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vendredi 14 septembre 2018

Mercredi 12 septembre 2018. Nouvelles du pari bénédictin. La parole humiliée.


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetées dans le ciel.
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JACQUES ELLUL PARLE DE LA PAROLE HUMILIÉE.
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"Voici venus des temps redoutables : ceux de la « pensée molle » et de la parole humiliée. Une indifférence empoisonnée s’élève lentement comme un mauvais brouillard, des tumultes du moment et des querelles spectaculaires. Les discours modernes ont basculé dans l’enflure du dérisoire. Rien ne serait plus vrai ni faux, tout deviendrait « égal » dans le monde du bavardage et du soupçon. Temps de déréliction et de désespoir, temps d’irresponsabilité et du « parler pour ne rien dire »."
Jacques ELLUL.
La Parole humiliée. Quatrième de couverture.
Le Seuil, Paris, 1981. (Cité par Jean-Claude GUILLEBAUD).
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CONTREPOINT DE PHILIPPE MURAY.
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À propos de l’appel des Inrockuptibles contre la prétendue guerre à l’intelligence.
"D’intelligence, dans « L’Appel » des Inrockuptible, on n’en trouve pas trace. Il y a de la drôlerie en revanche, à voir défiler au fil de ce plat pensum, les nouveaux protagonistes hétéroclites de la désastreuse comédie humaine actuelle : l’universitaire sans crédit, le laborantin en panne, le doctorant précaire, la post-doctorante en exil, le jeune physicien en CDD, le latiniste mécontent, l’urgentiste en alarme, le psychanalyste interdit d’exercice, le médecin trop encadré, le juge débordé de dossiers, l’archéologue privé de fouilles. Quelle famille ! Et quel spectacle si un intermittent s’avisait de fédérer, sur quelque scène alternative, tous ces personnages de la comédie pétitionnaire pour leur faire danser le menuet des intelligents, la bourrée des frustrés, le grand opéra de l’amertume culturelle, le charleston des clercs. Ce serait plus amusant que cet « Appel » où, au nom de la complexité du réel, on donne des notions d’anti-binarisme, mais en partant du postulat (pas du tout binaire, lui) d’une distinction de principe entre les intelligents et les autres."
In
Philippe MURAY.
Moderne contre moderne. Exorcismes spirituels IV. Quatrième tirage.
Chapitre Guerre à l’intelligible. (Page 182.)
Les Belles Lettres. Paris, 2010.
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COMMENTAIRES.
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"Au commencement le Verbe était et le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu. Il était au commencement avec Dieu. Tout fut par lui, et sans lui rien ne fut. De tout être il était la vie et la vie était la lumière des hommes et la lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres n’ont pu l’atteindre." (Jean 1, vv1-5.)

L’humiliation de la parole, (mot à prendre ici dans toutes ses acceptions : celle de la parole qui fait sens, mais aussi celle de la parole donnée) n’est jamais qu’une des manifestations multiformes de la haine de Dieu. Le parieur bénédictin ne doit pas cesser de dire qui est le Verbe par qui tout a été fait. Il est assez intéressant, du reste, de noter que GOETHE met dans la bouche du Dr FAUST ceci qui est terrible (traduction de Gérard de NERVAL) :
« Au commencement était le verbe ! Ici je m’arrête déjà ! Qui me soutiendra plus loin ? Il m’est impossible d’estimer assez ce mot, le verbe. Il faut que je le traduise autrement, si l’esprit daigne m’éclairer. Il est écrit : Au commencement était l’esprit. Réfléchissons bien sur cette première ligne et que la plume ne se hâte pas trop ! Est-ce bien l’esprit qui crée et conserve tout ? Il devrait y avoir : Au commencement était la force ! Cependant tout en écrivant ceci, quelque chose me dit que je ne dois pas m’arrêter à ce sens. L’esprit m’éclaire enfin ! L’inspiration descend sur moi, et j’écris consolé : Au commencement était l’action. »
C’est bien au nom de ces principes que l’on a vu lors des dernières élections présidentielles un Bruno LE MAIRE, candidat à la candidature pour le Présidence, au sein du parti les Républicains, accepter de devenir ministre de monsieur MACRON. Ne parlons pas de monsieur SOLÈRE qui s’est renié de la même façon, après avoir été le Président d’un Comité Théodule chargé de veiller au bon déroulement des primaires de la droite.
L’un et l’autre, (mais s’ils sont emblématiques de la prééminence de l’action sur celle du verbe, entendu comme adéquation de la pensée articulée et de la vérité, ils ne sont pas les seuls) humilient le Verbe, la parole et du même coup l’action. C’est ce que confusément sans doute mais très fortement le peuple français ne supporte plus : ni la pensée molle ni la guerre à l'intelligible.



jeudi 30 novembre 2017

30 novembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. La parole comme médiateur de communion

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Nous terminons en apothéose la lecture de LAVELLE

