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dimanche 25 mars 2018

Dimanche des Rameaux, 25 mars 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Arnaud, un témoin.


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C’est le moment de sortir du sommeil !
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1. LES CHRÉTIENS ET LE PARI BÉNÉDICTIN.
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"« Il ne faut pas être alarmiste, je sais, concède-t-il, mais nul ne peut ignorer les menaces très sérieuses qui pèsent sur les chrétiens, et les dangers bien réels du monde politique. Les chrétiens doivent comprendre ce que signifie être en minorité, et à quel point leur situation est critique. Sans cela, ils joueront à un jeu sans en connaître les nouvelles règles. » (Lance KINZER, ancien député à la Chambre des Représentants du Kansas ; il a abandonné la politique politicienne.) 
"KINZER soutient que les chrétiens, s’ils doivent effectivement se concentrer sur le local et les communautés paroissiales, ne peuvent pas pour autant se permettre de déserter la politique. L’enjeu des libertés religieuses est bien trop élevé. Que faire, en ce cas ? Il propose quelques pistes :
"— Entreprendre des actions aux niveaux local et national : interpeller les législateurs par courrier manuscrit (en non en copiant-collant des e-mails de groupes activistes) et lors des rencontres publiques.
"— Préférer des objectifs prudents atteignables. Ne pas se lancer à corps perdu dans la guerre culturelle et gâcher un capital politique précieux en gestes anecdotiques ou au contraire trop virulents. 
"— Rien n’est plus important que d’assurer la liberté, pour les institutions chrétiennes, de faire grandir les générations futures dans la foi. Vu notre faiblesse politique, c’est la priorité et le reste attendra. 
"— Faire appel aux médias locaux pour faire entendre la voix des chrétiens lors de débats importants.
"— Rester poli et respectueux, de manière à ne pas donner raison à ceux qui considèrent les engagements des chrétiens comme des combats de bigots puritains.
"— Parce que nous avons besoin de toute l’aide possible, former des alliances entre les différents courants du christianisme et avec les religions non chrétiennes. Tendre une main amicale aux homosexuels qui ne sont pas de notre avis, mais luttent pour la liberté d’expression et de pensée." 
Rod DREHER. Ouvrage cité.
Page 134.
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2. UN COMMENTAIRE PERSONNEL.
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Il ne fait aucun doute que les chrétiens sont les premiers visés par les fanatiques de l’islam. Ils en ont contre les « Croisés ». Nous venons de vivre un événement exceptionnel et le peuple français n’en a pas encore pris conscience ; les médias à cet égard, sont d’une lâcheté impardonnable, et je doute qu’un Godefroid de BOUILLON ou un Bohémond de TARENTE se soient laissé impressionner par des fanatiques qui croient défendre l’islam en assassinant ceux qu’ils appellent des mécréants ; ils les auraient pourfendus. Nous n’en sommes plus là, mais tout au moins pourrions-nous ne pas accepter que les chrétiens, leurs édifices, leur foi ne cessent d’être attaqués par les médias, avec la complicité de la justice qui ne sait plus ce qui est juste, ou celle d’un état qui naturalise un Marocain fiché S, condamné à plusieurs reprises, et laissé en liberté après de très légères condamnations. Comprenez bien qu’il ne s’agit pas de trouver des boucs émissaires sur qui déverser notre colère. Mais nous avons le droit, que dis-je le devoir de dire la vérité. La vérité que les médias nous cachent, la voici : elle émane d’un ami du lieutenant-colonel BELTRAME :

« Bonjour à tous,

Nous avons appris ce matin le décès d'Arnaud BELTRAME. 

Arnaud est le gendarme, lieutenant colonel, qui s’était proposé comme otage volontaire pour obtenir la libération d’une femme retenue par un terroriste hier à Trèbes dans l'Aude.

Un ancien collègue à lui organise un hommage prié à Notre-Dame de Compassion(75017) aujourd'hui à 17h00.
Ceux qui le souhaite et qui le peuvent sont fraternellement invités à nous y rejoindre.

