Affichage des articles dont le libellé est Loi naturelle. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Loi naturelle. Afficher tous les articles

vendredi 13 octobre 2017

13 octobre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Seul le meilleur est un bien !

-
Une controverse amicale mais serrée a eu lieu sur ma page Facebook entre divers lecteurs à propos de la morale et de l’éthique. C’est pourquoi j’ai choisi de commencer un cycle consacré à Roberto de MATTEI,  et à son livre La dictature du relativisme.
-
Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
-
1. LA CITATION DU JOUR.
-
"Le grand débat de notre temps, j’en suis convaincu, n’est pas de nature politique ou économique, mais culturelle, morale et, en dernière analyse, religieuse. Il a pour objet le conflit entre deux visions du monde : celle de celui qui croit à l’existence de principes et de valeurs immuables, inscrits par Dieu dans la nature de l’homme, et celle de celui qui estime que rien n’existe de stable et de permanent, mais que tout est relatif aux temps, aux lieux et aux circonstances."
In
Roberto de MATTEI.
La dictature du relativisme. (Collection "Riposte catholique")
Muller édition, Asnières-sur-Seine, 2011. (Page 11.)
-
2. COMMENTAIRES.
-
Chers lecteurs, je vous demande renoncer un instant aux lunettes médiatiques qui tendent à nous présenter la réalité sous ses seules formes politiques ou économiques (hélas !) et à nous la faire voir sous ce seul aspect. Je vous invite à nous poser quelques questions.
Qui d’entre nous ne s’est jamais interrogé sur le sens de sa vie ?
Qui d’entre nous, (madame OBONO et quelques harpies de gôôôôche mises à part), a jamais justifié le terrorisme islamique en particulier, et qui plus généralement justifie la mort semée à grands coups de bombes indistinctes sur des populations coincées entre des camps qui les terrorisent, les tétanisent et les réduisent à l’état de bêtes traquées en IRAK et en SYRIE ?
Qui a jamais pensé que l’on pouvait sans honte abandonner ses parents à leur sort et les laisser dans la gêne et la solitude ?
Qui trouvent bien d’aller courtiser la femme de son voisin, de la lui prendre et de le ridicoculifier ?
Je le disais à Dominique, qui prétendait que je défendais MA morale : c’est me faire un grand honneur que de me prêter la découverte de la loi naturelle et des préceptes du Décalogue. Et il me semble que les philosophes, les penseurs de tous temps et de tout lieu sont mieux placés que madame SCHIAPPA, sans parler du très volatil comité consultatif national d’éthique, pour nous dire ce qui est le meilleur pour l’homme, seul but qui puisse s’appeler bien.
Sans doute Dominique va me dire que nous devons à la civilisation judéo-chrétienne d’adhérer à ces biens. Rien n’est plus faux, et vous allez être étonnés en lisant ce passage des Politiques d’ARISTOTE (Livre VII, chapitre 16) :
« Quant aux relations amoureuses avec un autre ou une autre, qu’il soit déshonorant d’en avoir ouvertement de quelque manière et dans quelques circonstances que ce soit aussi longtemps qu’on porte le nom d’époux. Et si, pendant la période de procréation, quelqu’un est surpris à accomplir un tel acte, qu’il soit frappé d’indignité proportionnellement à sa faute. »
ARISTOTE, pour autant que je le sache, ne connaissait pas le Décalogue non plus que le sixième commandement : « Tu ne commettras pas d’adultère ». Dites-moi, d’où lui vient cette intuition qui lui fait condamner en des termes aussi sévères l’infidélité conjugale ?
Si je cite ce passage, c’est qu’il montre que bien d’autres civilisations avaient les mêmes exigences et les traduisaient en termes politiques ET religieux. Je vous donnerai dans d’autres billets des textes d’autres cultures qui reprennent ce qu’il est convenu d’appeler les Commandements de Dieu dans le contexte de leur langue et de leur coutume. Et qu’en aucun cas, dans ces billets qui me coûtent beaucoup de temps, il n’est question de MA morale (mot dont la définition donnée par Dominique, sans être inexacte est très largement incomplète) mais d'une sagesse multimillénaire inscrite dans le coeur de tous les hommes.
La dictature du relativisme, c'est le chaos mondial assuré !
Seul le meilleur est un bien.
-
3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
-
Islam et intégration : une analyse très intéressante par un connaisseur de l’intérieur !