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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Nulle communion réelle entre les individus ne peut s’opérer que par une mutuelle médiation. C’est là le degré le plus élevé de l’influence. Alors, les deux êtres ne cherchent plus à se rapprocher par la partie individuelle de leur nature ; ils deviennent les véhicules d’une activité qui les dépasse tous les deux : l’un apporte à l’autre une révélation, mais la reçoit de nouveau lui-même en la voyant accueillie. Chacun d’eux s’oublie, non point au profit de l’autre, mais dans le message même qui les unit. L’individu se change en personne. Il rentre en lui-même, mais pour en sortir aussitôt ; il n’aperçoit ses limites que pour les franchir ; il découvre enfin sa vocation, mais qui ne donne un sens à sa vie propre que parce qu’il l’insère à l’intérieur d’un Tout dont il fait partie et auquel désormais il s’associe."
In
Louis LAVELLE.
Le mal et la souffrance. ["Présences" ; sous la direction de DANIEL-ROPS.]
Librairie Plon, les petits-fils de Plon et Nourrit, Imprimeurs-Éditeurs, Paris 1940. (Page 212.)
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2. COMMENTAIRES.
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LAVELLE résume là une constante fondamentale d’une saine anthropologie, une anthropologie dont la tragique absence pèse sur le monde moderne. L’homme est un être de relation. Il n’est pas un atome social il n’est pas un individu, il est une personne, notion ô combien chrétienne sans doute, (mais pas que... aurait dit Coluche ou Audiard!), mais notion qu’il est indispensable de prendre en compte dans toutes les décisions et initiatives politiques.
Il est évident, me semble-t-il, que la parole (et non le verbiage ou l’incantation) est la médiation par essence : elle permet de penser, elle permet de transmettre, elle permet de comprendre ce que l’autre dit en la recevant avec piété et humblement. En d'autres termes, seul le dialogue permet de désigner ce qu'est le bien commun.
C’est un élément essentiel que la parole. La nier, refuser de la prendre en compte, faire semblant de croire qu’il suffit de déléguer des pouvoirs à des élus censés nous représenter, ne peut conduire qu’au désastre : on le voit avec la question acide, agressive, et fort mal engagée de l’aéroport de ND des Landes, on l’a vu avec l’opposition des « écologistes » à la construction du barrage de SIVENS. Que l’opposition de ces violents aient été improductive ne résultent que de l’impuissance de la violence à faire changer quoi que ce soit. On risque de voir de telles violences surgir de nouveau dans telle région de l’Aveyron que je ne nommerai pas, dans une question où l’arrogance des technocrates, la violence administrative et la surdité des autorités illustrent le décalage de plus en plus grand entre ceux qui disent savoir et ceux qui ont à subir les conséquences de leurs décisions.
Bref, la démocratie post-moderne dérive vers le totalitarisme : TOCQUEVILLE l’avait prédit, des auteurs contemporains aussi, dont, assez curieusement, des auteurs qui défendent une vision « socialiste », plus inspirée de PROUDHON ou de Charles FOURIER que de la vision libérale-capitaliste de monsieur HOLLANDE ou de feu monsieur MITTERRAND.
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3. REVUE DE PRESSE INTÉRESSANTE, CURIEUSE ET PARFOIS INSOLENTE.
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Quand l’archéologie confirme la tradition.

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Aurions-nous si peu de dignité que nous acceptions ces insultes ?

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La famille, il s’en fout ! Il n’a pas d’enfants !

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Il n’y a pas que l’ONU et monsieur DUSSOPT. L’euthanasie a ses fidèles partout !

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Retour vers le passé !


J’aurai bientôt l’occasion de vous prouver que c’est un retour vers le passé (assez récent tout de même, une trentaine d’année ; SARTRE, BEAUVOIR, BARTHES, DOLTO et bien d'autres vont frétiller de joie dans leur tombe !)
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Un grand ministre et un petit journaleux !

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Silence, on tue !

Allez voir ce film.

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Vous devez lire ce billet d’Elvire DEBORD.

Il illustre tout ce qu’a pu dire LAVELLE dans les citations des billets que je lui ai consacrés. C’est un texte qu’il nous faut lire et relire plusieurs fois.






mardi 3 octobre 2017

03 octobre 2017. Nouvelles de la Dissidence. L'homme, un animal comme un autre ?

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GUILLEBAUD toujours. Il nous retiendra assez longtemps.

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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"L’exaltation de l’animalité débouche assez souvent sur un « vitalisme » qui met en avant l’instinct, récuse les « entraves » de la civilisation et toute espèce de morale, notamment judéo-chrétienne. En réclamant que l’homme soit rendu à sa « part animale », on escompte du même coup que lui soit de nouveau autorisé un comportement conforme aux « lois de la jungle ». Georges BATAILLE avait parfaitement compris quelle sorte d’enjeu dissimulait ce flirt avec les limites. A contrario, il a décrit mieux que quiconque la fonction humanisante de l’interdit. Hominiser, c’est apprivoiser l’animalité humaine en la plaçant sous l’autorité — culturelle — de l’esprit. Telle est bien la fonction de l’interdit : « Des tabous de l’inceste et du sang menstruel, écrit Georges BATAILLE, ou du contact des morts aux religions de la pureté et de l’immortalité de l'âme, le développement est très lisible : il s’agit toujours de nier la dépendance de l’être humain par rapport au donné naturel, d’opposer notre dignité, notre caractère spirituel, notre détachement, à l’avidité animale. […]." (In Histoire de l’érotisme. Œuvres complètes. Tome VIII. Gallimard, Paris, 1976.)
In
Jean-Claude GUILLEBAUD.
Le principe d’humanité.
Éditions du Seuil, Paris, 2001. (Page 59.)
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2. COMMENTAIRES.
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On en revient toujours aux mêmes questions. Qu’est-ce que l’homme ? Vous noterez que les médias nous assomment régulièrement de l’idée que l’homme est un animal supérieur, rien de plus. Ils le font à grands renforts de commentaires de publications scientifiques tendant à démontrer que les animaux ont des facultés supérieures, analogues à celles de l’être humain. C’est un point de vue.
Une chose est sûre : l’animal ne sait pas qu’il est mortel. Tout au plus, dans certaines circonstances, perçoit-il qu’il va mourir : c’est vrai d’un chien malade que l’on amène chez le vétérinaire pour le faire piquer, c’est vrai aussi du bétail, ignoblement traité dans abattoirs. Se savoir mortel, inéluctablement mortel consciemment et perpétuellement mortel introduit, à mon avis, une béance, un gouffre infranchissable entre l’homme et l’animal. Ce savoir est dû au fait que l’homme pense, et qu’il le fait en se servant du langage qu’en sa pensée il transforme en parole pourvue de sens. J’attends de pied ferme celui qui démontrera que l’animal pense comme l’homme le fait. Ceci ne signifie nullement que l’animal n’a ni psychisme ni mémoire. Du reste, un passage d’une épître de saint Paul le dit explicitement : Toute la création gémit et pleure dans l’attente de Dieu (Cf. Ro 8, 18-25). Ce constat suffit à lui tout seul pour exiger de nous que nous aimions les animaux et les protégions des exactions que quelques barbares, inhumains justement, leur font subir.
Notre dignité manifeste réside dans notre liberté, laquelle exige la délibération intérieure. Et c’est pourquoi Jésus s’attribue le titre mystérieux de Fils de l’Homme.
Si l'homme est un animal, ne nous étonnons pas de le voir traité comme tel par ceux qui n'aiment pas les animaux !
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Lire, je vous en prie, la totalité de cet article.