Pour information, il venait de se convertir et se préparait pour son mariage dans 3 mois. Il était suivi par les moines de Lagrasse, qui lui ont donné l'extrême onction hier soir.

"Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime"

Sébastien RIVALLANT »

Avez-vous entendu un seul média parler de la conversion d’Arnaud à Celui qui sauve ? Ne faites donc vous pas le rapprochement entre son acte héroïque, prendre la place d’un otage, et sa rencontre avec le Crucifié ? Nous ne le savons pas, certes, mais moi je le fais ce ce rapprochement.
Nous pouvons aussi comparer l’attitude d’un homme debout à celle d’un homme imbibé de violences et de haine et qui donne un bien triste reflet de l’idée que quelques musulmans aveuglés se font de la virilité.
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3. CONTREPOINT DE REMI BRAGUE.
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Une lumière descendue du ciel éclaire l’attitude d’Arnaud BELTRAME :

"[…]. Nous sommes des êtres finis parce que nous sommes divisés, parce qu'il y a en chacun de nous deux aspects : je suis un être personnel, singulier, irremplaçable, mais il y a aussi en moi un côté « naturel», au sens très large, qui englobe tout ce que j'ai reçu. Ce qui, dans l'amour, nous unit à l'être aimé est le fait de ce que nous avons de plus personnel et de plus libre. Je n'ignore bien entendu nullement les tentatives des sciences humaines pour rattacher l'amour en tant que tel à ce qui en nous relève du naturel (par exemple de l'inconscient ou du social). Cependant, je me sens ici en droit de les déclarer sans pertinence. En effet, ces tentatives n'expliquent pas l'amour, mais le détruisent. Et le font justement du fait qu'elles tentent de l'expliquer. Un amour expliqué est un non-amour ou un amour illusoire."
Rémi BRAGUE.
Du Dieu des chrétiens et d'un ou deux autres. («Champs essais»).
Éditions Flammarion, Champs, Paris, 2009. (Page 104.)

Le choix d’Arnaud ne relève ni des sciences humaines, ni de la politique : il relève de la liberté et de l’amour de son semblable.
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4. LIENS UTILES.
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Après le déboulonnage de la statue du Pape Jean-Paul, la Fédération de la libre pensée veut interdire à nos militaires de se rendre dans des églises... 


Mais elle n’a pas empêché Arnaud de rentrer dans le Supermarché ! Chacun de nous appréciera les motivations et la pertinence de ces initiatives de la Libre-Pensée, en un moment particulièrement douloureux pour notre pays.
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Stéphane POUSSIER, ex-candidat de la FI, se réjouissait de la mort d’Arnaud ; il vient d’être exclu de la formation de Jean-Luc MÉLENCHON.


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Et enfin :

Voilà ce dont la presse n'a pas parlé ! Pensez donc ! D'ici que cet officier exemplaire ait déposé sa vie volontairement pour en sauver une autre ! Arnaud avait fait le pari bénédictin. Nous pensons à Marielle, son épouse, à sa maman, admirable de dignité. 


dimanche 18 juin 2017

17 juin 2017. Nouvelles de la Résistance. Lettre ouverte à madame Marion Rousset du journal Le Monde

