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jeudi 3 juin 2021

Quand la vérité ne se peut regarder en face

 Chers amis,


J'ai posté hier sur Facebook une interview du Pr RAOULT qui fait le point factuel sur les résultats obtenus dans le monde sur plus de 300 000 personnes traitées avec l'hydroxychloroquine avec un bénéfice considérable. Aussitôt apparaissait un avis de l'OMS disant qu'il fallait se méfier des traitements inefficaces ou dangereux. J'ai commenté ironiquement cet avis. Mon compte a été suspendu dans les 24 heures qui suivaient.

Me départant de mon attitude passée qui voulait que je plus jamais je ne publie quoi que ce soit sur ce Blog, déserté depuis plus de 9 mois, je vais reprendre mes billets en dénonçant, références à l'appui, le mensonge éhonté dans lequel les grands de ce monde plongent le menu peuple que nous sommes. L'ingénierie sociale fonctionne à plein et la manipulation porte ses fruits. J'abandonne définitivement Facebook, vous recommande d'en faire autant, et de passer aussi de Whatsapp à Signal. Voici le lien qui a été censuré :

https://www.youtube.com/watch?v=QJrAIq4KNVs&ab_channel=IHUM%C3%A9diterran%C3%A9e-Infection  

Allez jusqu'au bout de l'interview. Vous verrez à quel point en sont arrivés ceux qui, par corruption financière, politique ou idéologique (épistémique) en sont arrivés à menacer de mort le Pr RAOULT. Celui-ci a décidé de porter plainte systématiquement quand les attaques dépasseront les bornes. Il signale au passage que, malgré l'estime qu'il peut avoir pour les travaux de sociologie de madame Mona OZOUF, il pense qu'elle est assez mal placée pour le traiter de criminel comme elle a osé le faire lors de l'émission C'est à vous (Il y avait aussi Cynthia FLEURY et Michelle PERROT, qui en compagnie de la première ont publié un ouvrage collectif appelé, tenez-vous bien, Liberté, Egalité, Fraternité...) Je dois dire que la contradiction entre l'opinion de madame OZOUF et le titre de ce livre me laisse pantois, et me donne à penser que madame OZOUF réserve la Fraternité à ceux qui pensent comme elle.

C'est que la vérité, quand elle dérange, ne se peut regarder en face. Je vais donc reprendre,  en m'appuyant sur les publications les plus récentes, des informations sur le SarsCov2, la Covid-19, les "vaccins" et le traitement.




mercredi 18 juillet 2018

Mercredi 18 juillet 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Pas bonnes les dernières nouvelles de Dieu


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des
terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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DERNIÈRES NOUVELLES DE DIEU.
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"Les dernières nouvelles de Dieu ne sont pas bonnes. J’entends le vrai Dieu, je veux dire le mien, non l'un ou l’autre des bouffons démiurgiques plus ou moins excités qui prétendent s’égaler à Lui, et même le surpasser, et convertir tout le monde à coups d’explosions islamiques ou d’armageddonisme pour obèses américains et véliplanchistes nés deux fois.
J’entends le Dieu du catéchisme de mon enfance, le Dieu de mon père qui se disait agnostique et renanien, le Dieu de ma mère qui laissait dire qu’elle avait la foi du charbonnier ; Le Dieu des chrétiens ou des judéo-chrétiens, aujourd’hui surnommés (et plutôt deux fois puisque c’est par l’ennemi) judéo-croisés. Et plus exactement encore, le Dieu des catholiques. Le Dieu chrétien-catholique. Catholique dans le sens où cet adjectif est employé pour la première fois par Ignace d’Antioche (mort vers 110) comme synonyme de général ou d’universel, avec une acception à la fois géographique (l’Église partout) et théologique (la vraie Église de Jésus-Christ).
Le Dieu d’une époque où Dieu était déjà mort depuis si longtemps qu’on ne se souvenait même plus de cette mort.
Ce n’est pas, d’ailleurs, que ses nouvelles ne soient pas bonnes ; elles sont exécrables. Jusqu’à présent, on se contentait d’insulter la religion, de haïr le pape, d’exiger tous les jours de nouvelles repentances pour les méfaits de l’Inquisition et de pousser des cris de corbeaux sur le passage des bonnes sœurs qui n’existent plus. C’était la routine. C’était le bon temps. [….]."
Philippe MURAY.
Moderne contre moderne. Exorcismes spirituels IV. Essais. Quatrième tirage.
Chapitre "Dieu merci" (page 56).
Les Belles Lettres, Paris, 2010 (pour la présente édition).
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CONTREPOINT D’UNE IMBÉCILE.
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3. COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Parce que bien entendu, l’imbécile qui répond au prénom de Caroline n’a pas de croyances (qu'elle dit). Elle croit pourtant en la République, la pauvre et elle la met avant la France, qui ne l’a pas attendue pour exister. Elle est viscéralement anticléricale, et son cubage céphalique me paraît inférieur à celui de l’homme de Néanderthal ! Elle devrait se renseigner et elle conviendrait que nombre de joueurs de football sont chrétiens (soit catholiques, comme Yann CABAYE, soit ouvertement chrétiens comme Olivier GIROUD, Antoine GRIEZMAN ou Blaise MATUIDI — qu’elle tacle si bêtement — et sans doute bien d’autres). Noter cependant qu'elle utilise le mot communier, ce beau mot chrétien qui dans sa bouche sonne curieusement. Ceci étant, il faut lui reconnaître qu’elle met l’islam dans le même sac que le christianisme et qu'elle hait toutes les religions.
Elle ferait mieux de se taire. Je ne résiste pas au plaisir de  répéter  à son intention ce que dit Philippe MURAY dans la citation que j’ai mis en exergue : "Et ce n’est pas fini. Il y a également cette catégorie spéciale d’imbéciles virulents qui, pour en terminer une bonne fois avec Dieu, parlent aujourd’hui de « guerre des dieux », et mélangent ainsi mon Dieu avec celui de l’adversaire. […]."
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LIENS FORT UTILES, UTILISSIMES, INTÉRESSANTISSIMES.
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Articles relatif à la sortie de l’imbécile ! J’ai nommé… Caroline Fourest.



Elle ne s’étrangle pas trop la Fourest en lisant ces chroniques de la persécution.


Les martyrs de la Révolutions n’émeuvent point davantage la susdite Fourest.

