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mardi 30 septembre 2014

30 septembre 2014. Nouvelles de la Résistance. Des élites au coeur corrompu ! des Eglises frileuses ?

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Qu'il m'est agréable de vous dire à mon retour d'absence cette belle devise :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. La citation du jour.
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Je l'ai empruntée à mon cher Marcel LEGAUT, dans ses Méditations d'un chrétien.

"La cause fondamentale de la crise actuelle que connaissent les nations et l'ensemble des confessions chrétiennes est plus facile à percevoir maintenant qu'à une date récente, bien qu'elle soit depuis longtemps latente. Aussi bien cette crise est-elle sans doute plus décisive que toutes les précédentes. Cette cause n'est-elle pas due à la disproportion croissance entre la connaissance du réel que l'homme atteint alliée à la puissance qu'il peut ainsi y exercer, et l'ignorance de sa grandeur intime qu'il blasphème en s'abandonnant aux déterminismes de toutes sortes qui régissent son corps et son cœur ?
                Les Églises en sont responsables en grande partie par la manière dont leurs institutions ont conçu et orienté la vie religieuse de leurs membres. Elles ne les ont pas aidés à découvrir l'éminence de la condition humaine mais au contraire elles ont insisté auprès d'eux sur leurs déchéances trop évidentes. Elles ont cultivé chez eux la culpabilité au lieu de s'efforcer de leur faire prendre conscience de leurs responsabilités. Elles se sont attachées à leur faire observe une vie de simple moralité au lieu de les appeler, autant que cela se peut, à franchir, chacun d'eux à sa manière, le seuil de la vie spirituelle. Elles ont pensé à glorifier Dieu en insistant davantage sur le « néant» de l'homme qu'un magnifiant la grandeur potentielle qui sommeille en tout être conscient."
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2. Commentaires divers.
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Il me semble que ces profondes remarques s'appliquent parfaitement à la situation actuelle de la France. Si nous manifestons le 5 octobre contre des lois iniques, ce n'est pas en raison d'un respect inconditionnel de la "morale" telle que la conçoit la majorité de nos contemporains, nous le faisons pour proclamer la grandeur et la dignité de tout être humain. Ignorerions-nous donc nos responsabilités ? Ne savons-nous pas notre grandeur ? Cette grandeur que nous blasphémons en nous abandonnant aux déterminismes de toutes sortes qui régissent le CORPS et le COEUR ?
(Je suis en désaccord sur un point avec Marcel LEGAUT. Je ne crois pas que le progrès technique fasse mieux connaître le réel. Il le dissimule au contraire en émiettant l'objet observé en une foultitude de menues notions sans aucun rapport entre elles, en le réduisant en quelque sorte en morceau, et en nous empêchant de le saisir dans sa globalité).
La morale est la réponse que l'homme, dans sa liberté, donne à la question : Que dois-je faire pour avoir la vie bonne ? Ce n'est pas un catalogue d'interdits et d'obligations comme tentent de le faire accroire les adeptes de la laïcité la plus laïcarde qui soit, les membres des loges maçonniques ou les philosophes de système.
La liberté implique la délibération intérieure, la pensée donc, et non la conformité de ses opinions et de ses comportements à une idéologie, qu'elle soit mélanchonique, hollandique, sarkozyque, lepénique ou juppéenne. Ces idéologies sont élaborées dans un seul but : prendre le pouvoir et s'y maintenir. L'exercice de la liberté, il faut le souligner, ne garantit pas contre l'erreur, mais il est le fondement de toute relation vraie.

Je rentre de STRASBOURG et j'ai vu, inscrit en belles cursives bleus par un passant anonyme, sur le mur du Musée d'art moderne et contemporain, ce constat : "Quand le pouvoir de l'amour aura remplacé l'amour du pouvoir, les hommes seront en paix". Je cite de mémoire et mes amis alsaciens pourront s'ils le désirent rectifier les quelques erreurs que j'aurais faites en vous faisant connaître ce message. Le sens de ce constat est cependant celui que je vous dis.