Madame,

            Dans les « entrecolonnements bréneux »  (pour reprendre une expression de Léon BLOY), du journal Le Monde, vous accouchez péniblement d’un article intitulé « La nouvelle cathosphère ». Il est tout à fait clair que vous n’en faites pas partie, ce que la sphère en question (dont je me réclame sans être jeune hélas !) tient à honneur.
            Non sans humour, sans doute involontaire car il ne semble pas que ce soit là votre qualité principale, vous affirmez avec un aplomb imperturbable : « Selon eux [les jeunes catholiques diplômés], les chrétiens ne doivent pas s’adapter au monde, mais adapter le monde à leur vérité ». Je ne sais pas où vous avez péché cette énormité, allons, risquons le mot, cette imbécillité. Faut-il vous rappeler les paroles de Jésus : « Vous n’êtes pas du monde » ? Faut-il vous rappeler que Jésus est le premier des hommes à avoir fait la distinction entre ce qui est dû à César et ce qui est dû à Dieu. C’est vous, madame, qui puisez dans votre « boîte à outils » les vieux clichés du petit père COMBES, les recommandations rancies du Grand Orient, les accusations, les sous-entendus, les petits traits de l’anticléricalisme de pacotille ou plus exactement de l'anticatholicisme subrepticement haineux, des traits qui se veulent acérés mais qui manquent leur but car ils sont émoussés par l'usure du temps et des mots.
            Si vous aviez un tant soit peu de culture, vous sauriez, par exemple, que BERNANOS avait rompu avec MAURRAS, tout en restant monarchiste, que le général de GAULLE avait voulu en faire un ministre de la culture quand l'écrivain rentra du BRESIL, et que Léon BLUM (qui avait applaudi aux accords de MUNICH) n’a pas eu le courage de dénoncer les complicités de la droite et d’un certain clergé espagnol avec le franquisme. Celui-ci n’était pas en reste de cruauté avec les Républicains, certes, mais ces derniers ne se réclamaient pas du Christ. C’est BERNANOS qui, Dans les grands cimetières sous la lune, a dénoncé ces crimes commis au nom d’un ordre qui n’avait pas lieu d’être instauré en ce monde : celui du contrôle de la société par un clergé sans aucun doute zélé, mais parfaitement rétrograde et ennemi de la vraie charité. Accabler Rémi BRAGUE, Chantal DELSOL ou Jean-Luc MARION de ce qui vous semble être la suprême accusation, "être catholique" montre à quel degré de petitesse vous en êtes réduite. Vous avez le droit de n’être pas d’accord. Mais expliquez pourquoi. Dites-nous en quoi la Loi positive, celle qui met l’homme au sommet de tout, y compris de sa propre finitude, est supérieure à ce qu’enseigne l’expérience, y compris celle de la science.
            Voyez-vous madame, la vérité est ce qui est, non pas ce que pensent les idéologues. La vérité, c’est que les hommes veulent être aimés, veulent aimer, cherchent dans l’amour à combler leur désir d’infinitude, vous comme moi. Et si vous aviez le moindre commencement de début d’avant-projet de proposition de désir de vous cultiver, vous liriez Claude TRESMONTANT, vous verriez que le matérialisme, dont se réclame le monde moderne, repose sur un ensemble de présupposés métaphysiques, dont l’aséité de la matière, laquelle suppose qu’elle est éternelle, ce qui est parfaitement contraire à ce que nous apprend l’expérience.
            C’est vous, madame, qui voulez nous faire prendre le monde pour ce qu’il n’est pas, qui vous bandez l’œil gauche pour ne voir que de l’œil droit ce qui vous semble être en contradiction avec la ligne éditoriale du journal dont vous tirez votre pitance. Tout cela est pitoyable, et ne mériterait pas la moindre considération si vous ne tentiez pas de nous faire prendre pour la vérité, les fruits de l'amère pensée de l'idéologie dominante.
            J’ai bien l’honneur, madame, de vous saluer en ajoutant à mes salutations, l’expression de mes hommages amicaux (si ! c’est vrai, car vous m’êtes sœur en humanité) mais néanmoins très affligés.

Philippe POINDRON.
Professeur honoraire des Universités.







samedi 10 juin 2017

10 juin 2017. Nouvelles de la Résistance. De quoi est-il permis de rire dans un régime qui devient totalitaire ?