Voici la liste des carmélites de Compiègne guillotinées le 16 juillet 1794.

1-Mère Thérèse de St. Augustin : Madeleine-Claudine Lidoine, 1752, Paris, St Sulpice
2-Sœur Saint Louis : Marie-Anne-Françoise Brideau, 1751, Belfort
3-Sœur de Jésus Crucifié : Marie-Amie Piedcourt,1715, Paris, St. Innocents
4-Sœur Charlotte de la Résurrection : Anne-Marie-Madeleine-Françoise Thouret, 1715, Mouy (Oise)
5-Sœur Euphrasie de l'Immaculée Conception : Marie-Claude-Cyprienne Brard, 1736, Bourth (Eure)
6-Mère Henriette de Jésus : Marie-Françoise de Croissy, 1745, Paris, St. Roch
7-Soeur Thérèse du Cœur de Marie : Marie-Anne Hanisset, 1742, Reims
8 -  Sœur Thérèse de St. Ignace : Marie-Gabrielle Trézel, 1743, Compiègne, St. Jacques
9-Sœur Julie-Louise de Jésus : Rose Crétien de Neuville, 1741, Évreux (Eure)
10-Sœur Marie-Henriette de la Providence : Anne Pelras, 1760 Cajarc (Lot)
11-Sœur Constance de Jésus : Marie-Geneviêve Meunier, 1765, St. Denis
12-Sœur Marie du Saint-Ésprit : Angélique Roussel, 1742, Fresne-Mazancourt (Somme)
13-Sœur Ste Marthe : Marie Dufour, 1741, Bannes (Sarthe)
14-Sœur St. François-Xavier : Elisabeth-Julie Verolot, 1764, Lignières (Aube)
15-Sœur Catherine : Marie-Anne Soiron, 1742, Compiègne, St. Jacques
16-Sœur Thérèse : Marie-Thérêse Soiron, 1748, Compiègne, St. Jacques

Comme le dit si bien MURAY, des bonnes sœurs, il n’y en a plus. Tout le monde s’en fout. Et puis on les a tuées au nom du principe devenu constitutionnel de la FRATERNITÉ ; non ? J’aurais pu évoquer les sœurs qui ont été guillotinées au nom du même principe constitutionnel à Orange, au même mois de juillet 1794 (http://www.medias-presse.info/les-massacres-de-1794-a-orange/74712/).

Combien de Français ont-ils été tués, massacrés, fusillés, noyés, éventrés, pendus, en Vendée dans les années 1792-1793-1794 pour avoir porté secours à des proscrits ? Aujourd’hui, monsieur FABIUS, je suppose (qui ne tient pas toujours bien droit sur ses jambes  Voir le lien ci-dessous et la modification des commentaires qui passent en quinze jours de l'ivresse au malaise. Honnêtement, je penche pour le malaise, mais la vidéo est troublante !)
(cf. 
https://www.google.fr/search?q=Laurent+Fabius+Difficult%C3%A9+%C3%A0+tenir+debout&oq=Laurent+Fabius+Difficult%C3%A9+%C3%A0+tenir+debout&aqs=chrome..69i57.28241j0j7&sourceid=chrome&ie=UTF-8)
poursuivrait au nom du principe constitutionnel de FRATERNITÉ. Qu’attend-on pour rendre justice à ces morts, au nom de la Constitution ?

Un autre journaliste viré des médias officiels. 



jeudi 23 mars 2017

23 mars 2017. Nouvelles de la Résistance. Les inégalités de nature fondent la fraternité humaine

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…]. Mais ce qu’il y a de clair et d’évident pour tous et que personne ne saurait nier, c’est que la nature, premier agent de Dieu, bienfaitrice des hommes, nous a tous créés de même et coulés, en quelque sorte au même moule, pour nous montrer que nous sommes tous égaux, ou plutôt tous frères. Et si, dans le partage qu’elle nous fait de ses dons, elle a prodigué quelques avantages de corps ou d’esprit aux uns plus qu’aux autres, toutefois elle n’a jamais vouloir nous mettre en ce monde comme en un champ clos, et n’a pas envoyé ici-bas les plus forts et les plus adroits comme des brigands armés dans une forêt pour y traquer les plus faibles. Il faut croire plutôt, que faisant ainsi les parts, aux uns plus grandes, aux autres plus petites, elle a voulu faire naître en eux l’affection fraternelle et les mettre à même de la pratiquer ; les uns ayant puissance de porter des secours et les autres besoin d’en recevoir : ainsi donc, puisque cette bonne mère nous a donné à tous, toute la terre pour demeure, nous a tous logés sous le même grand toit, et nous a tous pétris de la même pâte, afin que, comme en un miroir, chacun put se reconnaître se reconnaître dans son voisin ; si elle nous a fait à tous, ce beau présent de la voix et de la parole pour nous aborder et fraterniser ensemble, et par la communication et l’échange de nos pensées nous amener à la communauté d’idées et de volontés ; si elle a cherché par toutes sortes de moyens à former et resserrer le nœud de notre alliance, les liens de notre société ; si enfin elle a montré en toutes choses le désir que nous fussions, non seulement unis, mais qu’ensemble nous fissions, pour ainsi dire, qu’un seule être, dès lors peut-on mettre un seul instant en doute que nous ne soyons tous naturellement libres, puisque nous sommes tous égaux, et peut-il entrer dans l’esprit de personne que nous ayant mis tous en même compagnie, elle ait voulu que quelques-uns y fussent en esclavage."
In
Étienne de La BOÉTIE.
Le discours de la servitude volontaire. Texte établi par Pierre LÉONARD. [Et
La Boétie et la question du politique. Textes de Félicité de LAMENNAIS, Pierre LEROUX, Auguste VERMOREL, Gustav LANDAUER, Simone WEIL et de Miguel ABENSOUR, Marcel GAUCHET, Pierre CLASTRES et Claude LEFORT.] (Petite Bibliothèque Payot, N° 134.)
Payot et Rivages, Paris, 2002, p. 203.
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2. COMMENTAIRES.
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Les inégalités naturelles imprègnent l’égale dignité de tous les êtres humains ; ce sont elles qui poussent les mieux lotis par la nature à la fraternité et au partage, au lieu que l’égalité abstraite invite à l’individualisme et à l’ignorance de l’autre. On ne saurait avoir la moindre la moindre attention pour ceux qui sont exactement au même niveau que soi. C’est bien ce qui se passe. L’égalité totale, surtout l’égalité matérielle, tue tout sentiment de compassion et de sociabilité. Nous sommes parvenus à ce point de négation et le pire est à craindre pour le maintien du lien social.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Aide à la presse.

