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lundi 15 août 2016

15 août 2016. Nouvelles de la Résistance. A propos de Clémenceau, réponse à un jeune homme critique.

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !

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1. LA CITATION DU JOUR.

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墨子 MOZI.

卷七 – Livre 7

天志中 – La volonté du ciel III

故子墨子言曰:「是蕡我者,則豈有以異是蕡黑白甘苦之辯者哉!今有人於此,少而示之黑謂之黑,多示之黑謂白,必曰吾目亂,不知黑白之別。今有人於此,能少嘗之甘謂甘,多嘗謂苦,必曰吾口亂,不知其甘苦之味。今王公大人之政也,或殺人,其國家禁之,此蚤越有能多殺其鄰國之人,因以為文義,此豈有異蕡白黑、甘苦之別者哉?」

Traduction anglaise du Chinese text project.
Mozi said: This is meant to confuse us. And is this at all different from confusion in the distinctions between black and white, and sweet and bitter? Suppose a man who upon being shown a little blackness says it is black, but upon being shown much blackness says it is white. He will have to admit that his sight is confused and that he cannot tell the difference between black and white. Suppose a man when served with a little bitter says it is bitter, but when served with much bitter says it is sweet. Then he will have to admit that his taste is impaired and that he cannot tell the difference between sweet and bitter. In the government of the present lords, the murderer of an individual is imprisoned by the state. This.... But the murderer of many men of the neighbouring states is upheld as righteous. How is this different from confusing the distinction between black and white and sweet and bitter?

Traduction française du texte traduit du chinois en anglais par YI-PAO MEI due à Patrick de LAUBIER.
MOZI a dit : Cela est fait pour nous tromper. Et est-ce en quoi que ce soit différent que de confondre le blanc et le noir, le doux et l’amer ? Supposons un homme qui, quand on lui montre un petit objet noir, dit qu’il est noir, mais quand on lui montre un grand objet noir dit qu’il est blanc. Il devrait avouer qu’il a la vue brouillée et qu’il ne peut pas faire la différence entre blanc et noir. Supposons un homme qui, quand on lui fait goûter quelque chose d’un peu amer, trouve cela amer, mais quand on lui fait[PP1]  goûter quelque chose de très amer, trouve cela doux. Il devrait alors avouer qu’il a le goût faussé et qu’il ne peut faire la différence entre doux et amer. Dans le gouvernement des seigneurs d’aujourd’hui, l’état met en prison le meurtrier d’un individu. Cela [… texte perdu]. Mais on proclame droit le meurtrier de nombreux hommes des états voisins. En quoi est-ce différent de confondre le blanc et le noir ou le doux et l’amer.
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2. COMMENTAIRES.

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J’ai déjà expliqué les raisons qui font que je vous donne le texte en trois langues.
Je poursuis et conclus ici la discussion que j’ai eu sur Facebook avec le jeune Paul, un fervent admirateur et défenseur de CLEMENCEAU.
Je résume ici le fond de nitre discussion. Vers la fin des années 1880-début de l’année 1881, Victorien SARDOU fait jouer une pièce à la Comédie française, appelée Thermidor, dans laquelle il fait apparaître ROBESPIERRE sous un jour négatif et DANTON sous un jour positif. Après deux représentations, cette pièce entraîne des manifestations bruyantes. Elle est alors interdite par le ministre de beaux-Aarts, monsieur BOURGEOIS. Joseph REINACH s’insurge contre cette mesure. Voici la réponse de Clémenceau