Pour la réinformation.
-
Jolie répartie de Ludovine de la Rochère à madame SCHIAPPA, l’illuminée de service.

-
La survoltée pense qu’elle sera encore maire en 2030 !



Nous, nous ne voulons plus d’Anne HIDALGO en 2030 !
-
Si, au lieu d’appliquer le principe de quantité, nous appliquions celui de la qualité, il nous serait alors possible de faire preuve de discernement.

-
Une fabrique de crétins !

En effet, ce type d’écriture fait des ravages, surtout dans le monde politique qui voit son pourcentage de fieffés crétins et de féminines crétines atteindre des sommets !

-
L’abbé PAGES est toujours censuré.

Vous pouvez cependant lire ce qui a été supprimé sur les réseaux sociaux en consultant

-
Même BOURDIN est scandalisé ! C’est tout dire.

-
Le conservatisme est fondamentalement moral.

-
Encore une fois, vive la Pologne !

-
Un nouveau porte bannière pour la procession des imbéciles.

-

Contre la GPA et la PMA, les Sentinelles, à MONTPELLIER.


mercredi 11 octobre 2017

11 octobre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Défendre la personne humaine.


Nous achevons la lecture de GUILLEBAUD (ou presque).
-
Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
-
1. LA CITATION DU JOUR.
-
"Avec cette nouvelle crise des fondements, avec cette remise en question de la personne humaine, c’est la capacité de penser qui est lentement déconstruite, ou en tout cas l’existence d’une pensée non réductible au calcul. Mais alors ? Devrons-nous renoncer demain à penser nos vies ? Faudra-t-il cesser de bâtir des projets politiques, de philosopher, d’espérer, de croire, d’agir en pleine conscience ? Hier encore, ces questions eussent semblé ridicules. Elles ne le sont plus. Le vide qui se creuse dans les tréfonds se ramène bien imprudemment à un congé donné à la conscience humaine. « Les sciences cognitives, se demande par exemple Jean-Pierre DUPUY, ne sont-elles pas en train de parachever cette entreprise de désillusionnement et de démystification en nous démontrant que là où nous croyions sentir le souffle de l’esprit, il n’y a que des réseaux de neurones mis à feu comme un vulgaire circuit électrique ? »."
In
Jean-Claude GUILLEBAUD.
Le principe d’humanité.
Éditions du Seuil, Paris, 2001. (Page 304.)
-
2. COMMENTAIRES.
-
Il me paraît évident que les critiques déversées par les médias sur ce qu’ils appellent les extrêmes n’a qu’un seul but : nous empêcher de penser. C’est bien la raison pour laquelle dans la note brève où je faisais l’apologie des sites de réinformation, j’évoquais les faits et phénomènes qui ne sont pas pris en compte parce qu’ils sont d’ordre qualitatif et non point quantitatif. Il suffit de dire : Untel est un fasciste parce qu’il est contre la GPA, ou parce qu’il approuve des raisonnements émis par madame LE PEN ou par sa nièce (qui la dépasse de mille coudée par la hauteur de sa pensée) pour que tout le monde dise : ce misérable Untel est un fasciste. C’est le sort que l’on réserve à Robert MÉNARD, par exemple, lequel n’en a cure, car c’est un esprit libre et de surcroît l’homme est courageux. Il suffit que quelques bien-pensants déclarent que Unetelle est une gauchiste parce qu’elle se permet d’attaquer des ou les mesures gouvernementales relatives au droit du travail pour que le troupeau des médias reprennent en cœur : Unetelle est une gauchiste. Personne ne s’est posé la question de savoir si les revendications n’étaient pas, justement, plus qualitatives que quantitatives.
Je ne suis pas en train de dire que la quantité n’a pas d’intérêt. Je dis, avec René GUÉNON dont nous avons lu quelques extraits ensemble il y a peu, que tout réduire à la quantité est une erreur politique de première grandeur. On nous assomme avec des pourcentages, des chiffres, des statistiques. Et ainsi on nous enfume, en essayant de réduire la subjectivité sociale, le ressenti d’une groupe, à l’ignorance de faits prétendument établis que les experts élaborent dans les alambics mystérieux des ministères et qui sont censés DÉTERMINER l’avenir. C’est tout simplement nier la liberté humaine.
Le politique contemporain ne prend pas en compte, ne veut pas prendre en compte, pour des raisons d’efficacité et d’affirmation de pouvoir, tout ce qui relève de la qualité, de l’indéterminé, du délibératif, de la conscience. Pour lui, il n’y pas d’hommes, il n’y a que des individus.
Monsieur HOLLANDE, et d’autres avant lui, ont détricoté le principe d’humanité que défend si bien GUILLEBAUD. Monsieur MACRON et madame SCHIAPPA s’apprêteraient à le faire à leur tout en légitimant la PMA pour les lesbiennes et la GPA pour les couples homosexuels masculins. Ils ouvriraient encore davantage la boîte de Pandore d’où, n’en doutez pas, surgiraient d’autres démons, à commencer par ceux de l’eugénisme et de l’euthanasie obligatoire.
Il est urgent de défendre le principe d’humanité, le droit de la conscience à juger de ce qui est bien et juste, non pas en vertu des lois, mais en vertu de principes supérieurs qui, n’en déplaisent aux imbéciles, se trouvent fort bien résumés dans le Décalogue et dans la loi naturelle dont il a permis le ferme établissement.
-
3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
-
Lire en priorité cette analyse que nous livre Elvire DEBORD, 