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Tous les mal-pensants au trou (merci à mon ami Dominique !)

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Il paraît que la journée sans voitures n’a pas pour but d’enquiquiner qui que ce soit !

Nous, on veut bien, mais ça enquiquine quand même.


Je remercie les 300 personnes (un peu moins) qui ont lu mon billet adressé à madame HIDALGO…
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Témoignage d’Elie SEMOUN.

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In memoriam !

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Faire un don aux Petits Frères des Pauvres.

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Le plus beau des enfants des hommes ?

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L’islam radical : une rupture avec la société des infidèles.

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Être breton !


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etre_breton

jeudi 1 octobre 2015

01er octobre 2015. Nouvelles de la Résistance. Du bon usage des mots ou que les mots ne sont point l'équivalent d'une parole.

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Allons-y hardiment en proclamant très fort que

ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !

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1. La citation du jour.
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"Le langage nous montre comment l'homme pêche à la fois par faiblesse et par volonté : ce qui se produit dès que l'attention devient moins parfaite et moins pure, ou qu'elle cesse de suivre les contours de l'objet avec assez de probité et de désintéressement. Ainsi le langage enregistre toute infidélité, même la plus légère, que nous pouvons commettre soir à l'égard de la pensée, soit à l'égard de la réalité. Il jette de l'une à l'autre un pont à la fois fragile et mobile qui se trouve à chaque instant rompu, puis rétabli. Le péril de l'expression, c'est de manquer l'une ou l'autre rive ; et sa vertu, c'est de garder l'exacte mesure sans rester en deçà ni passer au-delà."
In
Louis LAVELLE.
La parole et l'écriture.
L'artisan du Livre, Paris, 1959 (pour la 19e édition).[La première a dû paraître en 1948.]
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2. Commentaires.
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Les grands procès en sorcellerie qui sont faits contre X ou Y (en ce moment, c'est madame Nadine MORANO, ce fut il y a peu Michel ONFRAY, avant lui Eric ZEMMOUR, avant lui Alain FINKIELKRAUT, avant lui Sylvain GOUGENHEIM et j'en passe) ne sont que des accumulations de mots, absolument détachés de toutes pensées, comme de toutes réalités. 
Voici quelques exemples de dysfonctionnement du langage qui font que les mots enfilés ne forment plus une parole (qui fait sens) mais des incantations dépourvues de toutes substances, sans aucune connexion avec la pensée non plus qu'avec le réel.

Hiérarchie versus domination.
Le premier a trait à la manière dont la hiérarchie est confondue avec la domination. Que la hiérarchie soit indispensable au bon fonctionnement de la société est une évidence. Et il y a bien des postes de responsabilité qui impliquent le gouvernement d'un grand nombre que le grand nombre en question ne voudrait point occuper. Gustave THIBON a écrit des choses définitives sur ce sujet (on y reviendra). Le problème, c'est que les hiérarques (ceux de la haute fonction publique, comme ceux des grandes entreprises internationales) confondent les genres, et qu'au motif qu'ils sont les chefs, ils ont le droit de tout exiger de leurs subordonnés, sans pour autant donner l'exemple ni dans la tempérance de leurs désirs, ni dans leur mode de vie, ni dans leurs paroles. Ils confondent hiérarchie et domination. A l'inverse, bien des subordonnés considèrent que la hiérarchie, de par son existence même, entraîne la domination et les réduit en esclavage. C'est le fondement du ressentiment qui animent tant de salariés, et fait les réserves de voix des partis de gauche. En fait, tant que les hiérarques ne comprendront pas qu'ils sont au service de leurs subordonnés, et non le contraire, on ne sortira pas de ce poison qui rend toute réforme impossible, engraisse les grossiums de tous les régimes, et nous englue dans l'immobilité de la boue.