M. Clémenceau y paraît.
Nous n'avons à voter ni pour ou contre Danton ou Robespierre. Thermidor est dirigé contre la Révolution. Il est temps d'écarter toutes les tartufferies auxquelles on a recours pour dissimuler la réalité. On n'a pas osé faire l'apologie de la monarchie et on s'est caché derrière Danton. La pièce est tout entière dirigée contre la Révolution française. Voyez plutôt qui l'applaudit, et dites-moi qui pourrait s'y tromper. Mais voici venir M. Joseph Reinach qui monte à cette tribune entreprendre le grand oeuvre d'éplucher à sa façon, la Révolution française. Il épluche en conscience et, sa besogne faite, nous dit sérieusement : J'accepte ceci, et je rejette cela !
(Vifs applaudissements à gauche).
M. Joseph Reinach. Mais vous-même, vous n'acceptez pas Thermidor !
M. Clémenceau. J'admire tant d'ingénuité. Que nous le voulions ou non, la Révolution française est un bloc ...
(Exclamations à droite - Nouveaux applaudissements à gauche).
M. Montaut. Indivisible !
M. Clémenceau. Un bloc dont on ne peut rien distraire.
(Réclamations à droite - Applaudissements prolongés à gauche), parce que la vérité historique ne le permet pas.
Ah ! Vous n'êtes pas pour le tribunal révolutionnaire, monsieur Reinach ! Mais vous avez la mémoire courte. Il n'y a pas si longtemps, nous en avons fait un ensemble, un tribunal révolutionnaire ...
(Applaudissements répétés à gauche et sur divers bancs à droite), et le pire de tous. Nous avons livré des hommes politiques à des hommes politiques, leurs ennemis, et la condamnation était
assurée d'avance.
M. Dubost. Nous n'avons pas plus besoin d'excuse que les hommes de 1792.
M. Clémenceau. Vous avez bien raison, mais laissez-moi donc parler !
Souvenez-vous, messieurs, de ce passé récent ; souvenez-vous qu'en ce jour où les dangers, assurément, n'étaient en rien comparables à ceux de l'époque révolutionnaire, nous avons entendu dans cette enceinte une voix partir de ces bancs, qui s'est écriée : "En politique il n'y a pas de justice." 
(Mouvements divers.) Ah ! Vous ne voulez pas du tribunal révolutionnaire ? Vous savez cependant dans quelles circonstances il a été fait. Est-ce que vous ne savez pas où étaient les ancêtres de ces messieurs de la droite ? 
(Double salve d'applaudissements à gauche et sur plusieurs bancs au centre - Protestations à droite).
Un membre à droite. Ils ont fait la nuit du 4 août !
M. le comte de Bernis. Je comprends que leur place ne vous fasse pas envie.
M. Cunéo d'Ornano. Ils étaient à la frontière pour combattre les ennemis de la France. Mon grand-père commandait une demi-brigade de l'armée républicaine.
M. Clémenceau. Vous entendez ce qu'on me dit. On me dit : ils étaient à la frontière. Oui, mais du mauvais côté de la frontière.
(Vifs applaudissements à gauche).Ils étaient avec les Prussiens, avec les Autrichiens et ils marchaient contre la France.
(Nouveaux applaudissements sur les mêmes bancs - Vives protestations à droite).
M. le comte de Bernis Vous vous ménagez là des succès facile.
M. Clémenceau. Ils marchaient contre la patrie, la main dans la main de l'ennemi et ceux qui n'étaient pas dans les armées étrangères, ceux qui n'étaient pas avec Brunswick, où étaient-ils ? Ils étaient dans l'insurrection vendéenne ...
(Interruption à droite).
M. le comte de Maillé. C'est leur gloire ! Ils se battaient contre des assassins
M. Clémenceau... et, suivant le mot de Michelet, "à l'heure où la France était aux frontières faisant face à l'ennemi, ils lui plantaient un poignard dans le dos."
(Vifs applaudissements à l'extrême-gauche)
Monsieur Reinach, c'est une besogne facile que de venir dire aujourd'hui à ces hommes qui ont fait la patrie, qui l'ont défendue, sauvée, agrandie : "Sur tel point, à telle heure, vous avez été trop loin !" Oui ! Il y a eu des victimes, des victimes innocentes de la Révolution, et je les pleure avec vous !
(Rires ironiques à droite)
M. Camille Pelletan. C'était le centre d'alors qui votait leur mort. C'était là, la majorité de Robespierre.

