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lundi 24 février 2014

Nouvelles de la Résistance : Ludovine de la Rochère répond au camarade et commissaire politique Laurent Joffrin : premier billet du 24 février 2014

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Je me permets de reprendre ici la réponse de Ludovine de la ROCHERE (réponse publiée par le Salon beige) à Laurent JOFFRIN, le Commisssaire Politique de la Hollandie, le flic de la pensée unique, le censeur impitoyable de ceux qui ne pensent pas comme lui, l'envieux de tout ce qui le dépasse. Il ne risque rien, il a le cul bien assis sur son trône de journaliste, (un journaliste bien peu talentueux, qui prend l'invective pour du raisonnement, l'accusation pour de la philosophie, et l'amalgame honteux pour de la haute politique) :

Ludovine de La Rochère répond à Laurent Joffrin :
"Dans son éditorial du Nouvel Obs en date du 20 février 2014, Laurent Joffrin se permet des rapprochements scandaleuxincluant en vrac Dieudonné, Alain Soral, Renaud Camus, Elisabeth Lévy, Eric Zemmour, Ivan Rioufol, Le Figaro, La Manif Pour Tous…pour en faire «au-delà du Front national, une frange de la droite intellectuelle [qui aurait] commencé une dérive inédite depuis la guerre» et pour prétendre que «l'on voit réapparaître trois boucs émissaires du vichysme: les juifs, les franc-maçons et les homosexuels».
Certes, il peut être pertinent de tirer les leçons de l'Histoire. Mais le problème, majeur en l'occurrence, est que «l'épouvante» (titre de l'éditorial!) évoquée par Monsieur Joffrin est liée à des angoisses imaginaires. Je m'en tiendrais, en ce qui me concerne, à ses propos sur La Manif Pour Tous. Le fait incriminé, fondement de sa pseudo-démonstration, est le suivant: une thèse courrait dans le mouvement citoyen de La Manif Pour Tous, thèse que «ses responsables (…) laissent dire», volontairement donc, qui évoquerait un «complot judéo-maçonnique» ou une œuvre «homosexuelle et maçonnique».
Laurent Joffrin ne cite ni fait, ni nom, ni date, ni lieu pour étayer son propos. Et pour cause: il serait bien en peine de le faire! Tous les messages, communiqués, interviews, tweets, slogans, chants, messages, banderoles et autres de La Manif Pour Tous évoquent, inlassablement, depuis novembre 2012 et jusqu'à la dernière grande manifestation du 2 février, l'altérité sexuelle homme/femme, le droit de l'enfant à avoir un père et une mère et les familles. Quel scandale en vérité!
Cela dérange Laurent Joffrin, c'est clair. Au point, hélas, d'essayer de faire croire que le mouvement a la rage, pour le tuer, évidemment. Ce qu'a tenté aussi Manuel Valls d'ailleurs. Mais attention, la ficelle était trop grosse, cela ne lui a pas réussi…
L'éditorialiste tient des propos indignes et outranciers, faisant de son article un modèle d'anachronismes et de sophismes, enfilés comme des perles les unes derrière les autres! Cela permet bien-sûr de se dérober à toute analyse et à toute ouverture à une quelconque réflexion sur les raisons de fond de la mobilisation immense et durable de de La Manif Pour Tous. Craindriez-vous, comme d'autres, d'aborder enfin les véritables enjeux, Monsieur Joffrin?
Je dois avouer d'ailleurs que je ne suis pas en mesure de le rassurer, mais c'est sur un tout autre point, celui de la légitimité de La Manif Pour Tous: les sondages montrent tous, en effet, que la majorité des Français partagent l'inquiétude des sympathisants du mouvement sur les projets du gouvernement, tout simplement inspirés par une partie idéologique et ultra-libertaire de la gauche, ringarde et dépassée, niant en bloc la réalité de l'anthropologie humaine - aussi bien naturelle que culturelle, psychologique, intellectuelle, etc. - et ses conséquences.
Quant aux souffrances des enfants à venir, privés délibérément de père ou de mère par une gauche qui se prétend humaniste, elles seront, hélas, bien réelles, elles."
Je n'irai pas souhaiter à monsieur JOFFRIN de finir sur la guillotine, mais peut-être de cultiver les vertus d'impartialité et d'objectivité. C'est trop demander à cet homme qui tire sa pitance de son statut de courtisan. Il ne le peut sans cesser d'être ce qu'il est : un épouvantail tenu debout grâce à un manche à balai, et qui a le culot de parler d'épouvante quand il voit des millions de Français manifester dans le calme pour des raisons dépourvues de rapport avec la défense de leurs intérêts personnels ou catégoriels, exactement tout le contraire de ce qu'il fait, lui. N'achetez pas, n'achetez surtout pas ce torchon qu'est le Nouvel,Observateur.

