Affichage des articles dont le libellé est Décalogue. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Décalogue. Afficher tous les articles

vendredi 13 octobre 2017

13 octobre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Seul le meilleur est un bien !

-
Une controverse amicale mais serrée a eu lieu sur ma page Facebook entre divers lecteurs à propos de la morale et de l’éthique. C’est pourquoi j’ai choisi de commencer un cycle consacré à Roberto de MATTEI,  et à son livre La dictature du relativisme.
-
Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
-
1. LA CITATION DU JOUR.
-
"Le grand débat de notre temps, j’en suis convaincu, n’est pas de nature politique ou économique, mais culturelle, morale et, en dernière analyse, religieuse. Il a pour objet le conflit entre deux visions du monde : celle de celui qui croit à l’existence de principes et de valeurs immuables, inscrits par Dieu dans la nature de l’homme, et celle de celui qui estime que rien n’existe de stable et de permanent, mais que tout est relatif aux temps, aux lieux et aux circonstances."
In
Roberto de MATTEI.
La dictature du relativisme. (Collection "Riposte catholique")
Muller édition, Asnières-sur-Seine, 2011. (Page 11.)
-
2. COMMENTAIRES.
-
Chers lecteurs, je vous demande renoncer un instant aux lunettes médiatiques qui tendent à nous présenter la réalité sous ses seules formes politiques ou économiques (hélas !) et à nous la faire voir sous ce seul aspect. Je vous invite à nous poser quelques questions.
Qui d’entre nous ne s’est jamais interrogé sur le sens de sa vie ?
Qui d’entre nous, (madame OBONO et quelques harpies de gôôôôche mises à part), a jamais justifié le terrorisme islamique en particulier, et qui plus généralement justifie la mort semée à grands coups de bombes indistinctes sur des populations coincées entre des camps qui les terrorisent, les tétanisent et les réduisent à l’état de bêtes traquées en IRAK et en SYRIE ?
Qui a jamais pensé que l’on pouvait sans honte abandonner ses parents à leur sort et les laisser dans la gêne et la solitude ?
Qui trouvent bien d’aller courtiser la femme de son voisin, de la lui prendre et de le ridicoculifier ?
Je le disais à Dominique, qui prétendait que je défendais MA morale : c’est me faire un grand honneur que de me prêter la découverte de la loi naturelle et des préceptes du Décalogue. Et il me semble que les philosophes, les penseurs de tous temps et de tout lieu sont mieux placés que madame SCHIAPPA, sans parler du très volatil comité consultatif national d’éthique, pour nous dire ce qui est le meilleur pour l’homme, seul but qui puisse s’appeler bien.
Sans doute Dominique va me dire que nous devons à la civilisation judéo-chrétienne d’adhérer à ces biens. Rien n’est plus faux, et vous allez être étonnés en lisant ce passage des Politiques d’ARISTOTE (Livre VII, chapitre 16) :
« Quant aux relations amoureuses avec un autre ou une autre, qu’il soit déshonorant d’en avoir ouvertement de quelque manière et dans quelques circonstances que ce soit aussi longtemps qu’on porte le nom d’époux. Et si, pendant la période de procréation, quelqu’un est surpris à accomplir un tel acte, qu’il soit frappé d’indignité proportionnellement à sa faute. »
ARISTOTE, pour autant que je le sache, ne connaissait pas le Décalogue non plus que le sixième commandement : « Tu ne commettras pas d’adultère ». Dites-moi, d’où lui vient cette intuition qui lui fait condamner en des termes aussi sévères l’infidélité conjugale ?
Si je cite ce passage, c’est qu’il montre que bien d’autres civilisations avaient les mêmes exigences et les traduisaient en termes politiques ET religieux. Je vous donnerai dans d’autres billets des textes d’autres cultures qui reprennent ce qu’il est convenu d’appeler les Commandements de Dieu dans le contexte de leur langue et de leur coutume. Et qu’en aucun cas, dans ces billets qui me coûtent beaucoup de temps, il n’est question de MA morale (mot dont la définition donnée par Dominique, sans être inexacte est très largement incomplète) mais d'une sagesse multimillénaire inscrite dans le coeur de tous les hommes.
La dictature du relativisme, c'est le chaos mondial assuré !
Seul le meilleur est un bien.
-
3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
-
Islam et intégration : une analyse très intéressante par un connaisseur de l’intérieur !


Pour la réinformation.
-
Jolie répartie de Ludovine de la Rochère à madame SCHIAPPA, l’illuminée de service.

-
La survoltée pense qu’elle sera encore maire en 2030 !



Nous, nous ne voulons plus d’Anne HIDALGO en 2030 !
-
Si, au lieu d’appliquer le principe de quantité, nous appliquions celui de la qualité, il nous serait alors possible de faire preuve de discernement.

-
Une fabrique de crétins !

En effet, ce type d’écriture fait des ravages, surtout dans le monde politique qui voit son pourcentage de fieffés crétins et de féminines crétines atteindre des sommets !

-
L’abbé PAGES est toujours censuré.