Politique versus droits de l'homme.
Le cas le plus emblématique de la confusion des genres et des mots est celui des migrants que, justement, les allemands qualifient de réfugiés, preuve que les mots choisis cherchent l'effet et non pas la vérité. La différence est de taille entre les deux mots. L'erreur de l'Europe est d'avoir transformé en problème politique ce qui est un problème de droits de l'homme, et celle de nos gouvernants de présenter comme politique le devoir d'humanité, sans aucun discernement et en nous obligeants à mettre tous ces arrivants dans le même panier. Désolé, je ne marche pas dans cette combine.
En effet, mon coeur et ma raison me disent qu'il n'est pas possible de refouler des milliers de gens au motif qu'ils viennent d'ailleurs. Ils me disent aussi que tous ces gens ne sont pas logés à la même enseigne, et que politiquement, un discernement devrait être opéré parmi toutes ces personnes qui se pressent à nos portes. Il ne fait aucun doute que les chrétiens d'Orient, les Yézidis, les minorités chiites de Syrie ou d'Irak du Nord ou alaouites, ne peuvent pas être traitées de la même façon que des migrants isolés, sans femmes ni enfants, censés fuir la guerre (ce que l'on peut comprendre), mais en réalité incapable de défendre leur patrie contre les agressions de toutes sortes. Mais les familles avec femmes et enfants qui n'appartiennent pas à ces minorités doivent aussi être accueillies. J'espère que je suis clair. 

Démocratie versus tyrannie.
Sept-cent mille citoyens peuvent déposer, conformément aux dispositions constitutionnelles, une pétition citoyenne au CESE, le Prince n'en a cure. Il n'entend pas, ne voit pas, n'écoute pas. Il va droit son chemin, qui mène dans le mur. Et il fait voter par une majorité de rencontre une loi inique. Les sondages disent que 54 à 56 % des Français désapprouvent la loi sur le mariage homosexuel, le Prince n'en a cure ! Le Prince n'en a cure ! C'est qu'il est démocrate le Prince, très démocrate !
Normal Ier a tous les pouvoirs. Et il ne se prive pas de les exercer sans état d'âme. Il est possible en France de faire écouter un ancien Président de la République et son avocat (ancien Président qui, notons-le a tout de même fait l'objet d'un ensemble de non-lieux, notamment dans l'affaire BETTENCOURT, pour laquelle la comptable Claire THIBOUT vient d'être mise en examen pour faux témoignage aggravé) sans que cela gêne les belles âmes. Pour ce qui est des écoute, feu le Président MITTERRAND en avait fait autant. Tout cela, sans que la bienpensance s'en offusque à l'époque. Demandez à Carole BOUQUET ce qu'il en est.
Un préfet peut donner des ordres à ses subordonnés pour truquer les chiffres des manifestants anti-mariage homosexuel. Tout le monde s'en fout. Le préfet est resté en poste jusqu'à son départ à la retraite.
L'étrange Etat socialiste, pour punir les récalcitrants et les obliger à construire des HLM, n'hésite pas à préempter des terrains à bâtir... Ils vont y mettre qui à ORMESSON ? Des réfugiés ? Une fois encore, ces gens cherchent l'effet, et non pas la vérité, d'autant que, d'après madame CARLOTTI, il y a 77000 logements HLM de libres à l'heure actuelle en France.
Nous ne sommes pas en démocratie. Celle-ci voudrait que l'Etat ne s'occupât que de ce qui le regarde, et non pas de la vie privée des citoyens. Les corps intermédiaires, le principe de subsidiarité, voilà la démocratie.
Il y aurait encore bien des choses à dire sur la qualification de fascistes ou de nazis dont on affuble le FN. Ce parti n'est pas ma tasse de thé et de loin (aucun des autres non plus du reste). Je le dis très haut et fort. Mais il recueille l'assentiment d'un nombre important de nos concitoyens. Que cela chagrine les caciques, on peut le comprendre. Qu'ils dénient par l'injure, l'invective, les manoeuvres, les procès controuvés, le droit de ce parti à exister est incompréhensible et dictatorial... Ou alors, qu'ils l'interdisent s'ils veulent être cohérents.
Et nous n'avons pas de leçons de démocratie et de vertu à recevoir de monsieur CAMBADELIS ni de monsieur Harlem DESIR qui tous deux, comme chacun peut le vérifier en consultant leur biographie sur Internet, ont été condamnés par la justice, sans qu'il en résultât la moindre conséquence pour leur carrière.
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3. Informations diverses.
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Lyon et les horreurs de la Révolution.

Voici le lien qui vous permettra d'avoir accès à une vidéo sur le sujet, et une photo qui l'illustre (via le Salon beige).

J'ai déjà parlé dans ce Blog des horreurs que la Révolution a perpétré à LYON, en me fondant sur le livre qu'Edouard HERRIOT avait écrit sur le comportement de fous sanguinaires (voir billet du 28 mars 2008 ). La vidéo vient compléter les quelques informations données dans ce billet.

https://youtu.be/oMTAwwSjJPA



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Suppression des notes ? Heureusement, car la belle Najat et son entourage auraient eu quelques problèmes en orthographe.

Elle est en effet le ministre de l'ENSEIGENMENT supérieur ; à quand le ministère de l'ENSINGEMENT ?




jeudi 23 juillet 2015

23 juillet 2015. Nouvelles estivales de la Résistance. Parole et puissance.