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Des affaires de costumes, il y en a beaucoup !


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Si c’est Julien DRAY qui le dit !

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C’est moins vendeur que les « affaires » !


samedi 20 août 2016

20 août 2016. Nouvelles de la Résistance. A propos de la Fraternité, l'opposé de l'égalité, ou le prochain contre le ressentiment.

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[...]. Nous sommes si habitués à voir les mots égalité et fraternité accouplés, que nous ne nous demandons même pas s’il y a compatibilité entre les idées que ces mot désignent. Mais la réflexion permet justement de reconnaître que ces idées correspondent, pour parler comme RILKE, à des directions du cœur absolument opposées. L’égalité traduit une sorte d’affirmation spontanée qui est celle de la prétention et du ressentiment : je suis ton égal, je ne vaux pas moins que toi. En d’autres termes, l’égalité est centrée sur la conscience revendicatrice de soi. La fraternité au contraire est centrée sur l’autre : tu es mon frère. Ici tout se passe comme si la conscience se projetait vers l’autre, vers le prochain. […]. Dire à l’autre : tu es mon égal, c’est en réalité se placer en dehors des conditions effectives d’appréhension concrète qui sont les nôtres. À moins que cela ne veuille dire : tu as les mêmes droits, formule purement juridique et pragmatique dont le contenu métaphysique est à peu près inélucidable."
In
Gabriel Marcel.
Les hommes contre l’humain.
La Colombe, Éditions du Vieux Colombier, Paris, 1951, p. 154-155.
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2. COMMENTAIRES.
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À plusieurs reprises, dans mes billets, j’ai souligné le caractère abstrait des deux premier mots de la devise de la soi-disant République : Liberté, Égalité, et le caractère concret du troisième, celui de Fraternité. Il se trouve que la fraternité, telle qu’en parle si bien Gabriel MARCEL, est la soixantième roue du carrosse de la pensée politique contemporaine en général, et socialiste en particulier. La notion de fraternité, chez les socialistes, a tendance à s’appliquer à ceux qui partagent leurs croyances au sein des loges maçonniques et qu’ils appellent justement de frères ; elle ne semble pas s’étendre à ceux des Français qui ne partagent pas les idéaux desdites loges. Celles-ci n’ont pas de mots assez durs pour désigner, par exemple, les adhérents de La Manif Pour Tous, sous les noms de fachos, d’intégristes, de rétrogrades. Il me semblerait plus juste de comprendre les raisons profondes qui jettent des centaines de milliers de Français sur le pavé de la capitale.
L’égalité formelle, juridique et pragmatique établie sur les bases d’un droit purement positif, lui-même fondé sur des options anthropologiques hasardeuses, repose effectivement sur l’exploitation du ressentiment nietzschéen : pourquoi lui et pas moi ? Elle alimente la violence parce qu’elle accroît l’indifférenciation, et par conséquent le désir mimétique (si bien analysé par le très regretté René GIRARD). La fraternité a une tout autre couleur, et Gabriel MARCEL le souligne bien.
Voilà pourquoi (voir mon billet d’hier) en déniant aux plus petits l’accès au plus haut des savoirs, madame VALLAUD-BELKACEM a blessé la fraternité, et n’a pas fait croître d’un pouce l’égalité formelle et pragmatique, comme je l’ai dit hier : elle l'a au contraire aggravée, en aggravant le ressentiment.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Il n'a pas eu de bol, mais nous non plus ! (Du site du Boulevard Voltaire.)

"Depuis hier, plusieurs magazines et journaux nous livrent quelques morceaux choisis du livre Conversations privées avec le Président. Pas moins de 32 entretiens ont été nécessaires aux auteurs (deux journalistes, l’un d’Europe 1, l’autre de France 2) pour recueillir les confidences du Président. Un rythme effréné mais François Hollande a toujours adoré le contact des journalistes. On imagine qu’il a dû se délecter. Eux aussi, sans doute.
Certains extraits nous laissent tout de même pantois, notamment celui concernant la fameuse inversion de la courbe du chômage : « Je n’ai pas eu de bol », a carrément avoué – et pas sous la torture, on l’imagine bien – le Président. Nous non plus, d’ailleurs, nous n’avons pas eu de bol ! Cette phrase magique aurait, du reste, pu faire un magnifique sous-titre à ce livre. Quel sens de la formule, en tout cas. Imaginez de Gaulle après le Petit-Clamart, recevant le journaliste Michel Droit ou son ministre-écrivain André Malraux et se confiant sans détour, ni alexandrin : « P…, j’ai eu du c… ! » Cela aurait eu de la gueule, non ? Vous me direz qu’il s’agit de conversations privées avec le Président. Alors, si c’est privé, ce n’est pas avec le Président."

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À lire, de toute urgence, cet article passionnant, publié sur le site du Figaro : une interview de Brice COUTURIER.









dimanche 11 octobre 2015

11 octobre 2015. Nouvelles de la Résistance. Honneur à Henrietta Lacks, les imbéciles au pilori !

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Faudra-t-il le répéter ? Mais oui bien sûr !

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !

Quelquefois, c'est, pire que l'ignorance, l'oubli volontaire.
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1. L’histoire du jour.
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Henrietta LACKS, que par ignorance, erreur ou pudeur, nombre de biologistes cellulaires ou de virologistes (dont je fis partie) appelaient Helen LANE, est morte en 1951, d’un cancer du col utérin. Sa tumeur avait progressé très rapidement, elle était invasive. C’est de cette tumeur que dérivent les fameuses cellules HeLa, acronyme formé sur les initiales du nom de cette patiente. Ce sont les premières cellules tumorales à avoir été mises en culture. Depuis lors, de nombreuses autres lignées cellulaires humaines ou animales, certaines différenciées, d’autres non, ont été établies et le catalogue de l’ATCC (American Type Culture Collection) en donne une liste exhaustive, ainsi qu’une minutieuse description.
Les cellules HeLa ont eu de multiples usages ; elles ont permis de mettre au point le vaccin anti-poliomyélitique par exemple, et elles ont connu une immense fortune. Ce sont des cellules dites immortalisées (comme le sont toutes les cellules tumorales). En raison de la facilité avec laquelle elles se cultivent, elles ont été distribuées dans le monde entier et il n’est guère de laboratoires de virologie ou de biologie cellulaire qui n’aient eu à les utiliser.
De là est né un curieux problème. Les cellules HeLa croissent si vite et tellement mieux que d’autres cellules en lignée, que la moindre introduction involontaire de l’une d’elle, par manque de rigueur dans les manipulations, dans une autre lignée suffit à contaminer cette dernière. Elle est peu à peu supplantée par l’intruse, et du reste, il peut se passer d’autres phénomènes, comme l’apparition de cellules hybrides résultant de la fusion accidentelle d’une cellule HeLa avec une cellule de la culture contaminée.
Comment, allez-vous me dire, a-t-on démontré l’existence de ces contaminations ?
Henrietta était noire ; elle possédait une caractéristique métabolique particulière. Il existe dans l’espèce humaine deux formes d’une enzyme que l’on appelle la Glucose-6-Phosphate déshydrogénase ou G6PDH : la forme A et la forme B. Il se trouve que la forme A ne se retrouve que dans une petite fraction de la population humaine, et que cette population est noire. C’est donc une forme assez rare.
Pour suspecter une contamination par des cellules HeLa, il suffisait donc de rechercher par des méthodes biochimiques relativement simples, la présence de cette forme A dans les cultures cellulaires. Depuis lors, d’autres lignées établies à partir de patients africains ou noirs, se sont avérées exprimer aussi la forme A, de sorte que ce critère ne suffit pas à prouver que ce sont les cellules HeLa et elles-seules qui ont contaminé une culture.
Lorsque la découverte des deux formes de la G6PDH a été publiée, nul ne s’est avisé de dire que c’était du racisme. C’était un fait. Il intéressait des groupes humains identifiables, dont l’un était fait de sujets de race noire.
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2. Commentaires
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Si l’affaire de madame MORANO a fait tant de bruit, c’est que dans les esprits des Français, formatés par l’Éducation Nationale de Jules FERRY, il était fait obligation aux races dites supérieures de civiliser les races dites inférieures, et que c’est ainsi que longtemps le mot a été compris, comme étant un critère de classification hierarchique. C’est pour oublier et faire oublier rétrospectivement cette honteuse profession de foi républicano-socialo-maçonnique, que le mot race a été connoté négativement. Mais il existe des races humaines, c’est un fait qui intéresse les anthropologues et les ethnologues, des races dont aucune ne peut se prévaloir d’une quelconque supériorité sur l’autre. Je proclame ici haut et fort ma totale fraternité avec tous les êtres humains, où qu’ils habitent et quelle que soit la couleur de leur peau. Les vrais racistes sont ceux qui repoussent avec horreur l’usage du mot pour conjurer en leur esprit l’idée idiote qu’être blanc est un trait distinctif de supériorité. Nous faisons bien rire les Chinois quand nous avançons masqués vers eux avec cette idée en tête. Et nous avons humilié inutilement, honteusement, sans aucun autre motif que celui de les exploiter, les populations africaines qui avaient le malheur de ne pas nous ressembler. Mais il se trouve que je rencontre dans ma paroisse nombre de fidèles africains dont la piété, la joie de vivre, la générosité sont pour moi des modèles et des leçons. J’ai bien des prénoms en tête ! L’Afrique viendra nous évangéliser. Et ma gratitude va vers ces témoins que j'aime profondément.
L’erreur de madame MORANO est, je le redis, d’avoir confondu le multiculturalisme avec la multiracialité. Et bien de mes compatriotes à la peau noire aiment leur patrie autrement mieux que nombre de ceux qui n’enorgueillissent de leur blanchitude ! J’espère que j’ai été clair. Nous sommes tous des enfants du Créateur, des frères en humanité. Et s’il m’arrive d’avoir la dent dure contre monsieur HOLLANDE et ses amis (ce dont, parfois, je me repends), je ne lui dénie pas cette qualité d’être aussi mon frère.
Au pilori les imbéciles qui classent les races ! Au pilori les imbéciles qui nient leur existence, c'est-à-dire le réel !
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3. Informations diverses.
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Entendîtes-vous parler de ces condamnations ? (Merci à mon ami Dominique).

Des peines d'emprisonnement de 2 mois à 18 mois avec sursis, des amendes de 4.000 à 75.000 euros, les communistes morflent et les copains-coquins journalistes étouffent l'affaire. Le 1er octobre dernier, la CGT, l’Humanité, le Parti communiste et sa nébuleuse opaque et corrompue ont été lourdement condamnés par le tribunal correctionnel de Paris. Malversations, abus de confiance, recel, emplois fictifs, détournements de fonds. 
Douze condamnations ont été prononcées dans les rangs communistes et syndicaux pour malversations, abus de confiance, recel, emplois fictifs, et détournements de plusieurs millions d'Euros. […]

Et rien dans les médias !
Les journalistes ont pris soin de taire les condamnations. Les voici, histoire de rafraîchir les mémoires [J’ai volontairement supprimé de cet articulet tout ce relève de la connotation ou du jugement moral, d'où les crochets] :
Jean Lavielle, ex président du Comité d'entreprise EDF, a écopé de : 18 mois d'emprisonnement avec sursis et 4 000 euros d'amende ; il était le principal inculpé et présidait le Comité d'entreprise EDF, la CCAS, ou Caisse centrale d'activités sociales, 
Son ancien directeur général, Jean-Paul Blandino, en prend pour 8 mois de prison avec sursis. 
La sénatrice communiste Brigitte Gonthier-Maurin écope de 10 mois de prison avec sursis pour emploi fictif rémunéré par le CE alors qu’elle travaillait pour la fédération du parti communiste des Hauts-de-Seine. 
Jacques Lefèvre, ex-président de l’IFOREP, 12 mois d'emprisonnement avec sursis, 
Jean-Paul Escoffier , ex-président de l’IFOREP, 12 mois d'emprisonnement avec sursis, 
Pascal Lazarre , ex-vice-président de la CCAS, 8 mois d'emprisonnement avec sursis, 
La CGT a été condamnée à 20 000 euros d’amende, 
La fédération des Mines et de l’énergie CGT, 20 000 euros d’amende, 
L’IFOREP, qui a détourné plus d'un million d'Euros avec l'Humanité, condamnée à 75 000 euros d’amende, 
L'Humanité, condamnée à 75 000 euros d’amende aussi.
Au total, huit personnes et quatre organisations ont été condamnées. 
En juin, l'audience avait duré trois semaines.
« Trois semaines de silences gênés dans les grands médias audiovisuels et les principaux quotidiens » fait remarquer Jean Nouailhac dans le Point en précisant que « les quotidiens parisiens sont dépendants de la CGT pour être imprimés par le Syndicat du livre CGT » comme pour passer sous silence les connivences et liens idéologiques forts qui lient les uns aux autres.
Le comité d'entreprise EDF, ou CCAS, détient plus d'un milliard d'Euros d'actifs et un budget de 500 millions d'Euros par an sans aucune raison sur vos factures EDF.
Ainsi, […] les journalistes […] ont observé un silence de mort sur les condamnations fermes et lourdes de hauts responsables de la CGT, du Parti communiste, du journal L'Humanité, et du fournisseur d'argent sale, le « comité » d'entreprise EDF.

