblait s'en accommoder, tant que le sang des pauvres n'éclaboussait que discrètement les autels de MAMMON (deux M ; j'ai corrigé) ; mais maintenant, il les inonde en flot ininterrompu et l'on ne peut plus faire l'aveugle. Je suggérais donc (sans l'avoir explicité) que, faute d'un changement des pratiques, il risquait d'y avoir une révolte violente des laissés pour compte, plongés dans le désespoir et la misère, ou un retour à des pratiques autoritaires et à un régime excessivement encadré par la loi.
2-En revanche, je l'invite à relire soigneusement la conclusion de ce billet. Je ne dis pas "Y'a qu'à faut que", mais très exactement le contraire, en appelant à mon secours des penseurs qui démontrent que le seul principe de changement social est le changement des comportements individuels. Ce changement ne peut être obtenu par la loi, en tout cas pas par la loi seule, mais par un retour sur soi-même, et une prise de conscience de la solidarité de destin de tous les êtres humains (qui n'a rien à voir avec la générosité, la fraternité, et encore moins la charité). Ainsi à défaut de mettre Dieu au coeur de la vie sociale, on peut y mettre la raison et montrer que l'harmonie sociale, à un niveau strictement cantonné à l'ordre humain et naturel, exige un équitable partage des biens de la terre.