Ah ! J'oubliais. Il vient d'y avoir des élections sénatoriales. La plus retentissante défaite n'est pas celle que l'on croit. Je la vois dans la non-réélection du rapporteur de la Loi sur le mariage homosexuel, un homme au comportement arrogant et vraiment insupportable (au moins dans ce qu'il a laissé transparaître par ses agissements d'homme politique public) : monsieur Jean-Pierre MICHEL, qui représentait la Haute-Saône. Il a été battu, très largement battu. Peut-être serait-il bon qu'il se demande pourquoi. Exit aussi une partisane du mariage homosexuel, madame Anne-Marie ESCOFFIER. Je me réjouis (politiquement parlant, pas humainement bien sûr) de ces culottes symboliques. Exeant les imbéciles !

Dimanche 5 octobre, rendez-vous Porte Dauphine à 13 h 30 à PARIS pour protester contre la GPA et la PMA que des magistrats de la plus haute instance juridique ont ouvertes aux homosexuel(le)s en reconnaissant à ces derniers le droit d'adopter un enfant né par ces méthodes. Décidément, le poisson pourrit par la tête, et le Peuple, dans son bon sens, a plus de jugeote que ces magistrats drapés dans l'hermine de leur sinécure.
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3. Informations diverses (souvent via le Salon beige).

Je pille le Salon beige. Et je prie ses responsables de m'excuser. Mes lecteurs peuvent aussi consulter ce blog. Il y a une interview très intéressante de Michel ONFRAY sur l 'école.

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"Anne-Marie Escoffier disparait du paysage politique

L'ex-ministre du développement durable, ministre "la plus dépensière" du gouvernement Ayrault a été éjectée de son siège de sénateur.
Cette partisane acharnée du "mariage pour tous" disparaît du paysage politique. Les défenseurs du mariage naturel se réjouissent de cette disparition. Ils n'avaient pas compté leurs efforts pour s'opposer à ce ministre durant les débats précédant le vote de la loi "Taubira".
 Elle était souvent accueillie avec les honneurs dus à son rang !

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Sur la rocade de TOULOUSE.

Pas nombreux certes, mais courageux.
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Ce panonceau !


Mais pas les pilotes d'Air France ! Leur conservatisme vient de signer la mort de la Société.
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Le 4 octobre, les Sentinelles devant le Ministère de l'injustice.


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Sur la rocade de RENNES hier matin.


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Sur l'A6, au Pont de Nemours hier.


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Retour de Week-end sur l'A13.




Tous à PARIS ou à BORDEAUX le 5 octobre ! Non à ces politiciens au coeur corrompu. Non à cette civilisation marchande, déshumanisante, ignoble, financière ! Non, non et non ! Définitivement non !




samedi 30 mars 2013

L'erreur impardonnable du sénateur Jean-Pierre Michel

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Il y a quelques années, alors que j'habitais encore Strasbourg, j'eus l'occasion d'écouter le Dr D..., Directeur Régional des Affaires Sanitaires et Sociales, un homme remarquable et qui avait passé plus de quinze ans au service des plus pauvres, dans l'Association ATD Quart Monde. Il y avait du reste rencontré celle qui allait devenir son épouse. Il nous disait qu'il demandait toujours à ceux qui venait consulter une petite somme, car s'il ne le faisait pas, les malades ne revenaient pas. Il y avait dans leur attitude, disait-il, une très grande noblesse, et le sens de leur propre dignité. Et il soulignait le caractère quasi-naturel de ce comportement.
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L'abbé Wrésinski, fondateur d'ATD Quart Monde, avait fort bien compris l'aspiration des très pauvres à une vie plus proche de celle des nantis, ou des Français des classes moyennes. Savez-vous, monsieur le sinistre (du latin sinister : situé à gauche) sénateur Jean-Pierre MICHEL, quelle fut l'une des premières initiatives de cet homme qui avait voué sa vie aux pauvres ? Ce fut de créer pour eux des salons de coiffure et de maquillage, chose qui nous paraît bien futile et qui correspondait cependant à un désir très profond de ses amis : retrouver une dignité de son corps dans la dignité des apparences. Il n'était pas comme vous, Sénateur et s'il en avait eu les moyens, il aurait distribué à tout va les serres-têtes et les jupes plissées dont vous vous êtes gaussé en parlant des manifestantes de dimanche dernier.
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Regardez les sites d'ATD Quart Monde, regardez les photos de ces couples qui, en dépit de leur misère, trouvent le courage du sourire en compagnie de leurs enfants. Vous n'y voyez pas la moindre famille homoparentale, car les pauvres n'ont pas le loisir de se torturer les méninges en réfléchissant sur le genre, sur l'homosexualité, et sur tous les délires additionnels qui agitent les pauvres cervelles de nos actuels gouvernants. Le mariage pour tous est un luxe de riche, car il faut de l'argent pour aller chercher à l'étranger un enfant à adopter, ou pour payer une mère porteuse, ou une procréation médicalement assistée. Et ce n'est pas pour rien que cette loi trouve un appui enthousiaste du richissime et snob (sine nobilitatem) Pierre BERGE. Votre loi est une loi faite pour les riches, et c'est ce qui déjà la condamne. Votre erreur est impardonnable, Sénateur. Mais, et je suis sérieux et vous prie de me croire, je vais penser à vous pendant ces jours, car quoi que j'en aie contre vous, vous restez mon frère en humanité.
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J'emprunte la première partie de la conclusion de ce billet à la présentation de la branche belge du mouvement :
 "Joseph Wrésinski, fondateur du Mouvement ATD Quart Monde, et qui lui même avait connu la grande pauvreté, disait : « La famille est le dernier rempart contre la destruction produite par la misère ! »." -
Oui, Sénateur, au jour du Jugement, outre la Reine de Saba et les Ninivites, les très pauvres vous accuseront de les avoir offensés. Oh, ils ne diront rien, ils ne crieront pas, eux. Simplement ils seront là et vous serez confondu. Vous serez vous-même votre propre juge. Voyez-vous, et MONTAIGNE déjà le disait : "Philosopher, c'est apprendre à mourir". Et vous n'y échapperez pas. Et vous aurez besoin des actuelles prières des chrétiens pour passer les portes du Ciel.
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Je ne puis m'empêcher de tirer la deuxième partie de ma conclusion du Psaume 2 :