Le site d’où j’ai tiré ce texte précise que le père de CLÉMENCEAU avait acheté des biens nationaux.

CLEMENCEAU, il faut être juste, reconnaît qu’il y eut des victimes innocentes pendant la Révolution et il prétend les pleurer. Soit. Il n’empêche que pour lui la Révolution est un bloc, dont il est impossible de rien retrancher. Il nous faut donc admettre qu’il le pleure à titre individuel, mais non à titre politique. On peut aussi objecter que l’armée utilisée pour anéantir les « brigands » de Vendée eut été plus utiles sur les frontières de l’Est qu’en Bas-Poitou. L’argument de CLEMENCEAU est donc un sophisme. Il est évident qu’il s’agissait de conforter la soi-disant République, et non point de défendre la patrie.

E. DRUMONT a mis sur les lèvres de CEMENCEAU des mots qu’il n’a jamais eus, et que j’ai, à tort, rapportés dans un billet déjà ancien. En vérité, dans ce passage DRUMONT ne fait que détailler les horreurs qu’au niveau politique CLEMENCEAU refuse de condamner. Il me semble avoir été objectif et honnête en vous rapportant cet épisode.

Quant à attribuer à CLEMENCEAU le bénéfice de la victoire de 1914-1918, comme le fait le jeune Paul, je considère que c’est une insulte à la mémoire des 1 300 000 jeune Français qui ont perdu la vie sur les champs de bataille. Paul avance que je ne serais pas français s’il n’y avait pas eu le TIGRE. Pour moi, cette affirmation fait partie des slogans historiques mensongers. Que le TIGRE, par sa constance et sa détermination, ait effectivement contribué à la victoire, c’est indiscutable. De là à lui en attribuer la paternité, c’est un scandale.

CLEMENCEAU, quand il fait allusion au Tribunal révolutionnaire où il aurait siégé avec Joseph REINACH, fait allusion à un Tribunal instauré après la Commune. Je vais vérifier ce point.

Vous comprenez maintenant pourquoi j'ai cité MOZI. Un homme condamne à mort des communards, parce qu'il considère que c'est noir.
Il absout ROBESPIERR, et il it que c'est blanc.








jeudi 8 octobre 2015

08 octobre 2015. Nouvelles de la Résistance : sagesse africaine contre la mémoire courte

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est parfois l’oubli.

Avis aux amnésiques !
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1. L’histoire du jour.
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Le premier billet de ce jour a une structure un peu différente de sa structure habituelle, comme vous l’allez voir. Voici un petit récit intéressant à bien des égards. Je certifie l’absolue authenticité des propos que je rapporte, puisque j’en étais le destinataire.
Je me trouvais hier matin à 8 h 30 à l’arrêt La Tourelle du bus 72, route de la Reine. J’avais à faire à PARIS. Le panneau annonçait une attente de 7 minutes avant l’arrivée du prochain bus, délai suffisant pour que j’aille m’asseoir sur le banc de l’abri, à côté d’un africain qui lisait le Parisien. On y relatait dans les pages intérieures la fusillade de Saint-Ouen et l’agression dont a été victime le DRH d’Air France. L’homme s’adresse alors à moi, et il me dit : "Les noirs sont des sauvages, dites-vous. Mais les sauvages ce sont les blancs. Jamais en Afrique on aurait traité ainsi un chef. On le respecte, comme on respecte les vieux. On discute, on parle. Les sauvages, ce sont les blancs. La France est un grand pays, et l’on traite ainsi comme un responsable, on le gifle comme un gamin. Les sauvages, ce sont les blancs.
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2. Commentaires.
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Ce récit appelle plusieurs commentaires. En tout premier lieu, cet homme, un noir, ne renie aucunement son appartenance à un peuple noir. Il n’en fait pas une infériorité, mais simplement une différence. Et sa réflexion apporte de l’eau au moulin de madame MORANO, puisque en parlant de ce grand pays où il habite et qu’il aime, il semble reconnaître qu’il est peuplé majoritairement de blancs.
En second lieu, il manifeste un grand amour pour son pays d’accueil. Il le traite de "grand" et il se désole de voir que cette grandeur est atteinte par l’action violente de quelques irresponsables. Il ne parvient pas à comprendre comment ces actions de sauvages ont pu avoir lieu. Et il exprime une des spécificités remarquables de la civilisation africaine, l’art du palabre et de la discussion, jusqu’à l’accord final.