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Les extraits qui vont être distillés cette semaine sont tirés d’un ouvrage collectif, appelé Transmettre l’essentiel, actes d’un colloque organisé par L’Académie d’éducation et d’études sociales. Artège-Lethielleux, Paris, 2016. Je ne donnerai que le nom du contributeur et la page de l’ouvrage. Nous abordons aujourd’hui la contribution de Rémi BRAGUE : L’impasse du relativisme.
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Je crois qu’il y a un test assez probant pour mesurer une civilisation, c’est de se demander de quoi il est permis de rire et de quoi il n’est pas permis de rire. Il y a des choses vraiment sérieuses ou dont on ne rit pas. Et il faut se demander justement : quelles sont-elles ? C’est là qu’il faut chercher les véritables idoles. Ce ne sont pas des idoles de bronze ou d’or ou de marbre. C’est ce devant quoi, ce devant l’évocation de quoi il faut pendre un air grave, pincé et pénétré éventuellement, il est interdit de rire. […]." (Page 59.)
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2. COMMENTAIRES.
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Dans notre misérable civilisation contemporaine, il y a des choses dont on ne rit pas. On ne rit pas du CAC 40, on ne se moque pas de Wall Street, la bourse est sacrée, et il faut prendre un air sérieux quand on parle d’art contemporain, en se pâmant devant des nullités de peintures, des horreurs de musique, ou que sais-je encore.
Regardez ce qui vient de se passer au festival de Cannes. Tout le monde, enfin tous ceux qui s’imaginent être les arbitres définitifs du goût cinématographique, prédisaient que la palme d’or irait à un film qui célèbre le lobby LGBT. Manque de chance, c’est à un film qui dénonce l’imposture de l’art contemporain qu’est attribuée la palme fétiche. Les critiques patentés ne sont pas contents ! Quoi ? On se moque de l’art moderne et on laisse dans l’ombre le sort misérable de ces pauvres hères de LGBT ? Mais c’est une honte. Voyez ce qu’en dit dans la section des informations diverses un observateur impartial de notre microcosme. Et allez voir The Square, même si Libération ou L’obs se désolent. C’est un signe de qualité en faveur de ce film.
Commençons déjà par rire de nous-même ! C'est un signe indubitable de bonne santé et la preuve que nous ne sommes pas à nous-même des idoles. Pour ma part, et vu mon âge, je n'hésite pas à me qualifier de VCP (vieux con à pilules) ! Et pour le reste, j'essaie de faire le mieux que je peux. Bonne journée.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Une belle illustration de la citation.

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L’iniquité pure ! Lisez cet article et concluez vous-même !

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Christian VANNESTE publie sa liste.


Comme je vous l’ai dit, je voterai au premier tour pour un candidat du PCD. Et au second contre un candidat adoubé ou chouchouté ou épargné par le parti du Président.
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Communiqué du Député-Maire de Maisons-Laffitte, monsieur Jacques MYARD.

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Multiculturalisme à l’anglaise.

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Jullon et Fippé se lèvent tous pour NKM.


Comme disait TALLEYRAND, un ministère qu’on soutient est un ministère qui penche. Cette dame penche fortement, plus que la tour de Pise ! Je ne luis veux aucun mal, mais je ne souhaite pas qu'elle soit réélue.
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Courage, magnifique courage de cette jeune femme !

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Salman RUSHDIE trouve consternant que Marine LE PEN analyse mieux l’islamisme que la gauche !


Le Nouvel Obs s'en désole !



vendredi 9 juin 2017

09 juin 2017. Nouvelles de la Résistance. Relativisme ? Vous avez dit relativisme ?