Vous pouvez cependant lire ce qui a été supprimé sur les réseaux sociaux en consultant

-
Même BOURDIN est scandalisé ! C’est tout dire.

-
Le conservatisme est fondamentalement moral.

-
Encore une fois, vive la Pologne !

-
Un nouveau porte bannière pour la procession des imbéciles.

-

Contre la GPA et la PMA, les Sentinelles, à MONTPELLIER.


mercredi 11 octobre 2017

11 octobre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Défendre la personne humaine.


Nous achevons la lecture de GUILLEBAUD (ou presque).
-
Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
-
1. LA CITATION DU JOUR.
-
"Avec cette nouvelle crise des fondements, avec cette remise en question de la personne humaine, c’est la capacité de penser qui est lentement déconstruite, ou en tout cas l’existence d’une pensée non réductible au calcul. Mais alors ? Devrons-nous renoncer demain à penser nos vies ? Faudra-t-il cesser de bâtir des projets politiques, de philosopher, d’espérer, de croire, d’agir en pleine conscience ? Hier encore, ces questions eussent semblé ridicules. Elles ne le sont plus. Le vide qui se creuse dans les tréfonds se ramène bien imprudemment à un congé donné à la conscience humaine. « Les sciences cognitives, se demande par exemple Jean-Pierre DUPUY, ne sont-elles pas en train de parachever cette entreprise de désillusionnement et de démystification en nous démontrant que là où nous croyions sentir le souffle de l’esprit, il n’y a que des réseaux de neurones mis à feu comme un vulgaire circuit électrique ? »."
In
Jean-Claude GUILLEBAUD.
Le principe d’humanité.
Éditions du Seuil, Paris, 2001. (Page 304.)
-
2. COMMENTAIRES.
-
Il me paraît évident que les critiques déversées par les médias sur ce qu’ils appellent les extrêmes n’a qu’un seul but : nous empêcher de penser. C’est bien la raison pour laquelle dans la note brève où je faisais l’apologie des sites de réinformation, j’évoquais les faits et phénomènes qui ne sont pas pris en compte parce qu’ils sont d’ordre qualitatif et non point quantitatif. Il suffit de dire : Untel est un fasciste parce qu’il est contre la GPA, ou parce qu’il approuve des raisonnements émis par madame LE PEN ou par sa nièce (qui la dépasse de mille coudée par la hauteur de sa pensée) pour que tout le monde dise : ce misérable Untel est un fasciste. C’est le sort que l’on réserve à Robert MÉNARD, par exemple, lequel n’en a cure, car c’est un esprit libre et de surcroît l’homme est courageux. Il suffit que quelques bien-pensants déclarent que Unetelle est une gauchiste parce qu’elle se permet d’attaquer des ou les mesures gouvernementales relatives au droit du travail pour que le troupeau des médias reprennent en cœur : Unetelle est une gauchiste. Personne ne s’est posé la question de savoir si les revendications n’étaient pas, justement, plus qualitatives que quantitatives.
Je ne suis pas en train de dire que la quantité n’a pas d’intérêt. Je dis, avec René GUÉNON dont nous avons lu quelques extraits ensemble il y a peu, que tout réduire à la quantité est une erreur politique de première grandeur. On nous assomme avec des pourcentages, des chiffres, des statistiques. Et ainsi on nous enfume, en essayant de réduire la subjectivité sociale, le ressenti d’une groupe, à l’ignorance de faits prétendument établis que les experts élaborent dans les alambics mystérieux des ministères et qui sont censés DÉTERMINER l’avenir. C’est tout simplement nier la liberté humaine.
Le politique contemporain ne prend pas en compte, ne veut pas prendre en compte, pour des raisons d’efficacité et d’affirmation de pouvoir, tout ce qui relève de la qualité, de l’indéterminé, du délibératif, de la conscience. Pour lui, il n’y pas d’hommes, il n’y a que des individus.
Monsieur HOLLANDE, et d’autres avant lui, ont détricoté le principe d’humanité que défend si bien GUILLEBAUD. Monsieur MACRON et madame SCHIAPPA s’apprêteraient à le faire à leur tout en légitimant la PMA pour les lesbiennes et la GPA pour les couples homosexuels masculins. Ils ouvriraient encore davantage la boîte de Pandore d’où, n’en doutez pas, surgiraient d’autres démons, à commencer par ceux de l’eugénisme et de l’euthanasie obligatoire.
Il est urgent de défendre le principe d’humanité, le droit de la conscience à juger de ce qui est bien et juste, non pas en vertu des lois, mais en vertu de principes supérieurs qui, n’en déplaisent aux imbéciles, se trouvent fort bien résumés dans le Décalogue et dans la loi naturelle dont il a permis le ferme établissement.
-
3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
-
Lire en priorité cette analyse que nous livre Elvire DEBORD, 

d’un livre de nostalgie, qui devrait aussi remplir de honte ceux des Français qui ont abandonné les harkis.


-
Et de notre cher Jean-Claude, ces remarques.