Pour bien vous indiquer combien les tartuffes de "gôôôche" et de "drouate" semblent frappés d’amnésie, et tout spécialement ceux qui se réclament de la franc-maçonnerie, voici quelques rappels historiques. Je n’ai pu noter toutes les références de ces rappels, et vous prie de m’en excuser.

Le premier point a trait à l’implication des armateurs francs-maçons dans la Traite des noirs. Qu’ils aient été dieppois, hâvrais, nantais (les plus nombreux), rochellais ou bordelais, ils étaient quasiment tous des initiés. Le second, à la promotion d'un colonialisme insupportablement arrogant par des gens de gauche.

(a) Premier point : francs-maçons et Traite des noirs. 

La scène se passe à Nantes dans les années 1845, dans l’immeuble de la rue de Gigant, où la loge Mars et les Arts se réunit deux fois par mois, dans le Temple du premier étage.

Confession d’un ancien capitaine négrier.

"Oui, Vénérable Maître et vous tous mes Frères, moi, Yves Le Meur, Maître maçon de longue date, j’ai commandé plusieurs navires négriers… Oh ! Je n’étais pas le premier. Nous avions tous entendu parler du capitaine rochelais Crassous, qui avait été initié en 1765 à L’Union Parfaite de la Rochelle, ce qui ne l’a pas empêché de se conduire comme un sauvage puisque il marquait lui-même au fer rouge de ses initiales les esclaves qu’il embarquait sur la côte… (Il s’arrête à nouveau, sort un grand mouchoir à carreaux de la poche de sa redingote, se mouche bruyamment avant de s’essuyer discrètement les yeux). Je n’ai quand même jamais fait ça ! Je vous demande pardon, Vénérable Maître, mais l’émotion m’étreint au souvenir de ce que j’ai vécu…"

A tous péchés miséricorde…

La franc-maçonnerie de ROCHEFORT et la Traite des noirs (cf. Christophe CADIOU-QUELLA.)

"Dans le même ordre d’idées, la franc-maçonnerie rochefortaise regroupe de nombreux négriers ou hommes intéressés à la traite. En 1775, c’est CHEVALLIE qui occupe la fonction de Vénérable de la loge L'Aimable Concorde. À ses côtés figurent entre 1775 et 1804 Pierre André HEBRE de SAINT-CLEMENT, FAURES, GACHINARD, GUERIN l’Aîné. Le négociant et armateur CHARRIER l’Aîné en est membre également, et est le correspondant du négrier rochelais GARESCHE à plusieurs reprises. On mesure la diffusion des idées esclavagistes au sein des notabilités rochefortaises, censées représenter l’opinion éclairée de la ville."

(b) second point.

Les grandes âmes de gauche et le racisme ordinaire.