Et merci à mon cher Pascal, qui fut un étudiant assidu et brillant pour lequel je garde une grande amitié. Il m'a fait l'honneur de lire quelques-uns de mes billets. Je l'en remercie vivement.

jeudi 6 août 2015

06 août 2015. Nouvelles estivales de la Résistance : La charité n'a rien à voir avec ce qu'ils appellent la solidarité !

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Voilà donc des mois que je le répète à mes patients lecteurs :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. La citation du jour.
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Pour bien comprendre l'erreur profonde dans laquelle nous enfoncent des responsables sans doute bien intentionnés mais absolument dépourvus de toute réflexion, voici un extrait de la première lettre de saint PAUL aux Corinthiens (12, v 31 - 13, v 1-7) ; quand vous l'aurez lu vous comprendrez sans doute beaucoup de choses.

"Aspirez donc aux dons supérieurs. Et je vais encore vous montrer une voie qui les dépasse toutes.

Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas la charité, je ne suis qu'un airain qui sonne ou une cymbale qui retentit. Quand j'aurais le don de prophétie et que je connaîtrais tous les mystères et toute la science, quand j'aurais la plénitude de la foi, une foi à transporter les montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien. Quand je distribuerais tous mes biens en aumônes, quand je livrerais mon corps aux flammes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien.

La charité est longanime ; la charité est serviable ; la charité ne fanfaronne pas, ne se rengorge pas ; elle ne fait rien d'inconvenant, ne cherche pas son intérêt, ne s'irrite pas, ne tient pas compte du mal ; elle ne se réjouit pas de l'injustice, mais elle met sa joie dans la vérité. Elle excuse tout, croit tout, espère tour, supporte tout. [...]."
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2. Commentaires.
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Je ne puis lire ce passage sans être remué jusqu'au fond des entrailles, sans que les larmes me perlent aux coins de mes yeux. Mais là n'est pas le sujet.

Vous notez que dans la première partie de ce texte, saint PAUL énonce diverses qualités qui sont ce que les chrétiens appellent des charismes. Dans cette liste, ils vont des plus extérieurs aux plus intérieurs. A la fin de la liste, en effet, figure la foi à transporter les montagnes, et le don de la totalité de ses biens en aumônes pour les pauvres. Et PAUL a l'audace de nous dire qui si nous n'avons pas la charité, cela ne nous sert de rien. Il établit donc une distinction entre la générosité et la charité. En somme, nous dit-il, vous pouvez tout donner, mais si vous n'aimez pas de charité, ce don n'a aucune valeur spirituelle.

C'est qu'il y a une grande différences entre la charité et la générosité, admirable qualité humaine, il faut bien le souligner, mais qualité qui tire sa puissance de forces purement humaines et finit souvent par s'épuiser ou se résoudre en amertume devant l'ingratitude de ceux qui en ont été les bénéficiaires.

La charité trouve sa source en Dieu qui est amour nous dit saint PAUL. Et l'amour ne passe pas.

On pourra, au nom de la solidarité humaine, qui est également une valeur respectable, faire le généreux avec l'argent des contribuables (enfin de ceux qui payent des impôts), il n'y a pas l'ombre d'une once de charité, mais un dispositif, certes utile, mais parfaitement inopérant s'il s'agit d'élever l'âme. Ne parlons pas de fraternité, qui suppose une certaine forme de symétrie dans les relations humaines, telle qu'on la trouve dans une fratrie. La fraternité, chez nous, n'est que de façade. La nécessaire hiérarchie des fonctions sociales s'est transformée en rapport de domination, et le mépris affiché de certains puissants (que je ne nommerai pas) pour les sans-dents est une belle illustration de ce que je viens de vous dire.

Transposé dans la vie quotidienne, sociale et politique, ce texte nous invite d'abord à transformer notre propre regard ; il ne nous interdit pas de porter un jugement sur les actions des hommes - et de ce point de vue, il ne nous est pas interdit de les condamner (PAUL lui-même ne se l'est pas interdit ; cf. l'épître aux Romains 1, v 24-32), mais il nous demande de ne pas condamner les personnes sur le plan moral, car c'est à Dieu et à Dieu seul qu'appartient le jugement des hommes.

Comparer madame TAUBIRA à un singe ou madame Marine LE PEN a une prostituée est une offense à la fraternité, une blessure insupportable pour tout homme qui s'efforce d'écouter la parole de JESUS. Mais affirmer que la loi sur le mariage homosexuel de l'une, et les exclusions sommaires de l'autre sont une insulte à la vérité ou à la solidarité ne relève pas de la condamnation morale mais du jugement que tout citoyen a le droit et le devoir de porter sur l'action des hommes politiques.

En somme la solidarité ne se confond pas avec la charité. L'application de cette distinction à la question des migrants de CALAIS devrait permettre sans aucun doute de trouver des solutions humainement et politiquement acceptables.
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3. Informations diverses.
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A propos de la bêtise humaine !

Y'en a un qui s'est étranglé au motif que cette signalétique, rappelant le drapeau de La Manif Pour Tous,  était homophobe, alors qu'il s'agit pour le gérant de ce magasin de signaler un emplacement de stationnement pour les voitures de familles avec enfants.