Qui dit critique, dit pensée. 
-
Le slogan du jour : Faites des placements, pas des enfants !

-
Un président de l’oligarchie ?

-
La Pologne et le Rosaire.

-
Le mensonge, arme des déconstructeurs !

-
La pari perdu de Notre-Drame de Paris.

Une belle illustration de la différence entre le qualitatif et le quantitatif.




-
Evangélisation des musulmans : n’ayons pas peur d’annoncer la bonne nouvelle !


J

samedi 29 octobre 2011

Le décalogue à l'envers

-
Grande discussion avec cet ami qui me faisait, il y a peu, le (gentil) reproche d'être conservateur. Il avançait la thèse, apparemment raisonnable (a) que dans un état laïc, la loi n'a pas à tenir compte du milieu existentiel transcendant et (b) que la définition du bien et du mal évolue avec les conditions historiques. Ainsi, et par exemple, l'esclavage a été toléré, y compris par des membres de l'Église, voire même de l'Église catholique(encore que d'assez nombreux théologiens et mystiques médiévaux, sans parler de MONTAIGNE (assez raisonnablement pieux pour n'en pas dire plus), ou de LAS CASES ou des Jésuites des Reduciones (orthographe non garantie) du PARAGUAY aient dénoncé ou combattu l'esclavage dont l'ignoble FOUCHER et les armateurs nantais réclamaient le maintien à la Convention (voir un petit billet consacré à cette ignominie).
-
J'ai déjà eu l'occasion d'expliquer ici même la différence qu'il y a entre des obligations et règles morales purement casuistiques (qui relèvent - utilisons les mots adaptés - du comportement et donc de l'éthique) et des obligations et règles à caractère apodictique (qui relèvent de la morale et de la réponse à la question : que dois-je faire pour avoir la vie bonne ?). Je dis et je maintiens qu'il est impossible d'avoir une société politique pacifiée - ce qui n'exclue pas les conflits en matière de problèmes casuistiques - qui dans ses lois ne tiendrait pas compte du droit et de la morale naturels.
-
Pour bien faire comprendre ce que je veux dire, je me propose de vous donner ici une version antinomique du Décalogue, et de vous laisser conclure vous-mêmes, étant entendu que j'ai exclu des commandements biblique tout ce qui a trait à leur aspect religieux :

-N'honore pas ton père et ta mère.
-Tue (ou il n'est pas interdit de tuer ou encore tu as le droit de tuer).
-Commets l'adultère (ou il n'est pas interdit de commettre l'adultère ou tu as le droit de commettre l'adultère).
-Vole (ou il n'est pas interdit de voler ou tu as le droit de voler).
-Porte de faux témoignages (ou il n'est pas interdit de porter de faux témoignages ou tu as le droit de porter de faux témoignage).
-Convoite la femme son prochain, convoite sa maison, son champ, son serviteur (ou il n'est pas interdit de... ou tu as le droit de... )
-
Je suis prêt à parier que l'antinomie qui hérisserait le plus nos compatriotes est celle qui autoriserait le vol, ou la convoitise des biens du prochain. L'autorisation de l'adultère, ma fois, ne gênerait sans doute pas beaucoup de monde, un peu plus peut-être celui de l'abandon de ses parents, et l'autorisation du faux témoignage laisserait perplexe. Bien entendu, l'idée d'avoir le droit de tuer son prochain serait repoussée avec horreur. Puis à y réfléchir un peu plus profondément, et à condition de le vouloir, on conviendrait qu'il y a un  étroit rapport entre ces divers commandements, la convoitise entraînant la violence et le meurtre, le vol pouvant conduire à ne pas honorer ses parents mais à les dépouiller, ne pas honorer ses parents pouvant conduire à leur mort (ah ! cette fameuse canicule pendant laquelle des milliers de vieillards ont été abandonnés par leur enfants, sont morts et ont vu leur mort imputée à l'inertie des pouvoirs publics. J'ai trouvé ça abject... ).
-
J'ai bien conscience de ne répondre que très partiellement à Yves. Et je lui accorde absolument que les droits de la conscience éclairée sont supérieurs à ceux des Etats. Il y a des hommes qui sont morts pour suivre les obligations que leur dictait leur conscience, et avoir refuser d'obéir à des lois injustes, suivant en cela le fameux exemple d'ANTIGONE. Mais une conscience peut-elle être éclairée par les seuls mouvements de l'histoire et de la société ? C'est un problème trop grave pour qu'on le traite - ce qui n'est pas le cas de cet ami - à l'aune des intérêts électoraux et de l'idéologie, d'autant plus que la norme positive indépendante de la morale naturelle (revendication des laïcards, de ces groupes  que l'historien Augustin COCHIN (trop tôt disparu) appelle les sociétés de pensée, et de la majorité en place) donne des pouvoirs exorbitants et totalitaires à ceux qui sont chargés de la définir, tout en y échappant en tant que législateurs réunis en corps (toujours au-dessus de la loi, paraît-il ! Ça semble assez vrai !).
-
C'est tout pour aujourd'hui