[...]

Les rois de la terre se dressent, les grands se liguent entre eux
contre le Seigneur et son messie :

"Faisons sauter nos chaînes,
rejetons ces entraves !"

Celui qui règne dans les cieux s'en amuse,
le Seigneur les tourne en dérision ;

Puis il leur parle avec fureur
et sa colère les épouvante

 [...]
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vendredi 29 mars 2013

Manif pour tous, gaz lacrymogènes : témoignage de Me Françoise Besson

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Ma jeune et jolie cousine Catherine m'envoie le témoignage de Me Françoise BESSON sur les "incidents", (en réalité sur l'agression gratuite de paisibles manifestants) qui ont accompagné la Manif pour tous de dimanche dernier. Monsieur HOLLANDE, dont la popularité fond comme beurre en broche, serait bien inspiré de prendre la mesure de l'aversion qu'il est en train de susciter dans l'esprit de ses compatriotes. La rupture est sur le point d'être consommée, en effet. Voici donc le témoignage.
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"J'ai participé à la manifestation d'hier, en portant ma robe d'avocat. N'ayant pu rejoindre le groupe des juristes, au début de la manif, ne pouvant accéder à l'avenue de la Grande Armée, totalement saturée, j'ai tenté de rejoindre l'avenue Foch par l'avenue Victor Hugo mais un barrage bloquait l'accès tant en direction de l' Etoile qu'à la rue de Traktir.

Alors que la foule devenait plus dense et demandait à rejoindre l'avenue Foch, ses premiers rangs (j'étais au 1er rang en train de discuter avec un gendarme) ont fait l'objet de projections de gaz lacrymogène, des pères de famille ont été molestés par certains gendarmes, et emmenés vers des camions en dépit de mes protestations courtoises mais fermes et des effets des gaz. L'accès à l'avenue Foch a finalement été autorisé.

J'ai tenté d'accéder à l'avenue de la Grande Armée par la rue Rude, et après plusieurs essais infructueux, y suis parvenue. La foule était si dense qu'une ouverture étroite avait sans doute été autorisée pour accéder à la Place de l'Etoile, quasiment vide vers 15 h environ. La place s'est remplie peu à peu sans jamais être comble, le gros de la foule restant massé derrière le podium de l'Avenue de la Grande Armée.

Sur la place, avec quelques autres confrères, j'ai eu vent du "gazage" de Christine BOUTIN, qui venait de se produire, puis assisté à celui ,sans aucune sommation, d'enfants, de personnes âgées, de manifestants qui, quelques instants auparavant discutaient paisiblement avec les forces de police.