C




"Le parking de Géant Casino à Chauray compte depuis quelque temps déjà quatre places de stationnement pour familles avec jeunes enfants. Certains ont cru que le symbole sur fond rose les signalant serait celui, tout craché, de la Manif pour tous.
Et s'en émeuvent via Twitter. Exemple avec ce commentaire : « L'homophobie se niche partout désormais ». C'est aller vite en besogne.
Les responsables de la grande surface invitent à ne pas faire d'amalgame : « Cette signalétique est classique et visible ailleurs. On n'a eu qu'un seul cas d'un homme venu protester, évoquant la Manif pour tous, mais il voulait faire l'intéressant », précise-t-on à Géant."
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A propos du site des Nouvelles de France.
Depuis plusieurs jours, il ne m'est plus possible de lire convenablement les articles publiés par le remarquable site des Nouvelles de France. Je suppose que l'on essaye par tous les moyens de faire taire une voix qui ne sonne pas à l'unisson de celles des imbéciles ! Je lance un appel au responsable du site pour lui demander s'il est au courant de cette sorte de caviardage.
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Il l'a dit ! (Je désapprouve totalement le titre de cette photo, que ce soit bien clair dans l'esprit de mes lecteurs ! Il n'ajoute rien d'autre qu'une injure gratuite à une sotte opinion.)

"Le pouvoir d'achat des Français s'est amélioré, même s'ils ne s'en rendent pas compte."









mercredi 31 août 2011

Quand Lao Zi reçoit Confucius

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La légende raconte que le Sage CONFUCIUS fut dépéché par le souverain du Pays de LU auprès de LAO ZI (LAO TSEU) ("Le Vieillard") pour lui soutirer les secrets de la puissance que son savoir aurait conféré aux rois de la dynastie ZHOU lorsqu'il en était Grand Annaliste et Gardien des Archives, avant de se retirer dans la solitude sauvage d'une austère campagne . CONFUCIUS se mit donc en route, parvint chez le Solitaire et après les politesses et les rites alors en usage, demanda à LAO ZI de lui résumer sa doctrine. Celui-ci lui répondit alors :
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"Je vais vous en donner quatre qui sont universellement suivies. La première ordonne de tout se laisser prendre, et les hommes se laissent prendre : c'est la doctrine enseignée par les seigneurs. La deuxième ordonne de se laisser importuner, et tous les hommes se laissent importuner : c'est la doctrine enseignée par la famille. La troisième ordonne de s'entre-accuser et de se disputer, et tous les hommes s'entre-accusent : c'est la doctrine de la fraternité. La quatrième ordonne de peiner sans profit pour transmettre une vaine instruction, et l'on se transmet l'instruction : c'est la doctrine des lettrés. On ne peut ni échapper à celles-là, ni en trouver d'autres." (Cité par G. SOULIE de MORANT. Vie de Confucius, page 44.)
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Voilà qui est bien pessimiste, mais résume assez bien ce que nous croyons percevoir de la vie en société, et ce sur quoi nous fondons la vision que nous en avons. C'est une sorte de description nue des maux qui rongent l'humanité, et tout spécialement les sociétés développées. Mais elle se borne à constater, sans analyser, ni proposer des voies qui permettraient de donner aux élites ("seigneurs et lettrés"), aux familles, et aux hommes ("fraternité") la place qui leur est due. C'est pour avoir pris tout l'espace politique et social que ces différentes doctrines ont échoué à parvenir à leurs fins affichées : le bonheur pour tous (fraternité) ou pour quelques uns (seigneurs, lettrés, familles). CONFUCIUS a bien compris que ces différentes doctrines ne devaient pas s'exclure l'une l'autre, et il a élaboré une doctrine synthétique qui définit les droits et devoirs du souverain, de l'homme de bien (junzi), des membres de la famille, des amis, des époux. Jamais, selon moi, on n'avait été aussi loin dans la compréhension du fait social, de la politique, et de la hiérarchie des fonctions sociales. Je note au passage l'accablement terrible que LAO ZI fait de la doctrine de la fraternité... Reportez-vous aux discours de ceux de nos contemporains qui s'en réclament et ne cessent de décrier, de montrer du doigt d'accuser, qui les riches, qui les syndicalistes, qui les hommes politiques, qui les médecins, les industriels. J'avoue que je tombe trop souvent dans ce travers. Il faut que je révise mes points de vue.
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J'attends avec impatience les commentaires de ROUGEMER. Il viendra éclairer ce maigre commentaire.

samedi 9 janvier 2010

Refus de quotas ou respect de l'effort ?