d’un livre de nostalgie, qui devrait aussi remplir de honte ceux des Français qui ont abandonné les harkis.


-
Et de notre cher Jean-Claude, ces remarques.


Qui dit critique, dit pensée. 
-
Le slogan du jour : Faites des placements, pas des enfants !

-
Un président de l’oligarchie ?

-
La Pologne et le Rosaire.

-
Le mensonge, arme des déconstructeurs !

-
La pari perdu de Notre-Drame de Paris.

Une belle illustration de la différence entre le qualitatif et le quantitatif.




-
Evangélisation des musulmans : n’ayons pas peur d’annoncer la bonne nouvelle !


J

dimanche 17 septembre 2017

17 septembre 2017 septembre. Nouvelle de la Dissidence. Les droits de la conscience au-dessus des lois

-
Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle, c’est de la faire aimer !
-
1. LA CITATION DU JOUR.
-
"Au XXe siècle, nous avons été témoins d’une nouvelle tentative pour reconstruire les rapports entre morale et politique : dans les régimes totalitaires, c’est celle-ci qui dicte les règles de celle-là. L’État définit ici non les seuls impératifs politiques, mais aussi les fins morales de ses citoyens ; puisque rien n’échappe à sa compétence, l’autonomie morale des individus n’a plus lieu d’être.
"Benjamin CONSTANT, qui médite sur l’absolutisme monarchique, la terreur révolutionnaire et la tyrannie napoléonienne, a eu comme un pressentiment de ce danger totalitaire et, pour le conjurer, a proposé une autre forme d’articulation entre morale et politique : non plus la soumission de l’une à l’autre, ni leur séparation définitive, mais l’introduction de l’autonomie individuelle en tant que principe légitime au sein du politique/ Le « second principe » de CONSTANT, le droit de l’individu à un territoire inviolable, assure l’insoumission de la morale à tout autre impératif ; en même temps, il introduit dans la vie politique un principe moral qui agit sur elle sans la dominer. CONSTANT imagine en effet la situation de désobéissance civique allant à l’encontre de ce que l’on juge être ses obligations morales (per exemple, le devoir d’hospitalité, ou de non-dénonciation). Les individus ont des droits qui sont indépendants des lois en vigueur et antérieurs à elles, que nous appelons les droits de l’homme. Ces droits de décident pas de la politique des États, mais elles (sic) posent des limites que cette politique ne doit pas transgresser ; elles (sic) constituent en même temps un terrain à partir duquel on peut critiquer les lois et les institutions existantes. […]." [Texte intégral.]
In
Tzvetan TODOROV.
Le Jardin imparfait. La pensée humaniste en France. (Collection dirigée par Jean-Paul ENTHOVEN ; Biblio essais ; Le Livre de Poche N°4297.)
[Le Livre de Poche], Grasset, Paris, 2006. (Page 116.)
-
2. COMMENTAIRES.
-
Le commentaire que TODOROV fait de Benjamin CONSTANT vient éclairer l’attitude qu’il convient d’avoir devant un État qui entend nous imposer des normes et des obligations que notre conscience réprouve. Il est parfaitement contraire aux droits de l’homme de créer un délit d’entrave numérique à l’avortement. L’avortement n’est pas un droit, c’est un drame. Il est tout aussi contraire aux droits de l’homme d’obliger des maires à marier des personnes de même sexe, si leur conscience réprouve cette pratique. Il va en être de même avec la loi sur la PMA. Il est parfaitement inacceptable que l’état s’arroge le droit de régler la vie et la mort des hommes et de décider de ce qui est bien et mal en cette matière.