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Les extraits qui vont être distillés cette semaine sont tirés d’un ouvrage collectif, appelé Transmettre l’essentiel, actes d’un colloque organisé par L’Académie d’éducation et d’études sociales. Artège-Lethielleux, Paris, 2016. Je ne donnerai que le nom du contributeur et la page de l’ouvrage. Nous abordons aujourd’hui la contribution de Rémi BRAGUE : L’impasse du relativisme.
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…] dans le relativisme il y a un absolu, celui qui se pose comme sujet au centre du monde, centre à partir à partir duquel il déclare que telle ou telle chose est relative. Cette formule qui contient sa propre contradiction, ce n’est pas une formule contradictoire. C’est une formule qui montre la contradiction même qui est au sein du relativisme. Si vous voulez, on peut la comparer à une autre formule d’un autre pape : « la culture de mort ». La culture de mort, c’est une expression autodestructrice. Il ne peut y avoir en fait de culture qu’une culture de vie. « Culture de mort », c’est une formule volontairement contradictoire qui porte à la lumière la contradiction réelle dans laquelle vit notre civilisation, si elle mérite encore ce nom." (Page 53.)
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2. COMMENTAIRES.
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Gabriel, l’un des jeunes gens dont je suis le catéchiste, contredisait fortement mon opposition absolue à l’euthanasie active. « Oui, disait-il, j’ai vu ma grand-mère décliner pendant dix ans d’une maladie d’Alzheimer. C’était épouvantable. Il aurait mieux valu abréger ses jours. » Il était sincère, à l’évidence. Dans ses propos, cependant, on devinait que celui qui souffrait, c’était lui, non sa grand-mère. Il lui prêtait sa propre souffrance. Or nul ne eut savoir ce qu’il en est de la conscience des patients atteints de cette terrible maladie, une épreuve pour l’entourage, un véritable calvaire qui sollicite en effet la patience, et la résignation virile dont parle BERNANOS, non pas la résignation de la lâcheté (Gabriel n'est pas lâche, tant s'en faut !). Cet épisode illustre à la perfection la centration du relativisme sur lui-même, qui fait de notre propre jugement la seule mesure de l’action. Or si le jugement est un élément essentiel de la prise de décision, il doit être opéré en conscience, c’est-à-dire dans des conditions prudentielles (j’ai dit que je reparlerai de la conscience) qui pèsent les conséquences des actes que l’on envisage de poser ou de ne pas poser. 
J’ajoute que dans cette dernière partie de ma vie, je passe une bonne partie de mon temps à travailler sur les maladies neurodégénératives. Quel serait le sens de cette recherche, s’il suffisait de déclarer que les patients qui en sont atteints ne méritent pas de vivre (c’est la vision utilitaro-économiques, celle de monsieur ATTALI), ou souffrent certainement de la vie (c’est la projection indue de son propre jugement d’homme sain sur la situation de ces patients) ?
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Un État multiethnique et multiculturel finit toujours par éclater.


Exemples de la Tchécoslovaquie, de l’Ethiopie, du Pakistan, de la Yougoslavie. Intéressant et bien documenté. Voir aussi :


Pour ce qui est de note patrie : faire aimer la France, accueillir avec discernement mais accueillir VRAIMENT en y mettant le prix, ne pas laisser se développer des communautés coupées du reste du pays, faire observer la loi avec rigueur et exiger qu’elle soit respectée, et expulser impitoyablement tout immigré convaincu de délit ou de crime.
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Elles ont piégé Évelyne THOMAS avec humour.

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Nos mains ne tueront pas.

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Je me demande si Les Républicains ont un socle !


Je voterai sans aucun état d’âme pour le candidat du PCD.
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Monsieur JUPPÉ tel qu’en lui-même.


jeudi 8 juin 2017

08 juin 2017. Nouvelles de la Résistance. La constellation des- ismes !