"Ce ne fut pas un homme de droite, mais Jean Jaurès, cette grande icône républicaine qui déclara: "la France a autant le droit de prolonger au Maroc son action économique et morale qu'en dehors de toute entreprise, de toute violence militaire, la civilisation qu'elle représente en Afrique auprès des indigènes est certainement supérieure à l'état présent du régime marocain" (Discours de Clemenceau devant la Chambre des députés en 1903 cité in Girardet, L'idée coloniale, op. cit., p. 108,). La gauche coloniale établissait donc une hiérarchie entre les "races" et les civilisations.
Ne s'embarrassant pas davantage de nuances, vingt-deux ans plus tard, le 9 juillet 1925, Léon Blum ne craignit pas d'affirmer devant les députés: "Nous admettons le droit et même le devoir des races supérieures d'attirer à elles celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture et de les appeler aux progrès réalisés grâce aux efforts de la science et de l'industrie".
Albert Bayet, président de la Ligue des droits de l'Homme alla encore plus loin. Lors du Congrès du mouvement qui se tint à Vichy en 1931, il ne craignit pas de déclarer que la colonisation française était légitime puisqu'elle était porteuse du message des "grands ancêtres de 1789". Dans ces conditions: « Faire connaître aux peuples les droits de l'Homme, ce n'est pas une besogne d'impérialisme, c'est une tâche de fraternité »."

Et ce sont les héritiers des Loges qui vont faire la morale à Nadine MORANO. Mais ils ont la mémoire courte, le cerveau léger, et l’impudence en bandoulière.

La FRANCE n’est plus un pays peuplé seulement de sujets de race blanche. C’est un fait, et nous le devons à ces gens qui viennent nous faire la leçon après que leurs ancêtres en maçonnerie ont honteusement traité les noirs d’Afrique ou promu le colonialisme et l'exploitation de l'Afrique. Et je trouve bien de mes compatriotes d’origine africaine plus amoureux de leur patrie que cette brochette d’incapables. La France n’est plus un pays judéo-chrétien, puisque 65 % des Français se disent athées, et qu’en termes d’athéisme, notre patrie arrive au QUATRIEME RANG mondial ; par ailleurs, l’Islam tend à prendre une place très importante de l’espace religieux. L’erreur de madame MORANO est d’avoir laissé entendre que la France EST un pays peuplé de blancs et judéo-chrétien. Cela fut vrai, cela n’est plus. Et nous devons justement prendre conscience de cet état de fait.

Quant à l’éviction de madame MORANO, je la trouve lamentable, et jamais je ne donnerai plus jamais ma voix à un homme ou à un parti qui préfère le pouvoir à la vérité. Cette décision d’exclusion a été prise à la suite d’une intervention de monsieur Philippe RICHERT, l’actuel président de la Région Alsace, qui brigue la présidence de la future grande région Alsace-Lorraine-Champagne. Je connais un peu monsieur RICHERT pour avoir fait sa connaissance au Conseil d’Administration de l’Université Louis Pasteur où il siégeait comme membre extérieur désigné.
J’ai très bien connu son prédécesseur, Adrien ZELLER qui m’honorait de son amitié et de son affection. C’était un homme droit, intègre et désintéressé, un homme rare. Je salue avec émotion sa mémoire.
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Merci à Brigitte qui m'a transmis ce clin d'oeil humoristique.

Bonjour ! Je suis François Ier, le pape des pauvres.
Enchanté ! Je suis François HOLLANDE, l'un de vos fournisseurs;




vendredi 27 juin 2014

27 juin 2014. Nouvelles de la Résistance : un rond-point porte son nom !

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Il y a des fois où l'ignorance nous empêche d'être vrai.

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Mes lecteurs habituels remarqueront que j'ai changé, pour aujourd'hui, la devise. Ils se rendent compte, je le suppose, que depuis quelques semaines, je m'efforce de lire des ouvrages sur la Révolution française et de tendre le fil qui relie notre triste présent à ce passé sanglant. Je découvre avec stupéfaction l'article que publia Georges CLEMENCEAU en 1891, en réaction à une pièce de Victorien SARDOU (Thermidor) laquelle condamnait la Terreur et ROBESPIERRE. Voici un extrait de l'article de CLEMENCEAU.
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1. La citation du jour.
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" J'approuve tout de la Révolution: j'approuve les Massacres de Septembre où,
pour s'éclairer, la nuit venue, les travailleurs plantaient des chandelles dans les yeux des morts.