Oui, les individus ont des droits indépendants des lois en vigueur ; oui ces droits sont antérieurs à elles. Et nous avons le devoir d’y désobéir si elles contreviennent aux Droits de l’homme, dont le premier est le droit à la vie, et les Droits de l'homme s'appuie sur la loi naturelle. Je réclame le droit d'agir selon ce que ma conscience me dicte. Et ce que ma conscience me dicte trouve son double fondement dans cette loi naturelle et dans ce que dit Celui que notre péché a crucifié.
-
3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
-
Le retour du beau français.

-
Eh oui ! Culturelle qu’on vous dit !


-
Elle sue la haine de ce qu’est la France par tous les pores de sa peau.


Si elle avait un peu de culture, elle saurait que les Gaulois étaient passés maîtres dans l’art de la charcuterie et du traitement du porc. Nous n’avons aucune raison d’accepter la critique inconsidérée de cette furibarde.
-
Et avec ça des persécutions !


-
Avis au climatolâtres !

-
Le gâchis états-unien en Syrie !

-
Une critique théâtrale magistrale d’Elvire DEBORD.


et une autre d’un livre qui fera du bruit en France.


mercredi 24 août 2016

24 août 2016. Nouvelles de la Résistance. Hiérarchie des normes, Mozi, Kelsen et loi El-Khomri.

-
Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
-
1. LA CITATION DU JOUR.
-
"MOZI a dit : Aux débuts de la vie humaine, quand il n’y avait encore ni loi ni gouvernement, la coutume était « à chacun selon son idée ». De ce fait, chaque homme avait sa propre idée, deux hommes avaient deux idées différentes et dix hommes avaient dix idées différentes : autant d’homme, autant d’idées. Comme tout le monde approuvait son propre point de vue et désapprouvaient les points de vue des autres, des désaccords mutuels apparurent parmi les hommes. En conséquence, le père et le fils, le fils aîné et ses cadets devinrent ennemis et étrangers les uns aux autres, puisque ils étaient incapables de se mettre d’accord. Chacun travaillait à faire du tort à l’autre par l’eau, le feu et le poison. On n’employait pas à s’entraider l’énergie en surplus ; on laissait les denrées en surplus pourrir au lieu de les partager ; on gardait secrets d’excellents daos au lieu de les transmettre. Le désordre du monde était comparable à celui qui règne parmi les oiseaux et les bêtes. Et tout ce désordre était dû à l’absence de souverain."
[…]
"Ensuite, comment établit-on l’ordre dans l’empire ? L’ordre régnait dans l’empire parce que l’empereur avait pu unifier les normes dans l’empire. Si cependant tout le peuple s’identifie au fils du Ciel et non au Ciel même, la forêt vierge n’est pas défrichée, les ouragans et les déluges qui s’abattent fréquemment ne sont que le châtiment du Ciel contre le peuple quand il n’aligne pas ses normes sur la volonté du Ciel."