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Nul n'y peut quoi que ce soit : 

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. La citation du jour.
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"L'époque que nous vivons est ainsi, plutôt que celle de la puissance, celle de son impuissance radicale. Puissance et parole s'excluent l'une l'autre. En effet, là où il y a puissance, dans la maîtrise technique qui dicte et ordonne, et qui le peut parce qu'elle a d'abord calculé ce sur quoi elle peut compter, l'instance qui exerce ses pouvoirs n'est plus une parole. Et à l'inverse, là où il y a parole, dans le dialogue démocratique, la puissance est exclue d'entrée de jeu. Un argument donné devra trouver sa valeur de la façon dont il sera accepté, et jamais de la façon dont il sera énoncé. Une parole qui se prétendrait puissante de par son origine, serait aussitôt suspecte, et du coup disqualifiée. De la sorte, la parole divine, en tant que divine, n'a plus de place dans le monde moderne." 
In
Rémi BRAGUE.
Du Dieu des chrétiens et d'un ou deux autres. («Champs essais»).
Éditions Flammarion, Champs, Paris, 2009.
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2. Commentaires.
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Il me semble que cette analyse est d'une actualité confondante. Elle a une allure tout à fait paradoxale. Il convient donc de voir ce qu'il en est de son intérêt.
Que notre époque soit celle de l'impuissance est hélas bien réelle ; ce ne sont pas les incantations larmoyantes des politicards ou les tonitruantes affirmations des ministres qui changeront les effets mécaniques de la somme des décisions individuelles du consommateur ou du citoyen (fussent-elles brimées ou contenues par la loi), non plus que les présupposés économiques des systèmes financiers. Il n'est que trop clair que les "paroles" des responsables n'ont d'autre moyen pour se faire entendre que de se faire accepter par ceux à qui elles s'adressent. Ni la raison, ni la vérité, ni la réalité n'ont le moindre poids dans ce discours ; il ne peut être que manipulateur et mensonger. Son énonciation n'a aucune valeur en elle-même. Pour garder le pouvoir ou il accéder, il s'agit de persuader, non de convaincre.
Les tentatives médiatiques pour donner une quelconque valeur à la parole présidentielle en raison de son origine sont toujours manipulatrices, car, comme le note Rémi BRAGUE, celle-ci est censée participer au dialogue démocratique qui exclut d'emblée la puissance (du moins en théorie). C'est pourquoi  en pleurnichant, monsieur HOLLANDE nous supplie d'acheter de la viande française après avoir accepté les sanctions contre la RUSSIE, laquelle en rétorsion n'importe plus aucun produit agricole "européen" en général et français en particulier. Monsieur HOLLANDE ne peut pas nous imposer la consommation de nos propres produits. Il ne peut renoncer aux sanctions imbéciles prononcées contre la RUSSIE (outre le désastre agricole et la ruine de nos campagnes, il nous en coûte plus d'un milliard d'euros avec l'affaire des navires commandés et payés par les Russes et que nous avons refusé de livrer. Il est probable que ces navires seront coulés en pleine mer, car ils ne peuvent être revendus). Il est impuissant. Sa parole s'évapore dans un désert peuplé des fantômes (les citoyens) et de vampires (les puissances financières).
La seule parole efficace est bien celle d'un Dieu incarné. C'est bien pourquoi saint Jean qualifie le Christ de Verbe de Dieu.
J'ai beau retourner le problème dans tous les sens, je ne vois pas d'autre issue pour l'humanité que de s'incliner avec humilité devant la Lumière venue en ce monde, une Lumière que n'arrêtent pas les Ténèbres, n'en déplaise aux loges...
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3. Informations diverses.
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Un texte du cardinal RATZINGER/Benoît XVI (via le Salon beige).

"Ce n’est que si [l'Eglise] cesse d’être une évidence à bon marché, si elle entreprend de se présenter à nouveau elle-même comme ce qu’elle est que son message pourra parvenir jusqu’aux oreilles des nouveaux païens qui, jusqu’ici, peuvent encore se complaire dans l’illusion de n’être pas du tout des païens.

Pareil renoncement à des positions extérieures entraînera aussi, il est vrai, la perte d’avantages précieux qui résultent indubitablement de l’actuelle imbrication de l’Eglise et de la sphère publique. Il s’agit là d’un processus qui se produira, avec ou sans la collaboration de l’Eglise, et auquel elle doit donc se préparer. D’une manière générale, il faut, dans la nécessaire progression de cette démondanisation de l’Eglise, distinguer précisément trois plans : le plan des sacrements, celui de l’annonce de la foi et celui de la relation personnelle entre croyants et incroyants."

Belle illustration du texte de Rémi BRAGUE. Nous n'avons que faire de la puissance humaine ; il nous suffit de la Parole de Dieu !
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dimanche 14 décembre 2014

14 décembre 2014. Nouvelles de la Résistance (retard à l'allumage) ! La Novlangue au secours des imbéciles

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Vous avez été patients (enfin je parle de mes lecteurs habituels) et vous attendiez sans aucun doute qu'apparaisse notre devise quotidienne que je vous livre très tardivement pour cause de surcharge de travail.

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !