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Les extraits qui vont être distillés cette semaine sont tirés d’un ouvrage collectif, appelé Transmettre l’essentiel, actes d’un colloque organisé par L’Académie d’éducation et d’études sociales. Artège-Lethielleux, Paris, 2016. Je ne donnerai que le nom du contributeur et la page de l’ouvrage. Nous abordons aujourd’hui la contribution de Rémi BRAGUE : L’impasse du relativisme.
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"J’ai parlé des spectres qui hantent l’Europe. Le relativisme n’est qu’un côté d’une constellation de notions « méchantes » (au sens hollywoodien du terme). Cette constellation comporte des notions toutes en –isme :
-Il y a l’historicisme selon lequel les vérités ne seraient que provisoires et dépendraient d’une atmosphère culturelle à une époque donnée.
-Le scepticisme qui renonce à l’idée de vérité.
-Le subjectivisme qui prétend tout juger à partir des impressions, des opinions du suejt.
-Le pluralisme qui renonce à l’unité de la vérité au profit de l’idée selon laquelle
-Le pluralisme qui renonce à l’idée de la vérité au profit de l’idée selon laquelle chacun aurait quelque part sa vérité.
-L’individualisme qui est le grand ennemi depuis que le mot a été forgé dans les années 1830. C’est TOCQUEVILLE qui lui a donné ses lettres de noblesse dans un chapitre célèbre de la deuxième partie de La Démocratie en Amérique." (Page 48.)
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2. COMMENTAIRES.
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Nous ne parlerons pas des notions supposées « gentilles » qui seraient le contraire de ces notions méchantes. En vérité, il y a des notions contraires qui ne sont justement pas gentilles. Le contraire de scepticisme est appelé dogmatisme ; c’est pas bien ça, d’être dogmatique. Le contraire d’individualisme, c’est le, collectivisme ; pas bien non plus.
Bornons-nous à constater que la plupart des références qu’évoquent pour nous les hommes politiques sont celles qui viennent d’être dites dans la citation, bien que souvent, du reste, ces références soient multiples, l’historicisme étant étroitement lié au subjectivisme par exemple. Le prototype du mélangeur a été monsieur HOLLANDE, dont personne ne parle plus, ce qui est déjà une bonne manière de se débarrasser des spectres dont parle Rémi BRAGUE.
Que la vérité soit difficile à cerner, c’est une évidence ! Qu’il n’y ait pas de vérité, comme l’affirment les sceptiques avec force est une aporie, car il y en a au moins une, c’est qu’il n’y a pas de vérité. L’affirmation se détruit d’elle-même.
Nous savons bien que la vérité scientifique est provisoire, puisque le statut d’une opinion scientifique est justement de pouvoir être révoquée en doute par l’expérience. La vérité trouve son origine dans ce qui est ; ce qui est EST la vérité. Explorons donc ce qui est, tout ce qui est, et approchons-nous en tremblant du Foyer de l’Être, de Celui qui est par excellence. N’oubliez jamais cette parole mystérieuse de Jésus à ses détracteurs : « Avant qu’Abraham fut (notez le passé simple), je suis (notez le présent). Je ne dis pas que c’est facile à comprendre. Du moins est-ce une invitation à rencontrer celui qui affirme avec une telle assurance qu’il est quand d’autres ont été et ne sont plus.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Aveyron ou Paris : pas le même traitement.

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Et encore la liste n’est-elle pas complète : 

il manque par exemple l’abbé SPALLANZANI, le moine Grégoire MANDEL, ou le Père TEILLHARD de CHARDIN, le philosophe MALEBRANCHE, les jésuites italiens qui ont traduit CONFUCIUS du Chinois, le Père de FOUCAULD qui a établi le premier dictionnaire de la langue Touareg-Français, etc. car cette liste n'est pas exhaustive

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Moralité et conscience.


Rappelons que selon Thomas d’AQUIN, la conscience est « le jugement prudentiel de la raison pratique sur les actes que nous devons, pouvons ou voulons faire ». Merci à mon très cher ami Xavier, Philosophe de haute volée qui m’a appris cette définition il y a dix jours. Je reviendrai dans une note brève sur cette définition en essayant de l'expliquer.
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Marc FROMAGER est un des contributeurs à l'ouvrage collectif dont quelques extraits vous sont donnés depuis le début de la semaine.


chretiens_fromager

mardi 3 janvier 2017

03 janvier 2017. Nouvelles de la Résistance : culture contre "progrès" ?

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !

Comme promis, je reprends ce matin mes billets.
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1. LES CITATIONS DU JOUR.
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(a) Selon Gaspard KOENIG, la culture, "c’est la résistance aux sirènes des contemporains".
In
Le Figaro Magazine. Page 24, colonne de gauche (31 janvier 2016).

(b) "La modernité comprend tous les passages qu’elle promeut comme représentant une avancée vers le mieux par rapport à tout ce qui l’a précédée. L’idée de progrès est un thème qui semble avoir disparu de devant notre regard, peut-être parce qu’il est devenu l’air que nous respirons. L’homme ancien croyait aux cycles historiques, qui font alterner essor et décadence, ou, pire encore, ils imaginaient un déclin à partir d’un âge d’or. Nous autres modernes croyons que les choses vont de mieux en mieux. Y compris dans une période de crise, propice à l’inquiétude, notre surprise même et notre indignation témoignent de notre croyance au progrès : nous pensons que la situation devrait s’améliorer. Par suite, nous cherchons à identifier des facteurs qui empêchent l’ascension vers des sommets radieux et, une fois démasqués, nous les poursuivons de notre haine."
In
Rémi BRAGUE.
Modérément moderne.
Flammarion, Paris, 2014, p. 175.