Pourtant, un CRS auquel j'avais posé la question aux alentours de 16h m'avait dit qu'il n'avait eu connaissance d'aucun acte de violence de la part des manifestants. Plus tard, j'ai un vu qu'un cordon de police venait de barrer la partie gauche (en venant de l'Etoile) de la rue de Tilsit: or des personnes cherchaient à quitter les lieux pour rentrer chez eux en traversant la place de l'Etoile: un passant m'a signalé que cela se passait mal et je me suis approchée avec deux confrères. En effet, ceux qui tentaient de franchir ce barrage en ont été empêchés de la manière la plus brutale par des policiers, certains en uniformes, d'autres en civil qui ne portaient qu'un brassard rouge avec l'inscription "POLICE"

J'ai vu une policière "gazer", sans aucune sommation, des gens à bout portant, les pousser violemment jusqu'à les faire tomber tandis qu'un de ses collègues à brassard rouge les frappait avec un bâton. Gazée à nouveau, je me suis interposée en disant à ces policiers qu'ils violaient la les règles les plus élémentaires, en s'attaquant à des gens non violents qui ne cherchaient qu'à rentrer chez eux.

Cela n'a servi à rien. Je suis donc allée prévenir des CRS alignés pour interdire de contourner l'Arc de Triomphe par la droite: ils ne m'ont d'abord pas crue, puis certains paraissaient gênés, d'autres m'ont dit qu'il pouvait s'agir de "la milice de la mairie de Paris"! Je leur ai dit que je ne manquerai pas de témoigner de ce que j'avais vu.

Certes l'accès aux Champs Elysées avait été interdit, mais en pratique, celui à l'Etoile a été autorisé en milieu d'après midi parce que l'espace prescrit aux manifestants était notoirement insuffisant ce qui devanait dangereux pour eux. On avait le sentiment, peu avant la fin officielle de la manifestation, que les forces de police se préparaient à tendre un piège aux manifestants qui, ne pouvant accéder à l'avenue de la Grande Armée, ni même à l'Arc de Triomphe, s'étaient massés sur la partie des Champs entre le barrage de CRS de l'Etoile et le Rond-Point, comme à ceux qui, sortant de l'avenue de la Grande Armée, seraient tentés de les rejoindre. J'ai ensuite appris qu'en effet, nombreux sont ceux qui ont été gazés puis chargés sans sommation préalable, certains, matraqués, alors qu'assis, près du Rond-Point, ils discutaient et chantaient.

Pire, ils ont eu beaucoup de mal à s'échapper des Champs étant rappelé que la plupart des stations de métro proches demeuraient fermées et que la police barrait plusieurs rues adjacentes. Comme tous mes confrères, professeurs de droit et magistrats présents, j'ai été choquée par les agissements des forces de police et parfois même de gendarmerie. Comme eux je pense que cette manifestation n'était pas souhaitée par le gouvernement qui a tout tenté pour la désorganiser, provoquer des actes réellement répréhensibles de la part des manifestants et ainsi les décrédibiliser.

Or, je n'ai vu aucun manifestant attaquer physiquement les forces de police mais plutôt s'en défendre. Si les manifestants n'avaient pas été aussi corrects, les débordements auraient eu des conséquences nettement plus graves. Pour résumer, j'ai assisté à un déni de démocratie, à la violation de règles élémentaires de notre droit, à des scènes choquantes. Quant à ceux qui trouvent choquants d'y avoir emmené des enfants, je rappelle qu'il s'agissait d'une manifestation de familles pour défendre LA famille : celle du 13 janvier s'était bien passée parce que le gouvernement avait autorisé une quasi libre circulation.

Enfin, je n'ai eu vent d'aucun acte de vandalisme.