子墨子言曰:「古者民始生,未有刑政之時,蓋其語『人異義』。是以一人則一義,二人則二義,十人則十義,其人茲眾,其所謂義者亦茲眾。是以人是其義,以非人之義,故文相非也。是以內者父子兄弟作怨惡,離散不能相和合。天下之百姓,皆以水火毒藥相虧害,至有餘力不能以相勞,腐臭1餘財不以相分,隱匿良道不以相教,天下之亂,若禽獸然。
夫明虖天下之所以亂者,生於無政長。
察天下之所以治者何也?天子唯能壹同天下之義,是以天下
治也。
[…]
天下之百姓皆上同於天子,而不上同於天,則菑猶未去也。今若天飄風苦雨,溱溱而至者,此天之所以罰百姓之不上同於天者也。」
In
MOZI, Livre III, L’identification au supérieur.
Le texte chinois est tiré du Chinese Text Project.
La traduction est celle du texte anglais établi depuis le chinois par Yi-Pao Mei, par Pierre de LAUBIER.
-
2. COMMENTAIRES.
-
Je vous demande de lire intégralement ces commentaires. Il me semble qu’ils sont au cœur du débat politique actuel.

Mes lecteurs pardonneront, je l’espère, le recours fréquent que je fais à MOZI, certainement un très grand penseur de la Chine antique, peut-être même le plus grand. Fervent défenseur de L’Amour universel, il s’est opposé aux confucianistes, notamment dans des dialogues (sans doute imaginaires) qu’il aurait eus avec MENCIUS. Il n’a pas eu dans la vie politique chinoise l’importance de CONFUCIUS, sans doute parce que les Lettrés trouvaient dans l’immanentisme de ce dernier, des motifs suffisants pour établir leur puissance et défendre leurs intérêts.
Dans ce texte, MOZI établit une hiérarchie des normes. Les oppositions des syndicats à la loi dite El-Khomri trouvent justement leurs fondements dans la théorie de la hiérarchie des normes que ladite loi inverserait en mettant l’entreprise (employeur plus employés) au-dessus des syndicats (responsables syndicaux plus employés). Je n’ai pas détaillé la hiérarchie qu’établit MOZI ; je ne ferai que la résumer : chef de village, chef de district, seigneur féodal, empereur, et CIEL, chacun édictant des normes emboîtées dans celles de leur supérieur.)
En soumettant l’empereur et le peuple aux normes établies par le Ciel, MOZI se place résolument du côté de la transcendance. Il indique clairement que les châtiments (déluges, ouragans) expriment le courroux du Ciel vis-à-vis d’un peuple qui ne soumet pas à ses règles. C’est, du reste, ce que les prophètes d’ISRAËL ne cesseront de dire au peuple israélite, infidèle aux alliances successives que Dieu a passées avec lui. Sans utiliser le concept de Loi naturelle, MOZI, très clairement y fait référence. Les prophètes d’ISRAËL, eux, ne cessaient de la rappeler au peuple et aux rois ; en évoquant MOÏSE et l’alliance mosaïque et en filigrane, c’est bien au Décalogue qu’ils faisaient allusion.
Revenons à la hiérarchie des normes bousculées par la loi El-Khomri. En premier lieu, on doit reconnaître que cette hiérarchie existe en fait et droit dans notre espace politique. La difficulté tient au fait que la hiérarchie des normes dans la « démocratie » française est dépourvue de TOUS FONDEMENTS. Elle ne trouve sa légitimité que dans la Constitution qui en est la norme suprême. Or, et nous l’avons vécu, une constitution se change, et par conséquent la hiérarchie des normes qu’elle implique peut être bouleversée. En réalité, les partisans d’une nouvelle République veulent changer la hiérarchie des normes. Je ne sais pas s’ils en sont conscients, mais j’affirme qu’un changement de constitution aurait cet effet.
Le théoricien de la hiérarchie des normes dans le droit est KELSEN qui énonçait dans sa Théorie pure du droit, la seule valeur du droit positif, et niait par conséquent que le droit puisse s’enraciner dans la loi naturelle. Il émigra aux Etats-Unis car il était juif, mais il n’hésita pas à affirmer que les lois antisémites de HITLER n’étaient pas dépourvues d’une certaine juridicité. La raison fondamentale qui oppose les Socialistes, les hommes de gauche et certains chrétiens qui se réclament de cette mouvance, aux manifestants contre la Loi TAUBIRA et ses annexes réside dans cette différence : en France, la loi est dépourvue de TOUS FONDEMENTS autres que politiques. L’instauration d’une laïcité pure et dure n’avait du reste d’autre dessein que de servir les intérêts, les buts, l’idéologie d’un courant de pensée auto-institué en maître de la morale publique. Il y a là une grande analogie entre le statut des Lettrés chinois et des dignitaires des Loges maçonniques. S’il était possible de débattre sereinement et PUBLIQUEMENT avec ce courant de pensée qui se veut secret, la démocratie aurait fait un grand pas. Mais ce n’est pas le cas.
Cela, nombre de Français ne peuvent plus l’accepter.