(c) "Celui qui de trois mille ans/Ne sait pas se rendre le compte,/Qu’il reste dans l’obscurité, sans expérience/Et vive au jour le jour." (In  GOETHE. « Und wer franzet oder britet… ». West-östlicher Diwan, « Rendsch Nameh ― Buch des Unmuts ». H.-J. WEITZ, éditeur. Insel, Francfort, 1988, p. 53 ; traduction de Rémi BRAGUE.)
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2. COMMENTAIRES.
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Il me semble que ces trois citations résument l’attitude que tout être épris de liberté, et désireux de penser, au sens où notre chère Simone WEIL l’entendait, devrait avoir. Oui, je résiste et j’ai décidé de résister aux sirènes des contemporains, à ces imbéciles qui pensent qu’un homard en acier (celui de KOONS) pendu au plafond de la galerie des Glaces à VERSAILLES est un sommet de l’art, que des décibels déversés lors des Nuits de Rock en Seine (je ne suis pas sûr de l’orthographe) sont des sommets d’harmonies, ou que la Gay Pride exprime la liberté retrouvée de l’humanité. Toutes ces déraisons sont motivées par la mode, par la cupidité des marchands d’art, par le désir de pouvoir d’hommes et de femmes politiques qui n’ont aucune morale, aucune culture, aucun lien à l’histoire de notre patrie. Ils appellent ça le progrès. J’appelle ça le retour à l’animalité la plus extrême. Et l’immense GOETHE a le mérite de nous rappeler que le travail de sape de la belle Najat répond point pour point à son jugement : elle n’aurait jamais dû quitter l’obscurité dans laquelle elle était plongée avant que ne vienne l’en extraire un Président normal. Elle n’aime pas sa patrie d’adoption. On comprend qu’elle préfère ou privilégie sa patrie de naissance. Nulle ne l’en blâme, mais qu’elle ne vienne pas enquiquiner ceux qui prêche l’amour de la France, en exigeant d'eux le bouleversement de l’enseignement de histoire de notre patrie. Savez-vous que dans les livres destinés aux enfants de l’école primaire, saint Louis est devenu Louis XI et qu’il est présenté comme un intolérant, ennemi des musulmans et des juifs. Le pauvre JOINVILLE doit se retourner dans sa tombe.
Pour monsieur PEILLON, par exemple, tant qu'il y aura des catholiques et une église catholique, l'homme se pourra être libre. Autre exemple de la grandeur d'esprit de ce candidat aux primaires de la gauche : le plus sectaire, le plus intolérant, le plus antichrétien qui se puisse imaginer. Il a un mérite cependant, celui de ne pas cacher son jeu.
Combien de temps encore accepterez-vous ces mensonges ?
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Superbe analyse philosophique de la position des défenseurs de l’avortement.

Dissociation de l’âme et du corps ; négation de l’être. C'est effectivement une position gnostique.

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Évangélisation des musulmans : à lire !


Ces chrétiens ne passent pas leur temps à se lamenter sur l'islam. Ils n'ont pas peur d'annoncer Jésus aux musulmans. Et je dois dire que lors d'une séance d'évangélisation de rue, place Saint-Michel, ce sont des musulmans surtout qui ont discuté avec nous et accepter un exemplaire de l'évangile de Matthieu (bien choisi pour des raisons sur lesquelles on reviendra).
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L’article porte un titre en forme de question.


L'aveuglement de la pensée a conduit Sens Commun à soutenir un candidat qui ne partageait aucune des idées que ce mouvement défend. Ceci explique le mauvais score (que je regrette) de Jean-Frédéric POISSON aux primaires de la droite.
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Jésus est venu apporter le feu sur la terre ; pas les bisounours !



Il semble que Jésus, s'il était parmi nous, aurait besoin de nombreux fouets pour chasser les marchands du temple quin font argent de toute activité humaine !