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1. La citation du jour.
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De mon cher, très cher Gustave THIBON :

"Ce besoin d’évasion, on cherche à le satisfaire d’abord dans la multiplication des objets de consommation, puis dans leur destruction, et enfin dans la révolte contre le réseau de conventions qui fait une civilisation. Le malheur, c’est qu’on englobe dans le même refus les conventions oppressives et artificielles et les conventions grâce auxquelles les hommes peuvent se communiquer les uns autres les valeurs qui les dépassent et qui les nourrit. Par exemple dans le domaine de l’art : l’unique loi de l’art dit « moderne » – VALÉRY l’a déjà dit –, c’est la surprise. Le choc. Il faut traumatiser, dépayser, à n’importe quel prix, même et surtout aux dépens de l’intelligibilité et de la beauté. Quand on vous dit, par exemple que « l’art authentique, c’est le cri », je veux bien, mais tout de même, il ne suffit pas tout à fait de hurler ! Il faut bien moduler un peu le hurlement de façon à communiquer aux autres l’émotion particulière qui l’a suscitée… Les conventions bien entendues et bien employées sont comme les canaux où passe l’eau, qui a sa source au-delà… Elles s’effacent dans ce qu’elles transmettent. Enfin ! Pensez-vous à la phonétique et à la grammaire, quand votre bien-aimée vous dit qu’elle vous aime ? Et quand vous écoutez un beau poème, vérifiez-vous en même temps si les règles de la prosodie sont bien respectées ? Quoi de plus conventionnel que le langage ? Si l’on veut supprimer les conventions, c’est par le langage qu’il faut commencer." 
In
Les hommes de l’éternel. Conférences au grand public (1940 – 1985) établies et présentées par Françoise CHAUVIN.
Mame, Paris, 2012.
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2. Commentaires.
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Je les ferai sous la forme d'un petit dictionnaire langage véridique : novlangue en y rajoutant cette parole de VALERY : "honneur des hommes, saint langage"

Sectarisme appelé laïcité.
Intérêt de sa clientèle appelé Bien commun.
Vandalisme déguisé en incivilités.
Bandes ethniques pudiquement désignées comme jeunes des banlieues.
Paralysés caractérisés comme personnes à mobilité réduite.
Aveugles appelé malvoyants.
Amour de la patrie stigmatisé comme nationalisme ou fascisme.
Amour de Dieu et de son Fils appelé ringardise des culs coincés.
Avortement pudiquement caché sous le terme d'interruption volontaire de grossesse.
Euthanasie dissimulée sous le voile épais de sédation en fin de vie.
Califat islamique appelé Daesh.
Tyrannie d'une minorité appelée égalité des droits.
Oppression par le règlement appelé transparence.
Art contemporain pour obscénité ou nullité artistique.

Ce ne sont là que de rares exemples parmi des dizaines d'autres que je vous laisse le soin de trouver vous-même. Pour chacune de ces équivalences, vous pouvez trouver des illustrations dans les événements des 15 premiers jours de ce mois.

Ces gens, journalistes en tête, qui tripatouillent les mots pour arriver à leur fin, la prise du pouvoir, le maintien au pouvoir, nous prennent pour des imbéciles. La résistance des citoyens qui s'efforcent de penser et non d'avaler toutes crues les opinions dominantes rabâchées par les médias aux ordres doit commencer par l'utilisation d'un langage véridique, et par le choix de mots qui désignent ce pour quoi ils ont été créés. Monsieur HOLLANDE a menti quand il a fait ses promesses électorales. Il le savait. C'est pourquoi, il n'a pas pris les moyens de ses fins, car ils n'eussent point été tolérés par ses compatriotes. Admirez le subtil passage linguistique de "socialiste" à "social-démocrate" ; c'est-y pas beau comme l'antique, ce glissement sémantique qui fait se hérisser les poils de monsieur MELANCHON ou grincer des dents Martine AUBRY ?
Comment croire que le FN abolira les lois sociétales iniques, quand on apprend que ce parti compte un nombre important de la communauté militante LGBT ?
Comment croire l'UMP quand on voit avec quel art de la cuisine politique le nouveau Président marie la carpe Laurent WAUQUIEZ avec le lapin Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET ?
Nous voulons un langage vrai proposant des solutions à des problèmes vrais : on n'interdit pas les feux cheminées quand on n'est pas capable d'éteindre l'incendie qui ravage notre patrie ; on ne marie pas des personnes de même sexe, quand on n'est pas capable d'unir les Français autour d'objectifs enthousiasmants, réclameraient-ils un vigoureux effort ; on n'interdit pas les crèches quand on va plancher chez les francs-maçons du Grand Orient ; on ne parle pas d'égalité des droits quand, abusant d'une loi qui date de plus de 100 ans, on interdit d'exposer une crèche dans un bâtiment public ; et on ne va pas dans le midi, comme l'a fait récemment monsieur HOLLANDE pour susciter le mécénat industriel en faveur de jeunes athlètes prometteurs quand il y a des millions de chômeurs et de sans-abris.
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3. Informations.
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Il pleut des crèches partout !

A SAINT-BRIEUX dans les Côtes d'Armor.
A CAUDROT en Gironde (dans un EPHAD).
A SANARY dans le Var.
A PONT-A-MOUSSON en Meurthe et Moselle.
A BINIC dans les Côtes d'Armor.
A COUGOUSSE dans l'Aveyron.
A RENNES en Ille-et-Vilaine.
A la mairie de ROGNONAs (bourg que je connais bien pour y aller souvent et où résident de très chers amis ; ROGNONAS a ceci de particulier qu'il a vue naître et vivre un malade guéri lors d'un pélérinage à LOURDES, guérison reconnue officiellement comme miracle? Ce qui lui vaut d'avoir une école maternelle, une école primaire et un collège privés catholiques.)
Chez un commerçant de la Rue du Faubourg Saint-Honoré.
(Vous aurez demain une liste encore plus longue ; les imbéciles de la Libre-Pensée n'ont fait que susciter une saine réaction d'un peuple sain et qui n'oublie pas d'où il vient ! La fois prochaine, ils seront sans doute plus prudents, encore que l'aveuglement et l'imbécillité vont souvent de pair en ces matières.)