jeudi 28 janvier 2016

28 janvier 2016. Nouvelles de la Résistance. Enfin une bonne nouvelle !

-
Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté
-
1. La citation du jour.
-

La démission de madame TAUBIRA est l’occasion rêvée de rappeler aux lecteurs qui me font l’honneur et l’amitié de suivre ce Blog, ce passage du Livre de la piété filiale, le Xiào Jīng, élément essentiel des textes canoniques confucéens. Ce n’est pas par pédanterie mal placée qu’il est donné en chinois. Quelques lecteurs de l’Empire du Milieu parviennent parfois à accéder à ce Blog.

Xiào Jīng, chapitre Sān ćai ; 三 才


曾子曰:「甚哉,孝之大也!」子曰:「夫孝,天之經也,地之義也,民之行也。天地之經,而民是則之。則天之明,因地之利,以順天下。是以其教不肅而成,其政不嚴而治。先王見教之可以化民也,是故先之以博愛,而民莫遺其親,陳之德義,而民興行。先之以敬讓,而民不爭;導之以禮樂,而民和;示之以好惡,而民知禁。《詩》云:『赫赫師尹,民具爾瞻。』」


Traduction du passage par le Pr CHENG lors de la leçon du 21 janvier 2016 dispensée au Collège de France ; votre serviteur a choisi les caractères chinois utiles à la compréhension :

