Il y a, à l'heure actuelle, une curieuse convergence dans les informations que les médias nous distillent et qui témoignent de l'organisation délibérée et voulue en haut lieu d'une manipulation de l'opinion sur le mariage homosexuel.
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La chose commence avec une publication par le journal Le Monde (contrôlé partiellement par monsieur Pierre BERGE) de photos aériennes prises par des opérateurs à partir de l'hélicoptère de la Sécurité Civile, lors de la manifestation du 24 mars. Le journal titre (je cite de mémoire) : "pas tant de monde que ça". Il y a trois hic ! Le premier, qui révèle une assez grande naïveté, est que les photos ont été prises (si l'on en croit les données figurant sur celles-ci) entre 15 h et 15 h 30, c'est-à-dire au début de la manifestation, le foule n'ayant cessé d'arriver jusque vers les 18 heures. C'est déjà une anomalie. De fait, cependant, en regardant la photo publiée par Le Monde, en un point situé au droit de la porte Maillot, on voit qu'elle est quasiment vide, ce que démentent les photos prises par les opérateurs de la Manif pour tous, du haut du podium réservé à ces derniers et ce que démentent aussi de nombreux témoignages dont le mien. Deuxième hic, je tiens de source ultra-sûre que certaines des photos aériennes publiées (je ne sais s'il s'agit de ceux qu'a présenté Le Monde) ont été truquées. Le subterfuge est aisé à détecter. A l'endroit où sur la chaussée qui ceint le terre-plein central de ladite porte, il y a des lignes blanches destinées à ordonner les files de voiture, ces lignes blanches ne figurent pas sur les photos litigieuses ; les truqueurs n'ont pas pensé à ce détail, quand ils ont effacé la foule qui se pressait. Troisième hic, mais je n'ai pu vérifier ni la source ni l'exactitude de l'information, il semble bien que les photos prises par les opérateurs de la Sécurité Civile aient été saisies par des représentants des autorités (police ? DCRI ?). Il est donc impossible de faire examiner par des laboratoires universitaires indépendants ces clichés qui permettraient de démontrer que le chiffre de manifestants donné par la Préfecture de Police est ridicule. Le premier temps de la manipulation consiste donc à mentir sciemment (mais c'est un sport que connaissent bien ces messieurs) à l'opinion publique : il n'y a pas tellement d'opposants que ça.
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Le deuxième temps de la manipulation, toujours grâce au journal Le Monde consiste à expliquer (a) que les organisateurs de la Manif pour tous sont maintenant désunis, puisque l'une d'elle, madame BOURGE (orthographe non garantie) a démissionné pour créer une structure à revendications musclées, (b) que cette Manif pour tous est en fait d'inspiration extrémiste et recrute à l'extrême-droite (GUD, le Printemps français, Bloc identitaire, que sais-je encore ?). C'est bien entendu archi-faux et le succès prévisible et éclatant de la nouvelle manifestation nationale du 26 mai viendra apporter un démenti cinglant à ces menteurs. Qu'il y ait des extrémistes dans les oppossants, c'est exact ; que tous les opposants soient des extrémistes, c'est faux, mais c'est que le deuxième temps de la manipulation tend à nous faire accroire.
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Le troisième temps de la manipulation est en train de se développer en ce moment même. On publie la photo d'un homme qui vit avec un autre autre homme et qui dit avoir été agressé parce qu'il donnait la main à son ami. Je note toutefois que les trois médias que j'ai pu consulter (des journaux gratuits et le site de France Info), utilisent le conditionnel ou emploient des formules très alambiquées du genre (Direct 8 de ce matin, page 6) : "Ce week-end a notamment été marqué par la dénonciation sur les réseaux sociaux de deux couples gays. Selon les témoignages des victimes, les faits se seraient déroulés samedi soir dans les 10e et 19e arrondissement". Pourquoi ces précautions oratoires ? Pourquoi ces conditionnels ? Et pourquoi ces agressions sont-elles simultanées ? Réactions indignées des belles âmes qui n'ont pas pris soin de vérifier si elles sont bien dues au fait que les victimes étaient homosexuelles, ou si cette qualité d'homosexuel n'est qu'accessoire et n'intervient en rien dans ce qu'il conviendrait alors d'appeler une agression crapuleuse. Ces victimes ont-elles été dépouillées ? Argent ? Téléphone portable ? Y a-t-il des témoins qui peuvent confirmer la nature homophobe de ces attaques ? Les belles âmes, très politiquement correctes, très politiquement intéressées, dénoncent "une montée inquiétante de la violence contre les homosexuels" et un "contexte d'homophobie latente" (suivez mon regard du côté de ceux qui ne veulent pas du mariage pour tous) [monsieur DELANOE] ou "ces actes inacceptables et inquiétants [madame KOSCIUSKO-MORIZET, sur Twitter ; PARIS vaut bien une approximation]. Monsieur VALLS se fend d'un "ce climat d'intolérance doit cesser" (suivez toujours mon regard du côté de ceux qui ne veulent pas du mariage pour tous) et tente d'imputer à ce refus la responsabilité de ces actes parfaitement condamnables en effet. Je redis ici que, comme citoyen, et comme chrétien, je dénonce toutes les haines et toutes les accusations infondées. Mais ces condamnations de la haine ne sont pas à sens unique. Nous aimerions bien de temps en temps que ce pouvoir aveuglé par ses passions partisanes et son manque de recul, renvoie l'ascenseur à ceux que sa politique fait tourner en ridicule, en accusé, en mauvais français, en richissimes citoyens ou en extrémistes.
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Il y a en France et dans le monde entier, tous les jours, des profanations d'églises, des assassinats de chrétiens (NIGERIA du Nord) torturés ou brûlés vifs, emprisonnées ou persécutés (PAKISTAN, EGYPTE et ses coptes dont la cathédrale vient d'être incendiée au CAIRE, CHINE). Aucune photo, aucun reportage, rien. Un chrétien ne vaut rien. Le disciple n'est pas au-dessus du Maître, et nous, chrétiens, devons accepter ce déni de justice tout en le dénonçant. Nous ne sommes pas obligés d'avoir, pour l'instant, le goût du martyre.
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Permettez-moi de vous rappeler, lecteurs qui êtes chrétiens, et vous qui ne l'êtes pas cette parole de JESUS que rapporte Jean dans son évangile, au chapitre 3, versets 16-21 (je n'en cite ici qu'une partie ; c'est le texte du jour) : "Quand la lumière est venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs oeuvres étaient mauvaises. En effet, tout homme qui fait le mal déteste à la lumière : il ne vient pas à la lumière de peur que ses oeuvres ne lui soient reprochées..."
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Est-ce pour cela que le Sénat a choisi de voter CETTE NUIT un article important de la loi sur le mariage homosexuel ? Et le mensonge de monsieur CAHUZAC ? Est-ce pour cela aussi ? Par haine de la lumière ?