Le salon beige publie cette photo qu'il m'est infiniment agréable de diffuser.


Et les musulmans d'ABU-DHABI sont plus tolérants, eux !


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Marche pour la vie, le 24 janvier.

Des informations vous seront données en temps utile.
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Je me permets de faire de la publicité pour le salon Beige.



vendredi 13 juin 2014

13 juin 2014. Nouvelles de la Résistance : l'impuissance de la puissance

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Je vais vous faire une confidence que vous avez le droit de répercuter tout autour de vous :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. La citation du jour.
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Je l'emprunte à Rémi BRAGUE :

".L'époque que nous vivons est ainsi, plutôt que celle de la puissance, celle de son impuissance radicale. Puissance et parole s'excluent l'une l'autre. En effet, là où il y a puissance, dans la maîtrise technique qui dicte et ordonne, et qui le peut parce qu'elle a d'abord calculé ce sur quoi elle peut compter, l'instance qui exerce ses pouvoirs n'est plus une parole. Et à l'inverse, là où il y a parole, dans le dialogue démocratique, la puissance est exclue d'entrée de jeu. Un argument donné devra trouver sa valeur de la façon dont il sera accepté, et jamais de la façon dont il sera énoncé. Une parole qui se prétendrait puissante de par son origine, serait aussitôt suspecte, et du coup disqualifiée. De la sorte, la parole divine, en tant que divine, n'a plus de place dans le monde moderne."
In 
Du Dieu des chrétiens et d'un ou deux autres. («Champs essais»).
Éditions Flammarion, Champs, Paris, 2009.
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2. Commentaires.
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Faut-il rajouter quelque chose à ce constat ? Il me semble que non sauf à dire que la parole de nos gouvernants n'est pas une parole, car elle est dominée par la technique, et par des impératifs de prétendue transparence (laquelle me paraît assez opaque !) et de résultats (lesquels ne sont les fruits). Il n'y a aucun dialogue possible avec les actuels gouvernants. D'entrée de jeu, ils se placent dans la puissance : celle de la "majorité" (disent-ils) dont ils font l'expression d'une "volonté générale" à la Jean-Jacques, une volonté générale qui n'a strictement aucune existence. On le voit bien dans la manière dont l'utile mesure de la réduction  du nombre des régions a été décidée et imposée, sans qu'il soit possible de changer quoi que ce soit ; on le voit à la manière dont les médias ont présenté le découpage : en terme de PIB, de nombre d'habitants, de pseudo-égalité des structures. Ainsi, une excellente initiative risque de sombrer corps et biens par la seule faute des imbéciles bernanosiens qui nous dirigent.
Il ne faut pas s'étonner si les Bonnets rouges manifestent pour la réintégration de la Loire-Atlantique dans la région Bretagne !
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3. Menues informations
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Répression des Sentinelles/Veilleurs debout.

Comme le dit le Salon beige, "se tenir debout est toujours un acte dérangeant".


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Manuel VALLS dit MENTON-PONTU est traité d'imposteur à ORADOUR-SURT-GLANE : une vidéo.

mardi 29 avril 2014

Nouvelles de la Résistance : la corruption de la parole, marque de toutes les autres corruptions...

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Je n'y peux rien ! Tous les jours je suis ramené à l'essentiel qu'exprime cette devise. Je ne me lasserai donc point de vous la rappeler :
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Non, ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche d'être vrai, c'est la lâcheté.
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1. La citation du jour.
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Nous l'emprunterons à un très grand philosophe, malheureusement trop ignoré des  "philosophes" qui occupent les chaires universitaires et qui n'ont à la bouche que DELEUZE, FOUCAULT ou DERRIDA. Il s'agit de Louis LAVELLE.
En rangeant ma bibliothèque qui est encore passablement en désordre, je suis tombé il y a peu de temps sur un de ses ouvrages, intitulé : La parole et l'écriture (19e édition). L'Artisan du Livre, Paris, 1954. La première parution de cette réflexion a eu lieu en 1942. Voici un tout petit paragraphe de ce livre exceptionnel.