"ZENG Zi s’écrit : Ah, comme elle est illimitée la grandeur de la piété filiale ! Le Maître dit : en effet, la piété filiale, c’est ce qui fait le jīng (經) la constance du Ciel. La piété filiale, c’est le sens du juste de la terre ((yì dì, 義 地) et la bonne conduite du peuple (mín xíng, 民 行). Ce qui fait la constance du Ciel-Terre (tiān dì, 天 地), les hommes le prennent comme modèle. Ils prennent modèle sur la lumière venue du Ciel, ils s’adaptent au bienfait de la terre de façon à être dans le mouvement de ce qui est sous le Ciel (tiān xià, 天 下) . C’est ainsi que les instructions [sous-entendu : des souverains, des rois de l’Antiquité] n’ont pas besoin d’êtres sévères pour être appliquées et que leur gouvernement n’a pas besoin d’être intransigeant pour que l’ordre règne. Les anciens rois (xiān wáng, 先 王) voyant la capacité de leurs instructions à transformer les hommes en conséquence donnèrent la priorité à l’extension de leur bienveillance, et il ne se trouva personne pour abandonner ses parents. De la même façon, ils montrèrent aux hommes la vertu et le sens du juste et le peuple s’activa à les pratiquer. Ils mirent en avant le respect et la courtoisie et les hommes ne furent pas tentés de se battre entre eux [de rivaliser entre eux]. Ils les guidèrent par les rites et la musique, et le peuple resta dans l’harmonie (hé mù, 和 睦) et la concorde. Ils leur firent voir le bon et le mauvais et le peuple comprit (zhī, 知) la raison des interdits (jìn , 禁) [de ce qui était prohibé]."
-
2.Commentaires.
-
La démission de madame TAUBIRA est la première bonne nouvelle du calamiteux quinquennat de monsieur HOLLANDE. L'ex-Garde des Sceaux  aurait dû lire ce passage du Livre de la piété filiale avant d'imposer à notre pays des lois sociétales iniques et des directives permettant aux délinquants et aux criminels d'échapper aux conséquences de leurs actes. Son passage hélas beaucoup trop long a été un désastre pour l'image de la justice, pour la justice elle-même et pour l'unité de notre patrie.

La citation nous dit que le fondement de l'ordre social et politique est la piété filiale, c'est-à-dire la vénération et l'aide que les enfants doivent apporter à leur père et à leur mère, surtout quand ceux-ci vont sur leurs vieux jours. On voit mal comment un enfant ayant deux "pères" ou deux "mères" pourraient leur rendre ce que le Ciel et la Terre (la loi naturelle) exigent d'eux. Le Ciel-Terre  est cette entité qui considère que l'enfant est le fruit de l'union d'un homme et d'une femme (comme le prouvent à l'envi les textes ritualistes comme le Traité des rites). Cette piété filiale est le juste retour que les enfants portés dans les bras de leur mère, et éduqués par leurs père et mère au moment de leur venue au monde, doivent à ceux-ci quand ils sont parvenus à l'âge adulte.
Il est intéressant de voir que des Princes vertueux n'ont pas besoin de sévérité et de lois pour que l'ordre règne. Il leur suffit de donner l'exemple au peuple (on peut aussi entendre aux hommes). L'ordre règne-t-il dans notre patrie, à CALAIS, à la GRANDE-SYNTHE, à MARSEILLE (endroits tous symboliques où l'on s'étripe mutuellement dans l'allégresse des médias qu'ils fournissent en copie et l'indifférence de la société tant qu'elle n'est pas atteinte dans ses commodités quotidiennes). L'ordre règne-t-il en BRETAGNE, à Notre-Dame des LANDES, à PARIS où de multiples grognes conduisent des citoyens à exprimer leurs révoltes par la violence ? Croyez-vous que des nouvelles comme celles dont le Canard Enchaîné (voir ci-dessous) nous fait connaître sont de nature à contribuer à l'ordre social ?
Il est clair que quand on ne croit ni à Dieu ni à l'idée même d'une nature (ce que les anciens Chinois appelaient le Ciel-Terre ; nous devons être prudent dans la compréhension que nous pouvons avoir de ce concept très riche, et très complexe), il y a peu de chances qu'il en résulte un comportement social généreux, une entraide citoyenne, et un respect de l'environnement. Ces vertus ne peuvent se développer que si elles s'appuient sur la Vérité et sur l'exemple.



-
3. Informations diverses.
-
Mensonges en Rafales !

Je croyais naïvement, et la presse aux ordres nous l'avait fait savoir à grand son de trompe, que nous avions VRAIMENT vendu 36 avions Rafales à l'Inde. Il n'en était rien. Il faut encore négocier. Normal Ier et ses acolytes des médias ont menti. Pendant ce temps, les RUSSES, eux, on vraiment vendu plus d'une centaine d'avions de combat à ce grand pays (qui, en 2020, devrait être plus peuplé que la Chine).
-
Pot de départ de madame TAUBIRA hier soir, avec La Manif Pour Tous (photos du Salon beige).