J'approuve les noyades de Nantes, les mariages républicains où les vierges
accouplées à des hommes, par une imagination néronienne, avant même d'être
jetées dans la Loire, avaient à la fois l'angoisse de la mort et la souffrance
de la pudeur outragée.

J'approuve les horreurs de Lyon, où l'on attachait des enfants à la gueule 
des canons, et les égorgements de vieillards de quatre-vingt-dix ans 
et de jeunes filles à peine nubiles.

Tout cela forme un bloc glorieux et je défends qu'on y touche.

Je défends que, sur un théâtre qui dépend de l'Etat, un dramaturge illustre vienne,
après plus de cent ans révolus, prononcer une parole de pitié qui serait 
un outrage aux mânes augustes de Robespierre et de Marat."


Et il disait encore :

"C'est que cette admirable révolution, par qui nous sommes n'est pas encore finie, c'est qu'elle dure encore, c'est que nous en sommes les acteurs, c'est que ce sont toujours les mêmes hommes qui se trouvent aux prises avec les mêmes ennemis. [...]. Il faut donc que cette lutte dure jusqu'à ce que la victoire soit définitive."
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2. Commentaires.
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Georges CLEMENCEAU était franc-maçon, farouchement anticlérical et idolâtriquement républicain. En vérité, un peu moins d'un siècle séparait l'année de son article de la Terreur et des horreurs des années 1792, 1793 et 1794 ; les événements de ces sombres périodes étaient encore en mémoire de nombreux Français. Ma propre grand-mère est née en 1892, et je tiens de sa bouche des témoignages de son enfance et de son adolescence qui remontent à plus de 100 ans. Pour CLEMENCEAU, par conséquent, la Révolution c'était hier ou avant-hier ; pour nous, elle est un peu reléguée dans les limbes d'une histoire enseignée partialement et partiellement par les courroies de transmission du politiquement correct que sont les enseignants. On se garde bien de nous mettre sous les yeux les récits de certains massacres (je pense en ce moment aux pauvres enfants de l'hôpital de BICÊTRE, massacrés à coups de gourdin en septembre 1792, "quarante-trois enfants du peuple, colporteurs, commissionnaires, marchands de peaux de lapins, âgés de moins de 17 ans ; douze n'avaient que 15 ans, deux 14 ans, un 1 3 ans (le commissionnaire DALMONT). «Les assommeurs nous le disaient, rapporte un témoin oculaire, et nous l'avons pu voir par nous-mêmes, les pauvres enfants étaient bien plus difficiles à achever que les hommes faits ; vous comprenez, à cet âge la vie tient si bien !«).
La deuxième citation permet d'éclairer le titre que le pseudo-agrégé mais vrai imbécile bernanosien Vincent PEILLON a donné à un livre qui est sorti de la confidentialité médiatique, sans être vraiment un succès d'édition : La Révolution française n’est pas terminée. (Seuil, Paris, 2008.) PEILLON, avec infiniment moins de talent que CLEMENCEAU poursuit la même oeuvre que lui.

On a critiqué, à juste titre, le "détail de l'histoire" que seraient les chambres à gaz et les camps de concentration. Que dire alors des propos de CLEMENCEAU ?

C'est bien en effet le même leit-motiv que l'on retrouve dans la bouche des "frères". La Révolution est un bloc. Elle a pour but de régénérer l'Humanité à coups de guillotine, de noyades, d'assassinats, de fusillades, de dépeçage de cadavres, de crimes révoltants, mais c'est un bloc auquel monsieur CLEMENCEAU, paix à son âme, refusait que l'on touchât.