Françoise BESSON
Avocat au barreau de PARIS."
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J'ajoute que les haineux qui s'offusquent de la présence d'enfants dans une manifestation pacifique ne se sont pas sentis gênés par la manifestation de collégiens de 12, 13 ou 14 ans, suscitée par les professionnels de la propagande des "Syndicats" ("je me marre" aurait dit COLUCHE) de lycéens,quand il s'est agi de protester contre la réforme des retraites initiée par le Président SARKOZY. Voir des gamins et des gamines marcher sur le chemin de la vie en pensant à leur retraite me serre le coeur. Et ce sont là de bien tristes jeunes. Les verra-t-on manifester maintenant que ce gouvernement de girouettes s'apprêtent à taxer les pensions et à demander un allongement de la durée des cotisations ?
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Je répondrai aussi au sinistre (du latin sinister : situé à gauche) sénateur Jean-Pierre MICHEL sur les propos imbéciles par lui portés sur les manifestantes à serre-tête et jupe plissée. Et je répondrai en tant que sinistré (c'est-à-dire victime des sinistres que sont ces messieurs). Il a encore beaucoup à apprendre ce sénateur, et à se documenter sur les aspirations des pauvres qu'il devrait pourtant défendre. Je ne sais si son siège est renouvelable, mais j'aurais le plus grand plaisir, si c'était le cas, à le voir blackbouler.

mercredi 27 mars 2013

Du boulot pour monsieur Montebourg dans les serre-têtes et jupes plissées

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Avec une hauteur de vue qui fait bien deux centimètres, le sénateur PS Jean-Pierre MICHEL affirme sur Twitter, après la manifestation du 24 mars, qu'il ne se laisserait pas impressionner par, je cite, "quelques serre-têtes et jupes plissées". Quelle grandeur d'âme ! Quel talent ! Quelle ouverture d'esprit ! Quelle science de l'observation ! Ainsi, il imagine que les opposants au projet sont des bourgeois nantis. Pas un seul instant, il ne pense que le Peuple français, plus sain d'esprit que les bobos parisiens puissent eux aussi s'opposer au projet de ses "frères" ou des membres de son parti. C'est un imbécile au sens de BERNANOS et peut-être même au sens propre (j'ai des doutes, mais je ne saurais l'affirmer de manière péremptoire ! Pensez-donc, un élu de la Nation !). A supposer que ce sinistre sénateur accepte comme fondée l'évaluation mensongère et éhontée du non moins sinistre Préfet de police de Paris, soit 300 000 personnes, et dans la mesure où, bien qu'ayant scruté avec une attention toute particulière mes charmantes voisines de la Manif pour tous (et ceci sur 7 rangs), je n'ai vu aucun serre-tête et aucune jupe plissée portées par lesdites, mais plutôt des jeans et des pulls, je suggère à monsieur MONTEBOURG de se lancer dans le redressement productif de ces accessoiress censés, dans l'esprit du moustachu monsieur MICHEL faire l'ornement du beau sexe. (Pour quelqu'un qui défend le mariage pour tous, c'est une curieuse façon de considérer la femme que de l'imaginer ainsi, et c'est aussi mépriser une partie de nos compatriotes qui par goût ont fait ce choix. Je serais féministe, j'entarterais le sénateur MICHEL. Voilà un vrai boulot pour les Femen).
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En effet, comme il n'y avait pas 300 000 mais 1 400 000 personnes ainsi que l'examen, (par des spécialistes de l'analyse d'images) des photos aériennes prises par l'hélicoptère (de la Préfecture ?) devrait le confirmer, et à supposer (pour l'instant, on a encore le droit de faire la différence) que les manifestants aient été pour moitié des hommes et pour moitié des femmes, il y a un marché considérable à conquérir. Monsieur MONTEBOURG, à vos dossiers ! Redressons, redressons, je vous prie, la production de serre-tête et de jupe plissée (invention de DIOR, incidemment) !
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Je vais leur dire à ces imbéciles ce que je pense : nombre de celles qu'ils croient acquis à leur cause aimeraient pouvoir serrer leurs cheveux dans un serre-tête, fût-il en bakélite, et porter une jupe, même non plissée, plutôt que des vêtements de mauvaise qualité fabriqués en Chine et vendus chez nous à prix cassé, parce qu'elles n'ont pas les moyens de faire plus. Ce n'est pas par le bas qu'il faut niveler, messieurs les imbéciles, mais par le haut. Nous voulons du travail pour tous, des emplois pour les jeunes, de la sécurité, un arrêt de l'immigration incontrôlée, des sanctions pour les casseurs et pour ceux qui méprisent la Patrie laquelle leur sert la soupe avec trop de bénignité. Nous ne voulons pas de vos innovations sociétales qui ne changeront rien au sort quotidien de nos compatriotes. Si vous ne pouvez pas le faire, dégagez !
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