jeudi 3 octobre 2013

Edmund Burke avait tout prévu

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Edmund BURKE est un écrivain d'origine irlandaise, protestant certes, mais catholique par sa mère. Il fut député de BRISTOL. Il est connu pour un ouvrage très important qu'il a écrit en 1790 sur la Révolution française. Il y exprime des vues très justes et très profondes qui n'ont pas eu et non pas davantage l'heur de plaire aux séides de la pensée unique. Il défendait en effet un ordre social reposant sur "le maintien de toutes les natures aux places qui leur sont assignées". Et dans ses Réflexions sur la Révolution française,  il écrit ce qui suit :
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"Nous savons et nous mettons notre orgueil à le savoir, que l'homme est par nature un animal religieux ; que l'athéisme est contraire non seulement à notre raison mais à notre instinct ; et qu'il ne peut pas longtemps l'emporter. Mais si dans un moment de débordement, dans le délire d'une ivresse produite par cette eau-de-vie brûlante tirée de l'alambic de l'enfer qui bouillonne en ce moment si furieusement en France, nous venions à mettre à couvert notre nudité en rejetant cette religion chrétienne qui a fait jusqu'ici notre gloire et notre consolation, et qui a été l'une des grandes sources de civilisation pour nous et pour bien d'autres nations, nous craindrions (nous qui savons bien que l'esprit ne supporte pas le vide) que quelque superstition grossière, pernicieuse et dégradante ne vînt en prendre la place". (Traduction de Pierre ANDLER, collection Pluriel, Hachette, 1989.)
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On voit bien que BURKE a parfaitement saisi les conséquences à long terme de cette fureur anti-chrétienne qui s'est emparée des hommes politiques de l'époque (et nous n'étions qu'en 1790 ; BURKE n'avait rien vu encore). On dirait qu'il a prophétisé ce qui se passe actuellement dans notre pays, où la responsable de l'observatoire de la laïcité, nommée par monsieur HOLLANDE, propose de supprimer des fêtes chrétiennes pour les remplacer par Kippour et l'Aid, où monsieur Vincent PEILLON, sans doute l'agrégé de philosophie le plus sectaire qui existe sur la place médiatique en ce moment, veut arracher les enfants à tous les déterminismes religieux, sociaux, familiaux et ethniques pour les placer sous le regard suspicieux de la grande déesse LAICITE, (laquelle n'est en fait que la déesse de l'esclavage des esprits, de la manipulation des consciences, de la réduction du rôle des parents à ceux de simples reproducteurs, soustraits de par la loi à l'obligation naturelle d'éduquer leurs enfants). Cet homme est dangereux et c'est sans doute de lui que nous devons le plus nous méfier. Il ne s'agit pas de le mépriser, car le mépris ne mènent à rien, mais de lui montrer notre opposition résolue et courtoise à ses initiatives. Oui, il y a une nature humaine, oui l'homme n'est pas manipulable à merci par l'Etat, oui l'homme est déterminé de par son inscription dans un lignage familial, une histoire nationale, une langue, une civilisation. La pire espèce de tromperie consiste à dire qu'il n'y a pas de nature, que tout est culture et qu'il suffit de changer la culture pour changer l'homme. La culture vient s'inscrire dans une nature (celle de l'espèce, celle du patrimoine génétique), et chaque personne est le fruit de cette interaction qui la rend irremplaçable. Les visées de monsieur PEILLON sont fausses, et elles ne sont justifiées que sa croyance en l'idée que lui, sa personne et son ego, peuvent changer le cours des choses. Sauf que les choses pour quoi il nous prend résistent vigoureusement : le cadavre bouge encore monsieur PEILLON.