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Mon billet de ce jour comportera quatre parties : un exposé des faits, un exposé des réactions à ces faits, mon propre commentaire, et une citation de mon cher Gustave THIBON.
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Les faits d'abord. La Conférence des Grandes Écoles refuse l'instauration d'un quota de 30 % de boursiers dans les effectifs des élèves de leurs établissements. J'ai personnellement entendu et vu à la télévision, monsieur Richard DESCOINGS, le Directeur de l'Institut des Sciences Politiques de Paris, et monsieur TAPIE, le directeur de l'ESSEC. Le premier a instauré un quota de places réservées aux élèves boursiers, issus de zones dites "défavorisées" mais au parcours scolaire prometteur, et - bien qu'il n'ait donné aucun chiffre susceptible de justifier le bien fondé de ce choix (par exemple un taux de réussite identique ou voisin des deux "populations" d'étudiants) - il ne semble pas regretter ce choix. Le second a mis au point un autre système, celui du tutorat. Il fait encadrer des lycéens boursiers prometteurs par des élèves de son École, et les prépare ainsi au concours d'entrée. L'étudiante d'origine vietnamienne qui a été interrogée (elle a intégré l'ESSEC par ce moyen, et elle est en deuxième année) dit toute la satisfaction qu'elle a d'avoir pu bénéficier de ce dispositif. Enfin, il faut signaler une des motivations (une et pas une unique) de cette décision apparemment frileuse : la crainte de la baisse de niveau.
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Les réactions. Luc CHATEL a jugé choquant que l'on puisse faire un lien entre élèves boursiers et baisse de niveau dans les écoles. Sur ce point je suis d'accord avec lui, nonobstant quelques remarques préliminaires sur lesquelles je reviendrai. Yazid SABEG, commissaires à l'Egalité des chances, juge la décision "scandaleuse", et Valérie PECRESSE a réaffirmé son engagement en faveur de la mixité sociale, tout en demandant une révision des modalités des concours. Je n'ai pas vraiment pu recueillir l'avis d'hommes politiques de l'opposition. J'ignore donc leur position.
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Ma propre réaction. (a) Il y a en effet un jugement téméraire dans l'opinion émise par la Conférence des Grandes Écoles sur la possible baisse de niveau. Être boursier n'est pas une tare, ni un facteur de moindre qualité intellectuelle. J'ai compté parmi mes élèves un jeune qui n'avait pas le baccalauréat et qui a pu faire DEA, thèse de 3ème cycle, thèse d'état, rentrer à l'INSERM et devenir en son temps le plus jeune directeur de recherche de ce grand organisme. J'ai eu, de même, un collaborateur qui a commencé par un CAP de mécanique automobile et est devenu, après un parcours scolaire que n'ont pas encouragé ses professeurs du secondaire technique, un très brillant chercheur. (b) Mais être boursier ne doit donner aucun droit spécifique, et surtout pas celui d'intégrer sans effort une école prestigieuse. C'est cela qui est irrespectueux. Ces jeunes on souvent de très belles aptitudes intellectuelles. A mon avis, l'heureux élu doit avoir passé un concours spécifique, si l'on utilise le système des quotas, un concours organisé de façon à ne pas privilégier l'intelligence abstraite ou des connaissances trop livresques, souvent l'apanage des jeunes de familles favorisés. Mais au nom du respect que l'on doit à ces jeunes, il faut qu'il y ait un système de sélection et de sélection sévère, comme pour les autres élèves. Une fois intégrés à l'école, ces jeunes doivent subir exactement le même type d'examen que leurs pairs non boursiers. Mais j'avoue ma préférence pour le système du tutorat, car il oblige à s'occuper des autres. L'idée selon laquelle les classes dominantes maintiennent par leur système de sélection leur pouvoir sur les classes dominées est une idée idiote, passablement marxiste. Elle repose sur l'idée qu'il faut remplacer ceux qui dominent d'une certaine façon par ceux qui de toute façon domineront aussi, mais d'une autre façon, ce qu'IZNOGOUD aurait traduit par le célébrissime "Je veux être calife à la place du calife". Elle repose aussi sur la croyance que la culture élaborée, diffusée, transmise ou recueillie par ces jeunes "favorisés" n'est d'aucune valeur ; qu'elle ne représente pas ce qui se fait de mieux en matière de connaissances. Ce qui est évidemment d'une fausseté absolue. Car je doute que la maîtrise de l'argot et du verlan puisse être sérieusement comparée à celle de la langue maternelle dans ce qu'elle a de plus beau et qu'ont exprimé tant de poètes, d'écrivains, d'hommes politiques. J'ajoute que dans ma propre Université, j'ai connu quatre collègue qui on commencé par être instituteurs avant de devenir des savants de renommée internationale, en passant par la dure loi des concours de recrutement de professeurs des Universités, et qui ont commencé comme boursiers.
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La citation. "C'est un fait : jamais peut-être, d'une classe à l'autre de la société ou entre hommes de niveau culturel différent, on n'avait observé tant de distance et si peu d'échanges. L'influence humaine, positive des élites sur le peuple est maintenant voisine du néant. On avait cru pourtant - et ce fut un des mythes majeurs du XIXe siècle - que la fraternité, la communion symphonique des hommes naîtrait du relâchement de l'esprit de classe et, à la limite, de la suppression des barrières sociales. Mais ce qui arrive n'est paradoxal qu'en apparence. La confusion n'unit pas, elle sépare : elle crée entre les éléments confondus des oppositions irréductibles. Toute réciprocité d'influence implique une solide diversité de nature et de position." Et plus loin : "Le messianisme égalitaire engendre au contraire, dans le peuple, la révolte et la méfiance à l'égard des chefs, chez les chefs, le souci de garder la distance à l'égard du peuple : d'une part un réflexe d'agression et de l'autre un réflexe de défense, la guerre au lieu de la communion. Car - quelle que soit l'habitude que la Révolution française nous ait donnée de voir accouplées les deux mots - la fraternité n'a pas ici-bas de pire ennemi que l'égalité." (In Diagnostics. Essai de Physiologie sociale)
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Je n'ai rien, strictement rien à rajouter à cette analyse qui démonte les mécanismes de l'envie sociale, du ressentiment nietzschéen, et la sourde violence lovée dans ces calamiteuses bonnes intentions.
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lundi 14 décembre 2009

San Antonio et le miroir

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J'ai passé quelques jours à la campagne chez mon frère. C'est un grand amateur des aventures de San Antonio, et un admirateur du style picaresque et de la débordante imagination de Frédéric DARD. Il a dans sa bibliothèque les oeuvres complètes des aventures du commissaire le plus célèbre de notre littérature, Maigret excepté. Vous dire que je passerai mon temps à lire les dizaines de volumes qui relatent les folles aventures de San An. et de Béru serait faux. Mais il m'arrive de temps à autre de me dilater la rate en en lisant les meilleurs feuilles. Bien m'en a pris pendant mon séjour ; voici ce que l'auteur met dans la bouche de son héros. On passera sur quelques crudités de la langue pour ne s'attacher qu'au fond et aux idées.
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"Je crois que", fait dire à San Antonio Frédéric DARD, "pour changer le monde, faudrait commencer par supprimer les miroirs. A force de ne plus pouvoir narcisser, les gens finiraient par s'oublier un peu, du moins par perdre cette fausse notion d'eux-mêmes qui leur entartre l'esprit. La chiasserie" [oh ! pardon, se permettra de dire ici votre serviteur] "vient de ce qu'ils s'admirent, s'auto-vénèrent. Ils sont leur propre religion, leur vraie politique, leur seul horizon, l'ambition de leur vie. Ils prennent envie d'eux sitôt qu'ils ouvrent les yeux sur leur image. Ah ! oui, brisons les miroirs pour qu'entre nous la glace soit enfin rompue. On écoperait peut-être de sept années de malheur, mais on serait tellement heureux ensuite."
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Au delà de la désespérance et de la mélancolie de ces lignes, qui témoignent bien de la profondeur d'esprit de Frédéric DARD, il y a une vérité. Il ne me paraît pas nécessaire de commenter davantage... Jamais, en effet, on a mieux fustiger ce que j'appelle "l'auto-ombiloscopie", habitude qu'ont nos contemporains de se contempler le nombril.