Encore une fois, je le redis, on peut tout-à-fait comprendre que des agnostiques, des athées, des anticléricaux, déistes sans Dieu nommé, se réunissent pour refaire le monde. Des croyants de tous horizons le font aussi. Ce qui est déjà moins compréhensible, c'est la distinction que les frères font entre les initiés et les profanes, et au sein des initiés, l'existence de grades (il y a an 33). C'est aussi le côté secret de leurs activités. Ce qui ne l'est plus du tout, c'est leur volonté d'infiltrer secrètement les centres de pouvoir et les institutions. Dans ces conditions, il n'y a aucune possibilité de confrontations des points de vue entre les profanes et les initiés. Dans leur esprit, ils ont raison, ce sont de pieux fidèles, armés des mêmes vertus que n'importe quel adepte d'autres religions, des vertus qu'ils exerceraient au suprême degré. (J'excepte le christianisme de ce constat et j'expliquerai pourquoi dans un prochain billet.) Je maintiens que l'adhésion à la franc-maçonnerie relève d'une croyance d'essence religieuse, et je ne vois pas pourquoi 80 % des membres du gouvernement sont membres du Grand Orient. (Imaginez-vous un instant que 80 % des ministres soient des prêtres, ou des évêques !) Ou plutôt, je vois une raison. Elle consiste à tisser patiemment une toile dans laquelle tous les hommes, prétendument rassemblés, seront obligés d'obéir, bon gré mal gré, à un instance clandestine, détenant tous les pouvoirs, confiés à quelques initiés des plus hauts degrés. En d'autres termes, je pense qu'ils font ce qu'ils ont reproché à l'Eglise catholique de l'Ancien Régime. Parés dans les oripeaux de la laïcité, ils ont leurs prêtres, leurs dogmes, leurs cérémonies, leurs rites, qui ont toutes les caractéristiques d'une religion sans Dieu. Ils veulent inspirer la politique, et ils sont la vérité politique à eux tout seuls ; ils veulent nous imposer de force leurs propres manières de voir. La mondialisation, selon moi, n'a pas d'autres buts que cette soumission du monde à quelques puissants. Eh bien les Français résistent.

Voyez-vous, Victorien SARDOU a le maigre honneur d'avoir donné son nom à une station d'autobus, avenue de Versailles et à une rue qui débouche sur cette artère, à PARIS, tandis que Georges CLEMENCEAU a celui d'être l'éponyme d'un prestigieux rond-point, d'innombrables boulevards dans les villes et villages de France, de collèges et de lycées. C'est pourtant sous son principat que la France a fait tuer près d'un million trois cent mille jeunes gens, qu'a été signé le désastreux Traité de Versailles, porte grande ouverte sur le nazisme et l'Allemagne hitlérienne et que l'Autriche, catholique, a été démembrée avec les résultats que l'on sait sur la partition de l'Europe après la seconde guerre mondiale.
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3. Infos diverses.
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Rien ne mérite d'être signalé, à l'exception de l'augmentation irrésistible du chômage.

Ce soir, les Veilleurs se rassemblent près du Musée d'Orsay, à 20 h 30. J'y vais, bien sûr, sans doute avec Antoine.


samedi 21 mai 2011

Je ne sais plus ou donner de la tête

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Je ne sais plus où donner de la tête, tant il y a de choses à discuter, à argumenter, à exposer en ce moment. Tout de même, avant de produire un billet plus consistant, je n'hésite pas à vous faire part de cette pensée que l'on doit au Père La Victoire, Georges CLEMENCEAU :
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"La France est un pays extrêmement fertile. On y plante des fonctionnaires, il y pousse des impôts."
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Loin de moi l'idée idiote que les fonctionnaires sont inutiles ou parasites. (Je l'ai moi-même été, puisque j'étais enseignant ; je ne vais pas brûler ce que j'ai aimé faire.) Dans mon expérience personnelle, je dirai même que les qualités professionnelles et humaines des fonctionnaires en poste se sont admirablement étoffées. Il faut sans doute y voir une conséquence de l'élévation du niveau de formation. La question est de savoir pourquoi leur nombre a si considérablement augmenté, sans que la France en soit mieux administrée. Avis aux amateurs, s'ils ont des explications. Et petit clin d'oeil à ceux qui défendent le "Service public", à coups de grèves sans conséquences pour eux, mais terriblement nuisibles aux citoyens.