"La corruption de la parole et de l'écriture est la marque de toutes les autres corruptions : elle en est à la fois l'effet et la cause. Et l'on ne peut songer à purifier l'une ou l'autre sans purifier son âme elle-même. La période où nous vivons [rappel : 1942 !] est à cet égard plein de péril : il faut veiller [vous avez bien lu : VEILLER ; c'est ce que font les VEILLEURS] pour les conjurer."
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2. Commentaires.
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Vous avez remarqué que depuis plusieurs billets, je m'intéresse énormément aux questions de langage et de parole. J'ai en effet la conviction que nous vivons une tentative (vouée à l'échec) de subversion de la langue, conduite par ces fameux "intellectuels" qui, faute de produire une oeuvre issue de leur pensée, leur penser et leurs pensées, compensent leur impuissance avec la petite satisfaction de se voir convoqués par les médias afin de débiter leurs sornettes. Vous me direz que je ne suis guère gentil. Mais plus qu'à leur personne, c'est au système dans lequel ils se sont laisser engluer que je m'en prends. Où a-t-on jamais vu qu'il suffit d'écrire une chronique hebdomadaire ou quotidienne dans un journal, faire semblant d'y proférer de prophétiques paroles, de profondes remarques, pour faire une oeuvre ? Il y a bien quelques cas qui échappent à cette critique, comme celui de MAURIAC et de son fameux Bloc-note. Mais ils sont rares. De plus MAURIAC n'a pas fait que ça.
Nous vivons dans un monde bizarre, un monde dans lequel les systèmes d'idées toutes faites remplacent la réflexion, le recul, la concertation, l'accueil de ce que la parole de l'autre peut avoir de positif. Ni monsieur MELENCHON, ni Marine LE PEN, ni monsieur VALLS, ni monsieur COPE n'ont entièrement tort dans ce qu'ils disent, car parler c'est toujours énoncer une certaine vérité (quand on ne ment pas sciemment), mais d'un certain point de vue. Qui ne connaît la fameuse définition de mots croisés  "Point de vue" ? Elle désigne la cécité !
Pour que vérité de la parole de l'autre soit admise ils faut s'accorder sur le sens des mots que l'on emploie : non, aimer sa patrie, ce n'est pas être  fasciste ; non, vouloir le bien-être des moins bien lotis, ce n'est pas être communiste ; non, donner de la liberté aux acteurs économiques, ce n'est pas être un honteux capitaliste ; non, vouloir répartir avec justice les richesses, ce n'est pas relever d'un ignoble socialisme. Tous ces buts sont bons. Pourquoi faut-il qu'ils s'excluent les uns des autres ? Pour des raisons de parole, comme je viens de tenter de vous le montrer. Il suffirait de remplacer tous ces mots en "isme" par les fins qu'ils sont censés poursuivre pour qu'on y voit plus clair. Le problème est qu'alors il n'est plus possible, à quelque clan que ce soit, de prendre le pouvoir et de s'en servir à son seul profit. L'idéologie prend le pas sur la réalité, les idées sur la pensée, et la guerre civile sèche sur la recherche du bien commun.
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3. Quelques informations.
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La Menace Sentinelles/Veilleurs debout (photo et commentaire via le Salon beige).

Pour l'anniversaire de la loi Taubira, les Sentinelles étaient comme à leur habitude place Vendôme pour rappeler que déterminés, ils ne lâcherons jamais rien ! Face à cette pacifique assemblée un ministère tourmenté, à nouveau retranché, barricadé derrière véhicules, policiers et barrières. Un no man's land en plein Paris, une aberration étalée aux yeux de tous les touristes et passants qui prouve encore une fois que la plus oppressante des subversions n'est pas forcément la plus violente ou la plus bruyante.

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Une autre photo des Sentinelles/Veilleurs debout de la Place Vendôme (Site de Liberté Politique).


Extrait de l'article de Diego de la VEGA accompagnant cette photo et analysant le pauvre article publié dans Libération par Bernadette SAUVAGET :

"La jeunesse dans son immense majorité est en train de rejeter catégoriquement les mœurs perverses et scatologiques en usage dans ces maisons de vieux qui tournent mal. Les clubs échangistes ou les black room attirent des ministres, leurs compagnes ou leurs compagnons, ils dégoûtent au plus profond de leur être une enfance qui aspire à l’air pur. Que DSK soit un compulsif, qu’Hollande change de maîtresse comme de kleenex, que NVB présente le droit à l’avortement comme le point suprême de la libération, que NKM dégage de ses listes une jeune chef de file convaincue de l’altérité homme-femme et la jeunesse de les sanctionner très vite, très fortement sans méchanceté mais sans concession !
Jeunesse qui a opté massivement pour l’extrême dignité d’un pape humble et prodigieusement intelligent et pour un autre qui parle ouvertement d’héroïsme et de la perversité du diable. Rome n’a jamais vu une telle croissance lors des audiences publiques. Ces pontifes, souverains, révèlent par la cohérence de leur vie et le don de leur existence combien leur parole exprime ce qu’ils sont.
Les hommes politiques qui ne l’ont pas compris sont condamnés. Une véritable révolution se déroule sous nos yeux.
Pour tenter de faire exister leurs âmes mortes, les tenants des pouvoirs de ce monde condamné accusent la jeunesse saine de refuser l’univers sordide et désespéré où ils s’enfoncent. Leur désespoir les rend acariâtres contre les enfants que leur égoïsme leur a refusés. D’où leur violence.

… ou l’anathème des pharisiens

L’article de Libération est intéressant sur un plan anthropologique. Il confronte une génération qui a tout échoué au sévère jugement de leurs enfants. La jeunesse n’est plus sensible aux discours et aux anathèmes des pharisiens dont l’intégrisme laïque devient caricatural. En appeler à la brutalité de la police contre des innocents accusés de blasphème quand ils réclament le débat est complètement nouveau dans la patrie des droits de l’homme ! Les « jeunes cathos » jugent sans violence mais catégoriquement cette génération de l’invective et des tribunaux dont le mode de vie révulse les esprits naturellement sains.
On le sait, le regard des innocents exaspère ces vieillards qui usent des forces de l’ordre ou d’une justice partisane pour perdurer. Leur survie est liée à une police religieuse aussi efficace que celle des mollahs iraniens. Comme leur presse, ils se savent sous perfusion.
Malgré sa tentative pathétique de politiser la lecture d’une jeunesse qui lui échappe complètement, l’aveu de cette journaliste de Libé est flagrant : son journal en réanimation ne rend que plus pathétique le cri désespéré d’une génération euthanasiée.
Si elle veut être heureuse — car elle est appelée comme nous tous, à la résurrection — qu’elle vienne chanter un soir avec les Veilleurs le chant de l’Espérance.