jeudi 13 août 2009

Il faut que je commente

L'un de mes fidèles lecteurs fait des remarques trop importantes sur mon dernier billet pour que je ne commente pas ce que j'ai dit de manière elliptique.
1-Ce lecteur est perplexe et il a raison, à la lecture de "Les banquiers... ne semblent pas avoir compris que les temps ont changé". On pourrait entendre ce jugement comme une justification de leurs pratiques anciennes. Il n'en est rien, bien entendu. Tout le monde semblait s'en accommoder, tant que le sang des pauvres n'éclaboussait que discrètement les autels de MAMMON (deux M ; j'ai corrigé) ; mais maintenant, il les inonde en flot ininterrompu et l'on ne peut plus faire l'aveugle. Je suggérais donc (sans l'avoir explicité) que, faute d'un changement des pratiques, il risquait d'y avoir une révolte violente des laissés pour compte, plongés dans le désespoir et la misère, ou un retour à des pratiques autoritaires et à un régime excessivement encadré par la loi.
2-En revanche, je l'invite à relire soigneusement la conclusion de ce billet. Je ne dis pas "Y'a qu'à faut que", mais très exactement le contraire, en appelant à mon secours des penseurs qui démontrent que le seul principe de changement social est le changement des comportements individuels. Ce changement ne peut être obtenu par la loi, en tout cas pas par la loi seule, mais par un retour sur soi-même, et une prise de conscience de la solidarité de destin de tous les êtres humains (qui n'a rien à voir avec la générosité, la fraternité, et encore moins la charité). Ainsi à défaut de mettre Dieu au coeur de la vie sociale, on peut y mettre la raison et montrer que l'harmonie sociale, à un niveau strictement cantonné à l'ordre humain et naturel, exige un équitable partage des biens de la terre.

vendredi 6 février 2009

Le bon sens du boulanger

Les clins d'oeil du quotidien m'ont toujours plu. En voici un. Je le dois à mon boulanger. Il a - saine habitude - le réflexe d'envelopper dans un étui de papier idoine la baguette toute chaude et point trop cuite que j'aime à lui demander. Souvent, ces étuis de papier sont imprimés de publicités diverses. Celui que j'avais hier dérogeait aux habitudes. Il portait, outre le nom du boulanger, une maxime. Je vous la livre et je la livre aussi aux hommes politiques : Nous n'héritons pas la terre de nos pères ; nous l'empruntons à nos enfants. Profonde réflexion que tous les prometteurs devraient méditer. On peut toujours distribuer des richesses qui n'ont pas été produites. Mais c'est au prix d'un endettement que devrons apurer nos enfants. Voilà pourquoi, même si je peux comprendre les raisons faussement compassionnelles des hommes de gauche, je crois qu'ils font erreur en promettant de distribuer et d'investir dans des dépenses de fonctionnement sans s'assurer que la production de richesses suivra. Il y a un corollaire à cette opinion purement personnelle : les mieux lotis doivent accepter de voir rogner, ne fut-ce que de 3 à 4 % leurs revenus. J'ai trouvé scandaleux la réaction de l'opposition au mode de financement du RSA. Il est facile de prôner le partage, quand on le fait peser sur les épaules de ses adversaires politiques. Mais le 1,1 % prélevés pour financer cette mesure est insuffisant. On ne peut pas se satisfaire de voir la misère se répandre comme une peste.
Je vais demander à mon boulanger d'imprimer des étuis avec cette autre maxime : Qu'as-tu fait de ton frère ?

jeudi 18 septembre 2008

Oui au mérite

Madame Valérie PECRESSE vient de prendre une excellente mesure qui consiste à attribuer aux étudiants qui auraient eu une mention Très Bien au baccalauréat et dont les parents ne paieraient pas d'impôts sur le revenu, un pécule de 200 euros mensuels. Les fanatiques de l'égalité s'étranglent. Ils ignorent simplement qu'il existe des étudiants brillants mais désargentés qui ne peuvent continuer leurs études faute de revenus et que cette mesure est de simple bon sens. Je suis bien placé pour le savoir, car j'ai rencontré ce type d'étudiants pendant ma carrière universitaire.
A quoi est due cette haine du mérite chez les partisans les plus déclarés de l'idéologie socialiste ? Et pourquoi cette haine suscite-t-elle tant de rejet dans l'esprit de nombre de conscience droite qui, par leurs actes, prouvent au quotidien qu'ils ont l'esprit de partage et le souci des autres ?
Dans un article signé par Paul-Augustin d'ORCAN, publié dans cette mine qu'est Le Livre noir de la Révolution Française, la question est très clairement présentée et la réponse non moins claire montre combien le mythe de l'égalité est une aporie. Voici le paragraphe qui me semble résumer au mieux la pensée de l'auteur.
L'instinct démocratique, qui tente et obtient d'imposer à l'Occident sa domination, tourne autour d'une notion que cet instinct avance comme un dogme semblant aujourd'hui intangible et dont NIETZSCHE montre la problématique intrinsèque avant d'en démasquer l'origine PSYCHOLOGIQUE. Ce "dogme" est celui de l'égalité. La question insoluble posée par la décision qui met l'égalité au principe est simple : (et de citer ici NIETZSCHE) Problème de l'égalité, alors que nous avons tous soif de distinction ; or on nous prescrit au contraire de nous appliquer les mêmes exigences qu'à autrui. C'est d'une telle stupidité, d'une si visible folie ! Mais elle est considérée comme une idée supérieure, on y perçoit à peine la contradiction rationnelle.
En fait, le souci égalitaire n'est jamais que l'expression d'un instinct parmi les autres, une volonté de puissance qui entend s'imposer et qui effectivement l'emporte aujourd'hui. Le fondement du partage et de la justice n'est pas l'égalité, c'est la fraternité ontologique, la compassion, la reconnaissance de l'unicité de chaque être humain, et non point ce principe né de l'instinct le plus vil, celui d'accaparer ce que les autres possèdent et que l'on ne possède pas. Cela n'exonère pas les riches de l'exigence de partage, bien au contraire. Car la fraternité implique que l'on reconnaisse être de la même famille.
Madame PECRESSE a bien raison. Il faut soutenir cette initiative qui permettra une véritable ascension sociale à ceux des jeunes qui en ont le désir, le goût et les aptitudes.