mardi 5 février 2013

Une pensée prétotalitaire

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Du 14 au 16 avril 1988, s'est tenu à PARIS un Colloque consacré à Hannah ARENDT. Les minutes de ce Colloque ont paru sous le titre Hannah Arendt, Politique et pensée en 1989, aux éditions Tierce. Je possède pour ma part l'édition parue chez Payot et Rivages, Paris, 2004. ARENDT s'est longuement interrogée sur la genèse du totalitarisme. Savez-vous ce qu'elle dit dans Le Système totalitaire ? "Le sujet idéal du règne totalitaire n'est ni le nazi convaincu, ni le communiste convaincu, mais l'homme pour qui la distinction entre fait et fiction (ie la réalité de l'expérience) et la distinction entre vrai et faux (ie les normes de la pensée) n'existent plus."
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C'est par cette citation qu'Anne-Marie ROVIELLO commence l'article publié dans l'ouvrage que je viens de citer. Anne-Marie ROVIELLO, après Hannah ARENDT, analyse avec beaucoup de finesse les affinités qui existent "entre la force contraignante de l'idéologie totalitaire et le libertinage de la pensée romantique : il s'agit, dit-elle, de deux figures différentes d'une seule et même émancipation radicale de la pensée vis-à-vis des contraintes, et donc des limites que veulent lui imposer la visée de dire vrai et de faire sens." Elle poursuit : "De part et d'autre se manifeste la même irresponsabilité d'une pensée qui s'est délestée de sa tâche première, la même indifférence à la question du sens, le même mépris du monde dans lequel se révèle sens et non-sens. Si l'idéologie totalitaire peut poursuivre de manière aussi implacable sa propre logique jusqu'aux ultimes conséquences que l'on sait, c'est précisément parce qu'elle a écarté une fois pour toute tout ce qui peut entraver ou interrompre cette cohérence, en l'occurrence la réalité importune du monde." Et, un peu plus loin : "Sans aboutir nécessairement à sa radicalisation totalitaire, cette irresponsabilité de la pensée et de l'action ou ce refus de penser ce que nous faisons peut prendre d'autres figures et celles-ci sont multiples..."
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Lisez cet article remarquable que je ne cesse de reprendre depuis que j'entends pérorer les perroquets de l'égalité des droits, du mariage pour tous, ou de l'homophobie. Monsieur Erwann BINET est le prototype des romantiques prétotalitaires, doublé d'un pauvre sophiste (ah ! les réflexions sur l'absence de différences entre enfants élevés dans diverses conditions familiales !). Madame TAUBIRA, idem. Et je regrette, comme ARENDT l'écrivait à JASPERS, de ne pouvoir parler à ceux qui nous gouvernent de "la solidarité qui nous unit même dans les choses où nous n'avons pas la même opinion". L'entente originaire qui unit des pensées opposées "vient de leur commune racine éthique, et de leur commune disposition à instituer un espace d'humanité en révélant ensemble le monde". Or nous n'habitons plus le même monde. Je reviendrai demain sur le livre de Michel de CERTEAU, L'étranger ou l'union dans la différence qui dit sensiblement la même chose sous un autre aspect.
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